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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1938-01, Collections de BAnQ.

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RECHERCHES HISTORIQUES BULLETIN D’ARCHEOLOGIE, D’HISTOIRE, DE BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC., PUBLIÉ PAR FIER RE-GEORG ES KO Y VOLUME QUARANTE-QUATRIEME LÉVIS 1SKÎH 1 LE BULLETIN DES Recherches Historiques VOL.XXIV LEVIS, JANVIER 1938 No 1 le voyage de dodge et theller de QUEBEC AUX ETATS-UNIS Le docteur Charles Déguisé, un de nos bons écrivains, a fait, sous la dictée même de Jean-Baptiste Carrier, le récit de l’odyssée de Dodge et Theller, de Québec à la frontière américaine, en octobre 1839.Cette intéressante relation parut dans le Journal de Quebec.Nous résumons.Disons d’abord cpie MM.Carrier et John Heath accompagnaient Dodge et Theller.Tous les arrangements avaient été faits par M.Charles Drolet, avocat, et les dépenses du voyage, achat de quatre chevaux, avaient été payés par les patriotes de Québec.Nous ignorons s’ils furent remboursés par les deux Américains.Dodge et Theller accompagnés par M.Heath arrivèrent à Lévis vers les onze heures du soir, un samedi.Tous se rendirent immédiatement chez M.Carrier, à Saint-Henri de Lauzon.Le lendemain, dimanche, les quatre voyageurs restèrent renfermés chez M.Carrier.A huit heures du soir, M.Carrier donna l’ordre du départ et par des chemins détournés les quatre cavaliers gagnèrent Saint-François de la Beauce où ils arrivèrent au point du jour.Ils se reposèrent dans une maison quelque peu éloignée du grand chemin.A neuf heures du soir, ils reprirent leur voyage.Theller, fatigué, fit le trajet en voiture jusqu’à l’entrée du chemin de Kennébec.Là, il fut obligé de renvoyer sa voiture et de remonter à cheval comme ses compagnons.La partie la plus périlleuse de l’expédition restait à faire.Avant de toucher la frontière, il fallait traverser trois piquets de soldats.On passa heureusement le premier en côtoyant la rivière.La sentinelle placée dans une fenêtre de la — 4 — maison de garde donnait profondément.A quatre milles plus loin, se trouvait le deuxième piquet.Carrier suivi de ses compagnons évita les soldats en passant par un chemin détourné, à travers d’épais fourrés.Restait le dernier poste.Certes, le plus difficile restait à faire.Ici il fallait traverser la rivière Chaudière sur un pont et le poste de soldats était dans une maison attenante à ce pont.Avant de s’engager sur le pont, Carrier descendit de cheval et alla jeter un coup d’oeil sur le corps de garde.Rien ne bougeait à l’intérieur.Evidemment, tout le monde dormait.Les quatre cavaliers passèrent donc sur le pont à une distance respectable les uns des autres.L’opération se fit heureusement.Enfin, au point du jour, les quatre braves aperçurent, à peu de distance devant eux, la borne qui indiquait la limite sud du Canada, et, quelques arpents plus loin, ils virent le drapeau étoilé qui flottait au vent.Ils franchirent le court espace qui les séparait de la frontière en quelques secondes.Dodge et Theller étaient sauvés! Je renonce à décrire, disait Carrier au docteur Déguisé, les transports de joie, le délire frénétique qu’éprouvèrent Dodge et Theller en voyant l’aigle américain planant au-dessus de leur tête.Un hôtel se trouvait à trois milles de la frontière.C’est là que tous se reposèrent de la dure randonnée de leur dernière nuit : près de cinquante milles par une pluie battante et des chemins impraticables.L’HISTOIRE " L interprétation de l’histoire est d’une difficulté singulière.Mais une chose est sûre, c’est qu’à moins d’être un théoricien chimérique on ne peut raisonner que sur ce qui a été.Or, quand il considère 1 histoire, Jacques Rainville constate que les combinaisons possibles 11e sont pas infinies: les mêmes circonstances, les mêmes cataclysmes, les mêmes révolutions, les mêmes restaurations reviennent perpétuellement.t t ne chose est bien propre à décourager les historiens: c’est 1 impossibilité de détruire les légendes, les clichés, les poncifs .hn histoire, dit Rainville, rien n’est jamais