Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 janvier 1961, janvier
Ce.So Vol.67 Lévis — Janvier-Février-Mars 1961 No 1 N” 713 LE BULLETIN DES Recherches Historiques ORGANE DU BUREAU DES ARCHIVES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC DIRECTEUR ANTOINE ROY Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe Ministère des Postes, Ottawa.5 7 S m 19&1 LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Prix de l'abonnement: $5.00 par année V DIRECTION ET ADMINISTRATION 2050, Saint-Cyrille Ouest, QUÉBEC SOMMAIRE Janvier-Février-Mars 196 1 Pages HONORABLE JEAN LESAGE.— L’Université, l’Etat, la Culture .3 R.P.LEON POULIOT, s.j.— L’Institut Canadien de Montréal et l’Institut National.^ PAUL GAUTHIER.—“La maison du patriote”, rue St.Paul, à Montréal 17 DOCUMENTS.— Mémoire pour la défense de la Neutralité des Sauvages de S.Régis dans la dernière guerre avec les Américains .20 JEAN-JACQUES LEFEBVRE.— Lignée canadienne de l’Hon.Maurice Duplessis .33 ANDRE VAC.HON.— Mgr de Laval et la menace Iroquoise .36 JEAN-CHARLES BONENFANT.— Les Disparus.L’honorable Maurice Le Nohlet Duplessis .47 XXX.— In Memoriam.Paul Sauvé.1907-1960 .S3 IEAN-JACQUES LEFEBVRE.Présidents, Bourse de Montréal, 1874-1959 57 ACTE de Naissance de Jean Talon .62 QUESTIONS .63 5 5?i R.ïti 1961 Rc{. BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Lévis — Janvier-Février-Mars 1961 No 1 L Université, l'Etat, la Culture1 Au moment où, après tant d’années, je me lève une fois de plus sur cette meme estrade, dans cette même salle des Promotions, ce sont les P us grandes joies d'une vie d’homme qui accourent du plus profond de sa jeunesse.Comme je ressens, en ce moment, la signification poignante de I Alma Mater” et l’émotion de la reconnaissance! Ici, je suis aux sources qui ont abreuvé ma pensée et mon âme! \ ous tous, dans cette enceinte académique qui est celle d’autrefois, vous avez le visage des amitiés qui ne vieillissent jamais.Prêtres-educateurs du Séminaire et professeurs de l’Université qui ont nourri ma génération d’exemples, de dévouements et de sciences; condisciples et camarades, tous ces témoins de l’espoir ; ceux qui sont morts et ceux qui oeuvrent encore; nous nous retrouvons tous dans le miracle du souvenir, aussi bien que dans la continuité vivante de ces lieux.Séminaire de Québec, Université Laval, quels trésors pour ceux qui ont eu le Privilège d’être vos fils! Quels trésors pour tous ceux qui, en cette Salle des Promotions, ont fait l’apprentissage des grands moments qui couronnent les efforts et les labeurs ! Les initiations solennelles a 1 Académie St-Denys, les fêtes qui servaient de prétextes à l’art dramatique, les fanfares de la Société Ste-Cécile, ces autres fanfares qu’étaient nos concours oratoires; tous ces événements précieux qui reflétaient ame de la maison et qui nous orientaient vers “la prise des rubans”, ce mystère à la fois triomphant et douloureux de la vocation — qui était une rupture avec l'adolescence et le cher Séminaire, en même temps que le pas décisif vers l’Université et vers l’affrontement de la vie! 1 Discours à l’Université Laval, le 20 janvier 1961.OUi BtC 3 4 Aujourd’hui comme hier, Laval entoure l’un de ses fils de la même sollicitude et de la même générosité, en m’octroyant ce doctorat d honneur.Encore cette fois, aujourd’hui comme hier, ce sont les maîtres et les guides qui ont tout le mérite.Tout au plus l’occasion me permet-elle, enfin, d’offrir mon chant de gratitude.Quelles sont donc ces sources que j'ai trouvées ici et qui abreuvent la pensée et l’âme des générations canadiennes-françaises?C'est le patrimoine tout entier de la civilisation occidentale, sous la lumière universelle de la Révélation et du Christianisme.C’est la filiation grandiose qui intègre chaque homme au destin millénaire de l’humanité et qui donne une direction collective et un sens infini à sa vie personnelle et finie.C’est la théologie et la philosophie.C’est l’Histoire et ce sont les Sciences.Ce sont les Arts et les Lettres.Bref, c’est l’humanisme chrétien qui suit la trace de l’homme et lui ouvre les voies, depuis les conquêtes matérielles de son milieu et l’organisation progressive de sa vie en société, jusqu'aux aboutissements mystérieux et jusqu’aux sommets secrets de sa confrontation avec l’Eternel.Dans toutes les disciplines — dans les Sciences qui sont un humanisme quoi qu’en prétende la dialectique matérialiste, aussi bien qu’aux degrés les plus élevés du savoir spéculatif, — se maintiennent, ici à Laval, les attaches essentielles avec l’universel et avec l’humain.On m excusera cependant d’un préjugé encore