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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1944-06, Collections de BAnQ.

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LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Vol.L LÉVIS - JUIN 1944 No 6 ARMAND LAPORTE DE LALANNE \ oici un personnage peu ou pas connu dans notre histoire et qui, cependant, fut peut-être aussi coupable de la perte de la Nouvelle-France que le nauséabond Bigot.L’ancienne loi criminelle française mettait à peu près sur le même pied le complice qui tenait le passant à la gorge pendant que son compère vidait la bourse du pauvre diable.Laporte de Lalanne est précisément celui qui mettait un bandeau devant les yeux du ministre de la marine pour permettre à Bigot et à ses satellites de voler plus aisément le roi de France.Comment expliquer qu’Armand Laporte de Lalanne n’ait pas^ été au nombre des criminels cités devant le tribunal du Châtelet en 1763?Ceci montre bien que le régiime monarchique était à son déclin dans la vieille France.Il avait duré trop longtemps.Qui était Armand Laporte de Lalanne?Sans le nommer, Bigot, dans son Mémoire de défense devant le Châtelet de Paris (2° partie, p.VI), le fait connaître ou du moins nous met sur la piste pour l’identifier: "Le ministre, dit-il, avait envoyé, en 1740, un commissaire en Canada, et l’avait chargé expressément de prendre la connaissance la plus exacte de tout ce qui s’y passait.Ce commissaire y demeura dix-huit mois entiers.On sait la — 162 — sensation que fait clans une colonie un commissaire de la cour, qui vient pour prendre des informations.Les mémoires pleuvent entre ses mains, tous les mécontents (et ils sont toujours en grand nombre et, entr’eux, ce sont toujours ceux qui ont le moins sujet de l’être, qui le font avec le plus de malignité), tous les mécontents s’empressent d’instruire le député non seulement de ce qu’ils savent mais encore plus de ce qu’ils supposent.” En effet, le 13 mai 1740, le ministre de la marine écrivait cà MM.de Beauharnois et Hocquart, gouverneur et intendant de la Nouvelle-France: “Dans la vue de mettre le Sr (sic) Laporte de Lalanne a portée de se procurer toutes les connoissances qui peuvent luv estre necessaires pour servir plus utilement clans le Bureau des Colonies auquel il est attaché depuis quelques années, je me suis proposé de luv faire voir quelques unes des Colonies mesmes.Et j’ay jugé qu’il convenoit de le faire commencer par le Canada.Il doit s’embarquer sur le Vau du Roy Le Rubis: Et coe le Séjour que ce Vau doit fe a Quebec ne luy Suffiroit pas pour prendre toutes les instructions dont il a besoin il (sic) attendra le V'1" de l’année prochaine pour s’en revenir.Je compte que vous voudrés bien l’un et l’autre luy donner les facilitez necessaires pou Se mettre au fait de toutes les parties qui ont raport a l’admon gen,e de la Colonie et contribuer en tout ce qui pourra dépendre de vous a rendre le séjour qu’il y fera utile pour son instruction et pour le Service.” (1) Le même jour, le ministre écrivait à M.Hocquart : ¦ “Par une depesche commune a vous, M.et a M.le AIarqs de Beauharnois je vous recommande a l’un et à l’au-trç de procurer au Sr Laporte de La Lanne que j’ay destiné pour aller f‘ quelque séjour en Canada les facilitez dont il aura besoin pour s’instruire des différentes parties de (1) Archives (les colonies, B 70-1, p.246 — 163 — ladm gen' de la Colonie.Mais co* l’objet des finances qui comprend aussy celuy des Magazins est un des plus importai je vous prie de le mettre a portée d’en connoitre tous les details II conviendra qu’il monte l’année prochaine a Montreal ; Et vous aurés agréable de luy donner les instructions dont il aura besoin (sic) sur ce voyage.Au surplus en travaillant a son instruction, il pourra vous estre de quelque secours pour l’expedition des affaires.” (2) Ee chanoine Hazeur de l’Orme qui vivait en France comme délégué du chapitre de Québec, se rendait très souvent aux bureaux de la marine et était un visiteur assidu de .M.Laporte.Le 11 mai 1740, le chanoine Hazeur de l’Orme écrivait à son frère, à Québec: "L’on m’a promis de décider cette année la difficulté qui est entre nous et Marsal.Je ne saurais vous dire positivement ce que l’on a écrit là-dessus au général et à l'intendant.AT, de La Porte ni a fait sentir que nous serions contents.AL son frère passe cette année au Canada pour examiner le commerce du pays et peut-être autre chose.Il est fort de mes amis.Voyez-le souvent et faites lui politesses.11 pourra un jour à venir à être en place.Il doit passer l’hiver au Canada je crois que ce voyage est fait pour lui procurer un avancement plus prompt.” (3) Le 9 octobre 1740, Hocquart écrivait au ministre que Laporte de Lalanne était arrivé dans la colonie.Lisons sa lettre : "J’ay receu la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m Ecrire le 13 may dr Suivant vos intentions je procureray a AT.de la Porte toutes les facilitez dont il aura besoin pour 1 instruire de toutes les parties de l’administration generale de la colonie, et en particulier de toutes celles qui ont rapport aux finances et aux magazins.(2) Archives des colonies, B 70-1, p.247.(3) Bulletin des Recherches Historiques, 1910, p.291. — 164 — "Il a commencé a Entrer clans beaucoup de details, Je crois qu'il mettra bien a profit tout le temps qu’il doit passer en Canada il est heureux d’Estre né avec de belles dispositions: et j’ajoute sans aucune complaisance qu’il se fait "outer icy generalement.11 montera a Montreal au printemps je ïuy ay même consillé d’y faire un voyage au mois de Janvier pour y visiter le chantier d’Exploitation- et pour y prendre aussy une première teinture des affaires; 11 visitera en passant les forges de S* Maurice Je lui donneray pour l’un et l’autre voyage les instructions dont il aura besoin, un aussy bon sujet ne peut manquer d’Estre utile pour l’Expédition des affaires; Je luy ay dit que j’y comptais, et il m’a assuré qu’il s’y preteroit avec plaisir.“Je suis avec un très profond respect Monseigneur, votre très humble et très obéissant Serviteur.” (4) Le chanoine Hazeur de l’Orme, qui était un courtisan accompli et qui avait toujours quelque chose à demander pour sa famille, écrivait à son frère, le chanoine Hazeur, de Québec, un peu plus tard.