acquis.Tout est toujours a recommencer, comme tout est à réapprendre toujours.” Louis Coquelin 5 REPONSE Laura Secord (Vol.XLIII, p.199) — Laura Secord devint célèbre par le distingué service quelle rendit à l’armée britannique durant la guerre de 1812.Elle fut la cause principale de la victoire remportée sur les Américains à Beaver Dam.Depuis le 28 mai 1813, Niagara et Queenston étaient aux mains des Américains.Laura Secord demeurant à Queenston fut forcée de loger dans sa maison quelques officiers américains.Le 23 juin, la veille de l’attaque proposée de Beaver Dam, le colonel Boerstler dîna avec eux.Tls parlèrent librement de leurs plans d’attaque et de l’importance pour eux de s’emparer de ce point pour en faire une base d’opérations, d’où les troupes pourraient s’avancer sur les hauteurs de Burlington.“Une fois cette position capturée, dit Boerstler, le Haut-Canada est à nous.” Madame Secord écouta attentivement la conversation.Lorsque les officiers sortirent de sa maison, elle décida d’aller annoncer aux Anglais ce qu’elle savait.Le lendemain elle partit avant l’aurore pour Beaver Dam, qu’elle dit être à dix-neuf milles, et qui en réalité n’est qu’à treize milles.A la sentinelle, qui l’interrogea sur la raison de son matinal voyage, elle répondit qu’elle allait voir son frère, Charles Ingersoll, dangereusement malade à Saint-David.De cet endroit.elle se fit accompagner par sa nièce, Elisabeth Secord, qui ne put aller plus loin que St.Catharines (Shipman’s Corners) avant trop mal aux pieds.T,aura atteignit seule son but.Un peu avant neuf heures, elle dévoila le plan d’attaque américain au lieutenant EitzGibbon qui prit immédiatement des mesures en conséquence.Avec l’aide du capitaine Ducharme et ses sauvages de Caughnawaga, le plan américain fut déjoué.Quand Boerstler ordonna l’attaque vers dix heures, il rencontra partout un ennemi invisible et opiniâtre.Après trois heures et dix minutes de combat, Boerstler capitula.Cette victoire, due en grande partie au renseignement de Laura Secord, inspira beaucoup de confiance à la population canadienne.Madame Secord retourna à Queenston, et ne parla de cette affaire oue longtemps après, de crainte d’être l’objet de la vengeance de quelques Américains. — 6 — T„ors de sa visite au Canada, en 1860, le Prince de Galles se rendit à Niagara, où il apprit l’exploit de madame Secord.En récompense de sa bravoure, il lui envoya son chèque pour cent livres sterling.Ce fut la seule récompense qu’elle reçut, en plus de la satisfaction d’avoir noblement fait son devoir.Laura Secord mourut le 17 octobre 1868.On lui éleva, en 1912, un monument sur les hauteurs de Queenston.Laura Inqersoll (Secord), fille aînée de Thomas Inqer-soll et d’Elizabeth Deivcy, naquit à Great Barrington, Massachusetts, Etats-Unis, en décembre 1775.Elle épousa James Secord, au Canada, à une date inconnue.Thomas Inqersoll, (son père) né à Westfield, Massachusetts, en 1749, épousa en premières noces, le 28 février 1775, Elizabeth Dewey, née le 28 janvier 1758, fille d'Israel Dcwey.Cette dernière mourut le 20 février 1784.Thomas Ingersoll s’établit au Canada à la suite de la proclamation du gouverneur Simcoe, et non à titre de loyaliste.Les premiers de ce nom venus en Amérique furent Richard, né en 1600, dans le Bedfordshire, Angleterre, et son frère John, né en 1615.Tous deux s’établirent à Salem, Massachusetts, en 1629.La famille Secord (Sycar, Sicard, Seicard) est d’origine française.Ambroise, huguenot de La Rochelle, venu en Amérique en 1681, avec plusieurs huguenots français, fonda la ville de New-Rochelle, en 1689, (maintenant partie de la ville de New-York).James Secord, lieutenant des Butler’s Rangers, naquit le 24 avril 1732.Il épousa, avant 1755, Madeleine Badcau, une descendante d’Elias Badeau, qui se sauva de Saint-George, Saintonge, France, à Bristol, Angleterre, et de là passa en Amérique.Il mourut à Niagara le 13 juillet 1784.De ce mariage naquirent huit enfants, dont James, le 7 juillet 1773.Celui-ci, âgé de trois ans à son arrivée à Niagara avec les Loyalistes, épousa, après 1795, Laura Inqersoll, qui devint plus tard une héroïne de la guerre de 1812.Les Secord, comme presque tous les huguenots français, demeurèrent loyaux à l’Angleterre, et s’établirent au Canada à ce titre.Lucien Brault LA MORT DE MGR PAN ET RACONTEE PAR MGR SIGNAY Mgr Joseph Signay a Mgr (Joseph-Norbert) Pro-vencher, évêque de Juliopolis, Rivière-Rouge (Québec, 11 avril, 1833).11 a reçu ses lettres des lb et 22 juillet dernier.Il lui racontera au long les événements survenus dans le Bas-Canada depuis cette époque.11 lui parlera d’abord du décès de Mgr Panet.