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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1949-04, Collections de BAnQ.

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Vol.55 LÉVIS — AVRIL - MAI - JUIN 1949 Nos 4,5,6 LE BULLETIN DES Recherches Historiques O notre Histoire, écrin de perles ignorées Je baise avec amour tes pages vénérées DIRECTEUR ANTOINE ROY Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Prix de l'abonnement: $3.00 par année.DIRECTION ET ADMINISTRATION 2050, Chemin Gomin, SAINTE-FOY, Québec.SOMMAIRE LÉON ROY : Antoine et Jean Dionne et leurs enfants (Suite).07 ALAN W.GOWANS : Church Architecture in New France, from the Foundation to 1605.T7 ROBERT-LIONEL SÉGUIN: L’Esclavage dans la Presqu’île.01 PIERRE-GEORGES ROY: lies Le Gardeur .03 Lettre d’Arthur Buies à Louis-Joseph-Amédée Papineau.00 CLAUDE DE BONNAULT: Généalogie de la Famille de Saint-Ours (Suite) .07 LÉON ROY : Les Premiers Concessionnaires de la Sainte-Famille.11 Mémoire sur les Colliers de Porcelaine .119 Questions .120 L’Instruction en 1850.121 REX : Coqs des Clochers.123 CHANOINE VICTOR TREMBLAY: Le moulin de Hazeur.123 Lettre de Sir Jeffery Amherst.320 BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Vol.55 LÉVIS — AVRIL - MAI - JUIN 1949 Nos 4,5,6 ANTOINE ET JEAN DIONNE-DIT-SANSSOUCY ET LEURS ENFANTS (suite) Nos familles Laine et Laliberté ne descendent assurément pas toutes de Bernard Laisné-dit-Laliberté et d’Anne Guyonne-dit-Sanssoucy, car il paraît y avoir eu plusieurs souches distinctes de Laine, et peut-être aussi de Laliberté.Les familles Laliberté de la région de Québec, et plus particulièrement celles du comté de Lévis, descendent cependant de cet ancêtre pour la plupart.Les familles Lainé de Lévis et des environs sont des Lebon-dit-Lainé ou des Lainé-dit-Lebon, qui descendent également de Bernard Laisné-dit-Laliberté.par son lïls Pierre, comme suit: II— Pierre (1692-1748) marié à Saint-Jean, I.O., le 30 janvier 1720, à Marguerite Plante; III— Jean-Marie, marié à Saint-Jean, I.O., le 4 juin 1764 à Basilisse Audet; IV— Jean-Baptiste, marié à Saint-Charles (Bellechas-se), en 1796 à Louise Greff art; V— Barnabé, marié à Saint-Gervais (Bellechasse), en 1820, à Rose Dessaint-dit-Saint-Pierre (T).III—Marie-Madeleine, née (à Saint-Pierre) le (dimanche) 4 décembre 1667 et baptisée le (jeudi) 22 du même mois à la Sainte-Famille.N’aurait-elle pas quitté la maison paternelle avant 1681, alors qu’elle était âgée de 13 ans?Elle n’est pas mentionnée avec les membres de la famille au recensement qui eut lieu au printemps de cette année-la.Elle (1) Cf: l’abbé Michel Forgues: Généalogies des familles de l'ile.d'Orléans. — 68 — épousa, à Québec, à l’âge de 24 ans, le 20 novembre 1691, Charles (Le) Normand (1663-1715), de Québec, fils de Jean LeNormand et d’Anne LeLaboureur.aussi de Québec.(Contrat de mariage, le 19 novembre 1691, gr.Genaple).De ce mariage naquirent à Québec cinq enfants, dont deux fils.Décédée à Québec, âgée de 35 ans, où elle fut inhumée le 10 décembre 1702.Son mari convola en second mariage trois mois plus tard et décéda à Québec, à l’âge de 51 ans, où il fut inhumé, le 22 mars 1715, laissant plusieurs enfants.IV— Antoine, né (à Saint-Pierre) le 20 et baptisé le 23 février 1669 à la Sainte-Famille.Décédé avant 1681.V— Jean, né (à Saint-Pierre) le 8 et baptisé à la Sainte-Famille, le 11 mars 1670.Le recensement de 1681 le mentionne sous le prénom de Jeanne et lui donne 12 ans.Il épousa Marie-Charlotte Mignot, en 1694, et fut l’unique continuateur de la famille (Voyez plus loin).VI— Marie, née (à Saint-Pierre) le 6 mars 1672 et baptisée le lendemain à la Sainte-Famille.Le recensement de 1681 lui donne 10 ans.Elle épousa à la Sainte-Famille, le 9 novembre 1694, Pierre-(Abel) Benoit (1671-1735), pour lors de cette paroisse, fils d’Abel Benoit et de Marthe Pointe], aussi de la Sainte-Famille.On lui donne 22 ans, à son contrat de mariage, le 3 novembre 1694 (gr.Jacob).Leurs cinq premiers enfants — cinq filles — naquirent à la Sainte-Famille, puis la famille se fixa à Deschambault entre 1704 et 1706.C’est là que décéda Marie-Josephte Guyonne, âgée de 64 ans, où elle fut inhumée le 10 février 1736.Son mari l’avait précédée d'un an dans la tombe et avait été inhumé au même endroit, le 2 janvier 1735.Us avaient eu une nombreuse famille, mais un seul fils: Jean-François Benoit (1715-98), continuateur de la lignée à Deschambault.VII— Marie, puînée (à Saint-Pierre) le 22 avril et baptisée le 7 mai 1674 à la Sainte-Famille.Le recensement de 1681 la mentionne sous le prénom d’Anne et lui donne 8 ans.On perd sa trace après cette date.VIII— Anne, née à la Sainte-Famille, le 13 et baptisée dans cette même paroisse le 27 septembre 1676.Le recensement de 1681 la mentionne sous le prénom de Marie et lui — 69 — donne 5 ans.Elle épousa, à la Sainte-Famille, à 1 age de 22 ans, le 19 août 1697, Barthélémy Gobeil ( 1668-172-1 ).de Saint-Jean, I.O., fils de Jean Gobeil et de Jeanne Guiet.aussi de cette paroisse.(Contrat de mariage, le 13 août 1697 gr.Genaple).* Jean Gobeil père avait apparemment d’abord demeuré à la Sainte-Famille, où il avait acquis, le 14 janvier 1672 (gr.Becquet), de Noël Roze-dit-Larose, une terre de 3 arpents de front, bornée (au nord-est) par Nicolas Pateuote, et (au sud-ouest) par Robert Villancourt (Vaillancourt), et comprenant tout le lot cadastral actuel No 244 et partie du lot No 245, presqu’à l'extrémité ouest de la paroisse.Jean Golfed, de Saint-Jean-Baptiste (I.O.), vendit «à Claude Panne-ton-(dit-Lefifre), le 16 mars 1688 (gr.Vachon), cette dite terre de 3 arpents de front, bornée aux héritiers Patenotre et à Robert Vaillancourt, son gendre.La carte de Villeneuve, de 1689, mentionne sous le No 3, de la Sainte-Famille, une vieille grange appartenant au dit Jean Gobeil, et située entre les héritiers Patenote et Vaillancourt.Cependant Jean Gobeil était rendu dans la paroisse Saint-Jean, I.O., avant 1681, puisque le recensement qui eut lieu cette année-là le mentionne, avec sa famille, entre Philippe Poquet (Paquet, au nord-est) et François Dumas, (au sud-ouest).Comme il n’avait que 5 arpents de terre en valeur, il ne devait v avoir commencé le défrichement que depuis une couple d’années.La carte de Villeneuve, de 1689, mentionne sous le No 61 la terre de Jean Gobeil, dans le haut de la paroisse, entre Philippe Paquet et Antoine Leblanc-(dit-Jolicoeur).Cette dernière terre était située entre celle de Gobeil et de François Dumas.C’est deux ans avant le mariage de son fils, soit le 23 août 1695 (gr.Genaple), que Jean Gobeil avait vendu à Barthélémy Gobeil, son fils aîné, une terre de 3 arpents de front, à Saint-Jean, avec 25 arpents en culture et désert et le reste en haut bois, et avec une méchante maison et qran-qe demy ruinée, bornés (au nord-est) par Nicolas Guïlemes (Guillemet) et (au sud-ouest) par Guillaume Hautmcsnil.La carte de Catalogne, de 1709, mentionne sous le nom de Gablois (sic) la terre de Barthélémy Gobeil, entre une terre non concédée (au nord-est) et celle de J(oseph) Leblanc au — 70 sud-ouest.Cette terre mentionnée comme non encore concédée.en 1709.devait être celle qui appartenait à Lcviegue-dit-de-Hautbois, en date du 25 février 1685 (cf: gr.Va-chon).Par suite, il y aurait eu au moins une terre entre celle de Philippe Paquet, au nord-est, et de Jean Gobeil, au sud-ouest, que n’indiquent pas les actes antérieurs.Il semblerait même qu’il y en avait trois, si on s’en tient à l’aveu et dénombrement de 1725, alors que Barthélémy Gobeil possède hà 6 arpents de terre de front, entre Michel Gaussclin, au nord-est.et Joseph LeBlanc, au sud-ouest, avec maison, grange et étable et environ 60 arpents de terre labourable.Barthelemv Gobeil aurait donc fait l’acquisition, entre 1709 et 1724.d’une terre de 3 arpents de largeur, située au nord-est et contiguë à la sienne.Nous avons vu que c’est là que décéda Antoine Guvonne.le beau-père de Barthelemv Gobeil, en 1721.Le gendre décéda au même endroit, à l’âge de 56 ans.et fut inhumé à Saint-Jean, le 8 février 1724.Sa terre se trouvait à environ 27 arpents de la ligne de séparation des