Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 juillet 1941, juillet
LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XLVII LEVIS, JUILLET 1941 No 7 PRÊTRES SÉCULIERS ET RELIGIEUX QUI ONT EXERCÉ LE SAINT MINISTÈRE DANS LA NOUVELLE-FRANCE (1659-1669) Séculiers.— M0* François de Laval.Né à Montigny-sur-Avre en 1623, vicaire apostolique de la Nouvelle-France et sacré évêque de Pétrée le 8 décembre 1658.Arrive à Québec le 16 juin 1659.Premier voyage en France ( 1662-1663) ; fonde le grand séminaire de Québec en 1663, le petit séminaire en 1668.Deuxième voyage en France (1671-1675) ; évêque de Québec, 1er octobre 1674.Troisième voyage en France ( 16781680); érige le chapitre de Québec (1684).Quatrième voyage en France ( 1684-1688), donne sa démission ( 1685 ).Meurt à Québec le 6 mai 1708.Jean Torcapcl.Né en France; arrive à Québec le 16 juin 1659.Curé de la paroisse de Notre-Dame ( 1659-1660) ; retourne en France (1660).Philippe Pèlerin.Né en France; arrive à Québec, le 16 juin 1659.Aumônier des Ursulines (1659-1660); retourne en France ( 1660).Charles de Lauzon-Charny.Né en France; vient au Canada avec son père Jean de Lauzon, gouverneur ( 1652 ) ; église Marie-Louise Giffard (1652); gouverneur intérimaire (1656-1657); devenu veuf, retourne en France (1657) et y est ordonné prêtre.Revient au Canada, le 16 juin 1659.Grand vicaire de MKr de Laval; loge chez les Jésuites (1652-1664) ; supérieur de l’Hôtel-Dieu de Québec (1664-1671).Passe en France (1666-1668); retourne au Canada (1668); passe de — 194 — nouveau en France en 1671.Se retire chez les Jésuites à La- Rochelle où il décède (1690?).Henri de Bernièrcs.Né à Caen, en France en 1635 Arrive à Québec le 16 juin 1659.Ordonne par M de LavalNe.13 mars 1660.Curé de la paroisse de Notre-Dame ( 1660-16 71, urand vicaire (1662-1693); supérieur du sem™" ( 665-ir,7?'i — ( 1673-1683) — (1685-1688) — (1693-1698), su périëur ecclésiastique des Ursulines (1664-1683); chjij‘°“e et doyen du chapitre (1684-1700) ; voyage en France (167.1673) Meurt à Québec le 4 décembre 1 7(a).Sulpicien.-Jacques Le Maistre Né en Normandie;.arrive le 7 septembre 1659; tué par les Iroquois le 29 août 1651.1661 Séculier —Thomas-Joseph Morel Né en France (1636) ; arrive à Québec en 1661.Missionnaire à la cote de Beaupre (1661-1666) ; à l’île d’Orléans, notamment a Sainte-Famille (1666-1671) ; sur la rive sud du Saint-Laurent entre Lauzon et Kamouraska ( 1671-1679) ; construit la premiere enlise en pierre) de la rive sud (Lauzon) en 1675.Missionnaire a Re nentienv (1679-1680); de nouveau sur la rive sud ( 16»U-1686); construit une chapelle en bois au Cap Saint-Lnace (1684) ; chanoine de la cathédrale (1684) ; decede a Quebec au retour d’une mission à Champlain le 23 novembre 1687.1662 Séculier.—Jean Dudouyt.Né en France; arrive en 1662 Promoteur de l’officialité (1662-1671) ; vicaire general (1671-1688) ; supérieur ecclésiastique de 1 Hotel-Dieu ( Jo/i-1676) ; retourne en France et y reste comme agent de M de Laval ( 1676-1688) ; nommé chanoine de la cathédrale ( 1 »>?>•+; - meurt à Paris le 15 janvier 1688.Jésuites.Henri Nouvel.Ne à Pezenas, France, le -4 mar 1621 ; arrive le 4 août 1662.Missionnaire à Tadoussac ( 166-1669); hiverne à l’île Saint-Barnabé (Bic) (1663) ; se rend chez les Papinachois (1665-1667); explore le lac Saint-Jean (1667) ; va chez les Gaspésiens ( 1668) ; à Quebec, prefet clés études au collège (1669-1670) ; chez les Outaouais, au lac Su- — 195 — périeur (1671-1678) — ( 1679-1680) — 1688-1695) ; au sault Sainte-Marie (1675) ; à Michillimakinac (1676-1679).Meurt probablement à la Baie Verte, en 1702.De Rock, v.IV, p.480; Thwaites, v.XUV, pp.317-318.Charles Simon.Né le 8 février 1619, à Bourges; arrive le 27 octobre 1662; aux Trois-Rivières (1663); écrit une relation du tremblement de terre de 1663; retourne en France le 6 septembre 1663.Décédé à Pontoise, France, le 9 mars 1697.Thwaites, v.XLVI1, p.319.Julien Garnier.Né à Saint-Brieux, Bretagne, le 6 janvier 1643; arrive le 27 octobre 1662; ordonné à Québec le 10 avril 1666.Premier jésuite ordonné en Canada; missionnaire à la côte de Lauzon (1668); chez les Iroquois Onneyoutes (1668-1685); au sault Saint-Louis (1685-1691) — (16941715) — ( 1717-1728) ; chez les Hurons à l’Ancienne-Lorette (1691-1694); supérieur des missions canadiennes (17151718) ; à Québec (1728-1730) où il meurt le 13 janvier 1730.De Rock, v.III, pp.169-393.Thwaites, v.L, pp.323-324.1663 Séculier.— Louis Ango de Maize rets.Né en France en 1636; arrive à Québec, au mois de septembre 1663; au séminaire de Québec (1663-1721); supérieur (1672-1673) — (1683-1685) — (1688-1693) — (1698-1721) ; desservant de Notre-Dame de Québec (1672-1673) ; vicaire général (16781721 ) ; chanoine de la cathédrale ( 1684) ; archidiacre du chapitre (1684-1698); grand chantre (1698-1721); supérieur ecclésiastique de l'Hôtel-Dieu (1683-1691)—(1704-1710) — (1711-1717); confesseur des religieuses de l’Hôtel-Dieu (1698-1704); de l’Hôpital général (1712-1713).Décédé à Québec le 23 avril 1721.Jésuite.-P/rm’ Raff ci.r.Né à Clermont, Auvergne, le 15 janvier 1633; arrive le 22 mars 1663.Accompagne M.de Tracy dans son expédition contre les Iroquois (1666) ; à la mission iroquoise de la Prairie de la Madeleine ( 1667) ; missionnaire chez les Iroquois à Cayugua (1671-1680) ; professeur au collège de Québec ( 1680-1724) : décédé h Québec le 29 août 1724.De Rock, v.II, p.412; Thwaites, v.XLVII, p.319. — 196 — 1664 Jésuite.