plus favorable en faveur du 1 Voit que j’ai puisé à Laval, qui est ma carrière et qui me vaut l’honneur que vous me faites aujourd’hui.Quelle autre Faculté universitaire, ou quelle autre activité professionnelle, est-elle plus visiblement dans les liens de la tradition humaine, depuis que les hommes ont peu à peu ( egagé leur individualité du bloc de l’inconscience barbare, ont ensuite îarmomsé leurs rapports entre eux, en poursuivant le rêve — dont ils sont autorisés par une part de leur nature — d’une harmonie poussée à une perfection sublime parce qu’elle est fondée sur les rapports de 1 homme avec Dieu, au point ultime où le concept du Droit doit rejoindre la vérité de la Justice?Les maîtres qui nous ont formés, à Laval, étaient inspirés par cette notion a la lois historique et métaphysique du Droit; pour eux, le droit romain, le code Napoléon ou la loi commune des Britanniques n’étaient, a la vente et profondément, que les étapes d’un mouvement constant de a conscience vers ce point de rencontre des lois humaines et de la justice divine.Leur enseignement n’était ni un entraînement technique, m une simple preparation professionnelle; mais le pur alliage de l’illumination spirituelle, de la connaissance intellectuelle et de la formation 5 morale qui sont les matériaux d'un caractère d’homme et les éléments d'une sagesse.Est-il possible de demeurer fidèles, aujourd’hui, à l’humanisme chrétien, idéal de tant de générations qui étaient en quête de l’homme complet?Le patrimoine des connaissances s’est tant multiplié qu'il est impossible à l’individu d’en porter désormais tout le fardeau.L'homme complet de la Renaissance et de l’époque classique pouvait encore réunir la somme de 1 acquit humain.Quel cerveau électronique pourrait aujourd’hui réussir le même exploit?11 faut donc maintenant choisir dans l'abondance des nourritures offertes à l’esprit et tout choix implique une privation.La spécialisation, devenue absolument inévitable, doit-elle marquer la mort de la culture générale et de cet humanisme chrétien qui était la sève de notre enseignement classique et universitaire?Le problème nous bouleverse, dans notre pays du Québec comme partout ailleurs.Nos meilleurs esprits se consacrent avec énergie et une Patience méthodique aux solutions.D'autres, plus pressés que prudents, font mine d’aller aux extrêmes.Un vent de réforme — une sorte de renaissance — court sur notre enseignement à tous ses degrés et, pour la première fois peut-être, la masse de notre population en est atteinte.Cette passion populaire pour l’éducation est même l'un des signes salutaires de l’époque.Faut-il s’inquiéter des rajustements nécessaires?Ils s’effectuent déjà, dans les programmes et dans les institutions, sans anarchie comme sans hésitations.On modifie l’accessoire, mais on consolide l’essentiel.On réaménage les accidents sans toucher à la substance.On pratique un choix dans le bagage des connaissances humaines, mais on ne veut rien sacrifier de ce qui est humain.Nos institutions, notre Université, notre Séminaire possèdent en eux toutes les puissances de l’adaptation, puisque ce sont les puissances de la vie.Ils ne sont prisonniers d’aucune contingence car jamais ils ne se sont identifiés à ce qui passe; tout leur effort, au contraire, a été de tourner la face des générations vers ce qui est éternel.Cela, rien ne devra jamais le changer! Rien ne pourra jamais le changer! C’est immuable, comme la Vérité.Axée sur le double universalisme des humanités et du Christianisme, l'Université a été et demeure néanmoins le foyer créateur, en même temps que le moyen d’expression, d’une culture nationale canadienne-française.^ . 6 IHUS les mouvements culturels du Canada français sont issus, jusqu ici, presque exclusivement de l’Université, qu’il s’agisse de l'avancement des scences, de la recherche sociologique, de l’essor des lettres et meme d une education populaire encore en germe.Tous les grands mouvements de la survivance ethnique et culturelle, depuis les congrès te.a ‘fT!e îra,,ça,se> la documentation historique jusqu’à la thésaurisation folklorique, ont eu leur origine à l’Université, ou tout au moins ont trouve leurs meilleurs appuis cheZ le personnel universitaire.t est bien la.en effet, le rôle d’une véritable Université ; elle est la manifestation par excellence de la culture d’un peuple.Mais l’Université ne ,>eut etre abandonnée à ses seules forces.La communauté qu’elle inspire doit faire fructifier son oeuvre et l’étendre en l’assimilant.L’Etat comme emanation de cette communauté et comme responsable de son ver'iL '^Ct’mp,,r la tache (lni est !a sienne, de concert avec l’Unis c, ni io a Miration avec elle, et selon les fonctions respectives de leur ordre et de leur liberté.création T"*”0- .g0U,;er,,en,e,lt dl1 Q^bec propose actuellement la on è Un ,mm'Stere as nouveaux.L’office gine's l e^énlrt ÇaiSC Tr™ ^ fidélités ,llaintenues dePui* nos ori-à L frater , f ?" ^ frai*ais d outre-frontières correspond ¦ .