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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1944-12, Collections de BAnQ.

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Vol.L LÉVIS — DÉCEMBRE 1944 No 12 LE BULLETIN DES Recherches Historiques ORGANE DU BUREAU DES ARCHIVES DB LA PROVINCE DE QUÉBEC O notre Histoire, écrin de perles ignorées Je baise avec amour tes pages vénérée» DIBBOTETUB PIERRE-GEORGES ROY LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Vol.L LÉVIS - DÉCEMBRE 1944 No 12 LE PÈRE CLAUDE-CHARLES DE BEREY (Suite et fin) Le Père de Bercy et sa pension On sait ([ue le gouvernement anglais, après s'être emparé de la Nouvelle-France, décida que les Jésuites et les Récollets ne se perpétueraient pas dans le pays.Les nouveaux maîtres du Canada transformèrent le collège des Jésuites de Québec en casernes, mais les Pères Jésuites qui avaient survécu à la Conquête y conservèrent quelques pièces.Les Récollets, plus chanceux, ne furent pas chassés de leur couvent.Seulement, leur chapelle servit au culte protestant pendant quelques années.Les Récollets continuèrent à habiter leur couvent jusqu’à l’incendie de 1796.M.de Gaspé, dans ses Mémoires, nous apprend que le Père de Berey recevait du gouvernement anglais un traitement ou une pension de cinq cents louis, équivalent à quinze cents louis de nos jours.Aussi avait-il ses appartements séparés, où il recevait ses amis, donnait des dîners aux gouverneurs, voire même au duc de Kent.M.de Gaspé ne semble pas très certain de son avancé puisqu’il prend la peine d’ajouter: je l’ai souvent entendu dire. — 354 — Ceux qui avaient informé M.de Gaspé étaient dans le vrai.Le Père de Berey reçut une pension du gouvernement pendant plusieurs années.L’inventaire de la succession du Père de Berey, dressé par le notaire Michel Berthelot le 21 mai 1800, révèle la vérité à ce sujet.Au chapitre des dettes actives dé la succession, M.Berthelot écrit: “Dû au gouvernement par le Révérend Père Berey un mois d’appointement pour pension, laquelle somme le dit curateur (François Duval) ne peut dire à quoi elle peut se monter, le dit Révérend Berey ayant pris de-, accomptes”.On sera peut-être surpris de constater ce traitement de faveur pour les Pères Récollets quand les Pères Jésuites, eu k, ne recevaient rien du gouvernement.Il y a une distinction à établir ici.Les Récollets appartenaient à un ordre mendiant.Ils n’avaient pas de seigneuries ni ne tiraient aucun revenu de leurs terres.Ils vivaient des aumônes qu’on voulait bien leur faire.De là, l’obligation morale du gouvernement de les aider.Les gouverneurs anglais comprirent qu’en les empêchant de se perpétuer on mettait les survivants dans l’indigence absolue et c’est pourquoi ils n’hésitèrent pas à donner une pension au Père de Berey, qui devait aider ses frères en religion.Le cas n’était pas le même pour les Pères Jésuites.Ceux-ci avaient plusieurs seigneuries, et le gouvernement leur permit d’en retirer les revenus jusqu’à la mort du Père Casot, le dernier survivant de cet ordre, arrivée en mars 1800.Il resterait à établir si, à l’aide de sa pension, le Père de Berey aida réellement ses frères en religion.Nous voulons le croire mais aucune preuve écrite ne nous le dit. — 355 — Le Père de Berey et 1’Habeas Corpus On sait que la loi de l’Habeas Corpus qui existe en Angleterre depuis le règne de Charles II garantit la liberté du sujet en ce sens qu’un individu qui se croit arrêté injustement a le droit d’aller devant un juge pour obtenir sa liberté si son arrestation n’est pas valide.Les Anglais tiennent à leur loi d’Habeas Corpus comme à la prunelle de leurs yeux.Et ils ont raison car, avant eux, aucun pays au monde n’avait adopté une loi aussi libérale.Nos pères aimaient les lois françaises.Toutefois, ils ne tardèrent pas à se- rendre compte que certaines lois anglaises étaient supérieures aux lois en vigueur dans l’ancienne colonie de la Nouvelle-France, et ils demandèrent de bonne heure la liberté du sujet comme elle existait en Angleterre.En 1784, des requêtes circulèrent dans le pays pour obtenir d’étendre au Canada la loi de VHabeas Corpus.Le gouverneur Haldimand, si universellement détesté par les Canadiens-français, favorisa de toutes ses forces l’introduction d’une loi aussi bienfaisante dans le pays.N’avons-nous pas là une nouvelle preuve que nos historiens ont été trop sévères pour Haldimand?Notre historien national F.-X.Garneau, d’ordinaire antipathique à Haldimand, lui rend justice sur ce point, “11 serait injuste, dit-il, de faire peser toute la responsabilité de ses rigueurs sur lui seul.On doit reconnaître, à travers les préjugés et les préventions qui l’obsédaient, ses intentions bienveillantes pour les Canadiens”.t ! * C’est l’année suivante, en 1785, que le Conseil législatif adopta la loi 24 George III, chapitre T.Cette ordonnance ne donnait pas toutes les dispositions de la loi anglaise de YHa-bcas Corpus, mais elle garantissait au moins le sujet canadien contre les arrestations injustes.Au Conseil législatif, la nouvelle loi eut des adversaires tenaces.Les victoires ne se remportent pas sans lutte et, en — 356 — 1785, la victoire de la liberté du sujet rie fut remportée qu’a-près une lutte très contestée.Dans la notice qu’il a consacrée au Père de Berey dans son Panthéon Canadien, Maximilien Bibaud écrit que le Père réclama contre la proposition de M.de Lacorne Saint-Duc d’exclure les communautés religieuses du bénéfice de VHabeas Corpus.C’est précisément au Conseil législatif que M.de Lacorne Saint-Luc, pourtant très entiché des lois et coutumes anglaises, s’opposa à la loi de VHabeas Corpus.Il voulait s’en tenir à la constitution de 1774, qui d’après lui, était très libérale pour les Canadiens.C’est au cours de la discussion que M.de Lacorne Saint-Luc fit ses remarques au sujet des communautés religieuses.Il n’avait aucun grief contre elles mais il prétendit qu’elles n’avaient pas besoin des privilèges de YHabeas Corpus.Le Père de Berey, évdemment, ne faisait pas partie du Conseil législatif mais il était remuant et ne se gênait pas de dire ce qu’il pensait.Il protesta énergiquement contre l’exclusion des religieux des privilèges de la loi qu’on voulait faire entrer dans les statuts.Le Père de Berey, prédicateur Les Archives de l’Archevêché de Québec possèdent un curieux billet de Mgr Jean-François Hubert au Père de Berey.Il est en date du 17 juin 1793.Mgr Hubert écrit au commissaire provincial des Récollets qu’il a appris son indisposition à la suite de son dernier sermon à la cathédrale ; en conséquence, il le dispense de faire le sermon à la même Cathédrale le jour de la Dédicace.La Dédicace était autrefois une fête d’obligation dans le diocèse de Québec.C’était une des grandes fêtes de l’année et il semble que si le Père de Berey n’avait pas été un prédicateur de quelque renom