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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1936-05, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES K i:c ill'll cues Historiques VOL.NUI LEVIS, MAI 1930 No 5 LA FAMILLE AUP.ERT DE GASLL M.l’abbé Daniel a écrit: “ Que d’autres familles se glorifient de s’être fait un nom, celles-ci dans le négoce, celles-là sur les champs de bataille, d’autres dans les lettres : la gloire de la famille de Gaspé est de s’être signalée dans tous les genres.” Charles Aubert de la Chesnaye, le fondateur de la famille Aubert de Gaspé au Canada, était né à Amiens vers 1633, du mariage de Jacques Aubert, intendant des fortifications de cette ville, et de Marie Goupy.C’est en 1655 qu’il passa dans la Nouvelle-France comme représentant de la Compagnie de Rouen.Charles Aubert de la Chesnaye s’occupa bientôt d’affaires pour son propre compte et devint, en peu d’années, le plus grand négociant de la Nouvelle-France.A un moment donné il possédait les fiefs et seigneuries de Mille - Vaches, Lachenaie, Kamouraska, Témiscouata, Madawaska, Port-Joli, etc, etc.Anobli par le roi de France, Charles Aubert de la Chesnaye fut appelé au Conseil Souverain où il rendit de bons services.Le grand négociant décéda à Québec le 20 septembre 1702, à l’âge de 69 ans.Ses dernières années avaient été assombries par des désastres financiers qu’il supporta avec courage.Marié trois fois, M.Aubert de la Chesnaye eut un enfant de sa première union, six de la deuxième et onze de la troisième.Bon nombre des descendants de M.Aubert de la Ches-naye sont bien connus dans notre histoire.Son fils aîné, Charles Aubert de la Chesnaye, fut tué à la guerre, le deuxième, François Aubert de Maure ou de Mille-Vaches, remplaça son père au Conseil Souverain ; deux de ses filles furent religieuses ; les autres entrèrent dans les familles de Gailifet, Lemoyne de Mari-court, Eury de la Perelle, Des Goutins, d’Ailleboust de Men-thet, etc, etc.Pierre Aubert de Gaspé, le fils de M.Aubert de la Chesnaye, qui continua la lignée, eut huit enfants de son mariage avec Madeleine-Angélique Le Gardeur de Tilly.Deux se firent religieuses, l’une à l'Hôtel-Dieu de Québec, et l’autre à l’Hôpital général de la même ville.Ignace-Philippe Aubert de Gaspé, fils aîné de Pierre Aubert de Gaspé, qui continua *.U.1933, p.702. Tout considéré, on peut classer Gervais Hodiesne parmi les colons exceptionnels, mais on ne saurait le comparer avec Abner Underwood, de Cleveland, E.-U.Celui-ci, un cumulard, fut à la fois médecin, avocat et pasteur.En l'une de ses qualités, il soigna son ami, P.Faulkner, ensuite il prêcha à ses obsèques, régla la succession du défunt, puis épousa la veuve.On le voit, aucun Français de l’ancienne ou de la nouvelle France n’a pu être aussi “Handyman” que le citoyen de la grande république, pays des records.E.-Z.Massicotte LA POPULATION DE QUEBEC EN 1844 La population de Québec en 1844 était de 45,676 âmes.27,698 étaient Canadiens-français, 7,734 étaient d’origine britannique.On comptait 1598 personnes nées en Angleterre, 7267 nées en Irlande, 981 née en Ecosse, 122 nées aux Etats-Unis et 276 nées sur le continent européen ou ailleurs.La population de Québec comprenait 8464 chefs de familles, 3466 propriétaires et 4998 non propriétaires.On comptait 36,371 catholiques, 5494 anglicans, 2569 membres de l’église d’Ecosse, 123 Presbytériens, 189 Congrégationalistes, 29 Baptistes, 3 Luthériens, 8 Quakers, 13 Juifs, 851 Méthodistes