Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 septembre 1941, septembre
LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XLVII LEVIS, SEPTEMBRE 1941 No 9 PRÊTRES SÉCULIERS ET RELIGIEUX QUI ONT EXERCÉ LE MINISTÈRE EN CANADA (1680-1690) 1680 Séculiers.—Paul Vachon.Baptisé à Québec le 9 novembre 1656, fils de Paul Vachon et de Marguerite Langlois.Reçoit la tonsure et les ordres mineurs le 12 décembre 1677 ; le sous-diaconat le 18 décembre 1677; le diaconat le 17 septembre 1678; ordonné le 21 décembre 1680.Missionnaire au Cap Saint-Ignace et sur la rive sud du fleuve en bas de Québec (1682-1683); à Batiscan et à Sainte-Anne-de-la-Pérade (1683-1684); chanoine de la cathédrale (1684); curé du Cap-de-la-Madeleine ( 1685-1729) où il décède le 7 mars 1729.Jean Pinguet.Baptisé à Québec le 8 décembre 1655, fils de Noël Pinguet et de Marie-Madeleine Dupont.Reçoit la tonsure et les ordres mineurs le 12 décembre 1677 ; le sous-diaconat, le 18 décembre 1677; le diaconat, le 17 septembre 1678; ordonné le 21 décembre 1680.Chanoine de la cathédrale (1684).Missionnaire à la Pointe-aux-Trembles et à Saint-Augustin (1681-1685); à Saint-Joseph de Lévis ( 16851689); au Cap Saint-Ignace (1690-1692) ; à Saint-Pierre, I.O.un mois en 1693; au Séminaire de Québec ( 1693-1698 )\ desservant h Beaumont (1698-170*); de nouveau au Séminaire (1704-1715) où il meurt le 20 mars 1715.Pierre Permelnaud.Né en France; arrive en 1680.Desservant à Contrecoeur (1687-1689) (1690-1696); retourne en France, probablement en 1697.Jésuite.—Vincent Bigot.Frère de Jacques; né à Bour- — 258 — Ses, France, le 15 mai 1649.Arrive en 1680; à la résidence de Sillery (1680-1682); à la Prairie-de-la-Madeleine (16821683 ) ; supérieur à Sillery ( 1683-1690 ) ; à la mission de Saint-François-de-Sales, sur la rivière Chaudière (1690-1694); à la mission de Pentagouet, chez les Abénaquis (1694-1698) ; à la mission de Naiirakamig, voisine de celle de Pentagouet (1698-1700); à Saint-François-du-Lac (1700-1704); supérieur de la mission canadienne h Québec (1704-1710) ; ret oiu ne en h rance et est procureur de la mission canadienne, à I ans (1713-1720); décède à Paris le 7 septembre 1720.De Roch, v.III, pp.226, 377, 406; Thwaitcs, v.LXII, p.271.Récollet.Ijt-c Filiastrc.Ne en Normandie, missionnai-^ ™S'Rivières (’168°-1681 ); puis réside à Québec (1681-1693); curé aux Trois-Rivières (1693-1697) (16991/02) ; décède à Québec le 15 septembre 1721, à l’âge de 75 ans.F il as ta sc Douai.Né au Quesnoy, en Hainaut; accompagne de LaSalle dans ses expéditions sur le Mississipi en 1680 et 1(*84; revient à Québec avec les abbés Cavelier de la Salle et de Chef de vi lie après la mort de la Salle, et de là passe en lMance (1688).Revient en Louisiane avec d’Iberville en 1699.Sulpicien.—François Fachon de Belmont.Né en France en 1645; arrive en 1680, diacre; est ordonné cà Montréal, le 14 septembre 1681.Missionnaire chez les sauvages de la Montagne ( 1681-1701).Fait construire en 1684 le fort de la Montagne.(Cette mission incendiée en 1694 est transportée au Sault-au-Récollet en 1704).Supérieur des Sulpiciens, à Montreal et vicaire généra! du diocèse de Québec (1701-1732) Décédé a Montréal le 22 mai 1732.Auteur d’une Histoire du Canada et cl une histoire de l’eau-de-vie au Canada.ic Ji^C/°iR'tS'~//L ',rv lc Roy' 5ènie commissaire provincial / ;,.retourne en France et décède à Versailles le 28 dvril 1/08.a 1 age de 69 ans.François IFasson.Négocie avec le Père Chrétien Leclercq.la fondation d’un couvent à Montréal (1681).puis dessert durant six ans les Iroquois de la baie de Quinte; décède en h rance. — 259 — Adrien Ladan.A Québec (1681-1684); retourne en France et meurt à Montargis le 2 novembre 1722, à l’âge de 75 ans.Maxime Leclercq.A Québec (1681-1683); accompagne de la Salle dans son expédition au Mississipi ( 1684) ; assassiné au fort Saint-Louis avec le Père Zenobre Membré.1682 Séculier.—Joseph de la Colombière.Né dans l’Isère, France; frère du Père Claude de la Colombière.Entre chez les Sulpiciens et arrive en Canada en 1682.Missionnaire chez les sauvages de la Montagne, à Montréal (1682-1691); en France ( 1691 ).Quitte la Compagnie de Saint-Sulpice et revient à Québec en 1692 ; chanoine de la cathédrale ( 1692) ; supérieur ecclésiastique de l’PIôtel-Dieu de Québec ( 1694-1699) ; confesseur des religieuses de l’Hôpital-Général ( 1693-1697) ; vicaire général du diocèse ( 1698).Réside à Montréal, chez les Frères Charons (1699-1700).Conseiller-clerc au Conseil supérieur, à Québec ( 1703 ) ; en France ( 1705-1707 ).De nouveau à Québec où il continue à remplir la charge de vicaire-général en même temps qu’il est archidiacre du Chapitre, confesseur des religieuses de l’Hôtel-Dieu ( 1707-1723) ; grand chantre du Chapitre en 1723.Décède à l’Hôtel-Dieu de Québec le 18 juillet 1723.Voir: Mlîr Amédée Gosselin: Essai biographique de l’abbc Joseph de la Colombière.Mémoires de la Société Royale du Canada, 3'' série, tome XXTX ( 1935 ), section I, p.87.Récollets.