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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1946-09, Collections de BAnQ.

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Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe Vol.52e LEVIS — SEPTEMBRE 1946 No 9 LE BULLETIN DES Recherches Historiques ORGANE DU BUREAU DES ARCHIVES de la PROVINCE DE QUÉBEC O notre Histoire, écrin de perles ignorées Je baise avec amour tes pages vénérées DIRKOTKUH PIERRE-GEORGES ROY LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES LEVIS — SEPTEMBRE 1946 CHARLES-BAPTISTE BOUC, DÉPUTÉ DE TERREBONNE Sous ce même titre paraissait clans cette revue il y a quarante-cinq ans, ( 1 ) un article de M.Pierre-Georges Roy, pour répondre à un lecteur qui désirait savoir pour quels motifs le député Bouc avait été expulsé de la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada en 1802.M.Roy, s’inspirant principalement du Journal de la Chambre d’Assemblée, y exposait que le député Bouc après avoir accusé un nommé Drouin de lui avoir livré du blé mouillé, l’avait, par menaces de poursuites criminelles, forcé a lui payer 1400 livres d’indemnité pour les dommages qu’il avait subis, que Drouin avait par la suite accusé Bouc d’avoir lui-même mouillé le blé et de l’avoir ainsi fraudé, que Bouc ayant subi un procès devant la Cour du Banc du Roi à Mont-îéal, en 1799, sur cette accusation, avait été reconnu coupable de conspiration pour frauder ledit Drouin, que cette affaire ayant été porté à la connaissance de la Chambre cl’As-semblée, l’expulsion de Bouc était votée au début de 1800, que Bouc s’étant fait réélire en juillet de la même année, il était expulsé de nouveau en janvier 1801, que s’étant fait facilement réélire de nouveau en mars, Bouc était expulsé une troisième fois à la fin du même mois et que s’étant fait réélire encore en avril de la même année, la Chambre l’expulsait une quatrième fois en mars 1802 et, en même temps, adoptait une loi spéciale qui enlevait à Bouc son droit d’éligibilité.(1) Bulletin des Recherches llistoriqucs 1901, pp.53 et suivantes. — 260 — Il faut reconnaître sans ambages que cet exposé est véridique en tous points et qu’il répond adéquatement à la question que posait le lecteur., , A diverses reprises par la suite, cet article a été reproduit dans les journaux et notamment en 1945 dans un hebdomadaire qui avait alors pris l’initiative fort louable de publier des notes biographiques sur les anciens députés du comté de Terrebonne.Sans doute, cet article de M.Roy ne constitue pas une biographie du député Bouc, mais à cause de ce rôle qu’on lui fait jouer, il importe, en toute justice, de soumettre et d’établir les faits qui, par leur concordance, conduisent logiquement à des conclusions toutes différentes de celles que l’article en question semblait suggérer au lecteur.^ Charles-Baptiste Bouc, né à Terrebonne vers 1766 et fils unique de Louis Bouc et d’Angélique Comparet, fut élu, à 30 ans à peine, député d’Effingham (aujourd’hui Terrebonne) aux élections générales de 1796, comme représentant des Canadiens français de ce comté; l’élément anglais étant représenté par Jacob Jordan, fils.Le comté d Effingham ne comprenait alors que trois paroisses: Terrebonne, Sainte-Thérèse et Ste-Anne-des-Plaines.Fils d’une famille en vue, il avait épousé, en 1785, Archange Lepage, petite fille du Seigneur Lepage à qui appartenait le fief Ste-Claire dans la seigneurie de Terrebonne.Sa naissance et cette union, auxquelles s’ajoutaient de fortes qualités personnelles, lui avaient facilement gagné l’estime et la confiance de ses concitoyens.F.n 1799, survint le procès sur l’accusation portée par Etienne Drouin.La version de l’affaire telle qu’elle s’est transmise de père en (ils clans la famille Bouc — dont le nom devait se changer en “Bock” vers 1860 — est à l’effet que le blé en question aurait été mouillé par Drouin lui-même, ainsi que le prétendait Bouc, ou par des complices de Drouin, adversaires politiques de Bouc.Il s’agirait donc d’une affaire montée par des adversaires politiques dans le but de ruiner la reputation du député Bouc.1 Cette version favorable à Bouc résiste mieux qu’aucune autre à l’étude des faits postérieurs. — 261 — Si réellement Bouc s était rendu coupable du crime particulièrement grave dont on l’accusait, comment peut-on con-cevon que la population d’un comté rural, composé de trois paroisses seulement, où tout le monde se connaissait bien; à une époque où l’honnêteté était particulièrement en honneur et ou il eut été impossible