“ Le digne prélat que le Seigneur a appelé à lui le 14 février dernier, vous avait informé qu’il avait sollicité sa démission auprès de la Cour de Rome, et que vraisemblablement, je serais chargé de l’Evêché de Québec, à l’époque actuelle : ses conjectures, d’une façon, ont eu leur effet, puisque j’ai pris possession de son siège le 19 février.Mais on n avait pas vu à Rome sa demande comme il l’entendait : on désirait qu’il se déchargeât effectivement du soin et de la régie du Diocèse, sur moi, en qualité d’administrateur, et lui retenant toujours le titre d’Evêque de Québec.Cette réponse ne satisfesait pas le désir ardent de ce vénérable pontife, qui gémit de ce qu’à Rome, on ne voyait pas les choses comme ici.Quoiqu’il en fût de cette réponse, Mgr Panet devenant de plus en plus infirme, quoique non arrêté, me pressa d’accepter l’administration entière du diocèse, laquelle il me confia par un Instrument spécial daté du 13 octobre dernier, et qu’il signala par son Mandement de même date, dont je vous envoie copie, avec celle de plusieurs autres qui pourront vous intéresser.Les Dames Religieuses de l’Hôtel-Dieu ayant gracieusement offert à Sa Grandeur les appartenons nouveaux destinés au Chapelain, ce lieu devint, le 13 novembre suivant, celui de sa retraite.Pour moi, je laissai aussitôt ma demeure de ville, et vins, de l’agrément ouvertement exprimé des MM.du Séminaire, occuper les appartemens ordinaires de l’Evêque.Mgr Panet parut jouit d’une santé parfaite : il ne cessait d’exprimer combien il était satisfait des commodités et des petits soins naturellement attachés à sa nouvelle situation.On le visitait avec un extrême plaisir; il donnait même à dîner les mercredis; ce qui lui procurait une agréable diversion. — 8 Outre cela, il avait avec lui son sous-secrétaire, Diacre, qui lui servait la messe dans une chapelle qu’on lui avait érigée à côté de ses appartemens : il avait son cheval et ses voitures; et quand le temps le lui permettait, il faisait tous les jours une petite sortie sanitaire avec son sous-secrétaire.Tout cela réuni, la tranquillité dont il jouissait, le bon appétit qu’il éprouvait, les soins opportuns du médecin qui demeurait à sa porte, semblaient laisser 1 espérance de lui voir prolonger son existence.Mais quelques jours de maladie légère firent bientôt augurer qu il s’opérait en lui un changement, qui le conduirait au terme prochain de sa carrière.Après 15 ou 18 jours de maladie, durant laquelle il n’a gardé le lit que la nuit, demeurant presque toujours sur son sopha, et dans plusieurs jours desquels il s’est fait administrer la sainte communion, il a terminé ses jours avec la même douceur et tranquillité qu’il avait toujours fait paraître.T’étais présent à sa mort le 14 février à 814 heures A.M.Il y avait environ *4 heure qu’il semblait 11e plus entendre, lorsque 3 ou 4 soupirs légers annoncèrent qu’il n’était plus ! ! ! — Vous verrez par les papiers ci-joints ce qui concerne ses funérailles, auxquelles le Gouverneur et les Conseils et la Chambre d’Assemblée ont assisté.Tl est mort en odeur de sainteté.On a exposé son corps depuis le jour de son décès, jusqu’au 18, jour de sa sépulture, et on ne saurait exprimer les circonstances particulières du concours continuel qu’on a remarqué durant cet espace de temps.Riches et pauvres, catholiques et protestans, tous ont: voulu le voir; et il n’y a pas eu assez de ses cheveux pour satisfaire aux demandes des personnes qui le vénéraient, Maritaine Proulx a demandé une de ses vieilles soutanes pour en partager les morceaux.Au reste.je