Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 avril 1966, avril
Vol.68 Lévis — Avril-Mai-Juin 1966 No 2 No 718 LE BULLETIN DES Recherches " .REVUE D'ARCHEOLOGIE, D'HISTOIRE, DE BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC.DIRECTEUR ANTOINE ROY T 888 Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe Ministère des Postes, Ottawa.969923 LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Prix de l'abonnement: $5.00 par année DIRECTION ET ADMINISTRATION 2050, Saint-Cyrille Ouest, QUÉBEC SOMMAIRE Avril - Mai - Juin 1 966 Pages JEAN-JACQUES LEFEBVRE.— Grace (de Repentigny) Metal ious (1924-19641, l’auteur de “Peyton Place” de proche origine canadienne-française ?.ANTONIO DROLET.— Les conditions de vie d’un “engagé” du seigneur Taschereau .LEON POULIOT ,s.j.— La contribution du P.Paul Le Jeune aux Relations des Jésuites de 1650 à 1663 (suite).JEAN-JACQUES LEFEBVRE.— Bâtonniers du Barreau de Québec.1937-1966 .PHILIPPE CONSTANT.— Le sénateur Pierre Fortin (1823-1888), son ascendance — scs alliés .Mme PAUL DUCHESNEAU.— Présidents-généraux de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec.1842 à 1966.DOCUMENTS Concession pour les sauvages de Sillery.2 août 1646.Lettre de Denon ville à Arnoul.11 9brc 1685.67 71 77 86 87 97 99 102 Réflexions sur l’Etat actuel des possessions de la France aux Indes Orientales et Occidentales relativement à la paix.1762.106 G.B.Faribault.Journal des troubles de 1837-38.112 JEAN-JACQUES LEFEBVRE.— John Yule (1812-1886), avocat, coseigneur de Chambly .116 QUESTIONS.117 F LE BULLETIN des Recherches " .Vol.68 Lévis — Avril-Mai-Juin 1966 No 2 Grace [de Repentigny] Metalious (1924-1964) l'auteur de "Peyton Place" de proche origine canadienne-française ?Par Jean-Jacques Lefebvre Archiviste en chef, Cour Supérieure, Montréal En 1961 un film était lancé en première sur tous les écrans des salles de cinéma d’Amérique avec le battage publicitaire ordinaire.Il avait pour titre, Peyton Place.Le générique indiquait qu’il était inspiré du roman du même titre dont l’auteur avait nom: GRACE METALIOUS.D’une affabulation chargée d’horreurs, au sens de plusieurs, mais très joliment tourné, le film avait pour fond de scène l’une de ces petites villes du New-Hampshire, ou du Vermont, si proprettes, comme on les voit à la frontière du Québec.Fin de 1965 ou janvier de cette année, je voyais au tourniquet des livres de poche d’un marchand de tabac, non plus le roman lui-même, mais une biographie de l’auteur, The Girl from “Peyton Place” by George Metalious et Jane O’Shea | Dell Publishing, New-Y.ork, 190 pp.j.Avec l’habitude de me reporter aussitôt aux premiers chapitres d’un ouvrage biographique qui indique invariablement les données de l’état civil essentielles, ma surprise ne 67 992 68 fut pas mince de découvrir que le nom de l'auteur du roman célèbre, dont on avait tiré le film non moins fameux, était Grace de Repentigny et Metalious, son nom de mariage.Il n’en fallait pas plus pour faire suivre un exemplaire du pocketbook, que je dévorai littéralement le soir même.Résumons brièvement quelques données d’état civil extraites de l’ouvrage biographique précité.Grace de Repentigny était née à Manchester, New-Hampshire, le 8 septembre 1924 du mariage d’Alfred de Repentigny et de Laurette Royer, La mère de celle-ci, pas plus amplement désignée, mourut dans un hospice de vieillards de New-York, vers 1945.Grace avait une soeur unique, sa cadette de trois ans, Doris, familièrement Bunny, qui se maria vers 1946 et divorça plus tard.La grand’mère paternelle de l’auteur — mère d’Alfred de Repentigny, qui avait une soeur “Géorgie” — mourut en 1962, sans indication de lieu et de patronyme originel.Selon les biographes, elle avait épousé un ancien comte français ( 1).Quant à la mère de l’auteur, née Royer, elle était issue d’une famille de cultivateurs canadiens.Avant que ses parents ne divorcent, Grace grandit à Manchester, rue Hanover.Sortie de l’école secondaire en 1942, son mariage à George Metalious, de Manchester, d’origine grecque, fut célébré au presbytère de l’église Saint-Joseph de Manchester en février 1943.Ils eurent trois enfants, Marsha, Christopher et Cynthia, celle-ci née à Durham, New-Hampshire, en 1949.L’auteur commença à écrire en 1950.C’est pendant que le mari était professeur à Laconia, N.H., et qu’ils habitaient le bourg voisin de Gilmanton, que l’ouvrage, qui devait rendre Grace si célèbre, Peyton Place, fut terminé.L’agent littéraire, qui plaça l’ouvrage aux éditeurs Messner, de New-Y.ork, avait nom Jacques Chambrun.Selon les auteurs de la biographie, l’ouvrage publié et lancé en 1956, se vendit à 100.000 exemplaires en un mois.Le film tiré de Peyton Place, tourné à la Twentieth Century Fox, dont la première eut lieu à Camden, Maine, en 1961, fit bientôt le tour des Amériques.Selon les auteurs de la biographie toujours, l’ouvrage se vendit, dans l’édition sous cartonnage, à 300.000 (1) Passim, p.17. exemplaires (2) et en livre de poche, à 9 millions et demi exemplaires.11 a été traduit en plus de dix langues, dont le rançais, cette dernière édition, inconnue du soussigné.Grace Metalious est encore l’auteur de ‘‘Return’’ of Peyton Place, dont l’édition en livre de poche, selon ses biographes a ete tire a quatre millions et demi d’exemplaires Un troisième ouvrage, The Tight White Collar, en fait le premier ouvrage que l’auteur écrivit, 1951, et auquel elle attachait le plus de prix, suivit en 1960.Enfin le dernier, ° Adam in Eden, publié en 1961, a pour héros Armand Bergeron, sa femme Monique, une Henriette et une Angélique, et Etienne de Montigny.C’est une charge contre les familles constituées de veuves et de divorcées, où manquent les hommes.i i Divorcée en 1957, Grace se remaria à Baltimore, Maryland, en février 1958 avec Thomas J.Martin.Cette nouvelle union dura moins de trois ans.En octobre 1961, elle se remariait avec son premier époux, George Metalious.La fille ainee de Grace de Repentigny, Marsha, épousa vers 1962 Edward Dupuis, dont un fils, William Edward Dupuis (3) Grace de Repentigny-Metalious mourut dans un hôtel de Boston le 25 février 1964.Elle a été inhumée à Gilmanton N.H.Peut-être ces données succintes inviteront-elles nos amis et chercheurs franco-américains à compléter l’état civil d’un auteur, dont le moins que l’on puisse dire, fort célèbre ?Cet article venait d être terminé quand m’arrivèrent de mes correspondants de Manchester, les précisions suivantes: Grace, née le 8 septembre 1924, a été baptisée à l’église Saint-Georges de Manchester.Son père était imprimeur.C’est a la même paroisse de Saint-Georges — et non de Saint-Joseph que son mariage a été célébré.Le père de son mari, Theophane M.était natif de Grèce; sa mère, Lena Klardie de Hollande.Quant aux ProPres parents de Grace, c’est encore à I église Saint-Georges de Manchester que leur mariage fut célébré en 1924.Le père, Alfred De Repentigny était fils de Jean De Repentigny et de Florence Marcotte, et Loretta Royer est fille de Jean-B.Royer et d’Aglaé Péloquin.Livrons cela aux amateurs de généalogie.Jean-Jacques Lefebvre (2) Passim, p.115.(3) Passim, p.176. VIENT DE PARAITRE AUX EDITIONS FIDES LES CANADIENS D’AUTREFOIS Tome II par Robert de Roquebrune M.Robert de Roquebrune continue, dans ce second tome de “Les Canadiens d’autrefois”, édité à Fides, de nous parler des personnes et des événements de nos commencements.Aux Archives nationales, à Paris, depuis de nombreuses années, M.de Roquebrune est en mesure de puiser aux meilleures sources historiques, manuscrites et imprimées.L’auteur raconte bien.Le chapitre qui traite du langage, de la prononciation et de l’orthographe des noms, par exemple, éclaire certains points onomastiques.Des gens changeaient parfois de noms, ou bien pour des raisons personnelles les transformaient.Ce qui oblige souvent les historiens à des recherches fastidieuses.“Une quantité de noms canadiens ont ainsi subi une transformation si totale qu’il est parfois impossible de retrouver les filiations, écrit M.de Roquebrune.Par exemple les Guyon ont été changés en Dion et Dionne, lesquels sont parfois devenus les Yon et des Yong.Comment retrouver les Guyon primitifs sous ces travestissements ?” Les fidèles lecteurs de M.de Roquebrune aimeront la suite de ces “canadiens d’autrefois”, toujours aussi intéressants pour qui veut connaître l’histoire du Canada.Les Canadiens d'autrefois, tome II, est en vente dans toutes les bonnes librairies et à Fides, 245 est, boulevard Dorchester, Montréal.«i m 70 Les conditions de vie d'un "engagé" du seigneur Taschereau Par Antonio DROLET Bibliothécaire en chef Archives du Québec L’“homme engagé”, ou r“engagé” tout simplement, est un personnage traditionnel dans le milieu rural québécois, et plusieurs romanciers lui ont fait une place, et souvent très honorable, dans leurs oeuvres, à partir de Philippe-Aubert de Gaspé, en passant par Antoine Gérin-Lajoie, Adjutor Rivard, Damase Potvin, Georges Bouchard, pour n’en mentionner que quelques-uns.Il ne manque pas de figurer dans Maria Chapde-laine.On lui donne d’ordinaire une personnalité fort pittoresque, sous un aspect bonhomme, une fidélité de bon chien, apparemment sans soucis et plutôt désintéressé.Cependant, il y a un autre côté à son portrait qu’il n’est pas du ressort des romanciers de nous faire connaître, et c’est celui qui touche à sa vie matérielle.Comment, en dehors des romans, l’“hom-me engagé” réussissait-il à vivre, sans “terre” à lui, avec un travail très souvent saisonnier, et rémunéré plus ou moins largement, c’est-à-dire, plutôt moins que plus, au temps où l’argent était “rare”.En homme d’ordre et bon administrateur de ses biens — éloge qu’on fit de lui après sa mort — le seigneur de Sainte-Marie-de-la-Beauce, Pierre-Elzéar Taschereau, qui vécut de 1804 à 1845, tenait des comptes journaliers fidèles et méticuleux.L’un de ses carnets de comptes nous permet maintenant de pénétrer dans le détail de la vie matérielle d’un ‘‘homme engagé" de l’époque 1830.Le 11 avril 1833, Pierre-Elzéar Taschereau faisait l’entrée suivante dans son carnet de comptes: “Laberge est entré à mon service le 11 avril (1833) au matin à 30 ch.par mois, il se nourrit, Je le loge et le chauffe et lui donne une vache l’été.” Les conditions d’engagement sont bien déterminées — et tout le long des pages du carnet, nous retrouvons la même exactitude et la même précision qui nous permettent de con- 71 72 naître non seulement les détails des paiements du salaire mais aussi nombre de renseignements sur les conditions de vie de \'“engagé” du seigneur Taschereau.Le paiement des gages se faisait aussi bien en argent qu’en nature et.comme nous le verrons plus loin, beaucoup plus souvent suivant le dernier mode.Voici, à titre d’échantillons, quelques-unes des inscriptions du livre de compte de Pierre-Elzéar Taschereau au sujet de Laberge: 1834 Juin 14 do.17 do.18 26 Juillet 1er Brought forward Vi q.de farine à sa femme pr acheter du fil pr son surtout Laberge a gardé sur mon argent à Québec gardé sur mon argent à Québec Vi de farine L chelins deniers 5 4 m 0 7 6 0 0 5 0 1 1 0 0 3 0 7 6 Et ainsi de suite, pendant des pages, pour une première année de travail (1833-34), alors que le compte est mis à date de la façon suivante: 29 déc.montant de ses gages il a eu 19 416 9Vi 18 0 0 1834 Avril 18 1 0 0 4V2 9Yt balance de l’autre part 9Vi Cette dernière entrée montrerait que Laberge chômait durant les mois d hiver — de décembre à avril.Elle montre aussi ce fait qu’après 8 mois d’engagement, Laberge est en dette envers son employeur, qui lui a fait une avance de 1 £ 4’/2 chelins 9h deniers.Les entrées au sujet de Laberge continuent jusqu au 27 janvier 1835, alors que le total des paiements faits a son compte s’établit à 18 £ 18 chelins 2’/2 deniers pour une période de huit mois — d’avril à décembre 1835, la période d emploi. 