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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1943-09, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VOL.XLIX LEVIS, SEPTEMBRE 1943 No 9 g.- ___________ RÉFÉRENCES BIOGRAPHIQUES CANADIENNES > Beaudet, L’abbc Louis — Né à Lotbinière le 25 août 1830, de Pierre Beaudet et de Sophie Pérusse.Ordonné prê-tie le 14 octobre 1860, il alla suivre les cours de la Sorbonne en compagnie des abbés Hamel et Legaré.Professeur au séminaire de Québec jusqu’à sa mort, le 21 mai 1891.L’abbé Beaudet étudia 1 histoire de Québec toute sa vie.11 publia en 1887 Recensement de la ville de Québec pour 1710.Beaudet, Joseph-Ehscc — Un des associés de l’importante maison de commerce Chinic et Beaudet, de Québec.Député de Chicoutimi et Saguenay à l’Assemblée législative de 1880 à 1881.Un des apôtres du chemin de fer du lac Saint-Jean.Décédé à Québec le 15 février 1910.Beaudet, Godefroy — Marchand à Côteau-du-Lac.M.Beaudet fut député de Vaudreuil à la Chambre d’Assemblée de 1830 à 1831.C’est lui qui reçut le célèbre notaire Girouard dans sa maison lorsqu il décida de se rendre à la justice en 1838.Décédé à Côteau-du-Lac, le 29 mars 1855, à l’âge de 60 ans.Beaudet, L abbé Placide — Né à Saint-Jean Deschail-lons le 14 février 1847, de Placide Beaudet et de Adéline Bourassa.Prêtre, il occupa plusieurs postes dans le diocèse de Québec puis des raisons de santé le forcèrent à passer en Europe où il devint précepteur des fils du comté de Berlin, au Danemark.Il fit le tour de l’Europe avec cette famille.De — 258 — retour au Canada, en 1880, il décéda à Sherbrooke le 22 mars 1907.(Cf.Allaire Le clergé canadien-français).Bcaudet, L'abbé Alphonse — Né à Lotbinière le 28 janvier 18,i2, de Damasc Beaudet et de Marguerite Déry.Curé de Saint-Pascal, il fut le fondateur d’une Ecole ménagère qui est devenue l’Ecole normale de Saint-Pascal.Décédé dans sa paroisse le 2 mars 1933.Chanoine honoraire du Chapitre de Québec.Bcaudicourt, Le sieur de — En 1747, le sieur de Beau-dicourt était commandant en second au lac des Deux-Montagnes.M.de Boishébert fait de grands éloges de cet officier dans son mémoire au ministre de novembre 1747.(Cf.B.des R.H., 1916, p.380).Beaudin, U lion.Stméon — Né à Saint-Isidore de La-prairie le 12 septembre 1855, de François-Xavier Beaudin et de Florence Bourdeau un des plus brûlants avocats de toute la Province.Fait juge de la Cour Supérieure le 4 janvier 1912.il décéda moins de quatre ans plus tard, le 3 juin 1915.(Cf.P.-G.Roy, Les Juges de la province de Québec, p.35).Beaudoin.Philibert— Né à Repentigny le 27 avril 1836, de Pierre Beaudoin et de Marguerite Hêtu.Notaire.Décédé a Montréal le 7 juillet 1925.(Cf.A Cyclopedia of Canadian Biography, p.582).Beaudoin.Gaspard — Né à Lavaltrie le 29 février 1826.Notaire.Régistrateur du comté de Joliette.Musicien de talent.Dececlé a Joliette le 8 avril 1893.(Les anciens du séminaire de Joliette.p.20).Beaudoin, Charles-Gaspard-Hector — Né à Joliette le 20 août 1856.Notaire.Musicien, il harmonisa bon nombre de messes.(Les anciens du séminaire de Joliette).Beaudoin.L’abbé Jean — Né à Nantes, vers 1662, il eut une carrière édifiante^ mais très accidentée.Il fut d’abord mousquetaire, puis prêtre, missionnaire en Acadie, Sulpicien, — 259 — aumônier de vaisseau de guerre, curé de Beaubassin, en Acadie, etc.Décédé a Beaubassin en 1698.Il écrivit une relation d’un voyage fait avec Lemoyne d’Iberville en 1696 1697.Elle a été publiée à Ecureux en 1900 par les soins de l’abbé Auguste Gosselin.