— Louis Nicolas.Né à Aubenas, Ardèche, le 24 août 1634; arrive .à Québec en 1664.Compagnon du Père Allouez chez les Outaouais (1664-1670); chez les Iroquois (1670-1673); chez les Montagnais, aux Sept-Iles (16731675 ) ; retourne en France en 1675, et quitte l’ordre en 1678.de Roch, v.II, p.359; Ttnmitcs, v.XLVIII, p.297.Cordelier.Laurent Mollit.Né en France.Missionnaire à Port-Royal ( 1664-1676) ; retourne en France en 1676( 1 ).1665 Séculiers.Hugues Pommier.Né en France; missionnaire à Plaisance, Terre-Neuve (1663-1664); arrive en 1665; missionnaire à l’île d’Orléans en 1666-1667; au fort Saint-Louis, à Chambly (1667-1676) ; missionnaire en même temps de la rive sud du fleuve entre Sorel et la Prairie-de-la-Made-leine, desservant a Beauport ( 16/6-16/8) ; retourne en France en 1678.Germain il/on».Né à Québec le 15 janvier 1642; fils de Noël Morin et d Hélène Desportes.Premier prêtre canadien, ordonné le 29 septembre 1665 ; secrétaire de Mer de Laval qu’il accompagne dans ses visites pastorales, notamment à Montréal en 1666, 1668 et 1669.Missionnaire à Neuville ( 16691680 ) ; à Repentigny ( 1680-1682) ; à la côte de Lauzon ( 16831684) ; encore à Repentigny ( 1685) ; à Sainte-Anne de Beaupré ( 1685-1693 ) ; au séminaire de Québec ( 1693-1696 ) ; chanoine de la cathédrale ( 1697-1702) ; curé de Saint-Michel de Bellechasse (1696-1700); décède à Québec le 18 août 1702; inhumé dans la chapelle du séminaire le lendemain.Llavien de Saint-Pons.Abbé de Carignan; arrive à Québec le 19 août 1665 avec le régiment de Carignan.Aumônier au foi t Saint-Louis, a Chambly ( 1666) ; retourne en France en 1667.Jean-Baptiste Dubois d’Bgriseilles.Arrive le 19 août 1665 avec le régiment de Carignan.Aumônier au fort Saint- (1) Il est probable qu’aucun prêtre ne se rendit en Acadie après le départ des Pères Capucins en 1054.En 1664 le K.I*.Molin vint îi Port-Royal, comme missionnaire, et y resta jusqu’il l’arrivée de M.Louis Petit en 1676 197 — Louis, à Chambly (1667-1668) ; retourne en France en 1671.Jésuites.— Thierry Bcschcfcr.Né à Chalons-sur-Mar-ne le 25 niai 1630; arrive le 19 juin 1665; à Québec (16651668) ; au Cap de la Madeleine ( 1668-1670) ; chez les Iroquois (1670-1672) ; à Québec, préfet des études au collège (16721680) ; supérieur général des missions canadiennes ( 16801686) ; confesseur des Ursulines ( 1672-1689) ; retourne en France et est procureur des missions canadiennes ( 1689) ; décède à Rheims le 4 février 1711.De Rock.v.III, p.371 ; Thwaites, v.XLIX, pp.273-274.Claude Bardy.Né à Audi, Auvergne, le 10 avril 1623; arrive le 30 juin 1665.A Québec (1665-1667); retourne en France en 1667 et meurt à Auch le 25 novembre 1694.Tliwai-tes, v.XLIX, p.274.Sulpiciens.—Michel Barthlemy.Né en 1638 au diocèse de Paris; arrive en 1665.Missionnaire à la baie de Quinté, iac Ontario (1668-1680); chez les sauvages de la Montagne (1680-1687); missionnaire à la rivière des Prairies (16871702).Décédé le 11 avril 1706.Gilles Perrot.Né en France, au diocèse de Chartres; arrive en juillet 1665; desservant à Montréal (1666-1676).Premier curé d’office (1678-1680).Mort subitement dans le jardin du séminaire, le 15 juillet 1680.1666 Séculier.—François Fillon.Né en France en 1629; arrive en 1666.Missionnaire sur la côte de Beaupré, de Beau-port à la Baie-Saint-Paul ( 1667-1679).Noyé en se rendant à ce dernier endroit, le 14 juin 1679; inhumé à Sainte-Anne-de-Beaupré, le 13 juillet._ Jésuites.— Jacques Bruyas.Né à Lyon le 13 juillet 1635 ; arrive le 3 août 1666; chez les Iroquois, où il fonde la mission Saint-François-Xavier des Onneyouts ( 1667-1682 ) ; au Sault Saint-Louis (1682-1684) ; chez les Iroquois (1684-1687) ; au Sault Saint-Louis ( 1687-1693) ; supérieur des missions canadiennes à Québec (1693-1698) ; de nouveau au Sault Saint-Louis (1698-1709) où il décède le 15 juin 1709.Thwaites, y.L, p.323.Jean-François Elye.Scolastique, né en France en 1641; — 198 — arrive en 1666; enseigne au collège (1666-1667).Quitte la Compagnie et retourne en France après avoir changé son nom en celui de sieur d’Hennecourt.Thwaitcs, v.LXXI.p.150.Etienne de Carheil.Né à Carentoir, France, en novem-vre 1633 ; arrive le 6 août 1666.A Québec ( 1666-1668) ; missionnaire chez les Iroquois à Cayuga (1668-1683) ; tà Québec, professeur de grammaire au collège (1683-1686).Chez les Outaouais, à Michillimakinac ( 1686-1703) ; à Québec (1703) où il meurt le 27 juillet 1726.De Koch, v.II, p.410; Thwaitcs.v.L, p.325.Jacques Marquette.Né à Laon, France, le 10 juin 1637.Arrive à Québec le 20 septembre 1666.Aux Trois-Rivières (1666-1668); missionnaire à la mission du Saint-Esprit (Chouagamon), au lac Supérieur ( 1668-1671) ; fonde la mission Saint-Ignace, à Michillimakinac (1671-1672); va avec Louis Jolliet à la découverte du Mississipi ( 1673) ; revient à la Baie Verte ( 1674).Part pour établir une mission chez les Illinois, mais meurt en route le 15 mai 1675, près du site où se trouve actuellement la ville de Ludington.Michigan.De Kocli, v.III, p.5 ; Thwaitcs, v.L, pp.322-323.Sulpiciens.