“Je suis bien aise que vous ayez trouvé M.de La Porte, qui est en Canada, aimable et prudent.Embrassez-le bien pour moi et faites lui mille compliments gracieux de ma part.Dites-lui que nous l’attendons cette année, et priez-le de un part de parler à M.le général (gouverneur) pour qu’il écrive au sujet de l’avancement du fils de Senneville (neveu des chanoines Hazeur), aussi bien que pour avoir pour ma soeur la première pension qui viendra à vaquer dans le pays.C’est M.son frère, 1er commis du bureau de la marine, qui m’a dit de l’engager à faire cette demande pour moi auprès du gouverneur.Je ne doute point que chacun ne soit attentif à lui faire la cour.I,es grands comme les petits, personne ne sait ce qu’il est allé faire dans le pays.” (S) (4) Archives des colonies, C"A, vol.13.|>.86.(ô) Bulletin (les Recherches Historiques, 1910, i>.206. — 165 — Il va sans dire que M.Laporte de Lalanne, pendant son séjour dans la colonie, s’occupa plus de ses intérêts et de ceux de son frère que des affaires du Roi.Le requin qu’il ( tait, était passé dans la Nouvelle-France pour voir par lui-meme quel bon morceau lui convenait.^,a Jettre (lu Président du Conseil de marine du 17 avril 1/44 a MM.de Beauharnois et Hocquart nous fait connai-tre le bon morceau choisi par M.Laporte de Lalanne pendant son voyage dans la Nouvelle-France : Le temps de 1 exploitation qui a été accordée au S de Kamezay Capitaine, du Poste du Lac Alepimigon devant etre expire, et ce temps ayant même été excédé, le Roy a dispose de ce poste en faveur de M.De Laporte La Lamie pour lui donner une marque de satisfaction des services qu’il a i endus, particulièrement dans le voyage qu’il a fait en Ca uadi.L intention de Sa Mté est même qu’il puisse en jouir des cette annee et faire pour la suite les dispositions qu’il jn.gei a a propos pour tirer de cette exploitation le parti qui lui paraîtra le plus convenable.Mais il aura, sans doute, soin ne vous informer de ces dispositions.” (6) Quelques jours plus tard le 28 avril 1745, le président du Conseil de Manne informait MM.de Beauharnois et Hocquart qu ils régleraient de concert avec M.Laporte de Lalanne 1 exploitation du poste du lac Alepimigon Mais le sieur Laporte de Lalanne ne s’était pas contenté ' c la concession du poste du lac Alepimigon.Dans le même muis (1 avril 1/44, soit le 24, un brevet de concession de la daie de rhelippeaux avait été signé par le Roi en faveur des treres Laporte de Lalanne.!)rcvct de concession probablement rédigé par un des deux freres montre dès scs premières lignes les précautions prises par les compères pour dépouiller les héritiers de ’louage et Legardeur sans éveiller l’attention des intéressés.(6) Archives des colonies, b 78-1, p.260. — 166 — “Sa Majesté, dit la pièce royale, étant informée que la dite Delle du Ponceau ainsi que les enfants nés de son mariage avec le dit sieur de Brouagiue sont décédés, que la dite veuve Courtemanche est pareillement décédée, que des trois filles nées de ce mariage des sieur et dame de Courtemanche, il n’en reste plus qu’une laquelle est mariée au sieur Foucher, et que le sieur de Brouague avec tous les terrains concédés par les brevets des 19 novembre 1714 et 13 juillet 1722 pour en jouir et les posséder chacun par moitié et leur vie durant, immédiatement après le décès du dit sieur de Brouague, ainsi qu’il aurait fait ou du faire aux termes, clauses et conditions portés par les dits brevets.“Ordonne Sa Majesté que le décès de la troisième fille des dits sieur et dame de Courtemanche arrivant après celui du dit sieur de Brouague la part à elle appartenant dans la dite concession appartiendra par augmentation aux dits sieurs de la Porte frères, ainsi qu’elle aurait appartenu au dit sieur de Brouague, pour en jouir par eux pareillement par moitié et leur vie se trouve par là posséder la totalité des dites concessions, à l’exception du sixième appartenant à la dite dame Foucher mais que l’une et l’autre ne doivent jouir de leurs portions que leur vie durant.” Puis vient la concession proprement dite: “Et Sa Majesté voulant donner au sieur Armand de la Porte, commissaire de la Marine, premier commis au Bureau des colonies à la suite de la cour, et au sieur Jean de la Porte Lalanne, son frère, aussi commissaire de la Marine, servant au dit Bureau, des marques de la satisfaction qu Elle a des services qu’ils ont rendus et de ceux qu’ils continuent de rendre journellement, Sa Majesté leur a concédé et concède la dite baie Phelippaux durant, connue des autres portions.Veut Sa Majesté que le décès de l’un d’eux arrivant, la part appartenant tourne par accroissement au survivant pour jouir également du tout sa vie durant sans que pour raison de la présente concession dont ils seront mis en possession, ainsi qu’il a été dit ci-dessus, immédiatement après la mort — 167 — du sieur de Brouague, ils soient tenus de payer à Sa Ma-jes e ni a ses successeurs Rois aucune finance ni indemnité de laquelle a quelque somme elle puisse monter, Sa Majesté leur tait don et remise.” (7) J B intendant Hocquart était un honnête homme et nous croyons qu il n y eut aucune connivence entre lui et M.Laporte de Lalanne.L’intendant se rendait compte que Laporte de Lalanne en se faisant accorder ces deux magnifiques concessions dépouillait des Canadiens qui après avoir fait de fortes dépenses pour les exploiter avaient au moins un droit rnora de les voir renouveler en leur faveur.Mais que pou-\ait"! faire.M.Laporte de Lalanne était le principal employe du departement de la Marine.Il avait la confiance et la protection du ministre.M.Hocquart était son subalterne et prenait ses ordres de lui.hn 1748, François Bigot remplaçait M.Hocquart comme intendant.C èst alors que commencèrent les concussions et les vols.Laporte de Lalanne et Bigot se connaissaient-ils?Il est certain que dans son voyage en France en 1756 Bigot eut plusieurs entrevues avec Laporte de Lalanne.En tout cas, 1 intendant avait la haute main sur tout dans le pays.Le gouverneur de Vaudreuil était 1 honnêteté même mais il n’avait pas la force morale nécessaire pour mater l’intendant lugot.M.de Vaudreuil, qui avait continuellement vécu au Canada ou en Louisiane, n’avait pas d’amis ni de protecteurs c! a cour- Bigot, lui, avait en France des parents très int uents et dans le département de la marine un protecteur mtei essé dans la personne du sieur Laporte de Lalanne, le bras droit du ministre.M.Dussieux, dans son important ouvrage Le Canada sous la domination française explique l’impunité dont jouissait ! intendant Bigot.Il écrit: Une pièce, conservée aux Archives de la marine, datée de décembre 1758, et non signée, entre dans le vif de l’af- (") P.