paroisses Saint-Tean et Saint-Laurent.Quatre ans après la mort de son mari, soit le 21 avril 1728 (gr.Pichet — disparu — insinuation à Québec, vol.V, f.210).Anne Dionne, veuve de Barthelemv Gobeille.faisait donation de sa terre à ses fils: Barthélémy (1700-post 1742), qui épousa Marguerite Thivierge, vers 1730; et (Jean)-François (1707-post 1757).qui épousa Françoise Gosselin, en 1735.Marie-Anne Dionne, veuve de Barthélémy Gobeil père, survécut treize ans à son mari, décéda à Saint-Jean, âgée de 60 ans, et fut inhumée dans cette paroisse, le 6 mai 1737.IX— Marguerite, née le 5 septembre 1678 et baptisée le lendemain à la Sainte-Famille.Inhumée au même endroit, le 18 du même mois.X— Catherine, née le 29 et baptisée le 31 mars 1680 à la Sainte-Famille.Inhumée au même endroit, le 10 avril de la même année.XI— Catherine, puînée le 23 avril 1681, baptisée à la Sainte-Famille, le lendemain, et inhumée au même endroit, le 7 février 1683.Le recensement de 1681 lui donne 5 mois f?).au lieu de 5 semaines, tout probablement.L’acte de sépulture de cette enfant ne se trouve que sur le double du registre demeuré dans les Archives de la paroisse. — 71 — XII C atherine, puînée en 1685, d’après son contrat de mariage, le 28 mai 1702 (gr.Jacob père), qui lui donne 17 ans.Le Dictionnaire Tanguay la dit baptisée à la Sainte-Famille, le 11 août 1683, mais cet acte ne se trouve pas sur l’un et l’autre des doubles du registre de la Sainte-Famille.Elle épousa, dans cette même paroisse, le 30 mai 1702, Joseph Michaud, né a 1 île aux Ornes, le 1er décembre 1678, qui fut baptisé le 27 février 1679 (Etat civil de Québec)| fils de Pierre Michaud et de Marie Ancelin, pour lors établis au Grand-Kamouraska.Ces époux décédèrent après 1709 (6).(Deuxieme génération) Jean Dionne-dit-Sanssoucy (1670-1752) Au printemps de 1670, Antoine Dionne devait occuper la terre qu il avait achetée de Jean Vallée l’automne précédent, à la Longue Pointe, c’est-à-dire dans le bas de la future paroisse Saint-Pierre, située à environ 14 arpents de la ligne de separation d avec la Sainte-Famille, Ce serait donc là que naquit, le 8 mars 1670, Jean Dionne-dit-Sanssoucy, l’unique continuateur de la famille au Canada.11 fut baptisé le 11 du même mois à la Sainte-Famille.Six ans plus tard, en 1675, son père faisait l’acquisition de la terre de Joseph-Ozanni Nadeau (Nos cadastraux actuels 224 à 226), à la Sainte-Famille.C’est là qu'il éleva sa famille.Jean Dionne n’avait pas encore 15 ans lorsqu’il obtint, avant 1685, de Louis Rouer de Villeray, agissant au nom des seigneurs de l’île d’Orléans, concession d’une terre dans le bas de la paroisse Saint-Jean, I.O.située à environ 23 arpents de la limite est de cette paroisse.A 20 ans, le 22 mars 1689 (gr.Vachon), assisté de son père, Jean Dionne-dit-Sanssoucy vendait cette dite terre, de 3 arpents de front, bornée au nord-est par Pierre Dubeau (1661-1706) et au sud-ouest par Louis Cauchon-(dit-Laverdière), à Vincent Chrétien le fils ( 167Lpost 1700).Cette terre passa à Thomas Daniel (1672-1750), probablement avant 1695, qui en était encore propriétaire en 1725 (1).C’est apparemment 72 — en rapport avec cette terre qu’Antoine Dionne père eut des ennuis de la part de Pierre Dubeau, son voisin, en 1691, qui furent portés jusqu’au Conseil Souverain, comme nous 1 avons vu.Il est dit dans l’acte de vente de Jean Dionne à Vincent Chrétien que le vendeur possède une autre terre à la Sainte-Famille.En effet, le 10 mars 1687 (gr.Vachon), Pierre Boucher (1639-1707) et Marie Saint-Denis, sa femme, avaient vendu à Jean Dionne-dit-Sanssoucy (alors âgé de 18 ans), fils d’Antoine, 2)4 arpents de terre de front, à la Sainte-Famille, bornés (au nord-est) par la veuve de Pierre Saint-Denis (1626-86) et (au sud-ouest) par les mineurs et héritiers de feu Marie-Anne Saint-Denis, épouse de Laurent Migneron.Ces 2)4 arpents de front correspondent à peu près aux 3 arpents originairement concédés à Pierre Roches (1636-76), en 1663, et au lot cadastral actuel No 211, de sorte que 13 arpents séparaient les terres d’Antoine et de Jean Dionne, son fils.Jean Dionne avait 24 ans, lorsqu’il épousa au Château-Richer, le 2 août 1694, Marie-(Charlotte?) Mignot, fille de feu Jean Mignot-dit-Châtillon (1628-80) et de Louyse Cloutier (1631-99), remariée avec Jean-Pierre Mataux (16281706), habitant du lieu.L’épouse de Jean Dionne devait être l’aînée des deux enfants (de Jean Mignot et) de Marie-(Louyse) Cloutier, que le recensement de 1681 mentionne à la Bouteillerie (Rivière-Ouelle), sous le prénom de Charlotte, âgée de 11 ans.C’est apparemment cette enfant qui fut baptisée à Beauport, sous le simple prénom de Marie, le 2 février 1671.D’abord établis à Beauport, la famille Mi-gnot-Châtillon était partie pour la Grande-Anse peu après 1674, puis avait finalement tenté de se fixer à la Rivière-Ouelle (2).Le notaire Jacob avait reçu le contrat de ma- il) Voyez au gr.Chambalon, le 1er juin 1605, le contrat de mariage de Daniel Thomas Mntelot, fils de Daniel Thomas, charpentier de navire, de Quineoruntin (sic), évêché de Cornouiallles, en Basse-Bretagne, et de Marie Rolland, avec Barbe Poisson, fille de Martin Poisson et de Marguerite Provost, de Salnt-.Tenn, I.O.; aussi Dictionnaire Tanguai/, à Daniel, I, 157, et III, 235; et à Thomas, I, 566.(2) Cf.Les Terres itc la Qrande-Ansc, des Aulnaics et du Port-Joly, sous presse, du même auteur. — 73 — nage des époux Dionne-Mignot, au Château-Richer, la veille du mariage.Les quatre premiers enfants de Jean Dionne et de Marie Mignot naquirent sur la terre de leur père à la Sainte-Famille et furent baptisés dans cette paroisse.Ce sont: 1 Louis, né et baptisé le 15 août 1695 et inhumé à la Sainte-Famille, le 29 du même mois.2° Jean-Baptiste, né le 18 août 1696, baptisé le lendemain et inhumé à la Sainte-Famille, le 5 septembre suivant.3° Marie, née le 7 et baptisée le 8 septembre 1697, qui épousa en premières noces, avant 1718, François Michaud (1687-1727) (1), puis en second mariage à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, le 4 juillet 1729, Philippe Boucher (170447).Décédée après 1739.4° Jean-Baptiste (puîné), né et baptisé le 5 mars 1700, qui épousa, en 1727, ou peut-être un peu plus tôt, probablement à Kamouraska, Marie-Madeleine Michaud.On sait que les registres de cette paroisse antérieurs à 1727 sont disparus.La filiation de ces époux ne peut être établie par leur acte de mariage (disparu), ni par leur contrat de mariage, qui n’a pas été retracé.Cependant nous savons que Jean-Baptiste Dionne était le frère d’Augustin (2), né en 1702, dont la filiation est parfaitement établie (voyez ci-après).C’est ainsi que, contrairement à ce qu’on a crû jusqu’ici, il n’y eut au pays qu’une seule souche de Dionne.Quant à Marie-Madeleine Michaud, elle pouvait être la fille, baptisée «à la Rivière-Ouelle, le 31 août 1703, de Pierre Michaud l’aîné (1672-1761), ou plus probablement de son frère Pierre Michaud puîné (1681-1760), tous deux de Kamouraska.Cette dernière avait été baptisée à la Rivière-Ouelle, le 15 février 1706 (1).Jean-Baptiste Dionne (1700-73), époux de Marie-Madeleine Michaud, est donc le continuateur de la branche aînée de la famille.Il se fixa à Kamouraska, apparemment sur une terre que lui céda son père à l’époque de son mariage.(Voyez au greffe Janneau, le 9 février 1735, une donation, apparemment de biens meubles, car cet acte ne fut (1) Pierre-Georges Roy, Ordonnances des Intendants, II, 190.(2) Cf: l'abbé Adolphe Michaud.Généalogies des familles de la RisHi-re-Onelle (1008), note au bas de la page 153.