de camoufler la vérité à cause du î etentissentent de 1 affaire, comment disons-nous peut-on concevoii que cette population ait réélu Bouc à trois reprises après sa condamnation, alors que chacune de ces élections portaient uniquement sur les faits de ce procès, surtout lorsqu on sait qu il a fallu une loi spéciale pour empêcher Bouc de se faire réélire encore?., B opinion publique est sévère pour les hommes publics.BUe est sans pitié pour ceux qui dérogent à leurs devoirs.Il est donc invraisemblable de penser que la population de ce comté aurait continué à élire comme député un homme sur 1 honnêteté et la probité duquel elle aurait entretenu le moindre doute.Cependant, chacun pouvait se renseigner facilement sur les accusations de Drouin comme sur les prétentions de Bouc, puisque l’affaire avait pris naissance à Terrebonne et que tous les témoins y demeuraient.Tl faut donc admettre, à tout le moins, que la population du comté d’Effingham était fortement ancrée dans sa conviction que Bouc était honnête, qu’il n’était pas coupable de la fraude reprochée et que cette affaire était montée de toutes pièces.Pour comprendre les dessous de cette affaire, il faut se rappeler l’âpreté de nos luttes politiques du temps, les manoeuvres déloyales et les moyens franchement malhonnêtes — influence indue, corruption et oppression — qu’on employait bien souvent pour obtenir des succès électoraux.Alors, on ne saurait être bien surpris que Drouin et ses amis aient pris un moyen comme celui-là pour tenter de détruire la réputation du député Bouc.L’appui manifeste et public de plusieurs députés fort en vue que reçut Bouc au cours de ses difficultés à la Chambre d’Assemblée indique encore qu’on le considérait plutôt comme une victime que comme l’auteur d’un acte malhonnête. — 262 — Voici quelques faits qui peuvent expliquer cet acharnement que les ennemis de Bouc mettaient à le détruire.En politique, Bouc partageait les idées du groupement canadien-français dont Joseph Papineau était le chef.C’est donc dire qu’il faisait la lutte au Conseil exécutif dominé par le gouverneur-général dont les menées étaient, à cette époque, défavorables à notre groupe ethnique.A l’élection de 1800, l’adversaire de Bouc, était Louis-Charles Boucher qui occupait la charge de solliciteur-général depuis 1796.Ce Boucher, d’après Carneau (Histoire du Canada — Edit.1945, Vol.VU, p.40) était passé du côté de l’Exécutif et était devenu hostile à ses compatriotes canadiens-français.Vers 1805, Boucher fut nommé Juge puiné de la Cour du Banc du Roi.En 1817, de graves accusations étant portées contre lui, il devenait l’objet d’une enquête par la Chambre d’Assemblée et était trouvé coupable de malversations, de pratiques de corruption et d’injustices graves.La Chambre demanda, par requête, sa destitution.(History of Lower Canada, Robert Christie, Vol.II, p.276).Ce triste personnage semble bien être de ceux qui ne reculent devant aucuns moyens, fussent-ils les moins recommandables, comme ceux dont Bouc avait été l’objet, pour arriver à leurs fins.Enfin, disons que non seulement Bouc lui-même mais aussi ses descendants ont joui d’une réputation fort enviable de probité et d’honnêteté.Le souvenir de cette malheureuse affaire qui avait pourtant eu un grand retentissement ne les a pas empêché d’occuper les plus hauts postes de confiance.Ainsi en 1834, le fils aîné de Bouc, Séraphin, né en 1788, était élu à son tour député de Terrebonne conjointement avec Sir Louis-I lippolvte Lafontaine.11 mourut avant la fin de son terme en 1837.Son petits-fils, qui se nommait aussi Séraphin, fut maire de Ste-Anne-des-Plaines durant plus de vingt années consécutives.Tous ces faits constituent une forte preuve de caractère (comme on dit au Palais), à laquelle il semble difficile de résister.Mais il y a plus.A l’élection de 1800, qui suivit la première expulsion de Bouc, le solliciteur-général était venu lui — 263 — faire la lutte.Or, après la réélection de Bouc, le curé de Terrebonne nommé Beaumont, célébra une grand’messe dans leghse paroissiale, en action de grâces “pour la réélection de ce martyr , ainsi qu’il le disait (2).Ce geste, à cette épo-f|“c et.,(*ans ^ circonstances, prenait un peu le caractère d un défi au Parlement.Aussi attira-t-il sur ce brave curé les foudres du lieutenant-gouverneur, Sir Robert Milnes qui porta plainte auprès de Mgr Denault et obtint son déplacement (3).DrùIe de criminel, en vérité, que celui en l’honneur de qui son curé célèbre une grand’messe d’action de grâces et a qui il décerne la palme du