—Emmanuel Jumeau.Arrive probablement en 1682.Missionnaire à Percé ( 1682-1687) ; à la Rivièrc-Ouelle et à Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1688-1690).Retourne en France en cette, dernière année.Joseph Denis.Baptisé aux Trois-Rivières, le 7 novembre 1657, fils de Pierre Denis et de Catherine LeNeuf.Premier récollet canadien : ordonné en France, probablement en 1682.Missionnaire à Percé ( 1683-1689) ; à Plaisance (Terre-Neuve) (1689-1692); à Montréal (1692-1696).Gardien à Québec ( 1696-1699) ; en France ( 1699).9e et 11“ Commissaire-provincial (1695-1698) (1701-1704) ; missionnaire sur la rive sud du fleuve, au Cap Saint-Ignace (1706-1707 ).En France ( 1708) ; aux Trois-Rivières ( 1709-1717).En France — 260 — (1717-1722); à l’île Royale (1722-1723); à Québec (17231727); vicaire général de l’évêque de Québec, à Louisbourg (1727-1728) ; à Québec (1729-1736) où il décède le 28 janvier 1736, à l’âge de 78 ans.Biographie par le R.Père Hugo-lin, o.f.tn 2 vols in-8° 1926.1683 Séculiers.—Jean-François Buisson de Saint-Cosmc.Baptisé à Québec le 26 novembre 1660, fils de Gervais Buisson de Saint-Cosme et de Marie Lereau.Reçoit la tonsure à Québec le 27 septembre 1682; les ordres mineurs, le 3 avril 1683; le sous-diaconat, le 20 novembre; le diaconat, 28 novembre et est ordonné le 30 novembre 1683.Chanoine de la cathédrale en 1689.Aumônier de l'Hôtel-Dieu de Québec (1684-1685); procureur au Séminaire (1684-1710).Desservant à Sorel, de novembre 1687 à mai 1689.Décède à Québec le 15 mai 1712.Voir : Bulletin des Recherches Historiques, v.30, p.195.^ Jean Cuyon.Baptisé à Québec le 5 octobre 1659, fils de Simon Guyon et de Louise Racine.Reçoit la tonsure et les ordres mineurs le 12 décembre 1677; le sous-diaconat, le 27 septembre 1682; le diaconat, le 3 avril 1683; est ordonné le 21 novembre 1683.Nommé chanoine de la cathédrale en 1684.Accompagne APr de Laval en France à l’automne de 1684 et meurt à Paris le 10 janvier 1687.Jésuite.Henri-Joseph Gassot.Né à Bourges, France, le 2 décembre 1650; arrive en 1683.Missionnaire à Sillery où il s’occupe des Abénaquis réfugiés, décédé à Québec le 12 décembre 1685; (1683-1685).Thwaites, v.LXII, p.276.Récollet.-, Simon Gérard de la Place.A Québec (16831687) , à Percé ( 1687-1693) ; à Médoctec sur la rivière Saint-Jean ^ 1693 ).Moi t ci sa mission, le ltr janvier 1699, à râg’e de 41 ans.’ ' 1684 Séculiei s.B.tienne Boudard.Né en France en 1658; arrive en 1684.Curé en titre de Beauport (1684-1719).Chanoine de la cathédrale (1700-1733); desservant à Batiscan — 261 — (1700-1701); retiré au séminaire de Québec (1719-1724) et supérieur (1724-1727); curé de la cathédrale (1725-1733); vicaire capitulaire après la mort de Mgr de Saint-Vallier (17271728).Agrégé au Séminaire en 1692.Décède à l’Hôtel-Dieu de Québec le 28 septembre 1733.Paul Scnnemaud.Né en France; arrive en 1684.Missionnaire au Cap Saint-Ignace et sur la rive sud du fleuve entre Saint-Thomas et Kamouraska ( 1685 ) ; desservant à Contrecoeur, à Saint-Ours et à Verchères (1685-1687).Retourne en France probablement en 1690.Nicolas DuBos.Né en France, à Saint-Gilles d’Abbeville, fils de Nicolas et de Antonia Caron ; arrive à Québec en 1684.Reçoit les ordres mineurs, le 4 novembre 1684; le sous-diaconat le 5 ; le diaconat le 11 et est ordonné le 12 novembre 1684.Desservant à Charlesbourg ( 1684-1690 ) ; malade et retiré au séminaire de Québec (1690).Secrétaire du chapitre depuis 1684; chanoine et grand pénitencier le 14 août 1698.Décède à Québec le 3 mai 1699.Sulpiciens.—M.d’Estimauville.Accompagne M.Cavelier de la Salle dans son expédition au AIississipi en 1684; l’abandonne et retourne en France en 1685.M.de Chcfdcville.Accompagne M.Cavelier de LaSalle dans son expédition au M ississipi en 1684.Revient à Québec avec l’abbé Jean Cavelier de la Salle et le Père Anastase Douai en 1688, et retourne en France.Récollet.—Ambroise Pellcrin.Baptisé aux Trois-Rivières le 10 juillet 1656 sous le nom de Pierre; fils de Pierre Pel-lerin et de Louise Mousseau.Ordonné en France, on le voit missionnaire à Saint-Joseph de Lévis ( 1684) ; aux Trois-Rivières (1686-1687); à Champlain (1688-1689).Retourne en France vers 1705 et meurt à Paris le 18 décembre 1708, à l’âge de 52 ans.1685 Séculiers.—TFr Jean-Baptiste de la Croix Chcvricrc de Saint-Vallier.Né à Grenoble le 14 novembre 1653; ordonné en 1675.Vient en Canada en 1685, comme vicaire général de M*r de Laval et fait la visite de tout le diocèse.Sacré à Paris — 262 — le 25 janvier 1688, comme deuxième évêque de Québec.Arrive à Québec le 15 août 1688; visite Terre-Neuve et l’Acadie en 1689.En France ( 1691-1692) ; fonde l’Hôpital général de Québec en 1693.En France ( 1694-1697) ; fonde le monastère des Ursulines, aux Trois-Rivières en 1697.En France et voyage à Rome (1700-1704); prisonnier en Angleterre (1704-1709) ; retourne en France et retenu par le roi (17091713) ; revient en Canada en 1713; prend ses appartements à l’Hôpital général et y demeure jusqu’à sa mort le 26 décembre 1727.Jean Foucqucs.Né en France, au diocèse d’Abbeville; arrive avec MBr de Saint-Vallier en 1685, n’étant que diacre; ordonné le 30 novembre 1688.Nommé chanoine de la cathédrale le 30 décembre 1688.Retourne en France en 1693 et donne sa démission de chanoine, étant à Abbeville (15 mai 1694).Meurt en France après 1695.Jésuites.