\ 7, de 1 élix-Gabriel Marchand, commença la succession ininterrompue des gouvernements libéraux qui ne devait se terminer qu’en août 1936 avec l’arrivée au pouvoir de M.Duplessis.Le jeune Duplessis étudia chez les Pères de Sainte-Croix du College Notre-Dame de la Côte-des-Neiges de Montréal, et il y connut un religieux qui devait plus tard devenir célèbre et auquel il voua un culte profond, le Frère André.Puis, il fit ses études classiques au Séminaire de Trois-Rivières d’où il sortit bachelier ès arts en 1910 et ses études de droit à l’Université de Montréal pour être reçu avocat en 1913.La faculté de droit était alors située rue Saint-Denis et le Premier ministre a rappelé ses souvenirs d’étudiant en droit lors du soixante-quinzième anniversaire de la Faculté en 1953.M.Duplessis connut d’abord une carrière d’avocat très actif à Trois-Rivières.Il se présenta pour la première fois aux élections provinciales de 1923 qui eurent lieu en plein hiver.Cette élection opposait M.Alexandre Taschereau premier ministre à la tête du parti libéral et M.Arthur Sauvé, chef du parti conservateur.On y discuta surtout l’affaire Blanche Garneau, le meurtre d’une jeune fille dont les auteurs, prétendait-on, étaient protégés par le gouvernement.Les élections se terminèrent par une victoire éclatante des Libéraux et le jeune Maurice Duplessis fut défait dans Trois-Rivières par le notaire Ludger-Philippe Mercier.En 1927, il triompha du même adversaire pour être réélu ensuite à chaque élection jusqu’à la dernière où il se présenta en 1956.Il prit rapidement figure de chef de l’Opposition même avant d'en avoir le titre.C’est en 52 octobre 1933 qu’il fut choisi officiellement à Sherbooke comme chef de parti conservateur à la suite d’une intervention spectaculaire d’Armand Lavergne qui, malade, marchant avec des béquilles, monta sur l’estrade et prononça les paroles suivantes: “Duplessis s’est battu.Ouvrez-lui les portes de la gloire et il fera entrer le bonheur et la prospérité pour cette Province”.(L’Evénement, 5 octobre 1933).Dans le Québec, la crise économique avait exaspéré le nationalisme canadien-français traditionnel.On attaquait les puissances économiques presque toujours anglo-saxonnes et on accusait l’administration libérale de les protéger.M.Duplessis reçut en 1935 l’aide de l’Action libérale nationale, formée de jeunes libéraux qui, sous la direction de Paul Gouin, s’étaient détachés de leur parti qu’ils considéraient comme vieilli et stérile.Conservateurs et Libéraux dissidents formèrent une coalition qui, au cours de l’élection de novembre 1935, ébranla le gouvernement Taschereau et permit à une opposition parlementaire très forte de révéler des scandales administratifs.Ce fut le coup décisif porté au régime libéral qui fut renversé aux élections d’août 1936.(Cf.Herbert F.Quinn: “The Role of the Union Nationale Party in Quebec Politics, 1935- 48”, Canadian Journal of Economies and Political Science, XV (1949),pp.523-32.C’est le début d’une nouvelle époque qui, elle-même, s’est terminée en 1960 et dont l’histoire objective ne peut s’écrire maintenant.Cette époque débute par une sorte de prélude, le gouvernement Duplessis de 1936- 39 qui peut être plus facilement objet d’étude impartiale et qui prend fin avec les élections du début de la guerre de 1939.Pourquoi M.Duplessis a-t-il alors précipité des élections?Y était-il obligé?Pourquoi a-t-il été défait?C’est presque déjà un sujet de thèse sur lequel un livre comme The Mackenzie King Record de J.W.Pickersgill apporte déjà un peu de lumière.Puis, M.Duplessis vécut cinq années d’opposition au cours desquelles avec son esprit combatif il fut loin d’être malheureux.Il reprit le pouvoir en 1944 et le conserva jusqu’à sa mort à Schefferville le 7 septembre 1959.Ce sont quinze années d’histoire que partisans et adversaires ont déjà discutées avec passion et qui ne relèvent pas de cette nécrologie ou plutôt de ces quelques notes éparses.Souhaitons que dans vingt-cinq ans environ, un historien compétent et honnête, à l’aide d’abondantes archives bien conservées et bien classées, entreprenne une étude complète de l’homme et aussi de son époque.S’il a du talent, il écrira un des livres les plus passionnants que puisse produire le Canada de langue