m’abstiendrai certainement de peindre les vertus de ce digne apôtre de notre siècle, à celui aux yeux de qui elles ont tant de fois brillé.Appliquons-lui sans crainte ces paroles si bien méritées : in memoriâ acternâ crit jnstus.” L’abbé Tvanhoé Caron — 9 — OBITUARY NOTICE OF THE LATE ROBERT CHRISTIE, ESQ.The late Robert Christie is one whose name will fill no inconsiderable space in the history of Canada, when its annals are written by another hand than his, which now lies cold in death.His connection with the politics of Canada, both as a legislator, is well known.Mr.Christie was a native of Nova Scotia, where he received a classical education at King’s College, Windsor, together with his intimate friend the late Hon.A.W.Cochran.At an early age, he came out to Canada, and directed his pursuits towards the legal profession; and with this object he entered, about the year 1805, as a student with the then Attorney General (the present Chief Justice, the Hon.Mr.Bowen.) The war having broken out, in 1812, with the United States, Mr.Christie served on the Frontiers during the whole of that period as Captain in the 4th Battalion of Embodied Militia.In 1818, the House of Assembly having resolved that a Law Clerk should be appointed, in order to frame all Bills requisite for efficient despatch of the proceedings of the Legislature, the then Governor, Sir John Sherbrooke, having taken notice of this resolve, sent down the Assembly a blank Commission, addressed to Mr.Speaker Papineau, to be filled with the name of such person as the Assembly might think fit.This act of courtesy was highly appreciated, and the legal capacity of Mr.Christie being universally acknowledged, he was unanimously appointed to that office, which he discharged with zeal and ability during a period of eight years.About this period, the affairs of the country began to assume appearances of great contention and strife between the different branches of the Legislature, which eventually distracted the country during many years.In the midst of these difficulties, the Assembly imagined that Mr.Christie furnished private and secret information to the Executive of what was going on in the House; and, upon mere suspicion, dismissed him from his situation.Shortly afterwards, Mr.Christie was named Chairman of the Quarter Sessions, with a salary of £ 500 a year, and having presented himself a candidate for the County of Gaspé, — 10 — he was unanimously returned for that constituency.But he had hardly taken his seat in the Assembly when he was expelled in the Session of 1829, on the ground of having been political partisan of the Governor, Lord Dalhousie, and of having procured the dismissal of certain Magistrates on account of their political opinions and votes in the Assembly.On the strength of this accusation, which was afterwards considered as a legal disqualification, he was also expelled at each of the four succeeding Sessions — his electors perseveringly returning him twenty years after, till the election of Mr.Lebouteillier to the present Parliament — he represented the interests of the County of Gaspé ; during that time he introduced an immense number of bills relative to the part of the county which had returned him, and was indefatigable in his efforts to make known the resources, and to advance the interests of that district.Adverse to every thing like waste of the public money, and firmly convinced to the necessity, — amidst all the turmoil of party of keeping vigilant watch upon the revenue, his exertions as a financial Reformer procured him the nickname of the “Canada Hume”.Unexpensive in his habits, lie was incorruptible in his politics, his seat in Parliament was not bought, neither was it sold; and though he died a private citizen.repeated elections in which he was returned, despite of bribery and intimidation, marked the sense his constituents entertained of his services.love times driven from his seat by the arbitrary dictum of a Parliamentary majority, he was each time restored to it by the voice of the people, thus exhibiting the late of \\ ilkes, with