Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1938-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XLIV LÉVIS, JUILLET 1938 No 7 UN CURÉ BIBLIOPHILE : L'ABBÉ DESCHENAUX L abbé Charles Trudelle, dans son Frère Louis, a tracé un portrait sympathique du curé Brassard Deschenaux.« On pourrait dire, écrit-il, qu’il y avait deux personnes en M.Deschenaux, le curé et le seigneur.Comme curé, il était d'une générosité et d’une charité vraiment exemplaire.On dit qu’il distribuait en bonnes œuvres tous ses revenus ecclésiastiques, dîme et casuel, et qu’il donnait surtout aux pauvres qui trouvaient table mise pour eux tous les jours à 11.30 heures.Une petite cloche placée sur la cuisine de son presbytère les appelait régulièrement à cette heure.« Comme seigneur, et il l’était triplement, ayant reçu trois seigneuries en héritage (Saint-Gervais, Saint-Michel et la Pointe-aux-Trcmbles), il se croyait tenu, suivant l’esprit et les coutumes du régime féodal qui n’étaient pas encore entièrement disparus du pays, de recevoir ses amis et de les traiter à son manoir de la rue du Palais, à Québec.» L’abbé Brassard Deschenaux, né à Québec le 3 novembre 1732., était le lils de Joseph Brassard Deschenaux, qui fut plusieurs années secrétaire de l’intendant Bigot.Le sieur de C., dans ses Mémoires, a fort maltraité Joseph Brassard Deschenaux.Ne va-t-il pas jusqu’à dire que le secrétaire de Bigot ne se gênait pas de crier qu’il irait chercher du bien même sur les autels.Peut-être le sieur de C.a-t-il exagéré.Il en voulait tant à Bigot et à tous ses comparses! En tout cas, l’abbé Charles-Joseph Brassard Deschenaux, après avoir été curé de Beaumont, puis de Sainte-Foy, reçut la cure de L’Ancienne-Lorette, en 1786.Il devait la garder jusqu a sa mort arrivée le 9 juillet 1832. 194 — L'abbé Deschenaux était un ami de l'éducation et plusieurs enfants pauvres de sa paroisse et des environs lui dûrent d'arriver à de belles positions.A une époque où les livres étaient rares et chers, le curé de L Ancienne-Lorette était parvenu à se former une bibliothèque de quelques milliers de volumes.Cette belle collection de livres fut dispersée à sa mort.Ses exécuteurs testamentaires décidèrent de la vendre à l’encan.Ces livres, amis si chers de l'abbé Brassard Deschenaux, furent sacrifiés à des prix ridicules.La vente eut lieu à Québec au mois de septembre 1832.Le docteur Olivier Robitaille dit à ce sujet : «.Dans le mois de septembre de la même année, les exécuteurs testamentaires firent vendre à l'encan tout l’ameublement et les livres, mon frère et moi, nous étions présents à cette vente.Les livres étaient sacrifiés, il y avait peu de personnes instruites, mais beaucoup désiraient acheter quelques articles qui avaient appartenu à leur bon curé, pour les livres on n'y tenait pas.C’était bien une belle et bonne-occasion de se créer un commencement de bibliothèque, c’était aussi mon désir et celui de mon frère, mais le principal manquait pour atteindre ce but, l’argent.Le Révérend Mr Antoine Parent, un des exécuteurs testamentaires, voulut bien nous permettre d acheter des livres jusqu’à une certaine somme, avec promesse de notre part de payer quelques semaines plus tard.Dire la belle spéculation que nous aurions pu faire si nous avions eu plus d expérience ; nous pûmes vendre des livres en raison d’une piastre le volume acheté pour douze sous.Quoiqu’il en soit nous profitâmes de la grande obligeance de Mr.Parent pour acheter un bon nombre de volumes au montant d’une vingtaine de piastres.» Le procès-verbal de la vente des livres du curé Deschenaux dressé par le notaire François Laroche donne une idée bien imparfaite de cetu belle bibliothèque.Nous y voyons les titres d un certain nombre d’ouvrages, mais le notaire, sans doute pour s éviter des écritures, avait formé des douzaines de lots, de dix, quinze et même vingt volumes.Ces lots furent offerts en vente sans titres ni indications.On achetait litéraleinent sans voir.La liste des livres connus de 1 abbé Brassard Deschenaux a tout de même un certain intérêt pour les bibliophiles.P.-G.R. - 195 — Catalogue de la bibliothèque de l’abbé Brassard Deschenaux Vie de Jésus-Christ.Histoire de Marseille.Dictionnaire Economique.Dictionnaire de Moreri.Oeuvres du Pire Lemoine.Sainte Bible.Dictionnaire de commerce.Sanchez, De Matnmomo Pontificart Romanum.Science théorique.Oeuvres de satnt Ambroise.Baracedius.Cornelius.Télémaque.Pontas.Concordant ta.Missalé.Dictionnaire de droit canonique.Dictionnaire de /'Académie.Edits et Ordonnances.Gaventur.Possel.Parfait notaire apostolique.Liguori.Histoire des Celtes.Histoire de Laponie.Flore Pittoresque.Instructions sur le Rituel.Dictionnaire de Pontas.Rituel de Toulon.Pratique judiciaire.Missel et Rituel.Découverte des Russies.Démonstrations Evangéliques.Bellerin Concile de Trente.Mœurs des Sauvages.Histoire de la Bible.Chefs-d'œuvre dramatiques.Dictionnaire français et latin.Btblia Sacra.Histoire du Paraguay.Les Chevaliers de Malte.Histoire Ecclésiastique.Religion prouvée.Oeuvres de Mirabeau.Gradus.Dictionnaire Historique.Oeuvres