Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 juillet 1943, juillet
LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XLIX LEVIS, JUILLET 1943 Ko 7 RÉFÉRENCES BIOGRAPHIQUES CANADIENNES Baillairgê, Charles — Né à Québec le 30 septembre 1826, de Théophile Baillairgê et de Charlotte-Janvrin Horsley.Architecte, ingénieur civil, arpenteur.Dressa les plans d'un grand nombre d’édifices publics.Ingénieur de la cité de Québec de 1866 à sa mort arrivée à Québec le 10 mai 1906.Membre fondateur de la Société Royale du Canada, M.Bail-lairgé publia près de 90 brochures et mémoires.(Cf.P.-G.Roy, Fils de Québec, IV, p.83; B.des R.LL, Rose, A Cyclopedia of Canadian Biography, p.166).Baillairgê, L’abbc Frédéric-Alexandre — Né près d’Edwardsburg, Ontario, le 6 janvier 1854, de Georges-Frédéric Baillairgê et et de Charlotte Giroux.Professeur au séminaire de Joliette puis curé de Saint-Hubert, de Rawden et de Verchères où il décéda le 12 mars 1928.Auteur de plusieurs livres et brochures sur différents sujets.(Cf.B.des R./-/., 1930, p.101 ; Amédée Geoffrion, L’Echo de Saint-Justin, octobre 1929).Baillairgê, Georges-Frédéric — Né à Québec le 16 octobre 1824, de Pierre-Théophile Baillairgê.Entra au service du département des Travaux Publics en 1844 et s’éleva de promotion en promotion jusqu’à la charge de sous-ministre des Travaux Publics.Auteur de plusieurs mémoires et brochures sur différents sujets.(Cf.The Canadian Parliamentary Companion). — 194 — Baillairgeon, Anne — Jeanne ou Anne Baillairgeon, de l’ile d’Orléans, fut enlevée dans son enfance par les Iroquois et remise en liberté après quelques années.Elle fut placée au couvent des Ursulines de Québec et oublia ainsi ses misères.Mariée trois fois, elle a laissé bon nombre de descendants.Décédée à Québec le 20 août 1729.(Cf.L’abbé Richaudeau, Lettres de Marie de l’Incarnation; P.-G.Roy, L’ilc d'Orléans, p.53).Baillairgeon, Mgr Charles-François — Né à l’île aux Grues le 25 avril 1798, de François Baillairgeon et de Marie-Louise Langlois.Archevêque de Québec.Décédé à Québec le 13 octobre 1870.(Cf.Mgr Têtu, Les évêques de Québec).Baillairgeon, L’hon.Pierre — Né à l’île aux Grues le 8 novembre 1812, de François Baillairgeon et de Marie-Louise Langlois.Il étudia la médecine à l’université Harvard et reçut son diplôme de médecin le 4 mai 1840.Appelé au sénat le 27 mars 1874.Décédé à Québec le 15 décembre 1891.Frère de Mgr Baillairgeon.(Cf.B.des R.H., 1935, p.174).Baillairgeon, L’abbé Charles-Flavien — Né à Québec le 26 février 1833, de Jean-Baptiste Baillairgeon et de Marie Grenier.Curé de la cathédrale des Trois-Rivières puis curé de Stanfold.Collaborateur du Journal des Trois-Rivières et de 1 Union des Cantons de l’Est.Amassa une grande quantité de matériaux sur l’histoire des Bois-Francs.Décédé à Stanfold le 3 juin 1901.(Cf.P.-G.Roy, Fils de Oué-bec, IV, p.127).; , Baillairgeon, Ebéar — Né à Québec le 25 octobre 1877, d Elzéar Baillairgeon et de Catherine Lelièvre.Avocat.Bâtonnier général du barreau de la Province.Décédé à Québec le 26 mai 1935.(Cf.P.-G.Roy, Les avocats de la région de Québec, p.17).Baillargeon, Cyrille — Député de Frontenac à Québec de 1923 à 1931.Bailleul — Voir Pierrot de Bailleul. — 195 Bailloquct, R.P.Pierre — Jésuite, il arriva dans la Nouvelle-France en juin 1647.Un des grands missionnaires jésuites du régime français.Décédé le 25 septembre 1667.(Cf.Rochemonteix, Les Jésuites et la Nouvelle-France).Bailly de Messein, Nicolas — Originaire de Montreuil, évêché de Toul, en Lorraine, il passa ici vers 1700 en qualité d’enseigne dans les troupes.Il décéda lieutenant réformé, à Québec, le 27 septembre 1744.(Cf.P.-G.Roy, La famille Bailly de Messein).Bailly de Messein, Mgr — Né à Varennes le 4 novembre 1740, de François-Augustin Bailly de Messein et de Marie-Anne de Goutins.Missionnaire cà Flalifax, il fut ensuite curé de la Pointe-aux-Trembles, près Québec.Nommé évêque de Capse et coadjuteur de Québec, il fut sacré par Mgr Flubert le 12 juillet 1789.Décédé à Québec le 20 mai 1794.(Cf.Mgr Têtu, Les évêques de Québec; P.-G.Roy, La famille Bailly de Messein).Bain, James William — Né à Saint-Polycarpe de Sou-langes le 22 juin 1838, de Daniel Bain et d’Adélaïde Caution.Marchand à Saint-Polycarpe.Candidat pour la Chambre des Communes dans le comté le Soulanges en 1882, il fut battu par deux voix.A4.Bain contesta et le député élu, M.de Beaujeu, perdit son siège.A l’élection qui suivit M.Bain fut élu et il conserva le siège de Soulanges de 1883 à 1891 puis de 1892 à 18%.(Cf.Rose, A Cyclopedia of Canadian Biography, p.603).Baines, Henry Edmund — Lieutenant dans l’Artillerie Royale, Henry Edmund Baines était en garnison à Québec en 1866.Dans le grand feu du 14 octobre 1866 qui détruisit en partie Saint-Roch et Saint-Sauveur, le lieutenant Baines fut mortellement blessé en combattant les flammes.Il décéda à l’Hôpital général le .27 octobre 1866.La ville de Québec lui fit des funérailles civiques.