73 Entre temps, Laberge a été malade le 10 mai 1835; le 15 septembre, il s'est acheté un poêle au coût de 1 £.Si le seigneur Taschereau tenait ses comptes dans un cahier» de son côtéjf Laberge tenait les siens, dans sa mémoire sans doute, et il obtient en novembre 1835, un remboursement d'un chelin pour la raison suivante: “Je dois à Laberge 1 ch.qu’il dit avoir dépensé pour passage le 9 nov.1833 pour St-Henry.” H s agit du pont à péage sur l’Etchemin, et il est question de ces frais de “passage” à quelques reprises.Les gages de Laberge et leur emploi D'après les conditions d’engagement, on peut évaluer le salaire de Laberge.pour 8 mois, à approximativement $90.00 (18 livres), plus le logis, le chauffage et “une vache l’été'’, dont il pouvait tirer non seulement du lait pour la consommation journalière, mais probablement aussi une certaine quantité de beurre pour la provision d’hiver.Ce qui est le plus intéressant, c’est de connaître l’usage que Laberge faisait de ses gages, et la minutie des notes du seigneur Taschereau ne nous laisse pas ignorer les détails du budget domestique de son serviteur.Tout d'abord, Laberge ne reçoit qu’une petite partie de ses gages en argent sonnant — soit en tout, pour une année 2 £ 2 ch., 1 denier (environ $10.00), en divers versements, dont le plus élevé est de 10 chelins.Le reste est versé en effets — aliments, vêtements, et “frais de passage” sur le pont de Saint-Henry, lors de déplacements pour aller et venir à Lévis et à Québec, pour le compte de Laberge, car, nous l’avons vu plus haut, le seigneur remboursait les “passages”, lorsqu’il s’agissait de déplacements pour son service.Ce mode de paiement en “nature” s’explique sans doute par les coutumes du temps, la situation du seigneur-patron, qui pouvait fournir directement certains articles (il mentionne une fois “mes mitaines”), au lieu de payer en argent, et peut-être aussi, lorsqu’il ne s’agit pas de choses qu’il fournit lui-même, d’une sorte de paternalime bien entendu, par lequel il veillait à ce que l’argent versé à son employé fut employé à fins utiles.Quoi qu’il en soit de ces diverses condi- 74 tions, la precision des comptes tenus par Pierre-Elzéar Taschereau nous est bien utile pour établir comment et de quoi vivait un homme engagé, ainsi que sa famille, à l’époque des années 1833 à 3 835.Les frais de nourriture Comme on peut s’y attendre, les aliments contribuent pour la plus grande partie des dépenses, soit 10 £ 10 chelins, par année.La farine apparaît comme l'aliment de base: c’est l’époque du “pain de ménage” cuit dans chaque famille, c’est ce qui explique la quantité considérable de farine dépensée en une année — soit 11 quintaux (x) ou 1,100 livres, pour une somme de 10 £, 1 ch., à des prix variant de 15 à 17 chelins 6 deniers le quintal.Les légumes ne sont représentés que par les “patates”, environ IV2 minots, pour un an, d’une valeur de 15 chelins.La viande comprend du boeuf pour 2 £ 4 ch., 1 d., à 3’/a deniers la livre (environ 0.07V2 cents); du lard, pour 9 chelins, y compris 2 “pattes de cochon”; une demi-douzaine de tourtes, payées le 6 août 1835, 6 deniers.La belle époque où la tourte, oiseau maintenant légendaire, pouvait se trouver et se manger à si bon marché ! D’après les récits qu’on a fait de la chasse à la tourte, on la tuait à coups de bâton, tant elle était abondante et peu craintive.Ajoutons, au chapitre de la viande, la mention d’“une tète de vache”, d’une valeur d’un chelin, et “un mouton”, à 2 chelins.Le sucre, probablement d’érable, est le dernier aliment mentionné, pour une quantité annuelle de 23 livres, au coût de 7 chelins 8 deniers.Les vêtements Le vêtement absorbe pratiquement le reste des paiements en nature, et c’est la chaussure qui en prend la plus grande partie — plus précisément les “souilliers (sic) sauvages” faits, comme leur nom l’indique, et une entrée au livre de comptes le dit clairement, par “la sauvagesse”, qui reçoit pour la façon 71/2 deniers, soit 0.15 cents.Le prix de la paire varie, suivant qu’il s’agit de souliers pour Laberge, ou pour “Eléonore”, sans doute le nom de sa femme.La famille de Laberge en use cinq paires dans l’année — soit 3 paires pour l’homme, à 2 chelins 6 deniers l'une, une autre paire pour sa femme, à (1) Il sacs tic 100 livres. 75 2 chelins 3Va deniers, et une pour “Edouard”, probablement 1 enfant du couple; le 29 octobre, Pierre-Elzéar note “1 paire de souilliers pour Edouard, mais Je les donne.” Vient ensuite du tissu, 3 verges de toile et cotton, “5 aunes d’étoffe”, pour une somme 1 £ 7 chelins 6 deniers, de la laine cardée”, pour 3 chelins 3 deniers, un “gilet de futaine” 4 chelins 7 deniers, et 5 deniers pour les “12 boutons” du gilet, voilà ce que le patron de Laberge paie en fait de vêtement au compte de son serviteur et de sa famille, au cours de la première année de son emploi.L’année suivante, le 17 juin 1834, un paiement de 5 deniers sera fait “à sa femme pour acheter du fil pour son surtout”, puis le 20 novembre suivant, nous trouvons pour L ch.d.“façon paire de culottes id.paire de cannessons id.1 autre pre de culottes et en avril 1835, 0 1 10 0 0 10 0 2 6 “pr 1 3ème paire de culottes 0 0 8 mes mitaines 0 1 0 et un peu plus tard “1 pre de bottes 0 3 0 A litres dépenses En plus des aliments et des vêtements, Laberge reçoit aussi du savon, et de temps à autre, sans doute lors de déplacements au service de son seigneur et patron, les frais de passages sur le pont de Saint-Henry, pour lui et sa femme.Avec ces menus frais, nous avons l’emploi du salaire, et pratiquement le budget domestique de Laberge.Le seul argent dont nous ne pouvons déterminer la dépense, est celui qu’il reçoit directement et dont il fait l’emploi lui-même.Le livre de comptes n’en dit rien, mais peut-être Laberge réussissait-il à mettre de côté quelques “coppes”, ou encore se permettait-il quelque extravagance pour le tabac, consolation du canadien de toutes les époques, et particulièrement du plus dépourvu, 76 ou encore pour un cruchon de rhum, autre consolation fort en vogue alors et depuis.Pour résumer le tableau de la vie d'un “engagé" de la région de la Beauce vers 1835, et nous basant sur les notes du seigneur Taschereau, on peut établir qu’il travaille 8 mois l'an, reçoit un salaire de $90.00, plus le logis, le chauffage, le lait d’une vache; il est payé pour la très grande partie en nature, et touche à peu près $10.00 en argent pour l’année.11 se nourrit surtout de pain, auquel il ajoute du lait, du boeuf, du lard, des pommes de terre, du sucre et du beurre tiré du lait de la vache donnée pour l’été.Il s’habille de laine, de toile, de coton, de “futaine”, porte des souliers cauvages, c’est-à-dire sans talons.Il a 4 mois par année qu’il peut employer à un autre travail.D’une année à l’autre cependant, il est en dette envers son employeur.Cependant, il faut croire qu’à ce régime, il était complaisant et de bonne humeur; du moins, c’est ainsi que nous le décrivent la plupart de nos romanciers.Antonio DROLET LE PREMIER MAGASIN DE SPÉCIALITÉS DU CANADA ?Célèbre pour les Fourrures depuis 1837 ?Place de l'Hôtel de Ville ainsi qu'au Centre d'Achat Ste-Foy La contribution du P.Paul Le Jeune aux Relations des Jésuites de 1650 à 1663 (a) Par Le R.P.LEON POULIOT, S.J.Montréal — IV — La Relation de 1651-1652 Le premier chapitre est du P.Paul Raguenau.En sa qualité de Supérieur de la mission, il rédige, et, le 4 octobre 1652, il adresse au Provincial de Paris la notice nécrologique du P.Jacques Buteux, mis à mort par les Iroquois dans le Haut-Saint-Maurice, le 10 mai 1652.Il ajoute: “Je n’ai pu rien dresser que cette lettre pour la Relation.Les Pères, qui ne font que de retourner de leurs missions, m’ont rendu leurs mémoires trop tard.Je les envoie au P.Paul Le Jeune, Procureur de nos missions, qui les présentera à V.R.pour en être fait selon sa volonté.On ne peut tirer des sujets d'une bonne et sainte édification Après cela, il n’y a guère de doute possible: Le P.Le Jeune est l’unique auteur des chapitres II-X., et c’est une contribution majeure à la collection des Relations.Mais s’est-il contenté d’utiliser les documents qu’il a reçus du P.Raguenau, de les distribuer en chapitres et de titrer ceux-ci ?Nous ne le croyons pas.I —Il fait état de documents qu’il tient d’ailleurs.En voici quelques exemples.S’agit-il de Tékoüerimat, chef Algonquin de Sillery, qu’il a si bien connu, il écrit: “Une dame lrançaise qui s’est fait sa voisine en ce pays-là, en parle en ces termes dans une lettre qu’elle a adressée à une personne de vertu et de distinction .(*).Au sujet de Normanville, captif des Iroquois: “Une dame honorée pour sa vertu a écrit à quelque personne en France, qui avait connaissance du sieur de Normanville, qu’il semblait avoir eu quelque pressentiment de sa prise .( Si, au chapitre IX, De la guerre des Iroquois, il publie une lettre qu’il a reçue de Tékoüri- (a) Fi.R.H.vol.68, 49-53.1 RJ.1651-1652, 3.- Ibid.5.3 Ibid.35.77 78 mat, ce n’est pas comme l’année précédente, pour faire “voir la naïveté de ces peuples”, mais parce qu’elle a ici valeur d’argument: c’est le témoignage d’un grand capitaine Algonquin sur la nécessité d’entreprendre sans retard une guerre à mort contre les Iroquois (* 1 * * 4).2 — Il a le souci de placer les textes de l’année dans un contexte plus général.Avant de citer ses sources, il lui arrive de reconstituer, grâce à son expérience du Canada, le milieu historique, géographique, psychologique et religieux où se sont déroulés les faits ou événements de 1651-1652 (5 *).3 — Comme la chose se faisait couramment à l'époque, il use de l’interpolation.Quand il cite ses sources, et le P.Le Jeune le fait abondamment, il fait une pause, soit pour appeler par son nom une chose que le lecteur européen risque de ne pas assez bien comprendre, soit pour frapper une de ses formules dont il a le secret.“Et ces endroits, écrit-il, s’appellent portages, d’autant qu’il faut porter sur ses épaules tout le bagage, et le navire même, pour aller trouver quelque autre fleuve, ou pour éviter ces brisants et ces torrents”.“Mais, poursuit-il, venons au détail de notre voyage: “Je m'embarquai le 16 de mai pour ce voyage .(8)”.Ailleurs, il décrit, d’après les mémoires qu’il a en main, les jeûnes du missionnaire et de ses compagnons pendant leurs longues courses; “Ce boucan fut leur unique mets”.Mais il est bien permis de se demander si la suite n’est pas du P.Le Jeune: "L’on ne sait que c’est de pain, ni de vin, ni de sel, ni de sauce dans ces courses.Les travaux appellent l’appétit, et l’appétit est le meilleur cuisinier: tout est bon.tout est excellent dans ces rencontres (7)”.4 Le cas du chapitre X: Ce chapitre en étonnera peut-être quelques-uns par sa longueur — 20 pages de l’édition de Québec — et par son contenu, notice nécrologique d’une religieuse Ursuline.Le Père Le Jeune a cru bon de le justifier: La Mère de 1 Incarnation, Supérieure du Séminaire des Ursulines de Québec en la Nouvelle-France, voulant con- * Ibid.36.1 Début du chapitre II sur la Résidence de Sillery, jusqua “Ajoutons quel- que chose de ce qui s est tait en cette Résidence et qui n'a point encore paru dans les autres Relations.’ — Debut du chapitre III sur Tadoussac, jusqu’à' "Les mémoires quon nous a envoyés cette année, 11-12.- Début du chapitre sur la mission abenaquise, jusqu a : "Mais suivons les mémoires qu’on nous a communi- ques sur ces voyages \ 22-23 « RJ.1651-1652, 16.7 Ibid.23. 79 soler ses soeurs sur la mort de la Mère Marie de Saint-Joseph, leur a envoyé un abrégé de sa vie, de sa mort et de ses vertus, j'ai cru que ce serait faire tort au public de renfermer ce trésor dans les seules maisons des Ursulines.J’en ai donc tiré la plupart des choses que je vais déduire dans ce chapitre (8)’\ Un autre responsable de la Relation aurait attaché moins d’importance à ce sujet.Le Père Le Jeune avait des raisons de parler et de parler longuement de cette première compagne de la Mère Marie de l’Incarnation.Les vertus qu’elle avait pratiquées, les exemples qu’elle avait laissés, les grâces insignes dont elle avait été favorisée, appartenaient à la grande histoire missionnaire de la Nouvelle-France, ils méritaient mieux que l’oubli.Ayant été le directeur spirituel de la Mère Marie de Saint-Joseph, il était en état de corroborer le témoignage de la Supérieure de Québec, voire d'y ajouter quelques détails (,J).Et comme il avait en divers monastères de France des filles spirituelles f1") qui étaient autant de lectrices de la Relation annuelle, il leur présente par le truchement de celle-ci un exemple de rare qualité et qui prend parfois les allures d’un petit traité de spiritualité.Qui oserait le lui reprocher aujourd’hui?— V — La Relation de 1652-1653 Le P.François Le Mercier en avâit rédigé la lettre d’envoi, datée du 23 octobre 1653, et il adressait au P.Le Jeune “les mémoires de nos bonnes et de nos mauvaises aventures (")”.On comptait sans doute sur celui-ci pour rédiger le rapport annuel.Et c’est ce qui arriva.Mais comment?Le P.Le Jeune va nous le dire: “Le Père à qui on avait confié ces mémoires ayant été pris par les Anglais, le dix-septième du mois de décembre dernier passé, les soldats qui s’étaient por- S Ibid.37.!l 11 n’est pas dans notre propos de signaler en quoi ce chapitre X peut différer du texte de Marie de l’Incarnation qui en est la source.Sur ce sujet on lira avec profit Dom Jamet: Marie de l'Incarnation.Ecrits spirituels et historiques, T.IV (Québec, 1939), 345-418.111 Au lendemain de sa mort, les amis du P.I.e Jeune publiaient un recueil de ses lettres de direction (Paris, 1665).Réédité par le P.de Fressencourt au XIX siècle.u RJ.1652-1653, 1. 