de Sénèque.Atlas.John Roger.Dictionnaire Biographique.L'Angleterre et les Anglais.Tutticis.Eloge de Mme Elizabeth.L'éducation en abrégé.Dictionnaire des Hommes marquants.Mémoire des Reines de France.Eglise délivrée.Caractère du 19e siècle.Révolution française.Guerre de la Vendée.L'autorité du Pape.Mémoire de Bailly.Catacombes de Paris.Cantiques des Cantiques.Esprit de saint François.Tableau de la France.Journal de Louis XIV.Vie du Maréchal Ney.La France.Recueil des Cantiques.Grammaire des Grammaires.Dictionnaire Historique.Cicéron, Horace Ovide et Virgile.Mémoire de St-Simon.Voyage en Afrique.Biographies des hommes vivants.Les Matines.Du Pape.Mémoires du duc de Berry.Siège de Paris.Dictionnaire historique.Lettres de quelques Juifs.Manuel.Cours d'Histoire Militaire.Homélies.Bacon.Mémoires d'un Mondain.Tableau Historique.Sagesse de Louis XVI.Anti-dictionnaire philosophique.Dictionnaire historique.Histoire de Fénelon. 196 Mémoires sur la Bastille.Juges à paix.Théâtre de société.Principes de Philosophie.L'Art du peintre.L'Ami de la Santé.Le petit Labruère.Voyage d'un Etudiant.Voyage d'Amérique.Histoire de Trance.Théâtre d'éducation.Sermon de Duval.Voyages de Franc hère.Mémoires pour servir d l'Histoire Ecclésiastique.Histoire Universelle.Voyage d'Angleterre.Oeuvres de Sainte-Foy.Sermons du Père L'Enfant.L'Ermite.Nouveau Spectacle.Histoire de Bossuet.Sermons de Genès.L'Ermite en Province.L'Ermite en Guyane.Guillaume, le franc parleur.L'Ami des enfants.Sermons de Saint Bernard.Sermons d'Eusèbe.Itinéraire de Paris.Voyage de Cook.Vie des Hommes célèbres.Mémoires du Royaume de Naples.Histoire du Jacobinisme.Histoire du Monde.Voyage de deux Français.Bernardin.Adichism.Histoire de Bonaparte.Médecine du voyage.Dictionnaire Bibliographique.Dictionnaire National.Pensée de Bourdaloue.Portrait des Rois de France.Mémoires d'Antoinette.Les Confesseurs de la Foi.Promenade d un voyageur.Campagne et voyage en Russie.Voyage au Canada.Musée Français.La Harpe.Voyage à Janma.Choix de biographies.Voyage moderne.Delogne.Spectateurs français.Traités de mélodie.Bibliothèque portative.Pensées de Pascal.Explication des Estampes.Condillac.Leftres de Mme de Sévigné.Bibliothèque Etrangère Paris et Versailles.Voyage de Trinidad.Oeuvres de Racine.Anecdotes.Sermons de Mas sillon.Sermons de Bourdaloue, Evangile médité.Paroissial.Cours d'Instruction.Dictionnaire des Beaux Arts.Oeuvres de Bonald.Conte Valmond.Catéchisme des Peuples.Délassement de la jeunesse.Dictionnaire Historique.Voyages.La Sainte Bible.Histoire de Russie.Soirs de Londres.Médecine Bacon.J éru salem.Vie privée des Français.Cours de proues.Vart étés Littéraires.Le Censeur.Description de Paris.Essai sur T indifférence.Nouveau Qulleire.Cabinet du Naturaliste.Dictionnaire Sabatier.Génie du Christianisme.Oeuvres de Louis XVI.Voyage de Labat.Voyage en France.Oeuvres de Destouches.L"Ami de la jeunesse.Pamela. — 197 Enyclopédie comique Hommes illustres.Lettres sérieuses.Les Ecoliers vertueux.Voyage moderne.Lettres de quelques juifs.Esprit des lots.Louts XV et Louis XVI.Conspiration du 20 mars.Tableau de /'Empire.Recueil de Théâtre.Voyage en Afrique.Maison rustique.Oeuvres d'Arnauld.Catherine.Crimes de la Révolution.Mes souvenirs.Dictionnaire des Merveilles de Nature.Voyage d T Isle de France.Mémoires d'un Voyageur.Conversations.Tableau de l'Eglypte.La Famille Sainte.Biographies des Dites.Mercure de France.Anecdotes.Dictionnaire Trévoux.Menoquius.Leçons d'Histoire.Procès de Louts XVI.Traité de la vraie Religion.Mémoires de Retz_.Catéchisme des peuples.Catéchisme.Leçons quotidiennes.Histoire du Clergé.Conférences.Echo des Salons.Code des Curés.Théologie.Variétés.Jours de congé.La Vierge.Histoire de France.Le Spectateur.Histoire ancienne.Histoire de France.Des Consolations.Histoire du Bas-Empire.Recueil d'Epitaphes.Mélange d'Histoire.Histoire de la Philosophie.Histoire de la Philosophie.D tires choisies.Sermons de La rue.Sermons Chaumois.Sermons Poulie.Les Améncatns.Histoire Romaine.Histoire de Charles-Quint.Histoire Universelle.Discours de Cicéron.Contes des fées.Voyage de Labat.Corneille.Abrégé de l'histoire de France, la Livres apocryphes.Oeuvres de Boileau.Nouveau voyage de France.Synonymes Français.Maximes diverses.Soirées.Magasin des Dames.Cuisine de Santé.Horace.Dictionnaire de Bomare.Eléments de littérature.Vie de Marie-Antoinette.Délassement de l'homme.Traité des abeilles.Histoire de Cicéron.Curiosités de la Chine.Révélations de la Saur.Délices de la paresse.Manuel des Pasteurs.Catéchisme spirituel.Soirées de la chaumière.Processionnal.Vierges chrétiennes.Souffrances de Jésus-Christ.Histoire de /’Eglise.Miroir du Clergé.Prônes.Doctrine sur les miracles.Sermons du Père Elise.Sermons de Collette.Censure des vices.L'Art de toucher les hommes.Avis de prônes. 