martyre.Si Bouc continuait, après comme avant sa condamnation, a garder 1 estime et la confiance de l’entière population de leiiebonne et à jouir d’une réputation intacte, il restait cependant des traces de la perte de sa cause dans les documents officiels, ceux de la Cour et ceux de la Chambre d’Assemblée, qui pouvaient, un jour ou l’autre, être invoqués con-tie lui ou ses descendants.11 lui fallait donc pour faire dis— paiaître les dernières ombres au tableau de son honorabilité, obtenir la révocation de ce jugement et le rappel de la loi passée à son sujet.C était la une tâche bien difficile et pour plusieurs raisons.La seule autorité compétente pour entendre une demande a ce sujet était le roi, représenté ici par le gouverneur-général, puisque il s’agissait d’un recours d’une natu-im e exti aordinaire, car la séparation des pouvoirs est un principe juridique de base dans le droit public britannique et 1 Exécutif n intervient que très rarement pour modifier une décision judiciaire.Seule une injustice bien caractérisée peut justifier un tel geste.B fallait aussi tenir compte de la rivalité qui existait entre le groupement canadien-français et le groupement anglais.Or, le gouverneur était angiais et Bouc avait été un député canadien-français et comme tel, il avait (2) Lettre du Lleut.-gonv.Milnes au Due do Portland, 1er nov.1.S00 — (Archives canadiennes — série Q„ 85 p.228) — aussi «apport des Archives du Canada, 1802, np.0 et suivantes.(3) Correspondance de Mgr Deneuult: lettre à Ai.Louis Beaumont h Terrebonne, 20 sept.1800 — Archives de la Province de Québec, Registre des lettres des Evêques de Québec.Vol.i, p.05 264 — souvent combattu les anglais soit dans ses campagnes politiques soit à la Chambre cl’Assemblée._ _ Toutefois Bouc ne recula pas devant cette tâche mais il eut la prudence de ne pas précipiter les choses et d’attendre l’occasion favorable.Au mois de novembre 1821, Bouc présentait une requête à Lord Dalhousie dans laquelle il exposait que l’accusation portée contre lui était fausse et mal fondée, qu il avait été la victime de la malice et de l’esprit de vengeance de ses ennemis politiques et il demandait, en toute justice, que son honneur et sa réputation lui soient officiellement rendus par la rétractation du jugement le condamnant et par le rappel de la loi décrétant la perte de ses droits de citoyens.A cette requête était annexée une déclaration portant 118 signatures attestant l’innocence et la parfaite honorabilité de Bouc.Parmi les signataires on relève les noms des hommes les mieux connus de l'époque dans le Comté d Effingham et particulièrement ceux de Angus Shaw, ancien député, et de Jacob Oldham, alors député de ce comté.Trois signataires ont tenu à ajouter leur attestation personnelle à la déclaration collective.^ A cause de l’importance de cette requête, de cette declaration et de ces attestations, nous en donnons le texte intégral à la suite de cet article.Ce document dont l’existence nous a été révélé par M.Gustave Lanctôt, archiviste du Canada, à qui nous tenons à redire notre profonde gratitude, fait partie des Archives Canadiennes (4)._ Lord Dalhousie accueillit favorablement cette requete comme l'indique la note qu’il y inscrivit lui-même et qui se lit comme suit: “1 shall willingly acceed to the repeal of that Law and execute any deed of Pardon that Hon.Attorney General may think a legal deed.” Quelques jours plus tard, en effet, des Lettres de pai-don étaient émises en faveur de Charles-Baptiste Bouc pat Lord Dalhousie et enregistrées à Québec, au bureau du Re-gistraire, le 17 janvier 1822 (5).(4) Archives publiques du Canada, Ottawa — Dossier “Lower Canada Pardons, 1822”.„ (B) Lower Canada Pardons, 1822 — Register of Commissions for Special Courts Pardons, Vol.3, Folio 38S. — 265 — kn voilà plus qu’il n’en faut pour établir que Charles-Baptiste Bouc a été injustement condamné et n’a jamais forfait à 1 honneur.Il semble bien que le curé de Terrebonne n exagérait pas tellement lorsqu’il l’appelait un “martyr”.Nous déplorons que les documents publics que nous avons cités, en particulier la requête de Bouc et les Lettres de pardon émises en sa faveur, ne soient pas parvenus à la connaissance des historiens qui ont rapporté la condamnation et les expulsions de Bouc (6).Toutefois il faut dire, en toute justice, que l’historien Robert Christie, bien qu’il ait ignoré comme les autres, l’existence de ces documents qui établissent l’innocence de Bouc, a cependant souligné que les réélections successives de Bouc, le respect et la