française.Jean-Charles BONENFANT. In Memoriam “Pour rester fidèle à mes principes, je me suis aliéné les sympathies d’amis précieux dans une lutte électorale, mais j’ai agi sincèrement, honnêtement en respectant ceux qui ne partageaient pas mes sentiments.Si je dois souffrir pour avoir agi ainsi, je suis prêt à marcher même au bûcher, mais je finirais ma carrière politique pour avoir trop aimé le peuple, pour avoir voulu rester trop fidèle à mes compatriotes et à mon passé.J’ai toujours méprisé les luttes de race et refusé de soulever les préjugés nationaux.Je reconnais et je respecte les droits de la majorité dans ce pays autant que je réclame pour la majorité de cette province le droit de se gouverner elle-même dans les limites tracées par notre constitution.Mon idéal national est celui de Cartier-Macdonald.Je suis de l’école de ces deux génies qui ont bâti le Canada économique.” Arthur Sauvé, 23 mai 1919 à la veille d’une élection provinciale "Nous croyons dans le passé comme source d’inspiration pour l’avenir, mais je vous prie de croire que nous sommes fort occupés par le présent.Si le Québec a été surtout connu comme province agricole, le progrès en a fait une puissance industrielle avec laquelle il faut compter.La dualité de culture de cette province au passé historique si riche est devenue un actif pour le Canada tout entier.La coexistence entre Canadiens de langue française et Canadiens de langue anglaise est devenue plus enrichissante chaque jour, plus agréable.Car le Québec ne convoite pas ce que les autres possèdent, mais entend exploiter à fond ses propres ressources et en faire bénéficier par le fait même le reste du Canada.Notre mission est d’assurer la grandeur du Canada et la façon la plus pratique de le faire est d’assurer la grandeur du Québec.” Paul Sauvé, 16 septembre 1958 devant les Comptables agréés Paul Sauvé -1907-1960 Le 2 janvier 1960, Paul Sauvé s’éteignait paisiblement, au milieu de sa famille, dans son foyer de Saint-Eustache, dans cette élégante maison de bois dont les fondations recèlent quelques pièces de l’ancienne demeure de Jean-Olivier Chénier, l’un des héros de ‘37-38.Ainsi se terminait prématurément un chapitre sans autre exemple dans l’histoire politique du Québec, même du pays, un chapitre dont presque toutes les pages ont été écrites pendant plus d’un demi-siècle par un père et un fils qui avaient donné le meilleur d’eux-mêmes au comté des Deux-Montagnes et à la province.Né à Saint-Hermas le 1er octobre 1874, Arthur Sauvé avait débuté dans le journalisme pour embrasser ensuite la carrière politique.Elu député des Deux-Montagnes en 1908, il représenta ce comté à Québec jusqu’en 1930, alors qu'il brigua les suffrages dans une élection fédérale.Il devint ainsi ministre des Postes, célébra le 25e anniversaire de sa vie publique en 1933 puis, deux ans plus tard, fut nommé sénateur pour la division de Rigaud, poste qu’il détint jusqu’à son décès, le 6 53 54 janvier 1944.Il avait été chef de l’Opposition à Québec pendant plusieurs années; la fortune politique n’avait pas souri pendant cette période au parti qu il dirigeait, mais les journaux conservent le souvenir des luttes énergiques qu’il mena inlassablement, et surtout de l’indéfectible attachement dont ses concitoyens firent toujours preuve à son égard.Mais lorsqu'il quitta l’arène provinciale en 1930, Arthur Sauvé avait un successeur tout désigné: son fils, Paul, et celui-ci devait non seulement lui succéder, mais représenter le comté des Deux-Montagnes pendant près de trente années consécutives, à l’exception d’une seule session.C est ainsi qu a eux seuls, le père et le fils furent députés du même comté pendant cinquante-deux ans, et si l’on ajoute à ce chiffre les années au cours desquelles Arthur Sauvé représenta Deux-Montagnes à Ottawa et sa carrière au Sénat, on obtient un total de soixante-six ans de loyaux services, un fait sans précédent dans nos annales politiques.C’est dans l’historique village de Saint-Benoit, le 24 mars 1907, que naquit Paul Sauvé.Il fréquenta l'école paroissiale, puis le Séminaire de Ste-Thérèse-de-Blainville avant de s’inscrire au Collège Sainte-Marie de Montréal.L Université de la métropole lui décernait son diplôme d’avocat en 1930.Le 4 novembre de la même année, il était élu député des Deux-Montagnes.Son éloquence, son intelligence aussi équilibrée que bien meublée, sa logique fondée sur un lumineux bon sens attira immédiatement l’attention de ses collègues et, dès 1936, on lui confiait les hautes fonctions de président de l’Assemblée législative.Il n’avait encore que 29 ans.Il faisait partie de 1 année de