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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1946-05, Collections de BAnQ.

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Autorise comme envoi postal de la deuxième classe Vol.52e LEVIS — MAI 1946 No 5 LE BULLETIN Recherches Historiques ORGANE DU BUREAU DES ARCHIVES de la PROVINCE DE QUÉBEC O notre Histoire, écrin de perles ignorées Je boise avec amour tes pages vénérées DES DIRECTEUR PIERRE-GEORGES ROY LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES >L 52e LEVIS - MAI 1946 ^ DE SOUS-CONSTRUCTEUR CRESSÉ ms !2mlfCien 'es jeunes Canadiens n’avaient pas souvent 1 occasion de faire valoir leurs capacités pour lemplu des postes de commande.Toutes les charges un peu mil,oi t.nues ,le la colonie allaient à ties Français venus ,1e Fiancc.Il y eut, toutefois, des exceptions de temps en tan, , en faveur des nôtres.Quelques intendants se rend rent compte que les natifs du pays nëtaient pas inférieurs à leurs fri char ' aibaS °', 1,8 les il,dèrcnl novembre 1718.(3) Les Ursulines de Québec, vol.III, p.394, — 137 — nit par épouser une française de la Martinique, Marie-Victoire-Françoise Desmorandière.M.Amyot Vincelotte décéda à la Martinique un peu avant 1754.11 laissa plusieurs enfants.Le 11 septembre 1754, sa veuve, par son procureur, maître Barolet notaire à Québec, abandonnait tous les droits qu’clle-même et ses enfants pouvaient avoir sur le fief et seigneurie de Vincelotte cà Jean-Gabriel Amyot Vincelotte du Hautmesny, soû beau-trère, pour la somme de mille livres.La famille Amyot Vincelotte s’est-elle perpétuée à la Martinique?Nous l’ignorons.4° Ignace-François Amyot de Vincelotte de Saint-Ignace né à Québec le 9 juin 1698.M.Amyot Vincelotte de Saint-Ignace s’établit à la Martinique.Le 8 août 1742, de passage à Québec, il vendait à Louis Kornel, négociant à Québec, tous les droits qui pouvaient lui appartenir dans un emplacement situé à Quebec, place du Marché.M.Amyot Vincelotte de Saint-Ignace vendit à son frère, Jean-Gabriel Amyot Vincelotte du Hautmesny tous ses droits dans le fief et seigneurie de Vincelotte.5“ François-Charles Amyot de Vincelotte né à Québec le 31 août 1699 et décédé à Saint-Thomas de Monlmagny le 24 mars 1770.6° Louis Amyot de Vincelotte né à Québec le 27 mai 1702.Décédé avant 1735.7‘ Anonyme né et décédé au Cap Saint-Ignace le 7 avril 1704.S" Charles Amyot des Iles né au Cap-Saint-Ignace le 9 avril l/0a ( 1 ) Il embrassa la carrière de marin.Voyageant continuellement entre la France et le Canada, il finit par s’établir à La Rochelle oû il épousa, le 20 août 1744, Anne Roy, fille de feu Léonard Roy et de Jeanne Beau.La même année, AI.Amyot des lies devenait fermier du prieuré simple de Notre-Dame de la Couronne à Arvert.Il décéda le 2 mars 1750 (2).Sa descendance existe peut-être encore en France.(1) Baptisé à L’Islet.(2) Bulletin des Recherches Historiques, année 1927, p.360, article de Aégidius Fauteux. — 138 9° Pierre Amyot de Mandeville né à Québec le 10 septembre 1706.En 1720, à l’âge de quatorze ans, le jeune Amyot entrait au séminaire de Québec.Cinq ou six ans plus tard, il passait en France et, grâce à la protection de Mgr de Mornay, évêque de Québec, entrait au séminaire des Missions Etrangères de Paris.Le chanoine Pierre Hazeur de L'Orne écrivait de Paris, en 1732, à son frère également membre du chapitre de Québec: “M.Vincelotte prend le sous-diaconat dans les quatre temps du carême.Il s’est donné bien du mouvement pour en venir jusque-là (1).M.Lyon a écrit à feu et à sang contre lui.Cela n’a pas empêché M.de Mornay de passer par dessus tout et de lui rendre la justice qui lui est due.11 demeure au Séminaire des Missions Etrangères” (2).M.Amyot de Mandeville fut aussi ordonné prêtre par Mgr de Mornay.En 1742, l’abbé Amyot de Mandeville était aumônier de l'Hôpital des Incurables, à Paris.Le 21 février 1780, M.Amyot de Mandeville remettait au séminaire de Paris, pour le séminaire de Québec, ‘‘trois cents livres en pur don en reconnaissance des peines que lui a données son éducation et autres avantages qu’il en a reçus”.M.Amyot Mandeville ne revint pas au Canada.Il mourut chanoine de Troyes.10 Gabriel-Jean Amyot de Vincelotte du Hautmesny ne à Québec le 30 septembre 1707, qui continua la lignée des Amyot de Vincelotte.11 Jean-Baptiste Amyot de Vincelotte né au Cap Saint-Ignace le 19 septembre 1710 et décédé au même endroit le 4 octobre 1710.12 Jean-Baptiste Amyot de Vincelotte né au Cap Saint-Ignace le 8 décembre 1714.Nous avons peu de ren-seigmements sur lui (3).Nous savons que le 24 septembre 1742 il vendait à Louis Fornel, négociant à Québec, tous les ^ de Saint-Féréol, supérieur du séminaire do Québec.(L* ) HulUUn des Recherches Historiques, vol.XVI, p.227.(.H) Mgr’Tanguay {Dictionnaire généalogique, vol.I, p.7) fait établir .1.Amyot \ incolotte a Michillimakinne.Il lui fait aussi épouser une sau vngesso et lui donne une nombreuse famille.Il a confondu Josepli-.Tenn-liaptiste Amyot Vincelotte avec un autre Amyot. — 139 — droits qu’il pouvait avoir dans un emplacement situé place du Alai cln.a Québec ( 1 ).Nous voyons ailleurs qu il décéda avant 1744.Il avait épousé à L’Islet/le 26 mars 1738, Marie-Charlotte Rousseau, fille de Martin Rousseau et de Marie-Elisabeth 1 hibault (2).Du mariage Amyot de Vincelotte-Rous-seau naquirent: r Jean-Baptiste Amyot de Vincelotte né au Cap Saint-Ignace le 2 octobre 1738.Tl vivait encore en 1755.2 Joseph-Lambert Amyot de Vincelotte né au Cap Saint-Ignace le 2/ octobre 1/40 et décédé au même endroit le 3 décembre 1755.3° Joseph-Marie Amyot de Vincelotte né au Cap Saint-Ignace le 20 juillet 1742 et décédé au même endroit le 23 décembre 1755.4° Marie-Geneviève Amyot de Vincelotte née au Cap Saint-Ignace le 16 mars 1744, et décédée avant 1755.Gabriel-Jean Amyot Vincelotte du Hautmesny Né à Québec le 30 septembre 1707.M.Amyot Vincelotte du Hautmesny s’établit dans sa seigneurie de Vincelotte dès son mariage et y vécut toute sa longue existence.La vie publique n’eut jamais d’attraits pour lui.11 s’occupa de faire fructifier ses terres.On doit cependant regretter les misères qu’il créa à son curé et a son évêque lorsqu il fut question de doter la paroisse du Cap Saint-Ignace d’une nouvelle église.1744, 1 église construite dans le fief Gamache, qui faisait partie de la paroisse du Cap Saint-Ignace, s’éboulait avec la côte, dans le fleuve Saint-Laurent.Deux années plus tard, en 1746, les habitants du fief Gamache, construisaient, douze arpents plus haut, un presbytère en pierre pour servir d’église temporaire.' AI.Amyot Y meelotte du LIautmesny qui en sa qualité de seigneui haut-justicier du fief \ incelotte, seigneurie principale de la paroisse dl Cap Saint-Ignace, ayant toujours pi étendu que 1 eglise