—Claude Aveneau.Né à Laval, France, le 25 décembre 1650; arrive en 1685.Missionnaire chez les Ou-taouais (1685-1690); à la résidence Saint-Joseph, chez les Miamis (1690-1710).A Québec où il décède le 14 septembre 1711.De Rock, v.III, p.383 ; Thwaites, v.LXIII, p.302.t François C liicart.Né à Rodez le 25 septembre 1643.Arrive en 1685; professeur de grammaire et de rhétorique au Collège de Québec ( 1686-1688 ) ; missionnaire à Sillery (16891690) ; à Québec où il décède le 21 février 1696.De Rock, v.III, p.370; Tliwaitcs, vol.LXXI, p.156.Jacques Gravier.Né à Moulins, France, le 17 mai 1651; arrive en 1685.Missionnaire à Sillery (1685-1686) ; chez les Outaouais, à Michillimakinac (1686-1688); supérieur de la mission des Illinois, à Kaskakia, où il succède au Père Allouez ( 1688-1695 ) ; a Mackinac ( 1695-1698) ; de nouveau chez les Illinois ( 1698-1705) ; a Mobile, Louisiane (1705); en France ( 1706-1708) ; encore chez les Illinois, à Kaskakia, où il décède en février 1708.De Rock, v.III, p.479; Thzvaitcs, v LXV p.264.Sulpiciens.Louis Geoffroy.Né à Paris vers 1661 : arrive avec M® de Saint-Vallier en 1685.Missionnaire en Acadie et assistant de M.Louis Petit, à Port-Royal (1686-1691 ) • cure de la Prairie-de-la-Madeleine (1692-1695).En France 263 — (1695-1697) ; curé à Champlain ( 1697-1703) ; nommé vicaire général en 1697; curé de Contrecoeur ( 1703-1704), avec desserte de Sorel (1704) ; décède à Québec en mars 1707.Grand constructeur d’églises.Antoine Mossu.Né à Lausanne, Suisse; s’embarque avec MKr de Saint-Vallier en 1685 et meurt pendant la traversée.Jean Bergier.Né en France, s’embarque avec MRr de Saint-Vallier en 1685.Arrive malade à Québec et décède à l’Hôtel-Dieu le 25 août 1685.1686 Séculier.—Edouard Guillot-Rcschc.Ce prêtre sur le compte duquel on ne possède aucun autre renseignement est mentionné au répertoire de Mltr Tanguay (p.62) comme étant venu de France en 1684, et y étant retourné en 1687.Sulpiciens.—César Vaillant de Myardouin.Né en France; arrive en 1686.Missionnaire chez les sauvages de la Montagne (1686-1692) ; retourne en France et décède en octobre 1705.Pierre-Rodolphe Guibert de la Soudrayc.Né en France; arrive en 1686.Desservant à Boucherville (1688-1711) (1714-1716) ; décède le 17 mai 1721.Récollets.—Nicolas Cadart.Missionnaire à la Rivière-Ouelle et au Cap Saint-Ignace ( 1686-1688 ) ; décède à Québec le 11 décembre 1688.Elie Hendrix ou Andry.Arrive en 1686; missionnaire à Saint-Jean, I.O.(1686) ; au Cap Saint-Ignace en 1688; retourne en France, et meurt à Saint-Germain-en-Laye le 8 janvier 1709, à l’âge de 56 ans.Séraphin Georgesne.T commissaire-provincial ( 16861689) ; retourne en France en 1690 et meurt à Paris le 27 août, à l’âge de 46 ans.Jésuites.—Gaspard Dupuy.Né à Lyon le 8 mai 1650; part pour le Canada en 1686, et meurt durant la traversée.Thwaites, v.LXXI, p.156.Joseph-Jacques Marest.Né dans le diocèse de Chartres le 16 mars 1653 ; arrive en 1686.Missionnaire à Sillery ( 16861688) ; à Michillimakinac et chez les Sioux ( 1688-1714) ; dé- — 264 — cède à Montréal en octobre 1725.De Roch, v.III, p.480; Thwaites, v.LXXI, p.338.1687 Jésuites.—Jean Vignicr.Né à Saint-Flour, France, le 20 mars 1652; arrive en 1687.Desservant à Sillery (16871699) ; retourne en France en 1699 et décède à Billoni le 24 avril 1713.De Roch, v.III, p.357; Thwaites, v.LXXI, p.197.Joseph Germain.Né en Auvergne le 3 janvier 1633; arrive en 1687.Professeur de théologie au collège de Québec (1687-1710); supérieur de la mission canadienne (1710171 o ) ; décède à Québec en février 1722.Thwaites, v.LXVI, p.323.Sulpicien.—Robert-Michel Gay.Né au diocèse d’Autun; arrive en 1687.Missionnaire des sauvages à la Montagne, pm^mi Sault-ati-Récollet (1687-1721).Décède le 25 juillet 1725 à l'âge de 62 ans.' 1688 _Séculiers.—Joseph-Henri Tremblay.Né en France en 1965; arrive en 1687 ; reçoit le diaconat le 13 novembre, et est ordonné le 18 décembre 1688.Desservant à Saint-Pierre et à Saint-Laurent, 1.0.( 1689-1692) ; procureur du séminaire de Que-bec, à Paris ( 1692-1740), où il décède le 9 juillet 1740.Pierre-Germain Chabot.Né en France; arrive en 1688.Desseï vant a Saint-Jean, 1.C).(1688-1690) ; retourne en France en 1691., Gaspard Dufoiirncl.Né en France en 1662; arrive en 1688.hait une mission au Cap-Saint-Ignace au mois de septembre 1688.Desservant à Champlain et à Batiscan (1688) ! curo de 1 Ange-Gardien de Montmorency pendant 63 ans, de 1694 a 1/5/ ; décède le 30 mars 1757.Ibcl Maudoux.Né en France en 1664; arrive en 1688 Assistant aux Trois-Rivières ( 1689-1692) ; curé en titre aux l rois-Rivières avec desserte de la Baie-du-Febvre (1692- — 265 — 1693) ; curé de Port-Royal, en Acadie (1693-1702) ; rappelé en France en 1702.André-Louis de Mcrlac.Né en France; arrive en 1688.Nommé vicaire général du diocèse de Québec le 14 mai 1689 ; supérieur des communautés religieuses de la ville en 1690.Chanoine et grand chantre du Chapitre le 28 août 1692; aumônier de l’Hôtel-Dieu de Québec (1691-1694).Retourne en France en 1694 et donne sa démission de chanoine le 2 février 1698.Demeure à Paris au petit séminaire de Saint-Ma,gloire.Jésuites.—Bonavcnturc Favre.Né à Troyes, France, le 10 février 1655; arrive en 1688; missionnaire au lac Saint-Jean.