Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 mai 1948, mai
Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe VoL 54 LEVIS — MAI 1948 No 5 LE BULLETIN Recherches Historiques ORGANE DU BUREAU DES ARCHIVES de la PROVINCE DE QUÉBEC O notre Histoire, écrin de perles ignorées Je baise avec amour tes pages vénérées DES DIRECTEUR PIERRE-GEORGES ROY :» n: : fitf*-v- *•**:* i!>: H *¦• V- fir _ «•«.«-.- ?i "~C - ' ~ ‘ ’ «mm u ;.- — v Ü ISmi •-.¦• *.V 'I/.NJI > LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES VoL 54 LEVIS — MAI 1948 No 5 LES COMMANDANTS DU FORT NIAGARA Pierre, chevalier de Troyc Le 8 mai 1686, le gouverneur de Denonville écrivait au ministre de Seignelay: “J’ai dessein d’envoyer à Niagara cette année le sieur Dorvilliers avec le sieur de Villeneuve, dessineur que vous m’avez donné afin d’en lever le plan et après que j’aurai vu les Iroquois à Villemarie, en l’île de Montréal, ce que nous saurons à quoi nous en tenir avec eux, je verrai si je ne pourrai point moi-même y aller faire un tour pour pouvoir vous en rendre compte plus sûrement car pour s’en fier au sieur de Villeneuve seul, il est très bon.très sûr et très fidèle dessineur, mais pour le reste il n’a pas l’esprit assez arrangé et il l’a trop court pour pouvoir donner aucune vue pour l’établissement d’un poste et pour en avoir la conduite de son chef.” Effectivement, en 1686, l’ingénieur Villeneuve se rendit à Niagara et prépara les plans du fort projeté.Au mois de juin 1687, M.de Denonville partait de Montréal avec plus de 2000 hommes pour aller attaquer les Iroquois dans leur propre pays.C’est au retour de cette expédition que le marquis de Denonville s’arrêta à Niagara avec toute sa petite armée pour y bâtir le fort d’après les plans préparés par M.de Villeneuve.Le travail y fut poussé avec tant de célérité que le dernier jour de juillet 1687 le fort était entièrement terminé.Le gouverneur Denonville laissa au fort de Niagara une garnison de cent soldats.Il donna 132 — le commandement du fort au chevalier de Troye et lui laissa pour second M.Biaise des Rergères.Pierre, chevalier de Troye, était un des plus braves et des plus utiles officiers de la colonie.Arrivé ici en 1685,, en même temps c|ue le gouverneur Denonville, il avait 1 entière confiance de ce gouverneur.C’est au chevalier de Trove que M.de Denonville confia le commandement de l’héroïque expédition par terre à la haie d’Hudson de 1686.On connaît le résultat de ce voyage par une relation écrite par M.de Troye lui-même.Se rendre par terre de Montréal à la baie d’Hudson en plein hiver est un exploit qui n’a pas été accompli depuis, croyons-nous.L'année suivante (1687L le chevalier de Troye se distingua encore dans l’expédition entreprise contre les Iroquois.C’est probablement pour le récompenser des deux expéditions qu’il venait de faire que M.de Denonville donna au chevalier de Troye 1e commandement de Niagara.Le gouverneur Denonville écrivait au ministre de Sei-gnelav.le 25 août 1687: "Ce poste (Niagara) étant en défense.j’y ai laissé cent hommes sous le commandement du sieur de Troye.qui fit l’an passé l’expédition du Nord.C’est un très bon sujet qui mérite bien quelque part en l'honneur de vos bonnes grâces et de votre protection.Il peut vous être utile à bien des choses.Il est sage et entendu et de bonne volonté.et a bien servi sur terre." Le chevalier de Troye.malheureusement pour la colonie.ne resta pas longtemps commandant du fort de Niagara.Les fournisseurs de l’armée, toujours avides de gain, avaient laissé à Niagara des vivres à moitié gâtés.LTne épidémie se déclara parmi les soldats de la garnison.Presque tous furent atteints de scorbut et plusieurs en moururent.M.de Trove fut une des premières victimes de l’épidémie.Il décéda le 8 mai 1688.Un des survivants de la garnison de Niagara écrivait quelques jours après la mort de M.de Troye que des mauvais sujets parmi les soldats avaient formé le complot de le tuer."C’était â lui (M.de Trove), disait-il.qu’on attribuait la principale cause de la maladie en ce que dès l’automne il avait retranché les vivres, refusé de tuer une vache qu’il — 133 — avait, que par ce moyen on aurait eu le foin qui lui était destine pour mettre dans les paillasses des soldats qui étaient contraints de coucher sur la terre.Cette dureté détermine toute la garnison à former une sédition, c’est-à-dire à égorger le commandant et quelques autres officiers de qui ils n étaient pas contents et voulaient élire un commandant pour es conduire chez les Anglais à la Nouvelle-York.De toute la garnison, il n’y en eut que trois qui ne voulurent pas être de la Partie.La veille que l’exécution devait se faire, un gros parti d Iroquois se présenta devant le fort qui de loin firent quelques escarmouches et tinrent la garnison en haleine pendant plusieurs jours.Cela fit ralentir leur dessein et plusieurs tombèrent malades.Ceci fit rompre le projet.” Y a-t-il du vrai dans ceci ?La garnison de Niagara était peut-etre composée de soldats aguerris mais il est certain que quelques-uns ne valaient pas grand chose.Une mutinerie le démontra un peu plus tard.Raymond IVaise des Bergères Raymond Biaise des Bergères, qui était le second du chevalier de 1 roye à Niagara, lui succéda dans le commandement du fort.Originaire de la ville d’Orléans, paroisse Saint-Pierre, il était passé dans 1a Nouvelle-France en même temps que le chevalier de Troye.en 1685, et avait fait la campagne contre les Iroquois avec le marquis de Denonville.Le commandement de M.des Bergères à Niagara ne devait pas avoir une longue durée.Au mois de mai 1688 des delegués iroquois arrivaient à Montréal pour engager des pourparlers de paix.Ils eurent l’effronterie de demander la destruction du fort de Niagara, et le gouverneur Denonville, continuant la série de ses gaucheries, eut la faiblesse d’accéder à leur demande.Le gouverneur envoya, quelques semaines plus tard, ordre à M.des Bergères de “démolir les fortifications du fort à la réserve des cabanes et logements qui se trouvaient en nature”.M.des Bergeres obéit aussitôt a 1 ordre du gouverneur. — 134 détruisit les palissades et autres défenses, Ht transporter les provisions au fort Frontenac, puis se mit en route pour revenir à Montréal avec les soldats de la garnison (1 )• _ .