— Jean Frémont.Né en 1624, au diocèse de Rouen; arrive en juillet 1666.Desservant aux Trois-Rivières (1666-1667) ; a Lachine (1667-1680) ; curé d’office à la paroisse de Montréal (1680-1682) — (1693-1694), où il décède le 17 juin 1694.Guillaume Bailly.Né en France; arrive en 1666.A Montréal^ 1666-1679) ; chez les sauvages de la Montagne (16791685); supérieur ecclésiastique des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame ( 1676-1681 ) et leur confesseur ( 16761691 ) ; retourne en France en 1691 et quitte la Compagnie.François Dollier de C assoit.Né en 1636, au diocèse de Nantes.Arrive le 7 septembre 1666; accompagne l’expédition de M.de Tracy contre les Agniers ( 1666-1667).Au retour s arrête au fort Sainte-Anne, a la tête du lac Champlain, pour y servir d’aumônier (1667); desservant aux Trois-Rivières (1668).Accompagne avec M.de Brehaut de Galinée, Cavelier de LaSalle dans sa recherche du Mississipi et passe l’hiver de 1669-1670 sur la rive sud du lac Erié.Revient à Montréal en 1671 et retourne en France.De retour au Canada en 1674; 199 supérieur (1671-1674) — (1678-1701); vicaire-général du diocèse de Québec (1694-1701).Décédé à Montréal le 27 septembre 1701.A écrit une “Histoire de Montréal” (1673) publiée en 1868 par la Société historique de Montréal.Jean Cavelier de LaSalle.Né à Rouen et frère du découvreur René Cavelier de LaSalle.Arrive à Québec, le 7 septembre 1666.Retourne en France; revient au Canada en 1684, et accompagne son frère dans son expédition pour la découverte du Mississipi.Après la mort de ce dernier ( 1685 ) se rend à Montréal au milieu de difficultés inouïes.Repasse en France en 1688, et meurt à Rouen après 1720.Etienne Guyottc.Né en France; arrive le 7 septembre 1666; retourne en France et entre chez les Sulpiciens en 1674.Revient en Canada en 1675 et est missionnaire à Lachine ( 1675-1682 ) ; curé d’office à Montréal ( 1682-1693) ; desservant à Sorel ( 1686-1687 ) ; retourne en France en 1693 ; meurt à Paris en 1701.1667 Jésuites.— Jean Pierron.Né à Dun-sur-Meuse le 28 septembre 1631.Arrive en juin 1667.Chez les Iroquois Agniers, où il fonde la mission des Martyrs (1667-1677) ; retourne en France en 1678.Meurt à Pont-à-Mousson, le 20 février 1700 ou 1701.De Rock.v.II, p.404; Tlneaitcs, v.L, p.323.Louis de Beaulieu.Né à Bourg-en-Bresse, France, le 10 octobre 1633.Arrive le 25 septembre 1667.Missionnaire à Tadoussac ( 1667-1671 ) ; retourne en France en 1671 et meurt à Avignon le 13 octobre 1684.De Rocli, v.1II, p.414; Tlrwai-tes, v.L, p.326.Philippe Pierson.Né à Ath, en Hainaut, le 4 février 1642.Arrive en 1666; à Québec (1666-1669).Missionnaire à la Prairie-de-la-Madeleine (1669-1673); à la mission de Michillimakinac (1673-1683); à Québec (1683-1687); chez les Murons, à l’Ancienne-Lorette ( 1687).Meurt à Québec en 1688.De Rock.v.III, p.479; Thzmites, v.L, p.327.Sulpiciens.— François Saliqnac de Fénelon.Né au diocèse de Périgueux, France, en 1641.Arrive clerc minoré le 27 juin 1667; ordonné le 11 juin 1668.Missionnaire chez les — 200 — Cayugas, à la Baie de Quinté ( Kenté) (1668-1673).Fonde à Gentilly une école pour les jeunes Indiens (1674).Retourne en France en 1674 et meurt en 1679.Claude Trouve.Né vers 1644 dans le diocèse de Tours.Arrive sous-diacre le 27 juin 1667; ordonné le 10 juin 1668.Supérieur de la mission de Kenté (1668-1680); à Montréal (1680).En France, curé du Grand Pressigny (1681-1685) ; retourne au Canada, avec MBr de Saint-Vallier en 1685 ; à Québec, aumônier de l’Hôtel-Dieu.Repasse en France ( 1687) ; revient en Canada ( 1688) ; missionnaire à Beaubas-sin (1688-1689); à Port-Royal (1690) où il est fait prisonnier par Phipps, et conduit à Boston, puis à Québec.A Québec ( 1690-1694) ; de nouveau à Beaubassin, en Acadie( 1694).Meurt à Chibouctou en juillet 1704.1668 Séculier.— Nicolas Goblet.Arrive en 1668.Missionnaire à Champlain et à Batiscan (1668-1678).Retourne en France en 1680.Jésuites.— Pierre Milet.Né à Bourges le 19 novembre 1635; arrive le 5 août 1668.Missionnaire chez les Iroquois Onnevouts (1668-1684) ; aumônier au fort Frontenac (16841689) ; captif des Onneyouts ( 1689-1694) ; à Québec (16941708) où il meurt le 31 décembre 1708.De Rock, v.III, p.168; Thwaites, v.LXIV, p.275.Jean-Bernard Blanchet.Né le 18 septembre 1632, à I/Ile-Dieu, Vendée; arrive en 1668 et retourne en France en 1670.Tlnvaites, v.LXXI, p.151.Sulpiciens.— François-Saturnin Lascaris d’Urfc.Né en France; arrive à l’automne de 1668.Missionnaire à Kenté (1668-1676).En France (1678-1685); retourne en 1685.Desservant du Bout-de-l’Ile, à Montréal (1685-1687); retourne en France en 1687 et meurt le 30 juin 1701.René de B réhaut de Galince.Né dans le diocèse de Rennes; arrive en 1668.Accompagne M.Dollier de Casson dans ses voyages d’exploration, au sud du lac Erié (1669-1670).Retourne en France en 1671 et décède le 16 août 1678.Joseph Mariette.Né en France; arrive le 8 juillet 1668. 201 — Missionnaire chez les sauvages de la Montagne ( 1668-1689) ; décède à Montréal le 16 octobre 1704.Isidore Mcrcadicr.Né en France; arrive en 1668.Retourne en France en 1669.1669 Séculier.