Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1940-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XLVI LÉVIS, MAI 1940 No 5 UN CONSEIL DE GUERRE EN 1752 Plainte de Mr he Gardeur De Repentigny à Monsieur de Vassan .0du 12 Xbre 1751) A Monsieur de Vassan Capitaine des troupes de Canada actuellement Commandant Pour Le Roy dans toute L’Acadie françoise Pierre Le Gardeur De Repentigny Capitaine des troupes de L’Isle royale actuellement en Garnison au fort de Beausé-jour, et Commandant, Par ordre de Monsieur Le marquis de La Jonquiere Gouverneur Général de toute La nouvelle france, du détachement des troupes de Canada, A L'honneur de Vous Informer que Le né Loüis Coulon Soldat de La Comp'“ de S1, ours Auroit disparu de cette garnison sans Congé n’y Permission, et que malgré Les recherches qu’il en auroit pu faire il n’en auroit eu d’autre connoissance que La certitude de Son évasion.Pourquoy, Monsieur, Il vous plaise de vouloir en faire faire une plus ample perquisition Pour être Led1 Soldat Jugé Conformément aux ordonnances du Rov.A Beausejour Le 12 Xbre 1751.Le Gardeur De Repentic-ny Vu La plainte cy dessûs nous ordonnons qu’il sera fait plus ample recherche et perquisition du d* Soldat Informé des faits y Contenüe par le Sieur Barrallon fesant les fonctions de Garçon Major en cette garnison que nous avons Commis a tel Effet et Communiqué a M de la Ronde Major de cette glace faisant Les fonctions de Procureur du Roy, fait a eauSejour Le douze décembre 1751.Devassan La Bullhtin dus Rbchbrchbs Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. — 130 — * * * Ordre de Monsieur de Vassan au Sieur de Joannes (du 12 Xbre 1751) Jean françois de Vassan Capitaine d’infanterie Commandant pour le Roy dans toute L’acadie françoise Il est ordonné au Sieur Joannes Cadet a L’Eguillette Servant actuellement dans cette Garnison de partir de cc Poste aussitost Le present ordre reçu avec un détachement de Cinq habitants Canadiens pour aller a la poursuitte du nommé Loüis Coulon Soldat de La Compagnie de S‘.ours accusé du Crime de desertion, Le Sieur Joannes Ira avec Son détachement à L’isle LaValliere, Vis a vis du fort anglois, et Suivra La riviere de nostre Costé, jusqu’à la Butte à Roger, S’il les rencontre, Il nous L’amenera mort ou Vif, Il nous remettra a Son retour Le procez Verbal de recherche ou de Capture, a BeauSejour Le 12,m,! Xbre 1751./.Devassan * * * Procès-verbal de recherche fait par le Sieur de Joannes (du 12 Xbre 1751) Lan mil Sept cent Cinquante Un Le dimanche apres midy Le douze décembre, Jay Soussigné Joannes Cadet à l’Eguil-lette de la Compagnie de S* Vincent, en Vertu de L’ordre de Monsieur deVassan Capitaine d’une Compagnie des troupes de Canada, Commandant pour le Roy dans toute L’acadie françoise en datte de ce jour me suis transporté avec un détachement de Cinq habitants Canadiens, à Lisle LaValliere Vis a vis Le fort Anglois pour aller a la poursuitte du nommé Louis Coulon Soldat de la Compagnie de S', ours accusé du Crime de desertion, et qu’apres y avoir resté un tems assez Considerable, j’ay Suivy la riviere de nôtre Costé jusqu’à la Butte a Roger, apres avoir fait les recherches et perquisitions possibles, je n’ay eû d’autre Connoissance qu’une Certitude assurée de Son Evasion en foy de quoy j’ay dressé Le present procez Verbal pour Servir et Valoir ce qu’il apartiendra.fait a la pointe BeauSejour Les jour et an Susdits./.Joannes Le Bulletin des Reciibrches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. — 131 — * * * Procez par Contumace Instruit Contre Louis Coulon d1 S ans façon Soldat de La Compagnie de J1 ours.Gdu 20 Xbre 1751) Charles Denys Ecuyer Sieur De La Ronde Enseigne Enpied dune Compagnie d’infanterie des troupes de Canada Vu La plainte fait par Monsieur Le Gardeur de Repen-tigny capitaine dune Compagnie des troupes de L’isle Royale Servant actuellement dans cette Garnison a Monsieur De Vassan capitaine dune Compagnie d’infanterie En Canada Et Commandant pour Le Roy de toute Lacadie françoise Contre Le nommé Louis coulon dit Sans façon Soldat déserteur de La Compagnie de St ours En datte du douze du present mois de décembre au bas de Laquelle Est Lordonnance de Mon dit Sieur De Vassan du même jour, qui ordonne qu’il sera fait information Et plus ample recherche Et qui nous commet pour faire fonction de procureur Du Roy, Et apres avoir vu Le procès Verbal de recherche Et perquisition du dit Soldat fait par Le Sieur Dejoannesse cadet aL’Eguille1 des troupes de Canada du meme jour par Lequel il paroit que Le dit Soldat na point Eté trouvé Nous Concluons pour Le Roy que Le procès soit fait, Et parfait, par contumace au Nommé Loüis coulon dit Sans façon pour Sur Le Tout a nous Raporter, donner nos Conclusions definitives fait au fort De Beausejour Le vingt décembre mil sept cent cinquante Et un Denys * * * Sentence (du 21 Xbre 1751) De par le Roy.Le Conseil de Guerre Estant assemblé Chez Monsieur De Vassan Capitaine d Infanterie, Commandant pour le Roy dans toute Lacadie françoise, Composé de mon dit Sieur De Vassan qui a présidé, de Messieurs Jacau de fiedmont Enseigne d une Compagnie de Bombardiers, de Berranger Enseigne en pied d une Compagnie d Infanterie en Canada, de Langy et Le chr de Serre tous deux aussy Enseigne en pied des I.e Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. — 132 — troupes de Lisle Royalle, Duvergé de Simblin et Canut de Bailleul tous deux aussy Enseigne en Second des troupes de Canada, de Charles Denys Ecuyer Sieur de la Ronde Enseigne en pied d'une Compagnie d’infanterie en Canada faisant les fonctions de Procureur du Roy assisté du Sr Louis Fourier Descarrieres Greffier Commis au Conseil de Guerre apres avoir vû La plainte faite par Mr Le Gardeur de Repentigny Capitaine d’infanterie de L’Isle