(Cf.B.des R.H., 1923; Mgr de Saint-Vallicr et l’Hôpital général).Baker, Ignace Angus — Député de Lévis à la législature de Québec de 1892 à 1897.Décédé à Saint-David de Lau- — 196 — berivière le 10 août 1924.6Cf.P.-G.Roy, Dates lévisiennes, VIII, p.154).Baker, Stevens — Député de Mississiquoi à la Chambre d’Assemblée de 1830 à 1834.(Cf.Desjardins, Guide Parlementaire, p.149).Baker, William — Député de Mississiquoi à la Chambre d’Assemblée de 1834 à 1838.(Cf.Desjardins.Guide Parlementaire, p.149).Baker, L’hon.George Bernard — Né à Dunham le 29 janvier 1834, il était le fils de William Baker.Avocat.Il fut député de Mississiquoi à Québec et à Ottawa.Solliciteur général à Québec, dans le ministère de Boucherville.Sénateur pour la division de Bedford.Décédé à Ottawa le 9 février 1910.(Cf.The Canadian Parliamentary Guide; The Canadian Biographical Dictionary and Portrait Gallery p.276).' Baker, L’hon.George Harold — Né à Sweetsburg le 4 novembre 1877, de George Bernard Baker et de Jane Per-cival Coman.Avocat.Député de Brome pour la Chambre des Communes.Baker, William Athanasc — Né à Beauharnois en 1870, de L.R.Baker et de Flavie Branchaud.Avocat, poète et auteur dramatique.Auteur de Prose et pensées, Les disques d'airain, Place à l’amour, Une partie de 500, etc., etc.(Cf.Germain Beaulieu, Nos Immortels, p.212, et Bellerive Nos auteurs dramatiques, p.44).Baker, Alice C.— Auteur d’un important ouvrage sur les captives américaines amenées au Canada publié en 1897 à Cambridge, Massachusetts, sous le titre True stories of New England Captives.(Cf.B.des R.H., 1899, p.164).Balccr, Henri-Mathias — Industriel des Trois-Rivières.(Cf.The Canadian Biographical Dictionary and Portrait Gallery, p.236). 197 — Baldwin, Robert — Né à Toronto le 12 mai 1804, Robert Baldwin fut l’allié politique et l’ami de Lafontaine.Il n’oublia jamais que les électeurs de Rimouski le choisirent pour leur député dans la période la plus critique de sa vie politique.Décédé à Toronto le 9 décembre 1858.Le gouvernement de la province de Québec a voulu honorer la mémoire de cet ami des Canadiens français en élevant sa statue en face du Palais législatif, à Québec.(Cf.Stephan Leacock, Baldwin, Lafontaine Hincks; P.-G.Roy, Les Monuments Commémoratifs de la province de Québec).Baldwin, Osro — Député de Stanstead à l’Assemblée législative de Québec de 1886 à 1890.(Cf.Canadian Parliamentary Companion).Balcte, Emile — Né en France, le colonel Emile Balète passa au Canada après la guerre de 1870, et fut un des fondateurs de l’Ecole Polytechnique de Montréal en 1872.Il en fut plus tard le directeur.Décédé à Montréal le 18 avril 1909.(Cf.B.des R.H., 1923).Bail, Georges — Né à Champlain le 11 septembre 1838, de Reuben Ball et de Flavie Fontaine.S’établit comme manufacturier de bois travaillé à Nicolet.Maire de Nicolet.Député de Nicolet à la législature de Québec.(Cf.Rose, A cyclopedia of Canadian Biography, p.769).Ballantyne, L’hon.Charles Colquhoun — Né le 9 août 1876 à Dundas, Ontario, de John Ballantyne et de Christina Murray Gordon.Député aux Communes du Canada, ministre, sénateur, etc.Balthasar dit le chevalier de Jonchère — Officier de Guyenne.Dans l’été de 1759, tenta d’incendier la flotte anglaise mouillée aux approches de Québec.Blessé mortellement, il mourut quelques jours après sa tentative.(Cf B des R.H., vol.XV, p.382).Bancheron, Henry — En octobre 1646, Henry Banche-ron prenait la place de Guillaume Tronquet au greffe et ta-bellionnage de Québec, et il conserva cette charge jusqu’au 27 juillet 1647.On conserve seize actes de Bancheron aux Archives Judiciaires de Québec.(Cf.B.des R.H., 1935, p.76). 198 — Bancroft, George — L’historien national des Etats-Unis a sans doute commis bien des erreurs d’appréciation sur le Canada dans sa monumentale History of the United States mais nous devons lui pardonner beaucoup pour les beaux témoignages qu’il a rendus de nos martyrs jésuites lui, protestant et presque incroyant.(B.des R.H., 1923, p.114, et 1924, p.52).Baptist, George — Industriel des Trois-Rivières.(Cf.The Canadian Biographical Dictionary and Portrait Gallery, p.329).Baptiste, Le flibutier — Les exploits du capitaine sur les côtes d’Acadie sont moins connus que les hardis randonnées de Lemoyne d’Iberville mais ils n’en méritent pas moins d’être mentionnés un peu plus longuement.Il semble que jusqu’ici Baptiste est resté un peu trop dans l’ombre.(Cf.Régis Roy, B.des R.IL, 1899, p.8; 1900, p.121).Barassy, Le sieur — Secrétaire de l’intendant Raudot.Abusant de sa position, il falsifia un passeport du Roi.Le ministre ordonna à M.Randot, en juin 1706, de renvoyer Barassv en France afin de lui faire subir un procès criminel.(B.des R.IL, 1935, p.99).Barharin, L'abbé Arsène-Lazare — Sulpicien français qui passa au Canada en 1842 et retourna en France en 1874.Décédé le 14 mars 1875.Musicien renommé.