(1) Cf: Le premier ancêtre de nos familles Michaud, du infime auteur, B.R.H., 1947, pp.275 à 285 et 301 à 363. — 74 pas insinué à la Prévôté de Québec, de Jean Dionne et de Marie-Charlotte Mignau, sa femme, à ieur fils Jean Dionne).Une ordonnance de l’Intendant, du 3 octobre 1735, qui fait défense à Jean Choret de détourner l’eau de la source qui est sur la terre de Jean Dionne (fils), son voisin (1), permet de situer la terre en question comme suit, du nord-est au sud-ouest, au Grand-Kamouraska, en 1710: Philippe Ancelin, successeur de Pierre (Hudon)-Beaulieu; François Martin, successeur de Louis Martin (4 x 30 arps) ; Jean Choret, successeur de Gabriel Paradis (2); Jean Dionne (1670-1752) — terre qui passa à son fils Jean-Baptiste (1700-73), vers 1727.Deux ordonnances de l’Intendant, des 30 juin et 24 juillet 1749, mentionnent Jean Dionne au nombre des trois syndics de la paroisse de Kamouraska.Jean Dionne (1700-73) était le grand-père du seigneur Amable Dionne, de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.Marie-Madeleine Michaud, épouse de Jean-Baptiste Dionne, décéda à Kamouraska, où elle fut inhumée le 16 juin 1771.Son mari lui survécut deux ans et fut inhumé au même endroit, le 12 juin 1773.Revenons maintenant à Jean Dionne père (1670-1752), que nous avons laissé à l’île d’Orléans, en 1701.Le 26 mars 1701 (gr.Jacob), Jean Guyonne-dit-Sanssoucy vendait à Nicolas Asselin (1665-1748) sa terre de 2j4 arpents de front, à la Sainte-Famille, qui était alors bornée de chaque côté par le dit acquéreur.C’est au cours de cette même année, ou dans l’été de 1702 au plus tard, que la famille Dionne partit de l’île d’Orléans pour se fixer dans les limites de l’époque de la paroisse Notre-Dame-de-Liesse de la rivière Ouelle.En effet, les actes de naissance de trois des cinq enfants, nés entre 1702 et 1709, de Jean Dionne furent inscrits à la Rivière-Ouelle.Cependant, du fait que Jean Dionne demeurait à Kamouraska, en 1720-21, comme nous l’avons vu plus haut, nous croyons qu’il s’était établi dans les limites de cette paroisse dès son départ de l’île d’Orléans, et que c’est là que naquirent ses cinq derniers enfants: 5° Aa- (1) Voyez une note du mPine auteur: Les premiers colons de Kwmou-raska, dans le B.R.H., mars 1948, p.79. — 75 — (justiti, baptisé à la Riviere-Ouelle, le 26 septembre 1702; 6 Joseph (1703-79), futur notaire; 7" Geneviève ( 170470); 8 Antoine, baptisé à la Rivière-Ouelle, le 16 janvier 1707, futur bailli et arpenteur; et enfin: 9° Marie-Anne, baptisée à la Rivière-Ouelle, le 21 juillet 1709, qui épousa en premières noces, en 1726 (contrat de mariage, gr.Tanneau, 27 octobre 1726), Jean Moreau (1696-1762), fils de Jean Moreau et de Marie Rodrigue, de Rimouski ; et en deuxième mariage, à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, le 6 juin 1763, Pierre-Joseph Morin.(Voyez au gr.Janneau un acte de vente de Jean Guione à Jean Moreau, son gendre, le 20 mars 1728.) _ Pes trois derniers fils de Jean Dionne se fixèrent à Sainte-Anne-de-la-Pocatiere, ce qui s’explique par l'arrivée de Jean Dionne père, avec le reste de la famille, dans cette paroisse, entre 1723 et 1729.Jean Dionne était le beau-frère de Noël Pelletier (1654-1712), de Nicolas Lebel (1633-78) et de Jean Grondin (1646-1714), trois des premiers colons de là Pocatière.A son arrivée à la Grande-Anse, Madeleine Mignaux, veuve de Noël Pelletier, venait de mourir, de sorte que la terre de feu Noël Pelletier, originairement de 5 arpents de front, avait été divisée en deux tranches, celle du sud-ouest passant à Jean-François Pelletier (1684-1743), son fils, et celle du nord-est, de 2 arpents de front, sur 42 de profondeur, correspondant aux lots cadastraux actuels Nos 40, 41 et 41", passant cà Jean Dionne (1).Augustin, le deuxième fils de Jean Dionne, avait épousé à Saint-Pierre, I.O., Marie Paradis, en 1726.(Contrat de mariage, le 1er septembre 1726 (gr.Pichet — disparu — insinuation à Québec, vol.4, f.555).Celle-ci mourut en 1/28 a Kamouraska, après avoir donné naissance, dans cette même paroisse, l’année précédente, à un fils, Augustin.Le 1er mars 1729, Augustin Dionne convolait en secondes noces, à Kamouraska, avec Marie-Angélique Moreau (fille de Jean), veuve de Jean Guy.Le notaire Etienne Janneau dressa l’inventaire de cette première communauté, le 9 avril 1731, en même temps qu’il faisait celui de la communauté d’Augustin Dionne avec feu Marie Paradis.Immédiatement (1) Cf: Les terres de la Grande-Anse, de» Aulnaics et du Port Join sous presse, du même auteur.’ — 76 après leur mariage, Augustin Dionne et Angélique Moreau se fixèrent à la Pocatière, car leur premier enfant fut baptisé dans cette paroisse, en 1730.Le 10 avril 1731 (gr.Jan-neau, insinuation à Québec, vol.V, f.650), Jean Dionne, habitant de la Grande-Anse et sa femme, faisaient donation à Augustin Dionne, (l«ur 'fils, aussi de la Grande-Anse, et à Marie-Angelique Moreau, son épouse, de 2 arpents de terre de front, sur le fleuve, bornés au nord-est par Jean Pelletier (1663-1739) et au sud-ouest par Jean-François Pelletier (1684-1743).C’est sur cette terre qu’Augustin Dionne éleva toute sa famille.Le 4 mai 1753 (gr.Joseph Dionne, insinuation à Québec, vol.XI, p.853), Augustin Dionne et Marie Moreau, sa femme, faisaient donation à Jean Guy (né en 1727 du précédent mariage de celle-ci) et à Madeleine Bouchard, sa femme, de 1 arpent et 7J4 perches de terre de front, sur 42 arpents de profondeur, à Sainte-Anne, bornés au nord-est par Charles Pelletier (1699-1769) — successeur de Jean Pelletier (1663-1739), son père, et au sud-ouest par le dit donataire.Marie-Angelique Moreau décéda avant 1756, car Augustin Dionne, veuf de Marie-Angelique Moreau, habitant de Sainte-Anne, passa contrat de mariage, le 26 avril 1756 (gr.Dionne), avec Geneviève Au-tin, veuve de Jean Miville (insinuation à Québec, le 11 juillet de la même année, vol.XII, f.144).Le mariage suivit, puisqu’Augustin Dionne, veuf de Geneviève Autin, contracta un quatrième mariage, à la Rivière-Ouelle, le 1er janvier 1771, avec Marie-Madeleine Marinier, veuve de Jean-Baptiste Beaudet, fille de Sébastien Marinier.Nous n’avons pas réussi à identifier ce Jean Dionne, qui était fermier du moulin de la seigneurie de la Pocatière, en 1743 (1).Léon Roy (1) Cf: Pierre-Georges Roy, Concernions en fief et seigneurie, IV, 125, 8 avril 1743. — 77 — CHURCH ARCHITECTURE IN NEW FRANCE FROM THE FOUNDATION TO 1665 A Chronological List of Church Buildings erected in New France between 1615 and 1665 I.Explanatory Notes." 1."Churches” and “Chapels”.(“Eglises — Chapelles ).Properly speaking, a “church” would be a building used for regular services and celebrations of the Mass in a specific parish, by a priest attached to that parish.A Chapel would be a building used for intermittent services and occasional celebrations of the Mass by an itinerant priest or missionary.In documentary designation, however, this distinction does not appear ever to have been observed with any strictness.From 1608 to 1721 all French America was ecclesiastically considered as a mission ; Notre-Dame-de-Oue-bec was not erected as a parish until 1664.Hence, no structure in New France of the period between the foundation and 1664 could properly be called a “church”; yet this appellation occurs often in early documents.In the Plan qéné-ral de l’état présent des Missions du Canada fait en l’année 1683 for Mgr de Laval, the terms “church” and “chapel” seem to be used indiscriminately.It is possible that in early New France a “church” meant a building provided with a permanent altar and other necessities for the Mass, in distinction to a “chapel” where the officiant brought his own.But in Mgr de Saint-Vallier’s letter of 1687 describing the state in which he left the Church in Canada at that time (Mandements des Evêques.I, p.191f), he specifically mentions “churches” on the Beaupré coast which lacked sacred vessels, ornaments, robes and baptismal fonts.Again, the so-called Chapelle Saint-Jean of 1650, on the coteau Sainte-Geneviève near Quebec, was served regularly by a priest — the Abbé de Saint-Sauveur —, who lived with Jean Bourdon and his family, the builders; it undoubtedly must have had a permanent altar and other fixtures. — 78 In compiling the following list, I have therefore followed whatever seems to have been the current usage in the nomenclature of each building.Generally speaking, a “chapel” would indicate a small building, and a “church”, a larger one.This distinction, unsatisfactory though it is in the" case of those structures which were neither very small nor particularly large, seems about the only one possible.2.Eglises consacrées — églises bénies.Another