80 tés maîtres du vaisseau qui le portait, le fouillèrent et le pillèrent aussi bien que les autres .Ils ouvrirent tous les paquets, déplièrent tous les papiers, espérant trouver quelques pièces d'argent; mais se voyant frustrés de leurs espérances, ils en déchirèrent une partie, jetèrent l'autre en la mer, ou bien sur le tillac du navire, où tout le monde marchait pêle-mêle, les vainqueurs et les vaincus, les humiliés et les insolents.Le pauvre Père ramassa doucement ce qu’il put de lettres, de papiers et de mémoires.Les uns étaient en lambeaux, et les autres étaient sales, comme si on les eût retirés de la boue".Les vaincus sont conduits à Plymouth, d’où ils passèrent en France ('¦’).Tel est le contenu du premier chapitre, dont la source orale est, croyons-nous, le P.Joseph-Imbert du Pérou, le seul missionnaire que le Journal des Jésuites mentionne comme s’étant rendu en France, cette année-là (1:i).Le P.Le Jeune n’a donc reçu de Québec que des “fragments de mémoires”; force lui est de compléter par d’autres sources.Et il est bien permis de penser que le P.du Péron a fourni de vive voix ou par écrit des renseignements capables de suppléer aux documents perdus, capables aussi de répondre aux justes exigences du P.Le Jeune, rédacteur de la Relation.Celle-ci n’en est pas moins une belle réussite; et si quelqu'un en commençait la lecture par le chapitre II, il ne soupçonnerait guère le petit nombre et la piètre qualité des documents envoyés de Québec et parvenus jusqu’au P.Le Jeune.Il est très bien informé sur le grand sujet de l’année: les Iroquois, leurs incursions meurtrières aux Trois-Rivières surtout ("), leur défaite à Montréal (1B), la prise et la délivrance du P.Poncet les désirs et projets de paix que professent ces redoutables ennemis de la Nouvelle-France (”).Et dans le chapitre VIII, En porte fermée à l'Evangile semble s'ouvrir plus grande que jamais, il se laisse aller à de grands espoirs ( ).Le chapitre VII, La pauvreté et les richesses du pays trace de la Nouvelle-France un tableau réaliste, mais non défaitiste; on y reconnaît le missionnaire-colonisateur que '- Ibid.2.11 JJ.éd.Laverdière, 191.10 nov.embarque le P.Joseph du Péron”.u RJ.1652-1653, 5-8.Ibid.3-5.1,1 Ibid.9-17.17 Ibid.17-24.1N Ibid.29-30.1653: “le capitaine Pointel lève l’ancre, 81 fut autrefois le P.Le Jeune: “Pour ce qui est de la fertilité des terres, elles sont ici de bon rapport.Les grains français y viennent heureusement, et nous pouvons en cela nous passer de la France, quelque nombre que nous soyons ici.Plus il y aura d’habitants et plus serons-nous dans l’abondance 11 a réservé au chapitre dernier, Recueil tiré de diverses lettres apportées de la Nouvelle-France, les menus faits dont la Relation est coutumière.S’il n’en dit pas davantage, c’est que les documents sont perdus; c’est ainsi, croyons-nous, qu’il faut entendre la phrase suivante: “Il faudrait maintenant parler de la Résidence de Saint-Joseph de Sillery, de la Résidence des Trois-Rivières, de la mission de Sainte-Croix à Ta-doussac, de la mission de saint-Jean en la nation des Porcs-Epics.de la mission des Abénaquis, des peuples appelés les Nipissiriniens, les Pistiking, les Algonquins de la Petite-Nation.et autres qu’on a commencé d’instruire en la foi; mais je n’ai pas assez d’instruction pour parler en détail de tous ces peuples et de toutes ces nations Simple mention, il ne pouvait honnêtement faire davantage, destinée à consoler les missionnaires intéressés et à rassurer les lecteurs sur le maintien et les progrès de la foi en ces différents endroits.— VI — La Relation de 1653-1654 Le P.François Le Mercier, qui, le 21 septembre 1654, signe la lettre d’envoi, est l’auteur des dix premiers chapitres.Seul le dernier, Remarques tirées de quelques mémoires et de quelques lettres venus du pays, est du P.Le Jeune.Il n’est pas le moins important.On y assiste à la conversion in extremis du fameux capitaine Algonquin Tesseouehat, dit le Borgne de File (¦'), et à la venue au Canada du premier contingent des Filles du Roi, dont le P.Le Jeune venge l’honneur déjà attaqué (").On reconnaît le P.Le Jeune surtout à deux traits: aux formules bien frappées, qui sont comme sa signature et au souci qu'il a d'être à la page, de tenir ses lecteurs au courant des dernières nouvelles.V' Ibid.29.-" Ibid.32.-> KJ.1653-54, 29.2-’ Ibid.30. 82 !.— Une lettre lui apprend les efforts tentés par les Algonquins infidèles pour détacher Tékoüerimat de la foi.Avant de reconstituer, à la mode des Anciens, le discours-réponse de celui-ci, il écrit: “Mais ils trouvèrent une tête de fer, un coeur d’or, et une bouche qui jetait des foudres, bien quelle ne fut remplie que de miel (23)*\ 2 “Comme on achevait l’impression du dernier cahier de cette Relation, on nous a rendu un cahier qui porte que .(24)”.4 — VII — La Relation de 1654-1655 On sait qu’elle est la plus courte de la collection et quelle a pour titre: Copie de deux lettres envoyées de la Nouvelle-France au Procureur des missions de la Compagnie de Jésus en ces contrées.Le manuscrit de la Relation rédigé au complet par le P Le Mercier a, cette fois, franchi la mer.Mais il n’en est arrive que de minces fragments à Paris.“Quantité de lettres, écrit le P.Le Jeune, et la Relation même des choses qui s’y sont passées depuis un an ont été perdues.Le messager à qui on avait confié les paquets nouvellement arrivés a été volé entre La Rochelle et Paris.Une boite qui était remplie de papiers et de lettres a été bnsee, et tout ce qu’elle contenait jeté çà et là par les voleurs Le pauvre messager a ramassé ce qu’il a pu et nous l’a appor- afionfdire ^ ÜU P6U qUe n°US Parmi ce “peu”, les deux lettres que publie le P.Le Jeune et qui ont, elles aussi, leur histoire.Le navire auquel le P.Le Mercier avait confié la Relation devait lever l’ancre dans les premiers jours d’octobre, mais le départ a été différé jusqu au 18.Dans l’intervalle, le P.Le Mercier reçoit deux lettres d une brûlante actualité: les PP.Chaumonot et Dablon en route pour le pays des Iroquois, où à la demande de ceux-^jetteront les bases d’une fondation missionnaire, racontant 1 heureux debut de leur voyage et la sympathie que leur Ibid.30.Ibid.33.-•'> RJ.1654-1655, 1. 83 manifestent leurs hôtes, hier encore persécuteurs de la foi.Le P.Le Meicier ne se tient pas de joie.La Relation et le courrier sont déjà empaquetés, prêts à partir.Il rédige alors ce qu on appelle aujourd’hui deux exprès, deux nouvelles sensationnelles de dernière heure, et les adresse séparément au P Le Jeune.manuscrit de la Relation est trop incomplet pour être utilisé; mais les deux lettres du P.Le Mercier sont intactes.Elles seront la Relation de cette année.Il reste au P.Le Jeune de les présenter: il dit la condition générale du pays; il rappelle les circonstances qui sont a l’origine de cette paix si prometteuse avec les Iroquois puis il cède la parole au P.Le Mercier (26).En guise de conclusion, il ajoute quelques mots qui sont dans le ton; il participe a 1 enthousiasme qui règne en Nouvelle-France devant ce qui apparaît comme un miracle: la conversion prochaine des Iroquois.Et il s’efforce de le communiquer aux lecteurs des Relations (*').L’avenir dira qu’on avait trop espéré de cette paix.Quant au P.Le Jeune, et c’est lui qui nous intéresse ici, on ne peut lui refuser le mérite d’avoir, contre vents et marées, assuré la continuité des Relations.— VIII — La Relation de 1655-1656 Le P.Jean de Quen qui signe la lettre d’envoi, nous parait être également l’auteur de la Relation.Un seul paragraphe doit être attribué au P.Le Jeune; et en l’insérant, il agit, et il ne s’en cache pas, comme Procureur de la mission.Voici les faits.A l’automne de 1655, les PP.Chaumonot et Dablon, répondant à l’appel des Iroquois Onnontagués, s’étaient ren dus chez eux pour préparer les voies à une fondation missionnaire.Le journal du P.Dablon que publie le P.de Quen dit la sympathie avec laquelle les missionnaires furent reçus.Tant et si bien qu’au début de mars 1656, le P.Dablon se met en route pour Québec, où il sollicitera l’envoi immédiat de missionnaires chez les Onnontagués.Et il fut entendu au delà même de ses espérances.C’était donc un nouveau poste d’évangélisation qui commençait.Mais de cela la Relation ne soufflait mot, le journal du P.Dablon s’arrêtant avec son ar- -« Ibid.3-5.Ibid.5-6. 84 rivée à Montréal, et donc avant son arrivée à Québec où se prennent les décisions.Dans la lettre d’envoi, qui est du 7 septembre 1656, le P.de Quen se contente d’écrire: “Le succès de cette entreprise nous a donné de la crainte pendant tout 1 hiver; mais le retour de l’un des Pères au printemps dernier, accompagné de quelques capitaines Iroquois, a changé cette crainte en quelque assurance qui nous fait espérer un bon succès de cette entreprise (2S)”.Le courrier du P.Le Jeune, postérieur à la Relation, est plus encourageant.11 prévoit une fondation permanente en Iroquoisie; et c’est à la charité des bienfaiteurs qu’il fait appel, quand il écrit: Vous remarquerez, s’il vous plaît en passant, qu’on a reçu des lettres nouvellement venues de Québec par le dernier vaisseau, qui portent que le P.Claude Dablon, dont nous venons de lire le journal, est retourné à Onnontagué avec le P.François Le Mercier.supérieur de cette mission, le P.René Ménard, le P.Jacques Frémin, le F.Ambroise Brouet et le F.Joseph Bourcier, qui vont joindre le P.Joseph C’haumonot demeuré dans le pays des Iroquois.Ils sont escortés d’une cinquantaine de braves Français, qui ont déjà commencé une bonne habitation au centie de toutes ces nations.Nous en verrons le succès 1 an prochain.Dieu aidant.Les Pères demandent des ouvriers évangéliques et le secours des pneres de ceux qui aiment le salut de ces peuples.Comme les dépenses qu'il faut faire pour soutenir une telle entreprise sont très grandes, si ceux qui professent de contribuer à la conversion des Sauvages voulaient soutenir cette mission, ils feraient un grand seivice a Dieu.On a baptisé en divers endroits, depuis quelque temps, plus de quatre cent-cinquante Sauvages, petits et grands, nonobstant les troubles et les obstacles de la guerre.Si on peut maintenu les prédicateurs de l’Evangile dans ces contrées, que j’appellerais volontiers le pays des Marty[s, on en baptisera bien davantage.Fiat, pat (-').° ’ -s Ibid.RJ.1655-1656, 2 2!' Ibid.38. 85 En plus de la construction de la résidence des Pères et e quelques chapelles, c’étaient 60 personnes qu’il fallait entretenir en Iroquoisie, et cela sans nuire aux autres missions qui existaient déjà.Le P.Le Jeune avait raison de prévoir que les dépenses seraient très grandes”; et il aurait manqué a son devoir comme Procureur de la mission, s’il n’avait pas utilise la Relation comme moyen de propagande pour pourvoit au temporel de la fondation iroquoise, si riche d’espérances.Léon POULIOT, S.J.Gracieuseté de Tel.s 522-1535 LIBRAIRIE GARNEAU Liée • Livres canadiens • Littérature générale • Livres religieux • Livres techniques • Livres d'art • Jeux éducatifs, disques • Papeterie Expositions île livres sur demande Catalogues expédiés gratuitement 47-49, rue Buaile, 34 Ste-Anne, Québec 4e Bâtonniers du Barreau de Québec (1) 1937-1966 MM.GAGNON, Onésime, 1937 BEDARD, J.-Ephraim, 1938 BILLY., Valmore A.de, 1939 DORION, Charles-N., 1940 MORIN, Louis, 1941 BIENVENUE, Valmore, 1942 DORION, C.-N.1943 ALLEY.N, Richard R., 1944 CHOQUETTE, Fernand, 1945 RIVARD, Antoine, 1946 GUERARD, Jean-Marie, 1947 POULIOT, Louis-Alphonse, 1948 BOUFFARD, Paul-Henri, 1949 LACROIX, Gérard, 1950 DORION, Frédéric, 1951 DUMOULIN, Jacques, 1952 JOLI-COEUR, J .-Achille, 1953 DORION, Noël, 1954 LESAGE, Paul, 1955 GALIPEAULT, Jean-P., 1956 DROUIN, Ross, 1957 LAPLANTE, Antonio, 1958 FOURNIER, Georges-René, 1959 PIGEON, Louis-Philippe, 1960 LETOURNEAU, Roger, 1961 LE BEL, Paul, 1962 octobre 1963 DROUIN, Mark, 1963 TURGEON, Jean, 1964 PREVOST Yves, 1965 THIBAUDEAU, Roger, 1966 Communication de Jean-Jacques Lefebvre Les Avocats de la région de Québec, Lévis, 1936, pp.467-69.86 Le sénateur Pierre Fortin (1823-1888) son ascendance-ses alliés Par Philippe CONSTANT Montréal “La vie des morts est dans le souvenir des vivants”.Cicéron.Selon 1 inévitable Dictionnaire généalogique .de C.c™SL2’HqUatrC FORTIN seraient à la tige des familles canadiennes de ce nom : Ta Fortl";Bellef°ntaine (fl.1621-1676), originaire de Mamers (Sarthe), qui épousa à Québec en novembre 1652 Genevieve Gamache (1635-1709 d.l’Islet); habitant le cap Tourmente, coseigneur de Beaupré et de l’Ile d Orleans (1657-1662), il céda ses parts de seigneurie à Mgr de Laval (-); son fils, Eustache (fl.1659-1736) marié en 1693 à Louise Clout,er.