(Cf.Gauthier, Snlpitiana, p.166).Barbeau, Joseph — D’après Mgr Tanguay, Joseph Barbeau, cocher de Montcalm, serait né à Charlesbourg.D’autre part, on sait que son domestique “Joseph” l’accompagna de France au Canada.Montcalm a-t-il eu deux domestiques du prénom de Joseph.(Cf.B.des R.H., 1895, p.113; 1903, p.45).Barbeau, Marins — Né à Sainte-Marie de la Beauce, le 5 mars 1883, de Charles Barbeau et de Marie-Virginie Morency.Avocat.Auteur de plusieurs ouvrages sur le folklore canadien.(Cf.P.-G.Rov, Les avocats de la région de Québec, p.18). — 199 Barbel, Jacques— Il fut d'abord notaire royal à Québec, juge sénéchal de la seigneurie de Lauzon, juge bailli de la seigneurie de Lauzon et, enfin, greffier du Conseil Souverain.Barbel décéda à Québec le 29 juillet 1740.(Cf.Roy, Histoire du notariat an Canada).Barbel, Jacques-François — Né à Québec le 28 décembre 1700, de Jacques Barbel et de Louise-Renée Toupin.Employé dans les bureaux de l’Intendance, il obtint un brevet d’écrivain du Roi.Il passa en France à la Conquête et fut jeté à la Bastille.Il put se justifier en 1764, il fut envoyé comme ordonnateur à Saint-Pierre et Miquelon.Il en fut rappelé en 1766.(Cf.B.des R.IL, 1922, p.77).Barbel, R.P.Charles — Récollet, il fut élevé à la prêtrise le 20 septembre 1732, et fut missionnaire pendant plusieurs années à Trois-Pistoles et Rimouski.Décédé le 16 mars 1746.(Cf.B.des R.H., 1912, pp.134, et 182).Barbie, Le sieur — Le célèbre graveur français.Barbié grava les portraits de Wolfe et de Montcalm.(B.des R.H., 1909.p.275).Barbier, Marie — Née à Montréal le 1er mai 1663, de Gilbert Barbier et de Catherine de la Vaux.Elle entra dans l’Institut de Marguerite Bourgeoys.Décédée à Montréal le 19 mai 1739.(Cf.Rumilly, Marie Barbier, mystique canadienne).Barbier, Gabriel — Compagnon et lieutenant de Cavelier de La Salle au Texas.(Cf.Margry, Découvertes des Français; Le Jeune, Dictionnaire général, I, p.120).Barbier, Louis-Marie-Raphaël — Député de Warwick à la Chambre d’Assemblée de 1824 à 1827.(Cf.Desjardins, Guide parlementaire, p.143).Barbier dit le Minime, Gilbert — Procureur fiscal à Montréal de 1657 à 1662.(Cf.E.-Z.Massicotte, B.des R.H., vol.XXXII, p.303).Bardy, Pierre-Martial — Né à Québec le 30 novembre 1797.de Pierre Bardy et de Louise Cauchy.D’abord instituteur.il se fit recevoir médecin et exerça sa profession à Québec.Député de Rouville de 1884 à 1838.Fondateur de la So- — 200 — ciété Saint-Jean-Baptiste de Québec, en 1842.Décédé à Québec le 7 novembre 1869.(Cf.l’abbé Burque, Le docteur Pierre-Martial Bardy).Bardy, Câlina — Fille du docteur Bardy, fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, elle devint la femme de Pierre-Vincent Valin, constructeur de navires, qui fut député de Montmagny.Célina Bardy se livra à la poésie.Barette dit Courville, Guillaume — Notaire à Laprairie puis dans toute l’ile de Montréal.Décédé à Laprairie le 7 janvier 1745.Son greffe est aux Archives Judiciaires de Montréal.Baribeau, L’hon.Jean-Louis — Conseiller législatif de la division de Shawinigan.Baril, Mgr Hermyle — Né à Sainte-Geneviève de Ba-tiscan le 9 octobre 1847, de Jean-Baptiste-Archange Baril et d’Eulalie Saint-Arnault.Supérieur du séminaire, chanoine, grand-vicaire des Trois-Rivières, etc., etc.Protonotaire des Trois-Rivières.Décédé aux Trois-Rivières le 17 février 1915.(Cf.Annuaire du séminaire des Trois-Rivières; Les Ursulines des Trois-Rivières ; E.-Z.Massicotte, Sainte-Geneviève de Batiscan, p.105).Baril, Mgr Hermyle — Né à Sainte-Geneviève de Batiscan le 9 octobre 1847, de Jean-Baptiste-Archange Baril et de Eulalie Saint-Arnault.Supérieur du séminaire, chanoine, grand vicaire des Trois-Rivières, etc., etc.Protonotaire des Trois-Rivières.Décédé aux Trois-Rivières le 17 février 1915.(Cf.Annuaire du séminaire des Trois-Rivières; Les Ursulines des Trois-Rivières; E.-Z.Massicotte, Sainte-Geneviève de Bast icon, p.105).Beatty, Sir Edward — Né dans la province d’Ontario, Edward Wentworth Beatty se fit admettre au barreau de sa province et fut employé peu après par le contentieux du Pacifique Canadien.D’étapes en étapes rapides, il devint président de la grande compagnie à l’âge de 41 ans et garda la direction du C.P.R.pendant 24 ans.Dévoué à toutes les oeuvres, il donna généreusement de sa bourse pour l’université McGill.Décédé à Montréal le 23 mars 1943. 201 LES VOLTIGEURS DE SALABERRY (1812-1813) Quel était le costume des Voltigeurs qui, sous le commandement du major de Salaberry, remportèrent la victoire de Châteauguay?Bien des artistes ont illustré cette page fameuse de notre histoire, mais aucun ne fournit croit-on, une scène exacte.Le plus joli tableau de ce combat est certainement dû au talentueux Henri Julien.Mais pour reconstituer la scène, il fut conseillé par ceux qui avaient 1 u le poème que publia J.D.Mermet, en 1813.Or, l’auteur de ce récit rimé ignorait certains détails qui sont aujourd’hui connus.Ainsi, dans la plupart des illustrations, Salaberry est représenté l’épée à la main dans l’attitude d’un chef qui conduit sa troupe à l'assaut.On sait, aujourd’hui, que Salaberry avait placé