distinction, more strictly observed perhaps by earlier writers than later ones, is that between an église consacrée and an église bénie.This is a fine distinction, generally not followed in English usage.An église consacrée is a church that has been formally consecrated by a special ceremony of the Catholic church, and so set apart from ordinary buildings.Any church, however, before the Mass may be celebrated in it, must be bénie.The first church consacrée in New France was Notre-Dame de Québec, in 1666, followed by the Ur-suline Chapel in 1667.This whole question is lucidly presented by Pierre-Georges Roy in the Bulletin des Recherches Historiques I, 1895, pp.90-91.There are thus no “consecrated churches”, exactly speaking, in the period under discussion.But since in English, “église bénie” is generally expressed as “consecrated church”, I have followed this usage where it seemed advisable.It should be noted that many writers in French, also, do not observe this distinction.3.Abbreviations.The following abbreviations are used for the works most frequently cited in the bibliography: i.Annuaire de Ville-Marie: L.A.Huguet-Latour, Annuaire de Ville-Marie, Montréal 1863-1877, 2 vols and supplements.ii.Roy, Vieilles Eglises: Pierre-Georges Roy, Les Vieilles Eglises de la Province de Québec, 1647-1800.Québec, 1925.Roy, Ville de Québec: Pierre-Georges Roy, La Ville de Québec, Québec, 1930, 2 vols.B.R.H.: Bulletin des Recherches Historiques, published at Québec and Lévis, from 1895. — 79 — II.Chronological list of churches, 1615-1665, zvith the most accessible bibliography.1615.— Quebec, first parish chapel.Built by the Récollet fathers, dedicated to 1 Immaculée Conception de la Sainte Vicr-£.e- Récollets, or Ordre des Frères Mineurs (Fran- ciscains) were the first missionaries in New France.They arrived at Tadoussac, with Champlain, on May 25, 1615, and established themselves at Québec a few days later.Father Jean d Olbeau said the first Mass in the chapel on June -5, 1615.(2) Since the chapel took only a month to be ready for sei vices, it was likely of the simplest design.It served, however, as a parish church until 1629, when it was destroyed by the Kirke brothers, who captured Québec in that year.(3) 1617.— Tadoussac, first chapel.Built of écorce (bark) by Father Le Caron, Récollet, as combined residence and chapel, it was a typical primitive structure.In 1629 the Récollets le/io^eW I and the chapel was abandoned to ruin.(4) lolo.—• Trois-Rivières, first chapel.Similar to the Tadoussac chapel, it too was built by a Récollet missionary, Father Paul Huet.Abandoned in 1619.(5) 1621.— , Québec, church of Notre-Dame-des-Anges.Built by the Récollet fathers, beside their residence of the same name.(1) Odoric-M.Jouve, Les titulaires des deux premières églises de Qué-hw in lUUI., XUV, Utas, pp.267-273 atul 289-301.Jouve's article is a refütntion °f tw° artides hy IlnKdin Lema.v, in La Revue franciscaine (Montréal) for October 1936 and July 1937, which would claim that both the chapel in question and the Réeollet church of 1621 were dedicated to Saint-Charles Borromée.His primary source for proof is Bernard de la Tour, Mémoires sur la me de M.de Laval, Cologne, 1751, (2) Boy, Ville de Québec, I, pp.61-52, “Les Béeollets il Québec”., «A.IÎ0Jâ Vllle de Québec, I, pp.53-54, "La première chapelle ou église de Québec.Roy s source is primarily Leclercq, Le premier établissement de £?* !da,u la Nouvelle-France.This book by Chrétien Leclercq (n 1641-ÎGO.)) is available in an English translation by ,T.O.Shea published in New York, 1881.Leclercq spells the name of the first officiât lug father in the church as “d’Olbeau”; "Dolbeau” is also found.(4) Roy, Vieilles Eglises, p.179.(5) Benjamin Suite, Histoire de la Ville de Trois-Rivières Montréal 1870, p.42f.’ 80 — From a letter written by Father Denis Jamet in 1620, we learn that the Récollets used half of the lower floor of this residence as a chapel “while waiting better”, i.e., the completion of their church.(6) The first stone of this church, marked with the arms of France of those of the Prince de Condé, viceroy of New France, was laid June 3, 1620, by Father d’Olbeau, who probably designed the church in broad lines; the church was finished and dedicated to Notre-Dame-des-Anges on May 25, 1621.Ruined by the English under Kirke in 1629, there is some confusion in its subsequent history.Apparently it was repaired and used by the Jesuits after 1632.(7) A letter by.Jesuit Father Thierry Beschefer in 1666 describes “the little chapel we are using at present” as “very well ornamented with fine decorations, large chandeliers, lamps, and all the rest”; this may be the same one.(8) In that year, however, the Jesuits were building their own church ; upon its completion, Notre-Dame-desAnges was allowed to lapse into decrepitude, and when the Récollets returned to Québec in 1670 they had to construct a new building.1626.— Québec, Jesuit chapel of Notre-Dame-des-Anges.The Jesuits arrived at Québec on June 15, 1625, coming on the invitation of the Récollets.They lived at first in the Récollet house of Notre-Dame-des-Anges; in August 1625 they began work on a building of their own.(9) This structure was finished in April, 1626, and contained a small chapel dedicated, like the Récollet church, to Notre-Dame-des-Anges.The Jesuit house and the chapel were destroyed by the English in 1629.In 1632, on their return to Québec, the Jesuits repaired the Récollet house and church of Notre-Dame-des-Anges; Father Lejeune in the Jesuit Relations describes in 1632 the same arrangement — chapel occupying half of the lower storey of the house — as the original one described by Father Jamet in 1620.(10) In 1648 the Jesuits (6) Roy, Ville (le Québec, I, pp.75-76, "Le Monastère de Notre-Dame-des-Anges.(7) Roy, Vieilles Eglises, pp.17-18.(8) Quoted from the Jesuit Relations in Ii.R.Jl.XXXV, 1929, p.335.(9) Roy, Ville de Québec, I, pp.85-86, "Les Jésuites à Québec".(10) Roy, Ville de tQuébec, I, pp.141-2. — 81 — built a new monestary, in stone, under the direction of Frère Liégeois; but it included no chapel, the Fathers using the Récollet church of 1621, and serving in the church of Notre-Dame-de-Paix (1647).(11) 1633.— Québec, church of Notre-Dame-de-Recouvrance.Built by Champlain, fulfilling a vow he made on condition Québec were returned to France.It was the only parish church in Québec from 1633 to 1640, when it was destroyed bv fire (June 15).This fire also destroyed the old Récollet house of 1620 w'hich the Jesuits were using at the time.Champlain was buried in Notre-Dame-de-Recouvrance in 1635.(12) 1634.— Trois-Rivières, second chapel.Built by the Jesuits who came with Champlain when he founded a strong post at Trois-Rivières in 1634, it was dedicated to l’Immaculée-Con-ception-de-Marie.The Jesuit Relations for 1635 contain a report on this chapel as follows: “Notre maison, en ce premier commencement, n’était que quelques bûches de bois jointes les unes auprès des autres, enduites par les ouvertures d’un peu de terre, et couvertes d’herbes; nous avions en tout douze pieds en quarré pour la chapelle et pour notre demeure, attendant qu’un bâtiment de charpente qu’on dressait fut achevé.” (13) 1636.— Québec, “Champlain’s Chapel”.Champlain’s bodv was buried in Notre-Dame-de-Recouvrance in 1635.The following year, Governor de Montmagnv built a chapel to his memory which was called indiscriminately La Chapelle du Gouverneur or La Chapelle de Champlain.A much disputed monument among archaeologists, it is not exactly certain where it was located.It existed until about 1665.(14) (11) Itoy, Ville de Québec, I, pp.231-2.(12) Roy, Ville de Québec, I, pp.117-8.N.-E.Dionne, Notre-Danie-de-Recmvrancc, In Kermesse (Québec), 1892 -93, p.1C5.(13) Benjamin Suite, Mstoire de la Ville de Trois-Rivières, Montréal 1870, p.69.(14) Roy, Ville de Québec, pp.147-8, “La Chapelle de Champlain".Gives the principal bibliography on the question.Ernest Myrand, “La Chapelle de Champlain” in B.R.H.iv, 1898, p.290. — 82 — 1638.