< Dans l’intervalle, le comte de Frontenac était arrive a Québec pour remplacer le faible M.de Denonville.Il apprit aussitôt l’ordre donné par .son prédécesseur de détruire les fortifications de Niagara.M.de Frontenac, qui s’était rendu compte, pendant sa première administration, de la nécessité du fort de Niagara pour protéger la colonie, s’empressa d envoyer un officier à Niagara pour donner un contre-ordre au commandant du fort.Mais l’envoyé du gouverneur rencontra M.des Bergères et sa garnison à quelques lieues de Montréal.Le mal était fait._ ; M.des Bergères ne resta pas longtemps inactif.L’année même de son départ de Niagara (1688), il recevait le commandement du fort de Chamblv, alors un des plus importants du pays par sa situation géographique.Il commanda pendant huit années à Chamblv.C’est lui qui, en 1693, s’occupa de refaire à neuf le fort que ses prédécesseurs avaient quelque peu négligé.L'intendant Bochart Champi-gny, peu favorable à M.des Bergères et ennemi des dépenses, se plaignit de temps en temps des libertés qu’il prenait avec les deniers du roi.mais le gouverneur Frontenac, plus • soucieux de la défense de la colonie que de la mesquinerie administrative.protégeait M.des Bergères auprès du ministre.M.des Bergères fut ensuite commandant du fort Frontenac ( Kingston) où il établit une stricte discipline.En 1707, M.des Bergères reprenait le commandement du tort de Chamblv qu’il devait garder, cette fois, pendant trois ans.La mort de M.Godefrov de Linctot, major des Trois-Rivières.arrivée le 18 mai 1709, procura à l’intendant Rau-dot l'occasion d’aider son ami M.des Bergères.Le 15 septembre 1709.il écrivait au ministre: “La majorité des Trois-Rivières qui vaque par la mort du sieur de Linctot est un très petit emploi, tant à cause de l'endroit où on l'exerce que parce qu’il n'a que neuf cents livres d’appointements.Néan- (1) Voir "Etat dans lequel a été laissé le fort Frontenac en 1688”., dans le Bulletin de» Keehervhc» Historique», 1016, i>.272. — 135 — moins, le sieui des Bergeres, capitaine dans ce pays et des plus anciens, vous le demande.C’est un bon officier quoiqu’un peu dérangé dans ses affaires, que tout le monde croit, par son activité, être capable de cet emploi.” Le ministre se rendit à la suggestion de M.Raudot, et M.des Bergères fut nommé major des Trois-Rivières le 5 mai 1710.Il décéda a Montréal le 20 juillet 1711, un peu plus d’un an après sa nomination.La famille des Bergeres de Rigauville est éteinte depuis plus d un siècle mais elle a donne a ! Etat deux ou trois braves officiers et a ! Eglise un chanoine respecté qui, par ses largesses répétées en faveur de l’Hôpital général de Québec, a mérité le titre de second fondateur de cette maison (1).Jean-Baptiste de Saint-Ours Deschaillons M.de Saint-Ours Deschaillons était le fils de Pierre de Saint-Ours, ancien officier du régiment de Carignan et premier seigneur de Saint-Ours, et était né au manoir de Saint-Ours le 10 octobre 1670.Avant de prendre le commandement du fort de Niagara en 1717.M.de Saint-Ours Deschaillons.entré dans les troupes de la marine a 1 âge de dix-huit ans, avait pris part à plusieurs expéditions et s’était acquis une réputation de bravoure et d’habileté qui en faisait l’émule et presque l’égal des frères Hertel qui étaient alors considérés comme les meilleurs guerriers de la colonie.L’expédition de Haverhill commandée par MM.Hertel de Rouville et Saint-Ours Deschaillons.est considérée comme un des plus beaux exploits de ce dernier.C est dans l’été de 1717 que le gouverneur de Vaudreuil confia a M.de Saint-Ours Deschaillons le commandement du fort de Niagara.Les instructions qu’il lui donna alors ont été conservées.Entre autres ordres, M.de Vaudreuil pres-prescrivait : “Le sieur Deschaillons partira dès que la navigation sera libre avec le détachement d’officiers et de soldats dont nous lui avons donné le commandement pour se rendre (1) P.-O.Hoy, La famille dru lie ri/ère* de Rigauville. — 136 — en diligence à Niagara et y faire finir les ouvrages qui restent à faire à la maison du Roi.Dès qu’il sera arrive a Nu-srara il fera travailler sans relâche les ouvriers et soldats que le sieur La Morendière, sous-ingénieur, jugera a propos d’employer aux ouvrages qui restent à faire, et il fera fane une garde exacte afin que les travailleurs ne puissent point être surpris ni inquiétés par les Sauvages ou auties.Puis, M.de Vaudreuil disait au nouveau commandant ce qu’il aurait à faire si les Anglais venaient en force pour s’emparer de Niagara.Il devait d’abord leur représenter que M Cavelier de La Salle avait pris possession de Niagara au nom du roi de France, que le traité d’Utrecht défendait toute agression, etc, etc.Si, malgré la sommation que M.de Saint-Ours Deschaillons faisait aux Anglais de se retirer, ceux-ci persistaient dans leur dessein, le commandant devait les repousser à force ouverte (1)., Heureusement, pour M.de Saint-Ours Deschaillons c pour la colonie, les Anglais ne s’attaquèrent pas à Niagara et les travaux de rétablissement du fort se poursuivirent dans la tranquillité., .En 1721, M.de Saint-Ours Deschaillons laissait Niagara pour prendre le commandement du fort de Kaministi-goya qu’il earda pendant deux années., ' En 1728, M.de Saint-Ours Deschaillons succédait à M.de Noyelles dans le commandement du poste de Détroit.Dans sa lettre au ministre du 8 octobre 1728, M.de Vaudreuil ne manque pas de marquer toute la considération qu’il a pour ce brave officier.