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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1944-10, Collections de BAnQ.

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Vol.L LÉVIS — OCTOBRE 1944 No 10 LE BULLETIN DES Recherches Historiques ORGANE DU BUREAU DES ARCHIVES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC O notre Histoire, écrin de perles ignorées Je baise avec amour tes pages vénérées DIRECTJffUB PIERRE-GEORGES ROY LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Vol.L LÉVIS - OCTOBRE 1944 No 10 LES OFFICIERS DE MONTCALM MARIÉS AU CANADA (suite et fin) Jean-Baptiste Blin A Sainte-Marie de la Beauce, le 11 février 1781, Jean-Baptiste Blin est parrain de Jean-Baptiste-Xavier Taschereau.fils de Gabriel-Elzéar Taschereau.L’acte de baptême qualifie M.Blin “ci-devant chirurgien-major du régiment de Guyenne”.* Jean-Baptiste Blin était arrivé ici en 1755 en qualité d'aide-chirurgien-major dans les troupes commandées par le baron de Dieskau.• Le commissaire des guerres Doreil écrivait au ministre le 29 octobre 1755: / “Blin, aide-major; je l’avais destiné pour servir à Die Royale et être attaché au bataillon de Bourgogne, mais il ne put passer d’un vaisseau sur 1 autre a cause du mauvais temps et est arrivé au Canada où je l’ai placé jusqu a nouvel ordre au bataillon de Guyenne qui est a Niagara.Sujet toit faible à tous égards et trop jeune.” — 290 — Malgré l’appréciation plutôt antipathique de M.Doreii, le chirurgien Blin semble être resté attaché au régiment de Guyenne jusqua 1760.Il avait épousé, à la Pointe-aux-Trembles de Montréal, le 16 février 1756, Marie-Catherine Archambault, fille de Pierre Archambault et de Marie-Joseph Roy.La mariée était âgée de quatorze ans et “quelques mois”.Il se pose un problème.M.Blin quitta-t-il le Canada en 1760?M.Aégidius Fauteux répond: oui.et il s’appuie sur une lettre du 9 mars 1767 écrite de Loches, en Touraine, par Elisabeth (Babet) de Laconie à son frère, en Canada: “M.et madame Blin sont établis à Calais”.De plus, M.Fauteux a trouvé que M.Blin recevait une pension du Roi en récompense de ses services à l’hôpital militaire de Barèges.Tout ceci nous semble bien s’appliquer au chirurgien Blin.Mais il est probable qu’après la Conquête M.Blin retourna en France avec sa femme mais qu’après quelques années de séjour là-bas, il revint au pays.Acte de mariaqc de Jcan-Baptistc Blin (Pointc-aux-Trembles, 16 février 1756) “Le seizième jour du mois de février mil sept Cent Cinquante et six, apres avoir publié au prône de la messe pa-roissialle de la pointe aux trembles, un Ban de mariage, et obtenu dispense des deux autres Bans, de messire Louis Normant, vicaire General du dioceze de quebec, En Datte Du huit Dud mois Et an, Entre Sr.Jean Baptiste Blin âgé de vingt six ans, chirurgien major du regiment de Guyenne; fils de Sr.h,me (sic) Blin marchand Et de margueritte proselle ses pere et mere De la paroisse de St.paul de la ville et dioceze De paris, d’une part ; Et marie Catherine archambault âgée de quatorze ans et quelques mois, fille De pierre archambault et de marie Joseph Roy ses pere et mere de cette paroisse D autre part sans avoir Découvert d’empes-chement aud.mariage; je pretre Soubsigné, faisant les fonc- — 291 — tions curialles dans la même paroisse, ay reçu Leur mutuel Consentement par paroles de présent; Et leur ay Donné La Benediction nuptiale, suivant les cérémonies (sic) prescrites par notre mere La S,e Eglise, la presence Du Coté De lépoux de monsieur De fonbonne commandant du Regiment de Guyenne, de monsieu plantavit (sic) de la Pauze major du même regiment, De monsieu de montanié lieutenant des Grenadiers, de monsieu de la Rochelle lieutenant, demr.Berthe-met Chirurgien major du regiment de la Reine, de mr.lafon de mr.meziere et plusieurs autres et sachant écrire ont signé enquis suiv* Lord, tant du Cote de lepoux que du coté De L’E-pouze.— Blin — archanbeau — plantanit delapaüze (sic) — fonbonne — montanier — Larochelle — Meziere — Cazeau — Pagés ptre.” Charles-François Auger de Marillac Il était fils de messire Jean-Baptiste Auger de Marillac, commandant du régiment de Languedoc, et de Marie-Marthe de Malique.Il passa ici en qualité de capitaine au régiment de Languedoc, en 1755.Quelques mois après son arrivée dans le pays, M.de Marillac épousa à Montréal, le 1er mars 1756, Marie-Hyp-polite Rouer de Villeray et d’Artigny, fille d’Hector Rouer de Villeray et d’Artignv, officier dans les troupes de la marine, et de Marie Neveu.La mariée était âgée de quinze ans et le marié de trente-quatre ans.M.Doreil écrivait au ministre de la guerre, le 16 juin 1756: “J’ai l’honneur de vous informer, Monseigneur, par ma lettre du 12 février des mariages de M.Germain, capitaine de la Reine, et de Mrs de Baraute, capitaine en pied, et de Figuery, capitaine en second, de Béarn.M.le chevalier de Marillac, capitaine de Languedoc, s’est