Royalle, de Mon dit Sieur De Vassan du douze du present mois de décembre Contre Le nommé Loüis Coulon dl Sansfaçon Soldat de la Compagnie de S‘ ours accusé du Crime de desertion, au bas de laquelle est L’ordonnance dud‘ Jour, Lordre donné par mon dit Sieur deVassan au Sr de Joannes Cadet a LEguillette dans cette Garnison pour faire la recherche et perquisition dud1 Loüis Coulon d‘ Sansfaçon Le mesme jour, Procez verbal du Sr Joannes dud1 Jour, réquisitoire du Sieur de Laronde du Vingt du present mois Information de deux témoins faite par le Sieur de Barrallon Garçon major de cette place du mesme jour recollement desd' deux témoins dud Jour Conclusions du Sieur Procureur du Roy du mêsme Jour, Et tout Considéré Le Conseil de Guerre a trouvé la Contumace bien Instruite, et en adjugeant Le profit a déclaré Le nommé Loüis Coulon d1 Sansfaçon deument atteint et Convaincu du Crime de desertion pour reparation de quoy l’a Condamné par Contumace a Estre pendu jusqua mort Sensuive et Sera la d1.Sentence lue a la teste des troupes qui Seront assemblées a cet Effet, et affichée Suivant Lusage, et Le d1 Loüis Coulon d1 Sansfaçon réputé mort Civilement, Conformement a L'ordonnance du Roy du deux Juillet mil Sept cent Saize, fait au fort de BeauSejour Le Vingt un décembre mil Sept cent Cinquante Un.Ainsi Signé/.Devassan iacau fiedmond Berranger fontenelle De Langy le chevalier De Serres Duverge Simblin pier BAILLEUL Denys faisant fonction de Major Ensuit est Ecrit La Sentence cy dessus a été par nous Greffier Susdit et Soussigné Lüe et publiée a la teste des Lk Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, nui 1940. 133 — troupes qui Se Sont assemblées a cet Effet Conformement a la d»" Sentence et Copie d ’icelle en place affichée a la porte du Corps de Garde Ce jourdhuy Vingt un décembre mil Sept cent Cinquante Un.ainsy Signé/.fourier Descarrieres * * * Information (du 29 8bre 1751) Information faite par Nous Claude Antoine Raimbault Barrallon fesant Les fonctions de Garçon Major au fort Beausejour en Vertu de Lordre de Monsieur deVassan Capitaine de Compagnie d’infanterie en Canada, Commandant pour le Roy en toutte L’acadie françoise en datte du Vingt un octobre Estant au bas des plaintes a luy faitte par Messieurs Jacau fiedmont Enseigne d’artillerie et DuVergé Simblin Enseigne des troupes à L’Encontre des nommés Louis Lafond d' Dragon et françois Chaulet d' Salme Canoniers et jacques damesme d1 Parisien Soldat de la Compagnie de S* ours accusé du Crime de desertion par lesd,,¦, plaintes et apres les recherches et poursuitte desd‘“ Louis Lafond d‘ dragon, françois Chaulet d1 Salme et jacques damesme d' parisien faite par Le Sieur de Billy Suivant Son procez verbal du Vingt Un du present mois d’octobre et que lesdts Loüis Lafond d‘ dragon, françois Chaulet d‘ Salme et jacques damesme d* parisien n’ont point été trouvé avons en Consequence du Susd1 ordre et réquisitoire de Charles Denis Ecuyer Sieur de la Ronde Enseigne en pied desd1*'* troupes faisant Les fonctions de Procureur du Roy dud' Jour Vingt neuf octobre procédé a L'Information et Instruction du procez desd'“ Louis Lafond d‘ Dragon, françois Chaulet d‘ Salme et Jacques Damesme d1 parisien par Contumace assisté du Sr Loüis fourier Descarrieres Greffier Commis en cette partye, du Conseil de Guerre en la maniéré et ainsy qu’il Ensuit./.Du Vendredy Vingt neuf octobre mil Sept cent Cinquante Un Quatre heures de relevé en la Chambre de mond1 Sieur de Barrallon est Comparu Le Sieur Loüis Bellau d' francoeur Sergent de la Compagnie deVassan, Servant actuellement dans cette Garnison Agé d’Environ trente quatre ans, Lequel apres Serment par luy fait de dire Vérité, et qu’il nous a dit Lb Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. — 134 — n’Estre parent, allié, Serviteur n’y domestique des nommés Jacques Damesme dl parisien Soldat de La Compagnie de S‘.Ours, Louis Lafond d‘ Dragon, françois Chaulet d‘ Salme tous deux Canoniers et qu’il est Venû pour déposer Suivant Le Commandement que nous luy en avons fait Depose Sur les plaintes dont nous luy avons fait faire Lecture qu’il Connoist Jacques Damesme d* Parisien Soldat de la Compagnie de S1, ours, et Louis Lafond d' dragon, françois Chaulet d' Salme tous deux Canoniers, qu’il Sçait qu’ils Se Sont absenté de cette garnison sans congé n’y permission depuis peu de tems, qu'il Sçait qu’ils ont Emporté leurs hardes, et que Le Sieur deBilly Cadet a LEguillette a Eté a Leurs poursuitte qu’il ne Les a point trouvé et qu’avant Leur desertion, il Les a Vu recevoir Leur prest, et monter la garde auxd” Jacques Damesme d' parisien et Loüis Lafond d1 dragon et françois Chaulet d' Salme tous deux Canoniers occupé au Service d’artillerie qu’il ne Sçait point Les raisons qu’ils ont eû de deserter, qui est tout ce qu’il adit Sçavoir Lecture a luy faitte de Sa deposition, adit qu’elle Contenoit Vérité, y a persisté et a déclaré ne Sçavoir Ecrire ny Signer de ce Enquis Suivant Lordonnance./.Raimbault De Barrallon fourier Descarrieres Greffier Commis au Conseil de Guerre avec paraphe Est pareillement Comparû devant nous Jacques Cristophe Babuty Canonier âgé de Vingt trois ans Servant actuellement dans cette garnison Lequel par Serment aussy par luy fait de dire Vérité, et qu’il nous a dit N’estre Parent, allié Serviteur ny domestique desd*" Jacques Damesme d1 parisien, et Louis Lafond d1 Dragon, françois Chaulet d‘ Salme tous deux Canonniers, qu'il est Seulement Venû pour déposer Suivant Le Commandement que nous luy en avons fait.Depose Sur les plaintes dont nous luy avons fait faire Lecture qu’il Connoist Les nommés Jacques Damesme d‘ Parisien Soldat de la Compagnie de S' Ours, et Louis Lafond d* dragon, françois Chaulet d1 Salme tous deux Canoniers, qu’il Sçait S’Estre absenté de