198 Instructions famt I tens.Sermons de la Titan Pensées Ecclésiastiques.Lectures chrétiennes.Manuel des Cérémonies.Spectacles de la Nature.Bibliothèque économique Mélanges littéraires.Synonymes français.Dictionnaire des Cultivateurs.Manuel Lexique.Histoire Naturelle.Lettres de Mme de Sévigné.Panégyriques.Lettres édifiantes.Mémoires de Sully.Conférences d'Angers.Discours d'Aguesseau.Crébtllon.Lycée de la jeunesse.Enfants.Oeuvres de F age t te.Robinson.Voyage en France.Bibliothèque Pastorale.Lettres de Ma intenon.Histoire de Louts XI L’Ami des enfants.Causes célèbres.Tableau Historique.Histoire de peuple de Dieu Satire Mémppée.Paradis de Milton.L’Ami des Hommes.Oeuvres de Mably.Catéchisme de Monpellter.Louts XIV.Tite Live.Aventures des voyageurs.Eléments de T Histoire.L'Armée Française.Variétés sérieuses.Correspondance de Mme Deffand.Ménagerie du Museum.La Bruyère.Poèmes Didactiques.Récréation Morale.L'Art des Expériences.Théologie.RÉPONSE PJfrre.Tat>eau — (B.R.H., juin 1938)., .abbé Pierre Tabeau a-t-il été coadjuteur de Montreal ?a-t-il refusé d’être coadjuteur de Québec ?i ^ w1 y.eVt, Par^er avec toute la précision que requiert le sujet, M.1 abbé Tabeau ne fut jamais coadjuteur de Mont-rea1, puisqu a sa mort, survenue en 1835, le diocèse de Montreal n existait pas encore.On sait, en effet, qu’il eut Pour premier evêque Mgr Jean-Jacques Lartigue, en 1836.Un 1834, M Tabeau fut élu évêque de Spiga ; il devait, dans la pensec de Rome, succéder à Mgr Lartigue, dont la santé était bnsee et qui avait offert sa démission.Or, nous avons rappe e déjà (1) que, si de 1821 à 1836 Mgr Lartigue ut eveque à Montreal, il ne fut ni évêque de Montréal, ni (0 B R.H., 1937, p.364. 199 Vicaire Apostolique, ni coadjuteur ; mais, tout simplement, auxiliaire de l'évêque de Québec, dans les limites du district civil de Montréal.En vertu de pouvoirs qu'il tenait de son supérieur hiérarchique immédiat, qui était l'évêque de Québec, Mgr Lartigue administrait, au spirituel, la région de Montréal.Telles devaient être et telles auraient été les fonctions de M.Tabcau, si la mort n'était pas venu le surprendre si tôt.C'est la mort, en effet, et la mort seule, qui l'empêcha d être sacré évêque.Il avait bel et bien refuse d accepter la charge et l'honneur qui lui étaient imposés.Rome lui enjoignit de se soumettre.La lettre du cardinal Fransoni à M.Tabeau est du 7 mars 1835 (2).L évêque-élu qui déjà le 4 février était retenu à lHôtel-L)ieu « par un rhumatisme d’une maligne et sévere influence (3) * mourut le 18 mai.Dans le Panthéon Canadien, Bibaud jeune affirmait déjà que M.Tabeau avait refusé de devenir coadjuteur de Québec (4).Je ne connais aucun document capable d'appuyer cette affirmation.Dans la correspondance officielle échangée entre Québec et Rome pour la période qui nous intéresse ici et que j’ai eu l'avantage de consulter aux Archives de la Propagande, je n ai noté ni que M.Tabeau ait été proposé comme coadjuteur de Québec ni qu il ait refusé.Comme le curé de Boucherville n’était pas indifférent au sujet que j’étudiais, je suis porté à croire que si je n'ai rien noté sur le sujet, c'est qu'il n’y avait rien dans les documents officiels (5).Il reste que, très estimé de Mgr Plessis et de Mgr Panet, M.Tabeau ait pu refuser oralement ou par écrit une avance qui lui était faite et obtenir que son nom ne soit pas porté sur la liste des futurs coadjuteurs de Québec.Je profite de cette occasion pour corriger ce qui me paraît également une erreur au sujet de M.Tabeau.Dans la Revue d'Histoire des Missions, M.Jules Bigaouette publie, depuis 1935, « Liste chronologique et notes biographiques des Missionnaires « Évêques titulaires ».(2) Rapp, de V Arch, de la Province de Québec pour 1936-1937, p.316.(3) Ibid., Mgr Signay à M.Maguire, p.311.(4) Édition de 1858, p.268.(5) Dans la très intéressante étude de M.l'abbé Ivanhoe Caron sur « La nomination des évêques catholiques de Québec sous le régime anglais » et où l'on assiste à l'élection de tous les coadjuteurs de Québec jusqu'à Mgr Turgcon, il n'est pas une fois fait mention de M.Tabcau comme coadjuteur possible ou probable.Cf.Mémoires de la Société Royale, Ottawa, 1932. 200 — Or, voici ce que nous pouvons lire dans la dernière livraison, sous le titre évêché de Spiga : « Mgr Tabeau (Pierre) ne a Montréal, le 11 octobre 1782, études à Québec, prêtre le 11 octobre 1805, missionnaire au Manitoba, envoyé à Rome, refuse d être coadjuteur de Victoria.(6) ».Or comme le diocèse canadien de Victoria n'a été érigé qu'en 1847, soit 12 ans après la mort de M.Tabeau, on se demande comment il a pu en être le coadjuteur.N'y a-t-il pas là méprise?Sagirait-il d'un autre Victoria?Léon Pouliot, S.J.L HÔPITAL DES ÉMIGRÉS DU FAUBOURG SAINT-JEAN, A QUÉBEC c 1800 a 1820, on calcule que plusieurs milliers d'émigrants lurent débarqués à Québec.La grande majorité ce ces emigrants se dirigeaient vers les États-Unis mais ils arrivaient ici malades et il fallait les soigner.« Ces cargaisons vivantes, dit M.J.