this difference, that the vicissitudes of his career were neither provoked by sedition nor rewarded by a pension.1m om the above sketch it will be seen that Mr.Christie, as a ser vaut of the C rown and of the public, passed through many ordeals and experienced many vicissitudes and disappointments, but which never shook the evenness of his spirit of his temper, as many of his old friends can readily bear witness.faithful in his friendship to those with whom he associated, he was not less kind and indulgent to those with whom he differed — feelings of revenge or resentment he never enter- — 11 tained against his political opponents who, not satisfied with having ejected him five times from his seat in the Assembly, also abolished the situation which he held as Chairman of the Quarter Sessions, the effect of which deprived Mr.Christie of providing some resources for his old age.A nobler example of his forbearance towards one of his most bitter opponents will now be stated with perfect truth.Some time after Mr.Papineau’s return from France in 1845, a message was sent to the Assembly, recommending the vote of a sum of money for defraying the arrears of Mr.Papineau s salary as speaker, which had been suspended in consequence of the eventful troubles of 1837.On this occasion Mr.Christie, with a generous spirit of forgetfulness, gave his ready support to the measure.With equal truth and justice, we may be allowed to say that Mr.Papineau has, since that event, shewn on many occasions how grateful lie was to the individual who had acted so generously towards him.Mr.Christie was extremely laborious and diligent in the fulfilment of his legislative duties.He generally employed his leisure hours in registering the historical souvenirs of the events of his own time.In 1818, he published A Review of the Political State of Lower Canada, and, between the year 1815 and 1825, he also published several Memoirs of the Administration of the Governors of Canada, In 1848, he began the publication of a History of the late Province of Lozvcr Canada, Parliamentary and Political, from the commencement of its existence as a separate Province.The first volume has been succeeded by several others, and the work has now extended to six volumes, to be followed by another vol.as an appendix to the whole work.The cost of this publication was partly defrayed by some legislative aid, but not a farthing of profit ever entered the pockets of the author.During the last two years, the health of Mr.Christie had become much impaired, but from the exhaustion which succeeded severe illness in 1854, he lately seemed to have recovered, and somewhat regained his usual complexion and natural gaiety of spirits.On the day of his death, he took his usual morning walk to the Terrace, and visited the Library Association, where for hours he generally spent his time, either in — 12 — persuing the newspapers or in converse with other visitors.It was while entering his own domicile that he was seized with a violent attack of disease of the heart, which terminated fatally in a few minutes.Severe as the shock must have been to his afflicted widow, the announcement of his death came as unexpectedly to his numerous friends in the city.Rut a few weeks since, the Hon.L.J.Papineau passed some time at the residence of Mr.Christie, and later still he was visited by Archdeacon Stuart, of Kingston, the companion of his school days, at Windsor, Nova Scotia, in 1792-4.These gentlemen not unreasonably hoped that, though full of years, the sub ject of this notice might still have been spared to enjoy his retirement from political life, in which he had spent the greater and more valuable part of his useful existence.In concluding this notice of a “just man”, — who devoted a lifetime to the unpaid service of this country, — we cannot forbear mentioning that he was amongst the most esteemed contributors of the Mercury, and occupied the editorial chair during 1848-50.Mr.Christie often contributed to the Quebec Gazette, over the signature of “Citizen” when that paper was owned and conducted by the