était major de milice du Cap S.-Ignace à son deces; le neveu de ce dernier — fils de Charles-J .-B.Fortin (fl.1701-1741) marié circa 1723 à Françoise Bélanger, capitaine de milice de la paroisse de l’Islet dès 1738 y était aussi seigneur; lors de l’abolition de la tenure seigneuriale, partie de la seigneurie de l’Islet-Bonsecours avait encore nom fief Fortin (:i); on peut également présumer que J.-B.Fortin (fl.17951840).député de Devon et l’Islet dix-huit ans, 18201838, s y rattachait; celui-ci était l’aieul de L.-N.Fortin, médecin, député de Montmagny à Québec, de 1876 à J 883; enfin, c est encore de Julien Fortin-Bellefontaine que descendait le juge Thomas Fortin (d.1933) de la Cour su-peneure, natif de S.-François de Beauce C); il fut le père du peintre Marc-Aurèle Fortin; 2— François Fortin (fl.1639-1670), médecin, qui épousa à Quebec en 1660 Marie Jolliet (fl.1648-1670)____________soeur \ I.236; IV, 67-76; 3 p'p p ,y' Inve’“»ire des Concessions en fief et seigneurie, 1927, I, 52-72; i -y.R°y, Inventaire des Concessions.III, 177; KIoi-Gérard, Genealogies des comtés de Beauce I V, 157.87 88 du découvreur Louis Jolliet — ; il s'est continué par sa tille, Marie ( 1670-1710), mariée en 1688 à Louis Couil-lard de l’Epinay (d.1728), seigneur de Montmagny; 3 — Louis Fortin (fi.1647-1683), originaire d’Evreux, ma- rié à Montréal en 1672 à Catherine Godin, dont un fils, René, marié à Sainte-Anne-du-Bout-de-l’Ile en 1719 à Madeleine Perrier; 4 — Le Breton François Fortin (fi.1650-1687), marié à Montréal en 1674 à la nièce de la Bienheureuse Marguerite Bourgeois, Louise Sommillard (1660-1736 d.Ri-vière-des-Prairies), laquelle se remaria en 1690 à J.-B.Fleuricour, notaire (:>); sa descendance s’est continuée dans l’ouest de l’île de Montréal et en l’Ile-Jésus; PIERRE FORTIN (fl.1715-1741) MARIÉ, 1737, A FRANÇOISE LE PALLIEUR 5 — Enfin le Normand Pierre Fortin (fl.1715-1741), origi- naire de Rouen; marchand à Montréal, il épousa à Québec en mars 1737 Françoise Le Pallieur (fl.1710-1751), fille de Michel Le Pallieur (1656-1733) notaire royal, et de Catherine Jérémie [Aubuchon] (1664-1744), la première herbo-risteO'), soeur de Catherine L.(1689-1731), mariée en 1715 à J.-B.Adhémar, notaire, et de François Le Pallieur (fl.1712-1739), notaire, 1733.Le fils ainé homonyme de Pierre Fortin — petit-fils et neveu de notaires — né à Montréal en 1737, décédé avant 1796, épousa à Terrebonne en 1764 Marie-Josephte Compared (fl.1748-1796), fille de François Comparet, notaire (* * 7 8); il mourut à Lachenaie en 1783 — dont un fils, Pierre (17721859 d.Terrebonne), marié à S.-François-de-Sales, Ile Jésus, en 1796 à M.-Amable Rejero (1776-1818) (K); le dernier fils de Pierre Fortin et de Françoise Le Pallieur, François-Jéré-mJe — et non Herman — né à Montréal en 1741, épousa d abord a Terrebonne en juillet 1765 Angélique Maisonneuve (fl.1743-1774); vingt-cinq ans plus tard, François-Jérémie Fortin se remariait à S.-Hyacinthe en février 1790 à Marie 8 E.-Z.Massicotte B.R.H., nov.1933, p.702- "E.-Z.Massicotte, BRH.nov.1932, p.643; 7 E.-Z.Massicotte, B.R.H., juil.1929, p.413; 8 V.R.Masson, Familles de Terrebonne, Montréal, 1930, II, 9S6; 8?ünwet (fl.1775-1820), fille de Jacques B.et d'Elisabeth Dugas.Il mourut avant 1820.PIERRE FORTIN (d.1868) LE PERE DU SENATEUR De cette dernière union naquit Pierre Fortin (1797-1868 .Laprairie, inh.en 1 église), peut-être né à La Présentation, près S.-Hyacinthe.En avril 1830, il contractait mariage à Vercheres avec Julie Duvernay (1794-1873 d.Laprairie) — soeur aînée de Ludger Duvernay (1799-1852) universellement connu dans les annales canadiennes — fille de Joseph-Marie Crevier-Duvernay, qui se noya en 1820 (9), et de Julie Rocbert de la Morandière (1767-1824).Celle-ci — arrière-nièce de la désormais fameuse Mme Bégon (10) — s’était remariée en 1822 à Joseph Beauchamp ( 1739-1825) — il avait 83 ans qui qui fut un moment, 1809-1810, codéputé de Verchères [Surrey] avec le jurisconsulte Pierre Bédard.Entrepreneur en menuiserie, Pierre Fortin s’établit à Laprairie dans les années 1830.C’est là que grandit sa famille.Doué d une voix remarquable — et ce talent musical se transmit à ses descendants — il avait été le maître-chantre — comme 1 on disait à l’époque — de l’église paroissiale de Laprairie.On lui connaît quatre filles devenues adultes: 1 — Rosalie (1826-1879 d.Montréal), mariée à Laprairie en 1850 à Alfred Gariépy (d.1849 Laprairie), patriote de 1837 (u), dont Rosalie Gariépy (1852-1923); elle épousa à Montréal en 1873 le docteur Emery Lalonde (18511925), qui fut député de Vaudreuil à l’Assemblée législative, près de dix années, 1892-1902, et registrateur | conservateur des hypothèques] de la Division-Est de Montréal; le Dr Lalonde était fils d'Emery Lalonde (d.1888) de Ste-Marthe, également député de Vaudreuil de 1871 à 1882; de l’union Lalonde & Gariépy, une fille, Rosalie, mariée a Rigaud en 1901 à Stephen McMillan petit-fils de Donald McMillan (d.1876) premier dé- !> C.Tanguay, Dictionnaire généalogique.III, 201; ."'Y' Sa correspondance, Rapport de l’Archiviste de la P.de Q.pour 1934-35, pp.1-2/7 ; 149 y™1106 Car°n’ Rat't'or‘ dc l’Archiviste de la P.de Q.pour 1925-26, pp. 90 puté de Vaudreuil à la Chambre des Communes en 1867 — était professeur de chant autour de 1920; 2 — Julie F.(1830-1907) née à Verchères, décédée à Mont- réal, épousa à Laprairie en novembre 1855 Edouard \Amyot\ Villeneuve (1831-1880 d.Montréal), fille de Jacques V.(d.1857) et de Mélanie Dupré (d.1886); le plus jeune frère d'Edouard Villeneuve, Alphonse (1843-1898) ordonné prêtre à 30 ans, publia en 1872 une étude de controverse, la Comédie infernale; La fille aînée de Julie Fortin et d'Edouard Villeneuve, Hortense (1858-1931 d.Montréal) fut une chanteuse réputée; leur fils aîné, Georges (1862-1918) né à Montréal, décédé à Québec, médecin psychiatre, fut surintendant médical du grand hôpital S.-Jean-de-Dieu de Montréal; le cadet Edouard Villeneuve né en 1860, épousa en 1883 M.-Georgianna Kernick (1862-1936), fille de Georges Hick Kernick (1823-1902), député-protonotaire en chef de la Cour supérieure de Montréal et de Joséphine-Caroline Roy (1881); un troisième, Alphonse (1864-1921), né et décédé à Montréal, capitaine à la première grande guerre (1914), avait épousé à Montréal en 1891 Ann L.Bolger, dont Geralda, mariée, 1923, à Thomas Fergie (d.1959); de ces derniers, une fille, Mary Fergie; enfin le dernier, Pierre-J.-Bte, né en 1869, marié en 1894 à Clara Henley ('-); 3 — Hortense F.(fl.1834-1875) née à Laprairie, — elle eut pour marraine sa tante, Reine Harnois, épouse de Lud-ger Duvernay — épousa d’abord à Laprairie en 1853 Denis Leduc (1822-1869 d.Montréal), originaire de S -Grégoire de Nicolet, dont le fils, Napoléon (1860-1889 d.Montréal), marié à Joséphine Béliveau, fut le père de Me Paul Leduc, né à Montréal 1 année du décès de son père P’G- K°y- La Famille Lecomptc-Dupré, Lévis, 1941, pp.60-62; 91 (1889); avocat.1911, député d’Ottawa, 1934, ministre des Mines de l'Ontario, Me Paul Leduc fut le premier Canadien de langue française — le seul?— à avoir été (1940) procureur général de la province d Ontario; il a terminé sa carrière comme greffier de la Cour suprême du Canada (l3); et une fille, Hortense L., mariée à Montréal en 1882 à Frantz Jehin-Prume (d.1889) (H), veuf, à ce moment, de l’artiste lyrique Rosita Delvec-chioC')-, Hortense Fortin, veuve Leduc, se remaria à Montréal en 1874 à Oscar Martel, violoniste réputé (IB); selon le Dictionnaire biographique des musiciens canadiens, Oscar Martel et sa femme seraient allés vivre à Chicago; y moururent-ils ?L’auteur ici croit se rappeler que feu le juge E.-F Surveyer en a parlé quelque part, mais où?LE Lt-COLel JULIEN BROSSEAU (1837-1912) 4 — enfin Philomène F.(1837-1887 d.Laprairie, inh.ds l’église), née à Laprairie, mariée à Laprairie en 1857 à Julien R rosse au (1837-1912), né et décédé à Laprairie; dont trois fils, Jean Ulric et Georges B., et une fille, Marie-Julienne Brosseau, mariée à Laprairie en 1880 à Horace-Amédée Lafond, médecin, de Montréal, fils d’un instituteur de S.-Blaise (S.-Jean).Marie-Louise (1870-1948 d.Laprairie), mariée a) en 1902 à Joseph Forget-Depatie (d.1906), architecte, le frère de Marie F.qui, mariée au Dr Louis Désy, fut la mère, entre autres, de l’ambassadeur Jean Désy (d.1960); b) à Montréal en 1909 à Eugène de Lorimier (d.1932) (Un).Julien Brosseau eut une carrière des plus remarquables.Avant la construction du pont Victoria (1858), les bâ-teaux-traversiers — les ferry-boat comme on dit en France — étaient fort nombreux entre la rive sud et Montréal.18 V.La Famille Leduc, MEMOIRES, SOCIETE GENEALOGIQUE .Novembre 1961, pp.257-8; 11 Soeurs de Sainte-Anne, Dictionnaire biographique des musiciens canadiens.Lachine, 1935, p.254; 15 Soeurs de Sainte-Anne, Dictionnaire.ibid, p.290; 18 Soeurs de Sainte-Anne, Dictionnaire.ibid, p.199; 92 Julien Brosseau, qui n’avait que vingt ans à son mariage, avec, déjà, la qualité de capitaine du traversier Y Aigle, était fils de Julien Brosseau (1811-1857), né et mort a Laprairie, et d'Emerance Robidoux, mariés à S.-Constant de Laprairie en 1836.Son père était mort en cette même année, 1857.Sa mère — fille de Joseph R.et d'Archange Denaut — vécut quasi nonagénaire (d.1891 Laprairie).UNE FAMILLE D'OFFICIERS Puisque l’occasion s'y prête, établissons brièvement cette lignée.Son grand’père, Louis Biosseau (1775-1830 d.Laprairie) était veuf d'Archange Bourassa, quand il se remaria à Laprairie en 1801 à Marguerite Dupuis (1787-1812), décédée dans la vingtaine, fille de Jean D.et de Marie Hébert.Il prit en 1816 une troisième épouse, Françoise Forton — fille de Jean Forton (d.1828, Laprairie), et de Geneviève Bou- cher-Belleville (d.1817-dont une soeur, Victoire F.(d.1828, mariée à Pierre Brosseau.Son bisaieul, Louis Brosseau (1735-1810 d.Laprairie) était allé prendre femme à Chambly (juin 1769) en s’alliant à Marie-Louise Fréchette (1743-1822 d.Laprairie.Celle-ci, née à Québec — fille d'Etienne F.(d.1798 Chambly) et d'Anne Guillot (d.1781 Chambly) — était veuve de Jacques Dorion.Le cadet de Louise Fréchette-Brosseau, J.-B.F., marié à Chambly en 1772 à Anne Hodiesme, fut le père de Josephte Fréchette qui épousa en 1804 Michel Patenaude, la bisaieule de 1 hon.E.-Léon Patenaude (d.1963) lt-gouverneur de la province (1934) (10“).Enfin le trisaieul de Julien Brosseau, François Brosseau (1710-1739) (”) avait épousé à Laprairie en 1729 Marie-Josephte Leber (1703-1780 d.Laprairie, inh.ds l’église) fille de François Leber (1673-1753) — un temps “commandant de toutes les milices de Laprairie’ — et d'Anne Masnan (d 1760).‘ Julien Brosseau — l’époux a) de Philomène Fortin b) 18n V.Revue du Barreau, juin 1963, 358; 17 C.Tanguay, Dictionnaire.II, 482; 93 d'Anne Normand — fut huit ans maire de Laprairie, de 1876 à 1884.11 devint également (1897) régistrateur du comté et il l’était encore à son décès (1912).11 prit, en son comté, la tête de la construction des routes macadamisées.Bien avant l’adoption, le 3 avril 1912, de la loi des bons chemins, il y eut, à Laprairie, le Chemin Bros-seau, qui franchissait la Commune, en direction de la Côte Sainte-Catherine et de la paroisse de S.-Constant.Il fut exproprié en 1916 (ls).Organisateur, en 1880, du 85e régiment — officiellement le 85e bataillon d’infanterie de ligne, depuis le Régiment de Maisonneuve — Julien Brosseau le commanda douze ans (10).Ce bataillon était originairement formé de six compagnies, dont deux de Montréal, une de S.-Jérôme, une de Lon-gueuil et deux de Laprairie.Chose singulière, il compta à son état-major trois officiers de marine, y compris le colonel.La compagnie de Longueuil était commandée par F.Vincent, capitaine du vapeur Longueuil; l’une des compagnies de Laprairie, eut pour commandant Hyacinthe Sylvestre, et l’autre Toussaint Bourassa, alors capitaine du vapeur Laprairie.Le capitaine Toussaint Bourassa (1852-1926) Né à Laprairie en 1852, Toussaint Bourassa — qui se maria en sa paroisse en 1873 à Joséphine Brosseau______l’un des hommes remarquables de sa génération, d’une distinction accomplie, était un colosse de plus de six pieds deux pouces.Il finit sa carrière comme maître de port à Montréal (-°).Il y mourut en 1926.Julien Brosseau se remaria à Trois-Rivières vers 1890 à Anne-Alphonsine Normand (1859-1943 d.Laprairie), veuve de J.