Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 novembre 1936, novembre
LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XLII LEVIS, NOVEMBRE 1936 ™ U ^ LE CIRQUE ROYAL~OU THEATRE ROYAL (Royal Circus ou Royal Theatre) Le juge en chef Jonathan Sewell avait ses défauts comme les autres mais, toute sa vie, il fut d’une très grande dignité.Tl n’a pas toujours été aimable pour les Canadiens-français; ce n’est pas une raison pour lui nier ses qualités de gentilhomme et sa parfaite délicatesse.On a dit que le juge Sewell, pendant qu’il était juge en chef de la Province, avait exploité un hôtel et même un théâtre.Ceci n’est pas juste pour lui.Le juge Sewell avait prêté une somme assez élevée à M.Mailhiot, propriétaire d’un important hôtel, rue Saint-Tean, à Québec.M.Mailhiot, après plusieurs années de grands succès, vint en mauvaises affaires.Son hôtel fut vendu par le shérif de Québec et M.Sewell, pour sauver sa créance, fut obligé de l’acheter et il le loua immédiatement à un marchand qui en fit non pas un hôtel mais une maison de commerce.Même chose pour le théâtre.M.Sewell était le créancier des propriétaires de ce lieu d’amusement très respectable.Le théâtre fut également vendu par le shérif.Là encore, M.Sewell fut obligé de l’acheter pour ne pas perdre l’argent prêté.Mais jamais le juge en chez Sewell n’exploita le théâtre dont il était deveiu propriétaire.Les deux transactions du juge Sewell étaient parfaitement honorables.Des nos jours, personne ne songerait à blâmer un juge propriétaire d’une maison où un locataire exploiterait un hcôtel ou un théâtre, pourvu, bien entendu, que l’un et 1 autre soient respectables. — 642 — D’ailleurs, quand le juge en chef Sewell acheta du shérif le Cirque Royal devenu le Théâtre Royal il y avait déjà plusieurs années qu’un théâtre existait en cet endroit.MM.West et lilanchard exploitaient à Montréal, en 1823, un théâtre, rue Notre-Dame, et un cirque, rue Craig.Ces deux lieux d’amusement étaient très ]>opulaires et attiraient toute la population de Montréal.Au commencement de l’été de 1824, ces deux entreprenants citoyens se rendaient à Québec afin d’y établir un cirque sur le modèle de celui qu'ils possédaient à Montréal.Ils firent des arrangements avec M.Mailhiot, propriétaire de l’hôtel fashionable de la rue Saint-Jean, qui mit à leur disposition une maison située en arrière de son hôtel.Cette maison fut transformée en cirque.On se rendait a cette maison par un passage ou une arche pratiqué à côté de l’église actuelle Holy Trinity, rue Saint-Stanislas.juillet 1824, MM.West et Blanchard publiaient l’avis suivant dans le Quebec Mercury : Under the Sanction of the Civil Authorities.— New Circus.Messrs West & Blanchard, Managers of the Montreal C ii eus, respectfully announce to the Ladies and Gentlemen of Quebec and its vicinity that they intend erecting an Establishment for the purpose of Equestrian and Dramatic Perf armâmes, in the execution of which, neither pains or expense shall be wanting to render it worthy the patronage of a liberal and enlightened public.In its erection and construction every exertion shall be made to combine elegance with comfort and convenience, and the selections of entertainments shall be such as they trust will meet the approbation of their patrons, brom the talent of their company they feel confident that they shall be enabled to give general satisfaction.In the course of the season will be brought forward those grand Equestrian Melo Dramas, in which the Horses
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