à Nékouba, «à Metabetchouan et à Chicoutimi.Décède à Québec le 6 décembre 1701.Thieaitcs, v.LXX1.p.157.François Fontenay.Né en France le 30 août 1652.Arrive en 1688 et retourne en France en 16>89.7 lizvaitcs, v.LNX 1, p.157 Sulpiciens.—Jean Beaudoin.Né a Nantes.France, en 1662; arrive en 1688.Avec M.Trouvé, à Port-Royal ( 16881689); desservant à Beaubassin (1689-1693).A Québec ( 1693-1694) ; en France (1694-1696) : aumônier de l'expédition d’Iberville, à Terre-Neuve (1696-1697); de nouveau à Beaubassin où il meurt dans l’été de 1698.Louis-François de la Faye.Né en France; arrive sons-diacre en 1684; reçoit le diaconat à Québec le 19 septembre et est ordonné le 26 septembre 1688.Desservant au haut de File de Montréal (Sainte-Anne-de-Bellevue) (1691-1692); a la Prairie-de-la AI adeleine (1695-1702); à Sorel (1704); à Contrecoeur ( 1704-1724 ) ; à la Longue-Pointe de Montréal (1724-1728) ; décède à Montréal le 6 juillet 1729.Léonard Chaigucau.Né en France; arrive en 1688.Kco-norne au séminaire de Montréal ( 1688-1699) ; confesseur des Soeurs de la Congrégation (1691-1693).Desservant à la Pointe-aux-Trembles de Montréal ( 1699-1702 ) ; à la Rivièrc-des-Prairies (1702-1703); à Sorel (1/03-1/04) (1708); desservant en même temps Berthierville, 1 île Dupas, Repenti-gny et Saint-Sulpice ( 1704-1708).Retiré a Montréal ( 17071711 ) où il décède le 23 décembre 1711.Récollets.—Louis Aubert ou Obcr.Missionnaire au Cap- — 266 Saint-Ignace et à l’Islet (1688-1689 ); retourne en France et meurt à Versailles en novembre 1732.Ludovic Evrard.Né en France il était à Québec en 1688; desservant à Repentigny (1690-1691).Décède à Nevers, France, le 23 février 1731.1689 Séculiers.—Alexandre Doucct.Né en France en 1663, fils de Jacques Doucet et de Marie Pinet, du diocèse de Paris.Arrive à Québec à l’âge de 16 ans, probablement en 1681.Reçoit la tonsure et les ordres mineurs le 22 août 1688; le sous-diaconat le 30 novembre; le diaconat le 18 décembre, et est ordonné le 5 mars 1689.Desservant à Sorel en 1689; curé de Charlesbourg (1690-1700): (nommé officiellement le 11 octobre 1690) ; construit le presbytère (1691) et l’église de cette paroisse (1695-1697).Décède à l'Hôtel-Dieu de Québec le 17 décembre 1700 et est inhumé à Charlesbourg.Voir: Bulletiu des Recherches Historiques, v.35, p.720.Nicolas Foucault.Né en France en 1664; arrive en 1688; reçoit le sous-diaconat, à Québec le 30 novembre 1688; le diaconat le 5 mars 1689 ; est ordonné le 3 décembre 1689.Missionnaire à Contrecoeur (1689-1690); curé en titre de Batiscan (1693-1700) et desservant de Champlain en 1692.Missionnaire chez les Tamarois (1700).où il est assassiné au mois d’octobre 1702.Thwaitcs, v.LNV, p.269.Codefroy-Thcodorc d'Hcrbcry.Né à Cologne, en Allemagne; arrive en 1688.Reçoit le sous-diaconat, à Québec, le 30 novembre 1688; le diaconat, le 5 mars 1689; est ordonné le 3 décembre 1689.Curé de Saint-Jean, I.O.et desservant à Saint-Pierre et à Saint-Laurent ( 1690-1692) ; curé à Sainte-Anne-de-Beaupré (1692-1698); retourne en Allemagne en 1699; retiré au diocèse de Toul en 1700, y exerce encore le ministère en 1702.Archives du Séminaire de Québec.Lettre M.numéro 263, p.6.Philippe Boucher.Baptisé aux Trois-Rivières, le 19 décembre 1665, fils de Pierre Boucher et de Jeanne Crevier.Reçoit la tonsure le 3 avril 1683 ; le sous-diaconat, le 30 novembre 1688 ; le diaconat, le 5 mars 1689; est ordonné le 26 mars 1689. — 267 — Desservant au Cap-Saint-Ignace (1689-1690) ; malade et retiré au séminaire de Québec ( 1690) ; nommé curé en titre de Saint-Joseph de Lévis le 18 septembre 1694, y reste jusqu’à sa mort arrivée le 8 avril 1721.Voir: Revue Canadienne, 1901, p.337.Charles Griconrt.Du diocèse d’Amiens.Reçoit la tonsure le 2 février 1689 et retourne en France en 1690.sans être ordonné.Procureur du Séminaire de Québec, à Paris ( 16901691 ) ; décède le 14 août 1691.Archives du Séminaire de Québec.Lettre AL numéro 12, p.4.Jésuite.—Sébastien Rasle.Né dans la Franche-Comté le 4 janvier 1657; arrive en 1689.Missionnaire chez les Abéna-quis à la mission de Saint-François-de-Sales ( 1689-1691 ) ; chez les Illinois ( 1691-1693) ; chez les Abénaquis, dans le Maine, fonde la mission de Naransouak (Norridgewook), sur la rivière Kénébec et y est assassiné le 23 août 1723.De Rock, v.III, p.469; Thwaites, v.LXVI, p.346.Récollet.—Hyacinthe Perrault.Né en France; 8° commissaire-provincial en Canada de 1689 à 1695.Retourne en France et décède à Paris, le 26 avril 1700, à l’âge de 46 ans.1690 Séculiers.—Jean-François Buisson de Saint-Cosmc.Baptisé à Québec le 6 février 1667, fils de Michel Buisson et de Suzanne de Licerace.Reçoit la tonsure le 22 août 1689; ordonné en 1690.Curé des Mines en Acadie ( 1692-1698) ; missionnaire chez les Tamarois ( 1698-1706) où il est assassiné en 1706.Antoine Davion.Né à Saint-Omer en France, arrive probablement en 1690.Curé à Saint-Jean, I.O.et desservant à Saint-François ( 1692-1698) ; missionnaire chez les Tamarois ( 1698-1704) ; en repos à Mobile (Louisiane) ( 1704) ; de nouveau chez les Tamarois (Tonicas) (1704-1721); à la Nouvelle-Orléans et a des démêlés avec les Capucins (17221725) ; passe en France (1725) et décède à Paris le 8 avril 1726.Jean-Bernard de Requeyleyne.Né en France en 1660; arrive en 1690.Premier curé de la Rivière-Ouelle ( 1694- — 268 1718); malade et retiré à Québec où il décède le 12 juillet 1724.Jésuites.