-G.Roy, Inventaire de pièces sur la côte de Labrador, vol.I, p.71). 168 — faire.C'est une accusation en règle, qui fait connaître en détail au ministre de la marine les causes des dépenses énormes du Canada.Il y est dit que toute la finance est entre les mains de Bigot, qui agit sans juge, sans contrôle, sans surveillant.et dans le seul but de s’enrichir, et pour cela use de toute son autorité, presque despotique.“Son complice est l’oeil même du ministre”.Ce complice était M.de la Porte, commis principal de la marine, administrateur plus intelligent qu’honnête, qui était chargé des colonies; il avait eu la confiance de M.de Maurepas, puis celle de M.Rouillé, qui, ignorant absolument le détail du ministère de la marine, s’en rapportait entièrement à ses commis principaux.“M.de Ma-chault, dit le duc de Luynes, dans ses Mémoires, avait reçu des plaintes, mais apparemment qu’il ne les avait pas trouvées suffisamment fondées.M.de Moras, ayant voulu examiner plus à fond, a demandé des détails à M.de la Porte qui a été long temps à les lui donner et a paru s’y prêter qu’avec peine.M.de Moras en a rendu compte au Roi”.M.de la Porte fut renvoyé le 27 janvier 1758; mais on lui conserva 9000 livres de pension qu’il avait déjà, auxquelles on ajouta 4000 livres.“On prétend, ajoute le duc de Luynes, qu’il y a eu dans le détail des colonies des malversations, desquelles il aurait dû être instruit et s’y opposer”.(8) M.Garneau, dans son Histoire du Canada, parle eu deux occasions de M.Laporte de Lalanne.Il cite une lettre de M.Doreil de 1757 où il écrivait: “Je n’aspire qu’au moment heureux où, avec la permission du Roi, je pourrai repasser en France et n’être plus spectateur inutile de choses aussi monstrueuses que celles qui se passent sous nos yeux.Le ministre de la marine ignore la véritable cause de notre triste situation ; il ne convient ni à M.de Montcalm ni à moi de tenter de l’en instruire, d’autant plus que nos représentations ne parviendraient vraisemblablement pas jusqu’à lui".Après cet aveu impuissant de M.Doreil, M.Garneau ajoute, en note: (8) !.Dussieux, Le Canada nous la domination française, ]>.16.">. 169 — "Parce que l’un des employés du ministère à Versailles, un nommé La Porte, était de connivence avec Bigot.” (9) Plus loin, après avoir noté la mission accordée à Péan, âme damnée de Bigot, en France, en 1758, Garneau écrit: “Une dépêche non signée du mois de décembre, portait que toute la finance était entre les mains de Bigot, lequel agissait sans juge, sans contrôle, sans surveillant, et dans la seule vue de s’enrichir, et que pour cela il usait d’une autorité presque despotique.Pour étouffer les clameurs, et, par complaisance, l’intendant faisait la fortune de ses complices.Parmi eux, se signalait le plus important, “ce complice, diton, est l’oeil même du ministre”, à la cour de Versailles.C’était un M.de La Porte.” ( 10) M.Martel de Brouage, le dernier commandant pour le roi à la côte du Labrador sous le régime français, était-il parent ou allié de M.Laporte de Lalanne?Aucun document ne le dit.Nous savons toutefois qu’il avait épousé, à Versailles, le 14 février 1726, Marie-Anne du Faury de Ponceau, fille de Jean du Faury de Ponceau, gentilhomme du Roi, et de julienne Decelles.Tl tirait peut-être son influence à la cour de la famille de sa femme.Toujours est-il qu’à partir de sa nomination au commandement de la côte de Labrador, le gouvernement de la Nouvelle-France perdit toute juridiction sur lui.Il recevait ses instructions directement du ministre et toutes ses lettres et rapports étaient envoyés en droite ligne au ministre.Et, pourtant, son commandement était bien inférieur à ceux des gouvernements de Montréal et des Trois-Rivières qui eux, ne correspondaient avec le ministre que par l’entremise du gouverneur général.(11) P.-G.R.(9) Histoire du Canada, quatrième édition, vol.II.p.270.(10) Histoire du Canada, quatrième édition, vol.II.p.202.(11) La correspondance entre la cour et M.Martel de BrounRo a été publiée dans le Rapport de l'Arehivistr de In Province, année 1922-1923 pp. — 170 — QUELQUES LIBRAIRES MONTRÉALAIS D’AUTREFOIS Pour faire suite aux notes que nous avons confiées au Bulletin de 1943, pp.103 et 298, sur des anciens libraires de Montréal, nous reprenons ici des notices que nous avons publiées ailleurs sous le pseudonyme de Un bouquinent'.La maison d’édition connue sous le nom de “Librairie Beauchemin’’, a atteint en 1942 le premier centenaire de son existence, il a été rappelé alors des souvenirs sur le fondateur, Charles-Odilon Beauchemin, sur L.-J.-O.Beauchemin, fils, ainsi que sur Emilien Daoust qui “continua l’oeuvre en l’amplifiant".Il reste peut-être à dire quelc|ue chose sur trois autres libraires qui, à certaines dates, contribuèrent au renom de la firme.Venant de Nicolet.C.-O.Beauchemin débuta modestement à Montréal, à l’été de 1842 (1).Son atelier était rue Saint-Vincent en 1847.Trois ans plus tard, (1850) il devenait libraire-papetier, rue Saint-Paul.Charles Paycttc En 1852, M.Beauchemin formait société avec un confrère et durant une décade il y eut la Librairie Beauchemin & Payette.Avec l’année 1863, se produisit une rupture et le sieur Payette reprit commerce seul jusqu’à la mort qui le faucha en pleine maturité.Voici ce que nous apprend l’acte de sépulture.— Charles Payette, marchand libraire, époux de Joséphine Desjardins, mourut le 3 juin 1877.Aux funérailles assistèrent les principaux libraires de Montréal ; J.-B.Rol- (1) In collectionneur possède la petite et très modeste étiquette imprimée que le jeune relieur fixait sur les livres qu'il reliait fi Nicolet.Sur les débuts du jeune C.-O.II.à Montréal, alors ftj;é de 20 ans, lire l’anecdote racontée dans l'Almanach du peuple de 1942, pp.33-34. — 171 land, C.-O.Beauchemin, Zéphirin Chapleau, Robert Miller, J.-A.Sadlier, G.-A.Bougieault, J.