^ Beaudoin, R.P.Michel — Né à Québec, il eut l’honneur d être le premier Jésuite canadien mais il exerça son apostolat surtout en Louisiane.Décédé à la Nouvelle-Orléans peu après 1/68.(Cf.P.-G.Roy, Les petites choses de notre histoire, III, p.278; Rochementeix, Les Jésuites de la Nouvelle France au XVIIle siècle, I, p.283).Beaudoin, Gcrvais — Arrivé ici en septembre 1682, Ger-vais Beaudoin s’acquit vite une belle réputation à Québec comme chirurgien.Décédé à Québec le 5 décembre " 1700.(Cf.B.des R.H., 1934, p.693).Beaudoin fils, Gcrvais — Remplaça son père comme médecin cà Québec et s’acquit une belle réputation.Décédé à Québec le 2 juillet 1752.(Cf.P.-G.Roy, Les petites choses de notre histoire).Beaudoin, L'abbé Edouard — Auteur des drames La trahison d'une race et de L’oeuvre de la Friponne, deux drames historiques canadiens.Beaudoin, Jean-Baptiste — Député de Dorchester à lii Chambre d’Assemblée de 1834 à 1838.Décédé à Saint-Henri de I.auzon le 6 décembre 1870.(Cf.B.des R.IL, 1934, p.63; Roy, Histoire de la seigneurie de Lauzon).Beaudoin, L’abbé Joscph-Damasc — Né à Saint-Isidore de Dorchester, le 29 octobre 1856, de Damase Beaudoin et de Eléonore Lefebvre Boulanger.Professeur d’histoire au séminaire de Québec, curé de Saint-Jean-Baptiste de Québec.Décédé à Québec le 5 mars 1917.Auteur de Jean Cabot (1898).Cf.B.des R.IL, 1929, p.549). — 260 Beaudoin.Pierre — Simple menuisier, Pierre Beaudoin qui avait travaillé quelques années dans une petite manufacture d’orgues, se mit tout à coup à construire des orgues.Ht.chose étonnante, il réussit à en vendre plusieurs.Ses orgues furent plus célèbres par les discussions qu’ils provoquèrent que par leur valeur.Décédé à Lévis le 16 novembre 1883.(Cf.P.-G.Roy.Glanures lévisiennes, I, p.206).Beaudreau.Joseph — Député de Richelieu à Québec de 1867 à 1869.Beaudry.Pierre-]anvier-Ubald — Né à Montréal le 11 novembre 1843.de Joseph-Lbald Beaudry et de Alphonsine Caroline Beaudry.Protonotaire de Beauharnois puis assistant-greffier du Conseil Privé, à Ottawa.Décédé à Ottawa le 3 octobre 1887.Beaudry, Mgr Prosper — Né à Saint-Paul de Joliette le 3 juin 1838.de Jean-Baptiste Beaudry et de Clotilde Brault.Curé aux Etats-Lnis puis à Joliette, etc.Vicaire général du diocèse de Joliette.Prélat romain.Décédé à Joliette le 10 décembre 1918.(Cf.L abbé AJlaire, Le clergé canadicn-fconçois: Semaine religieuse de Montreal.30 décembre 1918).Beaudry, Louis-Benjamin — Né à Québec le 5 octobre 1819, de Louis Beaudry et de Marie-Julie Bambridge.Il s’établit à Montréal et devint gérant de la compagnie du gaz qui était alors à deux pas de la banqueroute.Il réussit à en faire une affaire d'or pour ses actionnaires.Homme d’oeuvres.charitable, toujours prêt à rendre service, etc., etc.Décédé à Montréal en 18/1.(Cf.Echo du Cabinet de lecture paroissial.1871, p.543: Journal de l’Instruction publique, 1871.p.88).Beaudry, J.-A.— Né à Montréal de Jacques Beaudry et de Marguerite Masson.Médecin.Officier supérieur du Conseil d’hygiène.Décédé à Montréal le 18 décembre 1919.(Cf.Bulletin médical de Québec, décembre 1919). — 261 — Beaudry, Edouard-Alexis - Notaire à Varennes.Dé-cecie a Varennes le 23 octobre 1907.