il n’aurait pas été invité par — 357 — l'évêque à donner le sermon dans une occasion aussi solennelle.Le Père de Berey était-il réellement un orateur éloquent?Aucun de ses sermons n’a été conservé et il est assez difficile de se prononcer avec connaissance de cause sur ce point.La tradition, toutefois, veut que le Père de Berey ail été un des meilleurs prédicateurs de son temps.Dans l’étude qu’il a consacré au Frère Louis, le dernier Frère lai récollet, l’abbé Trudelle invoque le témoignage de l’abbé Proulx, qui avait été presque un contemporain du Père de Berey.M.Proulx disait à l’abbé Trudelle que le Père de Berey passait pour grand prédicateur et qu’il était souvent invité par Mgr Bailly de Messein à prêcher dans la paroisse de la Pointeaux-Trembles dont l’évêque coadjuteur était curé.Il ne faut pas oublier qu’on cultivait avec soin l’éloquence sacrée sous le régime français au Canada.On donnait des cours d’éloquence au collège des Jésuites et le séminaire de Québec veillait scrupuleusement à ce que ses prêtres s’expriment avec facilité dans la chaire sacrée.Quelques oraisons funèbres prononcées à Québec et à Montréal ont été publiées ou conservées et la critique moderne plutôt mal disposée à l’égard des écrivains et des orateurs qui ont précédé le dix-huitième siècle en a fait des éloges flatteurs.Citons parmi ces pièces d’éloquence les oraisons funèbres de Mgr de Laval, de Mgr de Saint-Vallier, de Mgr de Lauberivière, de Mgr de Pontbriand, de Jeanne Le Ber, du gouverneur Frontenac, du gouverneur de Callières.La plupart des sermons de l’abbé de La Colombière ont été conservés et ils mériteraient, au dire de bons connaisseurs, d’être publiés.On aurait là la preuve que ce régime français si arriéré comptait après tout des hommes de valeur dans plusieurs domaines.Le chanoine Fornel a laissé la réputation d’un orateur de grand talent, et le Jésuite Duplessis, né et élevé à Québec, n’a-t-il pas été un des prédicateurs les plus populaires de la vieille France? — 358 L’éloquence, sans doute, est jusqu’à un certain point un don de naissance mais ce don il faut le cultiver et le développer afin de le perfectionner.Le Père de Bercy mit en pratique les leçons reçues au séminaire de Québec et, plus tard, devint un orateur fort goûté.Le Père de Berey et le duc de Kent On l’a écrit plusieurs fois avant nous.Le duc de Kent, père de la reine Victoria, pendant ses sept années de séjour à Québec, fréquenta beaucoup plus les Canadiens-français que les Anglais.Ses relations avec les membres de la famille de Salaberry, le curé Renault, etc, etc, sont bien connues.Le duc de Kent habitait, rue Saint-Louis, la maison qui a pris le nom de Kent House, presqu’en face du couvent des Récollets.Il connut donc le Père de Berey qui devint un de ses amis.M.de Gaspé, dans ses Mémoires, raconte une aventure savoureuse au sujet du duc de Kent et du Père Récollet: “Le duc de Kent, dit-il, avait reçu une invitation du Père pour midi, heure à laquelle finissait la parade qui avait lieu vis-à-vis du couvent des Récollets.Le Père de Berey, qui avait été aumônier d’un régiment, qui avait même été blessé en administrant les mourants sur un champ de bataille, avait des goûts et des allures tant soit peu soldatesques.“Or donc, au jour convenu, voulant recevoir dignement le fils de son souverain, il avait fait disposer un petit parc d’artillerie, vrai chef-d’oeuvre de mécanique, qui devait faire feu à midi sonnant, au moment de l’arrivée du prince et de ses aides de camp.Ces petits canons d’étain ou de plomb, montés sur de jolis affûts, étaient l’oeuvre d’un des Frères du couvent et devaient tous tonner à la fois.“Soit que le prince, qui était un grand martinet, comme disent les Anglais (car il allait souvent pendant l’été, suivant — 359 l’expression des soldats de son régiment, faire la bacchanale dans les casernes dès trois heures du matin, pour activer les paresseux à grands renforts de coups de canne), soit que le duc de Kent, dis-je, eût assez discipliné son régiment ce jour-là, ou pour un autre motif, il termina la parade vingt minutes plus tôt que de coutume et s’enfila dans le couvent avec ses aides de camp.Le Père de Berey, pris à l’improviste et au désespoir de n’avoir pu faire jouer ses pièces d’artillerie au moment où le prince faisait son entrée par la grande porte du couvent, le Père de Berey, qui était prompt comme ia poudre, s’écria d’un ton assez bourru : “— Monseigneur, on ne surprend que ses ennemis.Te pensais Votre Seigneurie trop stricte sur la discipline pour abréger une parade, afin de monter à l’improviste à l’assaut d’un paisible couvent.“Le duc de Kent, après s’être fait expliquer la cause de la mauvaise humeur du fils de saint François, ne put s’empêcher d’en rire de bon coeur.Le Père de Berey, qui ne voulait pas s’être mis en frais de galanterie en pure perle, demanda au prince à la fin du dessert la permission de boire à sa santé.Et comme il prononçait ces mots: “Messieurs, à Mgr le duc de Kent”, une détonation formidable du parc d’artillerie, rapproché près de la porte du réfectoire, fit vibrer les vitres de l’appartement”.Le départ du duc de Kent Le départ du duc de Kent de Québec en 1794 fut si im promptu qu’il n’eut pas même le temps de faire ses adieux à ses meilleurs amis.Le clergé de la capitale voulait cependant exprimer ses sentiments de gratitude au fils du roi pour la bienveillance qu’il lui avait témoignée en toute occasion.La mode était alors aux adresses.C’est cette forme de politesse qu’on adopta.Vadresse du clergé lui fut envoyée à son nouveau poste, les signataires n’ayant pas pu la lui remettre avant son départ. — 360 — Qui rédigea cette adresse?Rien ne nous le dit, mais elle est bien dans le ton ordinaire du Père de Berey.Ce qui nous fait croire surtout qu’elle fut l’oeuvre du Père de Berey c’esi que sa signature est la dernière du document.Sa qualité de commissaire provincial des Récollets lui donnait, il nous semble, préséance sur plusieurs des prêtres qui la signèrent avec lui.“Qu’il plaise à Votre Altesse Royale, disait l’adresse, nous les habitants de la ville de Québec demandons très humblement à Votre Altesse Royale permission de lui présenter l’hommage de notre profond respect, nous la supplions de vouloir bien agréer nos compliments sincères de félicitation sur sa dernière promotion, qui va donner un libre essor à ses talents et à son zèle pour l’avantage et la gloire de la patrie, cette seule considération peut adoucir les regirets que le départ de Votre Altesse laissera dans cette Province.“La bienveillance et l’attention de Votre Altesse Royale à soulager et protéger nos concitoyens en toutes circonstances fâcheuses, son affabilité et ses bontés à l’égard de tous ceux qui ont eu l’honneur de l’approcher, la réunion de toutes les qualités aimables qui peuvent gagner les coeurs, ont rempli les nôtres de sentiments ineffaçables d’admiration et de reconnaissance.