Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 août 1940, août
LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XLVI LÉVIS, AOÛT 1940 No 8 LES DU PONT DE L’ACADIE (1) En parcourant les annales militaires de notre pays, de 1700 environ jusqu’en 1760, l’on ne rencontre pas moins de vingt officiers du nom de Du Pont.La plupart ont servi dans l’Acadie proprement dite ou à 1 ’Ile Royale, y occupant quelquefois des postes très importants, mais l’un au moins a joué au Canada même, vers la fin de la guerre de Sept Ans, un rôle considérable que l’histoire a d’ailleurs sévèrement jugé.Quoique tous de la même famille, ils ont, suivant l'habitude du temps, porté les noms les plus divers : Du Cham-bon, du Vivier, de Renon, de Gourville, de Vannes, de Vergor, etc.et, à cause de cela, l'on a souvent éprouvé de la difficulté à trouver le lien qui les rattachait les uns aux autres.La présente étude est, croyons-nous, la première tentative que l’on ait faite de les identifier d’une façon un peu claire et nous espérons qu’à ce point de vue elle rendra aux historiens quelques services.La famille Du Pont est d’assez ancienne noblesse, puisqu’on la retrace jusqu’en 1481.Lorsqu’elle fut maintenue dans sa noblesse en 1666, il lui fut possible de prouver une filiation suivie depuis 1516.Après être passée du Poitou en Angoumois, elle s’établit d’assez bonne heure en Saintonge, et c’est de la Saintonge qu’elle émigra en Amérique.D’après la plupart des armoriaux les Du Pont de Saintonge blasonnent d’argent à quatre chevrons de gueules.Cependant nous voyons que d’Hozier dans son Armorial général (2) donne à Marie Herauld, veuve de Hugues Du Pont et mère des premiers Du Pont du Canada, les armes suivantes.D’or à une fasce d’azur chargée d’un pont d’argent.(1) L’auteur tient à remercier le R.P.Archange Godbout.O.F.M., et M.Pierre-Georges Roy de leur précieux concours dans la préparation de ce travail.(2) Armorial finirai, généralité de la Rochelle, p.no 159.La Bulletin des Reciihkchbs Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 226 Dans Ja pensée de d’Hozier ces dernières armes ne pouvaient être que celles des Du Pont, les Herauld de Gourville eux-mêmes portant: D’argent au chevron de gueules accompagné de 3 mouchetures de sable, 2 et 1.Le premier que nous rencontrons est Guiot Du Pont, dit seigneur de la Garde, d'après un lieu noble de ce nom qui lui appartenait dans la paroisse d’Yesse en Poitou.De son mariage avec Jeanne Forestier il eut: 1— Philippe Du Pont, seigneur de la Garde, marié à Marie du Bois et dont nous ne connaissons qu’un fils, André, qui, après avoir suffisamment prouvé sa noblesse, fut exempté de la taille par Charles Huault de Montmagny, député par Sa Majesté pour le régalement des railles en Poitou.2— Liphard Du Pont, également seigneur de la Garde en partie, qui continue la lignée.De Liphard Du Pont et de Denise du Bois est issu Mathurin Du Pont seigneur de la Garde, qui, après avoir épousé en 1580 Jacquette du Bois, fut victime d’un attentat le 7 septembre 1588 et mourut le lendemain de ses blessures.Le fils de ce dernier, Annet Du Pont, sieur de la Garde, naquit à Yesse en Poitou, mais, en 1610, on le trouve établi au lieu noble de la Tour, paroisse de Chastenet, en Saintonge, (aujourd hui canton de Montlieu dans la Charente-Inférieure).Il épousa 1° en 1610 Catherine de Bremond et 2° en 1616 Jeanne Giraud.Ses enfants du second lit, qui seuls nous intéressent, furent Christophe et Jean Du Pont.On voit que l’aîné, Christophe, fit abjuration de l’hérésie le 20 juin 1675, ce qui fait croire que les Du Pont à cette époque appartenaient à la religion réformée.C’est toutefois du cadet Jean que descendent les Du Pont de l’Acadie et de File Royale.Jean Du Pont, sieur de la Garde et du Vivier fut reconnu noble le 30 septembre 1666 par Catherine de Claray.Chargé de la recherche des usurpations de noblesse dans la généralité de Limoges et maintenu par ordonnance rendue à Limoges le 9 octobre suivant par M.d’Aguesseau, maître des requêtes et intendant de la dite généralité, sur représentation des titres justificatifs de sa noblesse depuis 1516.Il demeurait en 1642 au chateau de Chalais et, en 1649, au lieu noble du Vivier, dans la paroisse de Saint-Pierre de Jérignac, aujourd hui en Charente.Il épousa d’abord en 1642 Isabeau Faure et puis, en 1683, Anne de Montargis.i r fj Si* Première femme, Isabeau Faure, qui lui apporta le net de Vergor, à elle laissé par son premier mari, Gaston Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 227 — Bouchard, sieur de Vergor (ou Vergort) (1), il eut un fils, Hugues, qui fut le père des premiers Du Pont passés en Amérique.Hugues Du Pont, écuier, sieur du Vivier et de Médillac, fut baptisé à Saint-Pierre de Sérignac, le 6 février 1649.Il demeurait au lieu noble du Vivier, en la dite paroisse, le 9 février 1675- Par contrat passé devant Denis, notaire à la Rochefoucauld, il s’unissait en mariage à Marie Hérault, Idle de feu Hélie Hérault sieur de Gourville et de Anne Préverauld.Le mariage fut célébré le 19 février suivant, dans l'église de Notre-Dame de la Rochefoucauld.Hélie Hérauld, le beau-père de Hugues Du Pont, avait été l’intendant du frère du célèbre auteur des Maximes, l'abbé de la Rochefoucauld, évêque de Lectoure, et était lui-même le frère aîné de Jean Herauld de Gourville, qui joua un rôle si considérable sous le règne de Louis XIV, et qui a laissé des mémoires fameux.M.Lecestre, le savant éditeur des Mémoires de Gourville, ne donne que deux enfants à Hélie Herauld, le frère du mémorialiste, François et Anne, alors que d’après l’abbé J.-F.Chevalier, auteur de Gourville et sa famille (2), il en eut en réalité six, dont Marie,épouse de Hugues Du Pont (3).On n’a pas découvert encore l’acte de naissance de Marie Herauld qui, née probablement en 1650, un an après le mariage de ses pères et mère, a dû cependant être baptisée à Verteuil, en Charente.Les registres de la Rochefoucauld ne nous font connaître la naissance que des cinq derniers enfants d’Hélie Herauld.Il n'est peut-être pas sans intérêt de noter ici,à cette occasion, qu’il y a eu en Canada, au 18e siècle, un officier appartenant à la famille Herauld.Nous voulons parler de François Hérault (ou Herauld), sieur de Saint-Michel, mort en 1748, à Montréal, avec le grade de capitaine réformé, après plus de 30 ans de services dans la Nouvelle-France.Lors de son premier mariage avec Perrine Du Plessis Fabert, en 1713, à Montréal, cet officier est dit à l’acte, fils de François Herauld, sieur de Gourville, et de Marguerite de Challon, de Saint-Gervais de Paris, et souvent dans les listes d’officiers on le trouve désigné sous le nom de Saint Michel Gourville.Or dans toute la famille Herauld, nous ne voyons qu’un seul (1) Ce lieu dit de la paroisse de Sérignac existait encore en 1857, mais il ne comprenait alors qu'une maison et un habitant.(2) Chevalier: Gourvillt tt sa famillt.Ruffec, 1927; pp.87-92.(3) Dans le contrat de mariage de Hugues Du Pont avec Marie Herauld, cette dernière .est dite femme de Helie Hérault et d’Anne Prevcraud, connus pour être frère et belle-soeur de Jean Herauld de Gourville.Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. 