“Il a, disait-il, toutes les qualités necessaires.” ,, Le 25 mars 1730, M.de Saint-Ours Deschaillons, créé chevalier de Saint-Louis, recevait la récompense de ses longues années de services au roi et à la France.Le 5 février 1731, M.de Saint-Ours Deschaillons succédait au chevalier Bégon comme major du gouvernement de Québec.Le ministre prenait la peine de lui écrire, le 1er mai 1731, qu’il avait été heureux de lui donner ce poste de confiance, et qu’il serait toujours anxieux de lui être agréable.(1) L’abbé Couillard IH-sprés, Histoire de la famille et de la seigneurie de Saint-Ours, vol.I, p.104. — 137 — Deux années plus tard, le 1er avril 1733, il était promu lieutenant de roi du même gouvernement de Québec, en remplacement de M.Le Verrier, décédé.M.de Saint-Ours Deschaillons avait demandé, en 1742, de remplacer M, de Vaudreuil Cavagnal comme gouverneur des Trois-Rivières, mais la charge fut donnée au chevalier Régon, qui avait des parents puissants à la cour.M.de Saint-Ours Deschaillons décéda à Québec le S juin 1747, à l’âge de 77 ans (1).Charles Lemoyne, baron de Longueuil La famille Lemoyne de LongueiJ n’a cessé pendant tout le régime français de rendre des services à la colonie.Il suffit de nommer MM.de Longueuil, d’Iberville, de Bienville, de Sainte-Hélène, etc, pour se rappeler l’illustration de cette famille.Charles Lemoyne, deuxième baron de Longueuil.né à Longueuil le 18 octobre 1687, n’a peut-être pas eu toute la renommée de ses frères MM.d’Iberville et de Bienville, mais i'1 n’en a pas moins rendu de grands services à son pays par les postes importants qu’il a occupés et l’influence qu’il conserva toute sa vie sur les tribus sauvages.Entré fort jeune comme officier dans les troupes de la marine, M.de Longueuil méritait déjà l’appréciation suivante du gouverneur de Vaudreuil, en 1722: “Agé de 28 ans, il est fort réglé dans sa conduite, il a de l’application au service et est de bonne volonté.Il sera utile pour prendre la place de M.Longueuil, son père, chez les Iroquois.C’est sans doute pour plaire aux Iroquois que le baron de Longueuil, qui remplaçait temporairement le gouverneur de la Nouvelle-France, nommait son fils aîné, au printemps de 1726, commandant du fort de Niagara.Les Iroquois, on le sait, avait une estime particulière pour la famille Lemoyne de Longueuil et ce choix dût leur être très agréable.Mais M.de Longueuil fils ne demeura que quelques semaines à Niagara.Devenu baron par la mort de son père arrivée le 7 juin (1) P.-G.Roy, Les officiers d'itat-major, p.231. 138 — 1729, M.de Longueuil obtint la charge de major du gouvernement de Montréal, en avril 1733.Chevalier de Saint-Louis en 1735, le baron de Lon-gueuil reçut le commandement, en 1736, de l’important corps de troupes qui fut envoyé en Louisiane pour aider M.Le-moyne de Bienville à mettre les Chicachas à la raison.Ce voyage était loin d’être un pique-nique.En 1736 on avait pas les moyens de communications d’aujourd’hui et se rendre de Montréal à la Louisiane en canots était une randonnée que seuls les Canadiens pouvaient accomplir.Lieutenant de roi temporaire aux Trois-Rivières en 1743, M.Lemoyne de Longueuil succédait, en 1749, à M.de Beaucours comme gouverneur de Montréal.A la mort de M.de la Jonquière, en 1752, le baron de Longueuil, en sa qualité de plus ancien officier d’état major, prit le gouvernement de la Nouvelle-France.Le mérite de sa famille, les services qu’il avait lui-même rendus au pays lui donnaient des droits à la succession de M.de la Jonquière.Il demanda ce poste que tous les Canadiens souhaitaient pour lui.Mais le postulant était né dans la colonie et le Roi crut préférable de nommer M.Duquesne.Ce n’est que ans plus tard qu’on se décida à nommer un natif du pays gouverneur de la Nouvelle-France.M.de Longueuil avait tout de même gouverné la Nouvelle-France pendant vingt mois avec une sûreté de jugement et un succès que plusieurs de ses prédécesseurs auraient pu lui envier.Le deuxième baron de Longueuil décéda à Montréal le 17 janvier 1753.Ajoutons que pendant son administration intérimaire du pays, le baron de Longueuil assura l’existence de l’Hôpi-t.il général de Montréal, oeuvre chère à la Mère d’Youville.A la suite de menées insidieuses la cour avait décidé de supprimer 1 Hôpital général.Le baron de Longueuil mit sa haute influence à la disposition de madame d’Youville et l’hôpital fut sauvé.Daniel-Marie Chabcrt de Joncaire Deux frères Chabert de Joncaire servirent dans les — 139 — troupes de la marine sur la fin du régime français au Canada.Ils étaient les fils de Louis-Thomas Chabert de Joncaire, lieutenant dans les mêmes trouas de la marine et interprète en langue iroquoise, qui s’était distingué en plusieurs occasions et avait beaucoup contribué à ramener les Iroquois à la cause française.L’ainé des fils de Louis-Thomas Chabert de Joncaire, Philippe-Thomas, né à Montréal fut fait enseigne en second en 1727, enseigne en pied en 1736, lieutenant en 1744, et capitaine sans compagnie en 1751.Il passa en France en 1760, et fut fait chevalier de Saint-Louis l’année suivante.On croit qu’il mourut en France.Il avait épousé, à Montréal, le 23 juillet 1731, Madeleine, fille de Charles Renaud Du Buisson et de Gabrielle Binet.Daniel-Marie, autre fils de Louis-Thomas Chabert de Joncaire, était né aux environs de 1716, probablement dans un fort où son père était en garnison car on ne trouve son acte de baptême ni à Montréal ni ailleurs.Comme son frère ainé, il entra dans les troupes de la marine.Enseigne en second en 1748, enseigne en pied en 1751, il fut promu lieutenant en 1757.Après