“Permettez-nous d’assurer Votre Altesse de notre attachement invariable à sa personne, et de lui faire part des voeux ardents que nous formons pour qu’en toute occasion la gloire et les succès marchent sur ses pas.“Nous demandons humblement à Votre Altesse Royale permission de saisir cette occasion pour déclarer nos sentiments inviolables de fidélité et loyauté envers notre très gracieux Souverain et toute son auguste famille, et de témoigner notre ferme attachement pour l’incomparable constitution de notre Mère Patrie.Ce sont là des sentiments que nous ne cesserons d’inculquer à nos enfants et que nous tâcherons de faire passer jusqu’à notre postérité la plus reculée”. - 361 — Les rapports du Pcrc de Bercy et de Haldimand On a vu que le duc de Kent prisait beaucoup la compagnie du Père de Berey.Le père de la reine Victoria parlait et écrivait le français aussi bien que l’anglais, sa langue maternelle.Madame de Saint-Laurent sa compagne pendant tout son séjour à Québec était française et la plupart de ses domestiques étaient aussi d’origine française.Bref, le duc de Kent aimait l’esprit français, la répartie française, la finesse française.Le Père de Berey possédait ces charmes et c’est pourquoi le duc de Kent se plaisait en sa compagnie.Un autre personnage qui aimait la compagnie du Père de Berey est le général Haldimand qui vécut à Québec.Haldimand, suisse d’origine, parlait plutôt le français que l’anglais.Son journal intime et la plupart de ses lettres sont écrits dans cette langue.On lui a fait une réputation de croque-mitaine.Peut-être butor dans sa vie militaire comme la plupart des officiers de son temps, dans la vie privée, Haldimand était galant et aimable.Madame de Riedesel, qui le rencontra plusieurs fois à Québec, lui rend ce témoignage.Haldimand estimait-il le Père de Berey pour les mêmes raisons que le duc de Kent?Nous l’ignorons, mais nous savons que le Père de Berey obtint quelques faveurs de Haldimand pour lui-même, pour son couvent et peut-être aussi pour d’autres, compromis dans des aventures politiques.En 1779, M.Porlier, curé de Saint-Ours, demandait au gouverneur Haldimand de lui confier une mission.Laquelle?Nous n’avons pu nous en assurer, la lettre du curé de Saint-Ours n’ayant pas été conservée.Mais la réponse de Haldimand au curé Porlier du 5 juin 1779 a été conservée et le gouverneur lui répond qu’il ne peut lui confier la mission demandée puisqu’il vient de l’accorder au Père de Berey.Cette mission confiée au Père de Berey est une énigTne pour nous.Qui la résoudra? 362 — Un démenti du Père de Bercy La vieille Gazette de Québec, le premier journal public dans notre Province, ne donnait pas souvent de nouvelles locales.Elle se contentait le plus souvent de publier dans ses colonnes les nouvelles d’Europe et des Etats-Unis.Cependant, le 19 septembre 1793, la Gazette de Québec publiait la note suivante: “Nous apprenons que le Révérend Père Berrey, seul père survivant de l’ordre des Recolets, doit céder l’Egilise et le couvent de cet ordre pour être convertis en une église protestante, et servir de résidence à l’Evêque protestant.Le Gouvernement lui accordera en conséquence une honnête pension durant sa vie.” Nous ignorons si les quelques religieux Récollets qui vivaient au couvent des Récollets lisaient la Gazette de Québec.En tout cas, le Père de Berev ne tarda pas à être mis au courant de la nouvelle publiée dans ce journal et, immédiatement, il écrivit la rectification suivante qui parut dans le numéro suivant de la Gazette de Québec, celui du 26 septembre 1793.Il s’adressait à l’imprimeur du journal: “Monsieur, disait-il, vous êtes prié d’inscrire dans votre gazette prochaine, afin que le public soit parfaitement instruit et désabusé; que l’auteur anonyme du paragraphe inséré dans la Gazette du 19e Septembre, s’il n’est pas un fallacieux et malicieux imposteur, ennemi du bon ordre, a fait du moins une erreur trop forte pour la produire ainsi publiquement.On répond à son faux exposé que le Révérend Père de Bérey n’est nullement le seul survivant de l’ordre des Récollets, et que plusieurs autres lui sont adjoints; qu’il ne doit par aucun motif, qu’il ne peut pas même par lui seul sans leur consentement céder et faire un abandon de l’Eglise et maison de son ordre et qu’il n’y est aucunement disposé, la manière d’agir bienfaisante et désintéressée qu’il a toujours eue jusqu’à ce jour envers le peuple Protestant, en leur permettant et même facilitant l’exercice de leur religon dans son Eglise, est une preuve trop publique et authentique de son zèle attentif à 363 — obliger un chacun clans la diversité de ses sentiments, pour qu’il soit dit que contre le droit des gens, l’on veuille le dépouiller, ainsi que ses adjoints, de leurs propriétés, et qu’une Nation dont l’urbanité, les sentiments d’honneur et d’humanité forment le caractère, puisse lui dire et à ses conjoints: haec mea sunt veteres migrate coloni.” Le Père de Berey et l’autorité diocésaine Le Père de Berey, nous l’avons vu, causa quelques ennuis à Mgr Briand et, plus tard, à Mgr Hubert.Mais le provincial des Récollets, malgré son indépendance de caractère et ses initiatives un peu osées parfois, était loyal à l’autorité diocésaine.Aussi, quand vinrent les déplaisants démêlés de Mgr Bailly de Messein, évêque de Capse, et de Mgr Hubert, évêque de Québec, le Père de Berey n’hésita pas à briser une amitié qui durait depuis un grand nombre d’années avec l’évêque coadjuteur, pour se ranger du côté de l’autorité légitime représentée par Mgr Hubert.Avec un entêtement et un manque de jugement inconcevables, Mgr Bailly de Messein avait été jusqu’à se servir de la Gazette de Québec pour porter à la connaissance du public ses griefs contre Mgr Hubert.Les prêtres de Québec furent bien obligés de le suivre sur ce terrain pour défendre leur évêque.Et, le 6 mai 1790, la Gazette de Québec publiait la protestation suivante contre les attaques de l’évêque de Capse : “Pour manifester notre esprit de subordination, et rendre à la vérité l’hommage qui lui est dû, nous nous servons de la voie du papier public; la même qu’a employée l’Evcque de Capse, pour avancer témérairement que ses réflexions contre notre digne Evêque sont aussi celles de son Clergé.Nous protestons hautement que nous n’approuvons point de pareilles réflexions; nous les rejetons au contraire et les regardons comme des semences de division. — 364 — “Ce sont là les expressions les plus modérées dont nous puissions nous servir pour désavouer l’écrit de l’Evêque de Capse, inséré dans la Gazette de Québec du 29“e Avril dernier, et ceux qui pourraient paraître dans le même goût.