228 — François qui aurait pu être le père de notre officier canadien, né vers 1680, et c’est François Herauld de Gourville, né lui-même en 1658, frère de Marie Herauld qui fut dame Du Pont, et oncle par conséquent des premiers Du Pont acadiens, le même François Herauld qui fut, conjointement avec le père de Voltaire, l’héritier de Ninon de Lenclos.Il faut reconnaître toutefois qu’il y a à cette parenté un obstacle assez sérieux et c’est que l’ami de Ninon de Lenclos ne parait avoir été marié ni à Marguerite de Challon, ni à qui que ce soit.M.Léon Lecestre en fait un célibataire dans son introduction aux «Mémoires» de Gourville et de même l'abbé Chevalier dans son livre: Gourville et sa famille.Et les dires de ces deux auteurs semblent confirmés, d’abord par le Père Léonard qui, dans un manuscrit de 1693, conservé aux Archives Nationales, affirme que François Herauld de Gourville n’était pas marié, et mieux encore par François Herauld lui-même qui, dernier descendant mâle de sa famille, institue son neveu François d’Hauteclair comme son légataire universel par testament olographe en date du 16 et 21 novembre 1716.Qui donc, en fin de compte, était le père de ce Gourville officier canadien ?C’est un mystère que nous ne chercherons pas plus longtemps à approfondir, car il faut revenir aux Du Pont.Hugues Du Pont était déjà décédé lorsque, le 22 juin 1699, sa veuve et son fils aîné Jean furent maintenus dans la qualité de veuve d’écuyer et d'écuyer selon l’ordonnance rendue par Michel Begon, intendant de la Rochelle.Quant à Marie Herauld de Gourville, dame Du Pont, elle mourut à Vergor en Sérignac, le 24 mai 1727, à l’âge de 79 ans et fut inhumée le lendemain dans l’église du lieu.Par testament fait en 1703, son oncle Gourville, le célèbre auteur des «Mémoires», lui avait légué une somme de 4000 livres.Du ménage Du Pont-Herauld sont issus dix enfants, dont une fille Marie et neuf garçons : Jean, François, Pierre, Gabriel, Michel, Jean II, Louis, François II et Joseph.Nous ne connaissons l’existence de la fille Marie que par la généalogie qu Ogilvy donne de la famille dans son Nobiliaire de Guyenne.Et nous devons dire qu’on ne la voit pas mentionnée avec les autres enfants dans le testament mutuel fait par Hugues Du Pont et sa femme le 4 mars 1693.Sur les neuf garçons, ou du moins sur la plupart, nous sommes un peu mieux renseignés et voici, distribuées en Le Bulletin des Rbchbrches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. 229 autant de chapitres différents, les notes que nous avons pu recueillir sur la carrière et sur la descendance de chacun d’eux.I—Jean Du Pont, Sieur du Regard Jean Du Pont, le fils aîné, naquit à Sérignac.Après avoir été ondoyé le 17 octobre 1675, les cérémonies du baptême lui furent suppléées le 3 janvier 1676.Dans le testament de ses père et mère, en 1693, il est désigné sieur du Regard, mais on le trouve aussi qualifié plus tard seigneur du Vivier de Vergor, de Medillac, de Vannes et autres lieux.Il demeurait au lieu noble de Vivier-sous-Challais, en Sain-tonge lorsque, par contrat de mariage accordé le 20 mars 1706 devant Chabaud, notaire au bourg de Salles, paroisse de la Vilette, en Angoumois, il épousa Demoiselle Anne du Chazeau, fille de feu Messire Gabriel Sicaire du Chazeau, seigneur de Beaumont, de la Resnerie et autres lieux, et de Dame Marie-Madeleine de Lageard, dame de Beaumont et de Salles.Le mariage fut célébré le 12 avril 1706.De ce mariage sont issus les enfants : A—Marie, qui fut baptisée le 6 février 1707, ayant pour parrain et marraine Raymond de Chazeau de la Resnerie et Marie Herauld de Gourville.Inhumée dans l’église le 10 octobre 1708.B—Jean Du Pont, ecuyer seigneur du Vivier et de Medillac, baptisé à Sérignac le 8 avril 1708.Il épousa par contrat du 26 septembre 1735, Dlle Françoise de Sauzé, fille de Messire Gilbert de Sauzé, chevalier, seigneur d’Izais, et de Marie de Meguac, et en eut les enfants qui suivent, tous nés à Sérignac.1— Robert, né et ondoyé le 14 septembre 1736.2— Françoise, née le 29 décembre 1738, baptisée le 7 janvier 1739.3— Charles, né le 8 juin 1740 et baptisé le 12.C—Charles, qui naquit et fut baptisé à Sérignac le 10 avril 1711, ayant pour parrain et marraine Pierre Du Pont, son oncle, et Marie Chazeau.Ordonné prêtre, il devint curé de Menac, et fut connu sous le nom d’abbé du Vivier.On le rencontre, en 1740, parrain d’un enfant de Jean Du Pont du Vivier, son neveu, et de Françoise de Sauzé.D—François Du Pont, connu sous le nom de chevalier du Vivier de Vannes.Né à Sérignac-les-Chalais, diocèse de Saintes, le 6 octobre 1713, il fut ondoyé le 8, les cérémonies Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 230 — du baptême lui étant suppléées le 16 du même mois, alors qu'il eut pour parrain et marraine: Jean Du Pont et Julie de Chazeau.Après avoir servi d’abord dans la Gendarmerie et dans Royal-Vaisseaux, il entra dans les troupes d'infanterie détachées de la marine pour service aux colonies et passa à l’Ile Royale en qualité de lieutenant de la garnison à Louisbourg, le 15 avril 1750.Par contrat passé devant Bracquérisse, notaire royal à Louisbourg, le 8 septembre 1755, il épousa Anne Madeleine Lafitte, native de Niganiche en l'Ile Royale, fille de feu Jean Lafitte, armateur, et de Madeleine Mius d'Entremont.Le mariage fut célébré à Louisbourg, le 10 du même mois.(1) Dans l'État de famille des Officiers de l'Ile Royale, dresse a Rochefort en 1763, on trouve 1 apostille suivante accolée au nom du chevalier Du Vivier de Vannes: «Passe pour médiocre sujet».Cela ne 1 empêcha pas d’être promu au grade de capitaine le 30 avril 1764, mais le lendemain, 1er mars, il recevait son ordre de retraite, avec une pension de 600 livres sur le fond des colonies.En 1768 on le trouve, restant avec sa femme et ses enfants, à Vivier-Sous-Chalais en Saintonge.Tout ce que nous savons de lui après ce temps c'est qu'il fut fait chevalier de Saint-Louis, par ordre du 22 juin 1770.De son mariage, avec Anne-Madeleine Lafitte, nous ne connaissons que les enfants suivants: J N - ¦ Du Pont du Vivier de Vannes, une fille qui est dite âgée de 3 ans dans l'État des familles des officiers de l’Ile oyale à Rochefort en 1763 et qui serait par conséquent née vers 1760.1 ^“Charles qui dans le même État des familles de 1763 est dit âgé de 17 mois.3—Marguerie, née et baptisée le 2 avril 1763 à Notre-Dame de Taillebourg (Charente-Inférieure).Admise à l’école noble de Saint-Cyr le 6 octobre 1774, elle mourut dans cette maison le 1er juillet 1780.4 Auguste-Roland Du Pont du Vivier, né le 21 novem-bie 1766 et baptisé le lendemain dans T église paroissiale de St-Louis de Rochefort.Il fut admis à l’école militaire de La Flèche, le 31 décembre 1775, après avoir fait ses preuves.Nous perdons ensuite sa trace.pp 4.5' ' °‘r 1 aCtC de mariaSc Jans lc Rapport des Archives du Canada pour 1704.App.G.Le Bulletin des Rrchbrciibs Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 231 — E—Joseph Du Pont, dont nous savons seulement qu’il fut sous-lieutenant dans une compagnie des troupes détachées de la marine.Si à ce titre il servit aux colonies, ce ne fut apparemment ni en Acadie ni en Canada où son nom ne se rencontre nulle part.Ogilvy dans son Nobiliaire de Guyenne donne encore à Jean Du Pont du Vivier et à Anne du Chazeau trois autres enfants, des filles, mais tout indique qu’il se trompe et que les filles dont il parle sont plutôt des enfants de François Du Pont du Vivier et de Marie Mius d’Entremont, dont il sera immédiatement question.II—François Du Pont du Vivier François Du Pont, sieur du Vivier et de Sérignac, naquit dans la maison du Vivier le 3 septembre 1676.Entré dans les garde-marine à Rochefort, le 28 février 1652, il obtint, le 1er février 1702, une commission de capitaine en Acadie par l’influence de son grand’oncle Jean Herauld de Gourville.Il était fait en même temps enseigne de vaisseau.Deux de ses frères passèrent avec lui en Acadie: Michel Du Pont de Renon, comme lieutenant, et Louis Du Pont du Chambon, comme enseigne.Passé à File Royale en janvier 1714, Du Pont du Vivier y servit jusqu’à sa mort le 28 mai 1716.Le 12 janvier 1705 (1) il épousa à Port-Royal Marie Mius de Pobomcou, fille de Jacques Mius d’Entremont, sieur de Pobomcou, et d’Anne de Saint-Étienne de la Tour.Mais ce ne fut pas sans difficulté.Le sieur Denys de Bona venture qui commandait en Acadie à ce moment, s’était opposé au mariage à la demande de la famille Du Pont, mais le R.P.Félix Pain, récollet, avait passé outre à la défense et procédé quand même à la cérémonie.L’affaire fut évoquée devant le Conseil de marine, mais à la fin le mariage n’en fut pas moins maintenu.Le 25 avril de la même année, un peu plus de trois mois plus tard, l’heureux couple faisait baptiser à Port-Royal un fils né ce jour et fournissait l'explication de la désobéissance du Père Félix Pain aux ordres du commandant.