(Cf.Semaine Religieuse de Montreal, 18 novembre 1907).1, r,} 9:ri"C ~ Né à Saint-Paul de follette : 83S: de- Jean-BaPt*ste Beaudry et de Clotilde branlt.Ordonne pretre à Montréal le 20 décembre 1857, il ut ^carne une couple d’années puis partit pour les missions dt la Colombie Anglaise.Le climat lui étant défavorable, il revint au pays et entra peu après dans l’Ordre des Clercs Viateurs.Il se consacra dès lors à l’éducation de la jeunesse ra vl.e se Passa au séminaire de Joliette dont il fut supérieur a trois reprises.Décédé à Joliette le 3 mai 1904 (Cf R P Alphonse de Grandpré, Le Pcre Cyrille Beaudry).iFra^ois-Xavicr - Né à Montréal le 10 mars lblO, de Pierre Beaudry et de Marie-Angélique Malard.Il devint le plus grand propriétaire foncier de Montréal II y posséda pendant un certain temps plus de 200 maisons Dé- ss* h0:.sg ;e &r ms-(Cf- E-z-Massico,,e' *¦ ¦ ÜZ"d!'yr Vh0n- JosePh-Ubald - Né à Montréal le 15 mai 1816 de Louis Beaudry et de Félicité Dubreuil.Codificateur des lois en 1865.luge assistant en 1868 et Juge de la Unir Supérieure en 1869.Décédé à Montréal le 12 janvier BV6.Auteur du Code des curés publié en 1870.(Cf.P.-G.Roy, Les juges de la province de Québec, p.37).Beaudry, Prudent — Il s’établît à Los Angeles dont il devint un des citoyens les plus importants.Il fut même maire de la ville pendant plusieurs années.Dans l’exploitation des mines M.Beaudry perdit et refit sa fortune deux ou trois tois.(Cf.lasse, Les Canadiens de l’Ouest; Morice, Dictionnaire des C anadicns de l’Ouest).Beaudry, Victor— Né à Sainte-Anne des Plaines le février 1831.D’un esprit aventureux, il fonda des entreprb ses a San brancisco puis au Nicaragua.Il finit par s’établir 262 à Los Angeles où il se mit en société avec son frère.On prétend qu’il découvrit le secret de la fonte du minérai.(Cf.Morice, Dictionnaire des Canadiens de l'Ouest, p.14).Beaudry, R.P.Patrick — Premier prêtre métis français de l’Ouest canadien.Né au diocèse de Saint-Albert en 1875.Entra dans la Congrégation des Oblats.(Morice, Dictionnaire des Canadiens-français de l’Ouest, p.13).Beaudry, Jean-Louis — Né à Sainte-Anne des Plaines de Terrebonne le 27 mars 1809, de Prudent Beaudry et de Marie-Anne Bogennes.11 fut commis dans un magasin de Montréal dès l’âge de quatorze ans.11 forma ensuite une société commerciale avec son frère Jean-Baptiste.Fils de la Liberté en 1837, il dût prendre le chemin des Etats-Unis où il reste six ans.Maire de Montréal à trois reprises.Conseiller législatif en 1867.Décédé à Montréal le 25 juin 1886.(Cf.Turcotte, Le Conseil législatif, p.172).Beaudry, Jean-Baptiste — Frère de Jean-Louis Beaudry.11 fit une belle fortune dans le commerce.Beaudry, Rouville — Député de Stanstead à Québec de 1935 à 1938.Beaudry, Adrien — Né à Saint-Marc de Verchères le 13 novembre 1879, de Hector Beaudry et de Malvina Du-charme.Avocat.Député de Verchères à la législature de Québec de 1916 à 1921.Président de la Commission des services publics de Québec.Décédé à Montréal le 6 octobre 1942.(Cf.La Presse, 7 cotobre 1942).Beaudry (Baudry) Edouard — Né en Belgique, il passa au Canada à l’âge de vingt ans.Il devint journaliste puis fut employé à Radio-Canada.Envoyé en Angleterre puis en Algérie par radio-Canada, il fut tué en janvier 1943 alors qu’il volait en avion au-dessus du Maroc espagnol.Auteur du roman radiophonique La rue principale et de nombreuses oeuvres radiophoniques appréciées.(Cf.La Presse, 26 janvier 1943). — 263 — Beaudry de la Marche, Urbain — Né aux Trois-Rivières le 13 septembre 1676, de Urbain Beaudry dit la Marche et de Madeleine Boucher.11 s’en alla vivre à Paris où il devint procureur en France des Frères Charons de Montréal.(Cf.Fauteux, B.des R.H1931, p.203).Beaufort, Jean de — Marchand de vin et intermédiaire politique.Jean de Beauport fut nommé en 1882 chef de la police secrète de la province de Québec.Beaufort faillit causer la chute du gouvernement Mousseau en se faisant donner un pot de vin par l’entrepreneur Charlebois qui avait obtenu le contrat de la construction du Palais législatif de Québec.