Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 août 1946, août
Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe Vol.52e LEVIS — AOUT 1946 No 8 LE BULLETIN Recherches Historiques ORGANE DU BUREAU DES ARCHIVES de la PROVINCE DE QUÉBEC O notre Histoire, écrin de perles ignorées Je baise avec amour tes pages vénérées DES DIBKCTEUB PIERRE-GEORGES ROY LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Vol.52e LEVIS — AOUT 1946 No 8 RÉFÉRENCES BIOGRAPHIQUES CANADIENNES Belestre, François-Marie Picoté de — Né à Montréal le 5 février 1677, de Pierre Picoté de Belestre et de Marie Parc.Officier dans les troupes de la marine.Décédé au Détroit le 9 octobre 1729.(Cf.P.-G.Roy, La famille Le Compte Dufré, p.95).Belestre, L’hon.François-Marie Picoté de — Né à Montréal en 1719 de François-Marie Picoté de Belestre et de Marie-Catherine Trottier.Officier dans les troupes de la marine, il fut commandant à Détroit.Chevalier de Saint-Louis.Sous le régime anglais, conseiller législatif et grand-voyer.Décédé à Montréal le 8 mai 1793.(Cf.Fauteux, Les chevaliers de Saint-Louis, p.170; P.-G.Roy, La famille Le Compte Dupré, p.96).Belestre, François-Louis Picoté de — Né à Montréal le 11 avril 1739, de François-Marie Picoté de Belestre et de Marie-Anne Nivard Saint-Dizier.Officier dans les troupes de la marine.Il passa en Louisiane où il fonda une famille qui s’est perpétuée jusqu’à la fin du siècle dernier.(P.-G.Roy, La famille Le Compte Dupré, p.97).Belisle, Alexandre — Canadien-français des Etats-Unis auteur de Livre d'or des Franco-Américains de Worcester (1920) et Histoire de la presse franco-américaine (1911). — 228 — _ Beliveau,Mgr Arthur — Né à Mont-Carmel, le 2 mars 1870.Archevêque de Saint-Boniface.Bel, l’hon.Matthew — Né en Ecosse en 1769, il passe ici à l’âge de quinze ans.Il devint propriétaires des Forges •Saint-Maurice.Député, conseiller législatif, etc.Grand seigneur.Décédé aux Trois-Rivières le 24 juin 1849.(Cf.Sur-veyer et Audet, Les députés de Saint-Maurice et de Buckinghamshire, p.26).« .Bell, William — Né à Québec le 19 juillet 1808, fils de Matthew Bell.Avocat.Protonotaire du district de Saint-François de 1835 à sa mort arrivée à Sherbrooke le 2 février 1855.(Cf.P.-G.Roy, Les avocats de la région de Québec, p.29).Bell, James — Marchand à Chambly pendant la guerre de 1775-1776, il semble que James Bell trahit les Anglais au profit des envihasseurs.Décédé à Chambly le 6 juillet 1844 sans avoir reçu du Congrès Américain le prix de sa trahison.(Cf.J.-O.Dion, B.des R.H., 1901).Bell, .— Traducteur anglais de Y His- toire du Canada de F.-X.Garneau.Celui-ci fut très mécontent de cette traduction et s’en plaignit fortement à l’éditeur, M.Lovell.(Cf.B.des R.H., 1924, p.152).Belle, Joseph — Né à Sainte-Anne des Plaines, le 1er décembre 1808, de Jean-Baptiste Belle et de Judith Masson.Notaire à Montréal, il occupa plusieurs charges importantes.Décédé à Montréal le 12 septembre 1869.(Cf.la Minerve, 20 septembre 1869).Bclleau, Sir Narcissc-Fortunat — Né à Québec le 20 octobre 1808, de Gabriel Belleau et de Marie Hamel.Avocat, maire de Québec, conseiller législatif, ministre plusieurs fois, lieutenant gouverneur, chevalier (Knight, KCMG, etc, etc.Décédé cà Québec le 14 septembre 1894.(Cf.Stanislas Drapeau, Biographie de sir M.-F.Belleau; Henry Fry, Bio.graphical Sketch of sir N.F.Belleau). — 229 — EDI cau, L hon.Isidore No'cl — Né à Deschambault le / niars 1848, de Isidore Belleau et de Marie des Arises Paré.Avocat, journaliste, maire de Lévis, député de Lévis à la Chambre des Communes.Juge de la Cour Supérieure le 17 octobre 1912.Décédé à Lévis le 7 mai 1936.(Cf P.-G.Roy, Les Juges de la province de Québec).Bcllcau, Alfred Gauvrcau — Médecin.Coroner du district de Québec.Décédé cà Québec le 9 mars 1904.