la Conquête, il se retira au Détroit où il décéda le 5 juillet 1774.Sa femme, Madeleine-Elisabeth-Ursule Rocbert de la Morendière, était décédée au même endroit le 21 janvier 1773.Il est certain que de 1755 à la fin du régime français un des frères Chabert de Joncaire fut commandant du “Petit fort’’, au portage de Niagara.Lequel des deux frères eut ce commandement?En 1763, un Chabert de Joncaire fut jeté à la Bastille puis jugé par le Châtelet de Paris avec les autres monopoleurs du Canada.L’accusé est qualifié de lieutenant.Nous devons donc croire que le commandant du Petit fort de Niagara fut Daniel-Marie puisque le frère aîné, Philippe-Thomas était capitaine depuis 1751 (1).Les Frères Joncaire qui avaient été élevés et même adoptés par les Iroquois avaient fini par adopter les manières et les coutumes des Sauvages.Mariés avec des Canadien- (1) La preuve est d'autant plus facile à faire (pie dans son mémoire de dépense, M.de Joncaire s'intitule Daniel de Joncaire Chabert, commandant au “Petit Fort de Niagara”. 140 lies, les deux frères avaient laissé leurs femmes clans la colonie et vivaient avec des squaw chez les Iroquois.La vie des bois était presque toujours mauvaise pour les blancs.Notons qu’un frère des officiers Chabert de Joncaire, François, né à Montréal le 20 juin 1723 fut élevé à la prêtrise et devint vicaire général du diocèse de Grasse, en France.Il obtint la permission de venir au Canada en 1763-1764 pour régler des affaires de famille.Etabli en France, il s’intéressa toutefois à son pays d’origine.C’est de lui dont parle le gouverneur Carleton lorsqu’il écrit qu’il n’était pas exempt de l’ambition de porter la mitre comme coadjuteur de Québec.Une lettre de cachet du 2 octobre 1765 prescrit au sieur de Jumillac de recevoir un certain abbé de Joncaire à la Bastille.L’abbé de Joncaire aurait-il, lui aussi, été incarcéré à la Bastille?P.-G.R.(La fin dans la prochaine livraison) LE DOMAINE SEIGNEURIAL DE CHARNY-LIREC C’est sur cette terre, de 4 arpents de large, sur moitié de la profondeur de File, bornée au nord-est par Jacques Bilodeau et au sud-ouest par Jean Lehoux, que furent plus tard érigés l’église, le deuxième presbytère, le deuxième (présent) couvent des RR.SS.de la Congrégation, et le cimetière de la Sainte-Famille, I.O.Le 2 avril 1656 (gr.Badeau), Charles de Lauzon, seigneur de Charny-Lirec, concédait 15, terres contiguës, s’étendant sur 57 à 58 arpents de front depuis l’endroit où s’élève présentement l’église, en descendant.Le 15 juillet 1657 (gr.Badeau), il concédait 3 autres arpents de front à (Jean)-Jacques Lehoux, bornés (au nord-est) par les terres non concédées, et au (sud-ouest) par Pierre Paquercau.Nous croyons que ce dernier était Pierre Paillereau, dont — 141 — la terre se trouvait alors séparée de celie de Jean Lehoux par une étendue où furent plus tard concédées 22 terres.Notre information établit t|ue le seigneur s’était réservé un domaine de 4 arpents de front, entre les terres de Jacques Bilodeau et de Jean Lehoux, où i! installa un fermier.Ainsi au recensement de 1667 (p.72-3), cette terre du domaine était occupée par Abel Turgot (Turcotte), 36 ans, fermier de M.Levesque ( Mgr l’Evêque de Laval, devenu propriétaire de Charny-Lirec, en 1666) et Marie Gereau, 27 ans, sa femme, qui ont 50 arpents en valeur.Ils sont mentionnés entre Jacques Bilodeau et Jean Lehoux, au recensement.Cette famille devait être là un peu plus tôt, car le recensement de 1666 mentionne (p.76): Abel Turcot, 35 ans, meusnier habitant, et Isabelle Girard, 25 ans, sa femme, avec deux domestiques: Pierre l'Or et Mathurin Grin.En 1669, Mgr de Laval concéda “pour remplacement d’une église et cimetière, un arpent (en superficie), et pour celui d un presbytère, cour et jardin et pour un enclos, celle de sept arpents (en superficie), joignant le dit arpent de l’église déjà commencée, le plus près de la côte qu’il se pourra, et joignant l’habitation de Jacques Bilodeau” (1).En 1675 d après 1 abbé O’Leary, cette donation fut contestée par le seigneur Berthelot, mais sa plainte fut rejetée par l’intendant^ Duchesneau.Le seigneur Berthelot aurait donné aux Reverendes Soeurs de la Congregation, pour une école, une partie de la propriété concédée à la paroisse.Au recensement de 1681 (pp.84-2 et 85-2), personne ne paraît mentionné comme occupant de cette terre du domaine.Le 19 janvier 1687 (gr.Vachon), les Marguillers de la Sainte-Famille se voyant dans la nécessité de construire un presbytère, acceptent la proposition du curé Lamy, de prendre pour cet effet, une maison qu’il a lui-même construite de ses propres deniers pour une école de filles (située à 13 arpents au nord-est de l’église), laquelle maison servira de presbytère jusqu’en 1709, ou peut-être jusqu’en 1725, alors que le presbytère se trouvait sur la terre du domaine.La carte de Robert de Villeneuve, de 1689, mentionne (p.167) : le Sr de la Norrayc, connais de M.le comte de St Laurent, sous le No 46, ensuite l'cghse.Il a alors pour voi- — 142 — sins: Antoine Puppé— c’est-à-dire Antoine Pépin-Lachance, qui occupé la deuxième terre au nord-est — et Jean Lehoux, au sud-ouest.Le 5 juillet 1691 (gr.Rageot, No 4892), Louis de Niort de la Norraye cédait à bail de ferme et loyer, pour deux ans, à René Baucher-(dit-Morency ( 1646-post 1701), un corps de logis sis et situé à la Sainte-Famille, consistant en une chambre à cheminée d’un côté, trois cabinets et la cave dessous ; et d’autre côté une chambre à feu avec quatre cabinets, à la réserve de la dite chambre pour les jours que la Justice s’y tiendra; avec l’enclos sur lequel le d.logis est étably, clos de pieux debout et de travers, en l’état qu’il est, à la réserve du jardin pour la présente année et du fournil et étable qui sont dessus.En 1701, le curé Lamy cédait aux RR.SS.de la Congrégation un arpent de terre en superficie, accordé par Mgr de Laval, en 1669, pour v bâtir le presbytère, avec une maison en maçonne, à trois étages, fenêtres et portes en pierre de taille, mesurant 50 pieds sur 28 (2).La carte du sieur Gédéon de Catalogne, lieutenant des troupes, datée de 1709, situe ce domaine de M.Bcrthclot entre les terres de (Jacques) Bilodeau, au nord-est, et de I.