britanniques, 24 Méthodistes canadiens, 2 autres Méthodistes.La ville était lors divisée en six quartiers : le quartier Saint-Louis avait une population de 2784 âmes, le quartier du Palais 2027, le quartier Saint-Pierre 3619, le quartier Champlain 3656, le quartier Saint-Roch 11.145, le quartier Saint-Jean 9012.On comptait au séminaire et dans les différents couvents de la ville 633 âmes.La banlieue de Québec était habitée par 2797 âmes. 310 — LA BIBLIOTHÈQUE DU CURÉ DOSQUK La Gazette de Québec du 3 février 1774 notait ainsi la mort de l'abbé Bernard-Sylvestre Dosque, curé de Québec: " Messire Bernard-Sylvestre Dosque, curé de Québec, est décédé le 29 janvier dernier, et a été enterré le 31 avec pompe, dans l’église de N.-D.de Québec, où un grand concours de monde s’est trouvé.Ce digne pasteur est regretté généralement, surtout de ses paroissiens.Qui ne le regretterait pas! Sa vie exemplaire et édifiante, son air débonnaire, son humeur pacifique, ses discours touchants et pathétiques, son humilité et obéissance à ses supérieurs, et, enfin, ce qu’il a dit à l’article de la mort doivent faire impression sur tous les esprits.11 a été, il n’est plus, telle est la volonté de Dieu: il faut donc tâcher d’imiter son exemple et profiter de ses instructions ”, Bar son testament, reçu par le notaire Berthelot d’Arti-gny le 27 janvier 1769, il donnait ses livres aux curés de Québec, ses successeurs, et, après avoir fait de légers legs à deux de ses frères, qui vivaient en France, il disposait du reste de ses biens en faveur des pauvres de sa paroisse.Le don de sa bibliothèque était fait à la condition qu’on ferait dire, à perpétuité, chaque année, une messe basse pour le repos de son âme.Cette condition fut acceptée par la L'a -brique de Québec le 14 août 1776.La bibliothèque de M.Dosque, dit M.J.-Edmond Roy, se composait de 330 volumes, se rapportant presque tous à la théologie et aux matières ecclésiastiques.C’est à peine si on v rencontrait quelques livres de littérature ou d’histoire comme, par exemple, le Dictionnaire historique de Moreri.C’était la bibliothèque d’un homme pratique, tout dévoué à son ministère, plutôt que celle d’un amateur ou d’un lettré.11 nous fait plaisir de rencontrer dans la bibliothèque du curé Dosque, ajoutait M.Rov, les Mémoires sur la vis de Mqr de Laval publiés par l’abbé de La Tour, en 1761, et le livre traitant de l’état ecclésiastique de Henri-Marie Boudon, le grand ami du premier évêque de Québec.La bibliothèque du curé Dosque, d’après l’inventaire dressé par le notaire Berthelot d’Artigny le 1er février 1774, se composait des ouvrages suivants: — 311 — L,e Grand Dictionnaire Historique de Moreri, édition de 1732, 8 vols.Comnientarins I mm m sacrant script urain.Suninia Thcologia St Thomas.Grenade.Dictionnaire de Pontas, 3 vols.Dictionnaire des cas de conscience par Lamet et Fronia-geau.Sermons du Père Girault.Sermons de Massillon.Sermons des missions.Sermons de Bourdaloue.Homélies de Monmorel.Le Missionnaire paroissial.L’anncc évangélique de Lambert.Instructions familières de Lambert.Instructions courtes et familières pour tous les dimanches de Lambert.Prônes de Hébert.Eloges historiques des Saints.Discours ecclésiastiques et monastiques.Explication des épitres de saint Paul de Picquignv.La Sainte Bible de Sacy.L’année du chrétien.Histoire ecclésiastique de Fleury.Institutioncs Thcologicac de Collet.Conférences de Lugere.Examen et résolution de Collet.Examen et résolution sur la célébration des