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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1947-07, Collections de BAnQ.

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Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe Vol.5f 2, LEVIS — JUILLET 1947 No 7 LE BULLETIN DES Recherches Historiques ORGANE DU BUREAU DES ARCHIVES de la PROVINCE DE QUÉBEC O notre Histoire, écrin de perles ignorées Je baise avec amour tes pages vénérées DIRECTEUR PIERRE-GEORGES ROY 1 .'• ' ¦ ' .• .- - LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Vol.55 LEVIS — JUILLET 1947 No I A FAMILLE LeGARDEUR DE REPENTIGNY (Suite) Jcan-Baptistc LeGardeur de Repentif/n\ Né à rhury-Harcourt en 1632.du mariage de Pierre LeCiardeur de Repentigny et de Marie Favery.M.LeGardeur de Repentigny n'avait que (piatre ans lorsqu il passa dans la Nouvelle-France avec son père, sa mère et ses deux soeurs aînées.Le 15 niai 1662, la Compagnie de Beaupré accordait à Jean-Baptiste LeGardeur de Repentignv deux importantes concessions de terre en fief sur la côte de Beaupré.L’une avait vingt arpents de front sur le fleuve Saint-Laurent et tenait d un côté a Louis Couillard de Lespinay et de l’autre aux héritiers de feu Nicolas Couillard.L’autre avait onze arpents et demi de front aussi sur le Saint-Laurent et tenait d un côté à Zacharie Cloutier et de l’autre à Jean-Paul Godefroy.Les charges que la Compagnie imposait à M.LeGardeur de Repentigny n’étaient pas fortes.Il avait à lui payer, chaque année, une rente de trois livres pour une concession et trente sols pour l’autre (1).(1) Actes (le Itomiiin Be< quet, 18 noftt 1666.Le 10 septembre 1067, M.I.(‘Laideur de Repentigny créait dans uni» de ces concessions un arrière-fief de deux arpents et trois quarts sur un tiers et demi de profondeur en fa\t»ur de Charles Aubert de la Cbesnaye (Acte de Rageot). — 196 M.LeGardeur de Repentigny eut l’honneur d’être le premier maire de Québec.Le 20 septembre 1663.le Conseil Souverain décidait, sur le réquisitoire du procureur-général remontrant que "ci-devant il y a eu des sindics élus pour la conservation des droits de la communauté et intérêts publics lesquels auraient été supprimés depuis deux ans et ça par l’autorité du gouverner sans forme de justice observée, et attendu qu’il est de l’importance du service du Roi et du bien public qu il y ait des personnes de probité requise et de fidélité connue pour avoir soin des intérêts communs de la communauté des habitants de Québec, qu’il serait fait assemblée générale des habitants de Québec pour procéder à l’élection d’un maire et de deux échevins’’.L’élection eut lieu le 7 octobre 1663, a l’issue de la grand’messe.M.LeGardeur de Repentigny fut élu maire et jean Madry et Claude Charron de la Barre furent élus échevins.^ .Mais M.LeGardeur de Repentigny et les échevins Madry et Charron de la Barre n’exercèrent pas longtemps leur s honorables fonctions.Le 14 novembre 1663, un peu plus d’un mois après leur élection, le Conseil Souverain les révoquait, alléguant “que le pays n’est encore qu’en très petite considération pour la petitesse de son étendue en déserts et nombre de peuples, et qu’il serait plus à propos de sc contenter d’un sinclic, ayant égard au peu d’affaires qui concernent ces charges.” # , Le 2 mai 1670, Marie Favery, veuve de Pierre Le(.ardeur de Repentigny faisait donation à son fils aîné, Jean-Baptiste LeGardeur de Repentigny, du fief et seigneurie de Repentigny qui avait été accordé à son mari par la Compagnie de la Nouvelle-France le 16 avril 1647.M.LeGardeur de Repentigny n’ayant pas les moyens d’exploiter sa seigneurie et ne voulant pas s’exposer a se la faire enlever s’il ne remplissait pas les conditions ck lacté de concession, usa d’un moyen assez habile.Le 11 mai 16/0, il quittait, transportait et délaissait à Charles Aubert de la Chesnaye la moitié indivise de sa seigneurie.L’acquéieui s’engageait à remplir dans le plus court délai possible toutes 197 — les conditions de l’acte de concession du 16 avril 1647 (2 6 La moitié de la seigneurie acquise par M.Aubert de la Ches-nave prit dès lors le nom de seigneurie de Lachenaie.En 1681, M.LeGardeur de Repentigny habitait sa seigneurie de Repentigny avec sa femme et ses enfants.D’après le recensement fait cette année, il avait 10 fusils, 30 bêtes à cornes et 100 arpents en valeur.Les censitaires établis dans sa seigneurie étaient: Pierre Rivière, Pierre Dardennes, Germain Gautier, Pierre Picard, Jean Jallot, Jean Brodeur, Bernard Delpeche.Jean \ crgcr, Koch louin, Jean-Baptiste Pilon, Gilles Cadieu, Pierre Richaume, Paul Perrot, Gilles Monin, Martin Ta-boureau, Louis Mongeault, Robert Desmarres, Pierre Ra-tcl, A incent Alain isseau, Louis Joan, Jean Letellier, Jacques (jrassiot, Jean Sauveau, Jacques Pigeon, Guillaume Gour-na\, Adiien Bétourné, Louis Jean, Jacques Joubert, Jacques Monceaux.Ces 29 habitants avaient en tout 233 arpents en valeur (3).En 1688, M.LeGardeur de Repentigny était fait lieutenant dans les troupes servant dans la colonie.Ce grade lui fut confirmé par le roi le 16 mars 1691.En 1692, AI.LeGardeur