confiance indéfectible que lui témoignaient ses électeurs d’Effirigham, les sympathies et l’appui manifeste qu’il recevait de plusieurs de ses collègues et, d’autre part, l’acharnement que ses adversaires mettait à la détruire l’ont porté à croire que Bouc fut condamné à tort et qu’il fut victime de ses opinions politiques qui s’opposaient à celles du Conseil exécutif.Les historiens de l’avenir auront le devoir de réparer cet oubli.Ce ne sera que justice.Nous sommes reconnaissant à cet ancêtre d’avoir, en songeant à sa postérité, laissé des preuves évidentes de l’intégrité du nom qu’il nous a légué et nous sommes fier de l’honneur qui nous est fait de le réhabiliter une seconde fois.Nous osons espérer que la réhabilitation sera, cette fois, définitive (7).Yvon BOCK (C>) Bibeau, — Histoire du Canada sous la domination anglaise, — Edit.1844, Vol.II, |>p.134 et 135 — Uotmrt Christie — History.of Lower Canada — Kdit.1S4S — Vol.I.pp.210.212.220.et 225 — F.-X.Carneau, Histoire du Canada, Edit.1SS2, Vol.III, pp.100107.Même texte dans l'édition de 1945.William KIngford — History of Canada — Edit.1894, Vol.VII, pp.477-178.Clmpais.Histoire du Canada — Tome II.p.131.(7) En 1817, le 12 février, la Chambre d’Assemblée recevait une l>éti-tition do C.B.Boue dans laquelle celui-ci alléguait son innocence et demandait le rappel de la loi (pii le frappait d'inhabileté.Cotte lietition fut référée à un comité spécial de cinq membres dont quatre se prononcèrent, en faveur de Boue.Toutefois ce rapport resta lettre morte.(Journal de la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada, pour l’année 1817). 266 — Requête motivée 0 ; Ilonry-J.Morgan, Bibliotheca Canadensis, pp.230, 237; Duehnnno, Catalogues, Xos.10981, 10982, 10982, p.341; Dionne, Inventaire etc.Nos.1107.1341: Archives On Canada, Catalogue ties brochures 6d.1910, 1011-1807, Nos.2141, 2212, 2430, 2102, 2014, 2787; 6d.1931, 1493-1S77, Nos.2079.2705, 3009, 30-14. ?— 275 — Au nombre de ses articles de revues, signalons entre autres: “The Iron Mines of the St.Maurice Territory”, dans 7 lie British Canadian Review, Québec, 1862.Gérard Malchelosse I/ÉVÉNKM ENT MÉMORABLE A Montréal, il y a trente-cinq ans, les dossiers de la Cour de Circuit logeaient au côté sud du rez-de-chaussée du palais de justice (devenu le vieux palais).En ces temps éloignés le gardien des susdits dossiers' était un huissier âgé, connu de tous ceux qui fréquentaient le palais et les alentours.On ne pouvait le voir déambuler rue Notre-Dame ou Saint-Jacques sans le remarquer.Ce vétéran de la basoche, prénommé Médard, portait journellement le tuyau, l’habit noir, la canne en ébène à bout ferré, puis les souliers énormes qui recouvraient plusieurs cors volumineux.Comme il avait été employé au bureau d’un célèbre avocat qui fut plus tard juge de la Cour Suprême, Médard avait adopté et conservé un parler français prononcé à l’anglaise qui forçait l’attention.A cause de ces particularités, aussi parce qu’il était distant, qu’il avait le verbe haut, l’air dominateur, ses collègues lui donnaient, en tapinois, le sobriquet d’empereur.D’ailleurs, son père, un industriel de campagne, avait, pour les mêmes raisons, été surnommé le prince.Ainsi qu’il arrive souvent le tils avait gravi un échelon.Le sieur Médard aimait pérorer.Avant cotoyé de nombreuses personnalités, il savait quantité de potins, d’incidents, d’anecdotes de saveurs diverses, mais il se délectait surtout, quand l’occasion s’en présentait, à raconter son voyage en Europe, l’événement mémorable de sa vie, et ses collègues faisaient naître cette occasion, lorsque des visiteurs de marque se présentaient aux archives.Rappelons une scène typique: Médard entouré de tout — 276 — le personnel et de deux touristes, raconte son histoire.“Un jour, dit-il, je fus chargé par les autorités de conduire en Belgique un citoyen dont la présence était réclamée lj\-bas.A Bruxelles, au moment où je produisais les documents dont j’étais porteur, tous les fonctionnaires semblèrent soudain figés.Un personnage venait d’entrer.Quelqu’un, à mes côtés, me souffla: “C’est le roi Léopold”.A ces mots je plie le genoux et dit: “Permettez à un Canadien de saluer votre Majesté.C’est la première fois que je suis en présence d’un souverain”.Constatant mon émoi, le Roi voulut bien mfc dire souriant: “Vous êtes Canadien et en mission officielle.je me retire”.J’étais suffoqué.Un Roi m’avait adressé la parole.Quel souvenir ! Après un séjour en Belgique, je ne pouvais pas revenir au Canada sans voir Paris.Je m’v rendis et visitai les endroits