saints mystères.Conduite des conférences dans le tribunal.Conduite des âmes.Pratique de la perfection chrétienne de Rodriguez.Retraites de Croiset.Catéchisme de Montpelier.Ordonnances et instructions pastorales.Abrégé de la Sainte Bible.La véritable croyance de l’église catholique.Traité de la vérité de la religion chrétienne d’Abeli. — 312 — Entretien où on explique la doctrine de l'église catholique.La tradition de l'église touchant la dévotion envers la Sainte Vierge d’Abeli.Exposition des preuves sensibles de la véritable religion.Brcviarum Romanum.Catéchisme du concile de Trente.Horcs diu.Brcviari Romani.Instructions de saint Charles Borromée.Pratique du sacrement de pénitence de Brunet.Ordo pcrpctuum divin i officii.De officio tnisso tractatus asecticus.' Rit mile Romanum.Eléments de l'histoire.Instructions de l’histoire de France.Discours sur /’histoire universelle de Bossuet.Exposition de la doctrine catholique.I,’histoire du vieux et nouveau testament.Retraite selon l'esprit et la méthode de saint Ignace.Traité de la confiance ou la miséricorde de Dieu.Introduction à la vie dévote de saint François de Sales.Les quatre fins de l'homme de Rouault.Exercices spirituels de saint Ignace.Retraites spirituelles propres à tous les états.Maximes et réflexions sur l'éducation de la jeunesse.Imitation de Jésus-Christ.Ta dévotion au Sacré-Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ.De la sainteté de l'état ecclésiastique de Henry-Marie Boudon.Le combat spirituel de Jean Brignon.Examen particulier sur divers sujets propres aux ecclésiastiques et aux autres personnes.Compendium institutionac theologicac.I:ntretiens sur les vérités fondamentales de la religion.Pensées ingénieuses des anciens et modernes.Géographie universelle du R.P.Ruffien.Les erreurs de Voltaire. — 313 — Les comptes-faits.Le progrès de la vie spirituelle.Racines de la langue anglaise.Lis elements de la langue anglaise.Le catéchisme de sainte *7 herese Instructions pastorales de l’évêque de Soissons Sermons du R.P.Lapcssc.I hilosopints in ntramque partem.Mémoires sur la vie de M.de Laval.Office de la Semaine Sainte.Introduction à la vie dévote.L’utilité des cantiques.A l irvaine à saint hrançois-\ avicr Sermons pour tons les jours du carême.La pratique de la perfection chrétienne.REPONSE L inventeur de 1 Esprit d’épinette (vol.XLII, p.~ L “venteur de l’Esprit d’épinette, d’après la Gazette de Quebec du 10 juin 1773, est Henry Taylor.Voici ce que dit la vieille gazette: .Dimanche matin, trente du passé, est mort d’une Esquimaude, gangreneuse, Henri Taylor, auteur de la découverte de l’Esprit d’Epinette; bienfaiteur de l’humanité, il n’a point joiii parmi nous du prix de ses travaux; dans d’autres continens, dans une autre hémisphère, les hommes qui con-noîtront son remède béniront sa mémoire: il n’a pas paru au jugement de 1 Eternel les mains vides.Il est mort jeune et n a pas eu de jeunesse; il mettoit si peu de conséquence aux actions de la vie que l’on voïoit à peine ce qu’il étoit, mais au moment de sa mort tous ceux qui l’ont connu ont pleuré ou regretté sa perte.” COMMENT SE FAISAIT LE VOYAGE DE CHICOUTIMI A QUEBEC Bientôt le voyage de Chicoutimi à Québec se fera en automobile par la route de St-Alexis de la Grande-Baie à St-Urbain, ce qui raccourcira le voyage d’environ soixante milles avec la route de L’Anse St-Jean et St-Siméon.Cet ancien chemin était autrefois la voie principale pour se rendre à Charlevoix et Québec, avant la construction