ses hommes derrière une série d’abattis, à un endroit où l’ennemi ne pouvaient attaquer en masse.Décimés par le feu précis des Voltigeurs, qui étaient des tireurs choisis et de grande habileté, les Américains durent se retirer avec d’énormes pertes.Et que faisait Salaberry pendant le combat?Juché sur un tronc d’arbre, une longue-vue lui permettait de suivre les mouvements de l’adversaire, et d’indiquer à ses miliciens où diriger la fusillade., Passons maintenant au costume.Le seul ouvrage qui nous renseigne, croit-on, avec certitude est celui que le regretté et sympathique archiviste, L.H.Irving a publié en 1908, sous le titre “Officers of the British Forces in Canada.during the war 1812-13”.Irving a fourni dans cet ouvrage, dont les renseignements sont extraits des .archives publiques du Canada, non seulement les noms des officiers des troupes régulières et de milice, mais encore, en appendice, quel était le costume des — 202 — différents bataillons et régiments de l’époque.Sur ce point voici le texte anglais relevé à la page 251.Voltigeurs inti forms: Grey cloth Jacket — Black collar & cuffs — Grey trousers — Black buttons — Canadian shoi t boots Light bearskin cap — Black tape braiding — Silver lace for Staff sargeants.Le texte ci-dessus peut se traduire ainsi: Uniforme des Voltigeurs: Tunique en drap gris — Collet et retroussis (des manches) noirs.— Pantalons gris — Boutons noirs — Demi-bottes canadiennes — Bonnet léger en peau d’ours — Passements noirs — Soutaches en fil argent pour les sergents (Staff).La tunique d alors avait la longueur d’un veston; la ‘courte botte canadienne” pouvait être une chaussure ’ sur le modèle des “souliers de boeufs”.Quant au bonnet (ou casque) on suppose qu’il était rond de forme.11 reste à.obtenir des précisions sur le costume des officiel s supéi ieurs.Sans doute, la tenue de campagne différait de l’habit de parade, cependant les couleurs des tissus devaient être conservées.Quant à la coiffure, on prétend que les lieutenants-colonels et les colonels portaient le bicorne (1).E.-Z.Massicotte s',r les Voltigeurs de Salaberry, on peut consulter Les itrni, \oi.Il, p.144.mots qui res¦ 203 — ANNE MARTIN, ÉPOUSE DE JEAN COTÉ Jean Côté a épousé Anne Martin, à Québec, le 17 novembre 1635.L’acte original, disparu dans l’incendie du 15 juin 1640, devait donner la filiation de ces époux et l’endroit d’où ils venaient en France.Mais le registre reconstitué de mémoire, peu après, ne donne pas ces renseignements, et les parties n’avaient malheureusement pas de contrat de mariage.Mgr Tanguay a crû qu’Anne Martin était la fille d’A-brah^im Martin et de Marguerite Langlois, mais il a fait erreur.En 1922, feu M.Léandre Lamontagne démontrait (1), en se basant sur les actes de l’état civil, qu’Anne Martin ne pouvait être la fille de Marguerite Langlois, parce que ces deux femmes étaient à peu près du même âge.Il avait supposé qu’elle pût être issue d’un premier mariage d’Abraham Martin, mais les recherches de mademoiselle Jeanne Désilets, des Archives de la Province, dans les actes notariés, concernant la famille d’Abraham Martin, permettent de conclure qu’Anne Martin n’était pas, non plus, la fille de ce dernier.D’après la Relation des Jésuites, Jean Côté était arrivé à Québec, le 20 juillet 1635.Anne Martin, qui devait devenir sa femme, quelques mois plus tard, avait été marraine d’un enfant de Noël Langlois, deux jours plus tôt, le 18 juillet 1635.L’on n’a pas constaté sa présence à Québec, avant cette date, croyons-nous.N’aurait-elle pas fait le voyage au Canada sur le même navire que Jean Côté, jusqu’à Tadoussac, d’où elle serait partie pour arriver à Québec deux jours avant lui?Ce sont Robert Giffard et Guillaume Couillard qui servirent de témoins au mariage Côté-Martin.Si Anne Martin (1) Bulletin des Iteeherdies Historiques.Vol.XXVIII, pp.11C-117. — 204 — avait été la fille d’Abraham Martin, ce dernier n’aurait-il pas servi de père à sa fille?I eûtes les filles d Abraham Martin furent avantagées par leur père, dans leur contrat de mariage.Ni Anne Martin, ni Jean Côte, son mari, n’assistent à aucun de ces contrats de mariage.A 1 inventaire de la succession de feu Abraham Martin (greffe Duquet, le 7 octobre 1664), Anne Martin, épouse de Jean Côté, n apparait pas au nombre des héritiers.Marguerite Langlois, veuve d’Abraham Martin, hérite de la moitié des biens du défunt, et l’autre moitié se partage entre leurs six enfants.Marguerite Langlois, veuve d’Abraham Martin, se remaria à René Branche, le 17 février 1665 et décéda dix mois plus tard.Dans une transaction des héritiers, avec René Branche (greffe Becquet, le 22 avril 1666), il n’est pas davantage question d’Anne Martin, épouse de Jean Côté, non plus que dans plusieurs autres actes notariés concernant la famille d’Abraham Martin.Léon Roy LES ÉPIDÉMIES À QUÉBEC , .peut-être étrange de le dire mais la première épidémie à Québec eut lieu avant même sa fondation.En effet, dans l’hiver de 