-Edmond Roy choisies la plupart du temps au hasard, dans les couches es plus pauvres et les plus misérables, entassées à fond de cale des navires, ballottées pendant des mois sur la haute mer, obligees de respirer un air corrompu, mal nourries, mal etucs, étaient debarquees dans l'état le plus lamentable.» Din, UrH*ne comptai alors qu'un seul hôpital, l'Hôtel- vieiïhmk H?P,ltal -gefincral etait PJutôt un hospice oour les vieillards et les infirmes.Les Hospitalières de l'Hôtel- eu recevaient tous les malades, protestants comme catholiques etrangers comme canadiens, mais l’espace était limité et il leur était impossible d’admettre plus d'une couple e cents malades a la fois.C est ce qui engagea lord Dalhou-sie a ouvrir un hôpital spécialement pour les émigrants.sainUeanTM ^ ^ 1a?S J’été dc 1820> au faubourg X mrd l’hôïel F?artlC n0rn rC J.’cmPla^ment où on éleva Pétard I hotel Florence.Il fut installé dans une construc- (6) Rn ut d Histoirt du Missions, juin 1938, p.298 — 201 — tion en bois rapidement bâtie et qui n avait rien de 1 apparence ordinaire des hôpitaux.L hôpital portait le nom d Hôpital des Emigrants ou, en anglais, Hospital for the reception of sick Emigrants.Le 27 janvier 1821, lord Dalhousie faisait parvenir le message suivant à la Chambre d Assemblée : « Le gouverneur en chef met devant la Chambre d Assemblée un compte détaillé de la dépense encourue jusqu à ce jour pour le soutien d un hôpital établi 1 été dernier à Québec par ses ordres, pour y recevoir les émigrés malades et autres, arrivant de la Grande-Bretagne et d Irlande, et mis sous la direction du docteur Hackett, officier de santé de ce port.Son Excellence requiert un acte pour acquitter le dit compte et recommande à la Chambre u Assemblée de pourvoir en telle manière qu elle jugera convenable pour 1 avenir.» Le comité de la Chambre auquel fut soumis le message de Son Excellence ne se gêna pas pour faire rapport que les dépenses faites pour rétablissement de 1 Hôpital des Emigrants n’étaient pas autorisées par la loi.Il recommanda le paiement du compte (429 livres 4 chelins et 10‘/î deniers) tout en déclarant que ce « paiement ne servirait pas a 1 avenir comme précédent »._ Ceci n’empêcha pas lord Dalhousie de dépenser, chaque année, pour 1 Hôpital des Émigrants une somme relativement élevée et à la faire payer par la Chambre d Assemblée qui, en réalité, n’avait aucun contrôle sur 1 institution.On était aux belles années de l’oligarchie.Les choses continuèrent ainsi même après le départ de lord Dalhousie.Seulement, on y mit des formes.Les dépenses furent autorisées, chaque année, par une loi.A l'origine, l’Hôpital des Émigrants était assez isolé.Les voisins n’avaient donc pas trop à se plaindre.Mais, petit à petit, des maisons se construisirent sur les rues Saint-Jean et d’Aiguillon, dans les environs de 1 hôpital, et les plaintes devinrent bientôt générales.Le docteur Painchaud, qui était en charge de l’hôpital, fit construire des salles additionnelles pour admettre plus de malades, on installa la salle d’autopsie à une vingtaine de pieds de la rue Saint-Jean, les fosses d aisances qui n avaient pas d égoût répandaient une odeur nauséabonde, etc., etc.A la fin, la Chambre d’Assemblée s'inquiéta et, en février 1832, un comité fut chargé de tenir enquête sur 1 Hôoital — 202 — des Émigrants.Les résidants du voisinage, Joseph Hamel, Joachim Mondor, Louis Martel, Charles Lapointe, Xavier Papillon, Joseph Page, Louis Lacroix, etc., firent connaître leurs justes griefs.Les docteurs Joseph Painchaud, Charles-Norbert Perrault, Antoine-G.Couillard, Joseph Morrin, William Lyons prirent la défense du site de l'hôpital.Heureusement, la construction de l'Hôpital de Marine, en 1834, vint sauver la situation.L Hôpital des Émigrants fut fermé et les émigrants malades furent, à partir de cette date, dirigés vers le nouvel hôpital.Pendant l'hiver de 1836-1837, la misère fut grande à Québec.L'hôpital des Émigrants était fermé.Legouverne-ment permit alors à un certain nombre de familles pauvres de se loger dans ces bâtisses.Les conditions hygiéniques y étaient si mauvaises que plusieurs cas de lièvres typhoïdes se déclarèrent dans ces logements.Pour comble de malheur, Je 4 mars 1837, le feu prit dans les bâtisses et elles furent détruites en moins d’une heure.Calamitous Frn P.-G.R.We have the painful task of recording the most disastrous ire, it may be said, as far as regards human suffering, that has ever occurred in Quebec ; the building formerly known as the Emigrant Hospital, and latterly used as a House of Huge for destitute individuals, having been destroyed by ire last night.One hundred and ninety men, women and children who up to yesterday enjoyed the comforts of a warm a hi ration and wholesome food, are by this calamitous event again thrown on the pricarious support of private charity.More melancholy still is the fact that three of the inmates of the establishment perished in the flames, and four others are so severely burnt that their recovery is doubtful : the following arc the names of the deceased — Thomas Spice employed as an oakum dryer, Thomas Woodhouse, cook to die establishment , and John Douglas, a child ten years of age.ie individuals who escaped with severe injury are Alexander Douglas and his wife (parents of the above John Douglas) their son Alexander Douglas, fifteen years old, and a very youngchild.y It appears that the fire broke out in the oakum