(Cf Revue Médicale du Canada, mars 1904).Bcllcau, Ensèbe, — Né à Deschambault le 16 juillet 1861, de Isidore Belleau et de Marie des Anges Pagé.Avocat.Professeur a l’université Laval.Fondateur de la Revue du Droit.Bâtonnier général du barreau de la Province.Décédé a Québec le 21 mi 1929.(Cf P.-G.Roy, Les avocats de la région de Québec, p.31).Bcllcau, Mgr Henri — Evêque de la Baie d’Hudson.Bcllcau, L’hon.Noël — Né à Lévis le 10 juin 1879, de Isidore-Noël Belleau et de Marie-Louise Raymond.Avocat, maire de Lévis, bâtonnier du barreau de Québec.Juge de la Cour Supérieure le 17 janvier 1933.(Cf Les Juges de la province de Québec).Belleau, Pierre — Traiteur de la Cie du Nord-Ouest en 1790.Son salaire était de 2400 chelins.C’était le plus fort salaire payé par la Compagnie à un de ses traiteurs.(Cf Morice, Dictionnaire des Canadiens de l’Ouest, p.23).Bcllot, Dom Paul — Né à Paris en 1876, dom Paul Bellot étudia l’architecture à l’Ecole des Beaux-Arts avant d’entrer chez les Bénédictins en 1904.La France, La Belgique, la Hollande.l’Angleterre et même le Canada lui doivent les plans d’édifices religieux remarquables.Décédé à Montréal le 4 juillet 1944 et inhumé à l’abbaye de Saint-Be-noit-du-Lac dont il avait dressé les (dans (La Presse, 5 juillet 1944). — 230 — INEXPLICABLES DRAMES Depuis la parution de nos notes sur Auguste Fortier, dans le B.R.H.(1946, p.167) nous avons retrouvé ce que notre vieil ami, Edouard Cabrette, avait publié dans la Revue Populaire de 1908 et qui concerne le sujet traité par le romancier ci-haut nommé.De l’article de l’ami Cabrette sur les Drames de la mer il nous est permis de reproduire les extraits qui vont suivre.Au nombre des désastres maritimes dont on a conservé le souvenir, aucun n’a laissé une trace plus ineffaçable que celle du City of Boston, car ce désastre inexplicable plongea dans le deuil toute une ville de nos provinces maritimes.Autrefois, l’industrie européenne n’avait pas d’agence dans l’Amérique britannique.Force était donc à nos négociants de se déplacer pour faire leurs achats.Comme le commerce d’importation était à cette époque presque monopolisé par Halifax, les marchands de gros de l’endroit avaient pris l’habitude de se transporter en Europe, deux fois l’an; le printemps et l’automne.Et pour diminuer le coût du passage tout en faisant la traversée plus agréablement, ils organisaient une sorte d’excursion semi-annuelle et partaient ensemble par le même navire.C’est ainsi que le 4 mars 1870, le City of Boston, quitta le port d’Halifax avec 191 riches importateurs, la plupart pères de famille.Deux semaines, trois semaines s’écoulèrent, et le City of Boston n’avait pas encore franchi l’océan, mais tout le monde avait confiance dans la solidité du vaisseau et dans l’habileté du commandant.Après la quatrième semaine, cependant, les familles des voyageurs et le public s’alarmèrent, aussi, accueillit-on avec joie la nouvelle que le steamer avait réussi à atterrir à Moville, petit port d’Irlande.Sur réception de la dépêche, à Halifax, les cloches sonnèrent à toute volée.Mais cette joie fut de courte durée, car bientôt un sinistre télégramme annonça que la nouvelle était controuvée, le navire entré dans le port de Moville n’était pas le City of Boston.Halifax retomba dans une morne douleur, et depuis pas 231 — une épave, pas un débris, rien absolument rien n’est venu indiquer quel avait été le sort du malheureux navire.Plus récemment, en 1901, le Huronian, de la ligne Allan, partait de Glasgow en route pour St-Jean, N.B.Ce vaisseau faisait son premier voyage et c’est rempli d’espérance qu’il s’élança fièrement vers l’horizon.Jamais plus on n’en a entendu parler.Passagers, équipage, navire, tout s’est évanoui.