reserve depuis 1931 lorsque la guerre éclata.De lieutenant, il fut promu capitaine en 1940 lors de l’organisation du 2e bataillon des Fusiliers Mont-Royal, puis nommé la même année commandant de compagnie au Centre de Sorel.En 1941, on lui confiait, avec le major Francoeur, l’organisation de l’Ecole d’oflficiers et de sous-officiers de St-Hyacinthe puis, l’année suivante, il contribuait à la mise sur pied du Centre d’instruction avancée de Farnham.Deux mois plus tard, il était promu major, second en commandement et instructeur-chef a Karnham.S'étant qualifié comme officier d’état-major a Kingston en 1943, il partit pour l’Angleterre où il obtint d’être attaché aux husiliers Mont-Royal.Promu second en commandement en février 1944, on lui confia la responsabilité de diriger le débarquement du régiment sur les plages de Normandie.Quelques mois plus tard, il prenait le commandement des Fusiliers avec le grade de lieutenant-colonel pendant les combats de la forêt de la Londe.Il dirigea son régiment à travers la France, la Belgique et la Hollande.Sa bravoure sur les champs de bataille lui valut plusieurs décorations, dont la Croix de Guerre française avec étoile de vermeil, la Médaille d’efficacité et une dizaine de décorations de service.En 1947, le Gouvernement canadien reconnaissait ses mérites en le nommant brigadier et en lui confiant le commandement de la 10e brigade d’infanterie de réserve.Après un stade de trois ans à ce poste, il était inscrit sur la liste des officiers de réserve.L’élection de 1944 était survenue alors qu’il participait aux journées les plus meurtrières de la bataille de Normandie et, en son absence, la population des Deux-Montagnes n’hésita pas à lui renouveler son mandat de député.Rentré d’Europe au moment où les armées alliées achevaient d’occuper l’Allemagne, Paul Sauvé s’empressa de reprendre à l’Assemblée législative.Peu après, le premier ministre lui offrait le portefeuille du nouveau ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse.Ce ministère se voyait confier des tâches de première importance : celle d’aider la génération montante à préparer son avenir en lui permettant, au moyen de l’enseignement spécialisé, d’accéder aux différents paliers de la vie industrielle par l’apprentissage des techniques et des métiers; celle de rééduquer la jeunesse délinquante ou en danger moral pour lui donner l’occasion de reprendre dans la société la place qui lui revient ; enfin, celle d’administrer les grandes mesures sociales suivantes: pensions de vieillesse, pensions aux aveugles et allocations aux mères nécessiteuses.Aux pensions de vieillesse allaient être substituées les allocations d’assistance-vieillesse, et une nouvelle mesure, celle des pensions aux invalides, devait s'ajouter aux précédentes.Enfin, le 1er avril 1957, il acceptait une responsabilité additionnelle: l’administration de toutes les prestations d’assistance publique, sauf celles se rapportant à l'hospitalisation ou ayant un caractère médical.A ce dernier moment, le budget du ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse atteignait $115 millions par année.Il serait superflu de résumer ici les pas de géant que connurent l’Enseignement spécialisé et le bien-être social pendant la période qui s’écoula depuis 1946 jusqu’à 1960.Le souvenir en est tout frais à notre mémoire.Soulignons que les L niversités Bishop, de Lennoxville, et Laval, de Québec, lui décernèrent des doctorats “honoris causa” en droit afin de reconnaître les éminents services qu’il avait rendus à la cause de l’enseignement : floraison d’une soixantaine d’instituts de technologie et d’écoles de métiers, institution d’un vaste système de prêts-bourses à l’intention des étudiants, adoption d’une législation propre à effacer le stigmate qui, jusque là, marquait le front de la jeunesse délin- 56 quante, transmutation des anciennes écoles de réforme en écoles de protection, etc., etc.Au cours de la session de 1958-59, le ministère du Bien-Etre social et de la Jeunesse s’était tellement développé qu’il fut scindé en deux unités distinctes, au point de vue administratif, mais Paul Sauvé assuma la direction des deux ministères.Puis survint septembre 1959.Le jour de la Fête du Travail, le premier ministre, l’honorable Maurice-L.Duplessis, décédait dans les solitudes de l’Ungava.Quelque jours plus tard, Paul Sauvé était désigné par ses collègues pour lui succéder.Survint alors une courte période qui passera à l’histoire sous le titre des “cent jours de Paul Sauvé’’.Les initiatives que prit le nouveau premier ministre à un rythme inconnu jusqu’alors, la transfusion de