cette garnison depuis peu de tems Sans Congé ny permission, qu’avant Leur desertion il les a vu recevoir Leur prest, Monter La Garde a Jacques Damesmes en habit d’ordonnance et qu’il a fait Le Service Lu Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. —135 — de L’artillerie avec Les nommés Louis Lafond d‘ Dragon, françois Chaulet dl Salme dans cette garnison, qu’il Sçait que le Sieur deBilly Cadet a LEguillette a Eté à Leur pour-suitte, qu’il Sçait qu’ils n’ont point été trouvé, et qu’au Surplus qu'il ignore les raisons qu’ils ont eû de deserter, qui est tout ce qu’il a dit Sçavoir a dit quelle Contient Venté y a persisté, et a Signé Babuty Raimbault De Barrallon fourier Descarrieres Greffier Commis au Conseil de Guerre avec paraphe * * * Recollement des témoins (du 29 8bre 1751) Du Vendredy Vingt neuf octobre mil Sept cent Cinquante Un Quatre heures de relevé Nous Antoine Claude Raimbaut de Barrallon assisté du Sr Loüis fourier Descarrieres Greffier Commis en cette partye au Conseil de Guerre est Venû par devant nous Le Sr Loüis Bellau Sergent de la Compagnie deVassan, premier témoin des Informations faite par nous cejourdhuy, Lequel apres avoir fait Serment en la maniéré accoutumée et que Lecture Luy a Eté faitte de Sa deposition, a dit qu’elle Contient Vérité y a persisté, et qu’il n’a rien a y ajouter ny diminuer, et a déclaré ne Sçavoir Ecrire ny Signer de ce Enquis Suivant L’ordonnance Raimbault De Barrallon fourier Descarrieres Greffier Commis au Conseil de Guerre avec paraphe Avons pareillement fait Venir par devant Nous Jacques Cristophe Babuty Canonnier Second témoin de lad* Information Lequel apres avoir fait aussy le Serment accoutumé et que Lecture Luy a été faite de sa deposition a dit Icelle Contenir Vérité y a persisté, qu’il n’a rien a y ajouter ny diminuer, et a Signé Babuty Raimbault De Barrallon fourier Descarrieres Greffier Commis au Conseil de Guerre avec paraphe Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mat 1940. — 136 * * * Conclusions (du 30 eme 8bre 1731) Nous Charles Denys Ecuyer Sieur De La Ronde Enseigne Enpied d'une Compagnie d’infanterie faisant Les fonctions de procureur Du Roy, apres avoir vu Les plaintes faites par Messieurs Jacau fiedmont Enseigne de La Compagnie de Bonbardiers Et DuVergé Simblin Enseigne En Second des troupes de Canada En Datte du vingt Et un du present mois d'octobre au bas desquelles Est L’ordonnance de Monsieur DcVassan Capitaine d'une Compagnie d’infanterie Et Commandant pour Le Roy de Toute Lacadie françoise, L’ordre donné par Mon dit Sieur Le Commandant du même Jour au Sieur DeBilly cadet a L’Eguillet des dites troupes, pour faire la recherche Et perquisition Des Nommés Louis Lafond dit dragon, françois chaulet dit Salme tous deux Bonbardiers, Et Jacques Damême dit parisien Soldat de La Compagnie de S*, ours tous trois déserteurs, Le procès verbal du dit Sieur DeBilly En datte du vingt et un d’octobre, nôtre Réquisitoire En datte du vingt neuf du present mois, Information fait de deux témoins par Monsieur De Barrallon Garçon Major de Cette Garnison du même Jour quatre heures de relevée, Recolement des deux dits témoins fait par Le dit Sieur De Barrallon Le dit Jour a Quatre heures de relevée Et Tous Considéré nous trouvons La Contumasse bien Instruite Et que Les dits Loüis Lafond dit dragon, françois chaulet dit Salme Et Jacques Damême dit parisien doivent Estre dûment atteints Et Convincu du crime de desertion pour reparation de Quoy Nous Concluons Pour Le Roy a ce qu'ils Soient pendus Et Etranglés jusqua ce que mort Sensuive Et que La sentence qui interviendra Soit Lüe Et publiée a La teste des troupes qui Seront assemblées a cet Effet Et afichée SeLon usage Et que Les dits Louis Lafond dit dragon, françois chaulet dit Salme, Et Jacques damême dit parisien Soient reputes mort civilement Conformement aux ordonnances de Sa Majesté fait au fort De La Pte BeauSejour Le trente D octobre mil Sept cent cinquante Et un Denys — * * * Information (du 20 Xbre 1751) Information faite par Nous Antoine Claude Raimbault barrallon fesant Les fonctions de Garçon Major au fort Lb Bulletin des Rechbrchbs Historiés, Vol.XLVI, No 5, nui 1940. 137 — BeauSejour En Vertu de L’ordre de Monsieur deVassan Capitaine d’infanterie en Canada Commandant pour le Roy en toute L’acadie françoise en datte du douze décembre Estant au bas de la plainte a luy faitte par Mr Le Gardeur de Repentigny Capitaine de Compagnie de Lisle Royalle Le mesme jour à L’Encontre du nommé Loüis Coulon d'Sans-façon Soldat de la Compagriie de S1, ours accusé du Crime de desertion par lad11' plainte, et apres les recherches et poursuitte dud‘ Loüis Coulon d‘ Sansfaçon faitte par le Sr de Joannes Suivant Son procez Verbal en datte du douze de ce mois, et que Led* Loüis Coulon d‘ Sansfaçon n’a pas été trouvé, avons en Consequence du Susd1 ordre et réquisitoire de charles Denis Ecuyer Sieur de la Ronde Enseigne en pied desd'18 troupes faisant Les fonctions de procureur du Roy dud1 Jour Vingt du present mois de décembre procédé a L’Information et Instruction du procez dud1 Loüis Coulon d' Sansfaçon par Contumace assisté du Sr Loüis fourier Descarrieres Greffier Commis en cette partye du Conseil de Guerre de la maniéré et ainsy qu’il Ensuit.'