du chemin de fer Québec & l.ac St-Jean.Ce chemin de fer ne fut terminé jusqu’à Chicoutimi qu'en 1893.Comme le transport des malles de Sa Majesté se faisait par cette route, il existait quatre campes le long de ce chemin : ceux du Lac Ha! Ha!, de la Cruche, de la Rivière Malbaic, et de La Galette, dont les gardiens étaient chargés d’entretenir le chemin et d’héberger les voyageurs au besoin.Au campe de la Rivière Malbaie il y avait un bureau de télégraphe; car, il ne faut pas oublier que la ligne télégraphique passait alors comme aujourd’hui le long de ce chemin pour communiquer avec Charlevoix et Québec.Afin de satisfaire la curiosité de plusieurs d’entre vous nous entreprenons donc de raconter comment se faisait le voyage de Chicoutimi à Québec avant la construction du chemin de fer Québec & Lac St-Jcan.Nous avons fait ce voyage plusieurs fois en compagnie de M.le Chanoine Elzéar Lavoie, alors vicaire à la Cathédrale de Chicoutimi, lorsque nous étions jeunes prêtres.L’hiver 1895, nous partîmes de Chicoutimi, M.l’abbé Elzéar Lavoie et moi vers huit heures du matin.Nous avions engagé un excellent cocher, Monsieur Attrèle Guimont, pour nous conduire jusqu’à La Malbaie.Nous traversons d’abord les paroisses de St-Alphonse et de St-Alexis.Notre premier arrêt fut à la maison du gardien de la scierie pour bois de fuseaux, appartenant à M.Honoré Petit, autrefois député de Chicoutimi à Québec.Cette scierie était à mi-chemin entre l’église de St-Alexis et le Lac Ha! Ha! Nous prenons le dîner à cet endroit, et nous continuons notre voyage jusqu’au campe du l.ac Ha! Ha!, situé sur les bords du lac du même nom.Ce campe était gardé par M.et Mde André Gagnon félichon.C’étaient d’excellents chrétiens, renommés par leur — 315 — ospita.itc proverbiale.Nous étions toujours reçus comme des entants de la maison.Comme nous avions l’habitude de quitter t hicoutimi le lendemain de la fête de l’Epiphanie pour entreprendre ce voyage, nous étions attendus vers cette époque.A notre arrivée au campe, vers cinq heures du soir, nous tûmes accueillis a bras ouverts.“ Bonjour, bonjour.MM.les Cures.Comment vous portez-vous cette année?” "Vous allez taire deteler votre cheval et coucher ici.Enlevez vos capots.Amis allons vous preparer un bon souper,” etc.Avant et apres le souper, quatre ou cinq voitures de voyageurs arrivent, les uns de Chicoutimi et les autres de Charlevoix, de sorte que la maison se remplit de monde.Tous étaient de bonne mineur.Ea soirée se passa à jouer aux cartes et à raconter des histoires.Quelles belles veillées du bon vieux temps où tous se considéraient comme de bons amis! \ ers onze heures, après la prière en famille, il fallut aller se coucher.Madame Gagnon nous avait réservé une chambre spéciale, mon compagnon et moi, et la plupart des voyageurs, surtout les hommes, couchèrent par terre dans la cuisine enveloppés dans des robes de carriole.Ce lendemain matin tous se réveillèrent frais et dispos.Après un bon déjeuner, nous remercions et saluons nos bons gardiens du campe et nous nous mettons en route pour St-t rbain.Tl fallut d’abord monter les fameuses côtes du grand et du petit Lac Ha! Ha! qui avaient plus d’un mille de longueur et étaient très escarpées.Nous les montions généralement à pied.Sans arrêter au campe de La Cruche, nous nous rendons à celui de la Rivière Malbaic où nous prîmes le dîner.Après une couple d heures de repos, nous entreprenons la montée de la côte
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