1535-1536, le scorbut ou mal de terre empoita vingt-cinq compagnons de Cartier.Le navi-gateui malouin, pour se rendre compte de l’étrange maladie.qui lui enlevait les membres de son équipage, fit ou\iii le corps dune des victimes, Philippe Rougemont.but trouvé, dit-il, qu’il avait le coeur tout blanc et flétri, environné de plus d un pot d’eau, rousse comme datte; le foie beau, mais avait le poumon tout noirci et mortifié, et s était i étiré tout son sang au-dessus du coeur: car, quand il fut ouvert, sortit au dessus du coeur une grande — 205 — abondance de sang noir et infect.Pareillement, avait la rate par devers l'échine un peu entamée, environ deux doigts, comme si elle eût été frottée sur une pierre rude”.Il est facile de reconnaître par le passage cité ici que les compagnons de Cartier souffraient du scorbut ou maladie de terre.Cette même affection lit mourir, plus tard, bon nombre des compagnons de Roberval, de M.de Monts, puis de Champlain.On sait que les Sauvages enseignèrent un remède à Champlain pour la guérison du scorbut.L’épidémie de t'ente vérole de 1640 Les trois Soeurs Hospitalières fondatrices de l’Hô-tel-Dieu de Québec étaient à peine installées dans la maison qu’on leur avait prêtée en attendant la construction de leur hôpital qu’une épidémie de petite vérole se déclara parmi les Sauvages.Les Hospitalières, n’écoutant que leur charité, transformèrent leur petit logis en hôpital.La maison se trouva si vite remplie de malades qu'on éleva des cabanes d’écorces tout autour pour recevoir un plus grand nombre de Sauvages.Les religieuses, épuisées par leurs durs travaux, tombèrent bientôt malades à leur tour.Les Pères Jésuites se dévouèrent auprès des Sauvages pendant la maladie des trois Hospitalières.La mortalité fut si grande parmi les Sauvages que tous ceux qui avaient la force de marcher se sauvèrent dans les bois.Ils appelaient l’hôpital la maison de la mort.Une fois dans les bois, voyant que la mortalité continuait parmi eux, ils revinrent de leur prévention et amenèrent aux Hospitalières des familles entières.Ce n’est qu’au printemps de 1640 que les Sauvages laissèrent l’hôpital pour aller se réfugier à Sillery.Le récit de l’Hô-tel-Dieu dit de ces premiers malades sauvages: “Ils étaient très infects et cette corruption les avait tous pourris; il se forma aussi des ulcères et des chancres sur leurs corps en si grande quantité qu’on ne savait par où les prendre, ce qui nous obligea de leur donner tout ce que nous avions apporté de linge”. 206 L'épidémie de 1685 Le 28 septembre 1685, l’intendant de Meulles écrivait au ministre: “L’arrivée des deux vaisseaux de Sa Majesté a causé un grand désordre au Canada.Deux qui y ont passé ont presque tous été attaqués de maladie contagieuse, qui s’est même communiquée à la plupart des habitants qui se sont mis en devoir de les soulager.Vous verrez par la liste que je vous envoie combien il est mort d’officiers, soldats, engagés et matelots.” La liste en question, malheureusement, n'a pas été conservée, mais nous savons par ailleurs qu’un des deux vaisseaux du Roi était la flûte le Mulet.Les traversées océaniques duraient alors un, deux, et même trois mois.T,es commandants des vaisseaux du Roi prenaient si peu de précautions hygiéniques que des maladies contagieuses se déclaraient à leur bord et qu’ils perdaient la moitié de leur équipage et de leurs passagers.L’épidémie de 1685 emporta plus de cent personnes.Cette triste occasion permit à la population de Québec de se rendre compte du dévouement sublime des religieuses de leur Hôtel-Dieu pour les malades.Le gouverneur Denonville, dans sa lettre au ministre du 3 décembre 1685, disait: “Les religieuses de cet hôpital prennent un soin admirable des malades.Faire du bien a cette maison, Monseigneur, c’est en faire à tout le pays”.L'cpidémic de Grippe de 1700-1701 t Dans 1 hiver de 1700-1701.raconte l’annaliste des Ursulines, il y eut à Québec des maladies populaires qui firent d étranges ravages.Le mal s’annonçait par un mauvais rhume, auquel se joignait une fièvre ardente accompagnée de fortes douleurs de côté, et il emportait les personnes en peu de jours.La contagion, qui avait commencé sur la fin de novembre, se répandit bientôt dans toute la ville, et il n y eut pas de maison qui ne fût changée une hôpital.1 outes les communautés furent attaquées en même temps, et à peine en restait-il quelques-unes de- — 207 — bout pour soigner et assister les autres”.Ce “mauvais rhume” qui fit plusieurs victimes en 1700-1701 n’était autre que la grippe qui a laissé de si douloureux souvenirs à Québec et dans tout le pays, il n’y a pas encore très longtemps.Un des premiers à contracter cette grippe fut I abbé Henri de Bernières, ancien curé de la cathédrale et doyen du chapitre de Québec.Il décéda le 4 décembre 1700, à 1 âge de 65 ans.Parmi les autres victimes de marque de la grippe de 1700-1701, mentionnons l’estimable docteur Gervais Beaudoin, décédé le 5 décembre 