“Nous sommes persuadés que ces sentiments sont aussi ceux de la plus grande partie du Clergé de ce diocèse, et de la plus saine partie des citoyens tant de Québec que de Montreal; et nous nous flattons qu’ils n’approuvent de toute sa lettre que ces dernières lignes: votre clergé vous aime et vous respecte, les citoyens vous regardent comme un des plus dignes pasteurs du Canada”.Cette protestation était signée par M.Gravé, vicaire général, M.Aug.-D.Hubert, curé de Québec, M.Bédard, procureur du Séminaire, MM.Boissonnault, Dubord, Sabrerais, Robitaillc, etc, etc.Le Père Girault, supérieur des Jésuites, et le Père de Berey, provincial des Récollets, avaient tenus a se joindre a leurs confreres du clergé séculier pour désavouer les attaques de Mgr Bailly de Messein contre Mgr Hubert.Et on trouve leurs signatures au bas de la communication parue dans la Gazette de Québec du 6 mai 1790.Le Père de Bercy et les prêtres français On a beaucoup parlé de la.colonie française que le comte de Puisaye tenta d’établir dans le Haut-Canada en 1798.Ces Français, presque tous d’ancienne noblesse, avaient certains moyens, mais les autorités anglaises, méfiantes, les avaient dirigés dans 1 Ontario habitée presque totalement par des protestants de langue anglaise.Les Français se trouvèrent vite dépaysés au milieu de cette population qui leur était relati-\ ement hostile.Ils retournèrent presque tous en Europe au bout de quelques années.Le résultat n’aurait-il pas été meilleur si la colonie du comte de Puisaye avait été établie dans la prpvince de Québec où les nobles français auraient trouvé des frères de langue et de religion? — 365 — Mais il s’agit ici d’un projet antérieur à l’essai infructueux du comte de Puisaye et de ses amis.En 1792 et 1793.il avait été question de recevoir dans la province de Québec un certain nombre de familles et de prêtres que la Révolution française avait forcés de quitter leur pays.Les différentes communautés religieuses du pays furent consultées sur ce projet.On voulait savoir ce qu’elles pouvaient faire en faveur de ces proscrits.Le Père de Berey, en sa qualité de commissaire provincial des Récollets, fut appelé à faire savoir au comité qui s’occupait de placer les familles et surtout les prêtres chassés de France.Le 25 niai 1793, le Père de Berey répondait ainsi aux questions qu’on lui avait posées: “Sur l’exposé succinct dont il vous a plu m’honorer des intentions bienfaisantes et du pieux désir que témoigne Son Excellence notre bien-aimé lieutenant-gouverneur, d’avoir une connaissance étendue sur divers moyens des plus faciles et efficaces pour secourir, assister et procurer un agréable et salutaire asile en cette colonie à nombre de respectables personnages et nombreuses familles qui se sont expatriés pour éviter la barbarie des tyrans et conserver cette aimable fidélité qu’ils avaient jurée, comme hommes et comme chrétiens, à Dieu et à leur légitime roi : “Qu’il me soit permis d’observer à Son Honneur, que l’exposé des moyens proposés par notre illustre prélat Mgr l’évêque de Québec, pour remplir cet objet, renferme tout ce que l’on peut désirer de plus satisfaisant, et est un aiguillon trop pressant pour ne pas décider tout homme attentif à observer le devoir capital de la charité fraternelle, fut-ce même les plus indigents, pour assister, secourir leurs semblables autant qu’il est en leur pouvoir.“Or, les Frères Mineurs Récollets dits Ordre de Saint-François d’Assise ayant domicile en ce pays, sont à la vérité du nombre des indigents, n’ayant pour tout fonds que le — 366 produit des effets de la divine Providence, et pour sécurité de leur bien-être que les aumônes volontaires des fidèles.Cependant, sera-t-il dit que par ce motif nous voudrions nous dispenser du premier devoir naturel de faire à autrui ce que nous voudrions qu’il nous fût fait, et de nous soustraire cou-pablement à la loi du Fils de Dieu, qui nous ordonne d’aimer notre prochain comme nous-mêmes, non seulement de l’assister.mais même de le prévenir dans son besoin.“Nullement, Monsieur, et Son Honneur sera parfaitement instruite que notre maison est à la vérité bien délabrée, depuis le premier siège, mais avec un peu de réparations faites par le gouvernement, eile peut devenir commode pour six personnes et plus, suivant l’étendue des réparations.“Pour ce qui concerne notre maison des Trois-Rivières, un moyen facile et peu coûteux la rendrait en état de loger au moins de douze à quinze personnes consacrées au service de l’autel, elles auraient une d’autant plus grande commoaité que l’église leur servirait pour toutes leurs fonctions sacerdotales sans préjudicier au prêche du ministre du lieu.Mais le moyen serait facile de transporter la chambre d’audience à la ville de William-Henry, bien plus peuplée et dont les édifices sont bien plus beaux et bien plus commodes que dans le bourg des Trois-Rivières.“Quant à la maison de Montréal, elle pourra loger douze prêtres.En distribuant les diverses chambres du bas de la maison à Québec, les Messieurs qui nous seront adjugés pourront vivre en société comme nous.Je l’offre avec plaisir.La maison de Montréal, plus abondante en quêtes que celle de Québec, peut bien nourrir ceux qui lui seront présentés.Ainsi le gouvernement et Son Honneur seront vraiment persuadés oue nous nous offrons à secourir nos frères malheureux autant qu’il sera en notre pouvoir.“Mais pour l’assistance des pauvres familles expatriées qui pourraient venir en ce pays, il est un moyen de les loger et de leur donner un asile dans les différentes casernes, tant 367 — à la ville de William-Henry que dans celle établie à Maski-nongié par le général Haldimand, dont la majeure partie subsistant en bon état demanderait peu de réparations pour hiverner commodément ces pauvres exilés, et les mettrait à même d’acquérir des terres faciles à labourer et avantageuses pour la culture.“Voilà, Monsieur, toutes les connaissances que je puis donner pour assurer un asile aux familles qui viendraient se réfugier en ce pays, à moins qu’elles ne se retirassent sur les seigneuries du Haut-Canada, où elles trouveront des terres à affermer et à prendre en culture.Et telles sont les offres que je fais au nom des religieux pour l’assistance des prêtres réfugiés en ce pays”.Le projet n’eut pas de suite, du moins en ce qui concernait les couvents des Récollets.Les quelques prêtres qui passèrent ici furent employés au ministère paroissial et la plupart d’entre eux moururent au Canada.Où mourut le Pcre de Derey On verra souvent un octogénaire rapporter assez fidèlement des événements qui se sont déroulés dans sa jeunesse et ne pas avoir le moindre souvenir de choses qu’il a vues ou entendues raconter quelques années auparavant.C est ainsi que M.Aubert de Gaspé a pu, à l’âge de près de quatre-vingts ans, écrire des pages si intéressantes et si vraies sur la vie canadienne au temps de sa jeunesse.Et il est à noter qu’à son propre témoignage et à celui des siens ses Mémoires ont été écrits de