Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 août 1945, août
Vol.Sle LEVIS — AOUT 1945 LE BULLETIN Recherches Historiques ORGANE DU BUREAU DES ARCHIVES de la PROVINCE DE QUÉBEC O notre Histoire, écrin de perles ignorées Je baise avec amour tes pages vénérées DES DIRECTEUR PIERRE-GEORGES ROY LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES 5 LEVIS — AOUT 1945 OFFICIERS DU RÉGIMENT DE LANGUEDOC (1) f/iar/M de Nevair, chevalier d’Aiguebelle.— Lieutenant en r , ,eUt Une coI^PaRnie en 1741 et fut promu capitaine de grena-dicrs le 16 mars 1757.Le chevalier de Lévis écrivait en 1759: “C’est un ancien officier qui sert avec zèle et distinction”.En 1760, M.de Levis ajoutait: “Cet officier commandait le 28 avril les compagnies de grenadiers qui étaient à la gauche de l’armée et s’y est comporté avec grand courage et distinction”.Louis-Andre-Cesar, chevalier dfAvenue.— Il fut fait sous-lieu-leiunt de la compagnie d’Aiguebelle, le 4 novembre 1757 puis lieutenant de la compagnie de Parfourvu en juillet 1758.Il eut le bras coupe a la bataille de Carillon, le 8 juillet 1758, et fut de nouveau estropie a la bataille des Plaines d’Abraham, le 13 septembre 1759 A consulter sur cet officier le Bulletin des R.H., 1945, p.179.R an-Baptiste-Guillaume Le Prévost de Basscrode.— Enseigne en 1742, lieutenant en 1744, il obtint le commandement d’une compagnie en 1746.Il fut blessé à la bataille de Carillon, le 8 juillet 1758.Ln 1757, dans les environs du fort Georges, M.de Basserode envoyé à la tête d’un détachement contre les Anglais, fut dangereusement blessé.Montcalm demanda pour lui la croix de Saint-Louis.En 1759, M.de Lévis demandait une gratification pour AL de Basserode.Il écrivait au ministre: “de Basserode: blessé considérablement les deux années précédentes, passé deux hivers à Carillon”.Le 29 septembre 1760, Al.de Basserode épousait, à Deschambault, Marie-Luce Quessy, acadienne, veuve de Jean-Baptiste Cyre.Il faisait là une grosse mésalliance pour un chevalier de Saint-Louis, et AI.de Lévis, pour le punir, ne demanda aucune grâce pour lui à son retour en France.Que devint-il ensuite, nous l’ignorons.fl) Liste partielle. — 284 — Louis Blanchard dit Dorval.— Lieutenant en 1747, il reçut en 1758 une commission pour commander la compagnie de Dutertre.11 fut blessé à la bataille de Carillon, le 8 juillet 1758.Il épousa aux Trois-Rivières, le 7 janvier 1760, Charlotte de Noyelle, fille de Nicolas de Noyelle.Le sieur Bonnetnaison.— Le sieur Bonnemaison, sergent, fut choisi, le 1er mai 1760, pour remplir la sous-lieutenance de la compagnie des grenadiers vacante par la mort du sieur Domange.Gilles-François de Lalande Calan.— Lieutenant ordinaire en 1747, il passe en 1758, à la lieutenance de la compagnie des grenadiers.Les registres de Deschambault mentionnent cet officier à la date du 20 décembre 1757.Dans son “Mémoire pour la défense de Québec” du 20 juin 1759, le marquis de Montcalm offrait au gouverneur de Vaudreuil de mettre à sa disposition MM.de La Rochebeau-court, Calan et autres officiers des troupes de terre “qui ne demandaient pas mieux (de conduire des partis canadiens et sauvages) en leur donnant des Canadiens pour guides”.Léon de Castes.— Le lieutenant Léon de Castès prit part à la bataille des Plaines d’Abraham, le 13 septembre 1759.Voir Bulletin des Recherches Historiques.François-Xavier Charles.— Fait enseigne de la seconde compagnie ordinaire, le 25 juillet 1758.François-Louis, chevalier de Cléricy de Savournin.— Fait enseigne de la première compagnie ordinaire, le 25 juillet 1758.François-Emmanuel de Cléricy de la Justonne.— Le chevalier de Lévis écrivait en 1760: “Blessé très dangereusement au siège et hors d'état de continuer à servir, ayant eu la jambe coupée; ce jeune homme ne saurait subsister sans les bienfaits du Roi”.Il était lieutenant de la compagnie de Cléricy depuis le 25 juillet 1758.Honorc-Lovis de Cléricy.— Apostille du chevalier de Lévis, en 1760: “Sert depuis 1742, volontaire aux grenadiers dans Aunis; officier en 3746; a reçu plusieurs blessures depuis qu’il sert”.Il avait été fait capitaine exploitant le 28 janvier 1757.Il reçut une compagnie le 25 juillet 1758.Le sieur de Courcy d'Herville.— Le lieutenant de Courcy d’Her-ville fut blessé à la bataille de Carillon, le 8 juillet 1758. — 285 — avril^^?™' ".fut !ué à '» bataille de Sainte-Foy le 28 ,omefois'dMs h * l*c sieut Domange.— Le sieur compagnie des grenadiers, fut tué à avril 1760.Domange, sous-lieutenant de la la bataille de Sainte-Foy, le 28 François-Prosper, chevalier de Douglas.- Lieutenant en 1741 ' rbKn/ r,TPare en 1746' Le chevalier de Douglas fut blessé LouL îea20erÎnh ar 17°S t.8 ]ÜÛkt 1758’ et obtint la croix de Saint-n ï e 20 octobre 175J- 11 avait épousé, à Montréal, le 13 avril 17-7 Chai lotte de Lacorne, fille de Louis de Lacorne.Il appartenait à une Lmnlle originaire d’Ecosse.Son fils Louis Archambault conUe de 11 Jri’ 116 3 M°?trea erî 1757» fut emprisonné pendant la Terreur.1842 ^ Cn S°n ChatCaU de Montréa1’ Près de Nantua, le 27 février rançois Dubois, chevalier de la Miltièrc.— Le 4 no-vem ire 1/57, il était promu enseigne de la première compagnie ordinaire du second bataillon de Languedoc en attendant le retour du sieur Lampinet.Le 25 juillet 1758, il remplaçait en titre Philippe lassan à la lieutenance de la compagnie de Cléricy.Le sieur Dubois de la Mil- îerc, d apres M.Aegidius Fauteux, était major à Saint-Esprit (Gard) en 1784.* Honore Dubois de la Miltièrc.