marié depuis, tous — 292 ___ es (,uatre a Montreal.11 y a eu aussi quelques mariages de soldats.Le nombre de ces derniers eut été plus grands sans I opposition mal entendue de certains officiers, que je n’ai P11 persuader des intentions de la cour.Je n’ai cependant pas voulu les citer à ce sujet auprès de M.de Vaudreuil.” .Marillac lut blessé mortellement à la bataille des Liâmes d’Abraham'le 13 septembre 1759.Transporté à 1 Hôpital général de Québec, il y décéda le 1er octobre 1759.Jean-Baptiste d’Aleyrac était, en 1759, officier au régiment de Languedoc.Conséquemment, il était compagnon d armes du chevalier de Marillac.Dans la nuit du 12 au 13 septembre 1759, M.d’Aleyrac était de bivouac sur la rive nord du Saint-Laurent, en face même du camp des Anglais du côté de Lévis.M.d’Alevrac était sous les ordres immédiats de M.de Marillac.L’officier d’Aleyrac, entendant le biuit des rames des embarcations qui conduisaient les trou-IKs anglaises au pied de la falaise des Plaines d’Abraham, conseilla a M.de Marillac d’avertir M.de Montcalm du mouvement des ennemis.M.de Marillac se moqua des craintes de son subordonné.I fêlas! 11 n avait eu que trop raison.Le lendemain matin.les Anglais étaient sur les Plaines.M.d’Aleyrac raconte dans ses Mémoires que M.de Mai illac, a la bataille des Plaines d Abraham, pour se punir lui-même de sa négligence, chercha la mort.Blessé au début de la bataille, il se fit panser et il revint sur le champ de bataille.Blessé une seconde fois, les Anglais tentèrent de le laiic piisonnier mais il se défendit avec tant de vigueur que les ennemis n’en vinrent à bout qu’après l’avoir pour ainsi dire haché de coups de sabre.Lhistoire racontée par M.d’Aleyrac est-elle vraie?Les éléments nécessaires pour en vérifier l’authenticité nous manquent.M.d Aleyrac ne fit aucun rapport à ses supé-îiems sur le refus de M.de Marillac de se rendre à ses con-seiK.Dans 1 armée comme ailleurs, les inférieurs ne sont — 293 — jamais pi esses de se plaindre de leurs supérieurs.Quant au Journal de AI.d’Aleyrac il fut écrit longtemps après la mort de AI.de Marillac et celui-ci n’était plus là pour se défendre.AI.d Aleyiac ne dit pas qu il vit les embarcations anglaises.Il écrit simplement qu’il entendit le bruit des rames.Les ¦deux rives du Saint-Laurent en face de Québec sont assez éloignées et nous doutons fort qu’on puisse entendre le bruit des rames d’une rive à l’autre.M- de Marillac laissa outre sa veuve deux enfants dans la misère.Le chevalier de Lévis s’intéressa au sort de ces malheureux et demanda au ministre Berrver d’accorder une petite pension à madame de Marillac.La famille Marillac ne s’est pas perpétuée au Canada.L’acte de sépulture de M.de .Marillac du 2 octobre 1759 lui donne le titre de chevalier de Saint-Louis.Nous nous demandons si ce brave officier était bien membre de l’ordre Royal et Militaire de Saint-Louis?Il est vrai que son acte de mariage, à Aïontréal, le 1er mars 1756, le qualifie de “chevalier" mais chevalier et chevalier de Saint-Louis sont deux expressions absolument différentes.AI.Aégidius Fauteux, le savant auteur des Chevaliers de Saint-Louis au Canada, était évidemment de la même opinion que nous sur ce point car il a omis le nom de M.de Marillac dans la liste des membres du grand ordre (1).Acte de .mariage de M.de Marillac (Montréal, 1er mars 1756) “Le premier mars mil sept cent Cinquante et six apres la publication d’un ban vue la dispense des deux autres accordée par AIrc louis normant grand vicaire de Mgr Levesque de quebec.je soussigné faisant les fonctions curiales ayant pris le mutuel consentement par paroles de present Air Charles de Afarillac capitaine au regiment de languedoc ecuver âgé de trente quatre ans fils de Messire Jean baptiste (1) Mgr Tanguay (III, p.227) lionne erronément M.de Marillac comme officier du détachement des troupes de la marine. — 294 — auge de Mari 1 lac ecuyer commandant dud regiment chevalier de lordre militaire et royal de St louis et de defunte dame Marie Marthe de melique ses pere et mere de la parroisse de st eustache de la ville et dioceze de paris d'une part et d’aussy présente demle Marie dartigny âgée de quinze ans fille de mr hector de villerav ecuyer Sr.dartigny officier dans une compagnie du détachement de la Marine et de dame Marie neveu ses pere et mere de cette parroisse d’autre part, les ay marié selon les regies et Coutumes observées en la Ste eglise en presence de Mr foseph germain ecuyer capitaine au regiment de la reine de Mr.Louis de parfourru ecuyer lieutenant au regiment de Languedoc de Mr dartigny pere de l’epouse de mr.paul neveu sevestre son oncle et de plusieurs autres qui tous ont signé.