paroissiale devait être construite dans fl) Acte de nuLaliront., notaire à Québec, 2-t septembre 17V» (2) Elle se remaria à L’Islet, le 20 novembre 17U, à Joseplf’oaudreau, et décéda au Cap Saint-Ignace le 15 décembre 1755. — 140 sa seigneurie, avait fait don dans ce but, à la fabrique, le 15 juillet 1745, d’un terrain de huit arpents en superficie dans l’anse à Gilles.Il avait acheté ce terrain de Jean Bossé et de Jacques Rodrigue.Poussés par leur seigneur, les habitants de Vincelotte se mirent eux aussi, à bâtir un autre presbytère sur ce terrain de l’anse à Gilles.Mgr de Pontbriand, ami de la paix et de la concorde, après avoir mûrement pesé les choses et afin d’éviter un plus grand mal, donna ordre à M.Curot, curé du Cap Saint-Ignace, de prendre sa résidence dans le presbytère de l’anse à Gilles.Mgr de Pontbriand comptait sans l’entêtement inconcevable des habitants de Vincelotte et de Gamache.Le choix du site de l’anse à Gilles amena de nouvelles difficultés entre les censitaires des deux seigneuries qui durèrent près d’un quart de siècle.En 1772, Mgr Briand, pour mettre fin à cette guerre intestine et tâcher de contenter les paroissiens des deux fiefs de Vincelotte et de Gamache, fixa la place de l’église sur les confins ouest de la seigneurie Vincelotte (1).Le curé Hingan, qui desservait depuis quatre ans la chapelle temporaire du Cap Saint-Ignace, fut chargé d’exécuter le décret de Mgr Briand et de bâtir la nouvelle église."Quand l’église de Saint-Ignace, lui écrivait Mgr Briand, sera prête et que le cimetière sera alors, vous bénirez l’un et l’autre, alors vous ferez dans cette paroisse toutes les fonctions curiales et vous y direz la messe toutes les trois semaines, c’est-à-dire, le premier dimanche à l’Islet, le deuxième à Saint-Ignace, le troisième à Saint-Jean; vous y ferez les enterrements.” Cette décision pourtant bien juste de Mgr Briand ne plût pas à M.Amyot Vincelotte du Hautmesny.C’est ce que nous pouvons conclure d’une lettre de l’évêque de Québec au curé Hingan.‘‘Au sujet de M.Vincelotte, écrivait-il, il n’a pas le droit de me faire de procès: qu’il le fasse aux paroissiens qui, depuis 26 ans, ne veulent pas bâtir leur église, qu’il les fasse (1) Précisément il l’endroit où se trouve l’église actuelle du Cnp Solutionnée. — 141 — condamner a executer 1 ordonnance du prélat, mon prédécesseur, je n y mettrai point d opposition.Je ne l'ai pas soutenue: f par esprit de paix, croyant que les esprits se tranquilliseraient et se réuniraient; 2° parce que je voulais ôter aux Gamache toute occasion de chicane en la mettant au milieu de la paroisse, selon les canons et les lois civiles; 3" je n ai consenti a rendre mon ordonnance qu’après une requête si.qée de deux, plus que la moitié, selon les lois.Ainsi je ne vois pas sur quel fonds il peut appuyer son procès ; 4° je ne l’ôte pas de sa seigneurie; 5° il n’est pas bien sûr que l’ordonnance de Mgr de Pontbriand, contre laquelle l’on a toujours réclamé, soit jusqu’ici demeurée dans sa force, et jamais elle n’a été bien soutenue par le civil.Ainsi ne craignez pas, mon cher Hingan, et laissez le faire.Tous ses cris, ses murmures et paroles peu respectueuses ne m’épouvantent point, ne m aigrissent point contre lui et ne me feront pas faire la moindre démarche qui puisse lui nuire.Si j’avais voulu y consentir, les autres auraient déjà, à eux seuls, bâti l’église, au