dynamisme qu’il apporta à l’administration, les attitudes courageuses qu’il adopta en de nombreux domaines jusqu’alors litigieux, l’énergie indomptable dont il fit preuve devant les problèmes qui se posaient simultanément à son attention, l’ardeur fulgurante avec laquelle il se mit au travail le hissèrent sur un piédestal qui constitua une sorte de plaque tournante dans l’histoire politique du Québec.C’est ce piédestal qui s’effondra, le matin du 2 janvier 1960, dans un foyer encore tout vibrant des joies sincères du nouvel an.De tous les coins du pays, la stupeur s’exprima dans un même cri: non seulement le Québec, mais le Canada tout entier venait de subir une lourde perte.Jamais peut-être des regrets ne s’étaient exprimés de façon aussi unanime.C’est à l’Histoire qu'il appartiendra d’évaluer la portée politique des “cent jours de Paul Sauvé”. Présidents, Bourse de Montréal, 1874-1959 Far JEAN-JACQUES LEFEBVRE 1 Archives Judiciaires - Montréal MacDOUGALL, Donald Lorn (2).1874-1883 BURNETT, James (3) .1883-1894 MacDOUGALL, Hartland St-Clair (4) .1894-1895 1897-1899 FORGET, Louis-Joseph (5) .1895-1897 MILLER, William Robert (6) .1899-1901 SMITHERS, George Hampden (7) .1901-1902 MEREDITH, Charles (8) .1902-1905 WILSON, Andrew Alexander (9) .1905-1907 FORGET, sir Rodolphe (10) .1907-1909 TURPIN, William James (11) .1909-1911 STRATHY, Henry Gordon (12) .1911-1912 PANGMAN, John James (13) .1912-1914 MacDOUGALL, Hartland Brydges (14) .1914-1915 McDougall, Purvis (15) .1915-1918 SMITH, Edgar Maurice (16) .1918-1920 1923-1930 GARLAND, Collins Simpson (17) .1920-1922 EKERS, Henry Austin (18) .1922-1923 MATHEWSON, Frank Stanton (19) .1930-1931 LUTHER, Walter Edward Julius (20) .1931-1932 BEAUBIEN, Louis de Gaspé (21) .1932-1934 McMASTER, Douglas Stuart (22) .1934-1935 CHILD, Harold Josiah (23) .1935-1937 McKENNA, Joseph Ernest (24) .1937-1938 JOHNSTON, Grant (25) .1938-1940 ALLAN, Raymond (26) .1940-1942 1946-1948 BEAUBIEN, Andrew Stuart (27) .1942-1944 PATERSON, Hartland Macdougall (28).1944-1946 FORGET, Jacques (29) .1948-1951 McARTHUR, Franklin George (30) .1951-1953 WEIR, James Buchanan (31) .1953-1954 McATEER, Ernest Henry (32) .1954-1956 NORMAN, Henry Gordon (33) .1956- 57 58 1 — Constituée, Québec, loi du 28 janvier 1874 (37, Victoria, 54).2—Donald Lorn MacDOUGALL (1809-1883), l’un des membres constituants de la Bourse en 1874.Marié à Montréal en 1857 à Lucy Boston, née en 1831, fille de John Boston, avocat, et shérif de Montréal (sur J.Boston, voir B.R.H., avril 1923, p.111).3 — James BURNETT (1835-1894) membre constituant, 1874.Marié à Montréal en 1872 à Mary Williamson Findlater.V.plus loin note (13) sur son gendre, J.J.Pangman.4 — Hart land St-Clair MacDOUGALL (1840-1917), membre constituant, 1874.Marié à Montréal en 1867 à Elizabeth Adélaïde Smith.5 — Louis-Joseph FORGET (1853-1911).Natif de Terrebonne.Marié a Montréal en 1876 à Hermine Raymond (1859-1925).Président 1892, Montreal Street Railway (premiers transports en commun à l’électricité).Président, 1895, Cie de Navigation Richelieu et Ontario (aujourd’hui Canada Steamships).Sénateur en 18%.Voir Madame b rancoeur, Trente ans rue Saint-François-Xavier, Montréal, 1928.6—William Robert MILLER (/?.1864-1911).Né à Londonderry, Irlande (H.J.Morgan, Can.Men and Women of the Time 1912).Marié en 1888 à Harriett Frottingham.7 — George Hampden SMITHERS (fl.1870-1911).Natif de Brooklin, New York.Fils de C.S.Smithers, qui fut président de la Banque de Montréal.Marié en 1890 à Frances Clark.(H.J.Morgan, op- cit.) Associé de la Maison James Burnett, puis président, à la mort de son fondateur en 1894.8 — Charles MEREDITH (1855-1928).Né à London, Ontario.Marié à Montréal en 1893 a Elspeth Hudson Angus (H.J.Morgan, op.cit.).9 — Andrew Alexander WILSON (1857-1947).Né à Montréal.Fils d’Andrew Wilson (1809-1879), propriétaire du quotidien montréalais The Herald, et d’Esther Matthews.Marié à Montréal en 1883 à Sarah Robinson.Nonagénaire à sa mort.10—Sir Rodolphe FORGF.T (1861-1919).Neveu de L.-J.Forget, précité.Né a Terrebonne, fils de David Forget, avocat, et d’Angèle Limoges.Marié à Montréal en 1885, à Alexandre Tourville, 18631891 ; b) en 1894, à Blanche MacDonald (1872-1958).Membre de la Bourse, 1890.Associé de T.W.McNulty, et continuateur, 1907, de la Maison L.-J.Forget; succursale à Paris en 1907; fondateur de la Banque internationale, 1911 ; président de la Cie de Navigation Richelieu et Ontario (devenue Canada Steamships) ; président Can.Car Foundry Company; Quebec Railway, Light Heat and Power; Eastern Can.Steel and Iron Works.Député de Charlevoix à la Chambre des Communes, 1904-1916.Son gendre, Pierre-François Casgrain (1886- 59 1950) marié en 1916 à sa fille unique, Thérèse Forget, plus tard juge à la Cour supérieure, lui succéda comme député de Charlevoix en 1917.Lieutenant-colonel honoraire du 65e, Carabiniers Mont-Royal.Bienfaiteur de l’Hôpital Notre-Dame de Montréal.