— Pierre de Caumont.Né en France ; arrive en 1669; aumônier au fort Saint-Louis, a Chambly, avec desserte des missions entre Sorel et la Prairie-de-la-Madeleine (1670-1678) ; missionnaire sur la rive sud du fleuve entre la Pointe-de-Lévis et Kamouraska (1678-1680); desservant à Boucherville ( 1680-1688) ; chanoine de la cathédrale ( 1684) ; à Québec ( 1688-1694) où il décède le 16 février 1694.~ Jésuites.— Louis /Indre.Né dans le diocèse d’Avignon le 28 mai 1631 ; arrive en 1669.A la mission Saint-François-Xavier, Baie Verte (1670-1684).Professeur au collège de Québec (1684-1690); missionnaire à Chicoutimi (16901692); à Montréal (1693-1695); à Québec (1695-1698) ; à la mission Saint-François-de-Sales, sur la rivière Chaudière ( 1698-1700) ; de nouveau à Québec, avec charge de la mission de Chicoutimi et des Sept-lies.Construit une chapelle aux Ilets Jérémie (1700-1715).Décède à Québec le 19 septembre 1715.De Rock, v.III, p.369; T Inédites, v.LVII, p.318._ François Boniface.Né à Arras, France, le 1er août 1635.Arrive en 1669.Missionnaire chez les Iroquois Agniers (1669-1674).Décède à Québec le 17 décembre 1674.De Rock, v.Il, p.412; Tlnvaites, v.LU, p.262.Jean de Lambervillc.Né à Rouen le 27 décembre 1633.Arrive en 1669; missionnaire chez les Iroquois Agniers ( 1669-1687).Aumônier au fort Frontenac et au fort Niagara (1687-1688); à Montréal (1688); au Sault Saint-Louis ( 1688-1691).Retourne en France et est procureur des missions canadiennes ( 1691-1714).Décède a Paris le 9 février 1714.De Rock.v.Il, p- 412; Tlnvaites, v.LVI, p.300.L’abbé Ivan noie Caron — 202 — ÉDIFICES TRANSPLANTÉS , Peut-on dire d’un édifice: temple, gratte-ciel ou magasin qu on démolit puis reconstruit ailleurs qu’il a été transplanté?N ayant pas trouvé mieux, force nous a été de nous en tenir a cette expression.D’ailleurs un grave écrivain de France n’a-t-il pas écrit que des “colonies avaient été transplantées”.Si 1 habitant est transplantable 1 habitation pourrait l’être.Kn tout cas, le lecteur ayant compris ce que nous voulons exprimer, nous entrons dans le vif du sujet.^ ~ Pc l^us ttncien cas que nous pouvons signaler entre ceux qui peuvent s’être produits au 19e siècle est celui-ci.En 1Mb, les marguilliers de Notre-Dame avaient acquis la chapelle et le couvent des Récollets, angle sud-est des rues Sainte- elene et Notre-Dame.Peu après on y ouvrit une école anglaise, ensuite (1825), les irlandais catholiques utilisèrent la chapelle pour les offices religieux.Au mois de juin 1830, il tut résolu de fixer au fronton de la chapelle la façade de là ueille église paroissiale qu’on achevait de raser.Si vous examinez attentivement les gravures de l’église des Récollets telle quelle lut après 1830, vous apercevrez que la reconstruction tut assez bien réussie.On n’avait, tout au plus, modifié que des details Et ce souvenir d’un ancien temple subsista jusqu’en 1807, alors que l’immeuble des Récollets fit place à des magasins qui existent encore., ~ " Auti efois, il y avait, a 1 intersection sud-est des rues Saint-Jacques et McGill, un bel édifice en pierre de taille.I out le î ez-de-chaussé était occupé par des magasins.La banque de Toronto acquit l’immeuble et voulut ériger sur l’emplacement un édifice plus considérable, mais il fallait “ enlever ce qui existait.L’entrepreneur Dineen s’en chargea, fit le ti avail avec soin.11 transporta tous les matériaux, angle des mes \ inet et Saint-Antoine et l’édifice renaquit.3 — Sur le côté nord de la rue Saint-Jacques, il y avait un temple méthodiste non loin de la rue Saint-Pierre.Des spéculateurs prirent possession de l’immeuble et sur l’emplacement s’éleva un gratte-ciel nommé “ Temple Building ”.Peu d’années api ès une banque ontarienne remplaça le gratte-ciel par un temple, cette fois, consacré à la finance.Du “ Temple — 203 — Building ” on conserva partie de la façade pour la transplanter rue Guy sur le côté d’une patinoire à la mode nommée “ Coîliseum 4 — Lorsque la Banque Royale fit déblayer tout le terrain, rue Saint-Jacques sud, entre Saint-Pierre et Dollard, il fallut démolir plusieurs maisons, entre autres le bel édifice de la défunte Banque Ottawa qui eut la chance de renaître à l’intersection des rues Saint-Laurent et Notre-Dame et qui se nomme “ Métropole ”, A son sujet un petit fait curieux.Si vous jetez un regard sur le coin ouest de l’édifice au-dessus du rez-de-chaussé, vous remarquerez une large pierre en laquelle est gravée une dame-jeanne (ou cruche) accostée de deux roues.Que signifie ce rebus?11 se racontait que jadis un forgeron avait boutique, rue Saint-Jacques, tout près du fameux Tattersall autrement dit, l’encan des chevaux.L’acquéreur de l’emplacement projetait de raser la boutique et construire magasin et logement au plus tôt, mais le forgeron grincheux avait un bail et refusait de déguerpir avant un délai auquel il avait droit.Que faire?Un moyen restait qui a souvent réussi, amadouer l’entêté, briser sa résistance par quelques dons.Et le maréchal-ferrant accepta enfin, comme dédommagement, une belle paire de roues flambant neuves ainsi qu’une grosse cruche en verre de bon whiskey blanc.Par la transplantation de l’édifice, le rappel de la légende se trouve singulièrement placé sur une terre possédée par les “ Soeurs de la Congrégation Notre-Dame ” lorsqu’on ignore ce qui précède.5 —Mais la plus intéressante transplantation est celle du temple presbytérien “St-Andrews & St-Paul”.Il s’élevait côté sud de la rue Dorchester ouest et devait disparaître pour faire place à une gare.Comme il était de toute beauté, les RR.PP.Ste-Croix de Saint-Laurent s’en portèrent acquéreurs pour une somme nominale en 1930 et le firent rebâtir avec soin à côté de leur collège.E.