intéressants, sans oublier bien entendu, l’Hôtel des Invalides où se trouvaient les restes mortels de Napoléon 1er.Lorsque je fus devant le tombeau de l’homme dont la gloire reste ineffaçable, instinctivement je me croisai les bras et songeai un moment à la carrière extraordinaire de l’incomparable empereur.Et joignant le geste à la parole, le solennel Médard se croisa les bras et prit l’attitude de l’homme qui médite.La pose était théâtrale, le conteur devenait acteur.Alors se produisit un incident.Quelqu’un s’exclama d’une voix grave: “BON! LES DEUX EMPEREURS EN PRESENCE”.Cette plaisanterie exprimait tellement ce que les spectateurs pensaient de la scène que le rire éclata.Insulté, Médard quitta la réunion d’un pas ferme sans saluer.L’interrupteur, commis aux archives, était le grand Frédéric Lefebvre, fameuse voix de basse d’autrefois et qui supportait mal le snobisme.De là ces deux fonctionnaires restèrent jusqu'au terme de leur vie.sinon des ennemis, du moins des collègues qui ne s’aimaient guère.E.-Z.MassiCOTTE — 277 — JEAN LECLERC-DIT-FRANCOEUR .Le 22 novembre 1691 avait lieu en l’église de Saint-Iierre de 1 Ile d Orléans le mariage de Jean Leclerc dit J rancoeur estant aagé de 32 ans demeurant à là Sainte l'a-millc depuis huict mois quoyqyc soldat dans la compagnie de M.des Cloches capitaine dans le dctaschcmcnt de la Marine en C ànada vu une attestation de quelques témoins par devant Cageot notaire qti il n est point maryc en Prance (1) et vu de plus la permission qu il a de M.le compte de frontcnac de se marycr le dit Leclerc fils de Jean Leclerc et de Pcrine Mcrccron de Saint Nicolas ville de Nantes (2), avec Marie-Madeleine Langlois, âgée de 17 ans, fille de feu Jean Lan-glois-Boisverdun (1641-87), ci-devant charpentier de navire, l’un des premiers colons de Saint-Pierre, I.O., et de Françoise-Charlotte Bélanger, alors remariée à Thomas Rousseau, habitant de Saint-Laurent, I.O.Née sur la terre de son père, au pavillon, à Saint-Pierre, I.O., le 1er juin 1674, Marie-Madeleine Langlois avait été baptisée à la Sainte-Famille, le 3 du même mois, parce qu’on n’avait pas encore commencé à tenir registre à Saint-Pierre.Les époux Leclerc-dit-Francoeur s’établirent au Port-J°Jy, c’est-à-dire dans le ci-devant fief Langlois, qui avait été concédé en 1677 à Noël Langlois-Traversy (1651-93), oncle de l’épouse; mais que Langlois avait été forcé de vendre à Charles Aubert de la Chenaye, marchand-bourgeois, de Québec, en 1686.Cependant, comme les registres ne s’ouvrent qu’en 1767 à Saint Jean-Port-Joli, c’est au Cap Saint-Ignace que se trouvent les actes de baptême des deux premiers enfants de cette famille, et à l’Tslet, quant au sept autres.Quatre de leurs filles contractèrent mariage dans cette dernière paroisse, de même que Joseph, l’aîné des fils.Deux autres fils se marièrent à Sainte-Anne-de-la-Pocatjère.(1) Nous n’avons pu retracer cette pièce au minutler (le Gilles Kngeot, le sent des trois Itageot alors en exercice.Nombre de certificats de liberté de ce genre se'trouvent dans les archives do l’Archevêché do Québec.(2) Etat civil do salnt-Pierre, I.O. 278 Jean Leclerc-dit-Francoeur décéda au Port-Joly, à l’âge de 50 ans.11 fut inhumé à P Islet, le 11 janvier 1709.On voit sur la carte du Sr Gédéon de Catalogne, lieutenant des trou-lies, qui fut dressée l’année même de la mort de Leclerc-dit-Francoeur, que la terre de la Ve Le C lcrt, sise un peu à 1 est de la rivière des Trois-Saumons, était bornée à celles de Chaignan, au nord-est, et de Nicolas Dnran, au sud-ouest (3).La seule autre terre, que nous relevons sur la carte en question, à l’est de la rivière des Trois-Saumons, dans les limites de la future paroisse Saint-Jean-Port-Joli, était celle de F.Duval, situé à environ mi-chemin entre cette rivière et la ligne de borne sud-ouest du petit arrière-fief de l’Islet-à-la-Peau ou la dcmi-licuc.Cependant, dans son Mémoire sur les plans des seigneuries et habitations des gouvernements de Québec, les Trois Rivieres et Montreal (4), daté du 7 septembre 1712, Catalogne mentionne que: Depuis la riviere des trois Saunions jusqu’à la pointe de la Grande Ance il n’y a que deux habitant cstablis qui ont très peut de terres en culture; (que) toute cette partie est entrecoupée de rochers colincs et valons peut habitable appartenant aux heritiers de la Chenaye (quant au reste du fief du Port-Jolv) et de M.Dauteuil (quant à la demi-lieue): (et que) les bois naturels y sont melanges de toutes especes mais plus de sapinage que dautres.