(Hippolyte) et J.(Jean) Lehoux— au sud-ouest.Le 9 mars 1712 (gr.Chambalon), Guillaume Gaillard, procureur du seigneur Berthelot, consentait un bail à ferme à Claude Landry, de la Sainte-Famille, T.O., de la terre du domaine, de 4 arpents de front, sur toute la profondeur que la d.terre peut avoir, avec ses bâtiments dessus construits, le d.baillant s’engageant à donner sa chambre pour tenir les audiences et de chauffer les officiers de la justice du comté de St-Laurent, lors des audiences qu’ils auront à tenir au cours du bail.L’aveu et dénombrement du 25 août 1725 mentionne sur cette terre du domaine: Jean Primois (Prémont), qui — 143 — possède 4 arpents de front, sur lesquels sont bastys l'église, le presbytère et la maison des tilles de- la Congrégation.Il a pour voisins au nord-est François Bilodeau, et au sud-ouest: Jean et Hippolyte Lehoux.Léon Roy LA FAMILLE CARTIER, DE SOREL k (Suite et tin) Généalogie des Cartier de Sorcl Les dix-sept familles ci-dessous représentées forment d'abord le tronc lui-même de l’arbre poussé sur les rives du St-François puis le rameau qui fit tiges sur les bords du Richelieu et du St-Laurent, à Sorel.Il n’y eut que l’ancêtre qui retint ses enfants à St-François; ceux de Guillaume II passèrent presque tous à Sorel, sauf deux.Les autres s’allièrent aux Hus-Millet de Sorel et y firent souches.Dans les tableaux qui suivent, je ne tiens compte que des enfants mâles qui laissèrent quelque postérité.Le chiffre romain qui précède le nom du père de famille désigne la génération à laquelle il appartient, et le chiffre arabe qui le suit entre crochets (6), la famille dont il est issu.Chacun peut ainsi remonter à l’ancêtre en passant par chacun de ses aïeux.Extrait d’un ouvrage en préparation: Les Terres rie l'ile d’Orléans.(1) Cf: Archives de Saint-Pierre, I.O., 10 novembre 1060; 10 juin 1070 (gr.Duquet — minute disparue) ; Généalogie rien familles rie l'île d’Orléans (1880), par l’abbé Michel Forgues; appendice de l’abbé O’Leary, pp.81!) et 350: et Archives de l'Archevêché de Quél>ee, copies de lettres, v.I, p.133, mentionné dans l’inventaire des documents concernant l'église du Canada, par l’abbé Ivanlioë Caron, publié dans le It.A.P.Q.pour 1931M0, p.212.(2) Cf : Mgr Amedée Gosselin, L'Instruction au Canaria sous le régime français, pp.202 et seq. 144 — FAMILLE No.1 L’ancetre i~— CARTIER GUILLAUME, 1653-1719, fils de Julien Cartier et Françoise Bourdain, de la commune de Drain, évêché de Nantes.Bretagne, meunier et agriculteur, décédé à St-François du Lac.GARNIER, Marie Etiennette, fille de François Garnier et Jacqueline Freslon, de Neuville, née à Sillery, en 1666, et décédée à en Mariés à Neuville ou Pointe-aux-Trembles, près Québec, le 18 janvier 1685.Issus de ce mariage : NICOLAS, 1696-1758, né à Neuville, épouse Gertrude Niquet, en 1708, à St-François-du-Lac, dont il a douze enfants dont neuf garçons qui essaiment tous autour de St-François.Il est le second ancêtre des Cartier de la région.FRANÇOISE, 1688-1721, née à Neuville, elle marie Jean Toyal, à St-François, où elle décède.LOUISE-ANGELIQUE, 1690-1736, née à Sillery, elle marie Jacques Blais, aux Trois-Rivières, en 1713, et décède GUILLAUME, 1693-1742, né à , il épouse Marie-Claude Gamelin, à St-François, en 1722, où il décède.Il ne paraît pas avoir été agriculteur, mais plutôt voyageur dans les pays cl’en haut et négociant en fourrures.En 1720, il amène du pays des Outaouais une petite sauvagesse de trois ans qu’il fait baptiser sous les noms de Charles-Joseph et qui meurt à 6 ans.C’est le deuxième ancêtre des Cartier de Sorel.MARIE-JOSEPHTE, 1694-1708, née à , elle décède à Sorel.FRANÇOIS, 1702-74, né à St-François, y épouse Louise Chapdelaine et meurt à Yamaska où il a vécu.FAMILLE No.2 I—CARTIER GUILLAUME, fils (1) 1693-1742, voyageur et négociant de St-François-du-Lac. — 145 — GAMELIN, Marie-Claude, 1700-60 fille de Jean Ga-melin et Marguerite Maugras, de St-François.En 1748, elle convole en 2èmes noces avec Frs.Lamontagne, de Maski-nongé.Mariés à St-François, en 1722.Issus de ce mariage: MARIE-LOUISE, 1723-78, née à St-François, elle marie François Hus-Millet, en 1745, et vit à Sorel; devenue veuve, elle se remarie à Frs.St-Martin, en 1760, à Sorel et y décède.FRANÇOIS-de-SALES, 1725-1770; né à St-François, il y épouse en 1753 Louise Petit-Bruno, fille du seigneur de Maskinongé, vit et décède à St-François.JEANNE-THERESE, 1726- ?GENEVIEVE, 1727-27.JOSEPH, 1728-29.JOSEPH, 1739-79, né à St-François, il épouse Françoise Hus-Millet en 1756 à Sorel où il s’établit sur une terre du chemin de St-Ours.Habile charpentier-menuisier, il restaure en 1770 l’église St-Pierre de Sorel où il décède.MICHEL, 1732-37.JEAN-BTE, 1736- né à St-François, il y épouse en 1762 Marguerite Véronneau et décède à MARGUERITE, 1738- née à St-François, elle marie Michel Despins en 1759 et décède à ANGELIQUE-VERONIQUE.1738-1814, jumelle avec la précédente, elle marie en 1762 Joseph Hus-Beauche-piin et vit et meurt à Sorel.PIERRE-MODESTE, 1739- ?LOUIS, 1940-1820, né à St-François, il épouse en 1761 Geneviève Hus-Millet, soeur de Françoise ci-dessus, et vient s’établir à Sorel, sur une terre du chemin de St-Ours, voisine de celle de son frère Joseph, où il décède.C’est le troisième ancêtre des Cartier de Sorel et le fondateur de la lignée soreloise.MICHEL, 1742-43.N.B.