(2) François Du Pont du Vivier laissa à sa mort les enfants suivants: A—François Du Pont du Vivier, connu sous le nom de du Vivier l’aîné.Né le 25 avril 1705, il fut fait garde- Q) Ogilvy dans son Nobiliaire de Guyenne dit erronément le 6 septembre 1701.(2) Sur cette affaire consulter l'article du R.P.Godbout sur le R.P.Félix Pain dans la Ktvue franciscaine 1927, p.259.Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 232 marine le 30 avril 1718, enseigne à l’Ile Royale le 11 juillet 1719, lieutenant le 25 mai 1730, aide-major avec commission de capitaine le 16 juin 1732, et capitaine en pied le 1er avril 1737.Deux ans après le premier siège de Louisbourg, c’est-à-dire en 1747, il quittait le service, pour n’y rentrer que le 1er avril 1750, alors qu’il fut nommé lieutenant de roi, commandant à Hie Saint-Jean en même temps que capitaine de frégate.Mais en mai 1751 sa commission de commandant à l’Ile Saint-Jean lui était déjà retirée pour ne s’être pas présenté au temps requis.Le 20 juillet 1753, il prit sa retraite avec 1200 livres de gratification annuelle sur les Invalides.Il était Chevalier de Saint-Louis depuis 1745.Rien n’indique qu’il ait contracté mariage du moins à l’île Saint-Jean.B—Joseph-Michel, né le 4 (ou 14) avril 1706 à Port-Royal et inhumé au même endroit le 30 avril suivant.C Joseph Du Pont du Vivier, dit le chevalier du Vivier, né le 12 novembre 1707.Officier à Pile Royale, il fut fait enseigne en second le 25 juin 1732, enseigne en pied le 1er avril 1738, lieutenant le 1er janvier 1747 et enfin capitaine le 15 avril 1750.Fait chevalier de Saint-Louis en 1760, il mourut peu après comme il retournait de la Baie des Chaleurs en France, ainsi que le marque une lettre de M.Dangeac du 21 juillet 1761.Le 24 octobre 1750 il avait épousé à Louisbourg, Marie Josephte Le Borgne de Belle-Isle, veuve de Jacques-Philippe-Urbain Rondeau, vivant trésorier de la marine à 1 ’Ile Royale, et sa parente au 3e degré.L État des familles des officiers de l’Ile Royale dressé a Rochefort, en 1763, signale que du Vivier l’aîné avait avec !U1; outre sa famille, son neveu Antoine Du Pont du Vivier âgé de 12 ans.Ce dernier était probablement le fils du chevalier Du Pont du Vivier et de Marie Le Borgne de Belle-Isle.—Louis, né le 2 octobre 1708 et baptisé le lendemain.A du vivre au moins jusqu’en 1717, car à cette date, au lendemain de la mort de son père, il apparaît dans un acte parmi les enfants mineurs dont sa mère est tutrice., E—Michel Du Pont du Vivier de Gourville, né et baptisé a Port Royal le 2 avril 1710.Officier à File Royale, il fut lait enseigne en second le 8 mai 1730, enseigne en pied le 20 mars 1736, lieutenant le 1er juin 1748, et enfin capitaine le av ri I75O, le même jour que son frère le chevalier du Vivier, ait chevalier de Saint-Louis le 25 février 1760, il prit sa Le Bulletin des Rbchebchbs Histohiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 233 — retraite le 1er mai 1764 avec une pension de 600 livres sur le fonds des colonies.Dans l'État des familles des officiers de l’Ile Royale à Rochefort en 1763 il apparait âgé de 53 ans et on le dit en démence, hors d’état de servir, chargé de famille et sans bien.Sa démence ne l’empêche pas d’être parrain de son petit fils Michel de Verteuil, le 10 décembre 1763 à Sérignac.Il a dû mourir vers 1765, car c’est en cette année que sa veuve Marie-Josephte Gauthier obtient 500 livres de pension à titre de réversion sur une pension de 1000 livres qui avait été accordée «au sieur Du Pont» dit l’État des pensions publié en 1789, «en considération des pertes que le sieur Gautier, père de la dite dame Du Pont avait essuyées».Du Vivier de Gourville avait épousé à Louisbourg, le 15 septembre 1737, Marie-Josephte Gautier, fille du sieur Nicolas Gautier et de dame Marie Allain.Marie-Josephte Gautier, veuve du Vivier Gourville vivait encore en 1789 ainsi qu’on vient de le voir, et était alors âgée de 68 ans.Quatre enfants sont nés du mariage Gourville Gautier: 1—Marie-Josephte, baptisée à Louisbourg le 16 septembre 1737.Elle épousa le 7 août 1754 Jacques-Alexis de Verteuil, alors lieutenant à l’Ile Royale, mais qui, après avoir été capitaine dans les troupes nationales de Cayenne, jusqu’à sa retraite en 1767, devint ensuite chevalier de Saint-Louis et gouverneur del’Isle-Dieu en 1773- Sont issus de ce mariage les enfants suivants: A—Victoire, née et baptisée à Louisbourg le 18 février 1756.Elle résidait à Rochefort en 1791, n’était pas mariée et touchait une pension de 200 livres.B—Alexis-Joseph, né le 23 janvier 1759 et baptisé le 24 à Saint-Louis de Rochefort.C—Henri, né vers la fin de 1759 ou au plus tard au commencement de 1760.L'État des familles des officiers de l'Ile Royale à Rochefort en 1763, lui donne à cette époque 4 ans.D—Pierre que l’État des familles de l’Ile Royale à Rochefort dit âgé de 3 ans en 1763.E—Anne-Josephe, née et baptisée le 4 juillet 1761 à Notre-Dame de Taillebourg, diocèse de Saintes.Entrée à Saint-Cyr le 8 novembre 1768, elle en sortit le 13 juin 1781.En 1791 elle résidait avec sa mère à L’Isle Dieu.F—Louise, née le 27 novembre 1762 à Saint-Louis de Rochefort.Entrée à l’école de Saint-Cyr le 16 novembre 1782.L* Bulletin dbs Rbchbrchbs Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 234 G—Michel, né et baptisé le 10 décembre 1763 à Sérignac.H—Mathieu, né le 22 avril 1765- Était en 1791 sous-lieutenant dans le régiment de Languedoc.I Jacques-François, né le 24 août 1766.Était en 1791 élève de première classe dans la marine.J—Marie-Victoire-Adélaïde, née en 1767.Elle résidait à l'Isle-Dieu avec sa mère en 1791.K—Michel-Julien, né le 26 septembre 1773 au logis du Vivier et baptisé le 29.Il résidait avec sa mère à L’Isle-Dieu en 1791.2—Michel Du Pont du Vivier de Gourville, né et baptisé à Louisbourg le 1er août 1739- Après avoir été fait enseigne à 1 Ile Royale le 1er avril 1755, il entra dans le service de mer comme garde marine.Parrain de son neveu Michel-Julien de Verteuil, le 29 septembre 1773, il est dit lieutenant des vaisseaux de Sa Majesté.L’année suivante, en 1774, 11 fut fait chevalier de Saint-Louis.3 Anne Du Pont de Gourville, née et baptisée à Louis-bourg le 20 février 1743.Elle épousa à Sérignac le 10 janvier 1774, Louis-Antoine de Fourcroy, commissaire de la marine au département de Rochefort.' En 1791 elle vivait encore à Poissy, âgée de 48 ans, et touchant deux pensions, 1 une de 300 livres depuis 1770, à titre de subsistance, comme faisant partie des familles retirées en France après la prise de 1 Ile Royale par les Anglais, et l’autre de 200 livres depuis 1778, en consideration des services de son père.4—-Marie-Anne, qui a dû naître vers 1745, étant porté sur 1 Etat des familles des officiers de Elle Royale à Rochefort comme âgée de 18 ans en 1763.F Anne-Marie Du Pont du Vivier, née et baptisée le 9 juillet 1713 à Sérignac, près Chalais, en Charente.Entrée a 1 école noble de Saint-Cyr le 18 octobre 1724, elle en sortit Cn ^ mars 1^34, elle épousa Jacques de Tarade, gentilhomme ordinaire chez le roi, qui prit à la suite de ce mariage le titre de seigneur d’Entremont, d'après sa belle-mere Marie Mius d Entremont.De ce mariage sont issus 12 enfants dont les suivants: 1, Jacques-Louis de Tarade, mousquetaire de la garde du roi en 1759, mort sans alliance.