> .Faute de chirurgien au Port-Joly, Marie-Madeleine Langlois agissait comme sage-femme (5).De quinze ans moins âgée que Jean Leclerc-dit-Francoeur, son mari, elle survécut 32 ans à celui-ci et décéda au même endroit que lui, à l’âgte de 67 ans.Elle fut inhumée à l’Islet, le 5 septembre 1741.Les Leclerc et les Francoeur ne descendent certes pas tous de Jean Leclerc-dit-Francoeur et de Marie-Madeleine Langlois, mais on peut être certain que tous les Leclerc-dit-Francoeur (et vice versa) descendent d’eux.Léon Roy Cl) Sur Nicolas Durand et Joseph Caron, premiers colons du Port-Jol.v, voyez B.lt.H., vol.51, pp.230, et soi].(4) Cf: 11.R.II.(1010).vol.XXI, p.330.(5) Cf: .l/« l'aroinc — Satnt-Jean-Port-Joly (1945), p.23, par Gérant Ouellet. — 279 — LE NAVIRE LE BEA UH ARN OIS A différentes reprises, en 1731 et 1732, dans les lettres (k 1 intendant Hocquart au ministre, il est nuestion du nan- \ne était îa propriété ciu Koi et qu’il était d’un assez fort tonnage.Une lettre de MAI.de Beauharnois et Hocquart pi ouve que le Beauharnois était un navire de deux cents tonneaux seulement et qu il était la propriété de négociants ou d’armateurs de Quéliec.En effet, MM.de Beauharriois et Hocquart écrivaient au ministre le 15 janvier 1731 : “Nous nous étions réservés à vous rendre compte de plusieurs affaires de la colonie par le navire le Beauharnois, construits à Québec l’année dernière, du port de 200 tonneaux.Ce navire partit de Québec le 18 novembre mais il a été tellement contrarié par les vents de nord-est qu’il a été obligé le 6 décembre de relâcher à File aux Coudres, le sieur Delouche qui le commandait ayant même pris le parti d’hiverner en cette île à cause de la saison avancée et de la mauvaise volonté de l’équipage, mais dans le temps que le capi-tain se tenait dans un pareil chenal qui est du côté du nord, vis-à-vis la baie Saint-Paul, les amarres raidies par la glace se rompirent et le bâtiment étant venu à travers,l’arrière se trouva au commencement du jusant sur un écart et l’avant sur une roche élevée de quatre pieds au-dessus du fond.T! y est resté et par son propre poids et celui de sa charge il est tombé sur le côté de manière qu’il remplit à toutes les marées.Il n’a pas été possible dans cette saison de remédier promptement et efficacement à un pareil accident.M.de la Richardière s’était offert de s’v rendre avec le maître charpentier.Il partit le 15 décembre, mais il fut contraint de relâcher.” Puis, MM.de Beauharnois et Hocquart expliquaient au ministre ce qu’on avait fait de la cargaison du Beauharnois: “Depuis que les glaces se sont formées, les intéressés dans l’armement et les marchands chargeurs, y ont envoyé quelques habitants de la Pointe-de-Lévy pour aider à tirer de ce bâtiment les marchandises qui y ont été embarquées.“Nous avons appris qu’on avait retiré toutes les pelleteries et une grande partie des chanvres (pie M.Plocquart y — 280 avait fait embarquer à fret, de sorte qu’il n’y 3 que la morue et une partie des huiles de perdues.“On a le secret ici de raccommoder toutes sortes de pelleteries quand elles ont été mouillées à la seule différence près que le cuir est un peu plus noir; on a retiré les chanvres mais il faut attendre au printemps pour les faire dégeler et sécher tant ils sont pénétrés de glace ou pour mieux dire ce sont des ballots de.glace.M.Hocquart a donné les ordres nécessaires pour empêcher que rien ne fut écarté s’il est possible."Le sieur Delouche qui arriva hier en cette ville nous a annoncé qu’au printemps prochain on pourrait relever le bâtiment et le mettre en état de naviguer s’il n’arrive pas de nouvel accident.Le corps du bâtiment, les agrès, étaient estimés à cent mille livres au moins.” Nous ignorons si au printemps de 1731 on réussit â renflouer le Bcauharnois.RÉPONSES Le fort la Reine (1946, p.94).— Le Fort La Reine était situé sur la rive nord de la Rivière Assiniboine au Portage-la Prairie, à environ 12 milles du lac Manitoba.Construit par La Verendrye en 1738, il porta d’abord le nom de Fort Maurepas et prit ensuite celui de Fort La Reine.La rivière Assiniboine portait alors le nom de rivière Saint-Charles ou rivière des Assiniboels.Ce premier fort fut incendié par les sauvages vers 1750.Reconstruit deux ans plus tard par Saint-Pierre, il fut de nouveau brûlé et Saint-Pierre dût se retirer au vieux fort Rouge pour y passer l’hiver suivant.D’après Saint-Pierre, le second fort construit était composé de bastions, de quelques édifices, et d’un dépôt de munitions.Reconstruit une troisième fois en 1753-1754, il fut définitivement abandonné par les