—• Demariflac — marie D’artignii (sic) — D’artignii (sic) — joseph Germain — Louis Deparfourru — jaques de parfourru — fr.Simonnet — neveuSevestre — Deatz vie.” Léon de Castes Nous avons peu de renseignements sur M.de Castes.Nous savons par son acte de mariage qu’il était officier au régiment de Languedoc.C’est à Montréal, le 20 juin 1757, que Léon de Castes épousa Marie-Amable Gamelin, fille de Joseph Gamelin et d’Angélique Giasson.Acte de mariage de Léon de Castes (Montréal, 20 juin 1757) "Le vingt juin mil sept cent cinquante sept apres la publication d un banc vue la dispense des deux autres accordée par Mre Estienne Montgolfier girand vicaire de Mgr Levesque de Quebec, je Sousigné ptre de cette paroisse député ace Sujet par mr Deat faisant les fonctions curiales ayant pris le mutuel consentement par paroles de present Leon De Castests officier au regiment de Languedoc fils de feu Je-rosme de Castets ancien capitaine au regiment de Luxembourg infanterie et de Dame Marthe d’abillon de Savignac — 295 — (sic) ses père et mère âgé de vingt six ans natif de Blaye en guyenne (sic) diocese de Bourdeaux d'une part et d'aussi nresente Demoiselle Amable Gamelin âgée de dix sept ans fille de Sr Joseph gamelin negotiant et de Dame Angélique giasson Ses peres et meres de cette paroisse d’autre part, les.ai mariés Selon les regies et coutumes observées en la Sainte Eglise en presence de Sr joseph gamelin pere de lepouse, de Magdeleine et Marie Gamelin Soeurs de lepouse, des Mrs De Marillac, Matissart, Le Duchast, Daiguebelle, tous les quatre capitaines au regiment de Languedoc, qui tous ont signés avec lepoux et L’epouse de ce enquis.— Leonde Castes (sic) — joseph gamelin — amable gamelin Le cher d’aiguebelle — Marie joseph gamelin — Mgd gamelin — Demarillac — Matissart — Le Duchat — Jolli-vet ptre.” Marcel-Louis de Parfoitrni Deux officiers du nom de Parfourru servaient dans les régiments de Montcalm, l’un comme capitaine et l’autre comme lieutenant tous deux dans le régiment de Languedoc.Tacques, qualifié de chevalier de Parfourru, fut tué à la glorieuse journée de Carillon (8 juillet 1758).La bataille de Carillon fut une belle victoire pour les régiments de Montcalm mais ils furent durement éprouvés.Quatorze de leurs officiers furent tués et plus de vingt autres v reçurent de graves blessures.L’autre Parfourru se prénommait Marcel-Louis de Parfourru et avait une compagnie dans le régiment de Languedoc.Tl prit part aux derniers combats de la guerre de la Conquête et fut assez heureux de s’en tirer sans la moindre égratignure.M.de Parfourru fit partie du conseil de guerre du 15 septembre 1759 qui décida de rendre Québec aux Anglais.Il vota avec la majorité, c’est-à-dire pour la reddition de la ville.On sait qu’un seul des membres du conseil de guerre, 296 — M.de Piedmont, opta pour la défense de la place jusqu’à la dernière extrémité.M.de Parfourru s’embarqua pour la France avec la garnison de Québec à l’automne de 1759.Mais il avait épousé, à Montréal, le 11 janvier 1757, une Canadienne, Marguerite fie Couagne, fille de René de Couagne et de Louise Pothier La verdure.Madame de Parfourru dut rejoindre son mari en France car nous n’en voyons plus mention après 1760.Les officiers de Parfourru étaient-ils frères?Nous n’avons pu nous en assurer.La famille de Couagne était une des familles les plus considérées de Montréal.Mais M.de Couagne était dans le commerce.Et la noblesse française avait alors bien des préjugés contre les gens du commerce.Ceci explique peut-être la lettre énigmatique de Montcalm à M.de Bourlamaque, le 20 février 1757, un mois à peine après le mariage de M.de Parfourru.‘‘Dimanche, j’avais rassemblée des dames de France hors Mme de Parfourru qui m’a fait l’honneur de me venir voir, il v a trois jours, et en la voyant je me suis aperçu que l'amour avait des traits de puissance dont on ne pouvait pas rendre raison, non pas par l’impression qu’elle a faite sui mon coeur, mais bien par celle qu’elle a faite sur celui dt son époux.” Acte de mariage de Marcel-Louis de Parfourru (Montreal, 11 janvier 1757) "Le onze janvier mil sept cent cinquante sept, après la publication d’un ban vue la dispense des deux autres accordées par Mre etienne Montgolfier grand vicaire de Mgi leveque de québec Je soussigné faisant les fonctions curiales, ayant pris le mutuel consentement par paroles de present Marcel louis de parfourru capitaine au regiment de langue-doc âgé de vint neuf ans fils de Mrp Jacques de parfourru ecuver Seigneur et patron de la paroisse de Jouveau Diocese de Lisieux et de definite noble dame Marie madeleine de — 297 — Douze Ses pere et mere de lad paroisse de Jouveau d’une part et d’aussi présente dem'1' Marguerite Decouagne âgée de vint deux ans fille de Sr rené De couagne colonel des milices Bourgeoises et de defunte dame louise pothier laver-dure ses pere et mere de cette paroisse d’autre part, les ay marié selon les regies et coutumes observées en la S:” église en presence de Mr Jaques de parfourru ecuyer lieutenant au regiment de languedoc frere de lepoux, de mr Charles dai-gùebelle chevalier de St Louis capne aud regiment de mr réné decouagne père de lépouse et de mr demarillac ch"r de st louis cap"" aud.regiment, par tour ru — archange de couagne — marguerite de couagne — Demarillac — R.DeCouagne — Le cher daiguebell — Deat vie.