— Ces enfants perdent leur père en bas âge et la mère se remarie.La plus vieille, trois ans après la mort de 146 — son père, marie un Hus de Sore! et deux de ses frères et une soeur s’allient à la même famille et s’établissent tous à Sorel.FAMILLE No.3 II—CARTIER LOUIS (2), 1740-1820, agriculteur et menuisier.HUS-MILLET Geneviève, fille de Claude Hus-Millet et Catherine Mandeville, 1740-1810.Mariés à Sorel, en 1761.Issus de ce mariage : GENEVIEVE.1762-72.LOUIS, 1764-1826, né à Sorel, il y épouse Catherine Letendre en 1791, et hérite du bien paternel consistant en une terre de 5 arpents par 20, sur le chemin de St-Ours.En 1818, il se donne à son fils, Antoine, mais cette donation est révoquée deux ans après.Après sa mort, le bien passe en des mains étrangères.^ PIERRE, 1766-1842, né à Sorel, il épouse Marie-Louise St-Martin, veuve de d’Emmanuel Dupré, à Sorel (aujour-d hui St-Joseph) en 1797, qui avait une terre sur le fleuve à quatre milles de Sorel.C’est ainsi que ce quatrième ancêtre laisse la maison paternelle sur le Richelieu pour s’établir sur le St-Laurent.C’est sur cette terre que sera érigé par son fils, Pierre II, ce moulin-à-vent qui subsiste encore.EMMANUEL, 1768-1812, né à Sorel, il épouse à St-Ours en 1800 Marie Papillon.MARIE, 1770-1848, marie Louis Mandeville en 1792.GENEVIEVE, 1772-1844, marie Joseph Letendre en 1795.AGATHE, 1777-1800, marie Barthélemi Lemoine en 1800.IHF.OIISIE, 1780-1872, marie François Péloquin en 1802.ROSALIE, 1782- ?marie Charles Hus-Paul en 1802, et Antoine Aubuchon en 1831.JUDITH, 1786-1872, marie François Letendre en 1807 — 147 — FAMILLE No.4 III—CARTIER PIERRE I (3) 1766-1842, agriculteur et menuisier, surnommé Claude, même dans les registres de l'Etat civil.ST-MARTIN Marie-Louise, veuve d’Emmanuel Dupré (1771-1850).Mariés à Sorel, en 1797.Issus de ce mariage (Tous nés à Sorel).PIERRE II, 1798-1875, il épouse en 1818 Geneviève Gallien à Lanoraie et décède à Contrecoeur.Lors de son contrat de mariage, ses père et mère lui donnent à certaines conditions trois arpents de leur terre de cinq arpents.Mais deux ans plus tard, trouvant trop onéreuses ses obligations, Pierre II en demande l’annulation qui lui est accordée.Le même jour (24 mai 1820), il achète de ses père et mère une arpent de la dite terre avec l’intention d’y bâtir un moulin-à-vent; c’est durant les quatre ou cinq années qui suivent qu’il met son projet à exécution.Il devient donc le meunier de la région comme son ancêtre, fonctions qu’il exerça durant quarante ans.Il est, avec Edouard, son frère puîné, le cinquième ancêtre des Cartier de Sorel.THEOTISTE et M.LOUISE, 1800-1800, jumelles, JOSEPH, 1802-1802.MICHEL.1803-1807.LOUIS.1804-1804.JOSEPH, 1805-1830, épouse Marie Leclaire à St-Ours, en 1829; ses père et mère se donnent à lui, mais il meurt Tannée suivante.Donation dissoute.JACQUES, 1808-1808.CHARLES, 1809-1809, baptisé à St-Ours.MAXIME, 1810-1811.MICHEL, 1811-1820.EDOUARD, 1812-1894, en 1833, ses père et mère se donnent à lui et il les garde leur vie durant ; la même année, il épouse Marie-Anne Ethier.LOUISE, 1815- ? 148 FAMILLE No.5 IV—CARTIER, PIERRE II (4), 1798-1875, agriculteur, menuisier et meunier.GALLIEN, Geneviève, de Lanoraie, 1800-70.Mariés à Lanoraie, en 1818.Issus de ce mariage: (Tous nés à Sorel).GENEVIEVE, 1819-1916, marie Paul Aussant, dit Paulet, en 1838, puis Olivier Caisse en 1858, décède à Reading, Mass.ELZEAR, 1820-1822.CHARLES-CYPRIEN, 1821-1893, épouse Esther Ceurnoyer en 1842, puis Mathilde Charpentier en 1852, guide sur le “cages” dans sa jeunesse, se fait colon à St-Marcel (Richelieu) et dans les cantons de l’Est, émigre aux Etats-Unis, à Manville, R.I., où il décède.PIERRE, 1823-1824.ANATHALIE, 1824-1825.NORBERT-J., 1825-1905, épouse Adélaïde Bourret à St-Ours en 1849, puis Odile Gauthier en 1867, bûcheron en Haut Canada.Il subit un accident qui le rend infirme d’une jambe; passeur sur le Richelieu de 1855 à 1889.^ PIERRE III, 1827-1900, épouse Emélie Landry en 1850, puis Clémentine Fournier en 1888; menuisier et entrepreneur en constructions, Sorel lui doit plusieurs belles résidences.^ OLIVIER, 1829- ?, épouse à Sorel Mélina Denis en 1856; meurt dans l’Ouest américain._ ELIE, 1831- ?, épouse Olivine Denis à Sorel en 1859; meurt dans l’Ouest américain.NEREE, 1833-1922, épouse Olive Blette en 1855, puis Angèle Pontbriand en 1872; bûcheron en Haut-Canada puis cultivateur et propriétaire du moulin paternel, il émigre à Manville, R.I.où il décède.AGNES, 1835-1911, elle décède célibataire à Sorel, après avoir vécu à Sorel et en Nouvelle-Angleterre où elle servit de mère à plusieurs neveux et nièces orphelines.LOUIS-CYRILLE, 1837-69, épouse Marie-Louise — 149 — Langevin en 1863 et décède en Haut-Canada, des suites d’un accident de chasse, dans des circonstances tragiques.FRANÇOIS, 1839-1923, épouse Catherine Mandeville à Sprel en 1860 et décède à Holyoke, Mass, après avoir longtemps vécu à Spencer, Mass.M.-ADELE, 1841-1920, marie François Cournoyer en 1862 et décède à St-Joseph de Sorel, après avoir enseigné une grande partie de sa vie.ROSE-de-LIMlA, 1845-46.ANONYME, 1847-47.FAMILLE No.6 .i IV—CARTIER EDOUARD (4), 1812-94, agriculteur et commerçant.ETHIER Marie-Anne, 1817-69.Mariés à Sorel en 1833.Issus de ce mariage: (Tous nés à Sorel).ELMIRE, 1834- ?, marie Paul Mandeville à Sorel en 1857 et décède à Spencer, Mass.ADELE.1836-37.MARIE, 1837-37.JOSEPH, 1838-87, épouse Sophie Demers en 1857, marchand et huissier à Sorel.LS-EUSEBE-D., 1840-87, épouse Amélie-Désirée Chapdelaine en 1865, notaire à Sorel où il décède.ADELE, 1842-46.PHILOMENE, 1844-1914, marie Guillaume Pont-briand en 1864 et décède à Spencer, Mass.EDESSE, 1846-1944, marie Charles Vandal en 1866 et meurt à Spencer, Mass.FRANÇOIS D’ARMINAULT, 1848-1933, a vécu dans l’Ouest américain.