(Voir J.J.Morgan, op.cit, 1912).H William James TURPIN (1860-1919).Marié à Montréal en 1883 à Jessie Boyd.12 —Henry Gordon STRATH Y (fl.1846-1912).Né à Kingston, Ontario, en 1846, (H.J.Morgan, op.cit.1912, p.1071).Membre de la Bourse, 1871.Marié, 1872, a Amélie-Louise de Boucherville, fille de Georges de Boucherville, le greffier du Conseil législatif de la P.de Q.et l’auteur de f ne de perdue, deux de retrouvées.13 —John James McTier PANGMAN (fl.1865-1915).Né à Mas-couche (H.J.Morgan, op.cit.,) fils de John Pangman (1808-1867), seigneur de Lachenaie et conseiller législatif en 1837, et de Georgianna Robertson.Marié à Montréal en 1899, à Mabel Burnett, fille de James Burnett, précité, (v.note 3).Associé de G.H.Smithers, sous la raison sociale de James Burnett and Company.14 — Hartland Brydges MacDOUGALL, né à Montréal en 1876, fils de George Campbell MacDougall, courtier, et de Grace Brydges.Marié à Montréal en 1899 à Edith Reford.15 — Purvis McDOUGALL.Né en 1869 (b.à Montréal), fils de David McDougall, marchand, des Forges Saint-Maurice, près de Trois-Rivières, et d'Alice Linton.Marié à Montréal en 1903 à Ida Lawson.16 —Edgar Maurice SMITH (fl.1872-1930).Natif de Phillips-Intrg (Missisquoi), P.O.(H.J.Morgan, op.cit., 1912).F'ils d’F'dgar Russell Smith, propriétaire du A 'ries, de Saint-Jean d’Iberville, et de Phoebe Howard.Marié à Montréal en 1894 à Hélène Richmond Day.Membre de la Bourse, 1906.Editeur de la Metropolitan Montreal; The Annual Can.Financial Revue; Auteur de Aneroestes The Gaul, roman, 1898.E.M.Smith, premier président (1926) du Montreal Curb Market (Curb, la Corbeille, à Paris, me dit-on), remplit le plus long mandat comme président de la Bourse, soit neuf années, en particulier, pendant l'inoubliable mois d’octobre 1929.17 — Collins Simpson GARLAND (1864-1923) né en Angleterre.Il était un neveu de sir George Simpson, le gouverneur de la Compagnie de la Baie d’Hudson.Marié à Marjorie Root.Elu membre de la Bourse, 1898.18 — Henry Austin EKERS.Né à Montréal 1887.F'ils d’Elizabeth McCleary et de Henry Archer Ekers (1855-1927), brasseur, qui fut maire de Montréal en 1906-1908.(Sur celui-ci, voir J.-C.Lamothe, 60 Histoire de la Corporation de Montréal, 1903, p.370).Il épousa avant 1920, Marguerite Beaubien, sœur, sauf de rectification, de l'un de ses successeurs L.d.G.Beaubien (Note 21).19— Frank Stanton MATHEWSON, lieutenant-colonel.Marié à Montréal en 1920, à Hilda Ward Merrett.20— Walter Edward Julius LUTHER (1880-1932).Natif de New York?Etabli à Montréal vers 1905.Marié à New York?Etabli à Montréal vers 1905.Marié à New York?avant 1905, à Ora Lenz.Décédé à Montréal.21 — Louis de Gaspé BEAUBIEN (1867-1939).Né à Montréal, fils de Louis Trottier Beaubien (1837-1915), qui fut ministre de l’Agriculture de la P.de Q„ (1891-1896), et de Lauretta Stuart (1844-1936) (voir C.Tanguay, Dictionnaire généalogique.VII, pp.361-2.Petit-fils du docteur Pierre Beaubien, qui fut député de Montréal en 1843 et de Chambly en 1848, et par sa mère, de sir Andrew Stuart, juge en chef de la P.de Q., en 1885.Marié à Montréal en 1899 à Justine Lacoste, fille de sir Alexandre Lacoste, aussi juge en chef (1891) de la Province, et fondatrice de l’Hôpital Sainte-Justine de Montréal.22 —Douglas Stuart McMASTER.Né à Montréal en 1894, fils de William McMaster et de Lucy Green ; a épousé en 1918 Ruth Randolph.Associé de O’Brien et Williams, 1919; et de Holt, McMaster & Rankin, 1931 ; président du Montréal Curb Market en 1942.23 Harold Tosiah CHILD (fl.1890-1934).Marié à Montréal en 1912 à Gwendolyn Hadley.Aussi président du Montreal Curb Market, 1935-1937.24 —Joseph Ernest McKENNA, lieutenant-colonel.Né à Montréal en 1889, fils de William McKenna, marchand, et de Theresa Brennan.Président, également en 1937-‘38, du Montreal Curb Market.25 — Grant JOHNSTON.Né à Montréal en 1886.Marié à Montréal en 1914 à Jean Pollock.Président du Montreal Curb Market, 1934‘38; 1941-‘42 ; 1945-‘46.26 Raymond ALLAN (1892-1900), de la maison Greenshield and Company.Fils de Ralph Allan (1856-1942), et de Martha Houston, Président du Montreal Curb Market, 1938-1939.27 —Andrew Stuart BEAUBIEN.Né à Outremont, Montréal, en 1900.(V.Biographies françaises d’Amérique, 1950).Fils de Joseph Beaubien (1865-1949), premier maire d’Outremont, et de Joséphine Larue, fille du docteur Hubert Larue, médecin et écrivain de Québec.Marié à Montréal en 1929 à Jeanne Brassard, fille du juge Arthur Brassard (1871-1934) de la Cour supérieure.Neveu de L.