— chs de parfourru — charlotte bertrand.” Le sieur de Morambert 11 y a eu dans le régiment fie Guyenne un lieutenant du nom de Morambert.On ne peut nier son existence puisque plusieurs pièces de la fin du régime français le mentionnent Mais nous doutons fort que le sieur de Morambert ait pris femme dans la Nouvelle-France.M.Suite lui fait épouser à Varennes, le 7 janvier 1773, Marie-Anne Soumande, fille de François-Marie Soumande et d’Elisabeth-Charlotte Gaul-thier de Varennes.L’acte de ce mariage au registre de Varennes ne se rapporte pas au sieur de Morambert mais à Jean-Baptiste Roussel, négociant, de Longueuil.veuf de Marie-Catherine Briquet.jusqu’à preuve du contraire il faut donc retrancher le lieutenant Morambert de la hste des officiers de Montcalm mariés dans la Nouvelle-France.Michel Monqon de Jurimeau Capitaine au régiment de Berry, il était âgé de trente ans lors de son mariage avec Amable Prudhotnme, veuve de Cordon de Villiers, à Montréal le 15 septembre 1760.La mariée était âgée de vingt-trois ans. 298 — Acte de maria f/e de Michel Mougon de Jurimeau (Montréal, 15 septembre 1760) “Le quinze septembre mil sept cent Soixante apres la publication d’un banc vû La dispense des deux autres accordée par Messire Estienne Montgolfier vicaire general du diocese de Quebec le siege vacant, je Sousigné ptre du Séminaire de S‘ Sulpice Licentier en Theologiie de la faculté de Paris et vicaire de cette paroisse, ayant pris le mutuel consentement par paroles de present Michel Marie Avice mougon de Jurimeau ecuyer Seigneur de lagarde Capitaine au regiment de Berry âgé de trente cinq ans fils de Charles Amateur Avice Ecuyer Seigneur de Mougon ancien exempt des gardes du Roy colonel de cavalerie et de Dame Blanche Colombe de Rasilly Ses pere et mere de la paroisse de Notre Dame de Niort diocese de Poitiers d’une part: et d’aussi présenté Dame A niable Prudhom âgée de vingt trois ans veuve de mr Coulon de Milliers Ecuyer capitaine d’infanterie chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de S‘ Louis, fille de Monsieur Louis Prttd homme (sic) Lieutenant Colonel de la milice et de Dame Louise Marin Ses pere et mere de cette paroisse d’autre part, les ai marié selon les regies et coutumes observées en la St0 église en presence du pere de lepouse, des Srs Jean Baptiste hervieux Son oncle, Jean Paul De fouillhiac commandant du bataillon de Berv, Pierre Lvma-rec de Traurout (sic) capitaine dudit Regiment et de plusieurs autres parents et amys qui ont tous signés.— L.Prudhomme — Jurimeau — amable prudhomme — foulhiac — chantigné — Milhau — hervieux — traurout (sic) — \ • deborine — Jollivet ptre.” I.c sieur Lalanne Il y avait sûrement un capitaine Lalanne dans le régiment de Languedoc.Dans l’acte de mariage du soldat Nicolas Gouchs à Saint-Erançois-du-Lac, le 26 février 1759, il est dit qu'il appartenait à la “compagnie de Lalanne, régiment de Languedoc”. — 299 De là on a conclu que Jean-Antoine Lalanne qui épousa à Yerchères, le 7 octobre 1760.Marie-Josephte Guillot, était le capitaine Lalanne, du régiment de Languedoc.C’était, aller un peu vite en besogne.Nous donnons ici le texte de cet acte de mariage.“L’an mil Sept cens soixante le sept d’octobre après la publication de trois Bans de mariage faite par trois dimanches consecutifs aux prônes des grandes messes de paroisse entre le Sr antoine la Lanne soldat au Regiment de Royal Roussillon fils de Jean Pierre la Lanne et de marie claire meric Scs pere et mere de la paroisse de St.michel delagrace archevesché de Carcassonne en Languedoc d’une part et Marie Joseph Guillet fille de défunt Louis Guillet et de françoise Normandin Ses pere et mère de cette paroisse d’autre part, vu le témoignage de liberté dud epoux rendu pardevant monsieur legrand vicaire de ce Dioceze resté entre nos mains et entendu lesd.parties declarer et vouloir que marie joseph née d’ycelles le vingt de janvier dernier et baptisée en leur nom le vingt deux dud.mois, soit désormais regardée comme issue de legitime mariage et ne s’etant découvert aucun empêchement civil et canonique au dit mariage nous soussigné prestre curé de vercheres avons reçu leur mutuel consentement de mariage par paroles de present en presence de françois Blot et de Jean Baptiste Chapû (sic) amis de l’Epoux et du coté de la fille de Joseph, J^ouis et michel Guillet ses freres et de plusieurs autres parens et amis dont les uns ont sigtné les autres ayant déclaré ne le Scavoir de ce En-qui suiv‘ lord1-0 ainsv signés Lalanne — marie joseph Guillet — Joseph Guillet — Louis Guillet — Jean Manset (sic) — Mercereau ptre.” Edwie Henry Edme Henry était chirurgien-major du régiment Roval-Roussillon arrivé à Québec en 1755.M.Henrv avait la confiance du marquis de Montcalm puisqu’il écrivait au chevalier de Lévis en juin 1756: “Lors- — 300 — que le sieur Henry, chirurgien de Royal-Roussillon, sera arrivé, il faut lui confier la direction des hôpitaux en l’absence du sieur Arnoux”.Le chirurgien Henry épousa à Longueuil, le 20 janvier 1760, Geneviève Fournier, fille d’Adrien Fournier dit Préfontaine et de Catherine Boutheiller.Le chirurgien Edme Henry retourna en France avec son régiment une fois la guerre terminée au Canada.D’après Al.F.