-A.Gravel de la firme Fabre & Gravel et autres.Le défunt était âgé de 47 ans.Joseph-Moise Valois Joseph-Moise Valois, né à la Pointe-Claire en 1838, avait été reçu notaire avec grande distinction en 1863 et peu après son admission au notariat, il avait épousé, le 26 août, sa cousine, Marie-Henriette, fille du notaire Charles Valois et de Marguerite Arnoldi.A cette cérémonie furent présents de nombreux parents et amis et vingt-quatre apposèrent leur signature au registre de l’état civil.Depuis quelques mois, le jeune notaire Valois, était devenu l’associé de Charles-Odilon Beauchemin, lequel était aussi l’époux d’une demoiselle Valois.Les deux beaux-frères et associés logèrent ensemble au-dessus de leur magasin, rue Saint-Paul (2).A M.Beauchemin déjà expérimenté en affaires, le jeune Valois apportait des connaissances nouvelles, ce cpii leur permit d’agrandir leur champ d’action.Ainsi M.Valois eut l’idée de publier divers manuels scolaires pour des communautés et des collèges.Egalement, il commença dès 1867, la publication de cet Almanach du peuple, qui est de nos jours aussi populaire en Amérique que l’a été, en France, l’Almanach Hachette.C’est en 1882 que la maison Beauchemin & Valois accueillit l’idée d’écfiter un dictionnaire historique et géographique.L’ouvrage commencé par un grand érudit, l’abbé T.-A.Chandonnet, fut complété par M, Valois, puis joint à un dictionnaire Larousse.En 1886, J.-M.Valois quitta son beau-frère pour fonder une librairie à son nom et on lui doit les ouvrages suivants : (2) Montreal Directoru, 1863-64. 172 — — 1892, réédition du Journal des Jésuites, en caractères anciens.— 1893, réédition, en quatre tomes, du Repertoire national, augmenté de biographies, de cinquante portraits et de copieuses tables alphabétiques.La préparation et la réalisation de ces livres coûtèrent une somme élevée, car M.Valois voulait faire beau et bon.Pas un détail ne lui échappait.Malheureusement le succès ne répondit pas aux espoirs de l’éditeur; il lui fallut abandonner ses projets et revenir à la librairie Beauchemin, où il publia le dictionnaire orthographique “Hocquart-Valois”.Solide grammairien, excellent correcteur d’épreuves, il termina sa carrière dans l’atelier de l’imprimerie.A son décès.en 1905, il était âgé de 67 ans, mais il en paraissait beaucoup plus.Étienne Roby Né à Montréal, le 10 juillet 1865, il fit ses premières études chez les Frères des Écoles Chrétiennes, puis continua à parfaire son instruction.Il se mit à l’étude du latin, du grec, de la littérature et des sciences.Très jeune, il entra au service de la librairie Beauche-min & Valois qu’il cpiitta pour entrer à l’emploi de la maison Rolland, où il demeura pendant cinq ans.Les livres, sans doute, l’intéressaient pour eux-mêmes, mais il apprit également tout ce qui regardait la technique du livre, sa fabrication et son édition.Il eut le souci de devenir bibliographe averti.M.Roby quitta la librairie des Rolland avec lesquels il garda toujours d’excellentes relations de confrère et d’ami et revint chez Beauchemin.L’intérêt à une besogne qui lui était chère, son expérience dans la profession, firent qu’il devint en 1887, l’as- — 173 — sodé de la firme, composée de L.-J.-O.Beauchemin, fils, et de Emilien Daoust (3) et trois autres actionnaires.Avec ses nombreux clients dans le monde ecclésiastique, M.Roby contracta de solides amitiés.Il était servi par une courtoisie remarquable, beaucoup d’humour et d’esprit et une droiture irréprochable.Après trente-sept année de travail, toujours dans la librairie, la santé de M.Roby céda et jeune encore, il n’avait que cinquante-quatre ans, il s’éteignit à Montréal le 5 novembre 1909.A sa mort, il était veuf de Normandie Ranger et laissait cinq fils: R.P.Ernest Roby, s.j., Fernand, journaliste, Jean, libraire, Rosaire et Antoine, puis deux filles, Marie et Oilberte.Emilien Daoust Emilien Daoust naquit à la Pointe-Claire, comté de Jacques-Cartier, le 15 octobre 1865.Fit ses études à l’Ecole Normale Jacques-Cartier, de Montréal, sous la direction de l’abbé Verreau.Allié par sa mère aux Valois et aux Beauchenn’n, il entra à la librairie Beauchemin & Valois.Très actif, il assura la publication du “Canada Ecclésiastique”; ajouta au dictionnaire Larousse français un supplément canadien historique et géographique.Bref il donna à la Librairie Beauchemin un essor extraordinaire.Il mourut le 23 février 1928 et l’Almanach du peuple de 1929, pp.376 &c, lui consacra une remarquable notice.E.-Z.Massicotte (3) C.-O.Beauchemin, père, décéda en 1887.Sim fils L.-J.-O.Beauchemin avait joint la firme Beauchemin & Valois dès 1875. — 174 — ESSAI SUR LES ÉCRITS DE DEUX MARTYRS CANADIENS Introduction Depuis quatorze ans, l'Eglise canadienne peut invoquer des saints qui lui appartiennent en propre: les huit martyrs de la Compagnie de Jésus.Parmi eux, deux brillèrent par leur zèle apostolique et par leur mépris absolu des dangers auxquels leur vie était constamment exposée: saint Jean de Brébeuf, l’apôtre des luirons, et saint Isaac Jogues, le premier qui entreprit de conquérir à Jésus-Christ la redoutable nation iroquoise.Par la plume, ils surent intéresser d’autres âmes généreuses à la conversion des indigènes.Plusieurs de leurs écrits parurent dans les célèbres Relations des Jésuites de la Nouvelle-France.En octobre 1940, S.S.Pie XII déclara saint Jean de Brébeuf, saint Isaac Jogues et leurs compagnons, Patrons secondaires du Canada.Cet essai se limite aux écrits imprimés et les cite dans l’ordre chronologique de publication.Tout en désirant faire connaître davantage ces géants de notre foi, j’ai voulu rendre service aux historiens et aux chercheurs par des références à chaque ouvragie important qui renferme une partie de leurs oeuvres.Chaque liste est précédée d’une notice biographique qui explique parfois en quelle circonstance l’auteur rédigea tel écrit.Il n’a pas été tenu compte d’un récit conjoint de saint Charles Garnier et de saint Isaac Jogues, cité dans la Relation du 27 mai 1640 due à la plume du Père Jérôme Lale-mant.Ce travail fut présenté en 1938 sous forme de bibliographie à l’Ecole de bibliothécaires de l’Université de Mont- — 175 real.C’était une description des principaux ouvrages qui avaient reproduit un ou plusieurs écrits des deux martyrs.Il fallut la reviser complètement afin de mettre en vedette cette double autobiographie, pour ainsi dire, que constituent les lettres et les divers récits des meilleurs pionniers de l’Eglise catholique “dans les régions boréales de l’Amérique”.Abréviations et signes: fac-sim.fac-similés N.B.: nota bene ill.illustrations pl.: planche, s Front.Frontispice P- : page, pages mm.millimètres portr.: portrait, s / trait marquant la fin d’une ligne.