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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1942-08, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XLVIII LEVIS, AOUT 1942 No 8 LA TRAVERSE ENTRE QUÉBEC ET LÉVIS La largeur du fleuve Avant de nous occuper de la traverse entre Québec et Lévis, n’est-il pas important de fixer la largeur du fleuve entre ces deux points importants du port de Québec?Si nous prenons comme autorités les anciens auteurs, il est assez difficile de donner un chiffre exact car leurs opinions diffèrent absolument.Cartier donne environ un tiers cle lieue entre les deux rives; Champlain, plus modeste, dit trois cents pas; le Père Jésuite Charles Lalemant y va d’un quart de lieue; le Père Lejeune, un autre Jésuite, écrit six cent septante deux toises; Pierre Boucher, d’orclinaire exact, dit une petite lieue, et Peter Kahn estime la distance à trois quarts de mille anglais.Dans l’hiver de 1825, la largeur du fleuve entre l’hôtel McKenzie, à Lévis, et le marché de la basse ville à Québec, fut mesurée, au pas, sur le pont de glace, et on trouva 1150 verges, environ deux tiers d’un mille anglais.Mais il faut noter que l’hôtel McKenzie se trouvait sur le côté sud de la rue Commerciale, à Lévis, et le marché de la basse ville à Québec, en face de l’église de Notre-Dame des Victoires.Depuis, tant du côté de Québec que de celui de Lévis, on a construit des quais qui ont diminué considérablement la largeur du fleuve entre les deux villes. 226 Les premieres communications Il n’v a qu’à songer à ce que nous avons et et à ce que nos ancêtres n’avaient pas pour se faire une idée de leurs misères.Ainsi, l’habitant de la Pointe-Lévis, à l’origine de la colonie, ne comptait que sur Québec pour subsister, et il était parfois plusieurs semaines, en hiver, sans pouvoir traverser le fleuve.Ecoutons J.-Edmond Roy, l’historien de la seigneurie fie Lauzon: “Pendant la saison d'été, les nouveaux colons (de la Pointe-Lévis) pouvaient communiquer assez facilement avec la capitale.Chaque habitation possédait un canot d’écorce et c’était la voiture la plus commune dont on se set-vait.soit pour se rendre à la ville, soit pour aller chez les fermiers voisins.11 n’y avait alors ni chemins ni chevaux.Un sentier grossier déroulait ses anneaux sur la grève rocheuse.En hiver, quand le fleuve charrovait des glaçons énormes, le passage entre Québec et la Pointe-Lévis devenait excessivement dangereux.Quelques-uns s’y risquaient, cependant.On recouvrait alors la pince des canots de peaux de veaux crues pour la garantir des glaces.On conçoit que les pauvres colons de la Pointe-Lévis, plutôt que de s’aventurer sur ces glaces flottantes dans leurs fragiles canots, passaient l’hiver sans aucune communication avec la capitale.C’était alors l’isolement complet”.Les canots du régime français En été, sous le régime français, on se servait surtout des canots d’écorce pour la traversée entre Québec et Lévis.Ces canots sauvages étaient peut-être moins solides que les canots de bois des Français mais ils étaient plus légers et un homme pouvait aisément les porter.Dans le récit de son voyage de 1669-1670 au Sault Sainte-Marie, l’abbé de Câlinée fait la description suivante du canots d’écorce généralement employé a cette époque: “Ce sont, dit-il.de petits canots d’écorce de bouleau d’environ vingt pieds de long et deux pieds de large, renforcée dedans de verangues et lisses de cèdre fort minces, en sorte qu’un homme le porte aisément, quoique ce bateau puisse porter quatre personnes et huit ou neuf cents livres pesant de bagage.Il s’en fait qui portent jusqu’à dix ou douze — 227 ____ hommes avec leur équipage, mgis il faut deux ou trois hommes pour les porter.Cette façon de voyager fait la navigation la plus commune et la plus commode de ce pays, quoiqu’il soit vrai de dire que, quand on est dans un de ces bâtiments, on