mémoire.Et, pourtant, les dates qu’il donne sont presque toujours exactes.Un des contemporains de M.de Gaspé, le député commissaire général James Thompson décédé à un âge très n\an cé, avait le même privilège que son ami.A l’àge de près de quatre-vingt-dix ans, il racontait avec une fidélité étonnante des événements auxquels il avait pris part trois quarts oe siècle auparavant. — 368 — M.Thompson écrivit en 1866, peu de temps avant sa mort, une relation de l’incendie du couvent des Récollets en septembre 1796, dont il avait été témoin dans son enfance et son récit concorde parfaitement avec des comptes rendus contemporains que le vieillard n’avait certainement jamais lus.Pour une fois, tout de même, nous prenons la mémoire de M.Thompson en défaut sur un point d’histoire peu important mais qu’il est peut-être bon de relever.Dans son récit de l’incendie du couvent des Récollets, M.Thompson nomme les Pères et les Frères Récollets qu’il a connus.Du Père de Berey, il écrit : "Le Père Berré (Berey) se réfugia dans une maison retirée dans la rue Saint-Louis qui appartenait à M.François Duval, alors clerc du Marché de la haute-ville.Il y est mort” (1).11 est parfaitement vrai qu’après l’incendie du couvent des Récollets, le Père de Berev alla vivre dans une maison de la rue Saint-Louis qui était la propriété de M.Duval.A sa mort, en 1800, le Récollet devait encore un an de loyer à M.Duval et celui-ci en réclama le paiement de sa succession.Mais le Père de Berey ne résida pas plus d’une couple d’années dans cette maison située sur le côté sud de la rue Saint-Louis, à quelques pas de l’ancien couvent des Récollets.Il loua ensuite une maison de la rue Sainte-Anne, propriété de M.Isaac Roberts, marchand.C’est dans cette dernière maison qu'il décéda le 18 mai 1800.L’inventaire de la succession du Père de Berey dressé par le notaire Michel Berthelot dit formellement qu’il décéda dans cette dernière maison.Et il est k noter que le notaire Berthelot dressa son inventaire trois jours après la mort du Père de Berey et dans la maison même où il était décédé.I! ne se trompait donc pas.(1) J.-M.Lemoine, L'Album du Touriste, p.41. — 369 — inventaire du Père de Berey Nous avons tenté à différentes reprises de faire ressortir tout ce qu’on peut retirer de renseignements pour la petite histoire dans les inventaires de nos anciens notaires.Les tabellions d’aujourd’hui, poussés par la vie moderne, s’efforcent de faire court et vite.Ceux de l’ancien temps, moins pressés de besogne et aussi plus méticuleux, pour ne pas dire plus consciencieux, travaillaient pour l’histoire en même temps que pour leurs clients.Dans les contrats de mariage, les testaments, les inventaires, etc, ils n’oubliaient aucun detail.Leurs actes étaient parfois longs, très longs, apparemment oiseux, mais que de détails intimes, utiles pour ceux qui veulent étudier la vie, les moeurs, les coutumes de nos ancêtres.Ne nous lassons pas de le répéter c'est dans ces actes jaunis par le temps, indéchiffrables souvent pour les non initiés, qu’on trouvera la vraie physionomie de ceux qui firent notre pays.L’inventaire de la succession du Père de Berey dressé par le notaire Michel Berthclot le 21 mai 1800, trois jours après la mort de l’ancien Récollet, nous fournit bon nombre de détails intimes et inconnus sur ce religieux quelque peu déformé par la légende.En présence du curateur nommé à la succession du Père de Berey, M.h rançois Duval, et accompagné de son priseur, le sieur Jean-Baptiste Chevalier, le méticuleux notaire visite le logement du Récollet de la cave au grenier, il ouvre les armoires et examine longuement tout ce qui tombe sous ses yeux.11 note chaque objet avec la valeur que lui donne le sieur Chevalier qui a préalablement prêté serment de faire son estimation honnêtement et consciencieusement.Qu’on ne se moque pas de ces officiels de l’ancien temps.Ils avaient leurs défauts mais l’honnêteté était le principe de leurs actions toujours et partout.Le Père de Berey, sécularisé depuis l'incendie du couvent des Récollets le 6 septembre 1796.avait cl’abord occupé une maison de M.François Duval, rue Saint-Louis, Quebec.A sa mort, il était le locataire d’Isaac Roberts, mar- — 370 — chand, dans une maison de la rue Sainte-Anne, non loin du couvent où il avait vécu tant d’années heureuses.Essayons de résumer l’inventaire du notaire Berthelot.Le Père de Berey, de toute évidence, ne puisait pas sa science dans ses propres livres puisqu’il n’en possédait que cinq “vieux” et si peu importants que le notaire ne prend pas même la peine de mentionner les titres.C’est que le Père de Berey était plutôt un homme d’action que d’étude.Aussi longtemps qu’il avait vécu en communauté, il avait à sa disposition la bibliothèque du Couvent.Une fois sécularisé, il était trop vieux et peut-être trop pauvre pour s’entourer de livres.L’ameublement de l’ancien Récollet était plus que modeste : deux tables carrées, un grand fauteuil, deux bergères, deux chaises d’assemblage, quatre chaises empaillées, une chaise d’aisance, un beaudet, une couchette en tombeau, une paillasse avec son traversin et trois couvertes.Sur les murs de son logement, on note quatre cadres, probablement des peintures religieuses sauvées de l’incendie du couvent des Récollets.Une couchette à tombeau, dit l’inventaire! Ce curieux meuble ne donne-t-il pas raison à la croyance populaire qui veut que les Récollets couchaient chaque soir dans la tombe qui devait les emporter au cimetière ou dans les caves de leur chapelle de la rue Saint-Louis?Le Père de Berey, sécularisé, avait peut-être voulu garder les règlements et les coutumes de son ordre.M.Aubert de Gaspé raconte avec force détails humoristiques que le Père de Berev recevait souvent à dîner des personnages importants du monde politique ou militaire.11 laisse même entendre que le duc de Kent, père de la reine Victoria, fut son hôte de temps en temps pendant les quelques années qu’il passa à Québec.Franchement, si tel est le cas, le joyeux duc de Kent devait se contenter de manger — 371 dans des assiettes de grès dans ces occasions car le Père de Berey n’en possédait pas d’autres.L’inventaire mentionne bien cinq fourchettes et cinq cuillers d’argent dont une potagère, le tout pesant environ cinq livres, mais le reste du service de table n’aurait pas fait le bonheur d’une ménagère de cinquième ordre.Le priseur Chevalier estime les sauciers, les assiettes, les plats, les sucriers, les beurriers, les pots, etc, etc,' à quelques sous chacun.Les hardes et linges du Père de Berey consistaient en trois vestes, cinq paires de culottes, neuf serviettes, quatre bonnets de coton, cinq paires de bas de laine, une nappe, six draps, vingt-huit mouchoirs, cinq “mutandes”, deux matelas, onze serviettes, etc, etc.L’inventaire note une chapelle portative, plutôt pauvre: une chasuble à deux faces, deux aubes, un calice avec sa patène et ses burettes, six amicts, etc, etc.Le Père de Berey gardait un cheval sous poil noir estimé à 12 livres, une calèche, un cabriolet, une charrette, deux carrioles, etc.Le Père de Berey, s’il faut en juger par l’inventaire du notaire Berthelot, était un peu négligent dans le paiement de ses comptes.Ainsi, il devait un an de loyer à M.Duval, et, lors de sa mort, il n’avait pas payé son boulanger depuis douze mois.11 avait également négligé de payer un compte de neuf livres au docteur Jean-Baptiste Chrétien qui 1 avait soigné quelques années avant sa mort.Nous pourrions glaner plusieurs autres détails dans l’inventaire de la succession du Père de Berey mais il faut nous borner.Disons, en terminant, que la tombe du Père de Berey confectionnée par le menuisier Pierre Emond coûta dix-huit chelins et que la fabrique de Notre-Dame de Québec chargea à la succession neuf livres pour le service et l’enterrement du Père de Berey à la cathédrale. 