[ | titre qui n’est pas dans le texte original.I — Les écrits de saint Jean de Brébeuf S.Jean de Brébeuf naquit en 1593 à Condé-Sur-Vire, en Normandie.Entré au noviciat des Jésuites de Rouen à 24 ans, il fut ordonné prêtre cinq ans plus tard.En 1625, il partit pour les missions de la Nouvelle-France où il apprit rapidement la langue des Hurons.Il traduisit le catéchisme du Jésuite Ledesine afin d’aider à la conversion des sauvages.Après la prise de Québec par les Anglais, il dut retourner en France.C’est cà Rouen qu’il prononça ses derniers voeux en janvier 1630.Revenu à Québec en mars 1633, il devint le supérieur de la mission des Hurons, l’année suivante.Il écrivit deux Relations: l’une en 1635 et l’autre en 1636.Au cours d une épidémie d’origine inconnue, les Pères de la mission furent menacés de mort.Le 28 octobre 1637, Jean de Brébeuf rédigea leur testament collectif qu’ils signèrent.L épidémie cessa peu de temps après.En 1638, il fut remplacé a sa demande par le Père Jérôme Lalemant.Après un séjour de quelques années à Québec, le saint missionnaire revint en Huronie où il évangélisa avec succès — 176 pendant cinq ans.En 1649.les Iroquois attaquèrent les bourgades des Hurons chrétiens.Le 16 mars, à la prise de Saint-Louis, ils s’emparèrent des Pères Jean de Brébeuf et Gabriel Lalemant qu’ils emmenèrent à Saint-Ignace pour les martyriser.Le premier fut mis à mort après trois heures de tortures; son compagnon expira le lendemain.Ils furent béatifiés avec six autres Jésuites martyrs de la Nouvelle-France, le 21 juin 1925, et canonisés cinq ans plus tard.1 Doctrine/ Chresticnne,/ dv R.P.Ledcsmc/ de la compagnie/ de Icsvs./ Traduicte en Langage Canadois, autre que celuy/ des Montagnars, pour la Conuersion/ des habitons dudit pays./ Par le R.P.Brcbocuf de la mesme Compagnie.N.B.Catéchisme en quatorze leçons inséré dans les vingt dernières pages de l’édition de 1632 de l’ouvrage de Samuel de Champlain intitulé: Les/ Voyages/ de la/ Nov-vellc France/ occidentale, dicte/ Canada,/.& vn Catéchisme ou Instruction traduicte/ du François au langage des peuples Saunages de quelque contrée,./ A Paris./ Chez Lovis Scvcstrc./ M.DC.XXXII./.Textes français et huron en regard.En 1870, l’abbé C.H.Laverdière publia chez Desbarats à Québec les Oeuvres de Champlain en quatre volumes.La traduction précitée parut dans le 4e volume ou tome 6 p.1393 à 1407.2 Relation/ de ce qvi s'est passé/ Avx Livrons,/ en l'année 1635.Enuoyée à Kcbcc au Pcre le leune,/ par le P.Brcbeuf.N.B.(a) Lettre datée du 27 mai 1635 et publiée à Paris.chez Sebastien Cramoisy en 1636, avec la Relation de 1635 du P.Paul Le Jeune, p.113 à 206.(b) En 1858, Augustin Côté la publia à Québec dans le premier volume de son édition des Relations, p.23 à 42. — 177 — .(c) En 1897, elle fut publiée clans le huitième volume de l’édition de R.G.Thwaites avec la version anglaise en regard, p.68 à 154.(d) Un extrait de cette relation parut dans le premier volume des “Mémoires et documents” publiés à Paris en 1925 par G.Rigault et G.Goyau, p.49 à 53.3e Relation/ de ce qui s’est passé dans le/ Pays des livrons, en l'anncc 1636/.Enuoyée à Kcbcc au R.P.Paul le Icunc/ Supérieur de la Mission de la Campa-/ gnie de Icsz’s, en la Nouvelle France.N.B.(a) Lettre datée du 16 juillet 1636 qui forme la seconde partie de la Relation de 1636 du P.Paul Le Jeune publiée en 1637 chez S.Cramoisy, soit 223 pages.(b) L’édition de Côté la contient dans la Relation précitée, p.76 à 139.(c) Elle est accompagnée de la version anglaise dans l.e dixième volume de l’édition Thwaites, p.6 à 316.(d) Le troisième chapitre de la 1ère partie de cette lettre se trouve dans le 1er volume des “Mémoires et documents” publiés par MM.Rigault et Goyau sous le titre: Martyrs de la Nouvelle-France, p.54 à 63.(e) Ce chapitre est cité dans la biographie du saint par le P.Félix Martin, S.J., publiée à Paris en 1877, p.121 à 136.4 Inspection povr les/ Peres de nostre Compagnies qui seront en-/ noies aux H lirons.N.B.(a) Conseils du saint martyr cités par le P.Paul Le Jeune dans la première partie de sa Relation du 31 août 1637 imprimée à Rouen, en 1638, chez Jean Le Boulenger, p.232 cà 237. — 178 — (b) Publiés dans le 1er volume de Côté, p.71 et 72.(c) Contenus dans le volume 12 de l’édition Thwaite< p.116 à 122.(d) De même dans Martyrs de la Nouvelle-France p 64 à 66.(e) Ainsi que dans la biographie du P.F.Martin p.136 à 138.5° [Testament rédigé à Ossossané le 28 octobre 1637.] N.B.Ce testament signé par les cinq missionnaires présents fut cité dans une lettre du R.P.François-Joseph Mercier datée du 9 juin 1638.Elle forme la seconde" partie de la Relation de 1638 du P.Paul Le Jeune imprimée à Paris par S.Cramoisy, p.28 à 30.(b) L’édition de Québec reproduit ce texte sur la page 43 de la Relation de 1638.(c) L’édition Thwaites le donne dans le 15e volume, p.60 à 64.(d) On le trouve dans Martyrs de la Nouvelle-France, p.67 à 69.(e) Ainsi que dans la biographie du P.Félix Martin, p.179 à 181.6° [Lettre au P.Jérôme Lalemant.] N.B.Dans la Relation datée du 27 mai 1640, le P.J.Lalemant cita une partie d’une lettre du saint martyr.L’édition de Québec l’a reproduite avec la Relation de 1640 ( pages 76 et 77).Celle de Thwaites la contient dans le 19e volume, p.200 à 206. — 179 — 7° [Voeu de saint Jean de Brébeuf.] , .La Relation du 1er mai 1649 envoyée au P.Jerome Lalemant par le P.Paul Ragueneau fut imprimée à Paris en 1650 chez Sébastien et Gabriel Cramoisy.Au cinquième chapiti e, 1 auteur cita un voeu rédigé en latin et en français par saint Jean de Brébeuf, p.63 à 66.(b) L’édition de Québec l’a reproduit dans la Relation de 1649, p.18 et 19.(c) L’édition de Thwaites le contient dans le volume 34, p.164 à 168.fd) Dans Martyrs de la Nouvelle-France, on peut trouver cet écrit aux pages 166 et 167.(e) Dans sa biographie, le P.F.Martin affirma que ce voeu fut écrit en 1639, p.259 et 260.