(Cf.Rumilly, Histoire de la province de Québec, IV)._ Barnard, Joseph — Né aux Trois-Rivières le 14 juin 1872, de James Barnard et de Elisabeth Marchand.Avocat et journaliste.Rédacteur du Y rifluvien puis directeur du Bien lbtblic, des JTrois-Rivières.Décédé aux Trois-Rivières le 24 février 1939.(Cf.Raphael Ouimet, Biographies canadien nes-frança iscs.Barnoin, François de — François de Barnoin conseiller du roi, son premier barbier et chirurgien ordinaire, prévôt honoraire et à perpétuité du collège royal de Saint-Côme en 1 Université de Paris, ne vint jamais dans la Nouvelle-France mais c est lui qui accordait les licences aux barbiers chirurgiens qui exerçaient leur art dans la colonie.(Cf.B.des R.H., 1906, p.142, et 1914, p.156).Barolct, Renc-Claude — D’abord secrétaire du premier gouverneur de Vaudreuil, il obtint une commission de notaire à Québec et exerça sa profession pendant trente ans.Décédé à Charlesbourg le 25 janvier 1761.(Cf.T.-T.Lefebvre B.des R.H., 1935, p.107). — 264 LE PALAIS DE L’INTENDANCE APRES 1761 Dans le B.K.II.de 1943, (livraison du mois d’août), nous avons démontré que l’immeuble qui devait être le “palais de l’Intendance” à la fin du régime français avait été la demeure du premier baron de Longueuil, ensuite de son fils cadet, le chevalier de Longueuil et surtout de la famille Bégon.Viennent les tristes années de 1739 et 1760.L'intendance et le Château de Vaudreuil logèrent les hauts fonctionnaires militaires et civils qui s’étaient retirés de Québec.Mais après la capitulation de Montréal et le départ des dirigeants pour l’Europe qu’advint-il de l’immeuble?Madame veuve Bégon (née Rocbert) ne connut pas les revers de son pays natal, car elle était décédée en 1755 en cette France où elle avait espéré plus de jours heureux qu’il lui en échut.La charmante Montréalaise laissait des héritiers qui ne pouvaient songer à revenir au Canada.Le plus tôt possible ils résolurent de se défaire d’un bien-fonds qui ne les intéressait guère et, pour en disposer, ils s’abouchèrent avec Charles Hérv.l’un des principaux négociants de Montréal.Cet homme d’affaires trouva acquéreur en s’adressant à celui qui devait être le plus grand financier canadien de l’époque.Le résumé de l'acte de vente renseigne sur les parties contractantes.Le 22 juin 1764.(Panet) Claude Etienne Bégon, chevalier, Honoré Michel de Yillebois et Marie Elisabeth de Yillebois tous héritiers des défunts Bégon, représentés par Charles Héry, négociant, vendent à Joseph Fleury Des-chambault, ci-devant agent de la "Cie des Indes” et à son épouse Catherine Veron de Grandmenil, “une maison sise rue Saint-Paul, communément connue sous le nom de l'Intendance” avec tout l’emplacement qui en dépend, “clos en — 265 — murailles .Ladite maison “composée de divers appartements, bâtie en pierre, à deux étages, avec toutes ses appartenances et dépendances Bornée en front par la rue Saint-Paul et en arrière par les fortifications; d un côté par le chemin entre l’emplacement et la chapelle.à l’ouest par M.de Contrecoeur (1).Prix: 25,000 livres.L’acquéreur, Joseph Fleurv Deschambault avait hérité de son père de la charge d’administrateur de la Cie des Indes et surtout d’un sens extraordinaire des affaires.Par calcul ou prévision, il ne suivit pas en 1761 et 1763, ceux qui quittèrent le pays.Opportuniste pondéré et prudent, le sieur Deschambault ne fut pas lent a se concilier les faveurs ou les bonnes grâces des vainqueurs.Il avait une fortune à conserver, il était assez pratique pour ne pas négliger ce qu’il devait faire et la cession du pays lui fut profitable.Une de ses filles avait épousé en 1754.