est toujours, non pas à un doigt de la mort, mais à l’épaisseur de cinq ou six feuilles de papier”, La fragilité des canuts d’écorce M.de Câlinée fait une distinction entre les canots «algonquins, ceux-là même qu’on employait à Québec, et les canots iroquois.11 écrit: "Il n’y a que les peuples qui parlent algonquin qui bâtissent bien ces canots.Les Iroquois se servent pour leurs canots de toutes sortes d’écorces, hormis de celle de bouleau, et bâtissent des canots mal faits et fort pesants, qui ne durent au plus qu’un mois, au lieu que ceux des Algonquins, étant conservés, durent cinq à six ans .II faut se tenir tout le temps qu on est dans ces canots à genoux ou assis, prenant garde de bien garder l’équilibre, car ces bâtiments sont si légers qu’un poids de vingt livres sur un bord plus (pie sur l'autre est capable de les faire tourner, mais si prestement qu’à peine a-t-on le temps de s’en garantir.Leur fragilité est si grande que de porter un peu sur une pierre ou d'v aborder un peu lourdement est capable de faire un trou, qu’on peut, à la vérité, accommoder avec du brai.La commodité de ces canots est grande dans ces rivières qui sont toutes pleines de cataractes ou chutes d’eau et de rapides par lesquels il est impossible de passer aucun bateau, auxquels, quand on est arrivé, on charge canot et bagage sur les épaules, et on va par terre jusqu’à ce que la navigation soit belle : et pour lors on remet son canot à l’eau et on rembarque”.Une traversée en canot en 1661 C’est la Relation des Jésuites de 1661 qui raconte cette traversée en canot entre Québec et Lévis.Trois Français de Québec, revenant de la chasse à l'orignal dans les forêts en arrière de Lévis, voulurent traverser à Québec, le 28 janvier 1661.Le fleuve charroyait beaucoup de glace.Les imprudents s’embarquèrent dans un vieux canots.Ils étaient à peine par- * — 228 tis de Lévis que le canot se trouva pris dans les glaces.Bientôt une glace fit chavirer le canot et les trois chasseurs se trouvèrent dans l'eau glacée.Deux purent saisir la pince du canot et se maintenir ainsi pendant quelques instants.L’un des chasseurs, épuisé, lâcha prise et fut englouti.L’autre put monter sur une glace et fut sauvé au milieu de la nuit par de* canotiers que ses cris avaient attiré sur la batture.Quant au troisième, il fut promené pendant plus de 24 heures sur les glaces.La marée le descendit jusqu’à Pile d’Orléans et le remonta jusqu’à Sillery.A la fin, il fut vu de Québec et on alla a son secours.Le plus merveilleux de son odyssée c’est qu’il dormit à peu près tout le temps et s’en tira sans aucun mal.Sauve par un miracle Le Père Jésuite qui tient la plume pour raconter l’aventure de ces trois Français pris sur les glaces devant Québec en 1661, attribue le sauvetage du troisième à un miracle.“Cet homme, dit-il, avant que de s’embarquer, ayant les yeux plus ouverts au danger que les deux autres, réclama l’assistance de la Sainte Vierge, avec une grande ferveur.Tl entra dans le canot comme dans un cercueil: c’est l’opinion qu’il avait de cet embarquement, auquel il résista longtemps, envisageant une mort toute certaine, dans une entreprise si hasardeuse”.Après avoir raconté les transes par lesouelles passa le pauvre naufragé, le Père Téuite ajoute: .“Tl jugea bien qu’il y avait quelque chose de divin, et que la Sainte Vierge, à la-nuelle il avait eu recours, prenait soin de lui.” Après avoir demeuré debout, les deux pieds dans l’eau glacée, pendant cinq heures, une autre glace plus solide vint se joindre à celle sur laquelle il se trouvait.Le pauvre homme s’v jeta et la fa-tige et l’émotion aidant, il s’endormit.Ce n’est que vingt-quatre heures plus tard qu’il fut sauvé, éveillé par les cris de ceux qui le cherchaient.Le Père Jésuite termine son long récit par ces mots: “On ne peut croire combien on est dévot, et combien on est éloquent en ces extrémités: il semble que la vue d’une mort affreuse délie la langue, ouvre l’esprit et rende diserts les plus stupides”. — 229 ___ Une légende sur M.Lanoullier Dans son Dictionnaire historique, Bibaud écrit au sujet de Nicolas Lenoullier: "11 reçut de l’intendant Hocquart mission de visiter une mine de plomb au Portage des Chats (U3A-) et obtint pour dix ans de Louis XV le privilège de construire sur le Saint-Laurent des moulins sur bateaux”.L abbé Auguste Gosselin écrit à son tour que l’intendant Bé-gon accorda à M.Lanoullier le privilège de tenir les postes pendant vingt années entre Québec et Montréal.Il attribue donc à M.Bégon 1 honneur d’avoir établi les messageries dans la Nouvelle-France.Ailleurs.M.l’abbé Gosselin, pour glorifier davantage M.Lanouillier, déclare qu’il obtint du roi le privilège exclusif, pendant dix ans, de faire traverser des bateaux entre Québec et Lévis.Tout cela est de la pure fantaisie.M.Bibaud et 1 abbé Gosselin ont singulièrement confondu les carrières des trois frères Lanoullier.L’aîné, Nicolas Lanouillier, arrivé ici vers 1714, fut trésorier de la Marine et membre du Conseil Supérieur.Il décéda à Québec le 6 janvier 1756.Trop entreprenant et peu constant dans ses projets, il mourut absolument ruiné.Son frère, Jean-Eustache Lanouillier de Boisclerc, fut contrôleur de la Marine puis grand-voyer.Tl décéda a Québec le 25 novembre 1750.Le troisième frère Lanoullier, Paul-Antoine-François Lanoullier des Granges, d abord écrivain du Roi, obtint une commission de notaire et il retourna en France après la Conquête.Le privilège accordé à M.Lanoullier En 1721, Nicolas Lanoullier transmettait le placet suivant au comte de Toulouse, amiral de France: "Nicolas Lanoullier, commis de MM.les trésoriers généraux de la marine en la Nouvelle-France, représente très humblement à Votre Altesse Sérénissime qu’il a fait venir de Paris à Québec, lieu de sa résidence, un modèle de moulin sur bateau, sur les proportions de ceux qui sont établis sur la Seine entre le Pont aux Changes et le Pont Neuf, lequel il désirerait faire exécuter en ce pays-ci.Que ce modèle a été vu par MM.les gouverneur général et intendant et par M.Chossegros de Léry qui a donné son certificat ci-joint par lequel il estime que ces moulins se- — 230 font fort utiles pour les bourgeois et habitants de Québec et pour toute la colonie.Cet établissement qui n’a pas encore été tenté en ce pays-ci peut devenir très utile pour le commerce des farines, d’autant que s'il a le succès qu’il a lieu d’espérer, plusieurs particuliers à son exemple en feront faire sur le fleuve Saint-Laurent ou sur les rivières, ne demandant que la permission d’en faire devant la ville de Québec, et de les placer dans des lieux où ils ne pourront nuire à la navigation, qui seront a cet effet désignés par MM.les gouverneur général et intendant sur le rapport du capitaine du port et que cet établissement n’est sujet à aucune contestation de la part des propriétaires des seigneuries, la ville de Québec étant du domaine' du Roi.Mais comme ce modèle a déjà beaucoup coûté au suppliant tant pour le faire faire que pour le faire apporter en ce pays-ci, et qu’il lui coûtera encore beaucoup pour l’exécuter, il n a pas cru devoir l'entreprendre sans une permission craignant d’être troublé dans la jouissance, après avoir fait beaucoup de dépenses, c’est ce qui l’oblige de supplier Votre Altesse Sérénissime de lui accorder la permission d’établir des moulins a bateau sur le fleuve Saint-Laurent au-devant de Québec pour en jouir pendant dix années avec défense à toutes personnes d’en faire construire de pareils sur le dit fleuve proche de la dite ville dans l’étendue du domaine de sa majesté.il/.Lanoullier établit-il scs bateaux?Comme on vient de le voir par le placet de M.Lanoullier.son projet ne ressemblait en rien à une traverse par bateaux entre Québec et Lévis.Voyons tout