(f) Le rapport de l’archiviste de la province de Québec pour 1924-1925 l’a reproduit parmi les extraits des Mémoires touchant la mort et les vertus des Pères Isaac Joc/ucs.Jean de Brébeuf., p.61 et 62.8° [Lettres adressées ait Général des Jésuites à Rome.J N.B.Dans Premières Missions des Jésuites au Canada, publié à Paris en 1864, le P.Auguste Carayon traduisit du latin cinq lettres du saint martyr.La 1ère est datée du 20 mai 1637 (p.157 à 162), la 2e n’a pas de date (p.163 à 166), la 3e est du 20 août 1641 (p.216 et 217), la 4e, du 23 septembre 1643 (p.222 à 225) et la dernière, du 2 juin 1648 (p.229 à 232).La troisième ne fut traduite qu’en partie.La collection Thwaites donne le texte latin avec la traduction anglaise en regard.Les deux premières lettres de l’ouvrage précédent se trouvent dans le 11" volume, p.6 à 10 & 12 à 20; l’extrait de la troisième dans le 20e vol., p.102 — 180 et 104; la quatrièîme dans le 23e vol., p.246 à 252, et la dernière dans le 32e vol., p.58 à 64.9° [Écrits divers.] La biographie du Père Félix Martin contient des voeux de religion datés du 30 janvier 1630 (p.73 et 74) ainsi que des notes de retraite du 12 mai 1631 à la page 75.Un autre voeu rédigé le 18 août 1645 se trouve aux pages 263 et 264.Le rapport de l’archiviste de la province de Québec pour 1924-1925 renferme des extraits des écrits parmi lesquels il y a les voeux et les notes cités par le Père Martin, p.70 à 75.Ces extraits sont en latin et en français.II — Les écrits de saint Isaac Jogues.Né à Orléans en 1607, Isaac Jogues fut admis au noviciat des Jésuites de Rouen dix-sept ans plus tard.Il reçut la prêtrise en février 1636 et deux mois après, il s'embarqua pour les missions canadiennes.En septembre de la même année.il atteignit le pays des Hurons et put surmonter une maladie causée par les privations et les fatigues du voyage.En 1639, il accompagna le Père Charles Garnier au cours d’une vaine tentative d’évangéliser la nation du Petun.En revenant d’un voyage à Québec pour se procurer des provisions, le groupe dont faisait partie le Père Jogues fut attaqué en août 1642 par soixante-dix Iroquois.Abandonnés par les Hurons païens, le saint missionnaire, deux “donnés” et des Hurons chrétiens furent faits prisonniers et.emmenés au pays de leurs ennemis.Les Français furent maltraités et on leur mutila les doigts.Saint René Goupil fut tué d’un coup de hache.Les Hollandais délivrèrent le Père Jogues en juillet 1643.Après un court séjour en France, il revint à Québec et demeura quelques temps à Ville-Marie.En avril 1646, le gouverneur de la colonie et le Père Jérôme Lalemant l’envoyèrent avec Jean Bourdon en em- — 181 — bassade aupiès des Iroquois.Bien accueilli par ces derniers, il put confesser et consoler des Hurons convertis qui étaient détenus.Désireux d’évangéliser les Iroquois, il entreprit un second voyage en compagnie du “donné” Jean de la Lande et de quatre Hurons canotiers.Le 21 septembre 1646, il écrivit à un confrère de Nantes: “Ibo et non redibo: j’irai et ne reviendrai point .En route, les voyageurs apprirent qu’un changement d’opinion s’était produit chez les sauvages.Les Hurons abandonnèrent les deux Français qui poursuivirent leur chemin.Une des tribus iroquoise accusa le saint missionnaire d avoir causé une épidémie pernicieuse.11 lut ai îété avec son compagnon et emmené jusqu’à Osserne-non.Plusieurs chefs iroquois voulurent les épargner, mais le parti opposé prévalut.Le 18 octobre 1646, saint Isaac Jo-gues fut tué d’un coup de hache.Saint Jean de la Lande subit le même sort le lendemain.Ils furent béatifiés et canonisés en même temps que saint Jean de Brébeuf et les autres martyrs.1° [Lettre au chevalier de Montmagny.] X.B.Datée du 30 juin 1643, cette lettre au gouverneur de la Nouvelle-France fut écrite en français, en latin et en huron par le Père Jogues tenu en captivité chez les Iroquois.(a) Le Père Barthélemv Vimont l’a citée dans la Relation de 1642 à 1643, imprimée à Paris par Sébastien et Gabriel Cramoisy en 1644, p.253 à 255.(b) Cet écrit se trouve dans le deuxième volume de 1 édition Côté, de Québec, p.66 et 67 de la Relation de 16421643.(c) Le volume 24 de l’édition Thwaites le contient avec la traduction anglaise en regard, p.294 et 296.(d) Il est dans le premier volume des mémoires et documents des missionnaires jésuites, publiés par G.Rigault et — 182 — G.Goyau sous le titre: Martyrs de la Nouvelle-France, p.78 et 79.(e) Cette lettre est reproduite clans la vie du martyr par le P.Félix Martin, S.J., ouvrage imprimé à Paris chez Joseph Albanel en 1873, p.179 à 182.(f) Elle fut publiée dans le numéro de janvier 1930 du Bulletin des Recherches historiques, p.48 et 49.Parmi les ouvrages anglais, il y a la traduction de la lettre par John Gilmary Shea dans la première partie du troisième volume des Collections of the New-York Historical Society, publiée à New-York, chez Appleton en 1857.A la page 206, le traducteur a mis le nom de M.de Champflour, gouverneur des Trois-Rivières, comme destinataire de la lettre.Elle est citée dans la biographie du Père Francis Talbot, S.J., imprimée à New-York en 1935.2° \ Lettre au Provincial des Jésuites de France.] N.R.Quelques jours après sa délivrance par les Hollandais.le Père Jogues écrivit cette lettre datée du 5 août 1643 dans laquelle il raconte sa captivité chez les Agniers.En 1653, le Jésuite François-Joseph Bressani fit paraître à Ma-cerata sa Breve Relatione d’Alcvne missioni.Au deuxième chapitre de la troisième partie, il traduisit assez librement cette lettre qui avait été rédigée en latin, p.77 à 102.(a) En 1657, le Père Philippe Alegambe publia à Rome son ouvrage intitué Mortes illvstrcs, et çjesta eorvtn de Socictatc Iesi>.Le troisième chapitre de la troisième partie contient le texte original de la lettre, p.619 à 632.(b) En 1852, parut à Montréal la traduction du livre du Père^Bressani par le P.Félix Martin sous le titre de Relation abrégée de quelques missions.Trouvant trop libre la — 183 — version italienne, ce dernier se servit du texte d’un manuscrit de 1652 et de celui du Père Alegambe, p.188 à 237.Une nouvelle édition de cet ouvrage parut en 1877.(c) Le rapport de l’archiviste de la province de Québec pour 1924-1925 reproduit l’original latin, p.29 à 34.(d) L'édition Thwaites des Relations contient la version italienne du Père Bressani dans le volume 39, p.174 à La traduction anglaise de cette lettre fut imprimée pour la première fois en 1857, à New-York avec les Jocjucs Papers de J.G.Shea contenus dans le volume déjà cité des Collections of the Nczv-York Historical Society p 173 à 206.3° [Lettre au Père Charles Lalcmant.] N.B.Dans cette lettre datée du 30 août 1643, le saint missionnaire raconta sa captivité et la mort de saint René Goupil.(a) Comme il fit pour la première lettre le Père Barthélemy Vimont inclut celle-ci dans la Relation de 1642 et 1643, p.284 à 299.(b) Elle est dans le deuxième volume de l’édition de Québec, publiée en 1858, incluse dans la même Relation, p.75 à 79.