de Repentiginy était promu capitaine réformé.Ce nouveau grade lui fut confirmé le 1er mars 1693.Dix mois plus tard, le 1er janvier 1694, M.LeGardeur de Repentigny était fait garde de la marine.Le 1er avril 1702, M.LeGardeur de Repentigny se refilait du service militaire avec une pension annuelle de 600 livres.Son brevet déclarait que sa pension lui serait payée en b rance.Le 11 novembre 1702, MM.de Callières et Cham-pigny demandaient au ministre que la pension de 600 livres accordée a M.LeGardeur de Repentigny lui fut payée au Canada.Nous ignorons si cette demande fut accordée.Le 16 juin 1703, une déclaration du roi ordonnait que le Conseil Souverain serait a l’avenir composé du gouver-neuf, de 1 évêque, de l’intendant et de douze conseillers, dont (2) Actes devant Romain Becquet, Il mai 1070.(a) Benjamin Suite, Histoire Canadiens-français, tome V, p.(15. onze laïcs et un clerc.Le même jour, les nouveaux conseillers étaient nommés.M.LeGardeur de Repentigny fût un des conseillers d’augmentation choisis par le Roi.11 fut installé le 16 novembre 1705 (4).M.LeGardeur de Repentigny décéda à Montréal le 9 septembre 1709.Les gouverneurs qui s’étaient succédés dans l’admitiis tration de la colonie avaient donné leur estime et leur confiance à M.LeGardeur de Repentigny.Le gouverneur Kion-tenac, pourtant assez peu porté aux compliments, écrivait au ministre dès le 17 novembre 1689: “Il y a longtemps que j’ai une estime et une amitié particulières pour M.de Repentigny et pour toute sa famille.C’est une des plus anciennes et la première Noble qui soit venue s’établir en Canada où ils avaient apporté beaucoup de bien, diverses disgrâces et malheurs qui lut sont arrivés et dont le grand attachement qu’il a toujours eu pour les personnes qui avaient ici l’autorité du Roi entre les mains ont pu causer une partie dont qu’il est présentement incommodé et chargé d’une nombreuse famille ayant onze garçons dont il y eu six ou sept dans le service, tous fort braves et bien intentionnés lé Sr de St Pierre, que j’ai déjà fait Lieutenant est du nombre et fort joli garçon qui a même fait des actions de distinction et qui mérite qu’on fasse quelquechose pour lui.C’est à quoi je vous assure que je ne manquerai pas quand l’occasion s’en offrira; mais si vous aviez la bonté de procurer quelque gratification au Pcre comme on en accordait autrefois à ceux qui avaient un aussi grand nombre d’enfants qu’il en a elle lui aiderait à subsister et à l’entretenir ce qu’il a de la peine à faire.” M.LeGardeur de Repentigny avait épousé, à Quebec, le 11 juillet 1656, Marguerite Nicolet, .fille de feu Jean Ni-colet et de Marguerite Couillard.Elle décéda à Montréal le 21 janvier 1722.Elle avait donné vingt-un enfants à son mari : (4) Insinuations ilu Conseil Souverain, II, i>.163. — 199 — I Pierre LeGardeur de Repentigny Le continuateur de la lignée.II Guillaume LeGardeur de Repentigny Né à Québec le 3 juin 1658.Décédé au même endroit le 4 juin 1658.IÏI Marie-Anne LeGardeur de Repentigny Née à Québec le 14 juin 1659.Décédée au même endroit le 9 juillet 1659.IV Jean-Paul LeGardeur de Saint-Pierre Né à Québec le 3 octobre 1661.Enseigne le 1er mai 1688, il fut fait lieutenant réformé 1 année suivante.Ce grade lui fut confirmé par le roi le L> mars 1691.En 1692, il était promu lieutenant en pied.Confirmé dans ce grade, le 1er mars 1693.Garde de la marine le 1er janvier 1694, il reçut le commandement d’une compagnie le 5 mai 1710.Dans une liste des officiers de guerre servant en Canada faite en octobre 1722,nous lisons: “Le Sr de Saint-Pierre, âgé de 61 ans: il a très bien sen i pendant la guerre et remplit très bien ses devoirs de commandant au poste de Chagouamigon.M.LeGardeur de Saint-Pierre décéda peu après 1722.Laffilard donne le 11 août 1720 comme la date de sa mort.Nous'croyons qu’il fait erreur car en 1722 il était encore commandant à Chagouamigon.Il est fort possible, toutefois, qu’il soit décédé cà Chagouamigon en 1722 ou peu après. 200 — Il avait épousé à Repentigny, le 15 septembre 1692, Marie-Josette Leneuf de la Vallière, fille de Michel Leneuf de la Vallière et de Françoise Denys.D’après un ordonnance de l’intendant Raudot du 12 avril 1710, madame LeGardeur de Repentigny était déjà morte en 1710.De leur mariage étaient nés cinq enfants: I.Marguerite LeGardeur de Saint-Pierre.Née à le 1693.Mariée à Québec, le 24 juillet 1713, à Henri Hiche.marchand, fils de feu Bernard Hiché._ bourgeois.de Paris, et de feue Marie-Catherine Masson (5).Madame Hiché décéda à.Saint-Pierre de l’ile d’Orléans le 17 février 1752.M.Hiché décéda à Québec le 15 juillet 1758.Il avait été d'abord marchand à Québec, notaire, puis procureur de la Prévôté et enfin conseiller au Conseil Supérieur.M.Hiché avait reçu la seigneurie de Kamouraska en cadeau de noces de Louis Aubert de Forillon, oncle de sa femme.Trois des filles de M.et madame Hiché furent religieuses à l’Hô-pital-Général de Québec (6).II.Agathe LeGardeur de Saint-Pierre.Née à le 1696.Mariée à Montréal, le 17 janvier 1727, à Antoine Pa-cuud (7b fils d’Antoine Pacaud.marchand, et de Marguerite Bouat._ Madame Pacaud décéda à Montréal le 10 mars 172e*.III.Antoinette-Gertrude LeGardeur de Saint-Pierre.13) Centrât lie mariage re%u par Chambalon.le 20 juillet 1T13.! (O a ,vr\sulter sur eette famille.P.