Français en 1756 lorsque la présence des garnisons fut requise à l’est.En 1767, des commerçants anglais le visitèrent.La Compagnie de la Baie d Hudson l’occupa jusqu'à 1796, alors qu’il fut reconstruit sur ses anciennes bases.Lucien Brault — 281 — La mort de Zachary Macaulay (B.des R.TL., 1946) — Le numéro de juillet du B.R.H., dans l’article du Zachary Macaulay, pose un point d’interrogation sur l’endroit et la mort de ce personnage.Les Mélanges Historiques de Benjamin Suite, volume 21, p.45, donnent la réponse à cette question.Zachary Macaulay est décédé à Montréal le mercredi 17 avril 1821.Raymond Douville LE DECOUVREUR FRED LAROSE Nous avons consacré une note à Fred Larose, le découvreur de Cobalt, dans le Bulletin de 1946, p.57, et nous terminions en disant qu’il restait à savoir ce que cet intéressant compatriote était devenu.Obligeamment, M.l’abbé J-E.Béchard, ‘‘lecteur assidu du B.R.H.” nous apprend que “Fred Larose est décédé il y a environ quinze ans, à Hull, où il était allé terminer sa carrière et où demeure sa famille.” Il sera donc possible, maintenant de relever la date du décès et l’âge du défunt, ainsi que d’autres détails qui pourraient être utilisés par les généologistes ou les encyclopédistes.E.-Z.Massicotte — 282 A PROPOS DE NAVIRES ANCIENS A peu près toutes les désignations mentionnées ici ont déjà été signalées dans le Bulletin des Recherches Historiques mais sans description.Les lignes qui suivent ont pour objet d’établir la différence entre les différents navires et embarcations cpt’on connaissait sous le régime français.Quelques-uns des termes employés sont des canadianismes, ce qui fait qu’on ne les trouve pas dans les dictionnaires de la langue française anciens ou modernes.Barque — Petit bateau.Ici la barque porte toujours un mât.Barqucrollc — Petite embarcation sans mât cpii va généralement à la rame.Bateau — Nom générique donné aux embarcations, aux navires autres que les navires de guerre.Bâtiment — Construction navale, navire.Batterie flottante — Sorte de radeau où on installait un ou plusieurs canons.Berge — Chaloupe étroite, disent les dictionnaires français.Ici, on a quelque peu élargi le sens du mot berge que la plupart prononcent barge.La berge canadienne est plus grosse que la chaloupe.Brick — Navire à voiles de petit tonnage à deux mâts carrés et gréant cacatois et bonnettes.Brigantin — Vaisseau de bas bords à deux mâts et à un seul pont, qui va à la voile ou la rame.Biscaienne — Sorte de petit navire très en usage à Biscaye et qui fut aussi employé dans la Nouvelle-France.Brûlot — Bâtiment rempli de matières inflammables pour incendier les vaisseaux ennemis.Caboteur — Bâtiment marin qui fait le cabotage.Cage ou cajcu — Assemblage de plançons ou de billots qu’on remorque vers un port ou un chantier de construction.Canonnière — Petit bâtiment de guerre muni de plusieurs canons.Canot — En France, le canot est une petite embarca- 283 — tion non pontée, marchant à l’aviron ou à la voile.Ici, nous avons eu le canot d’écorce des Sauvages de différents modèles et les canots des compagnies de traite qui étaient de véritables bateaux manoeuvrés parfois par dix ou douze rameurs.Carcassièrc — Chaloupe ou canot armé d’un ou plusieurs canons, qui tiraient des projectiles appelés carcasses.Carcassière, croyons-nou, est un canadianisme.Chaloupe — Grand et fort canot qui va à la voile ou à la rame.Chébec — Bâtiment à trois mâts et à voiles latines, à forme fine de façon â naviguer à la rame.Corvette — Bateau de guerre qui, autrefois, se plaçait entre la frégate et le brick.Cotre — Petit bâtiment à un mât, â forme fine et élancée.Flûte — Ancien bâtiment de guerre qui était surtout réservé au transport du matériel.Frégate — Bâtiment à voiles de l’ancienne marine à un seul pont, couverte de moins de 60 bouches à feu.La frégate, dans la marine moderne, a cédé le pas au cuirassé.Gabarc — Grande embarcation à voiles et à rames pour le transport des marchandises sur les cours d’eau.On se servait aussi de la gabare pour le chargement ou le déchargement des grands navires.Galère — Ancien navire de guerre ou de commerce, long et de bas bords allant à la voile et à la rame.Galiote — Petite galère légère, à fond plat dont on se servait surtout sur les canaux et les rivières.Goélette — Petit navire â deux mâts, à la forme fine et élancée.Jacobite — Sorte de petit canot armé, appelé Jacobite du nom de son inventeur, l’officier d’artillerie Jacau de Piedmont.Navire — Vaisseau ou bâtiment de mer.Paquebot — Navire de commerce à vapeur qui transporte