-G.Beaubien, précité, (note 21).Associé de la maison L.-G.Beaubien et Cie, dont son 61 beau-frère, Gerald-George Ryan, est le président {Biographies françaises d'Amérique, op.cit.).“k -— Hartland MacDougall PATERSON.Né à Montréal en 1898.Fils d'Alexander et d’Isabelle Paterson.Marié à Montréal en 1929 à Jean Irvine Kennedy.29 Jacques FORGET, fils de sir Rodolphe Forget, précité (v.note 10).Né à Montréal en 1907.Marié à Outremont en 1931 à Claire Robichon.Membre de la Maison Forget et Forget (1929).Président (1954) Canadian Stock Exchange (ancien Montreal Curb Market).3() —Franklin George McARTHUR.Natif de Windsor, Ontario.Marié en 1933 a Ruth Keeler Ferris.Président, Montreal Curb Market, 1948-1950.31—James Buchanan WEIR.Né à Montréal 1906, fils de Francis Henry Weir, courtier, et d’Alice Buchanan.Marié à Montréal en 1950 à Aline Lafleur.Président, 1952, Montreal Curb Market.32 Ernest Henry McATEER.Marié à Montréal le 5 octobre 1940 à Alice Muriel Kirkpatrick.33 — Henry Gordon NORMAN.Né à Londres, Angleterre, 1890.Etudes à Londres et à l’Université d’Alberta, comptable agréé, 1914.Marié à Muriel Hill.Associé, Price Waterhouse à Philadelphie.Conseiller, ministère de la Défense, 1940.Ambassadeur du Canada au Vénézué-la, 1952; consul général du Canada à New-York, 1955.Président de la Bourse de Montréal depuis 1956.1 Liste et mandats, Secrétariat de la Bourse.Disposition, annotations biographiques et communication de J.-J.Lefebvre. Document inédit ACTE DE NAISSANCE DE JEAN TALON (Qiti jusqu'ici était resté inconnu) "Le Ville jour dumois [Janvier\ 1626 fut baptisé JEHAN, fils de Mre Philyppe Jalon et Anne de Burry sa femme, le parrain Me Jehan Guillaume, chanoine de VEstienne, la Moraine Anne de Bar.1 ‘Arch.mun.Châlons, GG 105, fol.86, Notre-Dame.Obligeance de M René Gandilhon, Archives de la Marne et de la Province de Champagne.62 Questions Quel a été le premier homme politique canadien à se faire photographier." Je ne dis pas portraiturer, mais bien photographier.N.O.A.R.LAURIER (Wilfrid).Les jointures et les photos le représentant.Combien existe-t-il de peintures représentant Laurier?Sait-on combien de fois Laurier s'est fait "tirer” chez le photographe?Victoria de Victoriaville.LAURIER (Wilfrid).— On me dit que Laurier écrivait beaucoup de lettres de sa main.A-t-on relevé combien il en reste en manuscrit?Victoria de Victoriaville.1 RA\ ERSE DE LEVIS.— Existe-t-il des ouvrages sur la traverse entre Québec et Lévis?REPONSE.— Nous connaissons au moins un ouvrage de M.Pierre-Georges Roy, qui a pour titre Lu Traverse entre Québec et Levis.L ouvrage est épuisé depuis longtemps déjà.L’Editeur ¦ LOTERIES.Les loteries du curé Labelle.Combien de loteries le curé Labelle a-t-il organisée?Qu’ont-elles rapporté?Furent-elles interdites ou disparurent-elles d’elles-mêmes?Jéromien EDI FIONS DES RELA1 IONS.— Où peut-on consulter les éditions originales des Relations des Jésuites à Québec et à Montréal?Tiflis REPONSE.— A Québec, à la Bibliothèque de l’Université Laval qui en renferme une collection presque complète.Egalement aux Archives de la Province.A Montréal : à la Bibliothèque Saint-Sulpice, à la Bibliothèque de la Ville de Montréal et au Collège Sainte-Marie.M.Daviault à Berthierville, en possède une série assez considérable.L’Editeur.63 LE GOUVERNEMENT DE LA PROVINCE DE QUEBEC Met à la disposition de ceux qui veulent se rendre plus familiers avec 1 histoire de leur pays un service de renseignements inépuisables: Les Archives de la Province de Québec I rop de gens croient que les Archives ne servent qu'aux auteurs ou à ceux qui veulent le devenir.C'est là une erreur trop répandue, malheureusement.Les Archives de la Province de Québec se composent, il est vrai, de milliers et de milliers de pièces manuscrites.Mais, en outre des archives manuscrites proprement dites, ce département met à la disposition de tous ceux qui veulent travailler ou s’instruire, une bibliothèque canadienne de plusieurs milliers de volumes et de brochures.En outre, des milliers de dossiers sur les hommes et les choses canadiennes sont à la disposition des chercheurs et des étudiants.Un personnel spécialisé, attentif et bien disposé est toujours prêt à aider ceux qui veulent consulter les Archives.Le service est absolument gratuit.On peut travailler aux Archives de neuf heures du matin à cinq heures de l’après-midi.ARCHIVES DE LA PROVINCE PARC DES CHAMPS DE BATAILLES QUÉBEC
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