-G.Roy.£.* famille vT' L'aete de ma risse qualifie M.Pæaad de eaosaeffler du roi.i>reei-iesst.trésorier de France, grand-voyeur en la généralité de Inro’teUe.jn« de ia meynèe royale de ia dite ville. — 201 — Née à Repentigny le 29 octobre 1698.Décédée à Montréal le 30 mai 1734.IV.Marie-Anne LeGardeur de Saint-Pierre.Née à Repentigny le 12 septembre 1699.Mariée à Montréal, le 28 janvier 1727, à Charles Nolan de la Marque, fils de Jean-Baptiste Nolan et de Marie-Anne de la Marque.Madame Nolan de la Marque décéda à Montréal le 6 mai 1742.Son mari mourut douze ans plus tard, le 6 octobre 1754.Ils avaient eu cinq enfants.V.Jacques LeGardeur de Saint-Pierre.Né à Montréal le 24 octobre 1701.Il obtint une enseigne dans les troupes de la marine dès 1724.Enseigne en pied en 1733, il fut promu lieutenant en 1741.Les promotions étaient lentes pour les officiers canadiens.Après plus de vingt-cinq ans de services au milieu de tribus sauvages souvent hostiles, M.LeGardeur de Saint-Pierre n’avait pas encore le commandement d’une compagnie! Dès 1735, il commandait le fort Beauharnois, situé au milieu du pays des Sioux, près du lac Pépin, dans le Manitoba.Tl y resta près de deux ans.La campagne de M.Lemoyne de Bienville, gouverneur de la Louisiane, contre les Chicachas, en 1736, s’était terminée par un échec sanglant.11 ne pouvait rester sur un pareil affront pour le roi.C’est alors qu’il demanda l’aide de la Nouvelle-France pour vaincre les féroces Chicachas.Un corps de troupes canadiennes et quelques centaines de Sauvages sous les ordres du baron de Longueuil furent envoyées en Louisiane.L’expédition ne fut prête à partir qu’en 1709.M.LeGardeur de Saint-Pierre était un des principaux lieutenants du baron de Longueuil dans cette entreprise hardie.Deux autres LeGardeur, M.LeGardeur de Croisille et 202 — M.LeGardeur de Repentigny, faisaient également partie de cette expédition (8).En 1745, M.LeGardeur de Saint-Pierre commandait un parti d'éclaireurs dans le voisinage de la Pointe-à-la-Che-velure (Saratoga et Crown-Point).L’année suivante (1747), il faisait la campagne d’Acadie.En 1747, les autorités de la colonie lui confièrent le commandement du poste de Michillimakinac, un des plus importants de tout le pays.Son expérience et son habileté lui permirent d’y rétablir l’ordre en peu de temps, et M.de la Galissonnière, content de son bon travail, le recommanda fortement au ministre.C’est probablement son succès qui lui obtint le commandement d’une compagnie, en février 1748.Un peu plus tard, en 1750, M.LeGardeur de Saint-Pierre reçut une marque de confiance encore plus éclatante.C’est lui qui fut chargé de continuer les découvertes de M.de la Yérendrye dans l’Ouest canadien.Tl ne parvint pas au succès mais, à part M.de la Vérendrye lui-même, nul ne pouvait faire mieux.A peine de retour à Montréal, M.LeGardeur de Saint-Pierre reçut une autre mission importante: aller remplacer M.Marin, commandant à la Belle-Rivière, qui se mourait.Il arriva au fort après la mort de M.Marin, mais prit aussitôt le commandement de la garnison exercé depuis la grave maladie de M.Marin par un de ses parents, le chevalier de Repentigny.C’est pendant son commandement à la Belle-Rivière que l’officier canadien reçut la visite de George Washington, le futur président des Etats-Unis.Washington, alors simple capitaine, venait le sommer au nom du gouverneur de la \ ir-ginie de quitter le pays qui, d’après lui, était territoire américain ou plutôt anglais.M.LeGardeur de Saint-Pierre fit une réponse écrite à l’envové du gouverneur.Elle a été citée plusieurs fois mais elle mérite d’être reproduite ici.On dût se rendre compte que l’officier LeGardeur de Saint-Pierre pour avoir vécu à (S) Rapport de /’Archiviste de la province de Québec pour 1922-1923, p.156. — 203 — peu près toute sa vie dans les bois, au milieu des peuplades sauvages, n en avait pas moins conservé la politesse et la dignité de la race française.“Monsieur, “Comme j’ai l’honneur de commander icy en chef, M.Washington m’a remis la lettre que vous avez écrite au commandant des ti oupes françaises.J aurais souhaité que vous lui eussiez donné ordre ou qu’il eût été disposé à aller jusqu’en Canada pour y voir notre général, à qui appartiendra, plus qu’à moi, de mettre en évidence les droits incontestables du Roy, mon maître, sur les terres situées le long de l’Ohio, et de réfuter les prétentions du Roy de la Grande-Bretagne à icelles."Je ferai passer votre lettre à M.le marquis du Ques-ne.Sa réponse sera ma loy, et, s il m’ordonne de vous la communiquer, vous ne devez pas douter, monsieur, que je 11e vous la fasse parvenir en diligence.