Hon.John Neilson.When in as well as out of print, he was an uncompromising opponent of the then administration.It was from the office of this paper that he was issued that Parliamentary History of Lower Canada, which, though little ornate in its style, is valuable as a compendium of facts, simply and clearly narrated, and as much will be quoted as authority for many and many a year to come ; like its author himself, plain, simple, and yet of sterling worth, it embalms and illustrates the memory of the old man who has departed from amongst us with an enviable reputation for unyielding public virtue (The Quebec Mercury, 16 octobre 1856).QUESTION Henry Bordeaux parle quelque part d’une description du Canada par Jules La Beaume parue dans Y Univers pittoresque.Pourrait-on me signaler le numéro de cette revue dans lequel parut l’étude de M.La Beaume sur le Canada?L.M.M. 13 — EN QUOI COUVRAIT-ON LES MAISONS ?Parce que nous avons parlé des constructeurs d’autrefois (B.R.H., 1929, p.132) ; ensuite, de nos premières maisons de bois, (B.R.//.1934, p.447) et qu’incidemment nous avons signalé une sorte de “ couverture ”, on voudrait savoir en quoi, généralement, l’on revêtait les toits à Montréal, sous le régime français.Est-ce qu’on utilisa le chaume, le bardeau, l'ardoise, le ferblanc?Evidemment, nous ne pouvons fournir de réponses définitives, car il n’est pas encore possible d’analyser tous les documents notariés ou judiciaires et c’est dans ces vieux papiers que se trouvent des renseignements aussi précieux qu’inattendus.Dans le moment, nous devons nous borner à fournir quelques renseignements.* * * Les premiers couvreurs de métier vinrent à Montréal en 1653, et il y en a toujours eu depuis.Cependant, il est certain que des charpentiers ou des cultivateurs s’ingénièrent à couvrir eux-mêmes, quand il s’agissait d’habitations ou de dépendances peu dispendieuses.Comme il paraît y avoir eu diverses sortes de couvertures nous avons divisé le sujet comme suit, pour meilleure compréhension.Bardeau Le 25 octobre 1657, le notaire Jean de Saint-Père aidait son beau-père, Nicolas Godé, à couvrir une maison à la pointe Saint-Charles lorsqu’il fut assassiné par les Iroquois.En quoi devait-on la couvrir?Un item de l’inventaire du défunt nous apprend qu’il avait plusieurs livres de clous à bardeau.Alors .De même, en 1662, Lambert Closse, notre fameux sergent major, avait dans les biens qu’il laissait, lors de sa mort glorieuse, 600 bardeaux en réserve.Ne les aurait-il pas utilisés dans la construction de son manoir (rue Dorchester) ?Entre 1683 et 1695, surtout, Jean Tournois eut de la vogue comme “couvreur et faiseur de bardeaux Après 1697, il semble quitter Montréal et aller vivre dans la région de So-rel. — 14 — Lu 1688, le Conseil souverain défendit de couvrir en bardeaux à Québec, Trois-Rivières et Montréal ( 1), puis au mois de mars 1689, tout en réitérant la défense, on fit exception pour les lucarnes sur lesquelles on permettait d’appliquer des bardeaux de chêne ou de noyer.Toutefois, ces prescriptions ne furent guère écoutées.La couverture dont nous parlons ici offrait bien des dangers et nos annales en fournissent des preuves.Un exemple: lors de la procession de la Fête-Dieu, en 1721, un arquebusier ayant, par mégarde, tiré un coup de fusil vers le toit de la chapelle de l’Hôtel-Dieu, mit le feu aux bardeaux de cèdres et en quelques heures 126 maisons et bâtiments furent détruits en tout ou en partie (2).Après ce désastre, 1 intendant Bégon recommanda une nouvelle fois d'abandonner le bardeau et de faire plutôt “double couverture de planches”, car il est bien probable que les grands incendies de 1695, de 1721, de 1734 et de 1754 durent leur étendue aux toits trop combustibles sans parler des murs de bois.Même en 1765, la quasi destruction du grand hôpital des Soeurs grises (au sud de la place d’Youville), débuta par le flambage de la couverture.On peut rappeler que le bardeau était généralement de cèdre ou de pin, mais qu il y en avait aussi en chêne et en noyer.Ceux-ci étaient peut-être moins inflammables, mais coûtaient plus cher.Le