de même ce qu’il advint de son entreprise.MM.de Yaudreuil et Bégon, gouverneur et intendant, après avoir fait examiner sa demande par l’ingénieur de Lerv, qui la trouva réalisable, appuyèrent chaleureusement M.Lanoullier auprès du Conseil de Marine.Celui-ci, à son tour, l’appuya, et, le 27 janvier 1722, le roi de France accordait a M.Lanoullier un nrivilège exclusif pour dix ans, à compter du jour de l’enregistrement du dit brevet, de faire construire sur le fleuve Saint-Laurent tel nombre de moulins sur bateaux qu’il aviserait.M.Lanoullier, pris par toutes sortes de soucis, ne se pressa pas de se mettre à l’oeuvre.Ce ne — 231 — lut c|u au mois d avril 1743, soit vingt-et-un ans après avoir obtenu son brevet, .228. — 246 — 10 Marie-Françoise Dechinique née à Québec le 25 avril 1776.11e François-Xavier Dechinique né à Ie Décédé à Québec le 22 août 1777.Martin Dechinique né à Québec le 10 janvier laissa tomber la particule comme avait fait son père dans ses dernières années.11 porta le nom de Chinic.Il se mit dans le commerce.11 était en train de faire une belle fortune lorsqu’il se nova dans le Saint-Laurent le 28 mars 1836.Son corps fut retrouvé le 1 avril 1836, et il fut inhumé le lendemain dans la cathédrale.Martin Chinic jouissait de la considération de ses concitoyens puisqu’ils l’avaient élu marguillier de Notre-Dame de Québec._ Martin Chinic avait épousé à Québec, le 15 novembre 1791, Julienne-Claire Enouille dit Lacroix, puis le 20 janvier 1817, Marie-Antoinette Bourdage, veuve de Louis Dubord.Celle-ci décéda à Québec le 19 octobre 1845.Du premier mariage de Martin Chinic étaient nés: 1 Joseph-Martin Chinic né à Québec lt 30 mars 1793.Le continuateur de la lignée.2 Claire-Julienne Chinic née à Québec le 23 avril 1794.Mariée le 28 juin 1815 à Edouard Cartier.J' Louise-Mélanie Chinic née à Québec le 23 avril 4' Marie-Anne Chinic née à Québec le 28 juillet 1796.Mariée, le 8 janvier 1816 à Auguste-Alexandre Vézina, courtier, puis, le 16 septembre 1823, à Louis Talbot.„ 5° Agathe-Mélanie Chinic née à Québec le 5 février 1798.Décédée au même endroit le 11 août 1801. — 247 — Joseph-Martin Chinic, le continuateur de la lignée, né à Québec le 30 mars 1793, d’abord dans le commerce se lança dans la construction des navires en bois, industrie si florissante alors.Il aurait amassé une fortune considérable si la mort ne l’avait enlevé à sa famille à un âge relativement peu avancé.Il décéda à Champlain le 24 mai 1828.M.Chinic avait épousé à Québec, le 8 janvier 1816, Julie Measam, fille de Guillaume Measam et d’Angélique Chamberland.Elle décéda le 2 août 1819.Enfants : Ie Joseph-Martin Chinic né à Québec le 15 décembre 1816.Etudiant en médecine.Décédé à Québec le 31 mars 1836.2 Guillaume-Eugène Chinic né à Québec le 26 octobre 1818.Guillaume-Eugène Chinic qui continua la lignée, né à Québec le 26 octobre 1818, entra dès son jeune âge à l’emploi de la maison Méthot dont il devint plus tard le directeur et le principal associé.M.Chinic fut l’un des promoteurs de la Banque Nationale.Son nom est aussi attaché à l’établissement de la Caisse d’Economie Notre-Dame de Québec, à la construction du chemin de fer du Lac Saint-Jean et à un grand nombre d’autres entreprises.Appelé au sénat du Canada le 10 avril 1873, M.Chinic dût donner sa démission le 3 novembre 1882 par suite du mauvais état de sa santé.L'honorable M.Chinic décéda à Québec le 28 avril 1889.M.Chinic avait épousé, à Montréal, le 31 février 1843 Marie-Anne-Claire Leblond, fille de Joseph Leblond et de Julie Perrault.Madame Chinic décéda à Québec, le 2 mars 1900.Enfants nés du mariage de Guillaume-Eugène Chinic et de Marie-Anne-Claire Chinic. — 248 — 1° Marie-Anne-Julie-Dorothée Chinic née à Québec le 7 novembre 1844.Décédée à Québec le 25 décembre 1850, elle fut inhumée dans l’église de l’Hôtel-Dieu., -° Marie-Séraphine-Eugénie Chinic née à Québec le 4 