— Honoré Dubois de la Miltière, lieutenant de Languedoc, épousa, à Montréal, le 19 septembre 1757, GabneUe de Joncaire, fille de Philippe Thomas de Joncaire.D’après M.Aegidius Fauteux.M.Dubois de la Miltière décéda à New-York ne,ïri •' 11 eta.lt.1?frère de Gabriel-François Dubois, chevalier de kl Miltiere, aussi lieutenant de Languedoc, et du sieur Dubois de la : lt'crc’ commandant du brûlot Y Ambassadeur, qui périt devant Qué-H’c le 29 juin 1759 en tentant d’incendier la flotte anglaise.Honoré Dubois de la Miltière avait été adopté par les Sauvages ( i était très populaire parmi eux.Au mois d’août 1758, le gouverneur u" ' audreuil l’avait mis à la tête d’un parti de Sauvages pour faire une course contre les Anglais.D’après Bougainville, Montcalm fut oblige de contremander cette course, sur les plaintes de M.Rigaud de yaudreuil, sous le prétexte que des officiers français ne devaient pas commander des Sauvages.Ces commandements appartenaient de oi oit aux officiers de la colonie.Mais il ne faut pas toujours ajouter toi aux dires de Bougainville lorsqu’il parle des Canadiens.Son antipathie pour eux perce à toutes les lignes de son Journal. 286 — Le chevalier Dachat.— Enseigne et lieutenant en 1734, il fut fait capitaine en 1743.“C’est un ancien officier qui a toujours servi avec zèle et application et qui mérite”, écrivait le chevalier de Lévis en 1760.Assiste au conseil de guerre du 13 septembre 1759.François-Christophe Dupuy.— Le 3 février 1758, M.de Montcalm écrivait au chevalier de Lévis: “Dupuy, capitaine de Languedoc, mort à son quartier”.M.Dupuy qui était en quartiers d’hiver avec sa compagnie à Sainte-Croix décéda dans cette paroisse le 31 janvier 1758.11 était capitaine depuis le 28 janvier 1757.Le sieur Dutcrtre.— En 1758, M.Blanchard dit Dorval recevait une commission pour commander la compagnie de Dutertre.Celui-ci, probablement, était retourné en France.Antoine de Fréchingen ou Friedningen.— Lieutenant de la compagnie de Parfourvu, il abandonna l’armée en 1758.Le sieur de Fréville.— Enseigne en 1744, il obtint une compagnie en 1746.Le sieur de Fréville fut tué à la bataille de Carillon, le 8 juillet 1758.Le sieur de la Fuyonnière.(1) — Il fut tué à l’affaire du Lac Saint-Sacrement, le 8 septembre 1755.Christophe de Rivedoux d'Hastrcl.— Lieutenant en 1745, il eut le commandement temporaire d’une compagnie en 1758.Jean-Baptiste-Christophe d’Hastrcl, chevalier et seigneur de Rivedoux, lieutenant des grenadiers de Languedoc, épousa à la Pointe-aux-Trembles, le 12 février 1760, Marie-Anne Liénard.De ce mariage naquit le général cl’Hastrel qui fit les guerres de l’Empire.Etienne de Heyssen de Granderen.— Sous-lieutenant de la compagnie de Lahaye, il abandonna le service en 1758.Jean-Baptiste Melchior Hcrtel de Rouville.— Nommé enseigne de la première compagnie ordinaire, le 1er juin 1760, en remplacement du sieur Huard de Senneville, promu.M.Hertel de Rouville, qui était Canadien, suivit son régiment en France.Il combattit contre Pauli, en Corse, et revint dans sa patrie en 1772.Il fut membre de la Chambre d’Assemblée, puis du Conseil législatif.Il décéda à Cham-bly le 30 novembre 1817.Pierre-Michel Huard de Senneville.— Enseigne de la première compagnie, il fut promu le 10 juin 1760, à la lieutenance de la com- (1) Peut-être Furjournière. — 287 — pagme de Calan vacante par la mort du sieur Pradel Le chevalier de Levas demandait en décembre 1760, une gratification pour ce officier qui avait été blessé le 2 septembre.P Armand de Joannès.— Né à Belfort en Aic-,^ -i c ., .°; £ » & liant lesLois‘années ^ l^SetTa ÆïgS £ un role assez important pendant le siège de Québec puisqu'il servi* S En Strass ^ dans la place de Quebec, passé en France avec la garnison.Cet officiel a des talents .M.Aegidius Fauteux, à qui nous avons emprun- wT'rentS de •J°annès’ dit 31 octo- re IA J.J ai prie M.le chevalier de Lacorne de faire visiter chez Z le'baCrVdV r -raitiiCi v?"* Ie tempS; ->e remettrai au magasin e baril d eau-de-vie tel qu’il était quand vous eûtes la bonté de pue e.donner, n en ayant fait aucun usage, et en tirerai le reçu.Te sais que, dans mon détachement, personne n’en avait que M de Poi- < qui en portait un baril de deux ou trois pots”.Ce sont là les deux seules mentions du sieur Poirot que nous connaissons.• itm, / Z d' ~ Decede a 1 Hôpital général de Québec le 31 mai 1760 des blessures reçues à la bataille de Sainte-Fov L’acte de sepulture dit qu’il était lieutenant Marc-.jntoinc de Privât.— Enseigne en 1726, lieutenant la même annee, il fut fait capitaine en 1736.C’est en 1755 qu’il reçut le commandement de Languedoc et obtint le titre de lieutenant-colonel.sieur de Privât fut blessé à la bataille des Plaines d’Abraham le 13 septembre 1759.Le chevalier de Rcnncpont.— Enseigne en 1744 et capitaine en 1/46.Henri Roland (?).— Henri Roland, lieutenant de Languedoc, était à la Pointe-aux-Trembles de Québec le 12 février 1760.Le sieur de Saint-Fcrrcol (?).— Lieutenant.Le sieur de Scnncterrc.— Blessé à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760.“Bon officier, servant toutes les campagnes aux volontaires”, disait le chevalier de Lévis en 1760.Ljienne-Joseph de Vaitdray.