.Du Lundy Vingt décembre mil Sept cent Cinquante Un deux heures de relevée en la Chambre dud1 Sieur de Barallon faisant Les fonctions de Garçon Major dans cette Garnison du fort de BeauSejour Est Comparû Josse Gorlier d‘ Gorlier Sergent de la Compagnie de S' ours Servant actuellement dans cette Garnison Lequel apres Serment par Luy fait de dire Vérité et qu’il nous a dit n’Estre parent, allié, Serviteur, ny domestique dud1 Loüis Coulon d’ Sansfaçon Soldat de la Compagnie de S1 ours et qu’il est Venu pour déposer Suivant Le Commandement que nous Luy avons fait Depose Sur lad1* plainte dont nous luy avons fait faire Lecture qu’il Connoist Loüis Coulon d1 Sansfaçon pour estre Soldat de la Compagnie de S‘ ours qu’il Sçait S’Estre absenté de cette garnison Sans Congé n’y permission depuis peu de tems et qu’il a Emporté Ses armes et Ses hardes avec luy, qu’il Sçait que le Sieur de Joannes Cadet à L’Eguillette a été a Sa poursuitte, et qu’il ne La point trouvé, et qu’avant Sa desertion il La vû recevoir Son prest, Monter La garde en habit d’ordonnance et qu’il ne Sçait point les raisons qu’il a Eu de deserter, qui est tout ce qu’il a dit Scavoir Lecture a luy faitte de Sa deposition a dit qu’elle Contient Vérité, y a persisté, et a Signé Lb Bulletin des Rbchbrchbs Historiqubs, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. — 138 gorlier Raimbault De Barrallon fourier Descarrieres Greffier Commis au Conseil de Guerre avec paraphe Est Egallement Comparu devant nous Le Sieur Jean Cardon d' Cardon Sergent de la Compagnie de S1 ours Agé de Vingt huit ans Servant actuellement dans cette Garnison Lequel apres Serment par luy fait de dire Vérité et qu’il nous a dit N’Estre parent, allié, Serviteur n’y domestique dud' Loüis Coulon cr Sans façon, qu’il est Seulement Venû pour déposer Suivant Le Commandement que nous Luy avons fait Depose Sur lad"' plainte dont nous luy avons fait faire Lecture qu’il Connoist Loüis Coulon dl Sansfacon pour Estre Soldat de la Compagnie de S1 ours, qu’il Scait S’estre absenté de cette Garnison depuis peu de tems Sans Congé ny permission et qu’il a Emporté Ses armes et hardes avec luy qu’avant Sa desertion il L’a vû recevoir Son prest Monter La Garde en habit d'ordonnance qu’il Scait que le Sieur de Joannes a Eté a Sa poursuitte et qu'il ne La point trouvé, et qu’au Surplus il ignore les raisons qu’il a Eu de deserter, qui est tout ce qu'il a dit Sçavoir Lecture a luy faitte de Sa deposition a dit qu’elle Contient Vérité y a persisté et a déclaré ne Scavoir Ecrire ny Signer de ce Enquis Suivant L’ordonnance Raimbault De Barrallon fourier Descarrieres Greffier Commis au Conseil de Guerre avec paraphe * * * Recollement (du 20ème Xbre 1751) Du Lundy Vingt décembre mil Sept cent Cinquante Un deux heures Et demye de releve Nous Antoine Claude Raimbault de Barrallon faisant les fonctions de Garçon Major dans cette Garnison du fort BeauSejour assiste du Sr Loüis fourier Descarrieres Greffier Commis en cette partye au Conseil de Guerre Avons fait Venir par devant Nous Le Sieur Jossé Gorlier d' Gorlier Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940, 139 Sergent de la Compagnie de S1 ours Premier témoin des Informations par nous faitte ce jourdhuy Lequel apres avoir fait Serment en la maniéré accoutumé, et que Lecture Luy a Eté faitte de Sa deposition a dit quelle Contient Vérité, y a persisté, et a Signé gorlier Raimbault De Barrallon fourier Descarrieres Greffier Commis au Conseil de Guerre avec paraphe Avons pareillement fait Venir par devant nous Le Sieur Jean Cardon d‘ Cardon Sergent de la Compagnie de S1 ours Second témoin de lad1' Information Lequel apres avoir aussy fait Le Sement accoutumé, et que Lecture Luy a Eté faitte de Sa dépositions dit Icelle Contenir vérité, qu’il n’a rien a y ajouter ny diminuer et a déclaré ne Scavoir Ecrire ny Signer de ce Enquis Suivant L’ordonnance Raimbault De Barrallon fourier Descarrieres Greffier Commis au Conseil de Guerre avec paraphe (JLa fin dans la prochaine livraison) L'ILLUSTRATEUR DU VIEUX MONTRÉAL On n’aurait qu’une vague idée de l’aspect des principaux édifices de Montréal d’il y a cent ans (la plupart ayant été rasés par le feu ou par les démolisseurs), sans l’artiste James Duncan qui est de nos jours ignoré de plusieurs.Comme il eut du mérite esquissons sa carrière en joignant les renseignements que nous avons pu rassembler à la notice que lui consacra, naguère, le pasteur Robert Campbell (1).Né à Coleraine, Irlande, en 1805, Duncan vint s’établir à Montréal en 1830.De cette date à son décès il enseigna l’art graphique dans les écoles protestantes supérieures, notamment à la High School, à la McGill Normal School, et dans diverses académies de demoiselles.Hors sa tâche pro- (1) History of the Scotch l’rabytinan Church, St Gabriel St.Montreal, 1887, p.630.Le Bullbtin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, niai 1940. 140 fessionnelle, sur commande ou pour son plaisir, il peignit des paysages, des portraits, des miniatures et fixa à la plume ou au crayon l’image de divers immeubles.En 1834, il avait épousé demoiselle Caroline Power qui lui donna une fille et cinq fils.Deux de ceux-ci furent chirurgiens dans l’armée anglaise d’outre-mer.James Duncan qui n'était pas nomade passa cinquante ans de son existence dans le même quartier.Ainsi, de 1842 à 1849, il logeait rue du Champ de Mars, près de la rue Gosford.A partir de 1849 on le trouve rue S.