~Jacques-François-Marie de Tarade d’Entremont, chevalier, marquis de Malestros, seigneur de Postmoguer et de Quemarec en Bretagne, chevalier de Saint-Louis et capitaine de vaisseaux, qui prit part à la guerre d’Amérique, et devint Lb Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No S, août 1940. — 235 pendant l’émigration contre-amiral au service de la Russie.N’eut pas d’enfants de son magiage avec N.de Malestros de Quemarec.3— Marc-Louis de Tarade, mort en 1768, commandant des milices de Cayenne.4— Anne-Marguerite-Marie de Tarade, née à Paris en 1741, et qui épousa en 1761 Denis François Nicolas de Cappy, lieutenant-colonel de cavalerie, dont postérité.5— Marie-Anne-Odile de Tarade, née à Paris en 1742, et morte en 1787, après avoir épousé en 1767 Étienne-François Giraud, sieur des Echerolles en Bourbonnais.G—Marie-Josephe Du Pont du Vivier, baptisée à Port Dauphin le 11 mai 1716.Ogilvy dans son Nobiliaire de Guyenne la nomme Louise-Josephe et dit qu’elle fut reçue à Saint-Cyr le 6 mai 1728, mais Fleury-Vindry dans son livre sur les Demoiselles de Saint-Cyr, la catalogue sous le nom de Marie-Josephe, mais sans date, et il ajoute qu’elle mourut à Versailles en 1736.III—Gabriel Du Pont du Vivier Nous ne connaissons l’existence de ce Gabriel Du Pont que parce qu'il est nommé dans le testament mutuel de Hugues Du Pont et de Marie Hérault fait en 1693.Il a dû mourir peu après cette date, car on ne le mentionne nulle part ailleurs.IV—Pierre Du Pont A son mariage en 1726, apparaît comme sieur du Vivier et de Medillac (l).On le retrouve de plus qualifié sieur de Vergor en 1736.Par contrat passé devant Sarrazin, notaire à Chalais, le 9 octobre 1726, il épousa Françoise Grimouard, fille de Jean Grimouard, écuyer, seigneur de la Motte de Frateau, et de Jeanne de Pontieu.Il mourut le 14 avril 1737, âgé de 55 ans, et fut inhumé le lendemain dans l’église de Sérignac.De son mariage avec Françoise Grimouard il eut quatre enfants: A—Pierre, sieur du Vivier, né à Sérignac le 14 novembre 1727 et baptisé le lendemain.Il décéda à Vergor à 12 ans passés le 20 février 1739- (1) Ce petit bourg, chef lieu de la commune de Médillac, esc situé à 5 kilomètres de Chalais.Le Bulletin des Recheeches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 236 — B—Marie, née le 1er février 1729 et baptisée le lendemain.C—Pierre II, écuyer, sieur de Vergor, né le 25 mars 1733 et baptisé le lendemain.D—Jean, écuyer, sieur de Medillac, né le 28 septembre 1736 et baptisé le lendemain.Il mourut le 9 octobre 1738 et fut enterré dans l’église.Ogilvy donne à Hugues Du Pont et à Marie Herauld, outre ce Pierre Du Pont, sieur de Vergor, marié à Françoise Grimouard, un autre fils qu’il appelle Pierre II Du Pont, sieur de Saint-Pierre et qu’il prétend avoir été encore vivant en 1733.Nous croyons qu’il fait erreur.Hugues Du Pont et Marie Herauld, dans leur testament mutuel fait en 1693, ne mentionnent qu’un seul fils du nom de Pierre.Le Pierre qui vivait encore en 1733 ne peut être que Pierre Du Pont, sieur de Vergor, et quant au surnom de sieur de Saint-Pierre il appartenait à un autre fils d’Hugues Du Pont, Michel, dont il sera plus tard question.V—Michel Du Pont, sieur de Renom et de Saint-Pierre Servit en Acadie depuis 1702 jusqu’à sa mort en 1719.On le voit nommé Renon Du Pont Saint-Pierre en regard de ses états de service dans l’alphabet Laffilard.Il fut en effet connu au commencement sous le nom de sieur de Saint-Pierre, car c’est incontestablement de lui qu'il est question dans un ordre du roi du 1er février 1702 que l’on trouve aux Archives de la Marine et qui commet le sieur de Saint-Pierre pour servir en Acadie en qualité de lieutenant dans la compagnie du sieur Du Pont du Vivier, son frère.Michel Du Pont de Renon, c’est ainsi qu'il est ordinairement désigné après avoir été fait lieutenant en Acadie en 1702, passa à Pile Royale en la même qualité en janvier 1714.Le 15 mars de la même année, il était fait aide-major, et le 28 mai 1715, il recevait une commission de capitaine.Il mourut a 1 Ile Royale, le 4 septembre 1719, noyé dans une chaloupe.Il avait épousé à Port Royal, le 26 février 1710, Anne de Goutins, fille de Mathieu de Goutins et de Jeanne Thibodeau qui, devenue veuve, se remaria en 1724, avec Michel Hertel de Cournoyer.Trois enfants sont issus de ce mariage.A Philippe-Michel Du Pont de Renon qui fut, comme son père, officier à 1 Ile Royale.Enseigne en second en 1732, enseigne en pied le 1er août 1741, lieutenant le 1er janvier Lh Bulletin des Recherches Historique», Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 237 — 1747, il obtint une commission de capitaine le 15 avril 1750.Il mourut à l’Ile Royale en 1752.Le 12 septembre 1747 nous le rencontrons à Montréal, parrain d’un enfant de son cousin par alliance François-Augustin Bailly de Messein, et il signe à l’acte: Michel Du Pont de Renon.Ogilvy, dans son Nobiliaire de Guyenne, le confond avec son cousin germain et l’appelle Michel Du Pont de Gourville.B—Louise Du Pont de Renon que l’on trouve marraine à Louisbourg le 31 mars 1737.C—Anne-Claire Du Pont de Renon.Elle vivait encore en 1746, car le 28 décembre de cette année, elle donne une procuration à son oncle François Du Pont du Vivier de concert avec sa soeur Louise, qui précède, et son frère Philippe-Michel.VI —Jean II Baptisé à Sérignac le 25 novembre 1685, ayant pour parrain Jean Grain de Saint-Marceau, sieur de la Feuilletterie, et pour marraine Delle Anne Grain de Saint-Marceau, de la paroisse de Rioumartin (1).Destinée inconnue.Il a dû mourir avant 1693, n’étant pas mentionné à cette date dans le testament mutuel de ses père et mère.Aegidius Fauteux, (La fin dans la prochaine livraison) SECRÉTAIRES DU DÉPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Le docteur Louis Giard, 1848 au 20 mai 1882.Oscar Dunn, du 21 mai 1882 au 15 avril 1885-Paul de Cazes, du 2 avril 1886 au 27 juin 1908.J.-N.Miller, du 27 juin 1908 au 15 octobre 1925.Lionel Bergeron, du 16 octobre 1925 au 15 janvier 1937.B.