bardeau se faisait a la plaine sur un banc pourvu d’un étau.L’on préférait le bardeau plane à celui fait à la scie.Les ouvriers s adonnaient à cet ouvrage l'hiver, à la maison ou dans le fournil.Pour la pose, ils se servaient d’un clou spécial et d’un marteau nommé asseau.Les expressions bardoisiers et bardollcurs, chez le peuple, remplaçaient celle de couvreur.Toits d’écorce Les premiers toits furent-ils en billes non dépouillées de leur écorce?Nous ne pouvons que le supposer.Ln 1678, un colon, René Filastreau, scieur de long, avait depuis longtemps une maison couverte d’écorce.D’autres co- (1) Noi!l Fauteux, E»nai nur Vlndiixtric ou Canada, vol i „ i (-) & A-//-, 1926, p.584.' P' — 15 — Ions en 1 île de Montréal, et aux alentours, en 1678 et 1679, avaient des grandes et des hangars couverts ainsi.Etait-ce de l'écorce cousue comme pour les canots?Ou s’agisait-il de croûtes ( 1 ) ?Quoi qu'il en soit, l’expression apparaît rarement.Paille, chaume et herbes Disons, tout de suite, que chaume et paille sont synonymes, mais que dans les actes notariés, le mot chaume n’est jamais employé.Il v eut des maisons et surtout des granges et dépendances, hors la ville, couvertes en paille.En 1678, mention de deux hangars couverts en paille de pois, ce qui est exceptionnel, car la paille utilisée était ordinairement celle du froment.Le 9 août 1700, Michel Brouillet s’engage à couvrir une grange, à la Pointe-aux-Trembles, en pailles longues.L expression paille longue, pour chaume, était courante en la Nouvelle-France.L’abbé Charles Trudelle dans l’histoire de Charlesbourg, note qu’en 1674 on couvrit l’église de l’endroit en paille, et il ajoute avoir lu, dans les comptes, les mots pailles longues.Ils signifiaient a son avis “la paille préparée pour couvrir ”.Une fois, dans un document judiciaire, mention est faite d une maison sise à Maskinongé, qui est couverte d'herbes.Veut-on dire cette plante aquatique, vulgairement appelée foin bleu en certaines régions ?On utilisait encore ce végétal pour les couvertures de bâtiments, dans le comté de Champlain, vers 1890.En planches A toutes les époques, il se fit des couvertures en planches, cependant on ne peut dire qu’il y en eut beaucoup, comparativement.L’ardoise Les autorités auraient voulu que l’ardoise fut exclusivement employée pour les couvertures, mais son coût ne convenait pas à toutes les bourses.Malgré les tentatives d’utiliser les ardoises du Canada ce ne fut pas un succès et “ ceux qui (1) u.R.II., p.447. — 16 voulurent couvrir leurs maisons en ardoise durent l’importer de France ” (1).A Montréal, la maison seigneuriale des MM.de S.-Sulpi-ce, rue Notre-Dame, fut couverte en ardoise dès 1687 (2).En 1721, M.de Chaussegros de Lérv demande qu'on envoie de France, de l'ardoise pour couvrir les magasins du roi, à Québec et à Montréal (3).Vers 1724 M.de Vaudreuil fait venir de l’ardoise pour couvrir son château, (au bas de la place Jacques-Cartier).Le droit d’entrée de l’ardoise importée en ce pays était, en 1748, de 24 sols pour chaque mille.Lors de sa visite, au Canada ( 1749 ), le savant Kalm remarque que tous les édifices publics à Québec sont couverts en ardoise, mais il n’en dit pas autant pour Montréal.Ferblanc Dans le Bulletin de 1924 ( p.280), nous avons dit que sous le régime français il y avait à Montréal plusieurs ferblantiers et qu’il s’importait du ferblanc, en baril, de grand et petit format.Mais nous n’avons relevé aucune mention de couverture en ce métal, en la ville de Maisonneuve.M.Noël Fauteux dit toutefois, qu’à Québec, “ le sieur Cugnet fit l’expérience du ferblanc qui ne coûtait pas plus que l’ardoise ” (4).En notre ville, nous croyons que le ferblanc servit surtout pour recouvrir les contrevents et pour la fabrication des ustensiles.Ce serait surtout après 1765, que Montréal aurait connu la vogue des toits en métal blanc.Il y en eut tant et tant que notre ville reçut alors le surnom de “ cité d’argent ”.E.-Z.Massicotte (J) M.Noël Fauteux a consacré un chupitre intéressant de son ouvrage sur l'exploitation difficile
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