— Lieutenant en 1733 et capitaine en 1746.Blessé à la bataille des Plaines d’Abraham, le 13 septembre 1759.Le chevalier de Lévis écrivait en 1760: “Ancien officier qui a toujours servi avec distinction et grand courage dans les actions où il s’est trouvé”. — 290 LES PATINS À ROULETTES C’est en 1819 qu’on inventa, en France, un patin à trois roulettes qui n’attira guère l’attention.Un demi siècle plus tard, vers 1869, un américain brèveta le patin à quatre roulettes.Vite amélioré, il conquit la faveur des sports et il se créa des patinoires aux Etats-Unis.Pour amuser les jouvencelles et les jouvenceaux, il y avait alors moins de Music Halls, de Variety Shows, de boîtes de nuit et les cinémas n’existaient pas.Parce que les patinoires réunissaient les deux sexes, la vogue du patinage “à roulettes” se répandit dans tous les coins de la république.Habitués qu’ils étaient au patinage sur la glace, les Canadiens ne s’emballèrent pas immédiatement.Vers les 1880, on avait encore les trottoirs en bois ou en tablettes de pierre et les rues étaient en macadam.Ces surfaces ne convenaient guère aux patins à roulettes, aussi les “chaussures locomotives” restaient l’apanage de la petite jeunesse.Soudain! grande nouvelle.On apprend que le fameux Victoria Skating Ring (1), scène de tant de tournois et de mascarades en patins à lame, avait été loué à MÏM.Todd & Cie pour le convertir en patinoire d’été.Pour ce on avait recouvert le ring d’un solide plancher de bois franc et on fit l’ouverture de ce lieu d’amusement le 14 mai 1S85.Comme bien on pense, patineurs et spectateurs affluèrent.Le ring était bien éclairé, un orchestre, installé dans la galerie contribuait à réjouir l’assistance.Le succès de l’entreprise mit le patin à roulettes à l’honneur.En 1888, un nommé Valiquette, venu des Etats-Unis, ouvrit une spacieuse patinoire à roulettes rue Saint-Maurice, près du carré Cha-boillez.Après quelques années de vogue cette patinoire devint le Théâtre des Variétés en 1901, ensuite l’église de la paroisse Sainte-Hélène en 1904.Autrefois on avait vu deux temples se muer en théâtre.Cette fois c’était l’inverse.Au mois de novembre 1915, un incendie détruisit le “Montreal Stadium”, la plus grande patinoire du Canada, où l’on évoluait sur la glace en hiver et sur le bois en été.(1) "Skating ring” est accepté par Larousse. — 291 Ses 14 belzemire a 2/6.7/ de satin rayé 2/6.9 verges 7/8 pequin rouge a 6/7.1 verge / pequin noire a 6/7.9 mouchoirs soie a 4/6.8 mouchoirs soie a 3/5.p,c indienne de 12 verges.12/ indienne 2/8.9y2 indienne a 2/10.83 verges indienne formant 4pce & 11 ver- _ ges a 50/ p“.7/ cotton blanc a manteau a 2/ .".""z: 9/ cotton a manchette a 2/3.II- 1/3 cotton a manchette a 3/4/.7-2/3 cotton a manchette rayé a 5/ .14-2 3 mousselinne a careau a 3/6.8 mousselinne claire a 3/9.4 verges mousselinne claire a 2/3.7/ tafta noire a 1/8.Y\ taftat bleu a 2/ .21 verges / cotton 7/8 a 2/10*.5 verges toile rayé 1/3.7 verges toile a careau a 10“.4Y Bazin uni a 1/6.19/2 verge toile dhirlande a 1/8.19j4 toile dhirlande a 1/8.18 verges 3/4 dhirlande a 1/8.35/ platille royal 1/4/.4/ toile dhirlande a 2/ .15J4 morlaix a 1/6.2,, 6 17,, 6 19,, 6 1,, 3,, 6,, 8 4,, 3 3,, 7/ 8,, 7,, 6 8 3,, 9 8,, 6y2 1,, 5,, 7,, 8 19,.4/2 18,, 9 3,, 4,, 3 2,, 11,, 6/ 0,, 6 1,, 7,, 4 2,, 2,, 6 1,, 14,, 1,, 6,, 11 ID, 11,, 15',, 1,, 1., 4/ 1,, 18,, 3 1,, 18., 4 2,, 11 4 1,, 10,.9,, 12., 11 1,.6 3,, 1,, 0/ 6,, 3 5,, 10 6,, 9 1,, 12,, 2/ 1,, 12,, 6 1,, 11,, 3 2,, 9,, 2/ 9,, 1,, 3,, 3 — 294 — 1244 Russie a 1/6 £ 19,, 154 34 verges russie a 1/3 2,, 2,, 6 18*4 cottv ravé a 1/6 1,, 7,, 4/2 1644 toile a doublure a 8“ 11,, 2 IV2 verges toile a 1/3 9,, 4J4 [38 verges grosse toile a 8’ 4,, 12,, 4 verges toile du pays 1/ 4,, 33 y2) .( 77J/2 verges grosse toile ?— } > H,, 8 44 ) 2 pce toile a 2/ 4,, 73 mouchoirs de cotton 3,, 17,, 9 21 mouchoirs de cotton 1,, 3., 10 1 mouchoir dindienne 1',, 6 9 mouchoirs de toile 6,, 4J4 6 cravattes 1,, 0,, 4 mouchoirs soie noire 16,, 4 34 verges bougram a 1/ 1,, 14,, 2 douzne bonets drapés a 35/ 3,.10., 1 douzne bonets drapées a 35/ 1,, 15,, 2 douzne et 3 bonets a Enfants a 30/ .3,, 7,, 6 9 bonet drapées a 28/ la douzne 1,, 1,, 5]/2 douzne bonets rayé a 8/6.2 ,, 6 ,, 9 12 paires bas noire a homme 1,, 16,, 1 Douzne bas gris a homme 1,, 16,, 11 paires bas a hommes 1,, 10., 1 douzne bas a femme 18,, 1 douzne bas noire a femme 1,, 2.9 paires bas noire 1,, 19,, 1 douznc bas noire 6., 2 paires bas gris 5,, 2 paires bas gris 3,, 3 paires noire a femme 5,, 2 paires bas drapés 2,, 8 paires bas de cotton 16,, 2 petites paires bas dé cotton 2,, 16 paires menottes noire et grises 10,, 3 pce* laprari a 2/ 6,, 6 Sintures 4,, 14 paires de culottes de chamois denfant.15,, 21 paires de soulier a 2/ 2,, 2,, ey2 grosses boutons de corne a 4/ 1,, 6,, 10 paire soulier de femme, en cuire 1,, 10., 1 paire soulier de soie a femme 3,, 3 paires souliers d’homme a 4/ Boutons poile de chevre et autre 2,, 12,, — 295 1 sizain depingle.6% papier de grosse.2 grosse 1/2 tavelle a 8/ .)'2 grosse petite tavelle.2 douznCB couteaux.6 paires gants.;.10% ruban noire a 6“.6 verges noire 5".3% verges ruban rouge a 5*.tavelle et padou.3 pCM 1/2 ruban." 28 verges padoue soie.5 miroir .1 chapeau .5 petits miroirs.2 douznCB 7 paires boucle a 6/ .1 douzne boucles a jartiere.1 douzne de broche.1 masse de grenats.9 paires boucles a diamants.4 vieilles boucles a diamants.1 paquet de jons.4 paires boucles.4 milles 500 eguille a 2/ .11 petites lignes.3 bonnets simples.3 peigne de cornes.2 douznea carcasses .44 verges miray a l9.1% livre fil de couleur.fil fin et soie.1 livre poile de chevre.V2 livre poile de chevre fin.7 p“* galon.5 couteau .7 milliers de broquet.1 livre 3/4 de laine.Vz livre de fil de léton.pote de bouton.3 paires soulier.4 quinteaux 1/4 de ris 12/ .1 petite paire balance.37 livres de chocolat a 1/ .14 prcB souliers de loup marin a f“* 2 prCB a homme.42 livres savon de france a 10*.5., 6 1,, 3., 6 7., 3., 3 >, 4 Yz 2., 6 2., 3% 6 1,, 1,, 0 3., 6 1., 8 2,, 1,, 8 15., 6 3., 1., 10 9 6 6 1,, 9., 2., 9 _ 2,, 3 5 6 3., 8 3., 9 1., 9,, 3 2., 6 10,, 5., 10 10 7., 5., 3 1., 3 2., 5., 2., 11,, 2., 9 1,, 17,, 5., 10 1., 1,, 15,, — 296 Ay2 savon de castille .7 douzne* de terrines a 1/8.2l/2 douznM de plats a 1/8.9 douzneB dassiettes de terre a 9*.7 picinnes défaillance a 6’.14 peaux de loup marin verte 1/6.