-Z.Massicotte — 204 — LA BRAVOURE DE GODEFROY DE NORMANVILLE AI.Dollier de Casson, dans son Histoire de Montréal, nous donne un exemple de la bravoure de Thomas Godefrov de Normanville.C’était un peu le genre du temps.Ces Français, accoutumés à la chevalerie et à l’honnêteté des Européens, ne se mettaient pas assez en garde contre les ruses et les tricheries des Sauvages qui se fichaient des lois de l’honneur.Au printemps de 1648, plusieurs Iroquois se présentèrent a la vue du fort de Montréal.Ils semblaient vouloir engager les pourparlers avec les Français.Charles Lemoyne et Godefroy de Normanville, aussi braves l’un que l’autre, décidèrent d’aller rencontrer ces Iroquois.Aussitôt, trois Iro-ur voir sa réalisation.Des propositions faites par le 1 ère Général aux provinces de Lyon et de Toulouse n aboutirent pas.Ce fut la province de b rance, en pleine sève religieuse, qui assuma la charge et 1 honneur de doter l’ordre d’une nouvelle province régulière.“ En 1873, en la fête du Rosaire, les Pères Bourgeois, Louis Mothon, Reginald Bernard et le Frère Simon Grappe prenaient possession de l’église et du presbytère de Notre-Dame du Rosaire à Saint-Hyacinthe.Un rejeton du grand arbre dominicain était transplanté en terre canadienne.La jeune communauté grandit lentement “ au milieu de consolations mélangées de quelques tristesses ”, écrivait vingt-cinq ans plus tard le fondateur.“ Puis se succédèrent à intervalles irréguliers les fondations de Lewiston en 1881 ; celle d’Ottawa en 1884- de Fall-River en 1888; de Montréal en 1901 ; de Québec en 1906.Ces différentes maisons, détachées de la province de France le 12 juin 1908, pour constituer une congrégation autonome, étaient définitivement érigées en province canonique, en la fête du Rosaire, le 1er octobre 1911, avec le Très Révérend Père Hage comme premier provincial.” Dès 1 automne de la fondation, les deux premiers postulants canadiens, qui devaient être aussi les deux premiers profès de la future province, les Pères Gadbois et Gonthier, se rendaient au couvent d’Abbeville pour y être initiés à la vie des Frères-Prêcheurs.Jusqu’en 1886, les Canadiens allèrent demander aux noviciats de la province de France leur formation morale et intellectuelle.C est le 2 juillet 1885 que le noviciat des Dominicains fut fondé à Saint-Hyacinthe.Le premier profès convers au Canada fut le Frère Hyacinthe Rousseau.Pour les religieux de choeur, le noviciat ne commença que le 8 décembre 1886.“Depuis cette époque, dit le R.P.Rouleau dans sa lettre du 7 mars 1923 que nous venons de citer, 180 religieux ont promis obéissance à Dieu, à la Bienheureuse Vierge Marie et au Bienheureux Dominique, et se sont consacrés, à l’imitation de leur Père, à la contemplation et à la diffusion de l’éternelle vérité.” — 216 LA PORTE DE L’ESPÉRANCE À QUÉBEC “ Tout traducteur est menteur ”, dit le proverbe italien.Nous ne voulons pas aller si loin mais, tout de même, il faut avouer qu’un traducteur ne peut pas rendre fidèlement la pensée de l’auteur, surtout dans un ouvrage de longue haleine.Dernièrement, un étranger qui connaît très bien l’histoire de Québec, demandait à un québécois où se trouvait autrefois la porte de l’Espérance, dans la vieille capitale.Absolument certain de son information, le citoyen de Québec lui répondit qu’il n’y avait jamais eu de porte de l’Espérance dans la capitale sous le régime français comme sous le régime anglais.Cet étranger lui mit alors sous les veux le récit d’un voyageur publié à Paris en 1825.Il disait: “ La ville (de Québec) a cinq portes: la porte Saint-Louis, qui est la plus grande, s’ouvre à l’ouest et vers les hauteurs d’Abraham où le brave Wolfe rendit le dernier soupir.La porte Saint-Jean s’ouvre vers Sainte-Eoy, qui est la route de Montréal.Ces deux portes sont extrêmement fortifiées, et les murs où elles sont placées, ont au moins cinquante pieds d’épaisseur.Les portes du Palais et de l’Espérance s’ouvrent vers le nord, et la porte de Prescott par laquelle on passe dans la basse-ville, s’ouvre vers le sud : ” La porte de l’Espérance?où était-elle?La vérité est (pie ce livre publié à Paris en 1825 était une traduction des Travels de Edward-Allen Talbot publiés à Londres en 1824.Talbot, dans son livre, mentionne les cinq portes de Québec, Saint-Louis, Saint-Jean, du Palais, Hope et Prescott.Le traducteur a cru (pie le mot Hope devait se traduire par espérance dans le récit de Talbot.Cette porte Hope fut nommée ainsi en l’honneur d’un lieutenant-gouverneur militaire de Québec, le colonel Henry Hope.LE CIMENT GAUVREAU Qui, aujourd’hui, même parmi les architectes et les constructeurs, connaît le ciment Gauvreau?Et, pourtant, il fut en grande vogue il y a trois-quarts de siècle.C’est en 1854 que Pierre Gauvreau, architecte et ingénieur civil, prit un brevet d’invention pour une espèce de ciment qu’il venait d’inventer. — 217 — M.Gauvreau fabriquait son ciment avec la pierre du rocher de Québec.L’inventeur réduisait