âgée de 13 ans, le troisième baron de Longueuil.Devenue veuve à l'âge de quinze ans, son père prit la direction de ses affaires.Sous le régime anglais, M.Deschambault eut pour gendres le juge Fraser, le major Wm Dunbar et l’honorable Wm Grant avec qui la veuve de Longueuil convola en 1770.Au lendemain de l’invasion américaine, en 1776, M.Deschambault recevait le gouverneur Carleton en une circonstance mémorable.A preuve, la lettre de M.Montgolfier, supérieur du Séminaire de Montréal, dont nous pouvons donner ici le texte, inédit probablement, en respectant l’orthographe.(Les italiques sont de nous).Montréal, 21 juin 1776 Monseigneur, il v a tant de choses a dire, que je me trouve presque “obligé a garder le silence, par la difficulté du choix de ma- il) Il succédait ù M.LcBer de Senneville. 266 — “tières qui peuvent etre plus intéressantes, ou celles qui pour-“roient vous etre inconnues, et agréables ou utiles.ce qu’il y a dessentiel et de certain cest quaux aproches “de larmee de nir Carleton tous les ennemis ont disparu, et “se sont retirés, je ne sais où.audela du lac champlain.ils ont “brûlé dans leur fuite, le fort chambly, et les mauvaises bar-“raques de St Jean.Les troupes du roy sont en possession du “fort de St Jean, et il y a une garnison de cinq ou six cent “hommes, il n’est pas possible pour le present de poursuivre “plus loing les fuyard, parceque le roy na absolument, ny “barques ny bateaux sur ce lac.Son excellence les avoit poursuivi en personne, jusques “a quelques lieux audela de la prairie; mais ayant apris qui! “navoit plus denemis a combattre dans cette province (car “tous les canadiens sont fidèles et braves aujourd’huy) il est “tourné du coté de Montreal, ou il a fait son entree triom-“phante hyer a midy.Jay eu lhonneur de le recevoir et de “complimenter le premier au sortir de son bateau, sur la “grève ; et de laccompagner ensuite au travers de toute la “troupe et aux acclamations du peuple, depuis la porte du “port Jusques a son hotel, la maison de Mr deschambaux ou “lancienne intendance près de bon secours.sans doute que pour la rejouissance ecclésiastique, pour “lentière et prodigieuse délivrance de la province de linfes-“tation des ennemis; votre grandeur nous enverra quelque “mandement, il ne me conviendrait pas den prévenir le teins, “Je nay rien fait, et (attendrai vos ordres.Je vous envois Cy Joint copie de mon compliment un “peu phebus, mais ou il y a du vrav.les rejouissances ont “continué toute la nuit, pendant laquelle il y a eu une illumi-“nation générale.Jay lhonneur detre avec le plus profond respect de vo-“tre grandeur “Monseigneur le très humble et très obéissant serviteur Montgolfier — 267 — M.Fleury Deschambault declare en 1783 qu’il s’est absenté ici et là pour arranger ses affaires.Evidemment, il sentait ses forces faiblir, aussi rendit-il l’âme le 14 juillet 1784, âgé de 75 ans.Au service funèbre M.Montgolfier officie et à la sépulture, deux prêtres signent seulement.L’acte paraît avoir été rédigé par l’abbé Dufaux qui s’emmêle sur les noms du défunt, car il 1 appelle “d’Êschambault sieur de Saint-Blin”.Il y avait alors un Raimbault de St-Blin.L’assonance entre les deux patronymes doit être cause de l’erreur, mais elle ne s’excuse guère, en un acte officiel