1700; Louis Rouer de Villeray, premier conseiller au Conseil Souverain, décédé le 6 décembre 1700, à l’âge de 71 ans; le chirurgien 1 imothée Roussel, qui décéda le 11 décembre 1700, etc, etc.Celui-ci était depuis plusieurs années médecin de 1 Hôtel-Dieu, à qui il avait rendu de bons services.1/épidémie de petite vérole de 1702-1703 C’est un chef sauvage de la mission du Sault qui apporta a Québec l’épidémie de petite vérole de 1702-1703.II décéda le 19 octobre 1702.La petite vérole se communiqua a la famille où le Sauvage était mort et de là par toute la ville.Les annales de l’Hôtel-Dieu nous donnent des détails qui font frémir sur cette épidémie."La mortalité, disent-elles, fut si grande que les prêtres ne pouvaient suffire à enterrer les morts, et assister les mourants.On portait chaque jour les corps dans l’église de la basse ville ou dans la cathédrale sans aucune cérémonie, et le soir on les inhumait quelquefois jusqu’à quinze, seize, dix-sept, dix-lmit, ensemble.Cela dura plusieurs mois, en sorte que 1 on comptait sur les registres mortuaires plus de deux mille mort dans Québec, sans parler des environs qui n’eurent pas un meilleur sort”.Les annalistes des Ursulines et de l’Hôpital général parlait aussi de l’épidémie de 1702-1703.Celle de l’Hôpital général écrit que dans la ville de Québec, il mourut la quatrième partie des habitants en moins de trois mois, et que des familles entières furent détruites.Les registres de Québec reçurent-ils 2000 actes de sépultures en 1702-1703?Tl y a là une grosse exa- — 208 gération.Du 1er décembre 1702 à la fin de février 1703, durée de la contagion, ces registres portent moins de 400 sépultures.C’est déjà trop, mais il y a une marge assez grande entre 400 et 2000.L’épidémie de 1710 C’est la Mère Juchereau de Saint-Ignace qui nous renseigne sur l’épidémie de 1710 qui fit beaucoup de victimes à Québec.“Un vaisseau nommé la Belle Brune, dit-elle, arriva ici venant des Iles.On le soupçonna d’être infecté de peste parce que quatre ou cinq hommes y étaient morts depuis peu, en moins de vingt-quatre heures.On y envoya des chirurgiens qui visitèrent les malades et qui.par ignorance ou pour avoir touché quelque argent, comme on les accusa depuis, assurèrent qu'il n’y avait rien à craindre.Après cette déclaration on leur permit de débarquer leur monde, et nous reçûmes de ce navire plusieurs malades dans notre hôpital dont un entr’autre fut brûlé d’une ardente fièvre pendant plusieurs semaines et mourut enfin ayant beaucoup souffert d un mal qui était presque inconnu et qui a bien fait voir dans la suite combien il était dangereux par le ravage qu’il a causé dans cette colonie où il est encore.L’expérience nous apprit que c’était la maladie de Siam que Y Oriflamme porta aux Iles, il y a quelques années, dont elle n’a pas sorti non plus que du Canada depuis qu’une fois elle y est entrée”.Le vrai héros de l’épidémie de 1710 fut Jacques Pominville, infirmier de 1 Hôtel-Dieu, qui mourut le 8 septembre 1710, victime de son dévouement pour les malades.lé épidémie de Siam en 1711?C est encore la Mère Juchereau de Saint-Ignace qui nous fait connaître l’épidémie de Siam à Québec en 1711.Elle écrit: "La dernière année que Monsieur Raudot le père passa à Québec, il fut témoin de la désolation que causa la maladie de Siam.Elle devint populaire dès l’automne et fit mourir quasi tous ceux qui en furent attaqués les premiers.Notre hôpital en fut bientôt rempli.Malgré nos soins et nos 209 — I remèdes, on y mourait tout comme ailleurs; nos fatigues furent excessives et outre les travaux du jour il fallut que chaque religieuse veilla deux fois la semaine pendant tout l’hiver parce que la quantité de malades que nous avions dans nos salles et dans nos infirmeries demandait plus de deux filles pour les soigner et que nos Soeurs tombant malades tous les jours, les saines pouvaient à peine y suffire.Tl sera facile de juger de l’état où nous étions quand on saura qu’en treize mois vingt-quatre Religieuses furent à l’extrémité et reçurent le Saint-Viatique et l’Extrême-Onction; six de ce nombre moururent”.Les fibres malignes en 1718 Les fièvres malignes firent de grands ravages dans la Nouvelle-France, particulièrement à Québec, en 1718.En moins de trois mois, dit l’annaliste de l’Hôpital général, ces fièvres moissonnèrent le tiers de nos pauvres.Mgr de Saint-Vallier montra alors ce que peut une ardente charité.Il avait choisi l’Hôpital général pour sa résidence et il remplissait lui-même les fonctions d’aumônier.Les religieuses, craignant pour sa santé, le suppliaient de se faire remplacer par un prêtre plus jeune et plus fort.Il ne voulut pas même se faire aider.On le voyait sans cesse auprès des malades.Aucun service n’était trop bas ou trop pénible pour lui.Il accommodait les malades dans leurs lits, il essuyait leurs sueurs, leur offrait remèdes et rafraîchissements.De toutes les religieuses de l’Hôpital général, Mgr de Saint-Vallier préférait la