la pierre presque en poudre puis la diluait dans 1 eau avant de s’en servir.On employait surtout le ciment Gauvreau comme ciment hydraulique pour les maçonneries exposées à l’eau et à l’humidité.Jusqu’alors le ciment qu’on importait des Etats-Unis coûtait $4.00 le baril.Dès que la manufacture de M.Gauvreau fut installée angle des rues d’Aiguillon, Richelieu et Saint-Augustin, à Québec, il vendit son ciment $1.60 le baril.On se servit en grande partie du ciment Gauvreau pour la construction des trois forts de Lévis et la solidité de ces travaux est une preuve qu’il n’est pas inférieur au ciment des Etats-Unis.Malheureusement, les trusts vinrent, et le ciment Gauvreau disparut comme bien d’autres produits d’origine canadienne.LES CARAVANES DE L’OUEST On va aujourd’hui de Montréal à Winnipeg en sleeping-car avec dans le train un char à manger où on prend des repas fastueux et tout cela en moins de trente-six heures.Quelle différence avec les premiers temps de la colonie de la Rivière-Rouge! On voyageait alors ou en canot ou en caravane.Laissons le canot de côté pour le moment pour ne nous occuper que de la caravane.On voyageait de cette façon pour éviter les rencontres ou se protéger contre les tribus sauvages de l’Ouest toujours en guerre.Il y avait généralement une ou deux carci-rancs par année.Ceux qui voulaient faire le voyage aux Etats-Unis ou en Canada s’entendaient et voyageaient de concert dans des charrettes traînées par deux chevaux.On partait de grand matin et on marchait toute la journée.Au coucher du soleil, toutes les charrettes étaient mises en cercle et les voyageurs et les chevaux campaient au milieu, les uns dans des tentes, les autres sur la terre nue.Des sentinelles gardaient le camp improvisé toute la nuit car les Sauvages étaient toujours à craindre.Ces voyages dans l’une ou l’autre direction, Canada ou Etats-Unis, duraient trois, quatre et même cinq semaines.Le voyage de Mgr Provencher en 1843, de Saint-Boniface à Dubuque, aux Etats-Unis, dura exactement ¦deux mois.(Donatien Frémont, Mgr Provencher). — 218 — LES CRIÉES DANS LES ANCIENNES PAROISSES “ C’est le dimanche.De toutes les directions, et aussi loin que la vue peut s’étendre, on voit arriver les paroissiens: ceux qui demeurent près de l’église, à pied; les plus éloignés, en voiture ou à cheval, et à mesure que ces derniers arrivent, ils attachent leurs montures aux poteaux rangés symétriquement sur la place publique au-devant de l'église.Les groupes se forment: on parle temps, récoltes, chevaux, jusqu’à ce que le tintement de la cloche annonce que la messe va commencer.Tous alors entrent dans l'église, et suivent l’office divin avec un religieux silence.La messe finie, on se hâte de sortir pour assister aux criées.Les criées qui se font régulièrement, le dimanche, à la porte de l’église, sont regardées comme de la plus haute importance par la population des campagnes; en effet, toutes les parties des lois qui l’intéressent, police rurale, ventes par autorité de justice, les ordres du grand-voyer, des sous-voyers, des inspecteurs et sous-inspecteurs s’y publient de temps à autre et dans les saisons convenables: c’est pour eux la gazette officielle.Ensuite viennent les annonces volontaires et particulières; encan de meubles et d’animaux, choses perdues, choses trouvées, etc., etc., tout tombe dans le domaine de ces annonces; c’est la chronique de la semaine qui vient de s’écouler.Ces criées sont confiées à un homme de la paroisse qui porte le nom de crieur.qui sait lire quelquefois, et bien souvent ne le sait pas du tout, mais qui rachète ce défaut par de l’aplomb, une certaine facilité à parler en public, et une mémoire heureuse qui lui a permis de se former un petit vocabulaire de termes consacrés par l’usage.Si l’on ajoute à cela le ton comique et original avec lequel il parle, les contresens et les mots merveilleusement estropiés, on aura quelque idée de cette scène quelquefois unique en son genre.” (Patrice La-combe, La terre paternelle, p.39).QUESTION Où et quand fut tenue la première exposition dans la province de Québec?Cur. — 219 — MONT A G N AIS E S SOEURS GRISES En décembre 1844, Mère McMullen, supérieure générale des Soeurs Grises de Montréal, écrivait à la supérieure des Soeurs Grises de Saint-Boniface: “ Il se trouve assez de communautés pour figurer dans les grandes villes, mais peu pour se sacrifier pour les sauvages, les nègres, etc.Prions donc toutes ensemble le Dieu de toute miséricorde de nous envoyer au secours de ces pauvres infidèles.Que je serais heureuse si je voyais de mes yeux une Noire ou une Peau-Rouge habillée avec notre sainte livrée1 ” La Mère McMullen ne vit pas une Noire ou une Peau-Rouge revêtir le saint habit des Soeurs Grises.Ses filles, cependant, réalisèrent son voeu.La lointaine mission d’Athabaska donna à la communauté des Soeurs Grises ses deux premières Soeurs vocales montagnaises.Les Soeurs Cooper et Paquet portaient des noms français et anglais mais elles étaient de pure descendance montagnaise étant nées à Fond-du-Lac, dans la mission d’Athabaska.La Soeur Paquet vécut même à la maison-mère des Soeurs Grises, à Montréal, et c’est là qu’elle décéda le 18 janvier 1833.Mgr Breynat, qui avait connu intimement la Soeur Paquet, écrivait à la supérieure-générale des Soeurs Grises, à son sujet: “Vous avez là un ange.De toute ma vie sacerdotale, je n’ai pas rencontré chez une enfant si jeune, une telle intimité avec Dieu.Cette enfant ne perd pas la présence de Dieu.’’ ( Mme Fer- land-Angers, Les premieres Canadiennes missionnaires.) LES PECHES À L’ANGUILLE Les premiers colons qui s’établirent sur les bords du Saint-Laurent, dans les environs de Québec durent leur subsistance à la pêche à l’anguille.A peu près chaque colon avait sa pêche.“ L’anguille, dit [.-Edmond Roy, assez dédaignée aujourd’hui, comptait alors comme le principal aliment des colons.C’était pour ainsi dire la manne clans le désert ”, manne inconcevable, pour nous servir de l’expression d’un ancien missionnaire (pii se trouvait à toutes les portes, qui ne coûtait qu’à prendre et qui apportait avec soi tout son assaisonnement”.La Potherie raconte que certains habitants de Lotbi- 220 — nière prenaient parfois dans une seule marée, jusqu’à trois mille anguilles.Nous avons d’autant moins de misère à le croire que, de nos jours, malgré que l’anguille se soit éloignée de Québec, on en prend encore des quantités considérables dans les pêches du sud du fleuve.L’anguille, dit encore J.-Edmond Roy, était une monnaie courante dans les premières années de la colonie.L’argent n’existait pas ou, du moins, était très rare.Les colons payaient à peu près tout ce qu’ils achetaient avec l’anguille.Il suffit de consulter les greffes de notaires de l’époque pour constater le rang important que jouait l’anguille dans la vie économique de nos ancêtres.(J.-Edmond Roy, Histoire de la seigneurie de Lançon).PÈRE ET FILS AU CONSEIL LÉGISLATIF On à vu très souvent dans les Parlements britanniques, soit au Sénat, soit au Conseil législatif ou encore à la Chambre des députés, le fils remplacer son père, mais le cas qui nous occupe est unique, croyons-nous: le père et le fils siégeant en même temps dans un conseil législatif.Le 4 décembre 1817, Ignace-Michel-Louis-Antoine de Salaberry qui avait été membre de la Chambre d’Assemblée de 1792 à 1809 était appelé au Conseil législatif du Bas-Canada par le gouverneur Sherbrooke.Un an plus tard, le 14 décembre 1818, son fils, Charles-Michel de Salaberry, le héros de Châteauguay, entrait à son tour au Conseil législatif.M.de Salaberry père décéda le 22 mars 1828.Le père et le fils siégèrent donc ensemble au Conseil législatif de 1818 à 1828.LE DOMESTIQUE DE WOLFE James Wolfe, le vainqueur de la bataille des Plaines d’Abraham, avait-il un domestique français lorsqu’il partit du port de Spithead le 17 février 1759, pour s’emparer de Québec et mettre fin à la domination française dans l’Amérique du Nord?Wolfe fit son testament de sa propre main, à la mode anglaise, devant deux témoins, le 8 juin 1759, à bord du Neptune.Dans cette pièce où il commence par mentionner sa fiancée, miss Lowther, Wolfe n’oublie aucun de ceux qui vivaient journellement avec lui.Il fait des dons — 221 — aux colonels Aughton, Carleton, Howe et Wards, à l’amiral Saunders, au major Barré, aux capitaines De Lauve, Smyth Bell, Leslie, Caldwell, à ses domestiques, etc.etc.11 fait un don de gui nées à chacun de ses domestiques.11 en est un qu’il semble affectionner plus que les autres.Il le nomme François.“Mon serviteur hrançois, dit-il, recevra la moitié de mes habits et de mon linge de corps.” Plus loin, Wolfe revient à ce même François et lui lègue cinquante guinées.Qui était ce François?Le testament ne dit pas Francis, qui est un prénom assez commun en Angleterre, mais bien François.Ce prénom est français, presque exclusivement français.Wolfe aurait-il amené ici un domestique de langue française afin de se perfectionner dans cette langue qu’il parlait assez difficilement, du moins sous le rapport de la prononciation ?Disons, en passant, que Wolfe aimait à parler français.11 avait passé six mois à Paris dans sa jeunesse pour perfectionner sa prononciation, mais n’y avait guère réussi.Presoue toutes les lettres de Wolfe à sa mère et à ses parents contiennent des phrases françaises.On prétend que c est Wolfe lui-même qui dicta ou écrivit la proclamation que les habitants de Beaumont trouvèrent affichée sur la porte de leur église le 30 juin 1759.LE PREMIER JOURNAL OUVRIER Dès l’instant où le suffrage politique s’est étendu à toutes les classes populaires, on s’est mis à flatter l’ouvrier.On avait besoin de son vote.On compte par douzaines et peut-être par centaines les journaux “ouvriers” parus dans notre pays.Mais la plupart de ces gazettes n’ont vécu que quelques semaines ou quelques mois.La classe ouvrière ne se laisse nas berner facilement.Elle ne donne pas son encouragement à des journaux qui ne parlent des droits de l’ouvrier qu’en temps d’élections et semblent se moquer de lui le reste du temps.A propos de ces feuilles éphémères qui meurent aussi vite qu’elles naissent, quel fut le premier journal ouvrier dans la province de Québec?Jusqu’à preuve du contraire, nous donnons ce titre à YOuvricr fondé à Québec le — 222 — 6 mai 1851 par Charles Langlois.Nous ignorons si ce Charles Langlois avait un titre quelconque pour parler au nom des ouvriers.En tout cas.