^ LOUIS, 1850-1931, épouse Délima Vandal en 1872; Edesse Vandal en 1875 et Octavie Gauthier en 1898; héritier du bien paternel.ROSE-de-LIMA, 1852-1943, marie Joseph Fournier de Belval en 1871 et décède à Contrecoeur, où elle a vécu. — 150 - AGLAEE, 1854-1930, Marie Joseph Collette, en 1874, et décède à Spencer, Mass, où elle passa une partie de sa vie.MARIE-LOUISE, 1858-90, aveugle décedee a 1 hospice de Sorel.FAMILLE No.7 V—CART1ER CHARLES-C (5), 1821-93, Guide “cages”, colon, décédé à Manville, R.L ' COURNOYER, Esther.Mariés à Sorel en 1842.Issus de mariage: (tous nés à Sorel) PIERRE, 1843-66, décédé à Pembrooke, Ont.des suites d’une fracture de la jambe et inhumé à St-Marcel de Richelieu., FRANÇOIS d’Arminault, 1845- ?, mort assez age au Michigan.ADELINE, 1850-51.Le même Charles Cartier.CARPENTIER.Mathilde 1829-1901, décédée à Alan- ville, R.I.en 1901._ Mariés à en 1852.Issus de ce mariage: MATHILDE, 1853-1870.ANONYME, 1855-1855., WILLIAM, 1857-1920, épouse Carmehe Brunelle a Manville, R.I.en 1879, et décède à Westboro, Mass.Il eut les enfants suivants: Colombe Marguerite en 1881, Lucie Eva en 1885, Oscar William en 1886, décédé en 1896, Charles Waldo en 1890, Camille Agnès en 1891, Roméo en 1895, décédé en 1899, et Royal Raymond en 1901, actuellement courtier en assurances à Framingham Centre, Mass._ ADELINE (Délia) 1859-1897, née à St-Marcel (Richelieu), elle marie Alexandre Cormier à Manville, R.I.en 1880 et décède à Central-Fall, R.I.JULIE, 1861-1935, née à St-Marcel (Richelieu), elle 151 — marie son cousin.Napoléon Cartier à ManviUe, R.I.et y décède à lage de 74 ans.FAMILLE No.8 V—CARTIER NORBERT-J.(5) 1825-1905, bûcheron et passeur sur le Richelieu, à Sorel.BOURRE! Adélaïde, 1832-64.Née à St-Roch sur Richelieu.inhumée sous l’église St-Pierre de Sorel.Mariés à St-Ours en 1849.Issus de ce mariage: (Tous nés à Sorel) LOUISE, 1851-1888, marie François Allard en 1872 et décède à Sorel.AGLAEE, 1853-1892, marie Arthur Ritter en 1873, puis F.-X.Béfort en 1887, décède à Sorel.MALVINA, 1855-1933, marie Ovila Hébert, étudiant au collège de Sorel, d’Haverhill, Mass en 1880 où elle vit quelques années, puis va demeurer à Lewiston et Auburn, Me ou elle décède.Douée d’une belle voix de contralto, elle remporte de beaux succès sur la scène soreloise.PHILIPPE, 1857-1934, ingénieur de marine, épouse Délia Mongeau en 1879.puis Christine Boucher en 1904, décède à Sorel.ADELARD, 1861-62.ARfHUR, 1863-63.Le même en secondes noces avec GAUTHIER, Odile, 1839-1919.Mariés à Sorel, en 1867.Issus de ce mariage: (tous nés à Sorel) VALEDA, 1868-75.Frs ARISTIDE 1870-1917, épouse Maria Vieil en 1896, commis-marchand puis co-fondateur et gérant de la Popular Shirt à Sorel où il décède.ARTHUR, 1872-73.MARY-JANE, 1874-75.GEORGES-ET., 1876-76. — 152 — ALBERT-OV1LA, 1877- greffier de la cite de Sorel durant 35 ans, et actuellement rédacteur du Sorelois , auteur de la présente généalogie.Tl épouse Berthe 1 eloquin en 1911, puis Blanche Chapdelaine en 1921.ROSARIO, 1883-86.FAMILLE No.9 V—CARTIER PIERRE III (5), 1827-1900, surnommé Pierrette, menuisier et entrepreneur.LANDRY, Emilie, 1827-1888._ Mariés à en 1850.Issus de mariage: (tous nés à Sorel) PIERRE IV 1850-86, épouse Celina Proulx ep 1»//, sténographe et calligraphe; fut secrétaire particulier de b.r Hector Langevin à Ottawa où il decede; inhume a Sorti 1 enseigna à son père, (pii ne savait pas lire, la sténographié nui permit au vieillard de suivre les offices religieux en cette écriture.Il laissa cinq garçons et une idle posthume: Hector de Sorel, Arthur, Georges, de Montreal, Henri, de Johette et Emile, de Détroit, Mich.Hectorine, Arthur et Henri sont ckctde^sEp 1852-1930, épouse Anaphlette Beaupré en 1873, puis Malvina Guimond en 1895: fut greffier de la Cour de circuit à Montréal où il décéda.Lui survivent Geoi -ges-E., comptable à Sorel, et Agathe, de Montréal.EDOUARD, 1855- ?Peintre-décorateur, célibataire.OLIVINE, i859-69.ANONYME, 1862-62.GEORGES, 1863-63.FAMILLE No.10 V—CARTIER NEREE (5) 1833-1922, bûcheron et meunier à Sorel avant d’émigrer aux E.U.BLETTE, OLIVE, 1839-69.Mariés à Sorel, en 1855. — 153 Issus de ce mariage: (Tous nés à Sorel) OLIVINE, 1857-1904, meurt célibataire à Manville, R.I.DELIA, 1859-1907, marie Georges Morin à Manville, R.I.où elle décède.ANNA et EMMA, 1862-62, jumelles.NAPOLEON, 1864-1936, épouse Julie Cartier en 1902 à Manville où il décède.CYRILLE, 1865-1929.épouse Georgiana Girard en 1889 à Woonsocket, R.I.où il décède.JOSEPH, 1867-70.Le même, en secondes noces avec PONTBRIAND Angèle.Mariés à Sorel, en 1872.Issus de ce mariage: (Tous nés à Manville, R.I.) CHARLES, 1875- épouse Emma Beausoleil, en 1900, actuellement à Manville, R.I.WILFRID, 1879-1941, décédé célibataire à Manville.ALEXANDRE, 1884- épouse Odina Piché en 1912, actuellement à Manville.ALCIDE, 1889- épouse Marie-Anne Bouvier en 1912; actuellement à Manville.¦ LOUISE, 1891- célibataire à Manville.EUGENE, 1894- épouse Béatrice Fugère en 1918, actuellement à Providence, R.I.FAMILLE No.11 y—CARTIER FRANÇOIS (5) 1839-1922 émigre aux E.U.vers 1875.MANDEVILLE, Catherine, 1845-1903.Mariés à Sorel, en 1860.Issus de ce mariage: (Tous nés à Sorel, sauf le dernier) Frs-ADELARD, 1864-95, épouse en 1890 Catherine Ethier, à Spencer, Mass, où il décède.AGNES-ADRIENNE, 1865-70. — 154 — CYRILLE-L., 1869- 11 épouse Victoria Lecomte en 1897; violoniste de réputation, il enseigne cet art durant 45 ans à Holyoke, Mass.Vit maintenant retiré à Spencer.ALBERT.1873-1910, décède célibataire à Holyoke.ARTHUR-J., 1883- épouse Bella Trottier en 1930, vit actuellement à Holyoke.FAMILLE No.12 V—CARTIER JOSEPH (6) 1838-88, marchand, huissier et employé civil à Ottawa.DEMERS, Sophie, 1834-1903.Inhumée à Putnam, Mariés à Sorel en 1857.Issus de ce mariage: (Tous nés à Sorel) ADELARD, 1858-1894, épouse Albina Chartrand en 1881 et décède à Sorel, sténographe.ULRIC Stanislas, 1860-65.EUGENE, 1863-99, ordonné prêtre à Sorel en 1886, fut curé à New-Haven, Conn, et décède à Hot Spring, South-Dakota.Fit ses classiques à Sorel.JOSEPHINE, 1865- marie le docteur A.J.B.Rolland à Montréal en 1885, puis le docteur Arthur-D.Ba-ribault à New-Haven en 1893, qui fut un ardent défenseur des Franco-américains; elle vit actuellement à Outremont, Montréal chez son gendre, M.J.P.Rolland.EDOUARD-ALBERT.1868-69.ADELE-LEONIE, 1870- ?