-Louis, à quelques pas de son ancienne demeure.De cet artiste nous connaissons deux tableaux inédits.L’un, dessiné à la plume, est une délicate vue panoramique de Montréal ; l’autre, rappelle une page de l’histoire montréalaise.Dans nos annales, 1849 a été « l’année terrible ».Emeutes, pertes de vie, insultes grossières aux représentants de la Couronne, sinistres irréparables, épidémie, il y a de tout.Et c’est dans la succession de ces malheurs que le commandant en chef des troupes impériales au Canada succombe à Montréal.Ce haut et estimable officier, âgé de 72 ans, Sir Benjamin D’Urban, mourut le 23 mai, exactement un mois après l’incendie du parlement (place Youville).A ce personnage de grande distinction, l’armée fit des funérailles imposantes et James Duncan se chargea d’en conserver le souvenir.En son tableau, le convoi funèbre a quitté la luxueuse hôtellerie Donegana, angle nord-ouest des rues Notre-Dame et Bonse-cours, et se dirige vers le cimetière Papineau, entre deux haies de soldats et de citadins.Le spectacle, saisi sur le vif, présente des détails si précis sur les costumes, même sur les édifices qui bordent la scène, qu’il devient un document précieux.Comme la photographie n’existait pas, c’est à Duncan que Newton Bosworth (2) avait eu recours, en 1839, pour illustrer son Hockelaga Depicta qui n'aurait peut-être qu’une valeur « de rareté », si on en enlevait les gravures d’immeubles disparus.L’auteur de la première histoire anglaise de Montréal nous offre des renseignements exacts sur les institutions protestantes, mais il s’est emmêlé sur les autres.L’illustrateur Duncan, fidèle assidu de l’ancienne église presbytérienne, jadis sise à l’angle nord-est des rues Saint-jacques et Saint-Gabriel, décéda septuagénaire au General (2) Cet auteur fait suivre son nom des lettres F.R.A.S.Il aurait donc été membre de la Société royale d'Astronomic.Une deuxième édition de son ouvrage parut en 1846.Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. — 141 — Hospital, le 28 septembre 1881.(3) Alors, il était veuf depuis quatre ans.Personne ne paraît avoir songé à dresser une liste des œuvres de cet éducateur habile, ferme et consciencieux, qui contribua pour une large part à répandre le goût des beaux-arts.E.-Z.Massicotte.LES TROIS FRÈRES CASAULT Ces trois frères, originaires de Saint-Thomas de Mont-magny, ont fait honneur au Canada français mais dans des carrières bien différentes.Louis-Jacques Casault, né le 17 juillet 1808, fut ordonné prêtre le 27 novembre 1831.Attaché presque aussitôt au séminaire de Québec, il fut professeur, directeur puis supérieur de cette institution.C’est M.l’abbé Casault qui est considéré comme le véritable fondateur de l’université Laval dont il fut le premier recteur.Il passa en Europe en 1852, et obtint la charte royale de fondation.L'abbé Casault, usé par tous ses travaux, est décédé à Québec le 5 mai 1862, à l’âge de 54 ans.Pour connaître l'œuvre et les qualités de l’abbé Casault, il faut lire dans l'Annuaire de l’université Laval de 1862-1863, la belle notice biographique que lui a consacrée Mgr M.-E.Méthot.Louis-Napoléon Casault, né le 10 juillet 1822, fut admis au barreau le 18 février 1847 et monta vite à la tête de sa profession.Député de Montmagny puis de Bellechasse, de 1854 à 1870, M.Casault fut fait juge de la Cour supérieure le 27 mai 1870.Juge du district de Kamouraska, il fut promu au district de Québec en 1870 et devint juge en chef de la Province en 1894.Créé chevalier la même année, sir Louis-Napoléon Casault prit sa retraite en 1904 et décéda à Québec le 18 mai 1908.Le juge Ferdinand Roy a écrit avec raison que l’histoire de notre magistrature ne sera complète que si l’on fait une très large place à sir Louis-Napoléon Casault.Louis-Adolphe Casault, le cadet des frères Casault, né en .octobre 1832, étudia d'abord le droit, mais il ne (3) Non pas 1880, comme il a été die.Le Bulletin des Reciiekches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. — 142 - rêvait qu’à la vie militaire.En 1854, il partit pour la France, s’enrôla dans l'armée et fit les campagnes de Crimée et de Kabylit.De retour au pays, Casault obtint une commission d officier dans le 100 Regiment et fît du service en Angleterre, à Malte et à Gibraltar.L’expédition de la Rivière-Rouge en 1869 valut au lieutenant-colonel Casault l’occasion de se distinguer et il fut fait compagnon de Saint-George à la fin de la campagne.Peu après M.Casault devenait assistant-adjudant général des milices de la province de Québec.Le lieutenant-colonel Casault décéda à Québec le 2 juillet 1876, après avoir fourni une carrière militaire très honorable.LAURENT POIRE —SON LIEU D’ORIGINE Le 30 septembre 1669, Laurent Poiré faisait un contrat de mariage avec Marguerite Biaise devant Duquet, et ce contrat, qui fut résilié, le dit d’Abbeville, archevêché de Rouen ; le 12 novembre 1671, Laurent Poiré faisait un contrat de mariage avec Geneviève Leclerc devant Becquet, et ce contrat le dit originaire « d’Ennebas-sur-Rysle », archevêché de Rouen ; le 26 novembre 1671, le dit Laurent Poiré se mariait a Québec avec ladite Geneviève Leclerc, et l’acte de mariage le déclare de S.-André d’Affeville, archevêché de ouen.voila trois documents qui mentionnent tous les trois Je meme diocèse, mais qui, à première vue, nous adressent a trois ocalités différentes.C’est embarrassant.Comment résoudre la difficulté ?' i Ÿ note^'abord que, dans le registre de Québec, Tanguay a Ju Asseville, mais que sa lecture est inexacte : le rédacteur de J acte a écrit deux / et non deux j- dans la première partie du mot.Je note également que d’autres ont lu Affreville mais que cette lecture semble inexacte, elle aussi : le petit trait baissant qui suit le deuxième/n’est pas un r, à mon avis ; c est plutôt le résultat d’un faux coup de plume, c’est une sorte de petit crochet, qui n’a la forme d'aucune lettre et qui ne signifie rien.Nous avons donc S.-André d’Affeville, Abbeville et Ennebas-sur-Risle.Si l'on jette un coup d’œil sur la ckrte Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. 