“Pour la réquisition que vous faites de me retirer, je ne crois pas devoir y obéir.Quelles que soient vos instructions, les miennes sont d'être icy par l’ordre de mon général, et je vous prie monsieur, d’être persuadé que je tâcherai de m’y conformer avec toute l’exactitude et la résolution qu’on doit attendre d’un bon officier.Je ne sache pas qu il se soit rien passé, pendant tout le cours de cette campagne, qu’on puisse regarder comme acte d’hostilité, ni comme contraire aux traités entre les deux couronnes, dont la continuation nous intéresse autant et nous est aussi agréable qu’aux Anglais.Si vous aviez bien voulu entrer dans le détail des faits qui font le sujet de vos plaintes.j’aurais eu l’honneur de vous répondre de la façon la plus satisfaisante qu’il m’eût été possible.Je me suis fait un devoir d’accueillir M.Washington avec toute la distinction due à votre dignité et à son mérite personnel, et je me flatte, Monsieur, qu’il me rendra la justice d’en être mon garant auprès de vous, ainsi que des témoignages du profond respect avec lequel, J ai 1 honneur d’être, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur, “Le Gardeur de Saint-Pierre, — 204 — "Du fort sur la rivière aux Boeufs."Le 15 décembre 1753.’’ Washington, dans ses Mémoires, rappelle le souvenir de la rencontre de l'officier canadien faite en 1753.Il parle de M.LeGardeur de Saint-Pierre comme d'un soldat magnifique et d'un gentilhomme.Lors de la malheureuse expédition organisée et conduite par le baron Dieskau contre le fort George en 1755, M.LeGardeur de Saint-Pierre prit le commandement des Sauvages alliés.Il fut tué à la bataille du Saint-Sacrement ( Lac George) le 8 septembre 1755.Deux de ses parents.MM.LeGardeur de Repentigny et LeGardeur de Montesson, furent grièvement blessés dans la même occasion.L'attachement des Sauvages pour leur ancien chef.M.LeGardeur de Saint-Pierre, était si profond qu'on raconte que chaque année, au jour anniversaire de sa mort, pendant que les Anglais célébraient le souvenir de leur victoire, les Algonquins et les Xipissings, eux.pour venger la mort du brave officier levaient quelques chevelures anglaises (9).M.LeGardeur de Saint-Pierre avait été fait chevalier de Saint-Louis en avril 1750._ Il avait épousé, à Québec, le 27 octobre 1738.Marie-Joseph Guillimin.fille de Charles Guillimin.conseiller au Conseil Supérieur, et de Françoise Lemaître Lamorille.___ Sa veuve se remaria, à Montréal, le 3 septembre 1757, avec Louis-Luc de Lacorne, sieur de Chapts et de Saint-Luc.Elle décéda à Montréal le 12 avril 1768.Il n'y avait pas eu d'enfants du mariage de M.LeGardeur de Saint-Pierre et de Marie-Joseph Guillimin.V Augustin LeGardeur de Courtemanche Xé à Québec le 16 décembre 1663.Enseigne en 1690.lieutenant réformé en 1691, lieutenant en pied en 1692.garde de la marine le 1er janvier 1694, (9) Bulletin de* Rerhervhe* Historique*, vol.de 1S99.p.233. — 205 — li reçut le commandement d’une compagnie le 1er avril 170?¦ M- Courtemanche avait fait partie, dans 1 hiver de 1689-1690, de la fameuse expédition de M de Portneuf dans la Nouvelle-Angleterre.hn 1690, M.LeGardeur de Courtemanche prit également part a la defense de Québec attaqué par Phipps "* Le gouverneur Frontenac chargea M.LeGardeur de Courtemanche d’aller porter à Michillimakinac la nouvelle de 1 echec de Phipps devant Québec.Le brave officier écrivit une intéressante relation de ce voyage.^9^, M.LeGardeur de Courtemanche était un des officiers de M.d’Ailleboust de Manthet contre les Agniers.A 1 automne de la meme année, il fut envoyé par M de rrontenac comme commandant parmi les Mianiis de la Riviere Saint-Joseph.En 1698.M de Callières chargea M.LeGardeur de Coin temanche, alors capitaine de ses gardes, d’aller apprendre au ministre la mort de M.de Frontenac et de demander pour lu.le commandement général du pays.La mission de I oit icier Cciiiciclien fut couronnée de succès.1 mana£e (le M- LeGardeur de Courtemanche en 6L, donna une autre orientation à sa vie.Sa femme avait des interets considérables au Labrador grâce aux concessions et aux acquisitions de son premier mari.C’est à partir de cette époque que Al.LeGardeur de courtemanche tourna ses vues vers le Labrador.Il fit ajouter une concession importante à celle que sa femme possédait déjà, il commença des exploitations de pêche qui lui demandèrent des capitaux considérables.En 1711, M.LeGardeur de Courtemanche eut l'occasion de rendre un service signalé à la colonie.Par un vaisseau de peche arrivé de bonne heure à la côte du Labrador, e ministre Pontchartrain l’avait informé que les Anglais préparaient une expédition formidable contre le Canada 11 priait M.LeGardeur de Courtemanche d’avertir au plus tôt "ouveineur de Vaudreuil du grand danger que courait la colonie.Aussitôt M.LeGardeur de Courtemanche envoya son lieutenant, M.de Lavaltrie, avec deux Sauvages, dans — 206 — un faible canot, pour mettre M.de \ audreuil sut scs gai des.M.de Lavaltrie fit le voyage en quelques jours (11).En 1714, M.LeGardeur de Courtemanche réussit à se faire nonnner par le roi commandant à la cote de Labiadoi.Sa commission datée du 12 novembre 1/14 lui donnait 1 autorité sur tous ceux qui habitaient la ri\e nord du bas Saint-Laurent de même que sur les équipages des vaisseaux qui fréquentaient ces parages.M.LeGardeur de Courtemanche décéda