-O.Filteau, depuis le 16 janvier 1937.Le Bulletin des Rbchkrches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 238 — LA COMPAGNIE ROYALE DE 1695 Il a été souvent parlé de la «Compagnie du Nord», fondée vers 1682, pour faire la traite des fourrures à la baie d’Hudson.Elle comptait, parmi ses membres, des gentilhommes, des officiers, des négociants et des bourgeois, bref, elle avait à sa disposition, influence et capital.Oubliée, (parce que modeste ?) est une société probablement fondée, fin 17e siècle, dont firent partie six Canadiens, fils des pionniers des seigneuries de Batiscan et de Champlain! A l'exemple de tant d'autres, ces «chevaliers du sol», ne purent résister à 1 appel de 1 acquisition de la fortune par 1 aventure, et pour ne pas avoir à lutter contre plus puissants que soi, ils projetèrent d'aller faire le troc des pelleteries dans un coin du pays, où les voyageurs ne se montraient guère, et qui est devenu fameux depuis, pour bien des raisons connues de tous.Afin de se procurer l’équipement indispensable, sans doute, les six futurs traiteurs se rendent à Montréal et c’est, dans 1 étude du notaire Basset, et en présence du notaire iVlaugue, qu ils font dresser un acte énonçant qu'ils joignent la «Compagnie royalle du pays»; précisent qu’ils seront des îèrcs chrétiens; que chacun travaillera pour tous et tous pour chacun.La minute de ce contrat, encore inédite peut-etre, est à consulter, car elle divulgue des détails que peut recueillir 1 histoire de nos mœurs et coutumes.Dans la copie ci-dessous, nous avons rétabli les abréviations, supprimé les majustcules inutiles et ajouté celles qu’il ^ ait,^ mais nous n avons pas modifié la phraséologie parfois ^95, 13 juin Pardevant les nottaires du Roy Notre 5ire, residans à Villemarie Isle de Montreal en la Nouvelle trance souz-signez: furent présens Les Sieurs Jean Baptiste reviu Du Vernay, Robert Rivât (1) dit Loranger, Louis Uuiliet, Jean Trotticr, Jean Baribault tous demeurans à atiscan et Jean Desrosiers dit du Tremble demeurant à Champlain de présens en cette Ville de Montréal, tous associez a la Compagnie Royalle de ce païs pour monter ensemble, cette présente année, au poste nommé Abitiby 0) Le notaire a mal compris le noms de i ancêtre des Loranger.cet associé.Il aurait dû écrire Rivard.C’est Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 239 — au Costé du Nord, pour un temps non encore limité, lequel entreux ils désiroient fixer; Et craignans d’estre prévenus de mort dans le dit voiage, afin de conserver à leurs familles et héritiers ce qui pourrait leur appartenir et compéter d'iceluy seraient convenus et demeurez d’accord de ce qui ensuit; C’est asçavoir que pour leur regard, leur ditte société sera de trois ans à commencer du jour et datte des présentes, pendant lesquels chacun d’eux sera tenu de veiller à la conservation de leurs interests comme frère chrestiens, sans pour ce se pouvoir dire héritiers des autres, qu’au contraire, que sy l’un d’eux venoit à décéder pendant ledit voïage et ledit temps, les autres qui le survivront prendront un soin très particulier de ses affaires comme les leurs propres, (de) le solliciter (2) et ayder pendant le temps qu’il pourrait estre malade autant que faire le pourront, Et pour cet effet apres sa mort prendront un homme à gages pour mettre en son lieu et place, au meilleur prix que faire se pourra, qui sera payé, sur toutte leur societté et les profits revenans audit deffunt, aux héritiers duquel ils remettront le reste desdits profits, en la nature qui les recevront, si tant est qu’ils se fussent chargés; sinon, sera desdits profits poursuivy à la diligence desdits héritiers; car ainsy a esté accordé et convenu entre lesdites partyes &c, promet-tans, obligeans chacun en droict soy.Renonçans—Fait et passé audit Villemarie estude de Basset l'un desdits nottaires, l'an gbic, quatre vingt quinze le treisieme jour de juin apres midy, et ont signez avec lesdits nottaires, à la réserve dudit Rivât qui a déclaré ne sçavoir escrire ni signer de ce enquis suivant l’ordonnance.jean trothié Duverné Louis guillet Ces associés, tous parents ou alliés, firent-ils leur grand voyage jusqu'aux approches de la baie James ?Nous l’ignorons.Tous, cependant, revinrent à leurs paroisses natales et la plupart eurent des descendants qui sont entrés dans la notoriété.Quant à la «Compagnie royale» nous n’avons pu savoir la durée de son existence.(2) Solliciter a ici le sens ancien de exciter, animer.J.Desrosiers Maugue No're Royal Jean Baribault Basset Nore Royal * * * Lb Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 240 — Encore un mot.L'Abitibi, autrefois, Eldorado de la fourrure, est aujourd’hui le centre actif du retour à la terre et nombre des colons qui habitent maintenant cette région proviennent des seigneuries de Batiscan et de Champlain, tout comme les sympathiques «aventuriers» du 17e siècle.E.-Z.Massicotte.L’ACAPTE ET LE REACAPTE Lorsque Pierre de Saurel et Jean Crevier, en 1673, concèdent des terres aux colons, l'un en sa seigneurie de Saurel, 1 autre en sa seigneurie de Saint-François, le notaire Antoine Adhémar qui dresse les contrats, consigne que ces seigneurs exigeront des concessionnaires, outre les cens et rentes «un sol tournois d'acapte et de réacapte, à toute mutation de la seigneurie et d’emphytéote».Comme nous n’avons, jusqu’à présent, relevé les expressions soulignées que dans les actes d Adhémar, nous en avons cherché les significations et voici celles que nous donnent les dictionnaires Bescherelle et Larousse: Acapte—«Mot provençal dérivé de acapter (acheter) Droit dû au seigneur, à la mort du tenancier à rente, cens ou autre charge, par son héritier, à cause de l’investiture que le seigneur lui donnait » (Nouveau Larousse, 1, 39).«L'investiture était 1 acte par lequel 1 héritier était mis en possession de l'immeuble».Reacapte.«Se disait dans le Languedoc et la Guyenne, des droits dus par les emphyteotes à la mutation des seigneurs survenue par mort, mariage ou autrement» (Bescherelle, édit, de 1856 et Nouveau Larousse, VII, 186).A remarquer: d après les auteurs cités, les droits en question auraient surtout été connus dans le Languedoc, dont e notaire Adhémar était originaire.Est-ce pour cela qu’il a rappelé un usage de sa province natale ?En plus, on peut demander s il y aurait une relation ou une similitude quelconque entre 1 acapte et le titre nouvel ou titre récognitif.Quelque chercheur a-t-il relevé ces expressions dans d autres greffes de notaires ?E.-Z.Massicotte.Lb Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 241 — THE LITERATURE RELATING TO KATERI TEKAK-WITHA, THE LILY OF THE MOHAWKS, 1656-1680 (Suite et fin) 35- Catharina Tegahwita eene lelie onder de doornen gevolvd van den brief over den Joseph Frassinetti prior der kerk van de H.H.Sabina, te Genua uitgegeven ten voordeele van de Premonstatenser Missie in Brazille.(Sicut lilium inter spina, sic arnica mea, Cant.) Averbode Stoomdufferij J.Van der Linden, 1897.Not seen.Cf.Wynne, p.75.36.Catherine Tegakwita.(In pilgrimage to the Shrine of Our Lady of Martyrs.Aug.17, 1890.Troy, N.Y., p.31-36).Brief life.a.-Same.(In The Pilgrim of Our Lady of Martyrs.v.35: 273-275.Jan.1919).Reprint omits last three paragraphs.37.Cicognani, Amleto Giovanni.Catherine Tekak- witha «The Lily of the Mohawks ».(In his Sanctity in America.Paterson, N.J., St.Anthony guild press, 1939, p.117-121, illus.) Archbishop Cigognani briefly sets forth outstanding facts of Tekakwitha's life, with account of activities in behalf of her canonisation.38.Clancy, J.P.Princess of the Mohawks.Catholic dramatic movement, 1933 (?) Pamphlet.Music separate.Not seen.Cf.C.B.I.1934.39.Courci, Henri de.See Courcy, Henry de.40.Courcy, Henry de.[Catharine Tehgahwita] Passim.(In his The Catholic Church in the United States.Tr.and enl.by John Gilmary Shea.2nd ed.rev.New York, Edward Dunigan and brother, 1857.P- 319) Passing reference to the holiness of Tekakwitha.Lb Bulletin des Rechbrchbs Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. 242 — 41.Devine, Edward James.Kateri Tekakwitha, the Lily of the Mohawks.Montreal: The messenger press, 1916.16 p.Not seen.Cf.La bibl.de K.T.42.-[Tekakwitha] (In his Historic Caughnawaga.Montreal: The messenger press, 1922.p.44-47.illus.) 43.Dionne, Narcisse-Eutrope.Catherine Tekakouita, vierge Iroquoise, 1656-1680.(In his Serviteurs et servantes de Dieu en Canada.Québec, 1904.p.310-316.illus.) Brief life.44.Donlon, Hugh P.Lily of the Mohawks.