\7l/2 peaux de loup marin tannées 2/1 18 peaux de loup marin tannées a 2/1 23 peaux avariées tannées a 6*.75 peaux avariées tannées a 2/1.70 livres de caffé a 1/ .4 milles 500 doux a plancher.7 milles 400 doux a ferer a 5/.25 livres 3/4 de caffé à 1/ .3 rames grand papier.z/ rame petit papier.1 peu de Couperose.1 paire de chandellier.2 serure .14 grosses de pipes a 2/6.1 paire couverte de 3 pu.I/2 paires couverte de 2l/2 p“.50 minots de bled a 2/6.40 minots de sel a 1/6.8 minots mauvais sel \]/i.2 minots de bledinde.En Caisse argent monoyé 1 1,, 1,, 1,, 7., 3., 2., 1,, 1,, 2,, 2,, 11,, 4., 6., 3., 1., 16,, 17., H,, 16., 10,, 2,, 16,, 5., 2., 4., 1., 3,, 1,, 6,, 3,, 15., 16., 18,, 5., 9., 4., £ 201 ,, £ 54,, 3 8 2 9 6 $54 6 6 3 9 8 9 9 10 0 3., 12., 6 IO/2 £ 255,, 16,, 4/2 Nous soussignés qui avons fait le présent inventaire en présence de Monsieur Joseph Couture subrogé tuteur y avons compris le quart, en sus, en foy de quoy nous avons signé et laissé le présent entre les mains du Sieur Louis Turgeon pour le présenter quand il faudra et a qui il appartiendra Québec 21° février 1772 Marque de Monsieur Joseph X Couture Subrogé tuteur Germain Langlois fils Joseph Coste — 297 „ ,.^a s®n?me,(^f.^eux cens cinquante cinq louis seize chelings 4sl< dhal.fax fait chelings courant cle la province six milles cent trente neuf livres treize sols dans laquelle somme est comprise celle de cinquante quatre livres douze cheling dix sols et demi qui font chelings de la province treize cent onze livres neuf sols Langlois fils Joseph Coste (1) LA FAMILLE MARQUETTE Mgr Tanguay signale deux François Marquet qui seraient venus > établir clans la Nouvelle-France, presque ensemble.Le premier de ces deux Marquet arriva ici marié (avec Marie Daine), ce qui nous enipeche de savoir de quelle commune il venait en France.Toutefois son surnom de Périgord nous permet de supposer qu’il venait de cette province.De son mariage avec Marie Daine.François Marquet eut plusieurs enfants dont quelques-uns naquirent à la Sainte-Famille de 1 de d Orleans.Ce François Marquet décéda à Charlesbourg le 11 mars 1715.L autre François Marquet était originaire de Chapelle-Bourquet en Périgord.Il était peut-être parent de François Marquet mane a Marie Daine puisqu’ils venaient de la même province.Les Marquette cie nos jours doivent descendre de ces deux Marqua.UN FILS DE DICKENS AU CANADA Charles Dickens, le grand romancier anglais, visita le Canada en ’ jlia,s 1 ne vecut jamais ici; le troisième fils du romancier Francis Jeffrey Dickens, né à Londres le 15 janvier 1844, que les romans paternels avaient tournés vers les aventures, devint chef de la police du Bengale.Après la mort de son père, Dickens fils n’ayant plus de protecteur en haut heu, fut forcé de donner sa démission de chef de P tce.Il passa au Canada, en 1876, et s’engagea dans la Police à cheval du Nord-Ouest.Son expérience et ses qualités lui obtinrent vite de 1 avancement et il devint inspecteur.En 1885, Dickens joua un [' e asscz important dans la repression de la rébellion, des Métis sous les ordres cle Louis Riel et de Gabriel Dumont.Il tint un journal de scs activités qui a été publié dans le Queen’s Quaterly, de 1930.Francis Jeffrey Dickens décéda à Moline, Illinois, le 11 juin 1886.(1) Archives Judiciaires de Québec. — 298 — FANTAISIE D’UN HUMORISTE En rassemblant des notes sur l’hôtellerie qui, pendant un demi-siècle, eut la principale clientèle de langue française à Montréal, nous relevons dans les souvenirs du distingué Arthur Buies, le récit d'une curieuse fantaisie.Le fait raconté se situe dans les années 1868-70, alors que l’Hôtel Richelieu était dirigé par A.Béliveau, le prédécesseur immédiat de Isidore Durocher dont il sera question sous peu.“Le proprétaire du “Richelieu” avait alors à son service un garçon de quinze à seize ans, qui faisait dans l’hôtel toute sorte d’ouvrages d’une nature quelconque.Ce garçon s’appelait Ménésippe.l’abordai immédiatement maître Béliveau: “Modèle des hôteliers, lui dis-je, je prends Ménésippe à mon service et à celui de mes amis; nous vous donnerons tant par semaine pour le temps qu’il nous consacrera; il nous servira à table, nous exclusivement, en habit à queue et en gants blancs.Cela donnera énormément de relief à votre boutique et vous attirera une clientèle comparable à la descendance d’Abraham.Voici un habillement tout fait pour lui, je le lui donne, mais à la condition qu’il nous serve, comme je viens de l’indiquei.“Béliveau recula de trois pas, abasourdi par cette proposition insolite; mais, rapidement, il se remit et accepta ma proposition pour le “fun”, pour la curiosité de la chose.C’était un essai dans le grand style.“Le lendemain, Ménésippe, vêtu de noir, colleté et ganté de blanc, se tenait à son poste, raide comme une hallebarde, au bout de table qui nous était réservé, attendant que nous eussions pris place pour courir au moindre signal et exécuter nos ordres, que la divergence de nos goûts et le brouhaha soulevé dans la salle à manger par cette nouveauté prodigieuse rendaient à peu près incompréhensibles.“Oh! ce fut une farce digne des pensionnaires de l’Olympe en humeur de cascader.Elle méritait d’être racontée en vers épiques, de la facture de feu Arthur Casgrain, auteur de la Grand-Tronciade.Cela paraîtrait bien mince aujourd’hui peut-être, grâce à l’abus que l’on fait de l’habit à queue, à tout propos et sans propos, mais dans ce temps-là, un "waiter” servant à la table du “Richelieu”, en habit à queue et en gants blancs, c’était plus grand que la lune dans son plein.