drying room where the woman, Douglas, had incautiously entered — 203 — with a lighted candle which ignited the combustile matter and set the whole in a blaze in an instant.Spice, Wood-house, and Douglas being in a distant part of the room at the time, perished, and Mrs.Douglas, as we have already stated, was most shockingly burnt.The fire spread rapidly through the building which in the space of an hour and a half was totally destroyed.The scene presented to the view in the streets contiguous to the building after the breaking out of the fire was afflicting ; women and children were huddled together on such portions of their bedding as they had been able to save, while others were running about in search of relatives whom they supposed had met their death by fire.By the benevolent exertions of several gentlemen, one hundred of the inmates of the House of Industry were conveyed to the Marine Hospital and the remainder temporarily lodged in houses in St.John's Suburbs.(Quebec Gazette, 6 mars 1837).L’ÉTÉ DES SAUVAGES ET L'ÉTÉ DE LA SAINT-MARTIN Cette période de beau temps qui se produit en octobre, mais plus souvent en novembre, n’est appelée Indian Summer qu’en Amérique et l’on n’a jamais su pourquoi.L'International Encyclopedia dit à ce sujet « Neither this term (Indian summer), nor anything corresponding to it, is to be found in any Indian language.» Le 11 novembre est la fête de saint Martin, qui fut un temps «un des saints les plus populaires de France».« Dans combien de dictons issus du terroir ne figure-t-il pas ?Combien de rues, de boulevards, de faubourgs ont porté le nom de Saint-Martin », au pays de nos ancêtres ?A Montréal, le nom de ce saint fut également populaire.Un grand ruisseau qui porta son nom est maintenant claquemuré sous la rue Craig.Sous le régime français, la porte des fortifications qui s’ouvrait sur le chemin Sainte-Marie, au pied de la citadelle de Montréal, s’appelait Saint-Martin ; il y a encore une rue dans le quartier Saint-Joseph qui conserve ce nom ; enfin, — 204 — Jans bien des contrats, les concessionnaires devaient payer les cens et rentes à la Saint-Martin.Toutefois, il ne faut pas croire que l’été de la Saint-Martin soit particulière à la France et à l’Amérique du nord Un journaliste anglais écrivait, en 1921 : « Similar weather to our Indian summer in Great Britain, where the period when occunng in November, is called St.Martin's summer.» Mais les Anglo-Saxons avaient aussi une autre expression, (^uant ce court été automnal se produisait en octobre, on le nommait alors « St.Luke's summer, or little summer of it.Luke ».La fete de ce saint apôtre est le 18 octobre.En Allemagne, quand le même phénomène se produisait on le désignait sous le nom de « Old Woman’s Summer »! E.-Z.Massicotte.LE REGISTRE DU FORT DE LA PRESQU’ILE POUR 1753 • Pl,n maÇs.1938 le frère Noël Gosselin, O.F M fl) qui dépouillait les registres de Notre-Dame de Montréal pour y relever la présence des récollets, rencontra, au volume des années 1751-1754, relié parmi les autres cahiers qui forment ce volume, le registre des sépultures du fort de la I resqu île pour 1753, aux actes ( = 34) tous signés du récollet-aumorner, le P.Gabriel Anheuser.Le frère Noël l’ayant transcrit a mon intention, lui et moi sommes heureux de 1 offrir en primeur au B.R.H.Je le fais précéder d’une opportune introduction.^ IV/Lv QIe/glStreidu fort de la Presqu’île mesure en pouces 2,* , ?/4Veî 11 a *on unique pagination originale.Il est paraphe au f lr par le commandant du fort, et seul le paraphe occupe ce fr.Le voici : 1 nr,W PréSCnt Registre I conrient trente feuillets blancs, le n compris, a été paraphé par nous soussigné | Capitaine Commandant au Canada au Fort de la I Presqu'île ^que quel (.w) Registre servira à | enregistrer les Baptêmes] ££"G'""’ - *“« 205 — Mariages et Sépultures | qui se sont faits du neuf juillet au quinze Octobre et se feront dudit quantième.| Fait audit Fort, ce 15 8bre 1753 | VlLLEMONDE 11 Ce paraphe donnera lieu plus loin à quelques observations et précisions.En dépit de l'attestation du commandant, le registre n’a que 14 feuillets, soit 28 pages, y compris le premier folio non paginé.La pagination se suit ainsi : f.lr pour le paraphe ; f.1 vide ; L 2 paginé un et deux ; f.3 pag.trois et quatre, et ainsi de suite jusqu'à la page trente, sauf que les pages sept, neuf, sont inexistantes, par suite évidemment d’un numérotage fautif, et que le folio 11 à la partie vide (et par suite les pages vingt-une et vingt-deux) n’existe pas non plus et paraît avoir été arraché.En somme, le registre, au lieu des 30 feuillets annoncés, n’en contient que 14, dont seulement 5 sont employés (plus le recto du f.liminaire).En tenant compte du f.11 disparu, le registre aurait donc 15 feuillets, soit 30 pages, et peut-être le commandant Villemonde a-t-il confondu folios avec pages et que dans son intention ce n’est pas 30 feuillets, mais bien 30 pages qu’il paraphait.En ce cas, le registre original du fort Presqu’île qui est à Notre-Dame serait au complet, moins le folio 11 vide qui en est disparu.Au pied du f.lr est collé un carton qui contient la note suivante, d’une écriture au stylo et tout à fait moderne, je dirais actuelle : « Presqu’île (Fort de la) Fort élevé en 1753, par ordre de M.de la Jonquières (2) au bord du Lac Érié, au-dessous (3) de l’embouchure de la Rivière Niagara, pour protéger la vallée de l’Ohio.