-F.Bureau, avocat (1870), dont elle avait un üh,'Ernest Iil était présent à la sépulture de sa mère.].ls Loi du 22 décembre 1916, Québec 7 Geo V ch 7- Desbaraïnij89tchaSpUlil, 105-1^- '° C™«™‘-r™nçaise, Montréal, -" B.R.H., p.19.’ 94 LES Lts-COLels CHARLES-AUGUSTE ET PAUL BROSSEAU De ce second mariage de Julien Brosseau, deux fils, Chai les-Auguste B., né à Laprairie en 1891, et Paul Brosseau, né à Laprairie en 1897 — ce dernier eut pour parrains François-J.Bisaillon, avocat et uxor Susanne Fortin.L'aîné, Charles-Auguste, officier au fameux bataillon Princess Pat\tricia | à la première grande guerre, fut blessé à la ligne Hindenburg; officier de liaison entre les armées anglaises et françaises, il en revint croix de guerre et décoré de la main du maréchal Foch; il devint de 1930 à 1934 commandant du régiment de Maisonneuve, dont son père avait été l’organisateur cinquante ans auparavant: comptable dans la vie civile, le lt-col’el C.-A.Brosseau épousa à Montréal en 1936 Léonie Meunier; est décédé à Montréal le 8 octobre 1965; il eut les honneurs militaires à ses obsèques tenues à Saint-Viateur d’Outremont; inhumé à Laprairie.Le Lt Col.Paul Brosseau, son frère, commanda en 1940 le camp de Saint-Jérôme de Terrebonne, où défilèrent des milliers d’hommes; il s’est marié à Grand Rapids, Michigan, en novembre 1929 à Mary Bernice Murphy, dont deux filles.PIERRE FORTIN (1823-1888) Médecin, navigateur, officier, homme politique Le 14 décembre 1823 à Verchères naissait du mariage de Pierre Fortin et de Julie Duvernay précités, Pierre \Etien-ne \ Fortin.II eut pour parrains Etienne Gauvreau et uxor, sa tante Hortense Duvernay (1863).Pierre Fortin eut une carrière fort remplie.Elève de rhétorique au Collège de Montréal en 1841, il y était le condisciple, entre autres, de: Thomas Hurteau, de Contrecoeur, qui devint en 1849 curé de S.-Lin — où grandissait Wilfrid Laurier — , en 1867, de Repentigny, de S.-Constant en 1868, de S.-Hubert en 1878; 21 MEMOIRES, SOCIETE GENEALOGIQUE.juillet 1964, p.152; 95 Joseph Lenoir, l’un de nos premiers lyriques (21); Maximilien Bihaud, fondateur d'une école de droit et publiciste fécond; Enfin Mathias Kaldenhack, de Boston.Pierre Fortin reçut sa licence de médecine en 1845, la même année, nommément, que Philéas Verchères de Boucherville, que son coparoissien de Laprairie, Pierre-Edouard Bros-sard (d.1892).Joseph Auspice Mignault de Chambly, devenu le père du juriste Pierre-Basile Mignault ("), Jean Lukin Leprohon (1900), de Montréal, dont l’épouse Rosanna Mullins — dans les lettres: Mme Leprohon — révéla un talent d’écrivain précoce, son oeuvre la plus connue est le Manoir de Villerai — ; de Remi-Ferdinand Rinfret-Malouin, qui fut plus de quinze ans, 1874-1891, député de Québec (23).En avril 1849, Pierre Fortin leva à Laprairie un escadron et vola au secours du gouvernement atterré par l’émeute et qui vit incendier le parlement à Montréal.Il y assura l’ordre de la ville près d’une année (24).Capitaine de la Canadienne, il patrouilla longtemps le golfe Saint-Laurent à la poursuite des voiliers yankees, qui se livraient à la maraude dans les eaux territoriales canadiennes.Ses rapports à cet effet, publications officielles du temps, sont fort captivants.Député de Gaspé en 1867, il devint commissaire des terres de la couronne en 1873, et président de l’Assemblée législative de Québec en 1875; encore député de Gaspé à la Chambre des Communes, 1878 à 1887, alors qu’il fut nommé sénateur.Décédé le 5 juin 1888, il fut inhumé dans l’église de Laprairie près de ses père et mère.Il laissa une fille, Susanne (1851-1929 d.Montréal), qui épousa à Laprairie le 1er février 1877, François-Joseph Bi-saillon (1851-1923), avocat en 1877, bâtonnier de Montréal en 1910 (2r>).Invité à ce titre au centenaire de la réorganisation du Barreau de Paris (1910), dont il a publié la relation (20), c’est à lui que l’on doit l’initiative d'une délégation - U.R.H., avril 1946, p.52; 23 Revue du Barreau, nov.1962, pp.570-572; -l II y a cent ans Montréal a perdu la Capitale du Canada, La PRESSE, 23 avril 1949, p.26; 123 I'rancis-J.Audet, B.R.IL, mars 1941, p.116; 23 Conférence solennelle de fin d'année, 29 avril 1911, du Barreau de Montréal, sous la présidence du Bâtonnier Me François-J.Bisaillon, Montréal, 1911. 96 du Barreau de Paris à l'ouverture des tribunaux québécois de septembre et qui s’est continuée depuis.Incidemment, c’est de feu Me René Faribault (d.1940), notaire, que le soussigné apprit que François-Joseph Bisaillon avait été, plus de vingt ans, le conseil juridique de son aieul paternel (1919), administrateur de succession.5 _ Par sa fille, madame Bisaillon, le sénateur Fortin est l'aieul nommément de: Hector Bisaillon (1878-1919 d.Montréal) avocat en 1900, marié en 1902 à Hectorine Barbeau, fille d'Henry Barbeau, banquier et économiste, et de Joséphine Varin; Pierre-Roannès Bisaillon (1880-1928 d.Montréal) qui tut le dernier éditeur du vieux journal montréalais la Minerve, aussi lieutenant-colonel du 85e bataillon, aujourd’hui le Regiment de Maisonneuve; marié à Montréal en 1904 à Jeanne Lefort, leur fils, François, marié en 1936 à Marguerite Duchastel de Montrouge, était aussi lt-col pendant la guerre de 1940; .on/c\e ,B,Sa,"0n ( ^ 884-1956 d.Montréal), mariée, Z0,6’a!‘ f',s du sénateur F.-L.Béique, Louis-Joseph Béique ( , , nV;,d°nt nommément, un fils, Me Jacques Béique, avocat (1934) de Montreal; l’auteur de ces lignes eut l’honneur de voir Mme B B Béique à son bureau et en sa belle demeure de Ville La Salle, au lendemain de l’article précité: Il y a cent ans Montréal a perdu la Capitale du Canada; des yeux eus plus expressifs, un visage plus ouvert, une physionomie plus avenante, et plus racée mais de l’air qui n’en a cure il en fut bien peu.Damase Potrin a consacré au sénateur Fortin un ouvra- ?LbM?ni’hiq“u ‘nli,ulé le Roi iu Col>e’ i952- ™is i' ¦'= semble pas qu il ait connu sa lignée.Une de plus à l’acquis public.Philippe CONSTANT 97 PRESIDENTS — GENERAUX de la SOCIETE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE QUEBEC 1842 à 1966 Dr Pierre-Martial Bardy 1842 L'honorable René-Edouard Caron 1842-1852 L’Honorable Louis Panet 1853-1854 Le Commandeur Louis de Gonzague Baillargé 1855-1859 Dr Pierre-Martial Bardy 1859-1861 Sir Hector Langevin 1861-1863 L’Honorable Isidore Thibaudeau 1863-1864 M.Pierre-Gabriel Huot 1864-1865 M.Georges-Honoré Simard 1865-1866 M.Joseph-Etienne Bolduc 1866-1867 M.Jacques-Philippe Rhéaume 1867-1869 L’Honorable P.-J.-Olivier Chauvreau 1869-1871 Sir Charles-Alph-Pantaléon Pelletier 1871-1873 L’Honorable Joseph Cauchon 1873-1875 M.C.J.L.Lafrance 1875-1877 M.Théophile Ledroit 1877-1879 M.Jacques-Philippe Rhéaume 1879-1881 M.Siméon Lesage 1881-1883 L’Honorable Alexandre Chauveau 1883-1885 M.Honoré-Jean-Baptiste Chouinard 1885-1887 L’Honorable Amédée Robitaille 1887-1889 L’Honorable Jules Tessier 1889-1891 M.Jean-Baptiste Caouette 1891-1893 M.Joseph-Ferdinand Peachy 1893-1895 M.Roch-Pascal Boisseau 1895-1897 Sir Adolphe-Basile Routhier 1897-1898 M.Philéas Huot 1898-1899 L’Honorable Albert Malouin 1899-1901 Sir Thomas Chapais 1901-1903 Dr Albert Jobin 1903-1905 L’Honorable Adélard Turgeon 1905-1909 L’Honorable Cyrille-F.Delage 1909-1910 Dr Ph-H.Bédard 1911-1914 L’Honorable Adjutor Rivard 1914-1915 M.J.E.A.Pin 1916-1918 M.J.-E.Prince 1918-1920 98 Dr Emile St-Hilaire L'Honorable Louis Létourneau M.Simon Lapointe M.C.J.Magnan M.Télesphore Verret Dr Jules Dorion M.Louis-Alphonse Pouliot M.J.A.Paradis M.Maxime Morin Dr Arthur Leclerc M.Léo Pelland M.J.-Arthur Gravel M.Ernest Drolet M.Philippe Méthé Notaire Henri Boisvert M.Edouard Coulombe M.Rodolphe Laplante M.Alphonse Désilets Me Wheeler Dupont M.J.Lucien Gagné M.Henri Lallier Me Armand Maltais M.Georges E.Daigneault Me Gabriel Pelletier M.Dr Pierre Dupuis M.Emilius Jobin Dr J.L.Boulet M.Gilles Desmarais Communication de Madame Paul 1920- 1921 1921- 1924 1925- 1926 1926- 1927 1927- 1928 1928- 1929 1929- 1930 1930- 1932 1932- 1933 1933- 1934 1934- 1935 1935- 1936 1936- 1938 1938 1938- 1939 1939- 1944 1944- 1945 1945- 1947 1947- 1948 1948- 1950 1950-1952 1952-1956 1956-1958 1958-1959 19591959-1961 1961-1964 1964- Duchesneau DOCUMENTS CONCESSION POUR LES SAUVAGES DE SILLERY.“du 2e Aoust 1646” (Archives du Séminaire de Québec, Doc.Faribault, no 52) REMARQUES Ce document original, appartenant à la précieuse collection Faribault, semble avoir échappé jusqu’ici aux historiens.Même l'incomparable Joseph-Edmond Roy affirme, dans son Histoire de la seigneurie de Lauzon (volume 1, page 69), que la première concession faite aux Jésuites sur la côte sud le fut en J 648, le premier août, à l’endroit de la Pointe-Lévy dénommé la “cabane des Pères".Comme les Jésuites ont obtenu par la suite, pour leurs néophytes, des concessions de terres plus précises, plus étendues et peut-être mieux situées, il n’est pas trop surprenant qu’ils ne parlent jamais de ces trois terrains primitifs.Leur Journal lui-même n’en souffle mot ni au moment de leur concession ni dans les années suivantes.Nous sommes un peu embarrassé pour identifier le “petit Sault de la Chaudière” dont il est question dans le document.Le fait est que l’on n'en parle à nulle part ailleurs.La nomenclature géographique était encore instable.Champlain, sur sa carte de la Nouvelle-France, édition de 1632, avait dénommé “rivière des Etchemins” ce qui était évidemment la rivière Chaudière actuelle.Quant à la rivière Etchemin d’aujourd'hui, il l’appelait “rivière Jeannin”.Comme cette dernière rivière, juste en face de Sillery, est la plus rapprochée de la rivière Chaudière, c’est tout probablement d'elle qu’il s’agissait alors, sous le vocable transitoire de “petit Sault de la Chaudière".Elle aussi fait une chute, un saut de quelque importance, avant de se jeter dans le fleuve.Enfin, nous considérons comme une précieuse information les deux noms accolés: “Sault de la Caudière ou rivière Bruyante".Non seulement c’est la plus ancienne mention, à notre connaissance, du nom de Chaudière; mais son identification explicite avec la rivière Bruyante fait disparaître une incertitude dont Joseph-Edmond Roy lui-même n’a pas réussi à sortir.Honorius PROVOST, ptre.99 100 “CONCESSION POUR LES SAUVAGES DE SILLERY.” “du 2" Aoust 1646” (Archives du Séminaire de Québec, Doc.Faribault, no 52) ÎMn Ctaues HUTlt d^Montmagny Chlier de l'ordre de Sainct Jean de Hierusalem, Gouverneur et Lieutenant pour Sa Ma-je e en toute l'estendue du fleuve Sainct Laurens de la Nou- pendentarSue; ceT' 61 y descendans et ^ux qui en dep-5^: u S , q 11 nous a este représenté par le Reverend navnie T°rSnie Lüle,mant Supérieur des Missions de la com- des terres iuTseT-.k France' °U'en la distribution ues teires qui se faisoient es environs de Ouebea II seroit propos d’en reserver une part et portion pouï l usage des ,au eufau^nT' ':abitUCZ “ ce le P'us commSern ^ ^UX qui se pourroit, eu esgard au bien qui a esté recosneu le P us propre pour leur instruction, et pour leur arrest et esta a accorder ft -P-sentation «Indinant ble Avons accordé T “T la JUgeant Juste et raisonna- bon plaisir de Messies ^de 7/ con^^TTa SSÏdte ance) Ausdicts sauvages habituez, — premièrement les ter es qu, sont au dessus du costeau de leur SéuTe en Pancê nezïavii dZ" d?’1de Si"^' '“pelles terres! !on! bor ruisseau qui les sepTe d^elL't^rÏÏ detc demem leur accordons un quart de lieue sur la rider, °"' igüisüls disposer sans leur consentement Et d’^ftUV!geS n ,en Puissent tume des sauvages q “aoS f que C est la cous' vé leurs terres ils les abandonnent 101 D?rieurUe?aiie diCt Reverend, Pere Hierosme Lalemant, Supérieur et ses successeurs, a les faire valloir au proffit des sauvages en la meilleure façon qui se pourra, soit en y faisant des fermes, soit en vendant le fond, et employant le prix a 1 achapt de quelque autre fond propre a l’usage des sauva-g Soit en quelque autre façon et maniéré qui se pourra plus OueZnT Uf aUX sauva§es au fort Sainct Louisde Uuebeq le deux.esme jour d'aoust mil six cens quarante six/ (signé) C Huault de Montmagny Par commandement de Monsieur le Gouverneur.