“Pendant trois jours une foule énorme assiégea l’hôtel; on y vint dim r de tous les côtés à la fois, les bureaux d’avocats s’y vidèrent; c était à qui appellerait Ménésippe, lui faisant de l’oeil, essayant de 1 attirer, de le cajoler et meme de le corrompre, d’exercer sur lui les influences les plus ille^times.Mais Ménésippe, que sa grandeur tenait a notre bout de table restait insensible à tous les appels et ne daignait meme pas sourire aux tentations accumulées sous ses regards.Nous étions, à cette époque, les assidus de l’ancien hôtel Richelieu.plus ou moins pensionnaires.mais dans tous les cas nous euons de ces clients qu’on appelle les piliers d’une maison, et.en qua-nk de piliers nous jouissions d’une foule de tolérances dont je redou-uims quelque peu de faire aujourd’hui le dénombrement” (1) Ajoutons qu’au temps de cette “farce”, Arthur Buies devait avoir -8 ou 29 ans.Il avait été admis au barreau en 1867 mais fl n exerça guère sa profession.C’est comme journaliste et polygraphe qu’il devait acquérir grand renom.' E.-Z.Massicotte SIR CASIMIR STANISLAS GZOWSKI Le nom semble assez exotique pour un Canadien.Sir Casimir Stanislas n’était canadien que par adoption.Né à Saint-Petersbourg, le o mars 1813, il était le fils du comte Stanislas Gzowski, polonais, qui était officier dans la Garde Impériale de Russie.Sir Casimir étudia le génie militaire en Russie et entra dans l’armée du czar.Patriote jusqu'au fond de Fame, le noble polonais se joignit à ses compatriotes dans leurs revendications de 1830.Il prit même les armes.Blessé, il fut fait prisonnier puis exilé.Il passa aux Etats-Unis en 1833 et vécut huit ans à New-York.En 1831, il s’établit «à Toronto et fut à l’emploi du gouvernement comme ingénieur.En 1848, sir Casimir formait une compagnie pour construire la voie du Grand-Tronc de Toronto à Sarnia.C’est aussi cette compagnie qui construisit le pont international de Niagara, en 1871-1872.Il décéda à Toronto le 24 août-1898.Il avait été créé K.C.M.G.en 1890.Ü) La Patrie, 2 février 1901. — 300 LETTRE DU GOUVERNEUR DE BEAUHARNOIS AU MINISTRE 11.Novembre 1702.Monseigneur, Je vous supplie de me permettre de vous renouveller par la premiere .lettre que j’ay l’honneur de vous écrire de ce pays la reconnois-sance que jay de la grace que vous m’avez faite de m’en avoir donné l’intendance, et de vous assurer que je tascheray d’en remplir les fonctions de maniéré a pouvoir mériter la continuation de l’honneur de votre protection.J’arrive devant Quebec le 29e aoust apres une traversée très heureuse et très courte pour la Saison dans laquelle nous estions partis de France, nous avons Monseigneur fait en chemin deux prises An-gloises l’une a la hauteur des Açores chargée de vin laquelle aura re-lasché en France quoyque M.de Cabaret eut ordonné à l’offr marinier a qui il en avoit donné le Commandement de nous suivre, et l’autre sur le Grand banc chargé de morue seiche, celle cy est a Quebec M.de Lotbiniere comme juge de l’Amirauté en a fait la procédure, jy ay joint mon avis que j’envoye avec une grosse de la procedure a M.de Valincourt a l’adresse de M.de la Touche.Je ne sçaurois assez vous marquer Monseigneur touttes les hon-nestetées que M.de Gabaret a eu dans son vaisseau pour tous les officiers passagers quoy qu’il y en eut grand nombre, il a si bien sceu s’accommoder a l’esprit d’un chacun que tous ont vescu en paix et se sont débarquées très contant de luy.Mrs.de Callieres et de Champigny qui ne m’attendoient pas si-tost n’estoient pas encore dedescendus de Montréal je les y aurois esté joindre si le premier n’estoit arrivé peu de jours apres moi a Quebec je vous suis très obligé Monseigneur de ce que vous avez eu la bonté de luv écrire a mon sujet j’espere que nous vivrons par inclination dans {’intelligence que le Service du Roy demande qui soit entre nous.J’ay examiné Monseigneur la proposition qui vous a esté faite pour la construction de deux flutes en Canada aux conditions portées par le mémoire que vous m’avez fait l’honneur de m’envoyer auquel je joints la réponse que fait le Sieur.Aubert fils de feu M.de la Chesnaye. — 301 — A 1 egard de 1 expedient qu’il y a Monseigneur de faire rendre Z fran,“ ?b?'S tant If matures 'lue d'escarissages a un prix oui dgale celuy des bois que l'on tire du Royaume et du Nord comme “è regarde que cette affaire est de très grande consequence pour la Colonie je remets Monseigneur a avoir l'honneur -de vous^n rendre compte que jaye connu par moy mesme.ce que pourra couster danî le pays1 achat et 1 exploitation des bois rendus a Quebec afin ïên reg cr le prix par un tarif et sçavoir ce que les mesmes bois coûte ront portées en France et rendre si je le puis cette affaire aussy commune pour la Colonie que l’est celle des pelleteries.' J’ay desja enigagé Monseigneur quelques particuliers a s’attacher a la culture des chanvres dont jay fait distribuer la graine a p u-sieurs afin qu il s’en trouve quelques uns que l’esperance du gain engage a en cultiver d’avantage dans les suites.K La gratification que vous avés eu la bonté d’accorder Monseigneur a M.de Vitre pour sa pesche de marsouins qui luy a beaucoup c°us C a engage d en tenter une de balaine, vous sçavez Monseigneur 1 utilité que le commerce d’huisle de ce poisson feroit a la Colonie je vous suplie d avoir la bonté d’acorder audit Sr.de Vitré quelc/ues gratitications pour 1 Etablissement de cette pesche a laquelle je ferav en sorte que quantité de gens s’intéressent.M.de la Chesnaye qui est mort depuis quelques jours fort regrette pour le bien qu’il a fait en ce pays laisse une charge de Coner au Cou Supérieur de Qubec que je prens la liberté Monseigneur de vous demander pour le Sr.Aubert son fils aisné qui est un parfaitement honneste homme ce qu’il a fait connoistre