— Québec, Chapel of the Hôtel-Dieu begun.Three sisters of the order of Soeurs Hermites de Saint-Augustin, of Dieppe, were sent out to Canada in 1639, to take charge of the Hôtel-Dieu in Québec.(15) The foundations of this building were laid August 12, 1638, financed by a grant from the Duchesse d’Aiguillon.Work progressed only slowly, however, and in 1640 while waiting on its completion the Sisters decided to go to Sillery.In 1644 Governor de Montmagny, believing it infeasible to fortify both Québec and Sillery against the Iroquois, requested the Sisters to return to the capital, whereupon work on the Hôtel-Dieu was resumed, being brought to completion in the fall of that year.( 16) Lahontan in 1684 especially commended the Sisters of the Hôtel-Dieu, “who take a particular Care of the Sick, tho’ they themselves are poor, and but ill-lodg'd.” (17) In 1696, however, this situation was rectified with a new building, which was finished in 1698.ca.1638.— Sillery, Jesuit chapel dedicated to Saint-Michel.The Jesuit residence of Saint-Joseph-de-Sillery was begun in 1637, and the church attached to it begun some little time after.(18) A Jesuit Father at Trois-Rivières, writing in 1640, declares.“We have a church for the savages at Trois-Rivières, which, since it is not as old as that of Sillery, is not yet as flourishing” ; the church must therefore have been in existence at that time.( 19) In 1663, when a declaration of lands held by the Jesuits at Sillery was made, the establishment was prosperous : “The aforesaid Fathers have had a stone fort, flanked by four turrets, constructed; here the Indians take refuge, living in security with the fathers, who have built in the fort a chapel, as well as a house in which they live.” (20) The date of the destruction of this chapel is uncertain ; the present buildings are nineteenth century in date.(15) L, 1944, p.33, "Les Congrégations tie Femmes an Canada".(16) Hoy, Ville de Québec, I, pp.156-60, "L'Hôtel-Dieu de Québec".(17) H.G.Thwaltes, Lnhontan's Few Voyages to North America, Chicago, 1905, p.3!)f (Letter III).(18) B.R.H., XXXI, 1925, p.241, “La maison des Jésuites à Sillery".(19) Benjamin Suite, Chronique Trifluvienne.Montréal 1879, p.6.(20) Ch.II.A.Scott, Notre-Dame de Sainte-Foy, Québec 1902, p.390. — 83 — ca.1640.— First chapel, Trois-Rivières.Mentioned by a Jesuit father writing in 1640.A new church was projected between 1645 and 1650, but was not built eventually until 1664.(21) A detailed contract for the projected new church in 1649 is extant in the Archives of the Province of Québec.(22) 1640.— Québec, Chapel in the House of the Compagnie des Cent-Associés.Following the destruction of Notre-Dame-de-Recouvrance by fire in 1640, a chapel in this building was fitted out and used for services until the completion of No-tre-Dame-de-la-Paix in 1647.Despite its makeshift character, it was rather grandiloquently styled “l’église de la Conception de la Bienheureuse Marie à Québec” by Father Vimont, who officiated in it.(23) 1641.— Tadoussac, the second chapel.In 1640 the Jesuits came to Tadoussac to reestablish the mission abandonned by the Récollets.Father de Quen in the Jesuit Relations for 1641, wrote that “the savages express general rejoicing over my arrival.They are erecting for me a cabane separate from theirs, to serve at once as chapel as residence.” (24) This would imply a rough wooden structure; but the same source records Father de Quen’s mention of “bricks carried up, that had been brought for building the house at Tadoussac”.(25) Auguste Gosselin, speaking of churches in existence in 1660, described the Tadoussac chapel as a “pretty little stone church”.(26) He may, however, have been referring to the 1661 building at Tadoussac, which definitely was of stone.Whatever the character of this second chapel, it was replaced by a third building in 1661.(21) Benjamin Suite, Chronique trif lu vienne, Montréal 1879, p.6 and p.123f.(22) See the text in B.R.H.XXXI, 1925, p.192, “La première église de Trois-Rivières''.(23) Roy, Vieilles Eglises, p.1.(24) Quoted in Roy, Vieilles Eglises, p.179f.(25) R.O.Thwaites (ed.) The Jesuit Relations, and Other Documents, Cleveland 1896-1901, vol.XXVI, p.119.(26) Quoted in Abbé R.10.Casgrain, IJistoire de l’Ange-Gardien, Québec 1902, p.40. 84 — 1641.— Québec, chapel in the first Ursuline convent.The Ur-sulines arrived in Québec in 1639, and established themselves in a house in Lower Town while awaiting the building of a convent.The first stone of this building was laid in the spring of 1641 ; on November 21, 1642, the Ursulines moved into their new quarters.(27) This convent is described in some detail in a letter from the Mother Superior of the Ursulines to her son in Paris.(28) In December, 1650, there was a fire in the convent.The Mother Superior, Mère Marie de l’Incarnation, declared that “In short, in less than an hour the whole was on fire, and all that we possessed in the way of clothes, victuals, furniture, and such like, was destroyed.” (29) Apparently, however, the stone structure remained intact; this was repaired, and the convent existed until October 20, 1686, when a second fire gutted it.(30) 1642, 1643.— Montréal, first chapel, dedicated to Notre-Dame.Maisonneuve and his companions, founding Montréal in 1642, built in that year a primitive bark structure.(31) This building was replaced the next year by a more solidly built chapel of wood, also dedicated to Notre-Dame.Known as the “Chapelle du Fort”, to distinguish it from the little oratory of 1644 attached to the Hôtel-Dieu, where services were also held, it existed until 1656, when both these chapels were replaced by a single church.(32) 1644.— Montréal, chapel of the Hôtel-Dieu.The Hospitalières de Saint-Joseph, an order of nursing Sisters, was founded at La Flèche in 1636.(33) Their leader, Jeanne Mance, (27) Roy, Ville de Québec, I, pp, 165-6, “Les Ursulines à la Haute-Ville”.(28) Benjamin Suite, Lettres Historiques de la Vénérable Mère .Marie de L’Incarnation, pp., 20, 64, quoted in Ramsay Traquair, The Old Architecture of Quebec, Toronto 1947, p.10.(29) Quoted in Roy, Ville de Québec, I, pp.211-212.(30) Roy, Ville de Québec, I, pp.465-6.(31) Annuaire de Ville-Marie, supplement to the 1864 edition, 7ème livraison, p.315.(32) Ibid, Sème et Dème livraison, p.340f, “Chapelle du Fort".(33) Annuaire de Ville-Marie, 1ère partie, 1ère année, 1863, p.59, notes 1 and 2. — 85 — went to Paris in 1640 seeking support for her project to establish the Hospitalières in Canada.Finding a wealthy patron in Mme de Bullion, she embarked for Canada in 1641, arriving at Quebec in the autumn of that year.In 1642 she came to Montréal.By an agreement signed January 12, 1644, the Hospitalières were established at Montreal, and in that year the first building of the Hôpital de Ville-Marie was erected.Beside it was built a little stone oratoire nine or ten feet square, wherein services were held conjointly with the Chapelle du Fort.1 he second chapel or church of Notre-Dame in Montréal, built in 1656, was erected beside the Hôtel-Dieu, and replaced both the chapel of 1643 and the oratoire.(34) 1647.— Québec, church of Notre-Dame-de-la-Paix.The decade 1640-50 was a particularly hard time for New France, and it was not until 1645, five years after the destruction of Notre-Dame-de-Recouvrance, that plans were drawn up for building a new church.Further delays ensued, and the corner stone was only laid on September 23, 1647, but the name decided upon in 1645 — Notre-Dame-de-la-Paix, celebrating a treaty concluded with the Iroquois in that year — was retained.The slow progress of the building attests not only the troubled times in the colonly, but that it was a sizeable structure.A contract signed September 20, 1648, which copies earlier contracts of 1646 and 1647 with the craftsmen in charge, shows that at this stage the work is still far from complete.Tt names as masons Denis Bochard, Tacob Desbordes, and Jean Gamier; as carpenter, Nicolas Pelletier.