{’Ouvrier ne fut pas longtemps l’organe des travailleurs puisqu’il ne fournit que deux numéros.LA COLONIE DE VACANCES DE CONTRECOEUR On sait ce que sont les colonies de vacances.Les enfants des travailleurs, de ceux qui vivent dans les quartiers ou vriers des grandes villes, trouvent dans les colonies de vacances de l’air, de l’espace, du soleil, des jeux^ adaptés à leur âge, sous la direction et la surveillance des prêtres et de r reres qui les comprennent, leur aident, etc., etc.La colonie de vacances donna à l’enfant les exercices physiques dont il a besoin pour développer ses muscles et la direction morale necessaire à sa conduite, future.Les colonies de vacances existent en Europe et aux Etats-Unis depuis de nombreuses années.Dans la province de Québec, la première colonie de va-cancs digne de ce nom fut ouverte à Contrecoeui, à quelques lieues de Montréal, dans l’été de 1913, grâce à l’énergie et a la générosité de l’abbé Adélard Desrosiers, alors assistant principal de l’Ecole normale Jacques-Cartier de Montreal.M.l’abbé Desrosiers acheta â Contrecoeur une vaste étendue de terrain, près du fleuve.On y éleva une chapelle, des salles de jeux, des dortoirs, des terrains de jeux de toutes sortes, et depuis cette époque des milliers d enfants de la métropole peuvent passer une bonne partie de leurs vacances en cet endroit enchanteur.Ajoutons que, depuis l’intelligente initiative de l’abbé Desrosiers, son exemple a été suivi et qu’on a ouvert un peu partout des colonies de vacances dans la province de Québec.(F.-J.Audet, Contrecoeur) QUESTION Par qui et quand furent introduits les chevaux percherons dans notre province ?Cuit. — 223 — LE JOURNAL DE SAINT-PHILIPPE DE LAPRAIRIE La Gazette de Saint-Philippe fut le premier et, pour nous servir d une expression chère à un des princes de la radio, le dernier journal publié à Saint-Philippe de Laprairie.Cette paroisse, en effet, malgré l’aisance de ses habitants, n est pas assez populeuse pour faire vivre un journal.Mais le cas de la Gazette de Saint-Philippe est une exception.L abbé François-Xavier Pigeon, curé de Saint-Philippe, avait été typographe, ou, tout au moins, avait appris ce métier, avant d être élevé à la pr êtrise.Nommé curé de Saint-Philipe en 1810, il acheta une petite imprimerie et l’installa dans une des dépendances du presbytère.C’est en 1826 qu’il commença la publication d’un petit journal qu’il nomma la Gazette de Saint-Philippe.Cette gazette destinée aux paroissiens de Saint-Philippe n’avait pas un gros tirage et elle est quasi introuvable aujourd’hui.L’abbé Pigeon avait aussi songé à publier une édition canadienne des drames de Ber-qiiin.Cette publication aurait été faite au profit de la jeunesse.Malheureusement, les souscripteurs ne furent pas assez nombr eux et le cure 'Pigeon fut obligé de renoncer à son projet.L’entreprenant abbé Pigeon décéda à Saint-Philippe le 8 octobre 1838.QUESTION En 1669, le roi accorda une somme de 42,450 livres, à Talon, pour gratifications a être distribuées aux officiers des troupes restées au Canada et pour ceux qui devaient y passer.Au nombre de ces derniers paraît Angélique de Fonteneuve.En considération de l’établissement qu’elle allait faire au pays, avec sa famille, Talon était chargé de lui remettre 600 livres.Est-elle venue au Canada?Nous n’avons rien trouvé à son égard, pas même ce nom de Fonteneuve dans aucun armorial de France qu’il nous a été possible d’examiner.Pcx — 224 — LA POMME CANADIENNE En quelle année et à quel endroit a été planté le premier pommier au Canada?A-t-il été ,totc a l’ort-R«^« „„ à Québec en 1608?Les habitants de la No“ve"e:"X“" .ont-ils acclimaté les pommiers chez eux avant ceux.te v-pIIp Prance ?M F -G.-J.Comeau, d Halifax, a tente de i pondre à ces questions dans une br;.chr,rc pt.l.l;« « ^ sous le titre Origin and History of the Apple Indn^ n b ropc and America zvith Particular Rcfci cncc.o < • 1 ' On cnit nue le cidre de pomme est l’industrie principa e en Ne r mLdi^depuis plusieurs siècles.Quant au Canada, il comptait des pommiers sauvages dès avant Poutrincourt ‘ ^ On sait que dans l’hiver de 16JM-1605, le cidre R a r Ole Sainte-Croix.Ce cidre avait du etre appoite de l rance, u sait également que Poutrincourt apporta toutes sortes d ai -lires à Port-Roval.N’avons-nous pas le droit de présumer q introduisit les pommiers de Normandie dans sa.co• é£ affirmé que Champlain avait apporte des pommiers a Q^t>ec dès 1608 Le fait est possible mais nous ne trouvons aucune ' \ a w cnîpt I i nremière mention de la pomme a preuve écrite a ce sujet.L,a prenne Québec se trouve dans la Relation des Jésuites de 1633-1644 T e Père Leieune écrit: “ Pour les arbres fruitiers, je ne sais ce qui en sela.Nous avons deux allées, l’une de cent pieds, et ulus, l’autre plus grande, plantées de sauvageons de part et d’autre fort bien repris; nous ayons huit ou dix antes c e pommiers et jioiriers qui sont aussi fort bien repuses, no s on e n me cela réussira.J’ai quelque créance que le froid nuit grandement aux fruits; dans quelques années, nous en aurons l’expérience.On a vu ici autrefois de belles pommes .Le bon Père voulait sans doute parler de pommes sauvages.QUESTION Combien avons-nous de sanctuaires d’oiseaux dans la province de Québec ?PO
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