en remettant a un de seg ireres que son pere avoit déshérité le bien qui doit luy revenir nar son partage.Il est moi t encore icy un Off que l’on dit avoir esté porté pour le bien de la Colonie, c’est M.Provost gouverneur des trois rivieres, M.de Crisafy vous demande Monseigneur ce gouvernement vous connoissés sa qualité et son mérite, et M.de L’Angloiserie la lieutenance de Roy de Quebec on en parle icy comme d’un bon officier et -d.de Callieres qui le connoist d’un bon esprit l’estime beaucoup; par-my quelques capitaines qui esperent obtenir de votre bonté la majorité de cette place ou celle de Montreal jay l’honneur de vous écrire en taveur de M.de St.Martin gentilhomme de l’orlennois capitaine en ce pays protégé par M.le Marquis de la Vrilliere.Sur l’avis que nous avons eu Monseigneur que les Anglois vouaient tenter une seconde entreprise sur Québec M.de Callieres m’a — 302 — proposé de faire travailler a quelques ouvrages de fortifications pour mettre cette ville en état de deffences, les fonds de cette année étant plu§ que consommés par M.de Champigny j’en prend les fonds d'avance sur ceux de l’année prochaine.Plusieurs sauvages sont venus a Quebec sur lea nouvelles de la guerre entre les Anglois et nous les uns pour nous assurer d’une exacte neutralité et les autres de prendre partis pour nous M.de Callieres leur fait faife des présens pour les attacher a nos interests j’aprehen-de fort Monseigneur que ces sauvages ne nous jettent dans de grandes dépenses je vous suplie de me prescrire si je dois m’en tenir seulement au fonds que vous avés ordonnés pour cela, le séjour qu’ils font a Quebec couste si cher que M.de Champigny m’a conseillé de faire acommoder une espece de redoute qui touche au jardin du palais pour les y loger et les y faire nourrir cela coustera la moitié moins au Roy ce qui me fait estre Monseigneur si grande réserve sur la dépense c’est que M.de Champigny ne me laisse presque rien dans les magasins, ainsv je ne pourray augmenter les fonds l’année prochaine de la plus value que j’aurois pu faire sur la vente des marchandises du Roy.Dans les différentes marchandises que l’on a envoyée cette année de la Rochelle pour le Roy il s’en est trouvé quelques unes de deffec-tueuses et d’autres gastées, j’ay ordonné au garde magasin d’appeler a la visite de ces marchandises les correspondans des marchands de la Rochelle qui les avoient vendues dont jay sceu les noms par la facture et jay fait dresser un procès verbal sur la quantité du tabac qui s’est trouvé entièrement pourry, je le renvoyé a la Rochelle et j’escris ia M.Begon d’obliger les marchands de le reprendre et de nous en tenir compte sur l’année prochaine il en faut acheter bien chèrement d’autre icy pour tous ces sauvages Mrs.de Champigny et de Callieres m’ayant dit qu’il estoit du Service du Roy de les bien traitter Le Sr.Deshayes qui a passé a Quebec en qualité dydrographe ma dit Monseigneur que vous luy aviez fait esperer 800£.d’appoin-temens je luy ay fait donner 100£ d’avance en arrivant icy a condition de tenir cet hiver une école dydrographie et d’aller l’esté prochain veriffier dans le fleuve quelques endroits de la Coste du nord au dessous de Quebec sur lesquels il reste quelques observations a faire cela l’occupera en attendant que jaye receu vos ordres sur son sujet.J’ay aporté Monseigneur la copie d’un arrest rendu pour les affaires de L’Acadie je croy qu’il seroit necessaire que j’en eusse une copie collatonnée pour la faire enregistrer au Concl Supérieur afin que ceux qui ont interest dans cette affaire puissent justiffier leur droit. — 303 — Je prendray la liberté de vous reorespntpr vr,-, • est tombé icy dans un inconvenient qu'il I gneur qilc |,on ter a l'Acadie, c'est que l'on?concïïj ?e de conseclu““ d’evi-terres a tous ceux qui en ont demandé st?t “ C0,,,n’encem«« des pour le Roy qui est obligé aujourd'hui de payer tuJamen?IT™ auand on le prend pour son servira n;L -, y .arPent de terre environs des places de l’Acadie on hiss-iMinp30'?1, nccessaire qu’aux que l'on ne concedast a persane ?s pou Ceh que dans'?* r, rrM-de CMk™ « «v ♄s iZktfâSïï&Ziïz de Soulange, nous avons retenu 12 arpens de terre nmir ine et quand le gouverneur g’nal le trouvera a nrono?P,?UrfbaStlr,Un fort quand la colonie s'augmentera il sera nécessaire d’en faTre f un dans œt endroit, Sur ce que j'eus l’honneur de vous dire Monsetneüê a M TrhT'S'a que lc jardin du Palais * Quebec aperfeno former de la chose lorsque je serais sur les lienv Jn' tm plan que Mr.de Champigny vous présentera pkr lequel tous con’ noistres Monseigneur qu’une partie de la cour et quelques angars nui sont au Roy ont este bastis sur ce terrain, M.de ChampignvVa dit t|ti il en avoit refuse plus de 4000 £.h y 1 M de Champigny m’a parlé Monseigneur d’un réglement oui sero.t necessaire pour assurer dans le Conseil la liberté des voix ë cnTmelques r-?"' différ.en?ont fait naistre «nue quelques con et le procureur general, comme je travaillera a ÏSSe"s «Mfe de vous faire expliquer a "if' veu d PThsJ y “ q“ " Ts avo,t &rit '’“née derniere ci tateur du Sr.Hazeur pour une charge de con" j'ay aussv seen icv Monseigneur que ledit Sr.Hazeur n’avoit consenti que cetteZrll XflUs1 u demandée pour luy qu’apres que Mr.l’ancien Evesque de Quebec luy eut ordonne de la soliciter pareequ’il le connoist nëur un iném4rPhTneSîe h°T?e’ Mr‘ de ChaniP>>y vous remettra encore un mcniuie ctans lequel il marque quelques changerons qu’il v a a faire entre la Go„vcr„,.„r.intendant ctîe .^0uf, JU£es Monseigneur qu il soit nécessaire de le relier ie vous suphe d’avoir la bonté de le faire.