Mère Duchesnay de Saint-Augustin, parce qu il la voyait vainct e ses répugnances auprès des malades les plus dégoûtants, panser les ulcères et les plaies avec une allégresse qui témoignait éloquemment de l’amour qu’elle portait aux membres souffrants de Jésus-Christ.Pendant les quelques mois que dura l’épidémie de fièvres malignes un bon nombre de citoyens de Québec succombèrent.L’épidcmic de 1740 Le vaisseau du Roi le Rubis partait de LaRochelle le 10 juin 1740, pour Québec.Il portait plusieurs passagers — 210 — parmi lesquels Mgr de Lauberivière qui venait prendre possession de l’évêché de Québec.Jusqu’aux bancs de Terre-Aeuve, la traversée du Rubis fut excellente.Peu après la maladie se déclarait à bord.Etait-ce la peste, comme quelques-uns le prétendirent.Il est plus probable que la maladie qui lit des ravages à bord du Rubis était simplement une tievre.En tout cas, à cinquante lieues de Québec, il ne se Pouvait pas assez de matelots valides à bord du vaisseau du Koi pour faire la manoeuvre.On envoya une chaloupe à Quebec pour demander du secours.Deux bâtiments arrivèrent bientôt.Lu de ces navires transporta les malades à Quebec et 1 autre resta près du Rubis qui entra dans le port i _ .Kim.l,e -/ août, une lettre officielle informait la cour qua date 42 hommes de l’équipage et 13 passagers étaient morts.147 matelots et soldats étaient à l’Hôtel-Dieu presque tous en danger de mort.La mère de Sainte-Hélène écrivait peu apres: “Je n’ai jamais vu tant de malades chez nous-les salles, greniers, parloirs extérieurs, tout en est plein et a peine pouvons-nous passer entre leurs lits.Tous deviennent noirs comme des nègres sitôt qu’ils sont morts”.Cette épidémie fit un grand nombre de victimes.On sait que Mgr de Lauberiviere, débarqué apparemment en bonne santé, succomba au fléau le 20 août 1740 L’épidémie de fièvre de 1756 Dans l’été de 1756 plus de 6.000 soldats arrivèrent à Quebec.Les traversées entre la France et le Canada étaient si longue que chaque vaisseau qui arrivait à Québec était MtéPd dC "ia a,des: ^Hôtel-Dieu venait de brûler.On s’était ¦ t de îeconstruire le logement des religieuses mais l’Hô-P'tal general, devint bientôt si rempli de malades que les rerecurent rffe H^tel-Dteu, n écoutant que leur dévouement, leçurent chez elles deux cents malades.A l’Hôpital vénérai mi eut jusqu a six cents soldats et matelots à la fois Les fievres de ces pauvres diables étaient contagieuses et bon me' îeei’Hôïe 'n-USeS hf,>,talières.tant fie l’Hôpital général que de 1 Hotel-Dieu en furent atteintes.Trois en moururent de meme qu’un Pere Récollet qui offrait les secours de la 211 religion aux malades.Le gouverneur de Vaudreuil écrivait au ministre à l’automne de 1756: “Le zèle de M.l’évêque vous est connu: il est infatigable.11 allait plusieurs fois par jour visiter les hôpitaux, surtout pendant qu’ils étaient occupés par les malades débarqués du Léopard.Leur maladie était contagieuse, et il a grandement couru le risque de l’attraper”.L’cpidcmie de ficzn-c de 1757 L’année 1757 fut bien triste pour toute la population de Québec.Outre les malheurs de la guerre la capitale eut une épidémie de petite vérole chez les Acadiens réfugiés et une épidémie de fièvre chez ses propres citoyens.Chaque navire qui arrivait de France était rempli de malades.Ceux-ci communiquaient la fièvre à ceux avec qui ils venaient en rapport.L’Hôpital général et l’Hôtel Dieu furent bientôt encombrés de malades.“En peu de temps, disent les annales de l’Hôpital général, six cents malades remplirent la plus grande partie de la maison, sans en excepter les lieux 1 es plus réguliers.Trente à quarante officiers de tous grades occupaient notre salle de communauté et notre infirmerie.Nos classes furent converties en hôpital et grand nombre de malades venant encore.Mgr nous permit de les placer dans l’église”.Plusieurs religieuses de l’Hôpital furent prises des fièvres, et sept en moururent.Mgr de Pontbriand fut obligé de permettre à un certain nombre de religieuses de l’Hôtel-Dieu d’aller secourir leurs soeurs de l’Hôpital général.Cette épidémie donna au clergé de Québec l’occasion de déployer un dévouement vraiment héroïque.Quatre prêtres succombèrent au fléau et quelques autres furent gravement malades.400 malades décédèrent à l’Hôpital général en 1757, l’Hôtel-Dieu dut avoir autant de mortalités et que de malades succombèrent dans leurs résidences sans recevoir les secours dont ils avaient besoin! La petite vérole parmi les Acadiens en 1757 En 1757, un bon nombre d’Acadiens, chassés de leur chère Acadie par la misère et les tracasseries des Anglais, — 212 s’étaient réfugiés à Québec.La misère était extrême chez ces pauvres gens et, pour comble de malheur, la petite vé-rolç,-^e déclara parmi eux.Le 7 décembre 1757 Montcalm écrivait: ‘La petite vérole continue à faire de grands ravages parmi les Acadiens, ces malheureuses victimes de leur attachement pour là France; de 1800 qu’ils étaient, le nombre se réduira à bien peu, si cette affreuse maladie continue.Depuis quelques jours on les enterre par quinze et par vingt .C est le Journol du cure Récher qui nous donne des précisions sur les affreux ravages de la petite vérole parmi les Acadiens réfugiés a Québec.