les malles, les passagers et des marchandises.Ouaiclie —- Petite embarcation à un pont surtout en usage dans les mers du Nord. 284 — Radeau — Assemblage de pièces de bois liées ensemble de façon à former une sorte de plancher sur l’eau qui peut servir à la navigation.Senau — Bâtiment à deux phares carrés portant à l’arrière un tapecu.Sloop — Navire caboteur à un mât, gréé en cotre.Train de bois — Long radeau de plançons qu’on conduit à un port d’embarquement.RÉFÉRENCES BIOGRAPHIQUES CANADIENNES Bellecombe, Le sieur de — Il vint dans la Nouvelle-France comme officier dans un des régiments de Montcalm.Après la Cession, il retourna en France et continua à servir dans les colonies.Il devint gouverneur de Pondichéry.(B.des R.H., 1896, p.141; Kérallain, La Jeunesse de Bougainville) .Beliefcuille, Louis-Charles Auguste Lefebvre de — Né à Saint-Eustache en 1835, de Antoine Lefebvre de Belle-feuille et de Margaret McGillies.Il entra dans la Légion Etrangère et fit la campagne de Kabylie.Il servit ensuite cinq ans dans le 100° Régiment.De retour au pays, il entra dans la milice régulière, devint major de brigade du district de Saint-Hvacinthe et décéda à Longueuil en 1889.(Cf B.des R.H., 1923, p.89).Beliefcuille, Antoine Lefebmc de — Né à Pabos le 13 août 1755, il était le iils de François Lefebvre de Bellefeuille.Il prit part à la défense du fort Saint-Jean en 1775 et agit ensuite comme secrétaire de sir Henry Hamilton, commandant du poste de Vincennes.Fait prisonnier lors de la prise du fort, il fut détenu prisonnier à New-York jusqu’à 1781.Grand voyer des Trois-Rivières.Décédé à Saint-Eustache le 8 juin 1816.(Cf M.de Lery Macdonald, Revue Canadienne, i884). — 285 — Belieféuille, François Lefebvre de — Né à Plaisance le 4 mars 1708, fils de Jean-François Lefebvre de Bellefeuille.Seigneur de l’Anse-aux-Cabanes, Cournoyer, Pabos, etc.L’intendant Hoccjuart le nomme son subdélégué i>our là baie des Chaleurs.Ruiné par la Conquête.Décédé en 1783.(Cf M.de Lery Macdonald, Revue Canadienne, 1884).Bellefeuille, Jean-François Lcfebz>re de —¦ Originaire de Rennes, en Bretagne, il passa en Acadie vers 1700.Marié à une demoiselle Beaudry, M.Lefebvre de Bellefeuille décéda probablement en Acadie.Bellefeuille, Louis-Charles Lefebvre de — Né à Saint-Eustache des Deux-Montagnes, le 12 janvier 1795, de Antoine Lefebvre de Bellefeuille et de Louise-Angèle Lambert Dumont.Sulpicien.Premier missionnaire du Témiscamingue et de l’Abitibi.Décédé à Montréal le 25 octobre 1838 (Cf L’abbé Gauther, Zouaviana, p.183; Revue Canadienne.1884, p.293).Bellefeuille, Eustache-Antoine Lefebvre de — Né à Williamstown le 23 juillet 1823.Il entra dans l’armée et fut nommé député-adjudant général des milices du Bas-Canada.Décédé en 1836.Bellefeuille, Georges Lefebvre de — Né à Plaisance, il entra dans la marine de guerre de'la France et mourut en 1789, le capitaine de brûlot.(M.de Lery Macdonald, Revue Canadienne, 1884).Bellefeuille, François-Louis Lefebvre de — Né à Saint-Eustache le 3 janvier 1797 d’Antoine Lefebvre de Bellefeuille et de Louise-Angèle Lambert Dumont.Elevé à la prêtrise le 30 septembre 1821, il exerça le ministère dans l’ancienne Acadie de 1823 à 1829 puis fut curé de Saint-Paul de Joliette, de Saint-Vincent de Paul et de Saint-Roch de L’Acîiigan où il décéda le 5 septembre 1836.(Cf Tanguay, Répertoire du clergé canadien). — 286 — Beliefcuille, Edouard Lefebvre de — Né à Saint-Eus-tache.Avocat au barreau de Montréal.Décédé à Montréal le 12 janvier 1926.Auteur de Thèse sur les mariages clandestins (1860) ; I,e manoir de Villcray (traduction) (1861) ; Code civil annote du Bas-Canada (1866) ; Code municipal de la province de Quebec (1879).(Cf.B.des R.H., 1926, p.170).Bellefond, Charles Guillaume, chevalier de — Fils de famille déporté au Canada.Y épousa, le 9 février 1733, une Canadienne, Marie Tosephte Brassard.Décédé avant 1944.(Cf B.des R.IL, 1930, p.145; 1934, p.42).Beliefonds, Alexandre — Le 9 mars 1711, Alexandre Bellefonds, officier de marine, “natif de Québec”, était mis à la Bastille par ordre du Roi.Qui était-il et pour quelle raison le roi le faisait-il mettre à la Bastille (Cf.Mémoires authentiques de la Bastille, II, p.56).B elle garde, Jean — Avait en sa possession la montre de Montcalm (Cf.Le Journal, 25 novembre 1901; Ernest Gagnon ).' Belle-Isle, Chs-Ls-Auguste, maréchal comte de — Ministre de la guerre en France de 1757 à 1760.Montcalm lui envoya plusieurs lettres et mémoires (Cf.Short, La monnaie au change, vol.II, p.894).
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