(In his The story of Auriesville, «Land of Crosses», where the Indian trail of the Jesuit missionaries ended—and the path to heaven began.Worcester, Mass., Harrigan press, inc., 1932.p.145151.illus.) Brief life.45.Donohue, Thomas A.Catherine Tegakouita.(In his The Iroquois and the Jesuits.Buffalo, N.Y., (Buffalo Catholic publishing Co., 1895.p.222229.illus.) Brief life.46.Engelhardt, Zephyrin.Katrina Tegakokwita o bimadisiwin.Life of Catherine Tegakokwita, the Lily of the Mohawks.Born 1659; died 1680.Harbor Springs, Mich., Holy childhood Indian school print, 1896, 6 p.illus.Brief life in the Ottawa \_Mohawk]~\ language, from the scholarly pen of the Franciscan author of the great «Missions and Missionaries in California».* 47.Ferla.md,Jean-Baptiste-Antoine.[Tegahkouita] Pas- sim.(In his Cours d'histoire du Canada.16631759.Quebec, Auguste Coté, 1865.t.2, p.130) Passing reference to her holiness.Le Bulletin des Rhchbrchbs Historiques, Vol.XLVI, Mo 8, août 1940. — 243 48.Forbes, Joseph-Guillaume.[Tekakwitha] Passim.(In his Almanach Iroquois.Tiohtiake [Montreal] tehoristorarakon, L.-A.Bergeron, 1899) In the Mohawk language.49- -Kateri Tekakwitha.(In his Almanach Iroquois.Tiohtiake [Montreal] tehoristorarakon, L.-A.Bergeron, 1900.p.32-51) A narrative in the Mohawk language by the Curé of Caughnawaga.50.Granger, L.-S.Kateri Tekakwitha.(In his Almanach Iroquois.Tiohtiake [Montreal] 1906.p.2426.illus.) In the Mohawk language by a Jesuit father.51- -Tekakwitha (In his Almanach iroquois.Tioh- tiake [Montreal] 1914) Not seen.Rev.JohnJ.Wynne, S.J., is authority for this information.52.Greene, Nelson, ed.North side Mohawk castles and Jesuit missions.Passim.(In his History of the Mohawk valley, gateway to the west, 16141925.Chicago: The S.J.Clarke publishing company, 1925.v.1, p.296-307) Sketch of Mohawk maiden, based on anotations from Miss Walworth's biography.53- Hastings, Martin F.The Lily of the Mohawks, Kateri Tekakwitha.(bn Husslein, Joseph, ed.Heroines of Christ.Milwaukee: The Bruce publishing company, cl939.[Science and culture series] p.157-176) Brief life, presented in very readable form.54.Hewlett [Miss].The Lilv of the Mohawks.London, Track, 1906.Not seen.Cf.Wynne, p.7555- Horissette, Armand.Histoire de Kateri Tekakwitha.Québec, Imprimerie du Richelieu, 1940.Not seen.Cf.La bibl.de K.T.Le Bullbtin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 244 — 36.Irving, S.L.The Lily of the Mohawks ; Trois- Rivières and Catherine Tekakwitha.Trois-Rivières, Quebec, S.L.Irving, 1933-Not seen.Cf.C.B.I.1933-37.37.La Ferxia, Delia.Catherine Tekakwitha.(/«Noble lives of a noble race, a series of reproductions bv the pupils of St.Mary’s.Odanah, Wis cl919 p.194-196.illus.) ' Story of Tekakwitha by a young writer.38.La More, Edward C.The Lily of the Mohawks (Kareri Tekakwitha), an historical romance drama of the American Indian.Music by Nellie von Gerichton Smith.Washington, D C., Do-minicana, cl932.154 p.illus.Publ.with out the music.Expertly handled as to technique, this drama also affords unusual emotional appeal.It has intrinsic value as to plot and background.59 Lasxier.Rina.Féerie indienne, Kateri Tekakwitha.St-Jean, Quebec, Imprimerie du Richelieu, 1938.Not seen.Cf.La bibl.de K.T.60.Lavergne.Juliette, pseud.See.Saint-Pierre, Laeti- tia (Desaulniers) 61.Lecompte.Edouard.Une vierge Iroquoise, Cathe- rine Tekakwitha, le lis des bords de la Mohawk et du St-Laurent (1656-1680).Montréal, Imprimerie du messager, 1927.196 p.illus.Sotseen.Cf.TheCanadianCatalog.1928.p.19.a Same; English tr., with title: An Iroquois virgin, Catherine Tekakwitha, Lily of the Mohawk and the St.Lawrence, 1656-1680.Tr.by Sister Francis (Isabel Hamilton Melick); ed.and pref.by John J.Wynne, S.J., New York, Tekatwitha league.cl932.190 p.illus.< This sketch of her life, which is very readable and historically correct, attains its factual accuracy through the use of every manuscript, primary and secondant, extant on the subject.»—Catholic Historical Review, v.18, p.581.L* CB Rkbucbh Hbtoïiqcb.Vol.XLYI, No S, août 1M0. — 245 b.-Same; English tr., with title: Katcri Tekakwitha, the Lily of the Mohawks.Tr.by Lawrence Drummond.Montreal: The messenger press, 1936.62.-Catherine Tekakwitha.1927.Not seen.Short summary of Devine's Historic Caughna-waga.—Cf.La bibl.de K.T.a.-Same; English tr., with title: The Lily of the Mohawks.[Tr.by Lawrence Drummond, S.J.] 1927.34 p.Not seen.Cf.La bibl.de K.T.63.Letters on the new mission of Canada, p.59.Resto- ration of the cross near the tomb of Catherine, p.187, 197.1843.Not seen.Cf.Wynne, p.75.64.Mary Immaculata [Sister] Our Kateri, the life history of Kateri Tekakwitha; writh a foreword by Rev.John J.Wynne, S.J.New York, Cincinnati [etc.] Benziger brothers, 1937.129 p.illus.An imaginative treatment of Tekakwitha's life in the form of a novelette.65- Murray, John O'Kane.Catherine Tehgahkwita, the saintly Mohawk maiden.(/» his A popular history of the Catholic Church in the United States.3rd ed.rev.New York, Montreal, D.&J.Sadlier & company, 1876.p.126-129) Brief life.66.Patterson, Frances Taylor.White wampum, the story of Kateri Tekakwitha.London, New York, etc.Longmans, Green and co., 1934.304 p.Novel.«The author is to he commended for this highly informative and entertaining narrative of the life of the saintly princess of the Mohaivk.The book reveals a careful study of the early French Canadian sources, which guarantees the factual accuracy of the story.»—La More.Catholic Historical Review.Jan.1936.Lb Bulletin de» Rbchbrchh Hijtobiquks, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 246 — a.-Same; in braille.Embossed and printed at the American Printing House for the Blind, Louisville, Ky.Not seen.Rev.John J.Wynne, S.J., is authority for this information.«// was done as a thanks-offering to Kateri.n— Father Wynne, S.J.67.Petition of the Third Plenary Council of Baltimore, 1884.(In The Positio.New York, Fordham university press, 1940.p.444-446) 68.Petitions of many Indian tribes, 1885.(In The Positio.New York, Fordham university press 1940.p.447-451) 69.Philips, J.The Lily of the Mohawks.Melbourne, Australian Catholic truth society, 1933.« [ This pamphlet].draws appealing picture.» —The Catholic World.Jan.1934.70.Reid, William Maxwell.[Tekakwitha spring] (In his The Mohawk valley, its legends and its history.New York, London, G.P.Putnam's sons; The Knickerbocker press, 1901.illus.) Passim references, with description and photograph of spring named after Tekakwitha.71.Rochemonteix, Camille de.[Notes re: Tekakwitha] (In his Les Jésuites et la Nouvelle France.Paris, Latouzey et Ané, 1896.t.2, p.421 ff.) See also No.16a above.11.Roy, Pierre-Georges.Le monument de Catherine Tekakwitha, à Laprairie.(In his Les monuments commémoratifs de la province de Québec.Québec L.S.-A.Proulx, 1923.p.139-142.illus.) Historical account of the monument to Tekakwitha.73.Rumilly, Robert.Kateri Tekakwitha, le lys de la Mohawk, la fleur du Saint-Laurent.Illus.de Paul Coze.Paris, Bouasse-Jeune & cie 1934 55 p.illus.Not seen.p.61.Cf.The Canadian catalogue.1935.Lb Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 247 74.Saint-Pierre, Laetitia (Desaulniers).La vie gra- cieuse de Catherine Tekakwitha.Montréal, Levesque, 1934.175 p.(Figures canadiennes) Not seen.Cf.The Canadian catalogue.1935, p.53.a.-Same.A new ed.: La vie gracieuse de Catherine Tekakwitha.Lettre du cardinal Villeneuve.Préface de J.-C.Beaudin.Illustrations d'Ivan Jobin.Montréal: Édition de l’Action canadienne-française, 1937.155 p.illus.