143 — du département de l'Eure, on trouve, précisément sur la Risle (ou Rille), une localité du nom d'Appeville.Abbeville, Affeville et Appeville, voilà des noms qui se ressemblent terriblement et qui, dans la prononciation, ne se distinguent guère que par des nuances ; aussi a-t-on pu écrire, en entendant le mot, une fois Abbeville et l’autre fois Affeville, pour Appeville ; d’autant plus facilement qu'à l’époque l’orthographe des noms propres n’était pas parfaitement fixée et ne préoccupait guère les esprits.Quant au reste, supposons qu’Appe-ville s’appelle aussi Annebault.Or, dans Ennebas, ne peut-on pas, sans trop de peine, reconnaître le surnom Annebault ?De fait, VAnnuaire général catholique (Lethielleux, édition de 1938) mentionne, dans le département de l’Eure, non pas Appeville tout court, mais Appeville-dit-Annebault .C’est là, je crois, la paroisse natale de Laurent Poiré.L’Annuaire général catholique, il est vrai, place Appeville-dit-Annebault au diocèse d’Evreux, non pas au diocèse de Rouen.L’objection n'a pas de consistance : plus d’une localité attribuée autrefois à l’archevêché de Rouen appartient aujourd’hui à l’évêché d'Evreux.Les limites ont sans doute changé .C.L.LE PREMIER TRAITE D’ARITHMÉTIQUE (1809) Nos écoliers ou ceux qui veulent se perfectionner en arithmétique ont maintenant à leur disposition une bonne douzaine de traités canadiens sans compter ceux que les libraires importent d'Europe.Il n’en était pas de même au début du siècle dernier.Jean-Antoine Bouthillier, l’auteur de Traité d'arithmétique pour l'usage des écoles, publié à Québec en 1809, disait dans sa préface : « La rareté des livres de cette espèce dans ce pays a fait que jusqu’à présent les maîtres d’écoles ont été obligés de faire copier les principes de l’arithmétique et des règles quelquefois d’une longueur extraordinaire, dans des cahiers, ce qui occasionne une perte de temps considérable.Cet ouvrage pourra remédier à cet inconvénient.» Le Traité de M.Bouthillier fut le seul manuel d’arithmétique de plusieurs générations d’écoliers.L’auteur Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. — 144 — Jean-Antoine Bouthillier, né à Québec le 28 novembre 1782, était le fils de Guillaume Bouthillier, originaire de Guer-nesey, et de Marie-Angélique Guignard.M.Bouthillier reçut une commission d’arpenteur le 12 mai 1804 et exerça sa profession pendant un certain nombre d’années.Le 19 janvier 1815, il était nommé inspecteur des grands chemins, rues et ponts de la cité de Québec.A sa mort, arrivée à Beauport le 12 novembre 1835, il était assistant-greffier de la Chambre d Assemblée.La Gazette de Québec, en annonçant la mort de M.Bouthillier, prenait la peine de noter que son Traité d'arithmétique, était encore le seul du genre en langue française dans tout le pays.UNE ORDONNANCE INEDITE DE JACQUES RAUDOT Jacques Raudot, etc.Le Sieur Gaillard procureur de trois des principaux créanciers de la succession du deffunt Sr Pauperet Nous ayant exposé que suivant un acte passé le quinze du present mois entre luy et les procureurs des autres créanciers ils seroient tous convenus de charger mr De la Cettiere des poursuittes necessaires contre les debiteurs de lad.succession, et contre les heritiers de la Veuve Baby et que pour cela il retireroit esmains de david Pauperet fils touttes les pieces concernants lesd.creances lesquelles luy avoient esté mises entre les mains par le S' Bergeron son tuteur, ce que led.nv De la Gettiere estant aux trois rivieres, ayant voulu faire, il les luy a refusées disant qu’il ne les avoit point, et qu’il les avoit mises entre les mains de Potier lequel les avoit mises dans un coffre en s en allant a Montreal ce qui ne se trouve pas veritable suivant un certifficat du Sr De tonnancourt qu’il nous représente et comme ce refus avec bien d’autres indices qu’ils ont marque la mauvaise foy dud Pauperet, qui est d’intelligence avec les heritiers Baby qui sont les principaux debiteurs de la Succession de Son pere, et que parmy les pieces qu’il eurs Retient il y a une obligation de la somme de 6000' de la Veuve Baby au proffit dud deffunt Pauperet sans laquelle ils ne peuvent pas saisir les effets qui ont esté laissez par lad Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. — 145 — Veuve ; et comme ils aprennent que lesd heritiers baby de concert avec led Pauperet détournent lesd effects, ils nous demandent qu’en declarant lad oblig°" executoire contre lesd heritiers baby, leurs promettre de saisir tous les effets tant meubles qu’immeubles appartenans a la succession de lad Veuve baby et mesme ceux du pere en Cas qu’il y soit obligé ; ensemble les sommes deues par les debiteurs desd successions baby, et pour y parvenir qu’il soit ordonné a mr De Chambalon de leur délivrer une seconde exped"" de l’obligation dont est question, ensemble un extrait de Inventaire fait apres le deceds de lad Veuve Baby contenant les dettes actives de lad succession et aussy condamner led Pauperet a remettre entre les mains dud mr De la Cettiere tous les titres que led Sieur Bergeron luy a remis a quoy ayant egard Veü led traitté fait entre tous les procureurs des cream88 dud deffunt Pauperet le quinze de ce mois ; et le certifficat dud Sr De tonnancour aussy du 22 de ce mois.Nous déclarons lobligation passée par lad veuve Baby au proffit dud deffunt Pauperet executoire contre ses heritiers, comme elle l’estoit contre elle, permettons au Sieur Gaillard tant pour luy que pour les autres créanciers de saisir les effets tant meubles qu’immeubles appartenans a lad succession Baby et ceux de leurs debiteurs, et pour y parvenir nous ordonnons que led mr Chambalon luy dellivrera une seconde expedon de loblig°n dont est question, ensemble un extrait de linventaire fait apres le deceds de lad veuve baby contenant les dettes actives de sa succession, condamnons led David Pauperet de remettre entre les mains dud mr De la Cettiere tous les titres et pieces qui luy ont esté remises par led Sr Bergeron Mandons &ca fait a Quebec le 26 février 1710 Raudot Par monseigneur Seurra (1) QUESTION De quand date l’expression les “Chevaux” aux Trois-Rivières ?X (0 Archives de la province de Québec.Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. LA BIBLIOGRAPHIE DE KATERI TEKAKWITHA Voici une liste des ouvrages sur Kateri Tekakwitha, la jeune vierge iroquoise.Cette bibliographie a été préparée par les RR.PP.Jésuites : 1682 Abrégé de la vie de Catherine Tegaskouita.Manuscrit conservé au collège St-Louis, Jersey, Angleterre.1695 Claude Chauchetiere, S.J.La vie de la B.Catherine Tegaskouita, dite a présent la sainte Sauvagesse.Manuscrit conservé au collège Ste-Marie, Montréal.1696 Pierre Cholenec, S.J.La vie de Catherine Tegaskouita, premiere vierge iroquoise.Manuscrit conservé à 1 Hôtel-Dieu de Québec.1707-1721 Le Brun, S.J.Additions au manuscrit précédent Manuscrit conservé au collège Ste-Marie, Montréal.1^1^ ~7 ! *crre Cholenec, S.J.Lettre latine au P.Tamburini, Général, esquissant la vie de Kateri : « Vita Catharinæ Tegakovitæ Iroqumos inter Barbaros primæ virgini-tatem voto professæ.» Archives du collège Ste-Marie, Montréal.^ .7 Félix Martin, S.J.La vie de Catherine Tekakwitha, Manuscrit conservé aux archives du collège Ste-Marie, Montréal.1867 Fia vieil Durocher, O.M.I.Catherine Tekakouita, en langue montagnaise.52 pages.1867 Joseph Marcoux.Vie de Catherine Tekakouita, en langue mohawk et en langue française.Chez T.Cha-pleau et Fils, Montréal.Fil en H.Walworth.The life and times of Kateri tekakwitha, the lily of the Mohawks, 1656-1680.Volume publié à Buffalo et Albany.1894 — Burtin, O.M.I.Vie de Catherine Tekakwitha, vierge iroquoise.93 pages.A Québec, chez Léger Brousseau.1898 Van Rousselaere, S.J.Life of Catherine Tekakwitha.traduction anglaise du manuscrit du P.Félix Martin, k- J 1906 — Miss Hewlett.The lily of the Mohawks, London.Le Bulletin nus Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. — 147 — 1916 — Devine, Ed., S.J.Kateri Tekakwitha, the lily of the Mohawks, 16 pages.En vente au Messager Canadien, 10c.1922-1932—John-J.Wynne, S.J.Kateri Tekakwitha, Catherine, the lily of the Mohawks.New York, Fordham University Press.1922 — E.J.Devine, S.J.Historic Caughnawaga.Edition du Messager Canadien.1927 — Edouard Lecompte, S.J.Catherine Tekakwitha, bref résumé du volume précédent.1927 — Drummond, S.J.The lily of the Mohawks, 34 pages.Traduction du précédent.1928 — Villain, S.J.Katheri Tekakivitha, la sainte sauva-gesse, 32 pages.Edition du Museum Lessianum, Louvain, Belgique.1928 — Pietro Cholenec, S.J.Vita di Caterina Tekakwitha, prima vergine irochese.Traduction italienne de la vie du P.Cholenec.112 pages.1932 — Sister Francis.An Iroquois Virgin, Catherine Tekakwitha, lily of the Mohawk and the St.Lawrence.Traduction de la vie de Catherine par le Père Lecompte, 190 pages.Tekakwitha League, New-York.1933 — Three Plays : 1° Tekakwitha lily of the Mohawks ; 2° The white Flower of the Canienga ; 3° Tekakivitha who moveth all before her.Tekakwitha League, 141 East 29th Street, New-York.70 pages.1934—J.J- Wynne, S.J.Kateri Tekakwitha, die Lilie der Mohawks, traduction en langue hollandaise de la vie de Kateri par le R.P.J.J.Wynne.Edition Butzon et Bercker, Kevelser.1934 — Margaret Thornton.Kateri, the Maid of the Mohawks, 159 pages.1934 — Juliette Lavergne.La vie gracieuse de Catherine Tekakivitha.Edition de l’Action canadienne-française.1934 — Robert Rumilly.Kateri Tekakwitha, le lys de la Mohawk, la Fleur de Saint-Laurent.1937 — Daniel Sargent.Catherine Tekakwitha, 344 pages.Longman, Green and Co., New-York, Toronto.1937 — Francis Taylor Petterson.White Wampum.Longman, Green and Co., New-York, Toronto.1937 — Sister Mary Immaculata of Maryknoll.Our Kateri.The Life History of Kateri Tekakwitha, 129 pages.Lb Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5» mai 1940. — 148 — 1938 Rina Lasnier.Féerie indienne.Édition de l’Imprimerie du Richelieu, St-Jean, Québec.1938 Positio.Ensemble des documents réunis par la Sacrée Congrégation des Rites, 450 pages, grand format.Roma-ex Typis Pont, Universitatis Gregorianæ.1939 Guilberte C.Bouvier.Kateri Tekakivitha.Illustrations tirées du film « Le lys des Mohawks ».Le Messager Canadien, 1961, rue Rachel est, Montréal.1940 ~ Armand Morissette, O.M.I.Histoire de Kateri Tekakwitha.Imprimerie du Richelieu, St-Jean, Québec.D’après le Devoir, 20 avril 1940.LE CHIRURGIEN LANDRIAUX Dans le Bulletin des Recherches Historiques de 1937, p.46, nous avons localisé Landriaux à Montréal en 1748, ensuite au Fort Saint-Frédéric, où il se mariait en 1756.Deux ans plus tard, il était revenu à Montréal et il faisait baptiser vingt-un enfants, mais nous avions raison de croire que sa vaillante épouse lui en avait donné un de plus.D’autres renseignements nous permettent de compléter la notice à laquelle nous référons.Par un acte du notaire Simonnet nous constatons que le 7 mai 1748, Louis Landriault dit La ancette, de la compagnie de M.le chevalier de La Corne taisant les fonctions de chirurgien à /’Hôtel-Dieu de Montréal, étant sur son départ pour aller exercer sa profession au tort Saint-Frederic de la Pointe aux chevelures, constitue son procureur le sieur Feltz, chirurgien major de Montréal pour qu il reçoive « ses appointements de la somme de 480 livres et autres gratifications que Sa Majesté pourra lui accorder ».es archives d Ottawa nous apprennent de plus, que le 5 mars 1757, 1 aumônier récollet, Didace Cliche, baptisait au Fort Saint-Frédéric, Jean-Louis, l’aîné des enfants du c ururgien Landriaux Ce premier rejeton décéda le 10 août 1757 et fut inhumé le même jour.Nous avons précédemment établi que le susdit « professionnel » demeura à Montréal de 1758 à 1788.Cependant la Gazette, du 7 mars 1782, publiée à Québec, parle d’un Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. 149 — « docteur Landriaux » pour lors à Québec Comme il ne paraît y avoir eu aucun autre médecin ou chirurgien de ce nom en notre pays, il est permis de supposer que celui dont nous nous occupons alla exercer son art dans la capitale, pendant quelque temps seulement, car nous le retrouvons à Montréal en mai 1782.De ce qui précède, il ressort donc que le nom de Landriaux doit être placé dans la liste des chirurgiens qui furent attachés à l’Hôtel-Dieu de Montréal, que l'on sait quand et pourquoi il quitta cette institution, en 1748, enlin qu il est possible maintenant, de produire la liste complète de sa progéniture.E.