(35) The first mass in the church was said Christmas Eve.1650.Regular services, however, were not inaugurated until 1657, (36) This church wras consecrated as a cathedral church in 1666, by Laval, first Bishop of Québec; it was ecclesiastically recognized as such in 1674.Between 1684 and (34) Ibid, p.59, “Notice Historique sur l’HOtel-Dieu de Ville-Marie”.For a short biography on Jeanne Mance, see Annuaire de Ville-Marie, supplement to the second part,’ p.8f.Camille Bertrand, Histoire de Montréal.Montréal 1935, vol.I, p.35f.(35) The next of this contract is published in It.RM., VII, 1901, p.209.(36) Roy, Ville de Québec, I, pp.179-RO, "ha troisième église paroissiale de Québec". — 86 — 1687 it was thoroughly remodelled.It was replaced by the second cathedral, begun in 1744.(37) During the excavations attendant on this building, an inscription was found in the foundations; it stated, according to a letter of the architect in charge, Chaussegros de Léry, that the church had been built in 1652.(38) 1650.— Québec, the Chapelle Saint-Jean.In the summer of 1634 Jean Bourdon, a native of Rouen, came to Quebec.In 1637 he established himself outside the city, in a locality known as the Coteau Sainte-Geneviève, being granted fifteen arpents of land.He prospered; in 1659 another twelve arpents were granted him, and the two grants consolidated as a fief by a act of the Compagnie des Cent-Associés dated March 19, 1661.In the Acte de Foi et Hommage which he made the year before he died, December 3, 1667, it is stated that there is in his fief “a large building (corps de logis), and a small one in which there is a chapel.” (39) This chapel was built by Bourdon for the use of his family in 1650.It was consecrated by Father Ragueneau, the Superior of the Jesuit missions in Canada, in November of 1650.Being regularly served by the Abbé de Saint-Sauveur, who lived with the Bourdon family, it came to be looked on as a parish church by those living in the neighbourhood; Mgr de Laval mentions it as such in his report to the Holy See in 1660.After Bourdon’s death in 1668 it apparently lapsed into ruin; when his fief was sold in 1677, the existence of a chapel is not mentioned in the contrat.(40) 1656.— Montréal, second parish church.Proposed by Maisonneuve to replace the Chapelle du Fort in 1654, the first stone was not laid until August 28, 1656.Financial difficulties handicapped the building throughout; it was finally built (37) Roy, Vieilles Eglises, p.If.(38) Mgr H.Têtu nml Abbé C.-O.Gapnon, Mandements des Evêques de Québec, Québec 1888, vol.Il, p.56.The letter is dated October 28, 1748; it states that “An inscription has been found in the foundations; it (the church) was built ninety-six years ago.” (39) H.R.B., XXVII, 1921, p.101.(40) Roy, Ville de Québec, I, pp.203-4, “La Chapelle Saint-Jean". — 87 — largely at the personal expense of the seigneurs, and although in wood, was not finished until 1659.Located beside the Hôtel-Dieu on St.Paul Street, it replaced in function both the 1643 parish church and the little oratoire of 1644 attached to the hospital.The church was about fifty feet long, and had a clocher “de forme régulier et élégant, avec deux cloches”.(41) 1657.— Montréal, project for a church to Notre-Dame de Bon-secours.The first religious Order founded in Canada was the order of the Soeurs de la Congrégation Notre-Dame, which was ecclesiastically recognized April 30, 1658.(42) It was organized by Mère Marguerite Bourgeoys, declared Venerable December 7, 1878.In 1657 Mother Bourgeoys gathered materials for the erection of a chapel to the Virgin, but M.de Queylus, the leader of the Sulpicians who arrived in Montréal to take charge of the city’s ecclesiastical life in 1657, withheld his consent to the building.Internal difficulties in Montréal caused further delays; the project was finally abandoned, and the assembled materials dispersed.(43) 1658.— Sainte-Anne-de-Beaupré, the “Sailors’ Chapel”.A small devotional shrine, replaced by a church in 1660.(44) 1658.— Château-Richer, first church.Dedicated to the Visitation, it was begun in 1658 by Abbé de Caylus (sic?) It was apparently in wood, for the Bishop of Québec, following his policy of consecrating only solid and durable structures, re- (41) Annuaire de VUle-ilarie, supplement to the 1S64 edition.Sème et Oème livraison, p.343f.(42) B.R.B., 1.1944, p.3.(43) Koy, Vieilles Eglises, p.25.(44) B.R.B., XXIX, 1923, "La 'Chapelet des Matelots' lace de conseiller au Conseil Supérieur lui était promise (49).Mais l’acquisition de cette dernière dignité se heurta, au Canada, à une opposition irréductible.M.de Saint-Ours ne fut pas conseiller.En remerciant le ministre, M.de Saint-Ours sachant qu’il fallait demander souvent, toujours, beaucoup, pour obtenir si peu que ce fut, le suppliait d’avancer son second fils (50).Depuis qu’il était veuf, il songeait à se remarier.Un projet avec Mme de Lanaudière, belle-soeur de M.de Ra-mezay, aurait été traversé, si les insinuations de M.Raudot, Intendant, sont fondées, par les intrigues de M.de Vau-dreuil, qui voulait ennuyer M.de Ramezay (1705 ou 1706).Deux ans plus tard, M.de Saint-Ours se serait mis en tête d’épouser une jeune fille de dix-sept ans.“Mariage.à la vérité bien disproportionné, ledit sieur de Saint-Ours ayant près de 68 ans et des enfans (mâles) dont le plus jeune en a plus de 35”.Les officiers ne pouvaient se marier sans la permission du gouverneur général.M.de Vaudreuil aurait donné son autorisation à M.de Saint-Ours, heureux de ridiculiser une famille avec laquelle il était alors en différend.Les Saint-Ours, qui voyaient sans aucun plaisir, ces secondes noces de leur père, s’adressèrent à l’intendant Raudot “pour l’empescher de faire cette folie”.M.de Saint-Ours se rabattit sur une personne qui lui convenait beaucoup mieux au dire de l’intendant (51).Le 29 juillet 1708, il se remariait, à Batiscan, avec Marguerite Le Gardeur, fille de feu Charles Le Gardeur, écuyer, sieur de Tilly, conseiller au Conseil Supérieur, et de défunte — 107 — Geneviève Juchereau (52).Marguerite Le Gardeur qui avait été baptisée à Québec, le 29 juillet 1657, était veuve elle-même de Louis-Joseph Le Gouès de Grais (alias de la Grois), capitaine dans les troupes.A ce titre elle bénéficiait d’une pension de 75 livres sur les fonds du Canada.“Comme le mari (Pierre de Saint-Ours) était plus âgé que la femme, il fut proposé de mettre sur la teste de la femme la gratification de 300 livres (dont il jouissait sur l’“état de Canada”) et celle de 75 sur celle du mari, ce qui fut accordé” (53).De sa première union, la nouvelle Mme de Saint-Ours avait eu une fille, Catherine-Charlotte, baptisée à Champlain, le 14 novembre 1697.Mme de Grais, sans fortune, eût été fort en peine de l’élever si M.de Saint-Ours ne s’était offert à “être le père de cette jeune orpheline.Et de fait.il fit instruire la jeune Charlotte avec autant de soin que ses propres enfants et l’introduisit dans la famille de Longueil” (54).Elle épousa à Saint-Ours, le 29 avril 1720, Charles Le Moyne, capitaine dans les troupes, qui fut par la suite 2e baron de Longueil, gouverneur de Montréal, commandant général de la colonie.Elle mourut à Montréal le 11 septembre 1745 (55).Claude de Bonnault (à suivre) (1) A.Prudhomme.Inventaire Sommaire des Archives Communales de Grenoble, 4e partie, p.48.P.Sainte Olive, Op.cit.pp.45-40.(2) Alphabet Laffilard (Archives de la Marine Cl 101) p.432.K01e d’officiers de 1092 dans le Bulletin des Recherches Historiques, 1928, p.599.(3) Abbé A.Couillard-Després, Op.cif.t.I, pp.32-34.(4) R.Roy et G.Malchelosse.Le Régiment de Carignan, Montréal, 1925.pp.23-24.4 propos du régiment de Carignan, dans le B.R.H., 1922, pp.228-229.(5) R.Roy et G.Malchelosse, Op.cit.p.07.(0) Ibidem, p.08.(7) Bibl.Nat.Clairambault, vol.532, p.141.