* J ATT T" a sceu ic7 Monseigneur qu’on s’etoit plaint a vous 21 JJ , ];,U C secreta,re de M.de Callieres abusoit des bontés que son maistre avoit pour luy et n’avoit pas pour Mrs.les of F de ce pays tout le respect qu’il leur devoit, j’ay esté prié de vous represen-er qu il ny avoit aucun offr ce qu’ils m’ont tous assuré en g’nal et en Particulier qui eut jamais eu lieu de se plaindre dudit Sr.Hauteville e de sa famille, cest une justice que M.de Champigy ma dit aussy luy rendr01t auprès de vous ne luy ayant connu des le temps mes-«ne qU ,1 estait auprès de M.de Frontenac que des procédés 1res hon-aestes avec tout le monde. — 304 Les directeurs de la Compagnie de la Colonie nous ayant fait entendre qu’il estoit de leur interest de s’acommoder avec M.de la Motte Cadillac pour le bien de leur ferme firent un acte par lequel ils l’associèrent au tiers du produit des pelleteries qui se traitteroient au détroit, cet acommodement n’ayant pas esté approuvé ils en ont fait un autre par lequel ils donnent a Mrs.de la Motte et Tonty outre leur nourriture, au premier la somme de 2000 £.par an et a l’autre treize cens quelques livres, nous avons M.de Callieres et moy signé a cet acte.Le Sr.Dulino ayant dans l’assemblée générale de la Colonie, rendu compte de sa gestion en France en fut si universélement approuvé qu’il auroit esté prié dy retourner en qualité de Député, s’il n’avoit pas remercié il fut nommé directeur avec quatre autres négotians en la place de ceux qui demandèrent a sortir et les Srs.de Riverin et Placard furent élus députés presque tout d’une voix, je croy Monseigneur que le soustien de l’affaire de la colonie dépend uniquement de la bonne régie, je tascheray apres le départ des vaisseaux d’examiner s’il n’y a point de changement a y faire et j’aurav l’honneur de vous en marquer mon sentiment jay ouv dire en arrivant icy qu’il y avoil de grandes plaintes de la Compagnie contre la Direction, mais comme on a sceu que je ne parlois que de mettre la paix partout on ne ma point montré la requeste qui avoit esté faite contre les directeurs pour vous ladresser, l’assemblée générale ayant demandé du temps pour délibérer sur la supression du quart du Castor, je ne puis encore vous rendre compte de cette affaire que je trouve de consequence sur laquelle la Compagnie ne ma donné aucun mémoire.J’ay l’honneur de vous envoyer la copie d’un jugement que jay rendu entre quelques officiers dont les uns avoient vendus et les autres achetés les actions qu’ils avoient dans la ferme de la Colonie, je croy qu’il fera rentrer dans la Compagnie quantité de gens qui en étoient sortis par la vente de leurs actions et que par consequent Refaire de la Colonie sera utile a plus de particuliers, je prie M.de Champigny de vous expliquer le fait plus au long avec les consequences qui pourraient estre très grandes presque tous les intéressées en cette affaire estant pauvres il y en a peu qui ne vendissent leurs actions a moitié de perte, ainsy il pourrait arriver que quelque Estran-ger acheteroit sous main pour cent mil livres d’actions plus ou moins et profiteroit seul de la protection que vous avez la bonté d’accorder à une affaire que vous croiriés g’nale a toute la colonie.M.de Louvigny vous suplie Monseigneur de luy acorder une gratification de 300 £.pour le dédommager de trois mois d’appointe-mens dont il n’a point esté payé pendant qu’il a esté icy en arrest ayarit perdu de plus ceux d’une année par le voyage qu’il a esté oblige — 305 — de faire en France pour se justiffier d’une affaire sur laquelle on vous avoit écrit contre luy ses appointemens furent donnés au Sr de Tonty qui eut la Compagnie dudit Sr.de Louvigny que vous aviez nommé Monseigneur a la majorité des trois rivieres.loute la colonie a interest Monseigneur de vous suplier de nous acoi(1er une flegate pour 1 escorte de nos vaisseaux l’année prochaine les Anglois viennent d’entrer dans notre riviere et ont pris deux bas-tim d honfleur c|ui peschoient de la morue a l isle percée et ruiné les habitations qui estoient dans ce lieu les equipages de ces deux basti-mens sont venus icy au nombre de 85 hommes je les ay fait dmba'r-quer et fournir la ration sur le \ du Roy, jay fait tirer pour cela par le Trésorier une lettre de change pour le remboursement de ce que ses vivres ont cousté icy aussy bien que pour le payement des autres dépenses qui ont esté faites pour ce bastiment que vous trouvères Monseigneur bien considerables ce qui n’arrivera pas dans les suites ayant presque toutes esté faites sans mes ordres et j’écris a M.Begon l’Intendant pour le prier de m’envoyer par les Vau du Roy qui viendront icy l’Etat des vivres qui seront embarqués sur les mesmes Vaiss* afin que je me regie pour le remplacement qui leur sera nécessaire.' Le Sr.de la Ronde sous brigadier des gardes de la marine qui servoit de lieutenant sur le Vau du Roy étant tombé malade dans la traversée se trouve Monseigneur hors d’Etat de pouvoir repasser en France Sa maladie ayant eu des suites très fâcheuses.J’ai prié M.de Champigny de vous représenter Monseigneur que dans l’obligation ou je suis d’aller ou d’envoyer pour le Service du Roy le long des Costes de cette Riviere il me faut pour armer un canot jnïandier des soldats qui souvant ne se trouvant point quand on les demande causent un retardement au Service, je vous suplie de m’a-corder la paye d’un equipage de canot de huict hommes pour six mois de temps seulement c’est une très petite dépense qui en épargnera de plus grande et qui sera très utile pour le Service du Roy j’en a y fait un article dans le projet de la dépense qu’il y aura a faire l'année prochaine pour les fortiffications et pour l’extraordinaire de la guerre montant a la somme de 125528 £.5'.Cette somme vous paroistra exorbitante par raport aux fonds que vous avez fait remettre les deux années precedentes pour ces dépenses, sur quov je vous suplie Monseigneur de remarquer que quoy qu’il naye esté remis chacun des dites deux années que 72000 £.les dépenses ont esté a plus de 140000 £.et le surplus des 72000 £.ont esté pris sur les recettes extraordinaires qui sont provenues de la plus value de la vente des marchandises envoyées de France mais comme M.de Champigny ne me laisse dans les magasins que 12057 minots de bled, 3687 quintaux de farines et — 306 934 quintaux de lard qui ne* suffiront pas pour payer plus de 100000 £.dont les dépenses de cette année excéderont les fonds qu’on sera obligé de rejetter sur la prochaine si vous jugés a propos Monseigneur de ne rien diminuer de la somme de 125528 £.5" portée par ledit projet et me faire envoyer quelques effets qui puissent produire une augmentation par le prix qu’il seroient vendus en ce pays vous pouvés assigner partie des fonds a remettre sur les recettes extraordinaires qui en proviendroient en cette manière qui seroit qu’apres avoir libellé dans l’Etat du Roy les dépenses a faire pour l’extraordinaire de la guerre montant par exemple a 95973 £.5” il seroit dit au bas de ce chapitre sur laquelle somme de 95973 £.5“ celle de 52000 £.sera remise par le Trésorier de la marine et les 43973 £.5” restant seront pris sur les recettes extraordinaires qui proviendront de la vente de la plus value des marchandises envoyées de France, de cette maniéré si les dépenses montent a 125528 £.5" il ne paroistra pas que jaye excedé les fonds comme il paroist que M.de Champigny a fait les années precedentes.La plus grande partie des dépenses se faisant a Montreal je pren-dray la liberté de vous représenter Monseigneur qu’il est du Service du Roy dy avoir un habile homme M.Daigremont remplissoit si bien cet employ que je souhaiterais Monseigneur que vous eussiés la bonté de ly conserver.Jay l’honneur de vous envoyer Monseigneur un mémoire que nia donné le Sr.Aubert sur des propositions quil fait de transporter en: France des bois de matures et descarissage a des conditions très avantageuses pour le Roy comme ledit Sr.Aubert passe en France il sera Monseigneur en état de recevoir vos ordres la dessus.Les religieuses hospitalières de Quebec sont prévenues Monseigneur que l’on vous a fait d’elles un portrait désavantageux et elles m’ont demandé avec instances que je vous rendisse compte du Zelle avec lequel elles servent les malades a quoy ces StM filles s’épargnent si peu que j’ai trouvé dans leur infirmerie quelques unes de malades lors que j’entré dans leur maison.M.de Champigny m’a remis Monseigneur les papiers concernant cette intendance avec la copie des lettres communes et particulières que vous luy avez écrites il ne me reste qu’un éclaircissement sur une difficulté que je trouve touchant la décharge que je dois donner au commis du fermier du domaine d’occident pour le payement des charges indispensables portées par l’état du Roy de l’année 1/02.M.de Champigny ayant fait des lannée 1701 ses ordonnances d’avance a ce qu’il pretend pour l’année 1702.il faudrait pour suivre le mesme ordre que je donasse les miennes a present pour l’année 1703. — 307 — ce que jay cru ne devoir pas faire sans avoir l’honneur de recevoir Z r COmme, .*7'“ '« prenantes president t|UC le payement qui leur a este fait par M.de Chanmienv e„ 17m n e 0,1 P“"t pour 1702.je vous supl'e de d&idér s'7 da" et de n e marquer vous ne trouveriés pas plus a propos que je fisse „es " -dotmances a commencer du premier Janvier 1702 au dernierdéce ' etat de fS'etT*’ “ '"'e ?"î fisse Ph's >1"’“" *ul et tnesme seroit moinTsujette a “Su ° ,,ar°iStroit ,>lBS “ Kgk et nui ,!h IFF ''.ioO'ciqiinu a cette lettre le mémoire des concessions qui ont este accordées cette annee et l’Etat des marchandises que je demande, je vous suphe de donner vos ordres a M.Begon pour qu’il nous les envoyé 1 annee prochaine.Mi.de la Corne Lieutenant en ce pays m’a prié Monseigneur de tous représenter ses services afin que vous ayés la bonté de vous soutenir de luy quand il y aura quelque Conpagnie a donner.1, Eclesiastique qui est chargé du soin des pauvres anglois et an-jdoiscs catohque que l’amour de la religion retient en ce pays m’en atant envoyé la liste je leur ay fait la distribution comme le porte Mat cy joint de la somme de deux mil livres que le Roy a eu la honte de leur accorder et le procureur de M.l’Evesque de Quebec navera ce qui revient a un chacun Fors qu’il aura reçeu la valeur de sa lettre de change.M.de Subrecase ayant eu besoin de deux cens écus pour finir ses at tau es en sortant de ce pays je les luy ay fait donner par le Trésorier qui s en fera rembourser sur les fonds destinés pour Plaisance, .(ins a ju8^ depuis quelques jours le procès criminel dont la con-nois.vance fut ostée a M.de Champigny l’année derniere, je vous en-toje Monseigneur un petit extrait de ce procès la; je vous suplie Monseigneur de vous en faire rendre compte, et si vous este contant de la jusüce que nous avons rendue, d’avoir la bonté d’en marquer votre Satisfaction a Monseigneur le Chancelier afin qu’il sache que je m’a-tache a remplir mes devoirs de juge, Mrs.nos conseilliers ont l’honneur de vous écrire Monseigneur pour vous suplier de ne leur pas donner un premier cons" et pour vous demander une augmentation de gages, il est vray qu’il y en a quelques uns de bien pauvres, et comme très peu ont le moyen d’acheter les livres qui leurs seroient necessaires pour bien juger les différais procès qui se multiplient dans le p
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