* * * Si mystérieuses que soient ces disparitions dont le nombre est plus considérable qu’on ne pense, elles n’égalent peut-être pas encore le cas du Maric-Céleste qu’il faut toujours rappeler lorsqu’il est question des événements qui dépassent notre intelligence.Le Marie-Célestc, il est vrai, fut retrouvé, mais combien stupéfiant est le drame qu’il laisse entrevoir.Ecoutez-en le récit puisé dans un journal du temps (nous n’y changeons rien): Vers 1880 le Marie-Célestc fit voile du port de New-York avec treize personnes à bord.Parmi les passagers se trouvaient la femme et le jeune enfant de l’armateur du navire.Il y avait à bord une cargaison de prix et le vaisseau se rendait à Ville Franche sur la Méditerranée.Une barque anglaise qui s’en revenait aperçut le Maric-Cclcste à environ 300 milles à l’ouest de Gibraltar.La barque donna le signal accoutumé, mais grande fut la surprise de ne recevoir aucune réponse.1 rouvant ceci étrange, le capitaine de la barque anglaise se dirigea vers le navire et à l’aide de longue-vue il examina attentivement ce qui pouvait se passer sur le pont; il n’y avait rien de visible qui donnât signe de vie.Un sentiment d’inquiétude s’empara de l’équipage de la barque.' On mit une chaloupe à la mer et le capitaine, avec quelques homines hardis, se dirigea vers le Maric-Céleste.Arrivés a côté, ils crièrent tous ensemble afin d’attirer l’attention.lout resta silencieux.Le capitaine, suivi par ses hommes monta à bord du Maric-Céleste pour connaître la cause de ce silence inusité et coin- — 232 — mença à faire un examen complet du vaisseau.Dans des draps se trouvait le linge des matelots pour le lavage de la semaine.Toutes les chaloupes de sauvetages étaient suspendues à leurs places.Chaque câble et chaque mâture étaient en ordre.L’habitacle et la boussole étaient intacts.En descendant à récou-tille d’avant on trouva un repas â demi-mangé sur la table des marins.Les visiteurs se rendirent ensuite à l’arrière du navire et, dans la chambre du capitaine, trouvèrent là aussi les restes d’un repas interrompu.Dans un coin de la chambre il y avait une machine à coudre et un petit habillement était encore sous l’aiguille avec un dé sur le coin de la machine, indiquant par là que la dame avait été promptement appelée à se rendre au repas du midi.Le chronomètre du capitaine était suspendu à.l’endroit ordinaire.Les montres des seconds étaient pendues dans leur chambre d’apparât.Rien n’était dérangé.Mais où était l’équipagte?Pas une seule trace clés treize personnes qui avait quitté New-York peu de temps auparavant ne pouvait être trouvée.Le livre de loch, dans lequel la dernière entrée était datée de 42 heures avant l’arrivée de la barque anglaise, indiquait que le voyage avait été favorable.On n’avait essuyé aucune tempête et rencontré ni pirates, ni assassins.Il n’y avait aucune chose qui pût montrer qu’un combat avait eu lieu.Aucun article de prix ne manquait.Où et pourquoi l’équipage avait-il quitté le navire?Le Maric-Ccleste fut emmenée à Ville Franche où sa cargaison fut déchargée et ensuite on le ramena à New-York.La nouvelle de l’étrange disparition du malheureux équipage du navire Marie-Célcste fut envoyée à tous les représentants des Etats-Unis à l’étranger, avec prière d’en informer les gouvernements divers.Ce qui fut fait.On prit tous les moyens possibles pour éclaircir le mystère, et malgré toutes les démarches on n’est pas plus avancé qu’au premier jour.* * * Un romancier a tenté d’expliquer la diparition du City of Boston dans une nouvelle parue dans un magazine amé- — 233 — ricain, et un écrivain du pays, M.Auguste Fortier, a bâti un roman (1) sur le drame du Mcirie-Céleste, mais leurs théories ne sont
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