février 1846^ Mariée à Québec, le 5 septembre 1865, à'Léonce-Edouard laschereau, fils de Pierre-Elzéar Taschereau et de C athei ine-Hénédine Dionne.Décédée à Ouébec le 17 mai 1887.3" Marie-Julie-Marguerite-Georgiana Chinic née à Québec le 30 mai 1847.Mariée à Québec, le 8 juin 1869, à Auguste-Réal Angers, plus tard lieutenant-gouverneur de la pi o\ ince de Québec.Décédée à Québec le 11 janvier 1879.4^ Marie-Angélique-Emma Chinic née à Québec le 9 mai 1849.Mariée à Québec, le 9 juin 1880, à Signor de Na-\uiio, consul d Espagne.Elle habite à San Sebastien Espagne.1 .Marie-Louise-Emélie Chinic née à Québec le 21 janvier /SSL Mariée à Québec, le 14 mai 1881, à Francis Ed-waio Knight.Décédée à Ottawa le 20 décembre 1895.^ Joseph-Eugène-Philéas-Nowlan Chinic né à Québec Je 17 mars 1853.Percepteur des douanes à Québec.Décédé à .^lienee le 28 mai 1925.Marié à Egérie Lacroix, il a laissé une fille, Juliette, mariée à W.-J.Banks.7° Marie-Hippolyte-Leblond Chinic né à Québec le 7 janvier 1855.Décédé au même endroit le 17 inars"l860.8 Marie-Anne-Dorothée Chinic née à Québec le 23 mars 1859.Décédée au même endroit le 10 avril 1860.9° Ma^e-Joseph-Louis-Edmond né à Québec le 15 oct .e Lieutenant-colonel dans l’armée régulière canadienne.Décédé à Montréal le 14 février 1934.if avait épousé Anna Chagnon, fille de l’honorable juge Chagnon. — 249 — 10 • Anonyme né et décédé à Québec le 4 décembre 1860.11° Marie-Anne-Clémentine Chinic née à Québec le 13 décembre 1861.Mariée à Québec, le 19 août 1893, à Colin Frederick Wurtele Campbell.Décédée à Québec le 4 décembre 1916.12 Marie-Corinne-Albertine Chinic née à Québec le 17 mai 1864.Mariée à Québec, le 10 septembre 1889 à Edouard \ allière, tils de Philippe Vallière et de Annie Scott.P.-G.R.LE NOMMÉ JASSEMIN Dans l'aveu et dénombrement du sieur Couillard, seigneur de Beaumont, rendu le 15 mars 1723.pour sa seigneurie, je lis dans rémunération de ses censitaires : “Qu’au dessus est le nommé Jassemin qui possède un arpent et demi de front sur la dite profondeur (quarante arpents), chargé des mêmes cens et rentes, lequel a maison, grange, étable, quinze arpents de terre labourable et six arpents de prairie.” Il est évident que ce Jassemin était un Jasmin.Qui était-il ?Mgr Tanguay ne semble pas le mentionner dans son Dictionnaire généalogique.Qui pourrait me renseiger sur ce Jassemin ou Jasmin?Jass. — 250 — JOHN M CLOUGH UN, FONDATEUR DE L’ORÉGON I ionnier ou fondateur de l’Orégon, c'est le titre que porte dans 1 histoire ce tils, de la Rivière-du-Loup en bas, né le 19 octobre 1784, du mariage de John AIcLoughlin cultivateur, et de Angélique Fraser.Cette dernière était la fille du colonel Malcolm Fraser, premier seigneur de Murray-Bay.Al.Fraser était protestant, mais presque tous ses enfants fuient eleves catholiques.AI.et madame AIcLoughhn élevèrent également leurs enfants dans la foi catholique.On ne trouve pas le nom de John AIcLoughlin dans la liste des médecins licencies par les bureaux médicaux du Canada.Peut-être fut-il admis a la médecine aux Etats-Unis.En tout cas, il entra à l’emploi de la Compagnie de la Baie d'Hudson et la servit bien puisque en 18.LL à l’age de 40 ans, il était fait gouver-nt-tn de la célébré association en Orégon.C’est lui qui découvrit les richesses de cette immense contrée et les mit en valeur.11 fit plus.Fils de cultivateur, il aimait la terre et il s’occupa d ouvrir l’Orégon à l’agriculture.Bon nombre de Canadiens-Irançais étaient à l’emploi de la Compagnie de la Laie d Hudson.La plupart, une fois leur engagement termine, levaient de s établir dans 1 Orégon dont ils trouvaient le climat supérieur à celui de la province de Québec.Ces gens étaient loin d’être fortunés.Le docteur AIcLoughlin leur aidait de toutes façons.II fut aussi le fondateur de Orégon Citv.Il fut le bienfaiteur de la ville qu’il avait établie.Il y fonda des écoles pour le