« Gabriel Anhuisier : Ord.27 août 1752 : M.21 Fevr.1762 » Ce qui veut dire que le P.Anheuser aurait été ordonné prêtre le 27 août.1752, et serait mort le 21 février 1762.Ces dates, sur lesquelles je reviendrai ci-après, amorcent les quelques notes que je puis verser au dossier biographique de ce récollet.(2) M.de la Jonquières, gouverneur de la Nouvelle France, mourut à Québec le 17 mars 1752, en route pour la France, s'étant fait relever de ses fonctions.C'est son successeur, le marquis de Duquesne, qui, en 1753, fit bâtir dans la vallée de l'Ohio une série de forts, dont le fort Presqu'île., (3) Non ; c'est au-dessus de la rtvicrc Niagara, sur la rive miridionale du lac Erré, ou est la ville actuelle d'Érté. -206 — Ne a barrelouis, dans la Prusse rhénane, en 1728 et aptise Henri celui-ci entra très jeune chez les récol’lets entre Jes soins de sa famill C ^ Partageait son temps fait bâtir au Cap Rouite uni i ' ** chcrsJ1™- H s’était nomma Lonewood en sm v i mai*on de campagne qu'il l’île Sainte-Hélène ou î° î d,°Ute de Ja maison de C’est là q?il«cétirait LT?NaP° éo/\,exPla sa écrivit, sans doute les^m ^TC toute ^a belle saison et qu’il Canada ’ JeS meiI,eures pages de son History of P.-G.R.A SAINT-JOACHIM, EN 1775-1776 paroisse (ie’st-Joachim sou«7 1776> "°us habi“"s d de donncr il a été chargé1 ?deuAx chefs ^ accusation dont des provinces unies de Ham^' Arno^d’ Colonel de l’armée est, de s’cêtre réioui LhU ^ anglo\se’ dont le Premier convenable à son caractère ,qucrncnt.et d une manière peu armée dans si qua eu la ditte second est d avlE dis7rL r^SUebeCale 31‘br'! dernier- Le habitans de cette paroisse à prendreT ^ ^ P°Ur c?Sager les armée.Nous Déclarons £ dreJts armes contre la susditte d’accusation sont faux et n - Certl/10jS/ 1ue les deux chefs Calomnieux d’un fourbe et” iV™ f°ndeS ^ue sur les rapports que notre susdit Sr Curé « d Un 1“P°?tcur • ^U l1 est faux manière indécei.e à son caraX c" f,“b!ic « 1 occasion du succès de la vilI • ’ rC^ue s l] s est réjoui à sans éclat, qu’il est faux un l VtC e° S°n Pamculier et après la dite affaire aucun \ n°tre Curé ait engagé contre l’armée dis suXes nro à prendre les armes Monsieur Gravé Drêtre eC ^ue Jui et bué de l'eau de vie a ce I eminaire dc Québec, ayent distri-énorme qui dans d’aurrec eS-Seln’ et clue c est une calomnie selon toute la rigueur de H clrconsta"Ces devrait être punie gUCUr dc la Justlce.Nous déclarons en outre 217 — que les dits Sieurs Louis Corbin, Jean Trudel, et Joseph Paré ne sont point de mauvais sujets et de malhonnêtes gens tels qu’on les a qualifiés devant Mr Arnold, qu'ils ont été regardés et reconnus de tout tems pour de très hravcs et honnêtes gens, en foi de quoi nous avons signés la présente déposition se jour et an que ci dessus.A St.Joachim dans la maison presbitérale Jean Chabot J.Fortin louis guilbeau Jean bolduc Ignace pare François Fortin Aubin Denis St-hubert Jean.Zacarie bolduc plantes Jac.Fugere, Louis Paré, Pierre Paré, P.Poulin, Amable Bolduc, René Gagnon, Jac.Bouché, J.Lamdry, Jos.Poulin, Jos.Caron, Aug.Breton, Prisce Lessard, Intienne Simard, Ch.Paré, Ant.Belanger, Jb.Guilbeau, Jcan-Bte Guilbeau, Ant.Filion, Jac.St-Hilaire, J.B.St-Hilairc, Louis et Jacq.Breton, Pierre Cloutier, Fr.Rancourt, Jos.Bouché, Pierre Bolduc, Jean Tibodeau, Jean Thomassin, Jos.Raimond, Guil.Gauscelin, Jos.Lachance, Jean Lessart, Aug.Bouché, Jean Filion, Pierre Germain, tout le reste de l’assemblée dont il seroit trop long de donner tous les noms a déclaré la même chose sans qu’un seul ait réclamé contre à l’exception de Jacques L’espérance qui a refusé de se trouver à la ditte assemblée, en ayant été requi.L'acte cy dessus et des autre part a été mises entre nos mains, Notaire soussigné, par les Srs.pierre chabot et Jean-Baptiste Guilbeau, ancien habitans de la paroisse de Saint-Joachim, faisant aussi pour La plus grande partie des habitans de la ditte paroisse, pour être déposé au Rang et parmy nos minutes duquel depost ils ont Requis acte et a eux à l’instant octroyé par nous dit Notaire fait et passé a St-Joachim le vingt-huit Janvier mil sept cent soixante seize et a le dit Chabot signé avec nous dit Notaire et le dit Guilbeau déclaré ne savoir écrire ny signer de ce enquis Lecture faite suivant Lord.".Chabot Crespin (1) (1) Archives Judiciaires de Québec. — 218 — A PROPOS DU DOCTEUR JOSEPH MORRIN Dans le mois d août 1861, le Dr Joseph Morrin, quitta ce monde après une vie très laborieuse.Né de parents pauvres, il doit à son énergie la belle position qu’il occupait dans la société de Québec, soit comme médecin, soit comme citoyen II avait une des plus belles pratiques de la cité et la plus lucrative.