-J.Audet, après quelques années de séjour en France, il serait revenu en Amérique et aurait vécu aux îles Saint-Pierre et Miquelon jusqu’à sa mort.Le chirurgien Henry laissait un fils au Canada, Edme Henry, qui fut probablement élevé par les parents de sa mère.AI.F.-J.Audet a longuement parlé dans le Bulletin des Recherches Historiques de 1927 (pp.150 et seq) de AI.Henry fils qui eut une carrière assez intéressante.Acte de mariaçqc d'Edmc Henry (Longueuil, 20 janvier 1760) “L’an de N.S.mil Sept Cent Soixante et le vingt du mois de Janvier après La publication d’un Banc de promesse de mariage Sans aucun Empêchement et vû la dispense des deux autres bancs accordée par AP legrand Vicaire Signée Mongol fier, vu aussi la permission de AP le chevalier de Levis maréchal des camps commandant les troupes du Roy en cette colonie, Signée le chevalier de Lévis, Entre le Sr Edme henry chirurgien major à la suite du Regiment de Royal Roussillon tils du S' Alichel henry negotiant et de Dame AF Louise Brian de la paroisse de S' didier diocese de Langres d’une part et genevieve founder fille de adrien founder dit prefontaine et Catherine Bouteiller de Cette paroisse d’autre part.Je Soussigné ay reçu leur mutuel consentement par parole de present et leur ay donné la Benediction nuptiale en presence du coté de l’Epoux de messire Jean Douglas chevalier de Bassignac ; chevalier de lordre militai- — 301 re de S' Louis capitaine and' Regiment et du Sr Etienne Massé chirurgien major a la Suite du Regiment de Bearn dune part et de françois Bouteiller oncle, de Louis Basile Letevie et marie archange founder Soeurs et Beau frere de lad.Epouse lesd.Epoux et tous autres Excepté françois Bouteiller ont signé avec moy.— henry (sic) — Genevieve founder — Douglas de Bassignac — Massé — Marie archange founder — j.Ysambart — p.c.de Longueuil.” Le mariage manque de M.de La Parqui'ere Terminons cette petite nomenclature des officiers de Dieskau et de Montcalm mariés dans la Nouvelle-France par l’histoire du mariage manqué de M.de La Parquière, capitaine au régiment de Béarn et chevalier de Saint-Louis.Le 11 novembre 1757, Montcalm écrivait de Québec, au chevalier de Lévis, alors à Montréal: "Je vous envoie une lettre de M.de la Parquière, capitaine en second du régiment de Béarn, qui vous prouvera qu’à tout âge on peut faire des folies.Quoique jusqu’à présent il se soit fait nombre de mariages ridicules parmi les officiers des troupes de terre, il est des bornes à tout, et l’on finirait par me demander à épouser des servantes.Dites à ce chevalier de Saint-Louis que je ne lui réponds pas parce qu’il m’est dur, quoique nécessaire de refuser à un homme de son âge la permission de faire une folie indécente, que je lui renvoie sa lettre pour qu'il ne reste pas entre mes mains vestige d’une proposition ridicule de la part d’un officier à qui je veux conserver toute mon estime.Je ne doute pas, vu la proximité, cet officier n’habite Laprairie; c’est le cas de le faire rester à ses drapeaux, quoique ce ne soit pas un petit jeune homme.Si ce vieux officier a promis indiscrètement parole à cette petite bourgeoise, mon refus doit lui faire grand plaisir et le mettre à l’aise, parce que nous ne sommes jamais astreints à tenir que les paroles qui dépendent entièrement de nous.Il aura fait tout ce qui était en lui en me demandant la permission; mon refus le met à l’aise.Si vous voulez vous faire appuyer dans la remontrance que vous lui ferez par — 302 — celui de ses camarades, en qui il a le plus de confiance, adressez-vous à l’empereur de la Chine, qui, suivant M.de Bour-lamaque, veut faire alliance avec le Grand Mogol, c’est-à-dire a Montgay.Au reste, honni soit qui mal y pense sur cette mauvaise plaisanterie que je viens de faire”.M.de Montcalm réussit, croyons-nous, à empêcher le mariage de M.de la Parquière (1).P.