(Album canadien) Not seen.Cf.U.S.Library of Congress.Union Catalog.75.Sargent, Daniel.Catherine Tekakwitha.New York, Toronto, Longmans, Green and co., 1936.246 p.illus.This commentary is significant for its wealth of historic background, forming a sane, logical and objective approach to the life of Tekakwitha, given in the concluding chapters.The style is pithy and fluent.76.-[Tribute to Tekakwitha] (In his Our land and Our Lady.New York, Toronto, Longmans, Green and co., 1939.p.106-7) 77.Shea, John Dawson Gilmary.[Catharine Tega- kouita] (In his The Catholic Church in colonial days.New York, J.G.Shea, 1886.p.299-301, 307-309.illus.) a.-Same.(In his A history of the Catholic Church within the limits of the United States, from the first attempted colonization to the present time.Akron, New York [etc.] D.H.McBride &co., cl886.v.1, p.299-301, 307-309.illus.) 78.-[Tegahkwita] (In his History of the Catholic missions among the Indian tribes of the United States, 1529-1854.New York, T.W.Strong, cl854.p.272-274, 304-308, 343-344.illus.) L.b Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. 248 — a.-Same.German tr.fin his Geschichte der Katholi- chen missionen unter den Indianer-stammen der Vereinigten Staaten.1529-1860.Aus dem en-glischen ubers von J.Roth.Würzburg, Verlag von C.Etlinger, 1863- p.320-321, 333-358, 396397.illus.) Few scholars have delved more deeply into the sources of Catholic American history than the publisher of Chauchetiere s life of Tekakwitha.His notes on the Mohaivk maiden have authoritative value.79.Summary of the life, virtues, miracles and reputation for holiness of the Servant of God, Katharine Tekakwitha.fin The Positio.New York, Fordham university press, 1940.p.15-66) 80.Tellier, Remigius-Joseph.Extract from a letter of Father Tellier, 1844.fin The Positio.New York, Fordham university press, 1940, p.44I-443) 81.Thornton, Margaret.Kateri, the maid of the Mohawks.St.Louis, Mo., B.Herder book co., 1934.159 p.illus.The Catholicity of Tekakwitha predominates in this modestly written life.Use of the historical present at times distracts the reader into believing it a work of fiction, but many, if not all, of the original sources have been consulted.82.Three Plays [1] Tekakwitha, Lily of the Mohawks.[2] The White Flower of the Canienga, by Sister of St.Joseph, Brentwood.[3] Tekakwitha, who moveth all before her.New York, Tekakwitha league, cl933.70 p.illus.1 Tableau.1 Pageant.3 One-act play.83.Vilain, R.Kateri Tekakwitha, la sainte sauvagesse.Louvain, Belgique, Ed.du Museum Lessianum, 11 rue des Recollets, 1928.34 p.(Xaveriana, No.52; sérié Amérique No.5) Not seen.Cf.Brown.Catholic mission literature.One of the series of Little yellow booklets, publ.by the Belgian Jesuit fathers.Lb Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 249 — 84.Walworth, Clarence Augustus.Tekakwitha.(In Noble lives of noble race, a series of reproductions by the pupils of St.Mary’s.- Odanah, Wis., cl909.p.197) a- -Same.(In The Indian sentinel.1908.p.3.[Catherine Tekakwitha no.]) b.-Same.(In The Pilgrim of Our Lady of Martyrs.v.26:20-21.Jan.1910) Poem, by a former postulator in the cause of the beatification and canonisation of Tekakwitha.85.Walworth, Ellen Hardin.The life and times of Kateri Tekakwitha, the Lily of the Mohawks.1656-1680.Buffalo, Peter Paul & brother, 1891.314 p.illus.a.-Same, reprinted.1893.b.-Same.New library ed.Albany, N.Y., J.-J.Lyon company, 1926.Zealous research into all known sources and consultation with many authorities have earned this biographer the honor of producing the first full-length life of Tekakwitha, written in the English language.Great care was exerted in translating the times of Kateri into readable prose without forcing unwarranted conclusions from the historical premises.86.-[Tekakwitha and Father Walworth] (In her Life sketch of Father Walworth.Albany, N.Y., J.B.Lyon company, 1907, p.258-260) 87.Wynne, John J.On cover:.Beatification of the Servant of God, Catherine Tekakwitha, Indian maiden of the Mohawk tribe of North America, known as the Lily of the Mohawks.Quebec [n.-d.] 83 p.French and English separate.At head of title : Albany.Father Wynne writes: « The process of the beati- fication was instituted in Albany and this pamphlet was prepared for members of the tribunal and witnesses concerned.» Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 250 — a.-Same; Latin and Italian tr., with title:.Causa Servae Dei, Catherinae Tekakwitha, virginis e tribu Mohavvkensi indigenae, indorum Americae Septentrionalis, « Mohawkensium Li 1 ii» nuncu-patae.At head of title: Marianopolitana-Albanensis.These are brief articles prepared for the tribunal which presided over the examination of witnesses in cause of Tekakwitha.88.-Kateri, Catharine Tekakwitha, Lilly of the Mohawks.Auriesville, N.Y., 1922, 30 p.illus.a.-Same; Dutch tr., with title: Kateri Tekakwitha, die Lillie der Mohawks.Kevelser, Butzon und Bercker, 1934.Not seen.CL La bibl.de K.T.89.-Kateri Tekakwitha, Catherine, Lilly of the Mohawks.New York, Tekakwitha league, cl938, 64 p illus.As vice postullator in the cause of the beatification and canonisation of Tekakwitha, Father Wynne makes good use of every detail of her life, with true knowledge of each phase of the authentic facts.90.-Caterina Tekakwitha, il Giglio dei Mohawks.Il piu bel tiore che sia mai sbocciato in mezzo a veri unomini.John J.Wynne, S.J.Taduzione dall’Inglese del Rev.Calogero Graziano.Not seen.Cf.Tekakwitha League, 226 E.Fordham Rd., New York City.Italian tr.of Father Wynne s life of Tekakwitha.91 -Catarina Tekakwitha, Lirio de los Mohawks, su vida y algunos favores concedidos por medio de su intersection.Imprimatur: Arturo Jeronimo Drossaerts, Arzobispo de San Antonio, Texas.Dia 22 de Octubre de 1938.Not seen.Cf.Tekakwitha League, 226 E.Fordham Rd., New York City.Spanish tr.of Father Wynne's life of Tekakwitha.L» Bctuns- des Rechuches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. 251 — Periodicals and Newspapers 92.Beatification process for Kateri Tekakwitha.(In Jesuit Missions, v.5:169.July-Aug.1931) 93.Cantillon, Joseph-P.Is Auriesville Ossernenon ?(In The Woodstock Letters, v.68:305-327.Oct.1939) Evidence fixing Auriesville on site of Mohawk village, ivith reference to likelihood of location as birthplace of Tekakwitha.94.Catharine Tekakwitha, Life of.(In The Pilgrim of Our Lady of Martyrs, v.30 to 31.July 1915 to Oct.1916, quarterly.) 95.Catherine Tegakwita, Iroquois virgin.(In The Messenger of the Sacred Heart of Jesus, v.2 [n.s.v.22]: 25-28.Jan.1885) 96.Chauchetiere, Claude.An Iroquois maiden; or life of Catherine Tekakwitha.Erroneously attributed to Father Chauchetiere.See Martin, Felix, below.97.Dwyer, Michael J.The Lily of the Mohawks.(In The Catholic Mind.v.29:541-548.Dec.8, 1931) Beautiful sermon, delivered at the Shrine of the Jesuit Martyrs, Auriesville, N.Y., on Kateri's Day, Aug.16, 1931 - 98.[Editorial] (In The Ave Maria, v.53:824-825.June 22, 1931) On efforts made in behalf of Tekakwitha's beatification; signed petition to Holy Father by American Indians.99.Forbes, Joseph-Guillaume.Saint-François-Xavier de Caughnawaga.(In Le Bulletin des Recherches Historiques, v.5:131-136.Mai 1899) Account of mission of Christian Iroquois.Le Bulletin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 252 100.Gras, Joseph.Kateri Tekagwitha, a favor through her intercession.(In The Pilgrim of Our Lady of Martyrs, v.22:40-42.April 1906) Letter, by Jesuit Father, testifying to cure attributed to intercession of Tekakwitha.101.Hammer, Bonaventura.Katharina Tekakwitha.(In Die Indianer-Wache, 1908, p.3- [Katharina Tekakwitha no.]) Poem, in the German language.102.