au Labrador le 29 juin 1717, au moment où il allait retirer quelques profits des dépenses énormes qu il avait faites pout ses établisse merits de pèche dans cette région inhospitalière.Le 31 octobre 1717.le gouverneur annonçait au ministre la mort de M.LeGardeur de Courtemanche par la courte phrase suivante: “Le sieur de Courtemanche, capitaine de compagnie, qui commandait à Labrador, mourut à la fin du mois .327 — 212 — M.LeGardeur de Courtemanche avait épousé, à Montréal, le 26 août 1737, Marie-Louise de Saint-Ours, fille de Pierre de Saint-Ours et d’Hélène Céloron de Blainville (17).En secondes noces, M.LeGardeur de Courtemanche, à la veille de se rembarquer pour la France, à Montréal, le 29 septembre 1766, épousa Marie-Madeleine Duplessis Fabert, fille de François Duplessis Fabert et de Geneviève-Catherine Pelletier.Elle décéda à Loches en 1787 (18).Du premier mariage de M.LeGardeur de Courtemanche étaient nés cinq enfants: 1° Pierre-Jacques LeGardeur de Courtemanche, né à Montréal le 5 juillet 1738.Parmi les cadets qui prirent part à la bataille de la Monongahéla le 9 juillet 1755.nous voyons le nom d’un M.de Courtemanche.N’est-ce pas celui-ci?2° Charles LeGardeur de Courtemanche né au Détroit le 15 août 1739.Décédé au même endroit le 16 novembre 1739.3° Pierre-Louis LeGardeur de Courtemanche, né au Détroit, le 15 décembre 1740.Décédé au même endroit le 20 décembre 1740.4° Jean-Louis LeGardeur de Courtemanche né au Détroit.le 22 juillet 1742.Décédé au même endroit le 23 juillet 1742.5° Joseph-Louis LeGardeur de Courtemanche né au Détroit, le 3 septembre 1743.Décédé au même endroit le 5 octobre 1743.ITT.Jean-Baptiste LeGardeur de Croisillc.Né à Bécancour le 30 décembre 1716.IV.Joseph-Michel LeGardeur de Montcsson.Né à Béçancour le 30 décembre 1716.D’abord connu sous le nom de LeGardeur de Croisille, il prit plus tard le nom de LeGardeur de Montesson.Enseigne dans les troupes du détachement de la marine en 1748, il obtint une compagnie en 1757.(171 Contrat de maringe reçu par Raimbault, le 25 août 1737.(18) Contrat de mariage reçu par Pierre Pnnet, le 27 septembre 1766. — 213 — M.LeGardeui de Montesson rendit de grands services au marquis de Montcalm dans les dernières luttes pour la suprématie française en Amérique.Celui-ci semble avoir eu une grande confiance dans Al LeGardeur de Montesson.Quelques jours avant la bataille des Plaines d’Abraham, il écrivait à M.de Vaudreuil : S il (M.de Vaudreuil) redoute un débarquement à 1 anse des Mères qu il y envoie M.de Montesson avec 100 hommes.Je vous jure que 100 hommes postés à l’anse des Mères arrêteraient toute l’armée, nous donneraient le temps d’attendre le jour et d’y marcher par notre droite.Il ne faut pas ci oii e que 1 armée ait des ailes pour, la même nuit, traverser, débarquer, monter des rampes rompues et escalader, d’autant que pour la dernière opération, il faut porter des échelles”.A la Conquête, il passa en France, mais il revint au pays en 1767.Lors de l’invasion américaine en 1775, M.LeGardeur de Montesson prit les armes pour la défense du pays, hait prisonnier au fort Saint-Jean, il fut amené aux Ltats-Unis.11 mourut a Bristol où étaient détenus les prisonniers de guerre et fut inhumé tà Philadelphie., , LeGardeur de Montesson avait été fait chevalier de Saint-Louis en 1761.Al.LeGardeur de AIoijtesson avait épousé, à Québec, le -a octobre 1/45, Claire-Françoise Boucher de Boucherville, ville de Pierre Boucher de Boucherville et de Charlotte De-nvs, et veuve de Jean-Baptiste Pommereau (19).Elle décéda à l’Hôpital-Géncral de Québec le 19 juin 1787.De leur mariage étaient nés: / } Marie-Joseph-Michelle LeGardeur de Montesson, née à Québec le 21 juin 1747.Décédée aux Trois-Rivières le 23 juin 1765.“ Charles LeGardeur de Montesson né à Québec le 12 janvier 1753.Décédé au même endroit le 7 mai 1754.(19) Contrat (le mariage reçu par Godefus, le 24 octobre 1745. — 214 — y.Henry Sebastien LeGardeur de Croisillc.Né à Bécancour le 22 octobre 1718.Décédé au même endroit le 11 décembre 1718.VI.Anonyme.Né et décédé à Bécancour le 17 décembre 1719.VII.Marie-Anne-Françoise LcGargeur de Croisillc.Née à Bécancour le 24 novembre 1720.VIII.Catherine LeGardeur de Croisillc.Née à le .Mariée à Québec, le 27 octobre 1744, à Joseph Hqut-lat (204, veuf de Marie-Anne Boucher de Montbrun et fils de feu Jean Houtlas, capitaine de navire, et de défunte Marie-Françoise Denys.Décédée à Boucherville le 28 avril 1777.IX.Marie-Charlotte-Aqathe LeGardeur de Croisille.Née à Bécancour le 16 février 1723.X.Marie-Louise-Gabrielle LeGardeur de Croisille.Née à Bécancour le 21 décembre 1725.Mariée aux Trois-Rivières, le 18 octobre 1751, à Jacques Gorge de Saint-Martin, lieutenant dans les troupes du détachement de la marine, fils de Jean-Baptiste Gorge.de Saint-Martin.F.cuier.et de Gabrielle Flaseur, de la paroisse de Damien, évêché de Vienne, en Dauphiné.Gorge de Saint-Martin est cet officier de Saint-Martin dont il est souvent question dans les relations des dernières batailles entre Anglais et Français, en 1759.Il fut mortelle- (20) Contrat rte mariage ;reçu