-G.R.LE BRIGADIER OMMEN OU HUMAN 11 y a brigadier et brigadier comme il y a fagot et fagot.Dans 1 ancienne armée française comme dans celle d’aujourd’hui le brigadier est celui qui commande une brigade.Celle-ci, si elle est composée de plusieurs régiments, est commandée, évidemment, par un officier supérieur, un général.Mais il y a aussi un sous-officier, dans l’armée comme dans la gendarmerie, qui a le grade ou le titre de brigadier.Celui-ci ne commande que quelques hommes.M- de Saint-Rome, capitaine de cavalerie, fut chargé en 1759 de former un petit corps de cavalerie pour aider aux troupes d infanterie qui défendaient Québec.On sait que les cavaliers de M.de Saint-Rome réussirent à faire entrer un peu de provisions dans Québec après la fatale journée du 13 septembre.Johannat Human — que Mgr Tanguay nomme Jean Oumen — faisait partie de la troupe d’élite de M.de Saint-Rome en qualité de brigadier.L,e brigadier Human épousa à la Pointe-aux-Trembles de Québec, le 13 octobre 1760, Marie-Angélique Laroche, veuve de^ Joseph Morisset.Son acte de mariage rédigé par le curé Chartier de Lotbinière ne lui donne aucune qualité mais c’est bien du brigadier Human dont il s’agit: » 303 — “L’an mille Sept cent Soixante et le treize octobre après la publication des trois bancs de mariage faite au prosne des messes paroisiales a trois dimanches consecutifs entre Sr Jean Oman fils de Sr feu André Oman et de Mlle Feüe Catherine Crème de la paroisse Vignere Simple de l’evesché de Strasbourt d’une part et de Mlle Marie Angélique Laroche veuve de Sr Joseph Morisset de cette paroisse d’autre part et en consequence de la permission de Mr.Briand vicaire general du diocese cpii atteste et recommit Sa liberté je Sou-signé pretre et Curé de Neuville après avoir receu leurs mutuel consentement par paroles de present leurs ay donné la benediction nuptiale Suivant le rit de ce diocese presences des Sieurs Jean Ponce, Charles Richard, Augustin Mathe et Joseph Trudel témoins and.lieu lesquels ne Savent pas Signer excepté le Contractait et ceux qui Suivent de ce interpellé lecture faite Suivant lord"' (Signe) Johannat Human, Pons, Trudel, Chartier de Lotbinière, Ptre/’ Nous ignorons ce que devint le brigadier Human api es 1760.11 retourna probablement en France après la capitulation de Montréal.UN CANADIEN AU SÉNÉGAL Les orateurs patriotiques et même les livres ont répandu un peu partout cette légende: A la Conquête, les nobles nous ont abandonnés pour aller vivre en b rance ou dans ses colonies.Heureusement, des chercheurs ont ete au tonci des choses et ont prouvé que les familles nobles qui laissèrent le Canada à partir de 1760 étaient plutôt 1 exception.Ce qui a donné naissance à cette légende, probablement, est l’exode d’un certain nombre d’officiers des troupes canadiennes qui appartenaient à la noblesse.Ceux-ci, en ete, ne pouvaient continuer leur carrière militaire dans la colonie.Au début de la domination anglaise, les Canadiens ne pouvaient entrer dans 1 armée anglaise comme ot îciers.o nationaux étaient donc obligés d’abandonner la çarnere militaire ou de s’expatrier.Le gouvernement du roi de 1 rance — 304 — fut généreux sur ce point pour les Canadiens, plusieurs obtinrent des commissions d’officiers dans des régiments coloniaux.Voici un officier canadien qui alla mourir à Corée, dans a colonie de Senegal, dans l’Afrique occidentale, cinq ans affres le traité qui cédait définitivement le Canada à l’Angleterre.Jean-Baptiste-François Charly né à Montréal le 5 novembre 1/28 du mariage d’André Charly et de Louise-Catherine d Ailleboust de Manthet, entra dans les troupes de a manne et servit d’abord à File Royale.Il revint au Canada en 1758 et fut aide-major à Montréal jusqu’à la fin du regime français.Al.Charly passa en France en 1761 et fut assez heu-i eux d obtenir la promesse d’une commission dans les troupes coloniales.Il revint au Canada en 1763 pour s’y marier et regler ses affaires.Il se rembarqua ensuite avec sa femme pour la France.Les autorités françaises lui confièrent le poste de major de Pile de Gorée et du corps des Volontaires d’Afrique entretenu en cette ile.Le brave officier ne garda pas son poste longtemps car il décéda à Corée le 8 janvier 1768 II avait été créé chevalier de Saint-Louis pendant son séjour en France en 1761.M Charly avait épousé, à Montréal, le 9 janvier 1764, Marie-Louise, fille de Daniel-Hyacinthe Liénard de Beau-jeu et de Michelle Foucault.Elle s’embarqua avec lui pour a brance mms nous ignorons si elle le suivit à Gorée.En ’ niat'an|fT veuve Charly était pensionnaire chez les re-îgieuses de 1 Union Chrétienne, à Tours.Elle se remaria peu apres au frère de sa mère, Denis-Nicolas Foucault, un Canadien.Ne a Quebec, M.Foucault avait été contrôleur de rAimannie' a'Ia NrVel,e-°rléans et y avait î°U(-‘ u'i certain ioie.Il décéda a l ours le 3 septembre 1807 et sa veuve lui survécut jusqu en 1823.Sans enfant, elle laissa ses biens à un parent canadien, Amédée Vincent Juchereau de Saint-Uenys (1).U) Aégldlus Fauteux.Les chevalins de Saint-Louis. — 305 LE CIMETIÈRE DES HÉROS Où est-il ce cimetière des héros?Combien le connaissent, l’ont visité, en ont entendu parler?Et, pourtant, il existe depuis près de deux siècles.Dans cet enclos inconnu de presque tous, seules d’humbles religieuses vont prier pour ceux qui y reposent.Celles qui vivent entre les murs du cloître n’oublient pas.Elles prient pour elles-mêmes, pour leurs familles, pour