[Kateri may be canonized] fin America, v.61:242.June 24,1939) Declaration by the Sacred Congregation of Rites in Rome that Tekativitha's cause be submitted for further consideration.103.Lily of the Mohawk, The.(In The Pilgrim of Our Lady of Martyrs, v.6:340-342.Nov.1890) Full account of ceremonies attendant on erection of monument over grave of Tekakwitha, reprinted from The True Witness and Catholic Chronicle of Montreal.104.Loyzance, Joseph.Birthplace of Catharine Tekak- wita.(In The Pilgrim of Our Lady of Martyrs, v.12:7-16.Jan.1897) Survey of evidence establishing Auriesville (Os-sernenoti) as birthplace of Tekakivitha.105.McPartlin, Catharine.Tegakwitha, Lily of the Mohawks.(In The Magnificat, v.62:45.May 1938) Poem.106.Magnell, Mary-C.The Lily of the Mohawks.(In America, v.33:561-563.Sept.26, 1925) Brief life.107.Martin, Félix.La vie de Catherine Tekakwitha.18.« Manuscrit conserve à T Hôtel-Dieu de Québec.» —La bibl.de K.T.Le Builetin des Recherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 253 — a.-Same.English tr.y ivith title: An Iroquois maiden, or life of Catherine Tegakwitha.[Tr.by Henry M.Van Rensselaer, S.J.] (In The Pilgrim of Our Lady of Martyrs, v.14 to 15.July 1898 to and including Sept.1899) Father Martin, a Sulpician, was well-known as authority on life of Iroquois maiden.This full-length biography is richly annotated.108.Massicotte, E.-Z.La croix de Catherine Tekakoui- tha.(In Le Bulletin des Recherches Historiques, v.29:269-270) Historical notice of the monument at Laprairie.109.O’Connor, Thomas F.The Onondaga mission.(In Mid-America, v.17 [n.s.v.6]:10-29.Jan.1935) Description of the mission where Tekakwitha lived, based on early sources.110.Pacci, Enrico.Notes virtues of «The Lily » of Mohawks.(In The Baltimore Catholic Review July 29, 1938.p.1) Records examination of documents relating to Tekakwitha, by the historical section of the Sacred Congregation of Rites.111.Patterson, Francis Taylor.The praying castle.(In The Commonweal, v.19:209-211.Dec.22, 1933) Use has been made of this description of Caughna-waga, and pilgrimage to grave of Tekakwitha, in the introduction to Margaret Thornton s life of the Mohawk maiden.112.Per la beatification di un’ Indiana.(In L’Osservatore Romano.Vatican City, Aug.8, 1932) Front-page story of Tekakwitha's life.113.Pilgrim of Our Lady of Martyrs, The.New York, Apostleship of prayer [etc.] v.18.Aug.1902.This special number compiles pertinent facts about the shrine from annals published in its pages since Jan.1885.Auriesville, Shrine of the Jesuit Martyrs, is generally believed the birthplace of Tekakwitha.Lb Bulletin des Rbchbrchbs Historiques, Voi.XLVI, No 8, août 1940. — 254 — 114.Pilgrims gather at up-state shrine.(In New York Times.Sept.12, 1932, p.11, col.2) Pilgrimage at time beatification court for Tekak-wit ha was in progress.115.Pope, Amy.Catherine Tekakwitha.(/« The Catho- lic World, v.43:78-87.April 1886) Brief life.116.[Prayor for her canonization] (/«The Indian Sentinel.v.4-121.July 1924, illus.) a.-Same.(/«Jesuit Missions, v.7:134.June 1933) 117.Remarkable cure.(/« Messager du Sacré-Cœur, Montreal.Avril, 1906) Not seen.Cf.Wynne, p.75.118.Sacra Congregatio Rituum .Beatifkationis et cano- nizationis Servae Dei Catharinae Tekakwitha, virginis indae.(In Acta Apostolicae Sedis.v.Fev.1940) a.-Same.(/«The Ecclesiastical Review, v.102:151- 154.Feb.1940) Official decree on the introduction in Rome of the cause for Tekakwitha's beatification and canonisation.119.Tekakwitha.(In The Caholic World, v.53:830-836.Sept.1891) Article inspired by publication of Ellen Walworth's life of Tekakwitha.120.Unique petition.(/« The Ave Maria, v.48:694.Nov.26, 1938) Notice of petition to Holy See for beatification of Tekakwitha, signed by 5000 North American Indians.121.[Vies de Catherine Tegahkouita] (In Le Bulletin des Recherches Historiques, v.20:26.Jan.1914) Brief bibliography.122.Walworth, Ellen Hardin.Our little sister, Kateri Tekakwitha, the Lily of the Mohawks.(In The Indian Sentinel, 1908, p.5-14, illus.[Catherine Tekakwitha no.]) Lb Bulletin dbs Rbcherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 255 — a.-Same; German tr., with title: Katharina Tekak- witha, die Lillie der Mohawthales.(In Die Indianer-Wache, 1908, p.5-13, illus.[Katharina Tekakwitha no.]) Excellent article on Takakwitha, by her first biographer, to write a full-length life in English.123.Waskowich, George.Catherine Tekakwitha, holy maid of God.(In The Magnificat, v.62:203-207.Aug.1908 Brief life.124.Without scrip or staff.(In America, v.47:596-597.Sept.24, 1932) Summary of activities waging in behalf of Tekakwitha's cause for beatification.125.Wynne, John J.Caughnawaga.(/« The Pilgrim of Our Lady of Martyrs, v.40:60-61.Jan.1924) Pilgrimage made by author to Tekakwitha's tomb.126.-Rome begins study of life of Indian maid.(In The Baltimore Catholic Review.Aug.5, 1932, p.1*) 127.Zimmerman, Joseph-A.Kateri Tekakwitha still lives (In The Indian Sentinel, v.15-87.Fall 1935) Inspiration of her life among Sioux Indian school children.Edward-Xavier Evans.SURINTENDANTS DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Le docteur Jean-Baptiste Meilleur, de mai 1842 à juillet 1855.L’hon.Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, de juillet 1855 à juillet 1867 (1).L’hon.Gédéon Ouimet, du 28 janvier 1876 au 5 avril 1895.L’hon.Boucher de la Bruère, du 5 avril 1895 au 12 avril 1916.L’hon.Cyrille-F.Delâge, du 13 avril 1916 au 16 novembre 1939.Monsieur Victor Doré, depuis le 9 décembre 1939.(1) De 1867 à 1876, la province de Québec eut trois ministres de l'Instruction Publique, MM.P.-J.-O.Chauveau, Gédéon Ouimet et Charles Boucher de Boucherville.Lb Bulletin des Recherches Historiques.Vol.XLVI, No 8, août 1940. — 256 LA BANQUE DE SAINT-HYACINTHE Mgr C.-P.Choquette raconte ainsi, dans son Histoire de la ville de Saint-Hyacinthe, la naissance et .la mort de la Banque de Saint-Hyacinthe: «La loi d'incorporation des banques requiert un capital de $500,000! Heureusement M.Bachand, M.P.P., laisse entendre qu'il y a avec la loi des accommodements.Telle banque incorporée n’avait que $100,000, telle autre $83,000 seulement.Inscrivons le plein capital requis et versons $200,000.La Banque de Saint-Hyacinthe ne sera incorporée qu'en avril 1873.Dans une assemblée tenue le 27 janvier 1874, sous la présidence de M.le Dr Mailhot, l'avocat J.B.Bourgeois agissait comme secrétaire, elle élira ses premiers directeurs: MM.P.Bachand, F.X.Cadieux, G.C.Dessaulles, Frs Cadoret, J.Barsalou, W.H.Chalfers, Victor Côté! R.Raymond et Chs Saint-Jacques.A une réunion subséquente des directeurs, M.P.Bachand fut élu président, M.F.X.Cadieux vice-président, M.Romuald Saint-Jacques! caissier.Huit jours après, la nouvelle banque est heureuse de faire savoir que la Banque des Marchands accepte ses billets.Après diverses péripéties que ses actionnaires ont plus d'un motif de ne pas oublier, la Banque de Saint-Hyacinthe fermera ses guichets en juin 1908.» Quand s est-on servi de la dynamite pour la première fois au Canada?Péd.«De tous temps, dit M.Léo-Pol Morin, dans ses Papiers de musique, les musiciens canadiens sont allés parfaire en France leur éducation musicale.» Quel est le premier musicien de chez nous qui s est rendu en France pour étudier la musique?Musc.Quelle fut la première banque canadienne française ?Banq., Quelle est la première banque canadienne qui pava un intérêt à ses déposants?Banq.Lb Bulletin dbj Rbcherches Historiques, Vol.XLVI, No 8, août 1940.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.