par Barolet, le 26 octobre 1744.On a écrit Ontlnn.Outlns, Wliitle.Il signait "Houtelns". — 215 ment blessé à la bataille de Sainte-Foy et décéda à l’Hôpital général de Québec le 9 mai 1760.Madame Gorge de Saint-Martin décéda aux Trois-Rivières le 19 février 1761.Ils avaient eu plusieurs enfants dont un fut député des Trois-Rivières à la Chambre d’Assemblée.XI.Pierre-François LeGardeur de Croisille.Né à Bécancour le 21 avril 1727.Décédé au même endroit le 16 juin 1727.XII.Anonyme.Né à Bécancour le 13 mai 1730.Décédé au même endroit le 17 mai 1730.XIII.Marie-Anne-Pétronille LeGardeur de Croisille.Née à .le .Décédée à Bécancour le 5 janvier 1746., XVI René LeGardeur de Repentigny Né à.le.1678.On dit qu il fut tué en 1695.Nous n’avons pu confirmer la chose.XVII Joseph LeGardeur de Repentigny Né à Boucherville le 5 novembre 1679.Décédé avant 1681., XVIII Simon LeGardeur de Repentigny Né a Repentigny le 17 novembre 1680.Décédé à Montréal le 25 janvier 1683. — 216 — XIX Noël LcGardeur de Repentigny Né à Repentigny le 11 février 1682.XX Marie-Anne LcGardeur de Repentigny Xée à Repentigny le 17 avril 1683.Décédée au même endroit le 5 juin 1684.XXI Joseph-Narcisse LcGardeur de Repentigny Né à Repentignv le 13 juin 1684.Probablement décédé en bas âge.(A suivre) IMAGES D’EPINAL 11 y quarante ou cinquante ans (je ne saurais préciser) la jeunesse de l’ouest de Montréal, c’est-à-dire des paroisses Saint-Joseph, SainteCunégonde et Saint-Henri, se rendait assez souvent, chez Louis-Adrien Lefort, en la tranquille rue Canning, pour se procurer des images d’Epinal.A cette époque le cinéma n’existait pas, puis, en langue française, il ne se publiait qu’un modeste journal satirique qui s’adressait surtout aux adultes, en plus, un hebdomadaire qui reproduisait, en noir, un ou deux tableaux parus dans des journaux de Paris.On s’explique alors, la vogue des images d’Epinal, non seulement parce qu’elles étaient joliment coloriées mais aussi parce que chaque image consistait en une grande feuille contenant, ordinairement diverses scènes dont les sujets — 217 provenaient des contes, des cantiques, des légendes populaires et de l’histoire de France.Doit-on ajouter que ces images étaient “honnêtes” et instructives?Plusieurs garçonnets avaient de ces images des séries de plusieurs feuilles dont on prenait un soin particulier.Il me semble en avoir eu quelques douzaines, car j’économisais tous mes sous pour augmenter ma collection, cependant j’ignore ce que ces feuilles sont devenues.Le père de Louis-Adrien Lefort, marié à une italienne francisée, mourut à Montréal, en 1897, âgé de 86 ans et, par erreur, l’acte de sa sépulture le dit veuf, alors que sa femme, Rose Lelie Parmegnani ne fut inhumée qu’en 1904, âgée de 83 ans.Ce fut cette excellente maman qui, le plus souvent servait au comptoir de Louis-Adrien, car étant relieur de métier, il était absent une partie de la journée.Louis-Adrien obtenait, paraît-il.ses images de son frère, Emile, qui avait une agence de produits français, rue Saint-Paul et il traversait en Europe de temps à autres.Doit-on ajouter que les images d’Epinal étaient autrement intéressantes que les funny papers américains qui envahissent maintenant notre pays.En 1925, MM.Duchartre et Saulnier ont publié un magnifique ouvrage intitulé L’Imagerie populaire.Dans ce livre fort bien illustré se trouvent les images recueillies dans les provinces françaises du XVe siècle au second empire.Cependant on n’y trouve peu des sujets qui firent la joie de la jeunesse de mon temps.Que devint le propagateur des images d’Epinal à Montréal?Un jour, il quitta la librairie pour la mercerie et voici ce que l’on relève dans un quotidien montréalais:— “Vendredi matin, 20 juin 1902, ont eu lieu, à l’égilise Saint-Joseph, rue Richmond, au milieu d’un nombreux concours de parents et d’amis, les funérailles de M.Louis-Adrien Lefort, marchand bien connu des coins des rues Saint-Jacques & Canning.M.Lefort qui n’était âgé que de 50 ans a été emporté par une maladie qui le tenait cloué sur son lit depuis plusieurs mois.Il possédait l’estime de tous ceux qui de près ou de loin, étaient en relation avec lui et — 218 r tous n’ont que des éloges à faire de la manière dont le défunt les traitait.Il habitait le quartier depuis plus de vingt ans et soit seul, soit en société avec d’autres il sut toujours montrer le tact, l’habileté et la courtoisie qui sont l’apanage de la vieille France son pays natal.^ x “11 laisse pour le pleurer un frère et aussi sa mere.Cette dernière, âgée de plus de 80 ans et depuis longtemps souffrante, a montré un véritable courage et un_ dévouement sans bornes pour soigner son fils dont elle ne s était jamais séparée et que la mort impitoyable vient de ravir à son affection et à son amour.Nous exprimons a.Mme Lefort toutes nos sympathies et prions Dieu qu’il lui aide à supporter cette terrible épreuve.” .Vçrs 1919, notre société nationale entreprit de ressusciter les images d’Epinal sous le titre: Les contes historique de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, mais il n’en parut que quelques feuilles.Comme les autres, ces feuilles semblent oubliées.E.