moins ils me l’ont demandé plusieurs fois.S’ils 1 avaient fait, il perdrait pour toujours son droit, car vous connaissez assez les habitants pour juger que tous les autres, trouvant la besogne facile, ne se seraient pas pressés d’en bâtir une seconde, et que peu après ils s’y seraient rangés.Voilà le service que je lui rends, il ne m’en a pas d’obligation.” Le curé Hingan suivit les ordres de son évêque.La nouvelle église fut bâtie en 1772 et ouverte au culte en 1773.M.Amyot Vincelotte du Hautmesny, battu de ce côté, essaya de se reprendre ailleurs.Comme le terrain de l’anse à (Tilles qu’il avait donné pour la construction d’un presbytère en 1745 changeait de destination, il en reprit possession sans plus de cérémonies.Avertissement, défense, sommation de la Fabrique ne purent l’arrêter.On se décida alors d’avoir recours aux tribunaux.Le 29 avril 1775, la Cour le condamnait à remettre à la fabrique du Cap Saint-Ignace le terrain de l’anse à Gilles avec les bâtisses dessus construites.Il était de plus condamné à payer à la fabrique à dire d’experts, les dommages causés par sa jouissance indue d’une propriété qui ne lui appartenait plus, — 14?Ce procès coûta au seigneur de Vincelotte la jolie somme de 1896 livres ( 1 ).M.Amyot Vincelotte du Hautmesny aurait pu, clisons-le, occuper sa vigoureuse vieillesse à une besogne plus utile qu'à celle de créer des misères à son curé et à son évêque.Mais, n’oublions pas, pour l'excuser un peu, que ses ancêtres venaient d’un pays très rapproché de la Normandie et qu’il avait encore dans les veines quelques gouttes de ce sang normand si chaud et si processif.Quoi qu’il en soit, la leçon fut salutaire et le seigneur de Vincelotte, rentrant en lui-même, ne fit plus aucune misère à son curé.M.Amyot Vincelotte du Hautmesny décéda au Cap-Saint-Ignace le 14 juillet 1795, à l’âge patriarcal de 87 ans et 9 mois.Tl avait épousé, à Québec, le 7 novembre 1741, Marie-Aune îère, entre autres, de Louis Boyer, né à Montréal en 1872, avocat en 1896, juge à la Cour supérieure en 1924.Un autre, Arthur, né à Montréal en 1851, député de Jacques Cartier à l’Assemblée législative de Québec, 1884-1891, ministre du gouvernement Mercier, 1890-1891, fut sénateur du Canada de 1909 à sa mort en 1922.Vie génération — 4e) JEAN-BAPTISTE, marié à Marte Blanchard, maître de forge à St-Denis, puis à Percé, dans le golfe en 1840, fabriquait des balles pour les patriotes de 18,v ( 10).Sn fille Lucie, 1822-1879, épousa à Chatn-Nv .en 1841, Théodore Poucet, éminent notaire de Montréal.La fille de ces derniers, Euf/cnie Doucet épousa à Montréal en 1870, Frederick Middleton, longtemps commandant en chef de la «dlice canadienne, qui dirigea, à ce titre, l’expédition contre les Insurgés métis du Nord-Ouest en 1885.créé chevalier (Sir) de l’ordre de St-Michel et de St-Geor-gc major général, puis lieutenant-général, lors de sa retraite, en 1890.en Angleterre., VI(-' génération 5e) JOSEPH-EDOUARD, 1798-1878, né et mort a St-Denis, fit ses études à Nicolet, commissionne notaire en 1822.exerça sa profession à St-Denis, pendant plus de cinquante ans.Il fut, comme son frère, Etienne, maître de chapelle.“Très belle voix d’alto”, dit l’abbé Allaire 1 1()'.< ht le verra plus loin, le sens artistique a foisonné i.'iis cette tamille.Comme deux autres de ses frères, Fran-, i
de

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