tous ceux qui ont besoin de prières.Elles n’oublient pas, non plus, les héros qui ont versé leur sang poulie salut de la patrie.Ce cimetière des héros c’est le petit enclos où furent inhumés les braves de 1759 et de 1760 qui après les batailles des Plaines d’Abraham et de Sainte-Fov furent transportés à l’Hôpital général de Québec et y succombèrent à leurs blessures.Combien sont-ils?Quelques centaines, et l’Hôpital général conserve le nom de chacun.Ces officiers et soldats font un peu partie du patrimoine des bonnes Soeurs.Ils furent soignés, encouragés, consolés par leurs devancières.La plupart moururent le sourire aux lèvres.Les Hospitalières ont le don de préparer à la mort, de la faire accepter comme une résurrection! Ceux qui meurent dans les hôpitaux K nues par des religieuses ne partent pas en désespérés.Quand les morts de 1759 et de 1760 furent inhumés au petit cimetière, l’Hôpital général était en pleine campagne.Seul le chant des oiseaux venait troubler leur sommeil.Peut-être aussi le chant des Soeurs, priant pour les morts, parvenait-il au petit cimetière?Depuis, Québec s'est agrandi Les champs cultivés d’autrefois qui entouraient 1 Ilopi a.général e' le préservaient des bruits du monde ont tait place ô des rues, des manufactures, à des centaines de maisons.La mort nivelle tout.Dans les cimetières de guerre de là-bas grands et petits sont enterrés cote a cote.C est c même ordre qui existe au cimetiere des héros.Les s 1 -soldats voisinent avec les officiers de tout rang.Les chevaliers de Saint-Louis sont enterres la a cote de pain res sol 306 — dats et miliciens qui ne savaient peut-être pas lire mais sa-v,-lient qu’en se battant sous les ordres de Montcalm et de Lévis ils défendaient leur pays.Petits dans la vie, leur sacrifice les a fait grands dans la mort.On a élevé des monuments aux chefs.Montcalm et Lévis ont leur statue à Québec et ailleurs.Ils y avaient droit.Mais ces officiers et soldats du cimetière des héros n’ont-ils pas droit, eux aussi, à notre reconnaissance, à notre souvenir r On ne peut élever un monument à chacun, évidemment.Mais une colonne, un stèle quelconque, ne devrait-il pas rappeler aux générations d’aujourd’hui et de demain que dans cet enclos de l’Hôpital général reposent une douzaine peut-être de chevaliers de Saint-Louis et des centaines d’officiers et de soldats morts pour le salut de leur pays?Je me sqtiviens, dit la devise de la province de Québec.Nous avons tout de même oublié pendant près de deux siècles les héros de 1759 et de 1760, décédés à l’Hôpital général de Québec.P.-G.R.LES JÉSUITES MORTS À QUÉBEC Une cinquantaine de Pères jésuites moururent au Collège de Québec de 1673 à 1759.Ce chiffre paraît élevé mais il ne faut pas oublier que les Pères trop âgés pour travailler dans les missions venaient finir leurs jours à leur maison de Québec.Les malades, ceux dont la santé compromise ou trop faible se retiraient également à Québec.La liste qui suit n’est peut-être pas complète mais elle donne du moins la grande majorité des Jésuites morts à Québec pendant le régime français.Jérôme Lalemant, 26 janvier 1673; brançois Boniface, 17 décembre 1674; André Richard, 21 mars 1681; Gabriel Druillettes, 8 avril 1681; Claude ! ijart, 10 novembre 1683; Pierre Chastellain, 25 307 — août 1684; Henri-Joseph Gassot, 12 décembre 1685; Jean Morain, 24 février 1688; Nicolas-Jean Potier, 4 mai 1689; Jacques Frerain, 20 juillet 1691 ; Pierre-Joseph-Marie Chau-monot, 21 février 1693; Claude Dablon, 3 mai 1697; Bona-venture Faure Lefebvre.6 décembre 1700; François de Crespieul, décembre 1702; Martin-Samuel Bouvart, 10 août 1705; Claude Chauchetière.17 avril 1709; Jacques Bigot, avril 1711; Antoine Silvy, 8 mai 1711; Claude Aveneau, 14 septembre 1711; Michel Germain de Couvert, 15 décembre 1714; François-Bertrand Guesnier, 18 décembre 1714: Leonard-Martin Dumans, 27 mars 1715; Louis André, 19 septembre 1715; François LeBrun, 16 juillet 1721; Joseph Germain, janvier 1722; Pierre Cholenec, 13 octobre 1/23; Pierre Raffeix, 29 août 1724; Etienne de Carheil.27 juillet 1726: Charles-Antoine de Courcy, 5 mai 1727; Tulien Garnier, 11 janvier 1730: Vast-Jean Huet, 10 août 17o3; Louis-Bertrand Gérard, 20 décembre 1735; Pierre de Lagrevé, 1736; Jean-Baptiste Chardon, 11 avril 1741; Jean-Baptiste Du Parc, 11 janvier 1742; Jacques D Heu, janvier L 42, Pierre de Lauzon, 5 septembre 1742: Jean-Pierre Damelou.23 mai 1744: Jean-Baptiste Maurice, 20 mars 1746; Tac-ques de Sirème, 28 août 1/4/ ; Pierre de La Chasse, _/ sep tembre 1749: Claude-Joseph Marie Canot, 23 avril 1751; Michel Guignas, 6 février 1752: Jacques Quentin de la Bre-tonnière, 1er août 1754; Gabriel Marcol, 17 octobre 1/ to, Armand de La Richardie.17 mars 1758; Nicolas De Connor.16 décembre 1759.Tous ces Pères Jésuites, on peut le supposer, furent inhumés dans les caves de la chapelle de leur collège.MaL le registre qui contenait les actes de sépulture n’existe plus et on est forcé de conjecturer.En outre de ces Pères une vingtaine de Frères Jésuites moururent aussi à Québec sous le régime français Eux aussi durent être inhumés dans les caves de la üiapüc Collège.Que sont devenus les ossements de tous ces distingues religieux.On voit par une résolution des marguilhers de — 308 — • Quebec, à la date du 3 mai 1807.qu’après la destruction de la chapelle du collège des Jésuites, les corps des Jésuites qui y étaient inhumés furent transportés dans les caves de la cathédrale de Québec aux frais de la Fabrique.La ville de Québec devait bien cet hommage à ces zélés éducateurs de la jeunesse.