-Z.Massicotte.LE PREMIER ALPHABET CANADIEN D’après les dictionnaires 1 Alphabet c est la disposition par ordre des lettres d’une langue.Les dictionnaires disent également : « On donne aussi le nom d Alphabet à un petit livre imprimé, qui contient les lettres de 1 Alphabet et les premières leçons qu’on donne aux enfants pour apprendre les lettres.» C'est de ce petit livre dont il s agit ici.Il est certain que sous le régime français nos ancêtres apprenaient leurs lettres dans un Alphabet comme nous l’avons fait et comme le font encore nos enfants.A-t-on conservé quelque part un Alphabet qui fut en usage sous le régime français au Canada ?Il semble que non.Du moins, aucun de nos dépôts d’archives ne contient ce petit livre.Bien plus, de 1764 à 1800, on a dû imprimer ici pour les enfants d’écoles un Alphabet quelconque.Il n’est pas probable que pendant cette période où nos rapports avec la France furent si rares et si contrecarrés les libraires aient réussi à se procurer des Alphabets imprimés là-bas.Or, le premier Alphabet canadien mentionné par nos bibliophiles fut imprime en 1800.Il portait pour titre Le grand Alphabet divise par syllabes.Ce petit manuel eut une seconde edition en 1827 et, sans doute, plusieurs autres à la suite de celle-là.En tout cas, celui qui trouverait un Alphabet canadien imprime avant Lb Bulletin dbs Recherches Historiques, Vol.XLV1, No 5, mai 1940. — 150 — 1800 ferait grandement plaisir aux bibliiophiles en leur faisant connaître.v LE DOCTEUR J.-A.CREVIER Le docteur Joseph-Alexandre Crevier fut un des premiers chez nous a s occuper de science d’une façon sérieuse et continue.Ne au Cap-de-la-Madeleine le 26 février 1824, il était le neveu de 1 abbé Edouard Crevier, fondateur du collège de Sainte-Marie de Monnoir.Médecin en 1849, le docteur Crevier exerça sa profession douze ans à Saint-Hyacinthe dix ans a Saint-Césaire, et ensuite à Montréal jusqu’à sa mort le 1er janvier 1889.M.Jacques Rousseau a consacré une étude biographique et bibliographique au docteur Crevier dans laquelle il 1 étudie comme médecin, comme vulgarisateur, comme homme de science.Le docteur Crevier s'occupa de météorologie, d’astronomie, de chimie, de botanique, de zoologie, de minéra-ogie, de géologie etc., etc.Il ne brilla pas dans toutes les sciences mais il se rendit utile dans chacune.La partie du travail de M.Rousseau consacrée à la bibliographie de Crevier est peut-être plus importante que toutes les autres puisqu elle nous fait connaître tout ce qu’il publia • livres articles de revues et de journaux, etc., etc.Le docteur crevier, sur un autre théâtre, serait devenu une célébrité.LES ÊCHEVINS DE PARIS En quoi les échcvins de Paris sous Louis XIV et Louis XV peuvent-iJs nous intéresser?C’est ce que l’on peut se demander au premier abord, mais comme plusieurs des nôtres sont originaires de cette ville et que des Français qui ont séjourné au Canada tiennent de près à cet échevinlt il est peut-etre bon d en parler un peu.Lb Bulletin dbs Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. — 151 — Louis Boulduc était de la paroisse de Saint-Benoit, de Paris.Son père avait nom Pierre, et sa mère, Gilette Pijart, (Dictionnaire Tanguay, 1-64).M.Trudon des Ormes fut pendant quelque temps rédacteur de Y Annuaire de la Noblesse, de Paris.Il m’a assuré que Louis Boulduc était de la même famille que Gilles-François, échevin de Paris, en 1726.M.Trudon des Ormes est l'auteur de « Notes sur les Prévôts des Marchands et des Ëchevins de la ville de Paris ».Gilles-François a été de l’Académie royale des sciences et apothicaire du roi.Ses armes, qui figurent dans F Armorial de la ville de Paris, gravé par Beaumont, sont : « D’argent, au chevron d’azur chargé de trois étoiles d’or, et accompagné de trois ducs de gueules empiétant chacun une boule de sable.» Ce sont des armes parlantes : Des boules, des ducs.La charge d’échevin lui permettait de timbrer ses armes d’une couronne de comte.Il est à noter que la mère de Louis Boulduc, Gilette Pijart, eut un parent, édile de Paris.Tanguay marque que Louis Boulduc signait Baulduc.Il s’est trompé ; il faut lire 0 au lieu de A.Charles Le Febvre de Caumartin, sieur de L'Intelle, était lieutenant à Lachine en 1689 ; il est à Saint-François-du-Lac en 1691, alors qu'il retourne en France.De cette famille est Antoine-Louis-François Le Febvre de Caumartin, maître des requêtes honoraire de l'Hôtel, grandcroix, chancelier et garde des sceaux de l’Ordre de Saint-Louis.Il fut élu prévôt des marchands de Paris, le 17 août, 1778.C’était la plus haute charge de cet échevinat.Nous savons que Pierre-Yves de Bougainville, père de l’officier principal de Montcalm a été lui aussi, échevin de Paris, de 1741 à 1743.Nicolas Boisseau qui épousa à Québec en 1725, Marie-Anne Pagé, était fils de Pierre et de Marguerite Guérin, de la même paroisse que le père de Louis Boulduc.Un Louis Boisseau a été échevin de Paris en 1712, et une demoiselle Guérin était l’épouse de Charles Allen, un autre édile de la fameuse cité.Il y a là peut-être un rapprochement à faire.Nous fournissons cette note, car elle peut avoir son importance pour nos généalogistes.Maître E-J-F Barbier, avocat au Parlement de Paris, nous offre dans son Journal (III-94) des détails curieux sur l’élection des échevins de Paris.On les lira peut-être avec intérêt.Il dit : Lb Bullbtin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 5, mai 1940. — 152 —
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.