Économe, il avait acquis une fortune considerable pour un médecin.Comme citoyen il fut généralement aime et respecté.Il fut, pendant plusieurs années conseiller de ville puis maire pour une période de deux ans! Le gouvernement l'avait nommé magistrat.Alors on était plus soigneux qu’aujourd’hui dans le choix des citoyens comme magistrats.Longtemps il eut la grande surveillance de la Grosse- sle et de l’Hôpital de la Marine.Pendant une longue période d années, il fut un des médecins de l’Hôtel-ïeu, chen par toute la communauté qui espérait en faire un catholique.Je crois que mon bon patron serait mort dans e giron de 1 Eglise catholique s’il n’eut pas pour seconde épousé une dame très fanatique qui refusa même la porte à n2tru.CUra’ SOn ami’ L'intelligence du Dr Morrin était très affaiblie depuis un an ou deux après une sévère attaque de paralysie qui le frappa à son retour d’un voyage qu’il avait lait en compagnie de quelques amis, dans les Provinces Maritimes, seule vacance qu'il s’était donnée pendant sa longue vie professionnel.Par un testament fait dans ses derniers jours il a egue ou on lui a fait dicter un legs d’une somme considerable pour la fondation d'une institution protestante appelée college Morrin.Mais plus d’une fois, il m’avait dit que ses intentions étaient de fonder un hospice de la Maternité et qu il laisserait après sa mort une forte somme d’argent pour cet objet.6 Le Dr Morrin connaissait l’importance d'une telle institution chantable qui manquait à Québec et certainement "V,riS ^SCt dc °ndcr un collèSc- Il affectionnait trop ! Université Laval pour croire, qu’ayant toute son tclligence, il eut consenti de consacrer ses épargnes pour doter Quebec d’une institution dont la ville n’fvaitpas SI rhnet* ' ‘i l ^ rcncc à l’université Laval ' ' ' (Mém°lres 219 LES ANGLAIS A DESCHAMBAULT EN 1759 Ayant appris d'un déserteur que les Français possédaient d'abondantes provisions à Deschambault, Wolfe ordonna à Murray, le 5 août au soir, de se rendre, par la rive sud, au poste de Goreham (Goreham s Post), avec 1260 hommes.Situé près de la rivière Etchemin, ce poste avait été établi en juillet 1759 par le capitaine Goreham qui y avait fortifié une grande maison.Le lendemain Murray devait s'embarquer de cet endroit sur 20 bateaux à fond plat pour rejoindre le « Sutherland », qui était plus haut sur le fleuve.Le journal de Knox au 6 août 1759 dit : « Twenty of our flat-bottomed boats went up last night with the tide of flood, rowed by the enemy’s batteries, and passed the town.» L'amiral Holmes fut envoyé pour appuyer le mouvement de Murray, et pour aller détruire les bateaux français qui se trouvaient alors sur la rivière Richelieu et dans les environs des Trois-Rivières.Le 7, le détachement de Murray, composé du régiment d’Amherst, du régiment d’infanterie légère de Dalling, de quelques Rangers et de 200 marins, monta à bord du « Sutherland » et d'autres vaisseaux pour se rendre à l’endroit où était stationné le Royal Américain.Le 11, Wolfe reçut une dépêche de Murray disant que le 8, en voulant descendre à la Pointe-aux-Trcmbles, il avait été repoussé à deux reprises.Le 10, Murray établit son camp à Saint-Antoine, à environ sept lieues plus haut que Québec sur la rive sud.Sur la rive nord, les Français étaient très actifs et semblaient surveiller de près les mouvements anglais.De minutieux préparatifs furent effectués pour la descente sur Deschambault.Les 16 et 17, des vaisseaux anglais montèrent et descendirent le fleuve sans autre but que d’habituer les Français à la vue de leurs bateaux afin de les mieux dépister sur leurs intentions.Le 18, Murray réunit ses officiers pour leur donner les ordres du plan d'attaque de Deschambault, où il croyait rencontrer de la résistance La nuit suivante l'ordre fut donné aux hommes de partir du camp laissant les tenus sans le moindre changement et d'allumer des feux nombreux comme d’habitude afin de ne pas attirer l'attention des Français sur le déplacement des 220 — troupes.A minuit les troupes étaient à bord des vaisseaux qui se dirigeaient vers Deschambault.Le 19, avant l'aube, les Anglais atterrissaient à deux milles plus bas que l’église Saint-Joseph (église de Deschambault).Une colonne composée des compagnies de Delaune et de Carden en tête et de celle de Fraser avec un détachement du Royal Américain en arnere-garde, se dirigea sur l’église, endroit où on se retranchait généralement.A la vue des troupes les quelques tançais sc replièrent dans les bois.Conduit par un traître a la maison du capitaine Perrot, non loin de l’église ils trouvèrent des provisions évaluées à 90,000 livres'sterling Le Journal de Panet à la page 26, dit : « Les Anglais firent une descente a Deschambault à la maison de monsieur Perrot, capitaine du lieu.Cette maison servait de retraite à la belle Amazone avant un ère.C’est madame Cadet, femme du , leur Joseph Ruffio.Cette maison était riche par le dépôt que plusieurs officiers avaient fait de leurs malles, lesquelles ainsi la maison ne furent point sauvées de l’incendie.» hn apprenant que l'ennemi était descendu à Deschambault, Bougainville se mit en marche