(8) Abbé A.Couillard-Després, Op.cit.t.I, pp.45-40.Le mariage fut célébré en l'église de Champlain, le contrat de mariage fut dressé au manoir dudit lieu parce que Marie Mullois était la nièce de Madeleine (allas Marguerite) Mullois, épouse d’Etienne Peznrd de La Touche, écuyer, seigneur de Champlain.C’est Madeleine qui avait attiré Marie au Canada.Marie Mullois serait née îi Blois vers 1049.Son acte de baptême n’y a pas été retrouvé.Une Marguerite Mullois, fille des mêmes père et mère, y fut baptisée, paroisse Saint-Honoré le 12 janvier 1642.Un autre Thomas Mullois, époux de Jeanne Montagne, était en 1602-1603 marchand de soie à Blois ; en 1608, garde ordinaire du gobelet du Iloi; en 1611, coureur de vin chez le Koi ; en 1617, chef du gobelet du lioi.Un Louis Mullois, marchand apothicaire à Blois en 1624, y mourut en 1631 ou 1632.Jacques Mullois, écuyer, sieur de La Borde, garde du corps du duc d'Orléans apparaît avec ces qualifications de 1640 à 1661.Est-ce \lui, le Jacques Mullois de La Bordé qui, fut présent au mariage Pezard-Mullois en 16647 Je ne connais point les dre cuments qui ont permis ù l’nbbé A.Couillard-Després de faire de Thomas Mullois, père de Mme de Saint-Ours, un lieutenant de carabiniers.— (Bibl.Municip.de Blois., Registres paroissiaux de Saint-Honoré.— Bibl.Nat.Pièces originales vol.2080 dossier 47.317 (Mullois) No 3 — Arc.Nat.Z’A 472.Etat de la Maison du Roi en 1611.— Histoire de la paroisse de Champlain.Les Trois-Rivières, 1915-1917, 2 vols.T.I, PP.53-54, 98.— E.-Z.Massicotte, Le» colons de Montréal de 1642 à 1667, dans le B.R.H.1927, pp.442, 477).(9) Abbé A.Couillard-Després, Op.cit.t.I, p.326.(10) Arch, de la Marine, 1)2 C.47.(11) Arch, des Colonies, F3, 4 fol.05.Abbé Faillon, Histoire de la colonie française en Canada.Montréal, 1865-1866, 3 vols.t.III, pp.222-223.(12) Abbé Couillard-Després, Op.cit.t.I, pp.50-51.P.-G.Roy, Inventaire des Conecssions en fief et seigneurie.fois et hommages.conservés aux Archives de la Province de Québec, Beauceville, 1927-1929, 6 vols.t.I, pp.171-172.E.Salone, La Colonisation de la Nouvelle-France, p.185.(13) 33 soldats de M.de Saint-Ours se sont établis au Canada, dont 22 sur sa seigneurie, où on les trouve en 1673 (Abbé A.Couillard-Després On cit.t.I, pp.61-63.) ’ (14) 25 avril 1674.Abbé A Couillard-Després, Op.cit.t.I, p.52.P.-G.Roy, Op.cit.t.II, p.171.(15) II.Lorin, Le comte de Frontenac, Paris, 1895, pp.78-92.L.P.0, de Roehemonteix, Les désuites et la Nouvelle France au XVIIe siècle Paris 1895-1898, 3 vols.t.III, p.65.(16) Edits, ordonnances royaux.concernant le Canada, Québec, 1854 pp.78-79.P.-G.Roy, Op.cit.t.III, p.122.E.Salone, Op.cit.p.231.(17) Suite, Morel de La Durantayc dans les Mémoires de la Société Royale du Canada, 2e série, vol.I, 1895.Ottawa, 1895, sect.I, p.2 — Vf.Salone, Op.cit., p.233.(18) Jugements et délibérations du Conseil Souverain de la Nouvelle-France.Québec, 1886-1889, 6 vols.t.I, p.943.(19) E.-Z.Massicotte, La foire des pelleteries à Montréal au XVIIe siècle, dans le R.R.II., 1922, pp.373-380.(20) Jugements et délibérations du Conseil Souverain.6 vol t I p.943.' ' (21) Arch, des Colonies.F.3 5 fol.75-84.P.Margry, Mémoires et documents pour servir à l'histoire des origines françaises des pays d’Outre-iler, Paris, 1879-1888, 6 vol.t.I, p.405, 410, (22) II.Lorin, Op.cit., pp.187-189.(23) Correspondance échangée entre la Cour de France et le gouver- neur de Frontenac pendant sa première administration dans Rapport de l’archiviste de la Province de Québec pour 1926-1927.Québec, 1927, pp.108-109.' ’ (24) Ibidem, pp.126-127.(25) Je n’ai pu du reste savoir comment.Ibidem, p 136 No „(26) BlbL Nat- Pl^es originales vol.2771, dossier 61788 (Saint-Ours) — 100 (27) Denonville au Ministre 10 novembre 1686 (Arch, des Colonies, Cil A.8, fol.144).(28) Arch, des Colonies, Cil A.8, fol.178 V°.(29) Mémoire du Roi pour Denonville et Champigny, 30 mars 1687.Arch, des Colonies, B.13 fol.162.Sa nomination est du 17 mai (A.Fau-teux, Les Chevaliers de Saint-Louis en Canada, Montréal, 1940, pp.96-97).(30) Frontenac au Ministre 4 novembre 1694 dans la Correspondance échangée entre la Cour de France et le Gouverneur de Frontenac pendant sa seconde administration (R.A.Q.pour 1927-1928, p.192).(31) Abbé A.Couillard-Després, Op.cit.t.I, p.90.(32 ) 20 octobre 1690.Le P.Chrestien Le Clercq.Premier établissement de la foy dans la Nouvelle-France, Paris, 1691, 2 vol.t.Il, p.436.E.My-rand, if.de La Colombicre orateur — Historique d’un sermon célébré prononcé à N.-I).de Québec, le 5 novembre 1690.Montréal, 1898, p.223.(33) Bibl.Nat.Clairambault, vol.S49, fol.147.(34) Ibidem, vol.849, fol.208.(34 bis) Ibidem, vol.879 fol.218 (Certificat de M.du Vivier pour Charles Fezeret, 8 sept.1694).(30) Arch, de la Marine C7295 (dossiers Saint-Ours).Je ne m’explique pas la raison pour laquelle, le 25 mars 1694, il aurait reçu une nouvelle commission de capitaine en Canada.Alphabet Laffilard (Arch, de la Marine Cl 161), p.432.(36) Callières nu Ministre, 27 octobre 1695.Arch, des Colonies Cil A.13 fol.379.(37) Pierre de Saint-Ours aurait-il parfois pris pour prénom le nom d’un oncle qu’il aimait il citer?(38) La Potberie, Histoire de VAmérique Septentrionale, Paris, 1722.4 vol.t.IV, p.1.Ce passage se trouve dans le sommaire de la IXe lettre ou chapitre.Le texte du chapitre n’en contient pas beaucoup plus.“L’on envoya incessamment Saint-Ours, capitaine, à la tête de 120 hommes tant François que Sauvages, dans des bateaux plats, et il vint heureusement il bout d’arrêter les courses de ces barbares qui s’étoient répandus de toutes part”.(P.14).(39) Expédition du 27 novembre 1741, ii la Bibl.de Saint-Sulpice de Montréal — Abbé A.Couillard-Després, Op.cit.t.I, P.97.P.-Cï.Iloy, Inventaire des Concessions en fief et seigneurie.t.III, pp.175-176.(40) En 1691, Catalogne passe ii Saint-Ours.M.de Saint-Ours le met au courant des dégâts que pendant huit jours les Iroquois ont fait sur sa seigneurie (R.Le plant, Histoire de la Nouvelle-F rance.Les Sources Narratives du début du XVIIIe siècle et le recueil de Gédéon de Catalogne.Dax.s.d.p.216-217).• (41) Ce M.de Quinson — fils de Pierre de Qulson et de Louise de Saint-Ours — était Jean de Quinson, lieutenant-général des armées du Roi et des provinces de Rousillon, Confient et Cerdagne (Mis de Rivoire La Bfltie, Op.cit.p.575).— Pinard (Chronologie militaire.t IV, pp.389-391) donne ses états de service, mais l’appelle Jean-Raymond de Villardis, comte de Quinson.Jean de Quinson, mourut en 1713.Par son testament de cette année-là, il se substitua en première ligne, son neveu, Jean d’Euvrard, et, à défaut de descendance chez celui-ci, son petit neveu,____l’enfant de noble Louis de Saint-Ours.(42) Charlevoix, Histoire de la Nouvelle-France, Paris, 1744, 3 vol.t.Il, pp.278-279.(43) Mémoire du Roi pour Callières et Champigny.5 et 31 octobre 1701.Arch, des Colonies, B.23, fol.68 v°.(44) Correspondance entre M.de Vaudreuil et la Cftvr, dans le R.A.Q.pour 1938-1939, Québec 1939, p.32.Cf.Ibidem, p.15.Vaudreuil et Beau-harnois au ministre, 15 novembre 1793. — 110 — (45) Arch, des Colonies B.25 — fol.100.A.Fauteux, Les Chevaliers de Saint-Louis en Canada.Montréal 1040, pp.96-97.(46) Abbé A.Couillard-Després, Op.rit.t.I, pp.92-95.(47) Ibidem, p.161.(48) I>e Ministre à M.de Saint-Ours.30 juin 1707.Arch, des Colonies.B.29, fol.107 V° —• 108.— Mais Saint-Ours avait sans doute écrit en Dauphiné au moment où il se croyait silr d'obtenir cette place.Et peut-être se garda-t-il de faire part à ses parents et amis de son échec.A Veurey on crut qu’il avait été nommé lieutenant de Roi.Voir ci-dessous.(49) Alphabet Lafillard (Arch, de la Marine Cl 161), p.432.Le Ministre il M.de Quinson.6 juin 1708.Arch, des Colonies B.29 fol.306 V — 367.Le Æême jour le ministre s’enquerrait auprès de M.de Vaudreuil de l'aptitude de M.de Saint-Ours à remplir une place de conseiller.Ibidem, fol.305.(50) Extrait des lettres de 1708.Arch, des Colonies Cil A.29, foi.238 v — 239.(51) M.Itaudot au Ministre — 1709.(Arch, des Colonies Cil G.4 foL 135 V.— 136).(52) Abbé A.Couillard-Després, Op.cit.t.I, p.95.(53) Arch, de la Marine C7 295 (dossiers Saint-Ours).(54) Les Ursulmcs de Québec depuis leur établissement jusqu’à nos jours, Québec, 1863-1866, 4 vol.t.Il, pp.193-194.