(c) La biographie du premier apôtre des Iroquois par le P.F.Martin parue à Paris en 1873 renferme cet écrit, p.189 cà 203.L’année suivante, O.Fréchette publia à Québec une édition de ce livre avec la même pagination.(d) L’édition Thwaites contient cette lettre dans le volume 25, p.42 à 62. 184 — (e) Elle se trouve parmi les extraits des Relations et lettres des missionnaires jésuites publiés par G.Rigault et G.Goyau en 1925 sous le titre de Martyrs de la Nouvelle-France, p.83 à 90.On peut trouver la traduction anglaise dans les Jogués Papers publiés à New-York en 1857 par John Gilmary Shea dans Collections of the N.Y.Historical Society, p.207 à 214.Ce dernier traduisit la biographie du martyr par le P.Félix Martin que les frères Benziger éditèrent à New-York en 1885.4° [Lettres écrites à Rennes les 5 et 6 janvier 1644.) N.B.La lettre du 5 janvier ne donne pas le nom du destinataire tandis que l'autre fut adressée au Père Charles Lalemant pour lui annoncer la délivrance de l’auteur des mains des Iroquois et son arrivée en France.(a) Elles se trouvent dans la Relation de 1643 du Père B.Vimont publiée à Paris en 1644.p.299 à 302.(b) Le deuxième volume de l’édition de Québec les cite aux pages 79 et 80 de la même Relation.(c) La biographie écrite par le Père F.Martin renferme ces lettres, p.220 à 223.(d) Elles se trouvent dans le volume 25 de la collection Thwaites avec la traduction anglaise en regard, p.62 à 66.(e) Dans le 1er volume de Martyrs de la Nouvelle-France, Georges Rigault a publié le texte de ces écrits, p.90 et 91.La lettre au Père Charles Lalemant fut traduite par J.G.Shea et publiée avec d’autres écrits du saint missionnaire sous le titre de Jogucs Papers translated and arranged, com- — 185 — nie partie du troisième volume des Collections of the New-York Historical Society., p.214 et 215.La traduction de la lettre du 5 janvier 1644 se trouve dans Saint among Savages, par le Père Francis Talbot p 350 et 331.5° [Lettre au Pcre Jérôme Calculant.] X.B.Hile fut écrite à Montréal en date du 2 mai 16-16.Dans la Relation de 1647, le Père Lalemant ne cita qu’une partie de cette lettre.fa) Dans sa biographie publiée en 1873 le Père F Martin en donna le texte, p.252 à 255.(b) On la trouve dans le rapport de l’archiviste de la province de Québec pour 1924-1925.p.38.Lette lettre fut traduite par J.G.Shea parmi les Jogucs Papers publiés dans Collections of the N.Y.Historical Society.p.220 et 221.Dans Saint among Savages, le Père IL Talbot en traduisit aussi le texte, p.373 et 374.6° Novum Belgium.X.P».C’est une description de la colonie hollandaise de Manhattan où l’auteur vécut quelque temps après sa délivrance des Iroquois en juillet 1643.Ce récit fut daté des Trois-Rivières le 3 août 1646.fa) Tl fut imprimé pour la première fois en 1851 dans I he Documentary History of the State of Neu> York, édité à Albany par le Dr E.B.O’Callaghan.C’est une traduction anglaise contenue dans le quatrième volume, p.15 à 17.(h) Le texte français parut l’année suivante en appendice de la traduction de la Breve Relatione.du Père F.J.Bressani par le P.F.Martin sous le titre de Relation abrégée de quelques missions., n.306 à 309. — 186 — (c) Une autre traduction anglaise parut dans les Jo-gués Papers de J.G.Shea publiés en 1857 dans Collections of the N.Y.Historical Society, p.215 à 219.(d) Ce dernier historien publia à New-York une collection des Relations des Jésuites où il copia les éditions imprimées par Sébastien Cramoisy au dix-septième siècle.Elle comprend une brochure de 44 pages datée de 1862 et intitulée Novum Belgium, Description de Nieuzv Netlicrland et Notice sur René Goupil.(e) Cette description de la Nouvelle-Hollande se trouve dans la biographie du Père Jogues par le Père F.Martin publiée à Paris en 1873 et à Québec en 1874, en appendice H, p.344 à 350.(f) La collection des Relations éditée par Thwaites contient ce récit dans le volume 28 publié en 1898, p.104 à 114.7° Notice-sur René Goupil.N.B.C’est une narration non datée de la captivité et de la mort du compagnon de l’auteur que les Iroquois tuèrent en haine de la foi le 29 septembre 1642.(a) Dans les Jogues Papers dont le traducteur est John Gilmary Shea, on trouve ce récit dans le troisième volume des Collections of the Nczv York Plistorical Society publié en 1857, p.221 à 227.(b) Ce dernier en publia cet écrit dans le texte original avec Novum Belgium dans sa collection des Relations des Jésuites où il copia les éditions de l’imprimeur Sébastien Cramoisy.(c) La biographie du saint martyr par le Père Félix Martin contient aussi ce récit en appendice G, p.335 à 343.Dans la traduction de cet ouvrage publiée à New-York en 1885, J.G.Shea intitula cette notice: René Goupil and his Heroic Death, p.222 à 229. — 187 — (d) La collection des Relations éditée par R.G.Thwai-tes en renferme le texte et la traduction dans le volume 28 p.116 à 134.(e) Le rapport de l’archiviste de la province de Québec pour 1924-1925 contient cet écrit sous le titre: Le martyr de René Goupil par les Iroquois, p.89 à 93.(f) Ce texte fut aussi publié dans la livraison de juillet 1925 du Bulletin des Recherches historiques.8° [Lettre à un Jésuite de France.} N.B.(a) Dans la Relation datée de Québec le 20 octobre 1647 et imprimée à Paris chez S.Cramoisy, en 1648, le Père Jérôme Lalemant cita cette lettre écrite en septembre 1646.(b) John G.Shea l’a traduite dans ses Jogucs Papers publiés en 1857 dans Collections of the R.Y.Historical Society, première partie du troisième vol., p.219 et 220.(c) La biographie du Père Jogiues par le Père Martin publiée en 1873 et en 1874 donne le texte de cette lettre, p.271 à 273.(d) Le volume 31 de la collection Thwaites la contient dans la Relation de 1647, p.110 et 112.(e) Cet écrit est cité dans la biographie du Père F.I albot intitulée Saint among Savages, p.398 et 399.9° [Lettre au Père André Castillon.} N.B.Cette lettre datée de Montréal, le 12 septembre 1646, fut la dernière écrite par le saint missionnaire.Il y ajouta un court postscriptum en date du 21 septembre.(a) Cet écrit fut publié pour la première fois par le Père Camille de Rochemonteix dans le second tome de son ouvrage historique, Les Jésuites et la Nouvelle-France au 17° siècle, publié à Paris en 1896 chez Letouzey.C’est la troisième pièce justificative citée à la fin du volume, p.450 à 452. — 188 — (b) L/ouvrage précédent est donné comme source de ladite lettre publiée en 1898 dans le volume 28 de la collection Thwaites, p.136 à 140.