-Z.Massicotte DEUX FILS DE GUILLAUME COUTURE À L’ÎLE D’ORLÉANS Deux fils de Guillaume Couture et d’Anne Aymard s établirent à'i’ile d’Orléans: , .Jean-Baptiste, né à la pointe-de-Lévy, en 1650, 1 aine de la famille, se fixa dans l’arrière-fief des Ursulines, du côté nord de File, dans la paroisse Saint-Pierre, peu avant son mariage avec Anne Marette, en 1686.v Sa terre, de 2 arpents de front, bornée (au nord-est) a Noël Côté, et (au sud-ouest) à Abel Sagot-dit-Laforge, avait été concédée originairement par les dames Ursulines.le 10 février 1668 (gr.Vachon), à Jean Côté' fils ( 1644-post 1711).Le 19 janvier 1678 (gr.Filion), Jean Côté cédait et transportait à Jean-Baptiste Couture, cette* terre de — 219 — 2 arpents de front, bornée à Noël Côté et à Abel Sagot-dit-Laforge, et le 6 septembre de la meme année (gr.Rageot, No 1825), Jean-Baptiste Couture faisait donation de sa dite tciie, en cas de mort, au dit Jean Côté.La carte de l'ingénieur Robert de Villeneuve, datée de 1689, mentionne sous le No 13 de Saint-Pierre, cette terre de Jean-Baptiste Couture, bornée au nord-est à Noël Côté et au sud-ouest à Jean Côté.Celle du sieur Gédéon de Catalogne, lieutenant des ti oupes, de 1/09, situe la terre de la veuve Couture entre deux terres appartenant à P(ierre) Costé.L’aveu et dénombrement du 25 août 1^25 mentionne la terre des héritiers de Jean-Baptiste Couture, de 2 arpents de front, qui était alors bornée (au nord-est) aux héritiers de Mathieu Côté, ( 164296), et (au sud-ouest) à Noël Côté, avec maison, grange, étable, 30 arpents de terre labourable et 3 arpents de prairie.Jean Couture-dit-Lamonde (1700-50), fils de feu Jean-Baptiste Couture et d’Anne Marette — petit fils de Guillaume Couture, le premier descendant qui prit le surnom de Lamonde possédait alors, tout près de la terre de feu ses Père et mère, une terre de 2 arpents de front, bornée (au nord-est) à Noël Côté, et (au sud-ouest) à la veuve de Pierre Côté, avec maison, grange, étable, 30 arpents de terre labourable et 3 arpents de prairie.Le 24 novembre 1801 avait lieu à Sainte-Foy le mariage de Joseph Langlois, jardinier, domicilié dans cette paroisse depuis longtemps, fils de Louis Langlois, agriculteur, et de Marie-Charlotte Simoneau, de Saint-Thomas de la Pointe-à-la-Caille, avec Marie Couture-dit-Lamonde, fille majeure d Augustin Couture-dit-Lamonde et de Geneviève Dion, de Sainte-Foy.Quelques familles Langlois-dit-Tra-versy, descendant du troisième fils de Noël Langlois (160684), alors que ce Louis Langlois descendait du fils aîné, demeuraient alors à Sainte-Foy.C’est pour distinguer cette nouvelle famille Langlois dans la place que les paroissiens commencèrent à lui donner le nom de Langlois-dit-Lamon-de, à cause de Marie Couture-dit-Lamonde.Ce surnom s’est perpétué de génération en génération jusqu’à nos jours, mais aucune famille Langlois-dit-Lamonde n’a à notre connaissance, adopté exclusivement le surnom de Lamonde.-oOo- 220 — L’autre fils de Guillaume Couture, Guillaume Couture fils (1662-post 1730), se fixa dans l’arrière-fief des Hospitalières, non loin de son frère Jean-Baptiste, mais du côté sud de l’île, dans la paroisse Saint-Laurent.Le 9 avril 1675 (gr.Becquet, cahier 22), les dames Hospitalières de l’Hôtel-Dieu avaient concédé à Pierre Nep-veu une terre de 3 arpents de front, où il était demeurant depuis plusieurs années, située dans leur arrière-fief de l'île d’Orléans, et bornée (au nord-est) à Gilles Godreau et (au sud-ouest) à Clément Ruel — l’ancêtre de toutes nos familles de ce nom.Dès le 1er juillet 1683 (Cf: gr.Rageot, No 2590).la terre en question appartenait à Guillaume Couture et était alors bornée (au nord-est) à Jean Côté, et (au sud-ouest) à Clément Ruel.La carte de Villeneuve, de 1689.mentionne, sous le No 60, de Saint-Paul, c’est-à-dire Saint-Laurent, cette terre de Guillaume Couture, bornée comme ci-haut.Celle de Catalogne, de 1709, situe cette terre de C(uillaume) Couture entre deux terres appartenant à Clément Ruel.Par l’aveu et dénombrement de 1725, on voit que Guillaume Couture possède là une terre de 3 arpents de front, bornée au nord-est à Jean Cé)té et au sud-ouest aux héritiers de Clément Ruel, avec maison, grange, étable, 30 arpents de terre labourable et 2 arpents de prairie.Léon Roy QUE SAVEZ-VOUS SUR BENJAMIN BONNEVILLE?Le Havana Post, un quotidien de langue anglaise publié en la république cubaine, consacrait, le 22 juin, un article à Benjamin Bonneville qui eut son heure de notoriété aux Etats-Unis.Résumons ce qu’on en a dit.Bonneville était né à Tennessee en 1795.Après étude à l’école militaire de West Point, il prit part à la guerre du — 221 — Mexique.En 1831.il lui fut permis d'organiser et de commander une expédition qui longerait la Côte du Pacifique.Son expédition comprenait quarante wagons et deux cents hommes.Après son départ on fut cinq ans sans avoir de ses nouvelles, ce qui fut cause que son nom fut rayé des cadres de l’armée et même qu’il fut considéré mort.Cependant, il revint à la civilisation et put se faire identifier.On