—Michel Germain de Couvert.Né en Normandie au diocèse de Bayeux; arrive en 1690.A Québec (16901691 ) ; chez les durons à PAncienne-Lorette avec le Père Chaumonot ( 1691-1710) ; retiré à Québec où il décède en octobre 1715.De Rock, v.III.pp.247 et 393; T Immites, v.LXIV, p.274.Jacques-Philippe Bunon.Né à Rome; arrive en 1690.encore scholastique enseigne la grammaire au Collège de Québec et retourne en France en 1696.De Koch.v.III, p.368; Thwaitcs, v.LXXI, p.157.Sulpiciens.—Henri-.Antoine Mcricl de Menlan.Né au diocèse de Chartres; arrive en juillet 1690.Aumônier à l’Hô-tel-Dieu de Montréal.Décède le 12 janvier 1713, à l’âge de 52 ans.Antoine-A niable de Hdcns.Né au diocèse de Clermont; arrive en juillet 1690.Confesseur des Soeurs de la Congrégation (1693-1714) ; économe au Séminaire; décède à Montréal le 14 septembre 1714.Récollets.— / hierry Poncelet.Né en France; reçoit les ordres mineurs à Québec le 3 décembre 1689; le sous-diaconat, le 2 février 1690; est ordonné le 26 novembre 1690.Missionnaire aux Trois-Rivières (1693-1695).Décède en Canada le 30 novembre 1699, a 1 age de 38 ans.Est inscrit aux registres de 1 archevêché de Québec, sous le nom de Thomas.Reaistre A, pp.281-282.Martin Gaudry.Né en France.A Québec en 1690, il fait un baptême au Cap Santé en 1691.Abbic Ivanhqë Caron ERRATUM I age 2.i 1 (vol.NIA II) du Bulletin (première ligne), au lieu de: sir Austen ( hamberlain, plus tard premier mi- nistre , il faut lire Sir Austen Chamberlain, frère de sir Neville Chamberlain, plus tard premier ministre.” 269 — LES DEMEURES DE DENIS-BENJAMIN VIGER Il y a quelques mois, des Montréalais d’age “ avancé ” assistaient par hasard à la démolition d’une série de maisons, côté nord de la rue Notre-Dame et quelque peu à l’est de la rue Bonsecours.A coups de pics et de barres de fer on faisait crouler laborieusement de beaux murs de pierres de taille, datant de cent ans.Les habitations qu’on rasait avaient été construites avec soin pour la haute bourgeoisie et les matériaux étaient encore en bon état.Les spectateurs, peine dans l’âme, ne pouvaient oublier qu’en l’une de ces demeures, l’éminent Denis-Benjamin Viger avait vécu les dernières années d’une longue et honorable existence.Surgirent alors des souvenirs de lecture et de traditions.* * * Sur ce fils illustre de Montréal d’excellents historiens ont dit les qualités d’homme d’état et “ la large place qu’il occupe dans nos annales parlementaires ”.Des biographes ont récité les principaux événements de sa brillante vie publique.S’écrira-t-il, un jour, un ouvrage complet sur Denis-Benjamin Viger?C’est à souhaiter.En attendant, compilons quelques faits les uns inclus incidemment dans divers ouvrages ou journaux, les autres non encore signalés.* * * Le 30 juin 1772, Denis Viger, entrepreneur-menuisier de Montréal, âgé de 31 ans, épousait à Saint-Denis-sur-Riche-Heu, Charlotte-Périnne Cherrier, fille d’un notaire marquant.Ce fut grande cérémonie, dit-on, et treize parents et amis apposèrent leur signature au bas de l’acte ( 1 )._ Par ce mariage, l’entrepreneur Viger devenait allié aux familles Papineau, Cherrier, Lartigue, qui toutes devaient tenir rang dans notre vie nationale.Le nouveau couple demeurait à l’encoignure nord-est des rues Saint-Paul et Saint-Vincent, et c’est Là que naquit le 19 août 1774, Denis-Benjamin Viger.Il grandit donc à quelques (1) Allaire, Hintoire de St-Dcnisnur-RichcUcu, p.79. — 270 — pas de la demeure de son oncle, le chirurgien Lartigue (2) ; à quelques pas aussi du collège de Montréal, alors dans l’ancien château de Vaudreuil, sis au bas de la place Jacques-Cartier.C’est dans cette institution qu’il fit ses études et l’on constate que l’écolier Denis-Benjamin, de 1783 à 1790 mérita fréquemment des prix et des accessits.Ses quatre dernières années furent les plus brillantes (3).En 1790, il suivit, avec son cousin Lartigue qui devait être évêque, le premier cours de philosophie donné à Montréal (4).Avec l’année 1792, il abordait à la fois l’étude du droit et le journalisme, car ce fut alors que parut le premier article de celui qui mérita le titre de père de la presse canadienne-française.à Montréal.“ Cet écrit parut dans la Gazette de Montréal', journal qui dans la suite changea de langue en changeant de maîtres ” (5).Admis au barreau en 1799, il acceptait peu après comme premier clerc Pierre-Dominique DeBartzch (6).* * * Mil huit cent huit est une date très mémorable dans la vie de Denis-Benjamin.Elu député de Montréal-Ouest il décide de créer un foyer et pour compagne il obtient demoiselle Marie-Amable, l'une des filles de l’un des plus grands propriétaires fonciers de Montréal.C’est ainsi qu’on peut désigner Pierre Foretier qui, à la suite d’un volumineux commerce avec Jean Orillat et autres, avait placé son avoir en hypothèques et en immeubles.Ici se présente une particularité: Jacques Viger, futur maire de Montréal et cousin de Denis-Benjamin, s’était marié le 17 novembre 1808 dans une stricte intimité.Pourquoi?Est-ce parce qu'il n’avait que 21 ans, qu’il était petit seigneur sans particule : qu’il épousait une mère de famille, âgée de 33 ans, d’authentique noblesse canadienne-française et veuve d’un haut officier anglais?