bénéfice des enfants des citoyens qu’il .avait encouragés à s’établir à Orégon.11 visitait les écoles souvent, s’occupant continuellement du progrès des élèves.Le docteur AIcLoughlin décéda le 3 septembre 1857.Les restes du fondateur d’Orégon City et ceux de son épouse ALar-guente AI.MacKay reposent dans la cathédrale d’Orégon City.Le fondateur de cette ville méritait bien cet hommage.R. — 251 — LOUIS DE JAQUET Mgr Dosquet était un grand seigneur qui avait toujours vécu sur un train très dispendieux en France ou ailleurs et voulait continuer le même genre d’existence au Canada, aux dépens de son diocèse ou du roi.Il écrivait au ministre un lieu avant de s’embarquer pour le Canada, en 1734: “Je vous ai demandé le passage pour un de mes parents à qui j’avais écrit de se rendre incessamment à Paris pour s’embarquer avec moi.11 arriva hier soir.C’est un gentilhomme qui, quoique cadet, aura du bien, et dont les ancêtres ont toujours servi avec distinction et bravoure.Comme je crois qu’il en aura hérité le courage, je souhaiterais l’attacher à la France pour servir sous vos ordres.Je pense qu'il n’y a rien de vacant en Canada pour le présent.C’est pourquoi je vous prie de vouloir bien le nommer cadet avec une expectative d’enseigne.Quoique je compte le faire loger à l’évêché et lui donner ma table, on ne lui inspirera que les sentiments convenables à un honnête homme et à un bon officier.11 s’appelle Louis de Jaquet”.Mgr Dosquet fit la traversée à bord du Rubis et entra à Québec le 16 août 1734.Le parent Louis de Jaquet n’était lias son seul compagnon de voyage.11 amenait un maître d’hôtel, un valet de chambre, un cuisinier, un aide cuisinier, un cocher, un laquais, un nègre, etc, soit onze personnes en tout.Ce qui fait dire à l’abbé Auguste Gosselin: “Hélas! qu’est devenu le temps des Laval et des Saint-Vallier, qui savaient se contenter d’un ou deux domestiques!” Louis de Jaquet vécut un an à Québec et retourna en France avec Mgr Dosquet à bord du Héros.Le jeune homme avait été logé et nourri sur la mense épiscopale tout le temps.Arrivé ici cadet, il s’en retournait enseigne.Ajoutons que Mgr Dosquet ramena en France outre Louis de Jaquet.tout son personnel, son secrétaire, son aumônier et ses domestiques.Mgr Dosquet ne revint pas et il fit bien.Tl n’était pas fait pour un diocèse de mission.i — 252 — LA PREMIÈRE LOI EN FAVEUR DE LA VACCINE La première loi en faveur de la vaccine au Canada date du 25 mars 1815.Le préambule de cette loi disait: “Vu que 1 usage de la vaccine n est pas encore assez répandu dans cette piovince, et qu’il serait nécessaire de pourvoir aux moyens d’en répandre plus généralement l’usage .” Le gouvernement décidait d employer une somme de 1,000 livres courant pour répandre 1 usage de l’inoculation de la vaccine, soit 400 livres dans le district de Montréal, 300 livres dans celui de Québec et 100 livres dans chacun des districts des Trois-Rivières et de Gaspé.Ces sommes devaient être employées de la manière suivante ;• des médecins devaient être employés, l’été de 1815, dans chaque district, pour donner gratuitement l’inoculation de la vaccine a toutes les personnes qui leur seraient présentées".Ces médecins, avant de se mettre à l’oeuvre, devaient donner avis dans les journaux de Québec et de Montréal de leur passage dans chaque ville ou paroisse.Ces médecins avaient aussi l’obligation de prendre les noms et adresses de toutes les personnes qu’ils vaccineraient.Ces listes devaient être remises au secrétaire de la Province avant le 1er décembre 1815.Sur la somme mise à la disposition du gouvernement, on devait employer 100 livres pour l’impression et la distribution d’une brochure expliquant les avantages de la vaccine, les soins et traitements qu’elle exigeait, etc., etc.Toutes les prescriptions de la loi du 25 mars 1815 furent-elles exécutées?Nous l’ignorons.A tout événement, nos