(signé) Tronquet (avec paraphe) Saincfïïf d/ÎT'7' df MontmaSny Chlier de l’ordre de bai net Jean de Hierusalem, gouverneur et lieutenant pour Sa NoSleS t0UtC 1 eStendUe du fleuve Sainct Laurent de la Nouvelle France rivieres et lacs y descendans et lieux qui en Bomdnn0!1' ^ faPP°rt qUC n°US a fa‘Ct le Sieu^ Jean Bouidon Ingénieur et arpenteur en ce pays, de s’estre transporte ce jourd huy (avec le Reverend pere Hierosme Lalemant de H ’5Ur nplsslons de la compagnie de Jesus en ce pays (le la Nouvelle France, et avec les nommez Noel Tek8erimat Phil^nfsaTa8 Char'eS Meiachka8at, Ignace 8itatar8chi, I eaèïï T.ar8an’/auvages’ et aussy Robert Hache et Cezar Léger taillandiers, françois, tesmoings) es terres par nous cy dessus conceddées aux sauvages de ce pays, avons mis en possession et jouissance reelle et actuelle par led.Sieur Jean Bourdon commis pour nous a cet effect, ledit Reverend pere Hierosme Lalemant Supérieur des missions de la Compagnie desdTerreq^drf m'S' ^ leSd' sauvaSes> de la consistance desd.teires cy dessus par nous conceddées.Faict a Ouebea ce sixiesme jour daoust mil six cens quarante six/ (signé) C Huault de Montmagny Par commandement de Monsieur le Gouverneur, (signé) Tronquet (avec paraphe) LETTRE DE DENONVILLE A ARNOUL (Paris.Bibliothèque Nationale, N.A.F.21430 (Coll.Arnoul)) A Québec le lime 9re 1685 J'ay receu Monsieur la letre que vous m'avés fait l’honneur de m’écrire du 25 de juin.On ne sçaurait avoir plus de reconnaissance que j’en ay de toutes vos bontés et amitiés.Il faut se consoler de ce que je pers sur les avances que j’ay fait pour la levée des hommes; cela m’aprent à vivre et à estre plus sairé sur les avances que l’on fait pour les affaires du Roy.Je ressoy une réprimande sur le retart de mon départ, comme si j’avais esté accusé par gens de vostre marine que c'estait mes difficultés qui en estaient cause.En vérité ces manières là ne convienent giuère aux gens qui aiment leur devoir.Je suis très fâché que M.le Marquis de Seignelay ne me connaisse pas mieux.On peut dire que ce sont des seles à tous chevaus, mais je vous asseure que je n’aime pas estre mis dans les manières dont il faut éguillonner les gens retifs et peu afectionnés au service.Il faut recevoir cela comme une pénitence que j’ay méritée d’ailleurs.C’en est pourtant trop que de perdre son argent et estre encor grondé.A ce que je voy, dans la marine comme ailleurs, on est sec et impitoyable pour les gens qui ne prenent pas.Comme ailleurs cela ne me fera pas chenger de manières, mais il serait bon à ce que je croy que ceus qui ne prenent rien feucent un peu mieus trètés que les autres.Je vous dis cela, vous croyen dans le cas comme je pourais estre.Mais on ne sçaurait oster le plaisir et le trésor de nostre propre conscience sur nos vieus jours, quant nous n’aurons rien à nous reprocher.On est à mon gré acés riche quant on se treuve en cet état.Je suis acé persuadé de vostre amitié pour ne pas creindre de vous ouvrir mon coeur sur les peines que j’ay en ce pais, d’avoir affaire à un Intendant qui, depuis qu’il est dans le pais, ne s’est étudié qu’à gaigner de l’argen per fas et nejas.J’estais acé bien informé quant je suis venu de son inclination.Mais j’ay eu trop de facilité à croire ses proches qui m’avaient promis que ce ne serait plus cela, moy arivant.Je luy ay parlé sur ce pié là, comme j’aurais peu faire à mon 102 103 frère, pour 1 engager à vouloir entrer dans mon esprit et de travailler de concert à réparer le pacé.Mais bien loin de cela je ne treuve que des harangues pour me persuader de son inossence, quant j ay des preuves du contraire; des harangues pour me persuader que je feray plaisir à M le Marquis de Seignelay de le laisser faire, qu’il sera bien aise qu il s enrichisse et mil belles autres choses semblables.Il a l’honneur d’estre alié de la maison.M.de Menars est de mes amis (et) m’a prié d’estre des siens.Il se pleint de moy parce que je ne scaurais m’acomoder de ces manières ny que je ne puis adérer à ses avarisses qui lui font faire des demandes cachées et couvertes des prétextes du monde les plus spécieus.Tout cela me convient si peu que si il falait que je feusse obligé à vivre avec un tel homme, j’aimerais mieux renoncer pour jamès à tout gouvernemant et tout employ pom n avoir plus qu’à vivre chés moy comme un misérable campagnar.M.de Meulles se pleint de ce qu’il n’a que douze mil livres, qu il n y scaurait vivre.Cela ne me prouve pas qu’il doive prendre ce qui ne luy apartient pas.Il s’est fait un affaire avec les gens des fermiers généraux, contre mon avis sur les pleintes que La Héronnière luy a fait des commerces qui se faisaient de castors chés les Anglais.On en a araité quelques uns.Un d'eus, le plus solvable, s’est tenu à l’écar.Il a esté acusé d un grand commerce que, novissimo, il venait de faire dont le quart apartenait aus fermiers généraus.Le juge, subdélégué de M.l’Intendant pour instruir ce prossais a Montreal, avait ordonné la saisie de ses biens, estant acusé par tesmoins de ces frosdes de drois et d’avoir contrevenu aus deffences de la part du Roy de porter des castors aux Anglais.M.l'Intendant, peu content de la sentance de son subdé- cln6,’, a d°nné main levée de la saisie’ en donnant caution de 500 11.pour l’amende.Voilà bien du tintamare entre l’agent des termes et luy.Je luy dit que je croyais qu’il falait qu’il parut a la cour une grande sévérité de sa part, pour empescher ce commerce et se disculper luy mesme d’avoir consenty facilement a ce commerce, M.de Meulles disant que c’estait M.de La Barre qui le maintenait.11 me dit qu’il estait obligé de prendre l’intérais des marchans qu’on voulait écraser.Il harangua si bien que je luy dis: M.vous le condamnerés 104 à ce que vous voudrés, mais je vous répons que, si il ne se range à son devoir et ne me vient treuver pour me tout avouer et dire ceus qui sont de son commerce, je le pousseray et ne luy feray point de cartier; car une fois il faut empescher ce commerce et il faut que le Roy soit icy obéy comme en France.Je le quité là dessus et le lendemain, m’en aient à Montréal, M.de Meulles me conduisant avec beaucoup d’autres gens, cet homme me feut amené, le sr de la Héronnière me priant de le mener avec moy à Montréal pour que je puisse scavoir moy mesme la vérité de cet affaire.Il est vray que je le fis metre dans 1 un de mes canots et qu’en arivant à Montréal j’ordonne au juge subdélégué de M.l'Intendant de I interoger et taire confronter les tesmoins qui l’acusaient.11 est vray aussy que j ordonné que l'on luy demandast de qui il avait eu les congés qu’il avait eu.Il dit tout ce qu’il savait, qui est que M.1 Intendant luy avait vendu trois congés mil écus et M.de La Barre, deux, qu’il avait payé deux mil livres.Le juge de Montréal, alarmé de cela, en donna advis a M.de Meulles qui se déchaina aussitost contre luy et contre moy, disant bien des choses dont je me soussie très peu.Joint a cela un reproche que je luy fis de Montréal de ce qu’il m’avait recommandé avec de grands empraisemans les interais de gens qui sont les plus libertains et les plus acuses de contrevenir aus ordres du Roy, gens qui ont des sauvagesses à pot et à feu, dont ils ont des enfans.Outre cela deux treres de ses meilleurs amis, dont il m’avait dit mil bien qui ont enlevé deux soeurs sauvagesses d’entre les mains de cuis parens outre que depuis long temps ces deux frères vivent dans de grands désordres; ces deux là sont dans l’Acadie Je luy mandais, luy estant sur le point d’y aler, de pacer par ches eus pour en faire informer comme d’une chose aussy contraire aus intentions du Roy et au bien de la religion Cela luy a beaucoup depleu.’ Et voilà, mon cher monsieur, où j’en suis, Je vous ouvre mon coeur et vous dis franchement que si M.l’Intendant continuait einsy je demanderais asseurément mon congé, car je suis acoutumé à servir selon les intentions du Roy et de mes supérieurs.Je me soulage un peu en vous confians mes peines.Je ne me soussie pas de ce qu’il a fait, pourveu qu’il se veille changer.Je n entreray point dans son commerce, pourveu que 105 le public n’en soufre pas.Mais que par année il vende 100 banques d eau de vie comme par le passé, et que sous main on favorise les marchans pour les faire pacer dans les bois contre les ordres du Roy, je me ferais plus tost pendre que de soufrir cela contre mon devoir.Voilà trop vous fatiguer de mes chagrins, qui me sont d autent plus sensibles que vous m’evés fait trop sentir le plaisir que l’on a de vivre avec vous.Je vous prie de vouloir bien reserver ma confidence pour vous seul, car je ne puis pas deviner quels seront les sentimans de M.le Marquis de Seignelay sur M.de Meulles qui est un homme si entesté de ses volontés et de ses raisons que pour rien il ne veut démordre.Il faut prendre patience cependant et toujours faire son devoir.Je vous envoyeray un fusil pour vous faire voir comme celuy qui a fait l’amplette de ceus que l’on envoya il y a deux ans a très mal fait son devoir et mériterait chatimant.Vostre seule considération est cause que je ne l’envoyerai pas a M.le Marquis de Seignelay.En vérité, M.c’est se moquer de son devoir que de voler einsy le Roy.On veut obliger icy nos abitans à les acheter unze livres, monnaye de France.Je seray obligé de vous les renvoyer.Il y en a encor un nombre considérable, de plus de deux cents, mesme de 300 fusls de cette sorte qui ne valent rien du tout, et plusieurs autres dont je fais faire un mémoire pour vous l’envoyer.Je manderay à M.le Marquis de Seignelay qu’il est très à propos qu’il envoyé ordre pour compter et faire rendre compte de tout ce que l’on a envoyé, car je voy toutes choses en si méchant état que c’est pitié que de voir le désordre où tout est.On a envoyé des poudres en trette.M.l’Intendant l’a souffert.Je ne scay pas en vérité comme on peut avoir le coeur de soufrir tout cela lors qu’on le voit.La plus part des magasins ne ferment point.Il n’y a qu’une méchante sairure, dont la clés se donnait de main en main.J’en fais faire deux pour remédier à cela et asseurément on n’y entrera pas que je ne le sache.(') Le M.de Denonville M.Arnoul C1) Paris.Bibliothèque Nationale, N.A.F.21430 (Coll.Arnoul) Réflexions sur Tétât actuel des possessions de la France aux Indes Orientales et Occidentales relativement à la paix 1786 (Paris.Archives des Affaires étrangères.Mémoires et Documents.Amérique 16.fol.111-122) II.Le Canada La conquête entière du Canada ne laisse plus aux François aucun pied à terre dans l’Amérique Septentrionale.Les Anglois seuls sont les maîtres de ce vaste continent jusques à la Floride espagnole.D’où il résulte: 1 — qu’aucune autre nation ne peut opérer de diversion à la faveur de la (mot effacé) la France puisse rentrer dans la moindre de ses possessions.Ainsi l’expulsion totale des François du Canada seroit sans retour si on ne leur rendoit quelque possession dans cette contrée.2 — que les sauvages ou naturels attachés aux François par inclination et qui occupaient toujours une partie des forces des Anglois s’attacheront à eux insensiblement par la nécessité.Il leur faut des denrées et des marchandises d’Europe en échange de leurs pelleteries.Les Anglois seuls et sans concurrens feront avec eux ses échanges.que la colonie de la Louisianne, trop foible encore (depuis quelle est sortie des entraves de l’Exclusif) pour se soutenir contre le moindre effort sera le premier objet des nouvelles conquêtes des Anglois.4 — que les expéditions des Anglois seront d’autant plus sûres qu’aucune autre puissance ne pourra être informée de leurs armements.Ils ont, dans cette partie de l’Amérique, les ports les plus vastes et les plus commodes.Ils y possèdent’une prodigieuse quantité de vaisseaux qu’ils construisent sur les lieux mêmes avec plus de facilité qu’en Europe.106 107 , 5 9uau moyen de ces arméniens, rien ne sera plus aci e aux Anglois que d envahir le reste des possessions rançoises aux Iles sous le Vent et il se pourrait bien qu’on ne rut informés en France de leur projet que par l’exécution.