pour aller à leur rencontre ; « une escouade de cavalerie commandé par M.de la oche arrivant les premiers ne furent pas plustôt apperçus que les ennemis retournèrent s’embarquer, après avoir brûlés trois maisons ou étaient les équipages des trouppes de terre gardes par quinze invalides commandé par Mr le chevalier d Arenne qui des qu'il vit les ennemis débarqué gagna avec es quinze invalides une petite hauteur.cette incendie coûte au pere Gabriel une malle qui le déranga beaucoup pr.un Recollet, il y avoit tous ses livres ».h f Ce détachement de Bougainville dut arriver vers 3:30 p.rm car les Anglais s'embarquèrent à cette heure, emmenant des bestiaux avec eux.A dix heures ils arrivèrent à leur camp a Saint-Antoine.t, L|w extrait suivant du journal abrégé d’un aide-de-camp publie dans Siege of Quebec, vol.V, p.293, nous montre ce qui se passa a Deschambault.(< Les Ennemis instruits par les correspondances qu’ils rrrTnt dTSrv ^eys Ve nous avions à Deschambeaux des rinn b7reSn e Qlîcb?,c.des magasins où tous les officiers nrc 9 bataillons.de 1 Armee et plusieurs autres avoient s equipages, y firent une descente au nombre de mille hommes, brûlèrent ces magasins sans y trouver d'opposition — 221 — que celle d une garde de vingt soldats estropiés aux ordres d un Lieutenant du Regiment de Languedoc, qui avoir perdu un bras a l affaire du 8 juillet 1758.Cette garde fut obligée de se retirer.° « M.de Bougainville dès qu’il fut averti de cette irruption, y marcha de suite avec sa Cavalerie, deux Compagnies de grenadiers qu il avoit à scs ordres, et les troupes qu’il put rassembler.Les Ennemis se rembarquèrent à son arrivée.La Cavalerie chargea leur arrière garde, leur tua quelques hommes et ht deux prisonniers.» D après la carte géographique préparée sous la direction du general Murray, 1760,1 église Saint-Joseph était à quelques centaines de pieds du rivage sur une pointe s’avançant dans le fleuve.Lucien Brault.QUESTION Joseph Bouchette, dans A 7opographical Dictiomay of.Lower -Canada (London 1832), écrit, à sa notice sur Chatcau-Richer : « In this Parish are the ruins of a Franciscan monastery, built at the beginning of the last century, on a little rocky promontory on the bank of the St.Lawrence ; its destruction took place at the time of the British army, under General Wolfe, was encamped on the east side of the river Montmorenc'i : the exterior walls and part of the adjoining tower still remain.On a rising ground, in the rear of these ruins, stands the parish church.» On peut lire dans A.Doughty, 1 he Siege of Qiiebec (Quebec 1901), au vol.II, p.223-225, les détails de la bataille à Chateau-Richer, où les habitants, dit un rapport officiel du temps, s étaient retranchés dans une maison.Qui a jamais vu, ailleurs que dans Bouchette et ceux qui le reproduisent, la mention d un couvent franciscain —qui veut sans doute dire récollets — à Château-Richer ?Et quelqu un peut-il jeter quelque lueur de vérité historique - ou légendaire sur ce curieux édifice, que je ne puis croire avoir été franciscain.P.Hugolin Lemay, O.F.M. — 222 — I'NE OPINION DE BRASSEUR DE BOURBOURG On a beaucoup critiqué Y Histoire du Canada de l'abbé Brasseur de Bourbourg, publiée en 1852.L'abbé Ferland a meme écrit une brochure pour relever les erreurs et les appréciations de cet ouvrage.Il est une page du livre de l'abbé Brasseur de Bourbourg sur laquelle tout le monde s'accorde L est sa conclusion : En terminant ici 1 histoire du Canada, dit-il, nous ferons remarquer au lecteur, surpris peut-être de la part si large que nous y avons faite au clergé, aux évêques et aux missionnaires que c est a eux que cette contrée doit sa consti-lUtl?nt ,Alns! que l ancienne France, la nouvelle a été formée ET r f *sc’ dont 1 akc.tlo.n’ comme le remarque si justement M.Guizot, est visible dans toute son histoire.Si notre patrie est parvenue à un si haut degré de prospérité, de civilisation et de gloire elle ne peut qu'en remercier ses évêques oui s immiscèrent dans toutes ses affaires depuis la conversion c Clovis.Le Canada, de son côté, s'il n'égale pas en tout ls progrès materiels des États-Unis, l'emporte certainement sous Je rapport moral et les véritables progrès de l’intelligence.La moralité et la probité du Canadien sont indispu-rables ; ses vertus paisibles, son hospitalité, sa politesse si remarquables jusque dans les classes les plus inférieures de la société, il en est redevable entièrement à son éducation catholique.L histoire du Canada est donc inséparable de \ Jr Jr °n Égllf’ et jonque a cherché ou cherchera à a traiter a part de ses missions et de son clergé n’obtiendra jamats un résultat satisfaisant.Otez au Canada ses églises, LS O Lgcs, scs monastères et ses hôpitaux, et vous lui ôtez la va, vous le dépouillez de ses plus nohles prérogatives chma “ri,'n CVtZ ™'"’ cct.te sèvc 1“' scult *'» animé sous lè climat rigoureux ou nos pères ont porté l’Église Catholique ” 3 L'ARTISTE CALÉDONIEN THOMPSON L’annonce suivante publiée dans la Gazette de Québec J U; 1
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.