législateurs n’étaient pas en retard puisque la vaccine existait en Angleterre depuis moins de quinze ans.QUESTION Quand et par quelle loi religieuse ou civile l’obligation pour chaque paroissien tenant feu et lieu de rendre le pain bénit à son église paroissiale?P.O.B. — 253 — UN REFUS MESQUIN DU CONSEIL SUPERIEUR On lit parfois dans les registres des jugements et délibération du Conseil Supérieur de la Nouvelle-France des pages qui nous prouvent que la nature humaine n’a pas changé beaucoup depuis deux siècles.On la trouve très mesquine de nos jours.Elle n’étajt guère plus relevée alors.Ainsi, le 1er décembre 1749, le registre du Conseil Supérieur porte l’entrée suivante: “Le premier huissier du Conseil ayant dit que le supérieur des Révérends Pères Récollets était dans la salle des parties, qu’il demandait à entrer, le Conseil, M.l’intendant portant la parole, a ordonné au dit premier huissier de faire entrer le dit supérieur, lequel ayant exposé le sujet de sa mission, qui était de supplier le Conseil d’assister en corps au service solennel qui devait se faire en leur église mardi prochain, pour le repos de l’âme de monsieur le marquis de Beau-harnois, ci-devant gouverneur et lieutenant-général pour le roi en ce pays, le Conseil, après avoir délibéré sur la dite invitation, a arrêté qu’il n’y assisterait point en corps’’.Quelle était la raison qui engageait le Conseil Supérieur de refuser d’assister “en corps” à un service chanté pour un gouverneur de la Nouvelle-France parti du pays depuis un peu plus de deux années?M.l’abbé Auguste Gosselin croit que le Conseil Supérieur avait encore sur le coeur la manière à la fois sage et énergique avec laquelle M.de Beauharnois, juste vingt ans auparavant, l’avait admonesté et mis à l’ordre à l’occasion des troubles suscités à l’occasion de la mort de Mgr de Saint-Vallier.Dans ce cas, le Conseil Supérieur aurait eu la rancune pas mal longue.Nous croyons qu’il v avait plutôt une autre raison.En effet, le 9 septembre 1747, précisément quelques jours avant le départ du pays de M.de Beauharnois, le Conseil lui avait envoyé une députation pour lui faire part “de la reconnaissance que toute la colonie ne cessera jamais d'avoir de la sagesse de son gouvernement et pour lui souhaiter un heureux voyage”.Si le Conseil Supérieur avait tenu rancune à M.de Beauharnois.croit-on qu il aurait adopte une résolution aussi flatteuse à son adresse?P.-G.R. — 254 LES PREMIERS TROTTOIRS AUX TROIS-RIVIERES La cité trifluvienne a pu avoir des trottoirs dans ses rues dès le dix-huitième siècle mais le premier règlement connu ordonnant la construction de trottoirs est du 15 mars 1713.Ce règlement est signé par l’intendant Bégorf.Il disait: “Since qui nous a été représenté que pendant le printemps à cause de la fonte (les neiges et pendant l’automne à cause des fréquentes pluies les rues de la ville des Trois-Rivières sont presque impraticables et que pour se garantir des mauvais chemins qui y sont dans ces deux saisons, il conviendrait que chaque propi ietaii e de maisons et emplacements sur les dites rues fut tenu de placer devant la lace de sa maison et emplacement sur les dites rues des pièces de bois écarris sur lesquelles on puisse aller et venir, a quoi étant nécessaire de pourvoir, nous oi donnons que tous les propriétaires de ces maisons et emplacements seront tenus de placer dans tout le mois de juin prochain le long de la face de leurs maisons et emplacements sur les rues des pièces de bois écarris sur lesquelles on puisse allei et venii facilement dans les dites rues à peine contre chacun des contrevenants de dix livres d’emende applicable au batiment de 1 église paroissiale des Trois-Rivières”.Les premiers trottoirs des 1 rois-Rivières avaient, dit-on, deux pieds de luigeur.La cité trifluvienne a aujourd'hui des trottoirs de huit, dix et même douze pieds de largeur et le bois a été remplacé presque partout par le ciment ou la pierre.Il est vrai que nous sommes assez loin de 1713 et le progrès a marché depuis deux siècles et demi.fl1.