^ 7 ^ue ^ Espagne, par les profits considérables que sa navigation neutre lui procure aujourd’huy se réveillera trop tard de son assoupissement et lorsque les Anglois seront au pied des mines dont la possession future est l’objet perpétuel des reveries de leur nation.La France perdra l’hipotèque qu’elle a sur le commerce de l’Amérique espagnole, dont I industrie françoise 1 a fait jouir avec avantage, quoique par la seconde main.Après ces considérations politiques sur la perte du Canada, il faut examiner la perte en elle-même de la colonie relativement aux autres colonies et à la métropole.En vain oppose-t-on que le Canada a coûté des sommes immenses à l’Etat pour son entretien.C’est un objet d’administration dans lequel on n’entrera point.Il est étranger aux avantages du Can/iada et de ses possessions dont on traite dans ce mémoire.III.Commerce du Canada aux Iles Françoises Les avantages du commerce étoient réels et communs entre les îles sous le Vent et le Canada.Ils seraient devenus bien plus considérables par l’administration qu’on se proposoit d’y établir.On aurait encouragé la culture du bled en Canada.II fournissoit, avant la guerre, une grande quantité de farines aux îles sous le Vent (milieu d’une ligne effacé) du Quercy et du Bordelois qui ne fournissoient pas avec assez d’abondance.Les chargements de la Normandie pour les Iles sous le Vent étoient presque tous composés de farines d’Angleterre.Le Canada fournissoit aux Iles françoises tous les merreins pour la construction des barriques, les bardeaux, essentes, planches et madriers, des huiles de poisson, des poissons secs et salés.Les navires canadiens raportoient en retour des Iles sous le Vent des mélasses, sirops et taffia/ ou guildives, trois objets des productions des îles françoises qui n’ont de débouché qu’au Canada. 108 Oui fournira à l’avenir aux Iles sous le Vent les merreins, planches et bois de toute espèces que le Canada y envoyoit ?Feront-elles le commerce passif de ces bois avec les ennemis de la France qui seront les maîtres de faire monter le prix des barriques au niveau de celui des denrées qu’elles contiendront?IV.Navigation du Canada.Pêche et commerce avec la France.Si la cession faite à l'Angleterre, par le traité d’Utrecht, de 1 Acadie et de File de Terre-Neuve a porté coup à la navigation et à la pêche françoise, que deviendroient l’une et l'autre si les Anglois restoient en possession exclusive de ces côtes ?Il faudra abandonner la pêche du poisson verd sur le grand banc de Terre-Neuve, la pêche de la molue sèche à la côte et baye de Gaspé, La Brador et le petit Nord.Quand on pense à la quantité prodigieuse de navires que les ports de Saint-Malo et de Grandville y emploient annuellement sans les autres ports du rawyaume, on ne verra pas sans en être frappé la perte d’une école pépinière de matelots, d’autant meilleure que pendant tout le cours de cette navigation, ils sont, d’une part, occupés sans interruption à pêcher et à manoeuvrer et, de l’autre, garantis, par la bonté du climat de ces côtes, des maladies qui enlevent tant d’hommes et de matelots dans les autres voyages.Les ports de la Méditerranée et ceux depuis Bayonne jusques à Dunkerque portoient au Canada les productions de leu/ terres et de leur industrie.Bordeaux, ses vins, ses eau de vie et ses lards salés.La Rochelle, ses sels, ses vins, ses eau de vie et ses lards salés.Le Havre et Honfleur, des quantités inconcevables de marchandises fines.Il n’est aucune fabrique du rauyaume qui ne se ressentit de ces exportations.Mon-tauban y faisoit un gros commerce de draperies, serges et etamines.Cholet, Le Mans, Tours, la Bretagne, le Perche Rouen, Beauvais, Elbeuf, Paris, Lyon, Amiens, Rheims, Lilei etc.y portoient des toiles, draps, camelots, serges, merceries’ soyeries, quincailleries, fers, marchandises de mode Tout y a voit un débouché certain et lucratif.Le seul objet des couvertures de Rouen étoit immense.Toutes ces parties reunies favorisaient de proche en proche l’activité et l’industrie de tous les habitans du rauyaume depuis le négotiant armateur 109 jusques aux ouvriers, artisans et laboureurs.La tristesse règne sur les ports de France où tout languit.Eclairés par leurs fautes et par celles de leurs ennemis, les François, rentré dans leurs possessions du Canada, en tireraient encore un meilleur parti.Les bois seuls qu’on pourrait exploiter en coupes réglées deviendront un objet de la plus haute considération.On enverrait en France des bois de construction comme les Anglois envoyent les leurs de Boston en Angleterre.En un mot, si la perte du Canada est très préjudiciable à la France, elle le devient doublement si l'Angleterre possède exclusivement cette contrée.Déjà le castor est hors de prix et les manufactures de France réduites à le tirer d’Angleterre doivent renoncer à faire aucune exportation.Il faudra aller en Angleterre aux achats des huiles de loup marin et des pelleteries.La masse des richesses de la nation françoise diminuera de tout le profit qu’elle faisoit sur ses ventes, sur ses retours et sur ses exportations en Angleterre même, mais encore de tout le profit qu’elle sera forcée d’accorder arbitrairement à l’Angleterre, qui fera la loi dans ses ventes.Si le commerce n’étoit pas affaissé par ses malheurs, il devrait faire les plus vives représentations sur le sort qui le menace et l’Etat avec lui.VIII.Réflexions ultérieures sur les cessions qu’on pourrait faire aux Anglois par le traité.Canada La chaleur avec laquelle les commissaires anglois disputaient les limites du Canada en 1754 et 1755 et tout ce qui a suivi ces malheureuses discutions doit faire craindre beaucoup de acharnement, de la part de la nation, à vouloir conserver cette partie de l’Amérique Septentrionale.Mais le Canada tient avec adhérence au commerce des Iles et l’un et l’autre sont si étroitement liés à tout le commerce du rauyaume qu’il vaudrait autant perdre plusieurs provinces que de ne pas conserver les principales possessions de ces contrées et la faciliter de communiquer avec elles.En admettant ce que les Anglois prétendoient lors de la discution des limites, on leur abandonnerait toute la rive méridionale du fleuve Saint Laurand, la plus peuplée, la plus commerçante, la plus utile.Ce serait consentir de ne subsister à Québec, à Montréal et sur toute la côte que par la per- 110 mission des Anglois sous la domination desquels on se seroit des ri^èresP°hnt n2henti.elS P°UI'la France sera le commerce ücs rivieres, la peche du poisson sec et salé.On ne oeuf îiSïrfUncCt laUtre quen se conservant l’embouchure c u leuve Saint Laurand et la rive méridionale du fleuve.__I1C LCS Ang|01s attachés à leur sistème ne voudront pas que r ayons Plus aucune communication avec l’Acadfe et la Baye Françoise par la Rivière Saint Jean.Il faudraTa leur sacrifier vraisemblablement.illc_ ^ dc de Sa‘nt Jean et toute t ance depuis le Cap Canceau jusques et comprise la Baye des Chaleurs est en leur pouvoir depuis la guerre.Ils ont prétendu que le tout était E dans la cession de l’Acadie.Il faudra le leur céder P en 17LS?CiSriBr2cn PToit rester neutre comme le proposa en 1752, Milord Saint Jean.Les Anglois paraissent comme,- celte flearrangement’ Puisqu’ils ont détruit les fortifications de depuis 1aFBavCee Te™ T* au'des?us de la Baye des Chaleurs ^psststs.tsszS importante ^'officiel écîaW intéressant-.tell*= Possession Ces réflexions seraient d’un autre poids si elles s’accor lent avec la connoissance locale de tant de personnes éclai- Ill rées, qui ont fait la guerre et le commerce, que d’en entendre plusieurs séparément.Amérique L’Ile de Saint Martin ne nous appartient qu’en partie.Mais Saint Barthélemy, toute entière.Il fut question, au traité d’Utrecht, de les leur céder au lieu du Cap Breton.Résumé des abandons de la France: Canada La Baye françoise et la rivière Saint Jean L’île de Saint Jean La Baye des Chaleurs jusques aux monts Notre-Dame.Le Cap Breton neutre.” F) (') Paris.Archives des Affaires Etrangères.Mémoires et documents.Amérique 16.fol.111-122.ATTENTION COLLECTIONNEUR des BULLETINS DES RECHERCHES HISTORIQUES Si vous désirez vous procurer soit : une série complète : un numéro qui manque à votre collection Adressez-vous à : LA LIBRAIRIE DUCHARME LTÉE .418 Notre-Dame ouest, Montréal 849-1146 Informez-vous aussi sur son vaste choix de Livres canadiens - RARES - ANCIENS - NEUFS Journal des troubles de 1837-38 PAR G.-B.FARIBAULT Georges-Barthélémi Faribault (1789-1866), greffier et bibliothécaire de l’Assemblée Législative, membre fondateur de ta Société Littéraire et Historique de Québec, a joué dans la capitale québécoise, un peu après Jacques Viger, à Montréal, un rôle analogue de collectionneur, d’archéologue et de critique historique.A sa mort, il léguait aux Archives du Séminaire de Québec et de I Université Laval tous ses manuscrits, cartes et plans ayant trait à l’Histoire du Canada, et nommait son collaborateur et ami, l’abbé Charles-Honoré Laverdière, pour en faire le choix.Aux archives du Séminaire (Ms no^ 139) se trouve donc, relié avec d’autres pièces, sous une même couverture, un cahier de 46 pages in-folio qui contient un calendrier des événements concernant l'histoire de ! Amérique, de la main de Faribault.Nous en avons extrait les entrées touchant les Troubles de 1837-38, qui y tiennent une large place.Abbé H.Provost 1837 Mars, 8.— Résolutions coercitives contre le Bas-Canada, passées par les Communes (d’Angleterre).Août, 18.— Ouverture de la 3e et dernière session du Parlement Provincial, qui a précédé la Révolte.26.— Le Lord Gosford proroge subitement la session de la Législature qui est la dernière avant la révolte.Octobre, 23.— Assemblée des Cinq Comtés à St-Charles, sur la Riviere Chambly: on y plante l’arbre de la liberté.Novembre 5 — Proclamation des Magistrats de Montréal defendant les attroupements.6 — Destruction du Bureau du Vindicator et émeute à Montreal.15 — Départ de M.Papineau (de Montréal) en fuite.{6 ~ .fren)ières arrestations à Montréal (de plusieurs fils de la Liberté).112 113 17 Résistance aux Autorités lors de la prise de Demaray et Davignon, par une petite armée, dans les environs de Longueil.23 — Bataille de St-Denis.25 — Le Colonel Wetherall défait les Rebelles à St-Charles et incendie partie du village.27 — Meurtre de Chartrand par les Rebelles.Décembre, 1 — Les Rebelles retraitent de St-Denis.Le Lord Gosford par proclamation offre £ 1000 de récompense pour la prise de L.J.Papineau, accusé de haute trahison, et de plusieurs autres.5 — Le Lord Gosford par proclamation institue la Loi Martiale dans le District de Montréal, autorisant le Gén.Colborne à la mettre à exécution par la peine de mort ou autrement.6 — Affaire de Missisquoi, où Bouchette est fait prisonnier.7 — Une insurrection éclate à Toronto, sous la direction de McKenzie; ils sont défaits.10 — Le Steamer St.George laisse Québec avec une division des troupes de 83e Regt et arrive heureusement à Montréal le lendemain.14 — Sir John Colborne, avec 1400 hommes, défait les Rebelles de St-Eustache.L’église et tout le village incendiés.15 — Les Rebelles de St-Benoît se soumettent.16 — Les Rebelles prennent possession de Navy Island.17 — Girod, au moment d’être arrêté à la Pointe-aux-Trem-bles de Montréal, se fait sauter la cervelle d’un coup de pistolet.29 — Le Capt.Drew de la Marine Royale, avec un parti de chaloupes, attaque le Steam Boat Caroline, à Schloper, y met le feu et le culbute au bas de la chute de Niagara.1838 Janvier, 14 — Les Rebelles sont chassés de Navy Island.Février, 10 — La Reine Victoria donne la sanction à l’Acte Impérial qui suspend la Constitution du Bas-Canada. 114 du.~H?^'leS ““ eXP“Ués de Figh,inS lsland- Départ du Lord Gosford pour 1 Europe par le chemin de Kennebec.Mars, 3 — Bataille de la Pointe Pelée.]7 ~ Promulgation du Statut Impérial qui suspend l’Acte Constitutionnel et créé un Conseil Spécial.Canadas^ Durham est nommé Gouv.Général des tofteHaw Canada' Ma‘heWS P°“r haU,e trahis0" Montai,% môtel d^uvïneS^ ^ S'°UVre 4 27 — La Loi martiale révoquée dans le district de Montréal.Mai, 9 Arrivée de l’Edimburg de 74 canons et des frégates Inconstant Atholl et Appollo avec les 2 Bataillons des Gardes de la Reine — Grenadiers et Coldstreams — de 1700 hommes.27 Incendie du Peel Steamer.29 — Débarquement solennel de Lord Durham et prestation de son serment comme Gouv.du Canada.Jum, 28 — Fête et réjouissances extraordinaires à Québec, à 1 occasion du Couronnement de la Reine Victoria, qui a dû avoir lieu a pareil jour, en Angleterre.inllet’^.~ Les Exilés Partent Pour les Bermudes.29 — Dispersion des Rebelles du Haut-Canada.effigîe'à o'uébec~ ^ L°rd Brousham e( autres brMés “ Novembre, 1 — Le Lord Durham retourne en Angleterre.2 — Une nouvelle rébellion se déclare en Canada.déclarée en force pour la 2e fois dans le District de Montreal et plusieurs arrestations ont lieu.5 — Ouverture de la 3e session du Conseil Spécial.^ Défaite des Rebelles à Lacolle.9 Bataille d’Odelltown.JO — Les Rebelles évacuent Napierville. 