(c) Le Père Francis Talbot a traduit ce document dans sa biographie du martyr publiée à New-York en 1935, p.397 et 398.10° [Écrits divers-] N.B.(a) La biographie du martyr par le Père Félix Martin contient plusieurs lettres adressées à sa mère.En voici les dates: 10 octobre 1633, p.13; 25 avril 1635, p.1-1 ; 6 avril 1636, p.18 et 19; 20 août 1636, p.24 à 27; 5 juin 1637, p.33 à 37 ; extrait d’une lettre datée du 7 mai 1638, p.49.(b) Le même ouvrage donne le récit d’un songe en date du 11 mai 1638, p.56 à 58.Il contient aussi deux récits de visions, p.141 à 146 et p.155 à 158.(c) Le songe cité.précédemment fait partie des extraits des Mémoires touchant la mort et les vertus des Pcres.publiés dans le rapport de l’archiviste de la province de Québec pour 1924-1925, p.69 et 70.Sources consultées.17° siècle.1.CHAMPLAIN, Samuel de.Les Voyages de la Novvdle France occidentale, dicte Canada,.Auec vn traitté des qualitez & conditions requises à vn bon & parfaict Nauigateur.Et la maniéré de bien dresser Cartes marines.Ensemble vne Carte generalle de la description dudit pays.& vn Catéchisme ou Instruction traduicte du François au langage des peuples Saunages de quelque contrée, auec ce qui s’est passé 189 — en ladite Nouuelle France en l’année 1631.Paris.Levis Sevestre.M.DC.XXXII.Paginations diverses carte 225 mm.2.LE JEUNE, Paul, S.J.Relation de ce qvi s’est passé en la Nowelle France en l'année 1635.Paris.Sebastien Cramoisy.M DC XXXVI.24-8 p., 158 mm.3.LE JEUNE, Paul, S.J.Relation de ce qvi s’est passé en la Nouvelle France en l’année 1636.Paris.Sebastien Cramoisy.M DC.XXXVII.272, 223 p., 158 mm.4.LE JEUNE, Paul, S.J.Relation de ce qvi s’est passé en la Nowelle France en 1 année 1637.Roven.lean le Bovlenger.M DC.XXXVIII.336, 356 p., ill.hors-texte, 158 mm.5.LE JEUNE, Paul, S.J.Relation de ce qvi s’est passé en la Nowelle France en l’année 1638.Paris.Sebastien Cramoisy.M.DC.XXXVIII.78, 68 p., 161 mm.6.VIMONT, Barthélemy, S.J.Relation de ce qvi s’est passé en la Nowelle France en l’année 1642 & 1643.Paris.Sebastien Cramoisy.et Gabriel Cramoisy.M.DC.XLIV.312 p., 174 mm.7.LALEMANT, Jérôme, S.J.Relation de ce qvi s’est passé de plvs remarqvable és Missions des Peres de la Compagnie de Iesvs, en la Nov-velle France.en l’année 1647.Paris,.Sebastien Cramoisy,.et Gabriel Cramoisy.M.DC.XLVIII.276 p., 174 mm. — 190 8.RAGUENEAU, Paul, S.J.Relation de ce qvi s’est passée en la Mission des Peres de la Compagnie de Iesvs aux Hurons, pays de la Nouuelle France, es années 1648 & 1649.Paris.Sebastien Cratnoisy,.et Gabriel Cramoisy,.M.DC.L.116 p., 167 mm.9.BRESSANE Francesco Gioscppc, S.J.Breve Relatione D’Alcvne Missioni De PP.della Compagnia di Giesù nella Nuoua Francia.Macerata, Per gli Heredi d’Agostino Grisei.1653.130 p., 195 mm.10.ALEGAMBE, Philippe, S.J.Mortes illvstres, et gesta eorvm de Societate les/ Qui in odium fidei, pietatis, aut cuiuscunque virtutis, occasione Missionum, Sacramentorum administratorum, fidei, aut virtutis propugnatae; ab Ethnicis, Flaereticis, vel alijs, veneno, igné, ferro, aut morte alia necati, ae-rumnisùe confecti sunt.Extremos aliquot annos, mor-tesque illustres vsque ad Annum MDCLV.adiecit Ioan-nes Nadasi.Romae, Anno MDCLVII, Ex Typogra-phia Varesij.721 p., 335 mm.19e siècle.11.O’CALLAGHAN, Edmund Bailey, compilateur.The Documentary History of the State of New-York.volume IV.Albany: Charles Van Benthuysen, Public Printer 1851.xx, 704 p.front, pi.portr, cartes 285 mm.12.BRESSANE Francesco Gioseppe, S.J.Relation abrégée, de quelques missions des Pères de la Compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France.Traduit de l’italien et augmenté d’un avant-propos, de la biographie de l’auteur, et d’un grand nombre de notes et de gravures, par le R.P.F.Martin.Montréal:.John Lovell.1852.336 p., ill.pl.cartes, plan 215 mm. — 191 — 13.NEW-YORK HISTORICAL SOCIETY.Collections.Second Series, volume III part I New-York : D.Appleton.MDCCCLYII.viii, 359 p., 235 mm.14.RELATIONS DES JESUITES contenant ce qui s’est passé de plus remarquable dans les missions des Pères de la Compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France : ouvrage publié sous les auspices du gouvernement canadien.Québec.Augustin Côté.1858.3 vol., 246 mm.15.JOGUES, Saint Isaac.S.J.Yoyum Belgium, Description de Nieuw Netherland et Notice sur René Goupil.A New York.Presse Cramoisy de J.M.Shea.1862.44 p.carte 250 mm.16.CARAYON, AUGUSTE, S.J.compilateur.Première Mission des Jésuites au Canada.Lettres et documents inédits.Paris.L’Ecureux., 1864.xvi, 304 p., 217 mm.17.MARTIN, Félix, S.J.Le R.P.Isaac Jogues de la compagnie de Jésus, premier apôtre des Iroquois.Paris, Joseph Albanel.1873.xi, 352 p., ill.portr.177 mm.Cet ouvrage fut publié par O.Fréchette à Québec en 1874.En 1885, John Gilmarv Shea en publia une traduction à New-York sous le titre de The Life of Father Isaac Jogues.qui eut plusieurs éditions.18.MARTIN, Félix, S.J.Hurons et Iroquois, le P.Jean de Brébeuf, sa vie, ses travaux, son martyre.Paris, G.Téqui.1877.298 p., 174 mm.19.ROCHEMONTEIX, Camille de, S.J.Les Jésuites et la Nouvelle-France au XVIIe siècle.Paris, Letouzey et Ané, 1896.3 vol., portr.cartes, 220 mm. — 192 — 20.THE JESUIT RELATIONS AND ALLIED DOCUMENTS Travels and Explorations of the Jesuit Missionaries in New France 1610-1791 -The Original French.Latin, and Italian Texts, with English Translations and Notes; Illustrated by Portraits.Maps, and Fac-similes Edited by Reuben Gold Thwaites.Cleveland: The Burrows Brothers.1896-1901.73 vol.228 mm.20° siècle.21.MARTYRS DE LA NOUVELLE-FRANCE.Extraits des Relations et Lettres des Missionnaires Jésuites publiés par Georges RIGAULT (dix-septième siècle) et Georges GOYAU (dix-huitième siècle).Paris, Spes, 1923.' 283 p., front, pi cartes, 245 mm.22.LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES.Lévis._ _ Volume trente et unième (juillet 1925).Volume trente-sixième ( janvier 1930).23.QUEBEC (Province) ARCHIVES.Rapport de l’archiviste de la Province de Québec pour 1924-1925.Québec, Ls-A.Proulx, 1925.xvi, 441 p., pl.fac-sim., 251 mm.24.TALBOT.Francis.S.J.Saint Among Savages.The Life of Isaac Jogues.New-York, Harper, 1935.xii, 466, p., front, pl.carte, 220 mm.^ Une traduction de cet ouvrage par Mme Viéville parut à Paris, chez Spes, en 1937.25.McCOY, James Comly.Jesuit Relations oit Canada 1632-1673: a bibliography.Paris, Arthur Rau, 1937.xv, 310 p., front, fac-sim., 255 mm.Lucien Lusignan
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