-G.Roy, Petites choses de notée histoire, vol.II, p.55).QUESTION Les Eilteau, etc, descendent-il velle-France?Feuiltault, Fecto, Fecteau, Feuilleteau s tous du premier Eilteau venu dans la A.R., etc.Nou- L’HISTOIRE DU CANADA DE CARNEAU François-Xavier Carneau, clerc de notaire à l’étude d’Archibald Campbell de 1825 à 1830, avait dit à un de ses compagnons de bureau qui prétendait que les Canadiens-français n’avaient pas de passé: "J’écrirai une histoire du Canada pour vous prouver le contraire”.Aussitôt admis à la profession notariale, Carneau se mit à l'oeuvre et, malgré sa faible santé, sa pauvreté, les sources incomplètes qu’il pouvait consulter, il mena son travail à bonne fin.Le premier volume de Y Histoire du Canada de François-Xavier Carneau parut à Québec en 1845.Il avait été imprimé à l’atelier de Napoléon Aubin.Le deuxième volume parut l’année suivante.Il sortait du même atelier.Le troisième volume parut à Québec en 1848, imprimé par Fréchette et frère.Le quatrième volume sortit des presses de John Lovell, de Québec, en 1852.\ J Histoire du ( anada de Carneau créa une véritable sensation dans tout le Canada français.11 faut avouer que jusque là.les Canadiens-français ignoraient à peu près tout de leur histoire.L’abrégé d’histoire oublié par Joseph-François Perrault était si pâle, si touffu, si peu concluant, que, seuls les enfants d’écoles le lisaient.Carneau donna la confiance en eux-mêmes à ses compatriotes.Il se dirent qu’ils pouvaient répéter les exploits de leurs ancêtres pour la survivance de la religion, de la langue, de la nationalité.L'Histoire du Canada fut plus qu’un récit, un livre de lecture, elle devint un programme, une leçon d’énergie, une raison de vivre, d’espérer.Carneau avait prouvé qu’un peuple qui ne veut pas mourir a des promesses de vie.Carneau est un des grands bienfaiteurs de la race canadienne-française.QUESTION Quand aurons-nous une édition de Y Histoire du Canada de Carneau cpti sera comme un Evangile pour chaque Canadien-français?P.-G.R. — 256 — DE MONTRÉAL A VANCOUVER La Minerve du 13 novembre 1885 disait: “La date du 7 novembre 188a rappellera un événement des plus mémorables de 1 histoire de notre pays.C est ce jour-là, en effet, samedi dernier, que fut enfoncé le dernier clou dans la dernière lisse Qui devait compléter l’immense voie ferrée s’étendant d’un océan à l’autre sur le territoire canadien.Sir John A.Macdonald a reçu, a cette occasion, les chaleureuses félicitations de Sa Majesté la Reine; de M.D.Smith, de la Colombie-Britannique, exprimant 1 espoir que le chemin du Pacifique servirait à cimenter l’union entre les provinces de l’Est et de 1 finest; de M.M .C.Van Horne, gérant général de la ligne qu'il vient d’inspecter ; puis de M.Sandford Fleming-, qui accompagnait ce dernier, et qui télégraphie, lui aussi, des (Otes du I acitique, que les travaux furent très bien exécutés.Le 11 a jet s est fait à raison de vingt-quatre milles à l’heure en moyenne, de Montréal à la Colombie-Britannique, y com-P1 is les ai rets ordinaires.Al.Fleming dit qu’avant longtemps, les trains de passagers pourront franchir en quatre jours, la distance qui sépare Montréal de Vancouver, et qu’il sera peut-êti e possible daller de Liverpool aux côtes du Pacifique, en dix jours seulement, par la route transcontinentale.Le premier train direct de Montréal pour Vancouver partit le 28 juin 1886.Tl transportait cent cinquante passagers.Le premie 1 tiain de marchandises partit de Afontréal pour Vancouver le 6 juillet 1886.QUESTION Quelle compagnie a établi la première ligne de navigation entre Québec et la rivière Saguenay ?A quelle date se fit le premier vovage?Chic.•
de

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