“Depuis le commencement de novembre 1757, jusqu’au 1er mars 1758, fit-il.la picote a fait mourir environ 300 Acadiens grands et petits sur 1300 qu’ils étaient en ville”.Le curé Récher n’exagérait pas, au contraire, il est bien au-dessous de la vérité.Les registres de Notre-Dame de Québec, seuls, donnent 335 sépultures d'Acadiens du 1er novembre 1757 au 1er mars 1758.Il dût en mourir autant à l’Hôtel-Dieu et à l’Hôpital général.Il n’est pas exagéré de prétendre que plus de 600 Acadiens succombèrent à la petite vérole dans la ville de Québec en l/o7 et 1758.Signalons la disparition de toute une famille acadienne en cinq jours: Pierre Aucoin et ses sept enfants, qui moururent entre le 25 décembre 1757 et le 1er janvier 1/épidémie de fièvre en 1758 , Les fioids de 1 hiver de 1/5/-1758 avaient diminué con-sidéi ablement les décès causes par la fièvre qui sévissait à Québec depuis 1756, mais les chaleurs de l’été de 1758 avec le peu de précautions hygiéniques que prenaient les autorités civiles fii eut renaître 1 épidémie.Les soldats qui arrivaient de France, affaiblis par une longue traversée, contractaient D maladie dès leur arrivée à Québec et emplisaient les deux hôpitaux de la capitale.En 1758, l’Hôpital général enregistra trois cents morts, la plupart étaient des soldats et des matelots. — 213 — L’êpidcmie de 1783 “Dans l’hiver de 1783, dit Nicolas-Gaspard Boisseau, dans ses Mémoires, il mourut à Québec 1100 personnes de tout âge et de tout sexe de la picote et des fièvres rouges.” .Nous croyons (|ue le chiffre de 1100 morts donnes ici pai Boisseau est fortement exagéré.Le choléra de 1832 » Le 8 juin 1832, la rumeur se répandait à Québec qu’un passager du brick Carrick avait succombé au choléra asiatique dans une maison de la rue Champlain.Le même jour, le secrétaire du bureau de santé affirmait sous sa signature qu’il n’v avait aucun cas de choléra dans la ville.Le lendemain, 9 juin, six personnes moururent du choléra à Québec, et les journaux avertissaient leurs lecteurs de prendre toutes les précautions nécessaires pour enrayer le terrible fléau dès le début.Le tableau suivant donne une idée de la marche de l’épidémie à Québec: 10 juin, 7 morts; 11 juin, 29 morts; 12 juin, 77 morts; 13 juin, 70 morts; 14 juin, 92 morts; 15 juin, 143 morts; 16 juin, 120 morts; 17 juin 97 morts; 18 juin, 108 morts; 19 juin, 112 morts; 20 juin, 117 morts; 21 juin, 122 morts; 22 juin, 70 morts; 23 juin, 78 morts; 24 juin, 34 morts; 25 juin, 33 morts; 26 juin, 49 morts; 27 juin, 40 morts; 28 juin, 31 morts; 29 juin, 38 morts; 30 juin, 33 morts; 1er juillet, 31 morts; 2 juillet, 21 morts.Du 8 juin aux premiers froids de l’hiver,• le choléra asiatique fit à Québec plus de 3451 victimes.Jamais, dit le docteur Marsden, depuis les jours de Wolfe et de Montcalm, la capitale n’avait vu pareilles scènes de terreur, de détresse et de souffrances”.Le choléra de 1834 En 1832, le choléra s’était introduit à Québec par la voie du Saint-Laurent.Il en fut de même en 1834.On prenait si peu de précautions à cette époque pour se prémunir contre les vaisseaux qui transportaient à Québec des milliers d’émigrants, chaque année, qu’il est plutôt étonnant que les maladies contagieuses ne nous aient pas fait plus de tort. — 214 — Ainsi, il est reconnu que le premier cas de choléra en 1834 fut découvert le 7 juillet.Or, la Quebec Gazette du surlendemain publiait 1 annonce suivante: “Pleasure trip to Grosse Isle; the steamer John Bull will leave Hunt’s wharf on friday next, at noon, remain at Grosse Isle two hours and return to Quebec m the evening, about 7.Fare, 5s; children -s fid, dinner, etc, to be had on board.The band of the 32d or 72th regiments will be on board”.L’épidémie de cimier a de 1849 Be cholera asiatique de 1849 s’abattit d’abord sur diverses parties des Etats-Unis et sur certaines villes canadiennes.11 lit son apparition à Québec le 4 juillet.Sa premiere victime fut McGill, cordonnier, de la rue Champlain.En quelques jours on put compter de nombreuses victimes et partout la terreur était à son comble.Les élèves du sémi-nane de Quebec n étaient pas encore en vacances.La fer-mettire des classes avaient alors lieu après le passage des g andes chaleurs.Le choléra ne tarda pas à faire son apparition parmi les eleves pensionnaires du Séminaire.On lit dans le /minifl/ du Séminaire: “Le 11 juillet, le docteur Aaud dit que le nombre des morts hier soir était de quatorze.Le 11 juillet, Lucien Moraud, élève de Rhétorique, tombe malade vers une heure de l’après-midi, et meurt vet s deux heures le lendemain matin.Le 11 juillet, Roméo Lamontagne, -eleye deJ roisième, tombe malade et meurt le r •
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