lui accorda alors une promotion ainsi qu une allocation représentant le salaire qu’il aurait gagné durant son absence.Bonneville était bel homme, mais il était chauve et les Sauvages le nommaient le Bald chief.En 1841.lorsque le gouvernement décida de faire un traité avec les grandes tribus de l’Ouest, Bonneville fut chargé d’accompagtner le président de la Commission parce que l’on savait qu’il connaissait les chefs de toutes les tribus et qu’il parlait l’idiome de chacun.La réunion de la commission et des chefs eut lieu dans un spacieux hangar qui autrefois appartenait à la Compagnie de la Baie d’Hudson.Les Commissaires, Bonneville et sept chefs prirent place autour d’une table.Au début des délibérations, Bonneville se leva et s’adressa au premier chef indien dans son propre langage.Le chef le regarda surpris, mais ne parut pas reconnaître qui lui parlait.Ensuite, Bonneville s’adressa à chacun des chefs, tour à tour, et chacun restait surpris, aucun ne semblait le connaître.Soudain, Bonneville sursauta et s’écria: “Par le Très Haut vous allez me reconnaître”.Alors, il enleva une perruque et ses dentiers.Aussitôt il fut reconnu par tous les chefs sauvages.Le nom de Bonneville reste attaché maintenant à une station d’arrêt, sise près du grand barrage, que le président E.D.Roosevelt fit ériger cà travers la rivière Columbia.Sans cela le nom du brave soldat et de l’actif explorateur serait probablement oublié.Un correspondant de Cuba, M.Emile Vaillancourt, demande si ce Bonneville n’était pas d’origine canadienne-française?E.-Z.Massicotte 222 acte de mariage de LOUIS FRÉCHETTE Le dix juillet Mil huit cent soixante seize, après la publication d’un ban de mariage tant dans cette église que dans celle de Notre Dame de Québec, sans empêchement ni opposition.la dispense de deux bans et des trois bans pour Notre Dame de Lévis ayant été accordée par Monseigneur Ca-zeau.grand Vicaire des Diocèses de Québec et de Montréal; le prêtre, soussigné, dûment autorisé, ai reçu le mutuel consentement de mariage de Louis Honoré Fréchette, ecr, avo- cat, membre du Parlement Fédéral, domicilié à Notre Dame de Lévis, enlevant de Notre Dame de Québec, fils majeur de Louis Fréchette et de Dame Marguerite Martineau, d’une part, et Dlle Marie Emma Beaudry, fille majeur de Jean Baptiste Beaudry, Bourgeois, et de feue Dame Marie Aimée Dumont de cette paroisse d’autre part; et leur ai donné la bénédiction nuptiale selon les lois et coutumes observées en la Sainte Eglise, en présence de Louis Fréchette, père de 1 époux.et de Jean Baptiste Beaudry, père de l’épouse qui ainsi que les époux ont signé avec plusieurs parents et amis.Emma Beaudry .L.H.Fréchette J.B.Beaudry Louis Fréchette Margte Beaudry A.Fréchette M.H.Fréchette J.Leman A.Beaudry C.A.Beaudry V.Beaudrv A.L.Sentenne Pire S.S.RÉPONSE Le premier Canadien qui mérita la Croix \ ictoria (1946 p.318).Ce fut le lieut.Alexander Robert Dunn, des lie Hussars de l’armée anglaise, pour sa conduite à Balaclava le 25 octobre 1854, durant la guerre de Crimée (1854-1856).Fils de l’honorable William Dunn, receveur general du Haut Canada, Alexander Robert naquit près de Toronto en juin 1833.A son sujet voir “The Prince of Wales Leinster Regiment Royal Canadians” par le Lieut.Col.F.E.V hitton G.M.G.A L.L.Lapointe — 223 — LES HONORABLES CASGRAIN La famille Casgrain a fourni au Canada plusieurs hommes politiques distingués.Nous connaissons huit honorables Casgrain et peut-être en oublions-nous: L’honorable Charles-Eusèbe Casgrain né cà la Rivière-Ouelle le 28 décembre 1800.Admis au barreau le 7 mai 1824, il fut député de Kamouraska, membre du Conseil Spécial, commissaire des Travaux Publics, etc, etc.M.Casgrain décéda à Montréal le 29 février 1848.Il fut le père de~Yho-norable Charles-Eusèbe Casgrain, de Philippe-Babv Cas-grain, des abbés Henri-Raymond Casgrain et René-Edouard Casgrain, etc, etc.L’honorable Charles-Eusèbe Casgrain né à Québec le 3 août 1825.Médecin, il exerça d’abord sa profession à Détroit puis s’établit à Windsor, dans la province d’Ontario.Nommé sénateur du Canada le 12 janvier 1887, l’honorable M.Casgrain décéda à Windsor le 8 mars 1907.L’honorable Thomas-Chase Casgrain né à Détroit, état de Michigan, le 28 juillet 1852 Avocat, il fut député, procureur général de la province de Québec, ministre des postes du Canada, etc, etc.Décédé à Ottawa le 29 décembre 1916.L’honorable Joseph-Philippe-Baby Casgrain né à Québec le 1er mars 1850- B fut nommé sénateur du Canada le 29 janvier 1900 et décéda à Montréal le 6 janvier 1939.L’honorable Alexandre-Chase Casgrain né à Québec le 23 avril 1879 fut juge de la Cour Supérieure et décéda à Montréal le 27 octobre 1941.L’honorable Pierre Casgrain né à Montréal a été secrétaire d’Etat du Canada et est présentement juge de la Cour Supérieure à Montréal.L’honorable Léon Casgrain né à la Rivière-Ouelle le 13 août 1892 a été procureur général de la Province de Québec.L’honorable Perreault Casgrain né à Québec le 18 janvier 1898 a été ministre d’Etat dans le cabinet Godbout.
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