(2) Cahier des Dix n° 3, p 149 (3) Annuaire dr V.-M., I.pp.309-272.(4) Max Blbaud, Panthéon canadien (1856), p.297.(â) Joseph Royal, dans l’Orrfrc, du 27 février 1861.- , U.V Barron.28 mars 1800.C’est le tuteur du jeune homme (pii fait faire 1 engagement.Les autres clercs furent C.-S.Cherrier et A.-X.Morin Le choix était heureux. 271 — Quatre jours plus tard, le 21 novembre 1808, Denis-Benjamin Viger faisait bénir son mariage avec plus d’éclat.Le futur avait 34 ans et la future 30 ans.A la messe nuptiale assistèrent le père de l’épousée, Pierre Foretier, lieutenant-colonel du 3e bataillon de milice, seigneur du fief Closse, du fief de Pile Bizard, etc., puis les sieurs Louis-Joseph Papineau, Louis-Michel Viger, P.-D.Debartzch, J.-M.Mondelet, Hughes Heney, Thomas Barron, Louis Guy, Joseph Péri-nault, l’abbé J.-J.Lartigue et autres.Notons encore ceci: ce même 21 novembre, quinze mariages furent célébrés dans la vieille église de Notre-Dame.L’approche de l'Avent hatait sans doute les alliances.Où les nouveaux époux logèrent-ils?Ils pouvaient choisir entre les nombreuses maisons appartenant à leurs parents.Supposons qu’ils acceptèrent de vivre avec dame Denis Viger, veuve depuis 1805.Toutefois ils demeuraient ailleurs lorsque dame veuve Viger décida de faire le partage de ses biens en 1814.Déjà son fils habitait la maison peinte en jaune qui se trouvait sur la terre de Denis Viger, père.Cette terre bornée au sud par la citadelle, c’est-à-dire où est maintenant la gare Viger, s’allongeait au delà de la rue Sherbrooke.On a dit que la maison était au nord de la rue Dubord (avenue Viger ) (7).Ce qui paraît confirmer cela, c’est qu’au mois d’octobre 1827, D.-B.Viger loue à l’honorable George Pike, juge de la Cour du Banc du Roi, une maison à deux étages, celui du rez-de-chaussée en pierre et le deuxième en bois, lambrissée et peinte en jaune (8).D’après un plan de l’époque, cette maison se trouvait entre les rues St-Denis et Berri, vers la rue Dorchester.Pourquoi la quittait-il?Prévoyait-il que dans quelques semaines, à l’hiver de 1828, il serait l’un des trois délégués (Viger, Neilson et Cuvillier) chargés d’aller soumettre au gouvernement impérial, les griefs des Canadiens français?M.Viger semble être de retour au pays en 1830, alors' qu’il est nommé au Conseil législatif.L’année suivante 1831, il repart pour l’Angleterre où il doit “ soutenir les accusations que portaient les Canadiens contre le procureur général Stuart ”.L’honorable Viger gagna “ sa cause après deux an- (7) Berthelet, Le Ion vieux temps, II, p.12.(8) Greffe Mondelet, 31 octobre 1827. — 272 — nees de lutte Dans l’intervalle il visite la France et l’Italie avec son secrétaire, le futur historien Garneau.L homme politique avait fini ses grands voyages.Il avait acquis une maison en pierre, rue Notre-Dame, près Bonse-cours, voisine d’une appartenant à la baronne Grant.Comme elle ne lui plaisait pas, il la loue en avril 1835 cà Joseph Augier, 1 estaurateur français, I outefois, il aimait le quartier, cair au mois d’octobre 1836, il achetait de l'honorable juge Jean-Roch Rolland la demeure qu’il conservera jusqu’à son décès.A cette maison en pierre attenaient un jardin, une cour, une remise, une écurie et une glacière.File s’élevait à l’est de l’immeuble qui fut le second Donegana, puis l’Hôpital Notre-Dame (9).C est là que Madame \ iger, née Marie-Amable Foretier, succomba aux atteintes du choléra, le 22 juillet 1854.Agée de 75 ans, cette excellente et pieuse épouse d’un homme politique, souvent éloigné du foyer, semble volontairement avoir vécu dans 1 ombre de celui dont la popularité fut très grande.De lait, que sait-on de la vie conjugale de la plupart de nos hommes dEtat?Madame \ iger, femme distinguée et compatissante, n ayant eu qu une fille morte en bas âge, consacra son isolement fréquent aux oeuvres de charité.On a dit d’elle qu’elle avait été “ la mère des pauvres”, qu’elle avait largement contribué à 1 établissement de la communauté du BonI astern, rue Sherbrooke (10).Et c’est dans la crypte de cette institution qu’elle a été inhumée.* * * Des portraits de Denis-Benjamin Viger sont connus et acceptes comme exacts, non pas celui qui a été gravé en Europe car il diffère tellement des autres qu’il est impossible de admettre i essemblant.En tous, on décèle dans la physionomie, 1 indice d un homme qui imposait le respect par la dignité et la bonté.On s’accorde à dire que le grand,Viger fut un orateur sans fougue, néanmoins très écouté (11 ), qu’il s’exprimait avec aisance, avec courtoisie, surtout avec une conviction communicative.Il charmait dans la conversation ; il aimait (0) Cahier de» Dix, n° 5, p.210.