372 Que conclure sur le Père de Bercy Il est certain qu’aujourd’hui un fils de saint François qui fréquenterait les cercles qu’affectionnait le Père de Berey serait remarque — pour nous servir du langage populaire — et que ses supérieurs le ramèneraient bien vite dans sa cellule.Mais il ne faut pas oublier que le Père de Bercy vécut à une époque transitoire.Il fallait nous soumettre au vainqueur ou tout au moins subir ses lois et ses caprices sans protester.Ne voyons-nous pas la chapelle des Récollets de Québec servir le même jour à l’office des catholiques et au prêche des protestants.Que serait-il arrivé si le Père de Be-rey avait refusé aux protestants de se servir de la chapelle du couvent?On s’en serait emparé de force et les moines, probablement, auraient été expulsés de leur couvent.La guerre crée des situations étranges, humiliantes parfois, mais on les explique et on les excuse, en répétant : — C’est la guerre! Le Père de Berey vécut cà la fin du régime français et à la naissance du régime anglais.Ses accointances avec les officiers supérieurs- de l’armée anglaise et les personnages civils nous valurent peut-être certaines faveurs qu’on a attribuées à d’autres.A ce titre, peut-être pouvons-nous l’excuser d’avoir promené sa bure de Récollet dans des milieux où, dans toutes autres circonstances, elle aurait été mal à l’aise.C’est peut-être cette pensée qui a porté M.de Gaspé à porter un jugement plutôt favorable sur le Père de Berey."On reprochait, dit-il, au supérieur des Récollets d’être par trop courtisan : on oubliait qu’issu d’une famille noble de h rance, il se trouvait a sa place dans la société qu’il avait fréquentée depuis son enfance, et que si, dans les salons anglais, son habit de moine et son capuchon lui faisaient prêter le flanc de la raillerie, d’un autre côté ses manières, ses con- 373 naissances étendues, son esprit fin, délié et sarcastique, en faisaient un jouteur que personne n’attaquait impunément.Il dînait même au mess des officiers de l’armée anglaise, où ses saillies, ses bons mots, ses réparties vives, étaient très appré-• / » cies.Citons aussi sur le Père de Berey un autre témoignage, celui-ci plus autorisé puisqu’il venait de l’évêque de Québec, Mgr Briand, qui, dans la vie ordinaire était la douceur même et, phénomène étrange, dans ses lettres d’une énergie de fer.Il écrivait à l’abbé Etienne Marchand, curé de Boucherville et vicaire général du diocèse, le 28 juin 1789, que le Père de Berey était sur le ]K>int de passer en Europe.L’évêque semblait se réjouir de son départ Ce départ, cependant, ne se réalisa pas.Mgr Briand terminait sa lettre par cette phrase : “C’est un étourdi, en vérité, et il v a peu d’apparence qu’il change.” P.-G.R.LA SUCCESSION DES BIENS DE MGR DENAUT Dernièrement, on a demandé: "Qui hérita des biens de Mgr Denaut qui fut évêque de Québec de 1797 à 1806, tout en restant curé de Longueuil”?Comme il s agit d un fait historique, mieux vaut publier ce que nous avons pu i clever dans les archives du district de Montréal.Mgr Pierre Denaut, né à Montréal le 20 juillet 1743, décéda le 17 janvier 1806 à Longueuil et il fut inhumé le 20 janvier.Mgr Plessis, coadjuteur de Québec, officia aux funérailles et vingt-quatre prêtres furent présents.Après la sépulture on apprit que le prélat défunt avait dressé son testament en 1803 et qu’il l’avait déposé en 1 étude du notaire Louis Chaboillez, a Montréal._ Par cet acte, le testateur léguait tous ses biens à Mar-guerite-Amable Denaut “sa petite nièce” qu’il instituait son unique héritière et sa légataire universelle, à charge, cepen- — 374 dant de payer, chaque année, à Amable Denaut, soeur du testateur, une pension de 600 chelins tant qu’elle vivrait.; Pour l’exécution du testament, Mgr Denaut nommait l’abbé Pierre Conefroy, curé de Boucherville et l’abbé Antoine Lemaire Saint-Germain, curé de Varennes.; De plus, lesdits abbés Conefroy et Lemaire auraient 1 administration de toute la succession jusqu’à la majorité de la légataire universelle, Marguerite-Amable Denaut, à qui ils rendraient compte le temps venu.Au cas de décès de ladite légataire avant sa majorité et sans enfants issus d’elle en légitime mariage, M.l’abbé J.-A.-Henri Roux, supérieur du séminaire de Montréal devenait héritier et légataire universel.Sept jours après la sépulture de l’évêque, l’abbé Pierre Conefroy en sa qualité de seul exécuteur testamentaire survivant (1) faisait procéder l’inventaire.La liste des biens mobiliers est longue, moins cependant que celle de plusieurs grands bourgeois de l’époque.Laissant de côté les articles ordinaires on note une montre en or, trois tabatières, une en or, une en écaille et une en bois ; une longue-vue, deux capots de castor, deux manchons de loup, deux chevaux, une carriole couverte avec ses robes, environ 90 gallons de vin de Porto et de Madère (sous le régime anglais les vins de Portugal remplaçaient les vins de France, on sait pourquoi).N’oublions pas la bibliothèque qui comptait 109 volumes.Il y avait les oeuvres de Virgile, Juvénal, Racine, Corneille, Molière, Boileau, Fénélon, d’Alembert, Rousseau, Voltaire, Raynal, ainsi que les oeuvres de divers prédicateurs, des ouvrages de droit canonique, des histoires ecclésiastiques, etc.Ln outre, il était dû au défunt diverses sommes par le gouvernement, le Séminaire de Montréal, Mgr Plessis et le curé de Soulanges.Enfin, apparaissaient 51,986 chelins, de rentes sur biens fonds, puis cent acres de terre à York (Toronto), deux terres dans le Nouveau-Brunswick et une terre à Nicolet.Les 24 et 25 février, le notaire Chaboillez rédige le pro- (1) L’abbé Lemaire Saint-Germain était mort en 1804 et il n’uvait pas été remplacé. cès de la vente de biens mobiliers qui rapporte 12,189 che-lins et 3 sols.Presque toute la bibliothèque est achetée par des abbés, aussi par MM.de Boucherville et D.