conser-nant une haute personnalité.L’année suivante attache un nouveau fait à l’ancienne Intendance.Certain jour, des ténèbres couvrent le pays au point que la population en a grande frayeur.On crovait à la fin du monde.Dans leur émoi, les dames de la ville songent à madame Deschambault “qui se distinguait par sa piété.Les dames allèrent la prendre pour aller réciter des prières à Notre-Dame de Bonsecours” (2).Au mois d’août 1793, madame veuve Deschambault “étant en sa grande demeure, rue St-Paul, et hors d’état de gérer ses affaires, vu son âge”, cède ses biens par anticipation à ses trois fils.Etienne, Antoine et Louis-Joseph et â ses trois filles: Marie-Claire, épouse du juge Eraser: Marie-Catherine, épouse en' secondes noces de l’honorable Wm Grant et aux enfants de défunte Thérèse-Josephte, qui avait épousé le major Wm Dunbar.Pour exécuter le partage, la donatrice nomme George Selby, marié à une des demoiselles Dunbar et Alexandre Auldjo.La vénérable dame décéda le 30 janvier 1795, âgée de 80 ans.Avec ce trépas se termine l’occupation de l’ancien palais de Bigot par une famille de langue française, car le 5 mai 17%, Alexandre Auldjo et George Selby, ès qualité vendent la "princière” demeure à Sir john Johnson, pour la somme de “2000 louis sterling, argent de la Grande Bretagne”.(2) liiliaurt jeune.Panthéon canadien.1S58 & H.A*.II.1898. — 268 — Le baronet Johnson occupa cette maison plus ou moins, selon l’opinion de certains antiquaires.11 avait une autre demeure rue Saint-Paul, aussi une belle métairie au Pied du courant.Toujours est-il qu'il cède l’ancienne intendance à John Molson le 14 décembre 1815.Celui-ci fait démolir le vieux palais pour le remplacer par une luxueuse hôtellerie appelée Mansion House (3).Incendié en 1821, l’édifice fut reconstruit par M.Molson en 1824 et devint le British American Hotel, que les flammes détruisirent en 1833.La famille Molson décida de ne plus lutter avec le Destin.L’historique emplacement était couvert de ruines, lorsque l’honorable John Molson, le 18 janvier 1844, céda "au Maire, aux échevins et aux citoyens de Montréal”, l’immeuble dont il avait hérité de son père, lequel l’avait acquis de Sir John Johnson.Ce coin de la rue Saint-Paul devait devenir partie de l’emplacement sur lequel serait construit en 1845, l’Hôtel de ville et le marché Bonsecours dont nous avons fait l’historique.- E.-Z.Massicotte UN SEUL JEAN GUYON Mgr 1 anguay mentionne deux Jean Guyon, qui seraient arrivés au pays avant 1637 et déjà mariés, l’un à Mathurine Robin, et 1 autre a Madeleine Goulé (il a lu Boulé par erreur).La plupart des chercheurs, qui ont étudié cette question, ont prétendu qu’il n’était venu qu’un seul Jean Guyon au début de la colonie.C’est également notre opinion, et la note qui suit tend à prouver ce fait.(3) Nous on ayons parlé dans un mémoire do la S.H.du C.de 192S, mais sur les propriétaires de l'immeuble avant Sir J.Johnson, nous ne savions pas ™ S0,Ur tesîame"t re(T Par Ie notaire Dubreuil le 26 nuis l/2.\ Mgr de Saint-Vallier, deuxième évêque de Oué-bec, ordonne : “Veut mon dit Seigneur testateur qu’on donne à Rolland ressier, son domestique, une somme de trois cents livres tant pom ses salaires dus que pour le gratifier en quelque temps et mois qu arrive sa mort attendu qu’on lui pave tout le temps ses dits gages par lettre de change sur France, les dits gages qui sont présentement à deux cents francs lui seront comptés et payés par une lettre de change de trois cents livres sur France.’’ Qui était ce Rolland Tessier, le seul domestique de Mgr de Saint-Yallier mentionné dans son testament?L’ouvrage Mgr de Saint-VaUier et l'Hôpital gencrai de Québec nous renseigne sur Tessier: “Parmi ceux qui versèrent sur la tombe de Mgr de Saint-Vallier les larmes les plus sincères, nous aimons à distinguer son fidèle serviteur le sieur Rolland Tessier.Il pensa mourir lui-même de douleur après avoir perdu un maître qui avait eu pour lui toute l’affection du meilleur des pères: depuis ce temps jusqu’à la fin de sa vie il ne passa pas'un seul jour sans aller prier sur le tombeau du prélat et sans donner à sa mémoire des marques d’une particulière vénération.Le sieur Tessier appartenait à des parents craignant Dieu, qui lui avaient inspiré des sentiments chrétiens et l’avaient placé chez les frères Tuillier qui vivaient à Paris en communauté.Ce fut le principal de cette maison qui le recommanda à Mgr de Saint-Yallier, l’assurant qu’il trouverait en lui toutes les qualités désirables dans une personne de sa condition.Rolland suivit dès lors le prélat dans tous ses voyages et lui fut toujours très attaché; de son côté, Mgr estimait ce jeune homme à cause de sa vertu et de sa conduite régulière; et dans ses rapports avec son fidèle valet, il était facile de reconnaître que ses sentiments n’étaient autres que ceux du divin Sauveur lui-même lorsqu’il disait à ses apôtres: Je ne vous appellerai plus désormais mes senntcurs, mais mes amis.“Tessier était inépuisable lorsqu’il rapportait les actes de vertu et de mortification qu’il avait vu pratiquer à son évêque, ainsi que les peines et les fatigues qu’il lui avait vu endurer dans les visites qu’il faisait dans les différents diocèses de France et en celui du Canada.11 disait qu’il avait appris du prélat à jeûner régulièrement et il disait vrai car il le faisait deux fois la semaine et la veille de toutes les fêtes — 276 de la Sainte \ ierge.Il faisait usage de tous les instruments c.e pénitence.Ses chemises étaient de serpillières dont nos pain res n auraient pas voulu se servir.Ses mortifications étaient 1 effet de sa charité, ce qu’il se refusait à lui-même était destiné au soulagement des indigents, pratique de vertu qu il avait héritée de son bon maître.Il mourut dans notre maison le 1er février 1738.On lui avait offert de l’inhumer dans l’église (de l’Hôpital général) aux pieds de celui qu’il avait sei vi si longtemps avec un si filial dévouement, mais il avait refusé cette distinction et, sur sa demande, on déposa son coins dans le cimetière de 1 hôpital.Il légua à la communauté ses épargnes, qui s’élevaient à une valeur de six mille livres tant en argent qu’en effets”.dout ce qui précède est très flatteur pour Rolland Tessier et aussi, nous voulons le croire, très vrai.Ce qui n’empêche pas que ce brave homme eut des ennemis.On peut dire que tous les adversaires ou ceux qui n’aimaient pas Mgr de oaint-v allier étaient les ennemis déclarés de Rolland Tessier.Rolland fessier n était pas seulement le domestique ou valet de chambre de Mgr de Saint-Vallier; il était en plus son confident et son homme de confiance.On le voit conclure bon nombre de transaction assez importantes comme procureur de 1 eveque de Quebec.Et un document cité par l’abbé de Latour va meme jusqu à dire que Tessier contresigna des mande-nients de Mgr de Saint-Vallier.A la vérité, Mgr de Saint-\ allier, peut-etre parce qu’il manquait de prêtres et peut-être aussi par suite de l’aspérité de son caractère, employa pen, 1 .un
de

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