(10) M.C.Daveluy, l'Orphelinat catholique, p.58 (11) Pns toujours par les députés de langue anglaise oui “ Long speeeh and long nose ”.l’avait surnommé 273 — l’agréable compagnie et les délices d’un bon repas et nous en avons la preuve dans le fait suivant.En 1842, l’épilogue d’un procès retentissant, qui avait duré un quart de siècle, rendit M.et Mme Viger possesseurs de l’île Bizard ( 12).Tout aussitôt on v bâtit un petit manoir seigneurial où se rencontra fréquemment l’élite des intellectuels montréalais.Hors le temps des sessions du parlement, certains samedis, partaient en voitures à une heure de l’après-midi MM.D.-B.Viger L.-J.Papineau, Ludger Duvernav, Labrèche-Viger, C.-S.Cherrier, D.-B.Papineau, A.-N.Morin, Raymond Fabre, Joseph Roy, Wolfred Nelson, le juge en chef Johnson et bien d’autres bons vivants et fins gourmets.Après avoir contourné la montagne, passé par Saint-Laurent et atteint Sainte-Geneviève, les excursionnistes traversaient en bac et s'installaient dans le manoir de File Bizard où les attendait un choix des meilleurs plats de la cuisine canadienne.Lorsque les forces étaient restaurées, commençaient entre les convives, les discussions animées, entremêlées de discours improvisés et la séance se prolongeait tard dans la soirée.Ce programme recommençait le dimanche, car on ne revenait à la ville que le lundi matin (13).La maladie et le deuil mirent fin.en une décade, à ces réunions identiques, peut-être, à celles de Y Ordre du bon / cmps sinon à celles de la Fourchette Joyeuse.L’honorable Viger était octogénaire lorsqu’il aperçut que le terme de son existence approchait.11 dut s’aliter dès 1857 et il songea à la disposition de ses biens.Pour ce, il dicta son testament à deux reprises.La dernière fois, il ne pouvait plus signer son nom “par suite d’infirmité et de faiblesse de mains .Un mot sur ce dernier document.L’an 1859, le 22 octobre après-midi, les notaires Joseph Bell et Antoine-O.Brousseau se rendent au domicile de l’honorable M.Viger et le trouvent “ couché sur un sofa, dans une chambre ayant vue sur la rue Notre-Dame, sain de corps, esprit, jugement, mémoire et entendement ”, Entre les clauses qu’il faut insérer il en est une qui attire (12) Bnrth dans ses Souvenirs d’un demi-siècle raconte des choses extraordinaires sur ce procès.(13) Désiré Girouard, Lake St.Louis, supplément, p.476.En plus M.De-Celles a parlé des amicales causeries qui avaient lieu les après-midis dans la librairie de Raymond Fabre, rue St-Vincent. — 274 — « ttention parce que M.\ îger, comme bien d’autres, détestait e taste dans les funérailles et certaines pratiques, aujourd’hui disparues, mais remplacées par d’autres aussi coûteuses.Voici la clause.Je veux et ordonne que mes funérailles soient faites ~rment q rn I)0ssibie' avec service, mais sans mausolée 111 tenture et qu il ne soit pas distribué de crêpes, ni gants aux personnes qui assisteront.enfin que mes funérailles aient beu comme celles de mon défunt père ”.( 14 ) simn,SréA°n désir’ !er °bsTes ne furent P^ d’une grande p te.A ce sujet, Joseph Royal, secrétaire du défunt nous apprend que " tous les Canadiens de cette ville ont rendu hommage au grand patriote.Mgr Bourget a prononcé quelques paroles touchantes en cette circonstance.presque tous les journaux français se sont mis en deuil.le jour des ajournées! # „ Etienne Gelineau, ayant aliéné ses propriétés du Cap, tenta de se créer un nouveau foyer à la Pointe-aux-1 rembles de Québec.Veuf de Huguette Robert, il passe par-devant (idles Rageot, le 20 septembre 1682, un contrat de manage a\ec Marie Beauregard, veuve de Sébastien Langelier.Des deux garçons issus de ce mariage aucun ne contracta alliance, en sorte que tous les Gélinas descendent d'Etienne par Jean, qui suit.Jean Gelineau, fils d’Etienne et de Huguette Robert, avait une douzaine d’années lorsqu il accompagna son père dans la Nouvelle-France.11 passa son contrat de manage par-devant Latouche, notaire a Champlain, le 1/ octobie 1667, avec honnête fille Françoise Charmesnil, tille de Kobett et de Marie Denise, de S.-Maclou de Rouen.Elle avait été baptisée dans cette dernière paroisse, le 25 mai 1651.On leur connaît quatre garçons et trois filles: ÔjT Sa ns doute Mathieu Brunet dit Lestang, habitant des l’rairies Mar-solet. — 278 — 1 ; Etienne, l’aîné, né vers 1670, au Cap ainsi que les quatre suivants.H épousa en 1/00 Marguerite Benoît et perpétua le nom de Gelmas.2 Jean-Baptiste, né vers 1671 et marié en 1701 à Tean-ne Boissonneau.Ses descendants ont adopté le surnom de Bellemare .3 Benjamin, né vers 1672 et vivant en 1681.Destinée inconnue.4 Pierre, né vers 1674 et marié au Cap, le 2 juin 1704 filîTd P Z ît27^?1709’’ à Made'eine Bourbeau, fdle de Pierre et de Marie-Anne Bénard.Ancêtre des Géli-nas dit Lacourse.5 Françoise, née vers 1676 et vivante en 1681.Destinée inconnue.ucc .6° Anne, baptisée en 1678, aux Trois-Rivières comme la 170n 'epman p T .1/02,.(cOntrat Pottier, le 26 novembre 1/01 p a I îerre Rocheleau dit Monruisseau 7 Marguerite, baptisée en 1683 et mariée en 1707 (contrat Bottier.le 31 août 1707) à Pierre Duruau dit Poitevin T p ?7 ¦n 'nnau;)pere' senible avoir quitté le Cap vers 1678.Le 2/ avril 1709 (Pottier, not.) il habitait Bccattcourt Quant a ses fils, ils allèrent tous, à partir de 170S s établi! a V amachiche (Cf.Desaulniers, 1.cit.II, p.61 et passim).Bernevai.QUESTIONS statue Q„rd?dehuit hcnres a-'-dle été légalisée par un Quelle est I origine de la grève sur le tas ?