-B.Viger.Au mois de mars, l’abbé Conefroy vend à Mgr Plessis, évêque de Québec, représenté par son procureur, l’abbé François Déguisé, curé de Varennes, la terre sise en la seigneurie de Nicolet pour la somme de 5,000 chelins.L’exécuteur testamentaire faisait cette vente parce que l’immeuble de Nicolet était plus onéreux que profitable à la légataire universelle.Enfin, au mois d’avril 1807, l’abbé Conefroy nommait comme son procureur, William Stanton, assistant paie-mai-tre général de York dans le Haut-Canada.Celui-ci devenait autorisé à vendre la terre sise dans la future ville de Toronto.Les notaires, qui signèrent la procuration furent P.Lukin et L.Chaboillez., Le 14 janvier 1813, contrat de mariage de l’héritière avec Frédéric-Auguste Quesnel, avocat et capitaine du 5e bataillon.Sont présents: les abbés P.Conefroy, François Boucher de la Perrière, Augustin Chaboillez et Marguerite Chaboillez, épouse du notaire Chaboillez.L’époux apportait ses biens, meubles et immeubles dont 1,000 livres courant entreront dans la communauté.L’épouse apportait les biens dont elle héritait de son oncle, desquels “1,000 livres courant” entraient dans la communauté, le mariage fut célébré à Boucherville le 20 janvier.L’épousée avait 24 ans et l’époux, 28 ans.A la cérémonie assistaient P.de Rocheblave, Wm Selby, Louis Chaboillez.Henry Munro, Tean-Roch Rolland, F.; X.de la Perrière, Janvier Dontail-Lacroix, Louis-Rene Chaussegros de Lery et bien d autres.x Par ce mariage, la “petite nièce” orpheline de mere et quasi de père (car celui-ci vivait dans l’Ouest) pénétrait dans la meilleure société montréalaise et 1 avenir devait lui apparaître sous les plus agréables coulent s.De l’union Quesnel-Denaut naquirent cinq enfants de 1814 à 1819, mais ces maternités successives et rapprochées semblent avoir épuisé la jeune femme.Aussi, au mois de — 376 — mars 1820, se sentant irrémédiablement atteinte elle dicte son testament au notaire Doucet.La testatrice lègue aux pauvres 125 livres, cours actuel: 1000 livres à chacun des enfants alors vivants.Cependant ils ne devaient toucher cette somme qu’a près la mort de leur p^re.Quant aux restes de ses biens, meubles et immeubles, la pleine propriété en était donnée à son mari qu’elle instituait son légataire universel, à charge de payer une rente viagère de 36 livres à son père”; Le 6 avril 1820, Marguerite-Amable-Henriette Denaut était inhumée à Montréal.L’acte de sépulture la dit âgée de 28 ans, 4 mois, 6 jours.La frêle maman décéda-t-elle dans le fief Saint-Joseph que son mari avait acquis en 1815 et sur lequel il avait fait ou devait faire construire l’opulent manoir du Souvenir (2).Après la perte de son épouse, Frédéric-Auguste Ques-nel se lança dans la politique et il s’y maintint jusqu’à la fin de son existence.D’abord député, il devint membre du Conseil exécutif, puis du Conseil législatif.Peu avant de s’étein dre, en 1866, il était alors âgé de 81 ans, tous ses enfants étant décédés, (3) il légua ses biens à son très actif neveu, Charles-Joseph Coursol.qu’il appelle son “fils adoptif”.H serait oiseux de repasser ici la carrière exceptionnelle de M.Coursol qui fut successivement et parfois simultanément, coroner, surintendant de police, commandant de régiment, maire, magistrat de police, député, etc.L héritier Coursol devait remettre la plupart des biens reçus à ses propres enfants, mais pour diverses raisons il fallut en 1880 faire passer une loi (Victoria, 43, 44, ch.79) pour tout régulariser.I els sont, en résumé, quelques épisodes d’une importante succession.E.-Z.Massicottk (2) Cahier des Dix, no 2, p.113.(?) Quutre moururent en bas flge et l’atné Pierre-Adolphe-Auguste, né en 1814, expira en 1853.Voir généalogie de la famille Quesnel par K.-Z Mnssieotte dans le H.R.III.de 1917 p :t42 — 377 TABLE DES MATIÈRES DU CINQUANTIÈME VOLUME DU BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES PAGES Alcide, Ia‘.combat de 1’ Alquler, officier de Béarn, M.d'.Amyot, Ije Récollet Hyacinthe.Apprentissage en 1875, L’ Arracheurs, Notoires .Assomptlonistes au Canada, Les.Aubrespy de Lafarelle, Pierre-Philippe Augustines uu Canada, Les Bailleulj .Caput Odet de Barnard, Joseph .Barnoln, François de .Barolet, R.P.Chs-Adéiard Barolet, René-Claude Baron, Edouard Baroux, R.I*.Ls-Et.-Alcx .Barrante, Jean-Pierre Bachoie de Barré, Isaac .Barré, Laurent Barré, Raoul .Barrette, Antonio Barrette, L’abbé Laurent Barron, Edmond Barroys, Jucques Barry, David-Rouleau Barry, L’hon.Dennis Barry, Robertinc (Françoise) Barsaloti, Joseph .Barthe, Georges-Isidore Barthe, Joseph-Guillaume.Barthe, Meilleur Barthe, Ulric Bartlett, William Henry Barwls, Thomas Sheppard Basilicns de Saint-Sauveur, Les Bosniens du rlthe ruthène, Lu Calvet, Pierre.Ducoin, capitaine de Royal-Roussillon Duma.s, Jean-Daniel Dumesnil, L’aide-major .Duquesne, Le gouverneur .Durand, Joseph, officier de la Reine .Du Verger, Le garçon chirurgien.Estébe, Guillaume .Rudlstes au Canada, Les Fayols .Eerté, Le sieur de la Fidèles compagnes de Jésus, Les Figuery, Etienne-Guillaume de Filles de la Providence, Les.Filles de Saint-Joseph, Les Petites Filles de Jésus, Les.Filles de lu Sagesse, Les .Filles de la Charité du S.C.de Jésus, Los Filles de Marie de l’Assomption, Les.Fils de Marie Immaculée au Canada, Les Fleury Desclmmbault, Joseph .Fonbonne, M.de.Forcet, Le sieur de .Forget dit Dépatie, Le centenaire.' Franciscaines Missionnaires de Marie, Les.Franciscains au Canada, Les.Fraternité Sacerdotale, I^es prêtres de la .Fréchette, La famille Louis.Frères de la Charité au Canada, Los Frères de la Présentation, Les .Frères de l’Instruction Chrétienne, Les Frères de Marie au Canada, Les Frères de N.1).de la Miséricorde, Les Frères de Saint-François Régis, Les Frères de Saint-Gabriel, Los .Frères de Saint-Vincent de Paul, Les.Frères des Ecoles Chrétiennes nu Canada Frères du Sacré-Coeur au Canada Frères Franciscains de l’Expiation, Les Frères Hospitaliers de Saint-Jean de Dieu Frères Mineurs Conventuels, lx's.Fréville, capitaine de Languedoc Galissonnière, Le gouverneur de la .Cannes, Le chevalier de .89 .72 20, SI .78 .151 .48 40 .42 .5 4» .144 .lût! .2S1 349 .345 335 144 .S3 .143 .78 .270 .138 20, 100 .210 .' 