(Liste des missionnaires Jésuites.Nouvelle-France et Louisiane).LE SIEUR DE LA MONNERIE I ourrons-nous jamais établir une nomenclature com-pletc; et fidèle de tous les braves officiers français qui avant ¦ etablissement des troupes de la marine vinrent aider les colons de la Nouvelle-France à se défendre contre les attaques des Iroquois?Plusieurs de ces officiers furent tués par nos féroces ennemis.Les relations du temps mentionnent à peine leurs noms et le plus souvent fort incorrectement.Lu voici un qui eut la chance de se tirer indemne de ses dures rencontres avec les Iroquois mais n’en rendit pas moins de grands services à la colonie naissante de Montréal pai son activité et sa bravoure.Nous voulons parler du sieur de la Monnerie qui se distingua surtout en portant secours a Madeleine de Verchères, en 1692.Arrivé ici en 1685 en qualité d’enseigne, M.de la Mon-uu ie lut piomu lieutenant en 1691 par le gouverneur Frontenac.,,, , siège du tort de \ erchères par les Iroquois dans 1 ete de 1692 a été raconté par un témoin oculaire dont on ne peut mettre le témoignage en doute.Madeleine de Ver-cheres a.en effet, écrit une relation de cette attaque des Iroquois où elle nous dit tout ce qui se passa en dedans et aux environs du fort pendant les huits jours que dura cette angoissante alerte. — 309 “Le huitième jour de l’attaque, dit-elle, une sentinelle entendit du bruit du côté de la rivière.L'héroïne cria aussitôt: — Qui êtes-vous?Une voix lui répondit: — Français, c’est la Monnerie qui vient vous donner du secours.’ M.de la Monnerie et les quarante hommes qu'il.commandait débarquèrent aussitôt sur la grève et Madeleine de Verchères, faisant ouvrir la porte du fort, alla au-devant de ses sauveurs.Ecoutons le dialogue entre la jeune héroïne et l’officier de la Monnerie: — Monsieur, soyez le bienvenu; je vous rends les armes.__Mademoiselle, elles sont entre bonnes mains.Et Madeleine de Verchères, qui avait toujours le dernier mot, ajouta: — Meilleures que vous ne croyez, monsieur.Tl n’y a pas de doute que sans le secours apporte par M de la Monnerie, les défenseurs du fort de \ ercheres auraient fini par succomber aux attaques des Iroquois.Après 1692, nous n’avons guère de renseignements sur les fahs de guerre de M.de la Monnerie Kn 1/OL une apostille d’un rapport officiel dit de lui: “M.de la Monnerie natif du Poitou, âgé de 44 ans a etc sous-lieu enant dans le régiment de Nouilles en 16/.i lieutenant dans k meme régiment en 1677, venu au Caniada en 1685 ou ,1 a ^tc fait lieutenant et lieutenant en pied en 1691 A un brevet cl garde de la marine en 1694.Mane.Ron oft,ce.P.-G.P. — 310 — LA FAMILLE DE BELE Y DES ESSARTS François de Bercy des Fssarts Le spirituel conteur Aubert de Gaspé nous a fait connaître et aimer le Père de Berey, qui fut le dernier commissaire provincial des Récollets au Canada.Sans l’auteur des ' lm'[cus Canadiens et des Mémoires, le Récollet de Berey serait peut-etre oublié aujourd’hui comme des douzaines d auti es, prêtres et religieux de l’ancien régime.L’origina-ite et l’excentricité font parfois plus pour faire passer un homme à la postérité que le vrai mérite.Il est bien triste de 1 avouer mais la nature humaine est ainsi faite quelle distingue plus ces types que ceux qui font le bien dans le silence et 1 obscurité.Ce n’est pas d’aujourd’hui, d’ailleurs, que le bruit du tambour et des cymbales attire les foules sur les places publiques.t )n a cru que le Père de Berey était Français.On se ti ompait.Sa famile était dans le pays depuis un siècle lors de sa mort.En effet, M.Benjamin Suite signale comme parrain aux 1 rois-Rivières, le 1er septembre i 703, François de beiev, sieur des Essarts, officier dans les troupes du détachement, de la marine.Citons l’acte où apparaît le nom de M.de Berey des Essarts pour la première fois dans notre pays : , , “Ce jourd’hui, premier de septembre de l’année 1703.a ete baptisée Françoise-Véronique Lefebvre, fille de Michel Lefebvre dit de Lassiseraye.I,a mère Catherine Trottier.Le pairain, François de Berey, écuier, sieur des Essarts; la marraine Véronique Veron.Fait en la paroisse des Trois-Rivières les jour et an que dessus.” , î/ac(t> es* cntr
de

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