(55) Abbé Daniel, Op.cit.pp.185-186.CIE GENERALE DE LA NOUVELLE FRANCE ( 14).Dans Collection de Manuscrits, etc., etc., vol.1, P- 120, on donne un extrait des “Registres de la Compagnie Generale De la Nouvelle France”.Ces Registres existent-ils encore et où peut-on les consulter?Dr J.L.T.DESCENDANTS DE STANISLAS VASSAL (15).M.Louis Desvergnes, rue Valette à Bergerac, pose la question suivante : existe-t-il encore des descendants de Stanislas Vassal, petit-fils de Germain de Vassal de Montviel, capitaine au régiment de Bearn mort en 1760?Ce qu’il voudrait savoir c est s il a laisse une postérité chez les sauvages?L.D.LE SIEUR CHALON (16).Connaît-on un sieur Chalon, au Canada vers 1685?Cher. — Ill — LES PREMIERS CONCESSIONNAIRES DE LA SAINTE-FAMILLE, I.O.La paroisse de la Sainte-Famille est située du côté nord de l’île d’Orléans et s’étend sur la moitié de la largeur de l’île entre la paroisse de Saint-François, formée de l’arrière-fief d’Argentenay, au nord-est, et la paroisse de Saint-Pierre, au sud-ouest.L’édit du 3 mars 1722 (Cf: Edits, Ordonnances (1854, vol.I, P- 445) fixa l’étendue de la paroisse à 2p2 lieues (soit 210 arpents), à prendre du côte d’en bas, depuis et compris 3 arpents de front de la terre de Charles Guérard, jusqu’à la rivière Pot-à-Bcurre, ensemble les profondeurs renfermées dans ces bornes jusqu’au milieu de l’isle.Cette terre de Charles Guérard-dit-le-Grapt (1670-1743) avait été originairement concédée, en 1673, à Pierre Maillou-dit-Desmoulins (1631-99) et s’étendait au sud-ouest de la route qui séparé les fiefs d’Argentenay et de (Charny)-Lirec.Notons qu’en 1722, Guérard possédait 2 autres arpents de front contigus, au nord-est des 3 arpents en question, et situés à l’extrémité ouest du fief d’Argentenay ou de la paroisse Saint-François.S’agit-il ici de l’embouchure ou du cours de la rivière Pot-au-Beurre?C’est ordinairement l’embouchure des rivières sur le Saint-Laurent et non pas leur cours qui servait de bornes.Le plan cadastral de 1879 fixe à 1 arpent et 3l/z perches au sud-ouest de l’embouchure de cette rivière la ligne de séparation des paroisses de la Sainte-Famille et de Saint-Pierre.Autrement dit, c’est le cours de la rivière, au lieu de son embouchure sur le fleuve, qui marque la dite ligne de séparation.En était-il ainsi à l’origine?Il semble qu’on ait voulu, en 1722, spécifier l’embouchure, plutôt que le cours de la rivière.En effet, Pierre Bouchard-Dorval (1685-post 1741) était alors propriétaire de la première terre de la paroisse Saint-Pierre, de 6 arpents de front, qui s’étendaient précisément jusqu’à l’embouchure de la rivière Pot-au-Beurre au nord-est.La carte de l’ingénieur Robert de Villeneuve, de — 112 — 1689 et l’aveu et dénombrement du 25 a^at 1725 situent d’ailleurs entièrement dans Saint-Pierre les 6 arpents en question.Si, en 1722, le cours de la rivière Pot-à-Bcurre devait marquer la ligne de séparation des paroisses de la Sainte-Famille et de Saint-Pierre, la terre de Pierre Bouchard-Dorval se serait trouvée partie dans Saint-Pierre (4 arpents et 6V2 perches de front) et partie dans la Sainte-Famille (1 arpent et 3l/2 perches de front, mesurée au chemin du roi), ce que l’édit n’aurait certes pas manqué de spécifier, comme il le fait dans le cas analogue de la terre de Charles Guérard, de 5 arpents de front, à l’autre extrémité de la paroisse.Tout ceci pour établir que les lots cadastraux actuels Nos 246, 246a et 247 de la Sainte-Famille se trouvaient tout d’abord dans Saint-Pierre.La paroisse de la Sainte-Famille est toute entière située dans le fief de Charny-Lirec, concédé à M.Charles de Lau-zon-Charny avant 1656 et qui passa à Mgr de Laval, le 2 septembre 1666.Le soi-disant fief Maheu, de 15 arpents de front, situé à l’extrémité ouest de la paroisse, s’étendait sur toute la largeur de l’île.Il fut concédé à René Maheu, en 1651, mais les habitations Malien ne furent colonisées que dix à quinze ans plus tard.C’est à la Sainte-Famille que se groupa d’abord la population de l’île d’Orléans.Ce fut la première paroisse érigée sur l’île.Les registres de l’état civil remontent à 1666.Les quinze premières concessions notariées de terres en roture dans la future paroisse de la Sainte-Famille remontent à 1656, bien que certaines terres aient été occupées un peu plus tôt.Moins de treize ans après, soit en 1668, toutes les terres situées dans les limites de la paroisse avaient été concédées, d’abord par M.Charles de Lauzon-Charny, jusqu en 1666, puis par Mgr de Laval, et enfin par Marguerite Corriveau, veuve de René Maheu et par leur fils Jean-Paul.Si on se reporte aux concessions originaires, en tenant compte autant que possible des procès-verbaux d’arpentage, on coqstate que ce territoire comprenait alors 72 terres, incluant celle du domaine et partie de celle de Claude Bouchard-Dor-val (1626-ant 1679), à l’extrémté ouest de la paroisse, dont 113 — il a été question plus haut.Ces terres s’étendant sur 218)4 arpents de front, étaient reparties comme suit, quant à la largeur : 72 “ “(3 arpents & 9 pieds en moyenne) 220 Le plan cadastral de 1879 donne à la paroisse une étendue de 220 arpents, au lieu de 218)4, total des largeurs des terres originairement concédées entre les mêmes points géographiques.Cet écart de 1*4 arpent, ou de 0.6%, ou de 3j4 pieds par terre, est tout à fait dans l’ordre.Au recensement de 1667, 56 terres étaient déjà occupées à la Sainte-Famille, sur lesquelles vivaient 89 ménages, soit 63 pour cent de la population de l’île d’Orléans.Le pourcentage des terres en valeur, relativement à toute l’île, y était de 55 pour cent.Le défrichement était un peu plus avancé dans le bas de la paroisse — terres concédées plus tôt — que dans le haut.En effet, sur les 25 terres occupées, s’étendant depuis l’église jusqu’à la limite est de la (future) paroisse, on comptait 353 arpents en valeur, soit, en moyenne, 14 arpents par terre; tandis que sur les 31 terres occupées, comprises entre l’église et la limite ouest, on ne trouvait que 294 arpents en valeur, soit 9J4 arpents par terre.Entre 1667 et 1681, nombre des pionniers de la Sainte-Famille allèrent se fixer dans les autres paroisses de l’île, où le défrichement progressait également.Au recensement de 1681, il ne restait que 52 terres occupées à la Sainte-Famille (au lieu de 56, en 1667), dont 28 au nord-est de l’église, avec 389 arpents en valeur; et 24 au sud-ouest, avec 633 arpents en valeur.Au plan cadastral de 1879, on compte 121 terres, si on laisse de côté les lopins et emplacements, au lieu des 72 ter- 13 terres de 2 arpents, 45 “ “ 3 “ n “ “ 4 “ 3 “ “ 5 " 26 arpents 135 “ 44 “ 15 “ — 114 — res originairement concédées.On peut dire que, des 73 clôtures de lignes initiales, 50 n’avaient pas été déplacées; que les lignes latérales (extérieures) de 36 terres n’avaient pas changé non plus; et que seulement 14 terres n’avaient pas encore été subdivisées.Les clôtures de lignes extérieures de la moitié des terres n’ont donc pas été déplacées à la Sainte-Famille depuis près de trois siècles. Nos cadastraux actuels Nos Année Arpents Les premiers concessionnaires de la ^ de __ du nord-est au sud-ouest — concession front 1 Pierre Maillou-Desmoulins (1631-99), 2 René Ouellet (1635-1722), Il devait occuper cette terre depuis 1664-65.3 René Baucher-Morency (1646-post 17011.4 Jean Cordeau-Deslauriers (1636-post 1671), 5 Jacques Meneux-Châteauneuf (1639-93), 6 Jean Charpentier-Lapaille (1631-77), 7 Symphorien Rousseau (1635-88), 8 François Dupont (1637-1700), 9 Grégoire DeBlois (1634-1705), 10 Jean Duvert (Levert) (1633-post 1675), 11 Pierre Gaulin (1630-77), 12 Nicolas DeLaunay-Pinguet (1634-1703), 13 Pierre LeLacq (Lelat) (1636-1705), 14 Gabriel Rouleau (1617-73).15 Pierre (A) Loignon (1631-90), 16 Guillaume Baucher-Morency (1630-87).17 Guillaume Landry (1626-89), 18 Robert Gagnon (1632-1703), 19 Jacques Perrot-Vildaigre (1629-1703), 20 René Mezeray-dit-Nopse (1616-95), Cette terre passa à Tiennette Després, veuve de DuPlessis-Querbodo, puis à Guillaume Baucher-Morency (1630-87), en 1663 1673 3 1 à 4 et p.5 44 -% o p.5 et 6 à 12 1666 3 13, 14 et 15 1665 3 16 tt 3 17.18 et moitié est de 19 et 2( « 3 moitié ouest de 19 et 20, 21, 22 23 et partie de 24 1668 3 ouest de 24 1662 3 25 1668 3 26 et 27 1664 3 28, 29, 30 et 31 1662 3 32 44 3 33 1660 4.5 34.35, 36, 37 et moitié de 38 1657 3 moitié ouest de 38 et 39 1656 3 40, 41.42, 43, 44 et 45
de

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