158 .30 208 .42 37 43 .39 .40 .48 .12 .IDG .159 .158 57, 63 .40 10 12» S 4 12 P 5 6 6 3 5 11 10 10 114 280 323 — 381 — Germalp, François-Joseph, capitaine de la Reine Girard, Arsène Gilbert .gnmvoi., Martin .Guérin de La Tour, L’aide-major Hémon ii Ghapleau, Louis Henry, Le chirurgien Edme Herbery, L’abbé Godefroy Théodore d’ Hervieux, Le sieur .Histoire et légende.Historien, L’évolution d'un .Hospitalières de Saint-Joseph, Les.Hughes, officier des troupes, Is- sieur Human, la- brigadier .Imbert, Jacques.Jacau de Fiodmont, Louis-Thomas .Jacquet, Le potier François.Jnnnay, Le I*ère Pierre du .Jésuites nu Canada, Los Pères.Jésuites morts à Québec, Les.Jobin fils, Charles .Jogues, Les écrits sur saint Isaac.Joli vet, L’abbé Louis .Joncaire, Philippe-Thomas de.Jonquière, L gouverneur de in.Journée du 18 septembre 1759, La Jurimeau, Michel Mongon de.Knlm, Le voyageur.Lacorne, Le Réeollet Jean-Louis de.La corne de la Colombière, Antoine di* Lacorne de Saint-Luc .Lnjus, Le Récollet Jean-Baptiste.Lalanne, Le sieur.Landrlève .Langlais, L’ancêtre des Sérien dit.Langlois, Jacques, et Marie-Thérèse Lessard Lnngy Montegron, Levrault de.Lu I’arquière, la- mariage manqué de M.de Laporte de Lalanne, Armand .Larmlnat, Le chevalier.Launay, officier de Guyenne.Lefebvre dit Boulanger, D’où viennent les la-gardeur de Ilepentigny, La- chevalier.Is-gnrdeur de Saint-Pierre, Jacques Leloutre, L'abbé Jean-Louis.Le Mercier, Le chevalier François Lemieux, Le garde-magasin.Ivéry, Gaspard-Chs Chaussegros de Lessard, Marie-Thérèse .Lestage, La- Réeollet Gélasso de Leverrler, Louis .Lévis, Le chevalier de.Lezoult, Pierre, juge de Sorel.Libraires montréalais, Quelques Lombard des Combles.Longueuil, Le chevalier de Lorlmier, Claude-Nicolas-Gulllaumo de.Lotblnière, M.de .Louches, Le Réeollet Etienne de.Madeleine, Le Braillard de lu Mngnan, héros de 1750, Michel 202 154 31 137 285 200 318 108 08 «2 35 213 302 111 78 214 74 70 306 01 180 114 09 75 242 297 323 S0 85 10 344 298 20 147 119 101 301 52, 101 237 15» 31 107 07 80 19.100 142, 248 106 119 141, 218 101 109 13 170 159 .98 HH 19 344 28 — 382 — Maillard, L’abbé Pierre.Majestés, Laquelle des deux.Malartic officier de Béarn.Marchand, Le flibustier Louis.Marianistes au Canada, Les.Marillac, Charles-François Auger de.Marin de la Malgue.Pierre-Paul.Maristes au Canada, Les Frères.Mnristes nu Canada, Les Pères.Martel, écrivain principal.Martel, J.-B.-Grégoire .Martel, Pierre-Michel .Martyrs Jésuites, Deux.Massé, L’aide-major .Maurin, François .Mellis, Antoine .Mercier fi Tourouvre, La visite d’Honoré.Millionnaires de 171Ï9, Los.Mine de charbon à Québec, Une.Mininc, L’abbé Jean-Pierre de.Missionnaires de Saint-Joseph, Les Petites.Missionnaires du Sacré-Coeur, Les.Missions Etrangères, Les prêtres des.Monnerie, Le sieur de la.Monrepos, Jacques-Joseph de.Montcajm .Montcalm, Messager de.Montcalm, Ses officiers mariés au Canada.Montfort au Canada, Les Pères de .Montigny, J.-B.Testard de.Montmagny, Personnages nés à Saint-Thomas de Montreuil, Pierre-André .Morambert, Le sieur de.' Moran, Le chevalier de.Noblesse au Canada avant 1760, La .' Nom, un héritage.Le.Normandeau, Le Bécollet Damien .Notaire prudent .Noyan, Pierre-Jacques Payen de.^ Oblates de Béthanie, Les.Oblatos Franciscaines, Les .Oblates du S C.et de M.I._.Z’'.'”''’’." Obluts de Marie Immaculée au Canada.Officiers de Montcalm mariés an Canada, Les Ommen, Le brigadier.Ordonnances et Cartes.Ordres religieux au Canada, Les .Orgue de Barbarie, L’.Palmarolles, Bertrand, capitaine dos Grenadiers.Paradis, Le capitaine.Parfourvu, Le chevalier Passionnistes, Los Pères.Patry, capitaine de Guyenne.Pau listes nu Canada, Les.Payette, Charles .Péfin.Hughes .Pécnudy de Contrecoeur, Pierre .Peguihon, Le chevalier de.Pénissault, Louis .Pères Blancs d’Afrique au Canada, Les .112 .217 .159 .94, 126 .12, 209 .291 .68 .6 .10 .20, 83 .83 .114 .174 .136 .20, 97 .103 .212 .19 .317 .97 .49 .7 .9 .308 .103 .110 .286 .257, 289 .6 .102 .139 .78 .297 .143 .16 .145 .345 .(10 .102 .50 .50 .45 .4 .257, 289 .302 .238 .3 .117 .158 .208 144, 295 .11 .144 .12 .170 20.80.286 .84 .240 .20, 9?.8 — 383 — Pères Vincentlens, Les .Picquet, L’ubbé François .Pillet, Le sieur.Pinsonnault, La femme du colon.Polemond, Le chirurgien-major.136, Pops, lieutenant de Béarn.Pontbriand, Mgr de.Pontleroy, Nicolas Sarrebourg de.Porcheron dit Decombre, Charles.Portneuf, L'abbé Itoblneau de.Pouehot, Le sieur.99, Préniontrés, Les Chanoines Réguliers.Prêtres de la Résurrection de N.S.J.C.Prê.tres des Sacrés Stigmates.Prêtres du Coeur de Jésus, Les.Québec, Lauzon, Lévis.Québec, Les Jésuites morts il.Québec, Une mine de charbon à.Questions .23, 30, 32, 64, 80, 128, 135, 207, 215, Ramezay, J.-B.-Nicolas-Roch de.Rats, L’acheteur de.Réciter, L’abbé Jean-Félix.Récollets, Les Frères.Récollets, Les Pères .Rédeinptoristes au Canada, Les.Rédeinptoristines au Canada, Les.Références biographiques canadiennes.220, Religieuses de l’Enfant Jésus, Les .Religieuses de l’Enfant Jésus du Puy, Les .Religieuses do N.1).de Sion, Les.Religieuses de N.D.des Missions, Les.Religieuses de Saint-François d'Assisc, Les.Religieuses du Sacré-Coeur de Jésus, Los.ltemlgny, Le sieur de .RetK'ntigny, Mme (née Saint-Père).Réponses .04, 152, 208, 210, Revol, Le faux-saunier Pierre .103, Ithéaume, Le capitaine de milice.,.64, Ricard, L'aide-chirurgien .Rigaud, Pierre-François de.Roby, Etienne .Rochette, Robt-Alex.-II 1 la ire de la.Koubaud, Le Père.Itoucr de VUleray, Augustin .Saint-Basile au Canada, Los prêtres de.Saint-Blin, Pierre Ralmbault Duverger de Sainte-Croix au Canada, Les Pères de.Sainte-Marie, Les prêtres de .Saint-Esprit nu Canada, Los Pères du .Saint-Sacrement au Canada, Les Pères du .Saint-Sauveur, André Grasset de.Saint-Sauveur, M.de.Saint-Vincent, capitaine de Guyenne.Salésiens de dont Bosco.Salette, Les Missionnaires de la.Sangulnet, Les veuves des Patriotes.Sartines, La pension de M.de.Saurel, Le seigneur Pierre de.11 60 115 134 210 144 114 102 279 108 159 12 4 11 8 148 300 317 219 100 236 115 342 3 5 43 2a7 46 41 44 42 45 35 158 202 2.8 225 108 136 99 172 110 326 77 5 101 4 10 8 7 74 20 144 11 12 55 25 13 — 384 — Savourai», Le sieur de .Senezergues, Le sieur de.Servantes de Jésus-Marie, Les.Servantes de Notre-Dame, Los.Servantes du Saint-Coeur de Marie, Les.Servantes du Très Saint Sacrement, Les .Servîtes de Marie au Canada, Les.Soeurs Adoratrices du Précieux-Sang, Les .Soeurs Antoniennes de Marie, Les.Soeurs Blanches d'Afrique, Les.Soeurs Compassionnistes Servantes de Marie.Soeurs de Charité de la Providence, Les.Soeurs de Jésus-Marie, Les.Soeurs de la Charité (Soeurs Crises), Les.Soeurs de la Charité de Nieolet, Les.Soeurs de la Charité de X.D.«l’Evron.Soeurs de la Charité de Québec.Les.Soeurs de la Charité de Saint-Jean, Les.Soeurs de la Charité de Saint-Louis, Les Soeurs de la Charité d'Halifax, Les.Soeurs de la Congrégation de Saint-Joseph, Les.Soeurs de la Présentation, Les .Soeurs de la Sainte-Famille, Les Petites.Soeurs de l'Assomption, Les.Soeurs de l’Assomption, Les Petites.Soeurs de l'Espérance, Les.Soeurs de l’Institut Jeanne «l'Arc, Les Soeurs «1e Marie Réparatrice, Les.Soeurs de Miséricorde, Les.Soeurs de Notre-Dame, Lis Soeurs de X.1).de Chambrière, Les Soeurs de N.I).de Charité du Refuge, L«>s Soeurs de Notre-Dame «1e la Croix, Les Soeurs do N.D.du Bon Conseil, Les .Soeurs «1«> X.D.«lu Sacré-Coeur, Les.“ Soeurs de Saint-André.Los.Soeurs de Sainte-Annej Ix-s Soeurs «le Sainte-Chrétienne, Les.Soeurs «1
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