épouse Lucien Desilets en.à.CHARLES-LEON.1871- ?BERNADETTE, 1872-1901, fait profession en la Congrégation de Notre-Dame sous le nom de Si*.Saint-Hyacinthe et décède à Montréal.GEORGES-ETIENNE, 1875- avocat à New-York.ANONYME.1877-77.MARIE-REINE.1878- ?SOPH IE-R EGIN A, 1885-85.FAMILLE No.13 V—CARTIER, LOUIS-EUSEBE-DESIRE (6) 1840-87, notaire à Sorel. — 155 CHAPDELAINE, Amélie-Désirée.Mariés à Sorel, en 1865.Issus de ce mariage: (Tous nés à Sorel) PRUDENCE VICTORINE ALEXANDRINE 1867 — Connue sous le prénom de Victoria, célèbre musicienne, professeur et organiste, fit de longs séjours en France où elle étudia sous les virtuoses de la musique classique; célibataire, elle vit retirée à l’hôtel Mont-Royal, Montréal.LOUIS-NAPOLEON, 1868-70.LOUIS ALBERT DONAT 1870-1941, épouse Marie-Louise Marchand en 1897, passe sa vie (45 ans) au service de l’imprimeur du roi à Ottawa où il décède.EMMANUEL AVILA, 1872-72 et ROSALBA AMELIE CHRISTIANA.1872-77 (jumeaux).LUMINA.1874-77.ANTOINETTE ELVIA.1875-77.M.ANTOINETTE, 1876- ?GEORGES-ETIENNE.1877-78.GEORGES-ETIENNE, 1878-1926, célibataire, employé au ministère de la Colonisation à Québec où il décède.JACQUES.1880-81.ANNE, 1881-1918, célibataire, décédée à Montréal.JACQUES, 1882- épouse Mary Paquette, vit actuellement à Montréal.ROSETTE, 1883- marie J.C.Buchman; actuellement à Washington, N.C.MAXIMILIEN.1886- épouse Flore Caisse en 1907, actuellement officier de circulation à Montréal.Après la mort de son chef, en 1887, cette famille se transporta à Montréal où Victoria, alors âgée de 20 ans seulement, fut pour elle d’un grand secours.FAMILLE No.14 V—CARTIER LOUIS (6) 1850-1931, agriculteur à St-Joseph de Sorel, héritier du bien ancestral.' VANDAL, De Lima.Mariés à Sorel, en 1872.Issus de ce mariage: — 156 — ROSE-ANNA, 1873-75.Le même en secondes noces avec VANDAL, Edesse, soeur de la précédente.Mariés à Sorel, en 1875.Issus de ce mariage: (Tous nés à Sorel ou St-Joseph) AGNES, 1876- marie Octave Vandal en 1896, puis Joseph Dupré en 1930; vit actuellement à St-Joseph de Sorel.LOUIS NAPOLEON, 1877-78.ROSE-ANNA, 1879-1943, marie Hercule Chevrier en 1900; décédée à St-Joseph.MALVINA, 1881-82.LOUIS, 1882-1946, épouse Maria Sarazin en 1918; décédé à St-Joseph où il était épicier: laisse un fils, Paul-Emile., MELINA, 1884- ?ROSALBA, 1886-87.FAMILLE No.15 VI-—CARTIER PHILIPPE (8) 1857-1934, ingénieur de marine.MONGEAU, Délia, 1861-90.Mariés à Sorel, en 1879.Issus de ce mariage: (Tous nés à Sorel) ALEXINA, 1879-1910, marie Joseph Laforge en 1898, décède à Sorel ; laisse un fils, Aimé Laforge de Sorel et une fille à Montréal.FRANÇOIS, AZA, 1881-82.HONORIUS, 1882-88.GEORGES EVARISTE, 1883-83.hLORINA, 1884- marie Abraham Chrétien en 1905, demeure à Sorel où elle a plusieurs filles toutes mariées.CHARLES EDGAR, 1885-90.EDOUARDINA, 1886-90.ARISTIDE, 1890-90 — 157 — FAMILLE No.16 VI—CARTIER ARISTIDE, (8), 1870-1917, commis marchand et gérant de manufacture à Sorel.VIEN, Maria, 1873-1947.Mariés à Sorel, en 18%.Issus de ce mariage: (Tous nés à Sorel) ESTELLE, 1897, marie Arthur Hamel en 1925; demeure à Montréal (5 enfants).EMILIENNE, 1899- célibataire demeurant à Montréal.JEAN JACQUES, 1900-01.ALBERT, 1902-15, noyé accidentellement à la Pointeaux-Pins, St-Joseph de Sorel.JEAN PAUL, 1903- épouse Simonne Messier en 1944, comptable, demeurant à Montréal.PAULINE, 1904- marie Wilfrid Tessier en 1925, demeure à Montréal.Plusieurs enfants.ANONYME, 1906-06.GEORGES-ETIENNE, 1908- épouse Edna Martin en 1937, demeure à Montréal.RENE, 1909- épouse Anita Martineau en 1942, demeure à Montréal.Plusieurs enfants.Madeleine, 1910- marie Armand Latra verse en 1942; demeure à Montréal.MARC HENRI, 1912-14.MAURICE, 1914-30 nové accidentellement rivière des Prairies.ANONYME, 1916-16.FAMILLE No.17 VI—CARTIER ALBERT-O.(8) 1877- greffier de la cité de Sorel, secrétaire-trésorier de la commission scolaire, et rédacteur du “Sorelois”, auteur de la présente généalogie.PELOQUÏN, Berthe, 1893-1918.Mariés à Sorel, en 1911. — 158 — Issus (le ce mariage: (Tous nés à Sorel) PAULE, 1912- gérante du bureau d’assurances D.Lussier, à Sorel.FRANÇOISE.1914- employé à Marine Industries Limited.• DENISE.1915- employée à l’assurance-chômage, Sorel.LAURENT, 1918- navigateur.Le même en secondes noces avec, CHAPDELAINE, Blanche, 1889- Mariés à Fall-River.Mass, en 1921.Issus de ce mariage: (Nés à Sorel) JACQUES ANDRE, 1924-24.GUY GERARD, 1926- ass.-gérant magasin Wool- worth.Trois-Rivières.A.-O.Cartier QUESTIONS Dans les dernières années du régime français au Canada, les listes officielles ne mentionnent pas moins de dix officiers Hertel dans les troupes de la marine.J’énumère Rouville Hertel, capitaine; Hertel de Beaubassin, lieutenant; Hertel de Cournover, enseigne en pied: Hertel l’ainé, enseigne en pied; Hertel de Chambly, enseigne en second; Hertel de Saint-François, enseigne en second; Hertel de Cour-noyer, enseigne de pied; Hertel de Beaulac, enseigne: Hertel de Bécancour, enseigne; Hertel, enseigne.N’y a-t-il pas moyen d’identifier ces Hertel qui, tous, étaient de la même famille?XX Est-il vrai que l’abbé Maudoux refusa la sépulture ecclésiastique au gouverneur de l’Acadie, M.de Villebon, parce qu’il ne laissait pas de quoi la payer ?Acad.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.