^ ’R X X X A ers la lin du 18" siècle, dans les registres de Vaudrenil apparaissent les familles de Vincent Labre et de son fi e' SrP“refevf pasda"s k «SJÏÏ ilit ine alglauE * ^ d «*» ™™ ™ W «».le régi- Zeddem — 279 — LETTRE DE SALABERRY A SON PÈRE Castle Hill, Aug* 2nd, 1808 My dear Father, Here am I once more in England! just returned from Ireland, where I had been Brigade Major about 7 weeks.I have given up that situation in order to follow Br.Gen1 de Rot-tenburg to North America in the same capacity.I had not be — settled whether Canada or Nova Scotia would be his destination: and at present it appears very probable he may be sent to Spain or Portugal, to either of which places I certainly will follow him.I am indebted to the Duke of Kent for this situation, who really has been indefatigable in endeavouring to procure me something; which I think this time the Duke of York cannot well prevent my accepting.The moment every thing is finally settled you shall hear from me.I hope you won’t forget to thank our noble protector for this new instance of his goodness.I found Eward here, so much grown and his countenance so much altered indeed changed that I positively did not know him.He will probably he as tall as Maurice, but stouter.The sound of his voice is also changed being quite manly.Before leaving Ireland, I spent twelve days with my aunt Fortescu who was remarkably affected on seeing me, and most truly sorry at parting.Poor thing! I was the only one of her family she had seen for forty years.It is impossible to describe the attention I received from every part of the family.I am quite in love with Miss Fortescu, and reallv had an idea of bringing her over to Canada.I hope absence will efface the ideas I had formed.What numberless inquiries did my aunt make about her sister &c.I wish some of you would write to them.I have not had time yet to converse with the Duke respecting (toute une page déchirée) .in Ireland a month, and flatter myself I proved that I was good for something.I shall write again very shortly.de Salaberry — 280 — MAURICE DE LA BONXIXIÈRE DE BEAUMONT ^ous lisons dans le Courrier du Canada du 25 octobre 18/;> : -Hier soir, vers 9 heures.M.Maurice de la Bonninière est mort subitement sur 1 Esplanade, pendant qu’il se promenait en compagnie de M.Alphonse Pelletier.Ce dernier courut aussitôt avertir M.le coroner Belleau qui se rendit à l’endroit.accompagné de plusieurs hommes de police.On fit transporter le corps à la station n 1, par ordre du coroner, et ce matin, à la morgue où aura lieu l'enquête cette après-midi.La mort spontanée de ce noble étranger va produire une vive sensation.Il parait qu'il n’était arrivé cà Québec que depuis peu et qu il attendait son bagage." On a trouvé sur sa personne, entr’autres papiers, un certificat c*e naissance, signé par le marquis de la Bonninière .Beaumont, une commission comme major du deuxième régiment des C hasseurs-à-cheval, dans l’armée française un certificat de mariage daté du 16 octobre 1867, avec les signatures de Rogier de Beaumont.Lizzie.J.Patten et E.McGlavin Poster, de St.Stephens.X.Y.” ?" a fV,Ssi trouvé un Passe-port daté du 14 septembre 1S/1.duquel 1 empereur Xapoléon III a été rayé et les mots au peuple français’ substitués.Ce papier indique qu’il résidait au numéro 9.rue Helder.Paris., , ¦uI,e/!ci,Unt eta,t comte de Beaumont, cousin du maréchal MacMahon.et voyageait, paraît-il, dans les intérêts financier.d un grand personnage.M.le Consul français réclamera sans doute ses restes.” L’acte de sépulture de M.de la Bonninière de Beaumont au registre de \otre-Dame de Québec est ainsi conçu: “ Le vingt-six octobre mil huit cent soixante-quinze nous I retre, soussigné, avons inhumé dans le cimetière de Belmont.le corps de Maurice De La Bonninière de Beaumont, t i anger d origine française, de passage à Québec, décédé accidentellement en cette paroisse, le vingt-quatre du courant comme il appert par le certificat du Coronaire en date du vin«t — 281 cinq du courant.Présents à l’inhumation: Charles Decides, Chancelier du Consulat de France et Michel Pourtier, écuyer médecin de cette ville, lesquels ont signé avec nous et quelques amis.Lecture faite.M.Pourtier, Ch.Decide, L.Garnier, G.-H.De Blois, A.Godbout, Ptre.” LES “BRUTALITÉS” DE M.DE MÉZ-Y “ Brutalité ” est un bien gros mot quand on parle d’un représentant du roi, mais il n’y a pas d’autres ternies à employer pour qualifier certaines colères du gouverneur de Mé-zy.On connaît la dissolution du Conseil Souverain, en septembre 1664, par Al.de Mézv.Le procès-verbal de cette séance orageuse du 19 septembre 16)64 rédigé sous 1 oeil même du gouverneur de AIézy ne nous dit nque! (Jean Alloucherie, Grand-Nord).RÉPONSE Les sanctuaires d’oiseaux (XLVII, n T>A) — Onel ,trouve ! 0,1 nc pénétre dans le sanctuaire qu'avec le us e ÎX¦ Sa'r,l,ruit' sans &lat' Le sanctuaire “o ' Lcs“isea ,V s m r t, °n,me ne va “"“>cnt, urent ei îges simultanément en sanctuaires d’oiseaux avant h Ouébe?C t0U‘aUtre SanC,uai« d’oiseaux dans la“ce Je
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