115 11 — Incendie de partie des villages de l'Acadie, Beauharnois et Chateauguay.12 — Les Brigands Rebelles débarquent à Prescott.16 — Affaire de Prescott.21 — Le Tribunal de la Cour Martiale tient sa première séance à Montréal pour faire le procès des Rebelles de la dernière insurrection.Décembre 13 — Sir John Colborne est nommé Gouv.Gén.du Canada.21 — Exécution à Montréal de J.N.Cardinal et E.Duquet, pour haute trahison.1839 Janvier, 18 — Exécution de Decoigne, deux Frères Sanguinet, Hamelin et Robert pour haute trahison.Février, 14 — Ouverture de la 4e Sess.du Conseil Spécial à Montréal.15 — Hindelang, Delorimier, Nicolas, Narbonne et Daunais sont exécutés à Montréal, pour haute trahison et comme chefs d’insurrection.Août 24 — La Loi martiale révoquée pour la 2e fois.Septembre, 28 — Les 58 condamnés politiques font voile du Port de Québec, dans le Buffalo, pour Sidney (Nouvelle Galle Méridionale).Octobre, 19 — M.Poulett Thompson arrive et est installé Gouv.Gén.du Canada.23 — Sir John Colborne laisse le Canada, dans la Pique.Novembre, 11 — Ouverture de la 5e session du Conseil Spécial, à Montréal.13 — Le Conseil Spécial réuni en Session à Montréal accède à la proposition de la réunion des Provinces. John Yule (1812-1886) avocat, coseigneur de Chambly Par Jean-Jacques Lefebvre Archiviste en chef, Cour Supérieure, Montréal.En son dictionnaire biographique, Les Avocats Je la Région de Quebec (Lévis, 1936) M.Pierre-Georges Roy clot son ouvrage par deux lignes sur John Yule.Pouvons-nous y apporter quelques précisions ?II était né le 21 novembre 1812, sans que son acte de bapteme inscrit au registre de la Garnison de Montréal en 1815, indique 1 endroit.Fils de William Yule (d.1843) seigneur de Chambly1 et de Laetitia Ash (d.1862), dont le mariage avait été célébré à Montréal en 1807.C’est le - juin 1835 que John Yule avait été admis au Barreau.Selon les indications de M.Roy, il exerça sa profession a Quebec douze ans, puis a Montréal.Il avait sans doute a tout le moins sa maison de campagne à Chambly.Après iïnE- °3 S rentes seiSneuriales> il apparaît encore comme de I860 flSsT C°nStituéeS de la seig"eurie de Chambly, , .ava't.éP°u,sé en Premières noces Eliza Hall (d.1850) dont deux fils,/o/m (1848-1896) décédé à Pueblo, Colorado, a Chamb y’ et William Andrew, né en 1846.A U3 inffla «u'jTf' à Chamb|y- à Mary Eliot.Le J juillet 1884, il dicta son testament à Norbert D Bessette, notaire, et institua son fils, William Andrew, son légataire.Il mourut le 27 novembre 1886.r*r ^™ons une sœur’ qUi éPOusa à Xfo}^lchart Brock Hatt> celu'-ci fils de Samuel natt (fl.17 - 1842), combattant de la guerre de 1812-1815 année =eigneUr ChamW>'* « «*"*& législatif la" même 1827.' ït°ppK'°mSU""e *' •» F«-f M Sds„,urte, Beaucevflle - C.1 urcotte, Le Conseil législatif de Québec, 1933, p.105.116 QUESTIONS et RÉPONSES 9.—(1966).TOWNSHIP OF CLIFTON (Compton).“I am collecting material for a history of the Township of Clifton in Compton Co., Que.I have a great deal of material already collected, but I am in need of instructions as to how to proceed with the search for records, information of what can be used from material already published, format and how to proceed in getting it published if it is considered good enough.Surely someone must have written books of instruction or advice on this subject.Can you tell me where such books or information can be obtained ?” MRS M.E.W.10.— (1966).CLAUDE-GERMAIN GAUTHIER._________ Je voudrais bien identifier un Claude-Germain Gauthier, dont le lieu d’origine n’est pas connu.Je trouve dans une lettre du 10 mai 1722, une demande d’un nommé Claude Germain qui s’est offert d’aller comme soldat au Canada.(Rapport des Arch.C, 1904, p.33, année 1722.Séiie B.Vol.45).Celui-ci vint au Canada, car le 2 mai 1724, dans une lettre à M.de Vaudreuil, la mère du nommé Claude-Germain Gauthier, qui a 'été envoyé au Canada, dit “quelle a eu avis que ce jeune homme voulait absolument revenir en France” et plus loin, elle ajoute “Vous aurez agréable de donner les ordres nécessaires pour empêcher qu’il ne puisse repasser en France”.(B.47, 1724, p.30).Il y a un Claude-Germain Gauthier, marié à Marie-Louise-Thérèse Amiot-Villeneuve, le 2 octobre 1726, à Michillimakinac.Le 19 mai 1742, il fait baptiser à Michillimakinac, une fille du nom de Marie, il est ici qualifie de Sieur Gauthier, soldat de la garnison de ce poste.Marie-Louise-Thérèse Amiot Villeneuve fut inhumée le 6 novembre 1754, à Québec.Elle est dit femme 117 118 du Sr Claude-Germain Gauthier, écrivain du Roy.Claude-Germain Gauthier fut inhumé le 7 octobre 1757, aussi à Québec et qualifié écrivain.Claude-Germain et Claude-Germain Gauthier sont, vraisemblablement un seul et même individu.Toutefois, aucun lieu d’origine n’apparait dans les documents.Quelqu’un n’aurait-il pas dans ses fiches quelques indications qui pourraient m’aider dans mes recherches ?A.L.11.— (1966).URSULE-MARIE-RENEE CHARTIER DE LOTBINIERE.J’aimerais percer le mystère d’Ursule-Marie-Renée Chartier de Lotbinière née en 1703, mariée à Joseph Arcan à Québec le 3 novembre 1718 et décédée à Deschambault le 16 décembre 1763.Tanguay ne donne pas le nom des parents de cette personne, tout au plus il la dit fille adoptive de Jean-Baptiste Cugnet.Par ailleurs il me semble (à moi) évident qu elle soit fille naturelle de René Chartier de Lotbinière, 1642-1709.Y a-t-il à quelque part des indices qui puissent éclairer l’origine d’Ursule de Lotbinière ?AIME TROTTIER, CSC Oratoire Saint-Joseph 12.—(1966).EMEUTE A QUEBEC EN 1763.Georges- Barthélémy Faribault, dans une sorte d’éphéméride d histoire du Canada (Archives du Séminaire de Québec, Ms 139, partie 2), à la date du 18 septembre 1763, mentionne une émeute extraordinaire à Québec parmi la garnison”.Pourrait-on fournir des détails plus précis sur cette affaire ?.H.P.13.(1966).LOLA MONTEZ.Lola Montez est-elle venue a Québec ?Si oui, en connaissez-vous la date ?COMEDIEN 14.— (1966).UN MEMOIRE D’OCTAVE ZAPAGLIA DE RESSAN.— Zapaglia de Ressan, secrétaire de Tracy, 119 aurait composé un Mémoire sur le Canada, dans lequel il montre, parait-il, beaucoup d’animosité contre les Jésuites et Mgr de Laval.Ce mémoire a-t-il été publié quelque part ?Est-il considérable ?Où se trouve présentement l’original ?JACQUES de L.15.— (1966).L’INSTITUT CANADIEN DE ST.MICHEL DE BELLECHASSE.Le Journal de l’Instruction publique, dans son no de janvier 1857, dit que l’Institut Canadien de Saint-Michel de Bellechasse a publié son rapport annuel.Ce rapport a-t-il réellement été imprimé ?En existe-t-il des exemplaires connus ?Où sont-ils ?MICHEL F.16.— (1966).“LES VOIX CANADIENNES”, de Savaète.A quelle date, et par qui la vente de cet ouvrage fut-elle interdite dans la Province de Québec ?ABBE J.D.17.— (1966).GOUVERNEURS DE LA COMPAGNIE DE LA BAIE D’HUDSON.Où peut-on trouver une liste complète, avec dates, des différents gouverneurs de la Cie de la Baie d’Hudson ?FORESTIER Plusieurs ouvrages donnent cette liste, dont: The Governor and Company of Adventurers of England Trading into Hudson’s Bay during Two Hundred and Fifty Years 1670-1920.London: The Hudson’s Bay Co.1920., pp.XIV-XV.Ed.18.— (1966).ALEXANDRE DE BELLEFONDS.Cet offi- cier de marine, natif de Québec, aurait été mis à la Bastille, par ordre du roi, le 9 mars 1711.Peut-on me fournir quelque renseignement à son sujet ?CUR 19.— ( 1966).UN COMMUNISTE FRANÇAIS A QUEBEC EN 1878.— Charles Langelier, dans ses Souvenirs Politiques de 1878 à 1890 (Québec.1909.vol.1, p.101) parlant des débuts de la Session provinciale de 1878 dit qu’il y eut greve à Québec des ouvriers qui 120 construisaient le nouveau Palais Législatif, qu'il y eut même une émeute assez grave et que le “chef des grévistes, un communiste français” qui était depuis quelques mois à Québec fut tué dans la mêlée.Peut-on me donner le nom de cet individu ?Y avait-il alors beaucoup de communistes à Québec ?Soc.20.— ( 1966).FAMILLE GIROUX.I know my father Emile Giroux was a descendent of Toussaint Giroux and Marie Godard, but what branch ?I also know that he was a first cousin of father Constant-Alarie Giroux, O.M.I., 1861-1941, fils de Alarie Giroux et de Adelaide ?, de St.Valentin d'Iberville.Who were there father ?and mother ?etc.etc.E.G.S.21.—(1966).JEAN CUET, dit CHALANDRY.Peut-on fournir quelque information sur Jean Cuet, dit Chalan-dry, rapatrié du Canada vers 1774, mort en 1832 et qui fut pendant plus de cinquante ans jardinier de Sainte-Croix, l'une des abbayes les plus célèbres de la France.Sa famille, etc.R.P.Jean de L.22.—(1966).COTE ST.GEORGES HIGHLAND COM- PANY.Can you assist me in securing information, on the dress of the Cote St.Georges Highland Company; and also its history ?This Scottish Company was raised in the Province of Quebec, around 1838, and disbanded around 1842.L.W.23.( 1966) FAMILIES KENT et ROLFE.My great grand father was from Quebec and was called “Jash” Kent.I expect it was a nick’name.Her mother name was Rolfe, and her name was Jane Amelia Kent, born around 1835, married Benjamin Franklin Brown around 1852.I want to locate some of the Kent and Rolfes, or find out something about my ancestors.Mrs E.M. Téléphone : 529-8324 MEUBLES - BIBELOTS - PORCELAINES M.GILBERT GRAND CHOIX DE LIVRES CANADIENS D'OCCASION ?ACHAT et VENTE ?1096 St-Vallier (au Bas Côte du Palais), QUÉBEC Garneau, Boulanger Ltée VALEURS DE PLACEMENT Membres de l'Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières 105, Côte de la Montagne, QUÉBEC 2 Tel.: 692-1840 121 HOMMAGE Cable Address : PIALBO Téléphone : 692-0660 P.A.BOUTIN INC ASSUREURS - UNDERWRITERS 80, rue St-Pierre, QUÉBEC, Qué.LE CENTRE D'ACHATS STE-FOY ) / I 16 RUE { B I R K s ; > ^-| ( DE LA FABRIQUE ) QUÉBEC ORFÈVRES QUÉBEC, Qué.122 CONFIEZ TOUS VOS PROJETS DE VOYAGE DOMESTIQUES ET INTERNATIONAUX À VOTRE AGENCE CANADIENNE-FRANÇAISE Québec - Monde - Agence - Voyage (Quebec Travel Bureau) 18, rue Sainte-Anne, Québec.Tél.: 529-2547 HOMMAGES de : MONTREAL TRUST COMPANY 500, Grande-Allée Est, J.-Chs.-V.GRAVEL, C.R., QUÉBEC gérant.SI CE N'EST DÉJÀ FAIT.Abonnez-vous au Bulletin des Recherches Historiques.Vous v trouverez des chroniques historiques, des textes ignorés, des curiosités, des biographies, des notes bibliographiques et généalogiques, des documents inédits, etc., etc.Bulletin des Recherches Historiques 2050 ouest, Saint-Cyrille, QUÉBEC.123 Pour vous mieux servir 20 employées 12 corsetières diplômées 10 chambres d'essayage Salon climatisé Fauteuils confortables Atelier pour modification Spécialité : SUPPORTS "CAMP" ORTHOPÉDIQUES Spécialiste en corseterie Médicale et Esthétique 287, E., rue St»Joseph, HOMMAGE de Québec M.POLLACK, LTÉE 124 ST-ROCH PLACE LAURIER Une vieille maison canadienne qui a fait sa marque dans l'histoire des canadiens Toujours désireux de vous bien servir, PAQUET vous offre un service prompt, courtois et empressé, mettant à votre disposition un personnel compétent, toujours prêt à vous conseiller et vous aider, si vous le désirez.La Compagnie Paquet Inc., rue Saint-Joseph est Québec - Place Laurier, Ste-Foy - Chihougamau \1 r De jour en jour.POUR 3 Millions Of (AHACm rms de génération en génération, depuis plus de 145 ans, plus de Canadiens font confiance à la Banque de Montréal.Aujourd’hui, plus de trois millions de personnes, d’un littoral à l’autre, appellent la B de M: “MA BANQUE”.Banque de Montréal ’pAMUtte Sohçuc au (fattucla AU SERVICE DES CANADIENS DANS TOUTES LES SPHÈRES DE LA VIE DEPUIS 1817 Il y a 13 BUREAUX de la B de M pour «ou, servir dans QUÉBEC et le DISTRICT 125 LES PRODUITS DE L'ÉRABLE "CITADELLE'' Sont de nos jours de précieux auxiliaires dans la cuisine moderne.D'une pureté et d'une valeur insurpassables, ils font des desserts délicieux en même temps que nutritifs.LES PRODUCTEURS DE SUCRE D'ERABLE DE QUEBEC Bureau: Édifice Desjardins, Avenue Bégin, Lévis.126 DICTIONNAIRES - ENCYCLOPEDIES HOMMAGES de Agents généraux pour le Canada de la LIBRAIRIE LAROUSSE DICTIONNAIRES - ENCYCLOPÉDIES 127 DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE DU CANADA „ VOLUME PREMIER DE L'AN 1000 À 1700 L'ouvrage de référence le plus important jamais publié au Canada Le Dictionnaire biographique du Canada a pour objet de fournir des biographies complètes, précises et concises de tous les personnages ayant joué un rôle de quelque importance au Canada.C’est le premier grand dictionnaire national de biographies à adopter dès le début un ordre chronologique.Les 594 noms retenus pour le premier volume sont répartis en sept groupes: Nouvelle-France, 318 biographies; Acadie, 71; Hudson’s Bay Company, 34; Terre-Neuve, 37; explorateurs maritimes (dont les premiers furent les Vikings), 59; Indiens, 65; divers, 10.La rigueur scientifique de ces biographies, alliée à la clarté et l’élégance de leur style, en font une lecture instructive et agréable.7 x 10, xxvi-774 pages, 1966, cartonné, $15.00 EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE ET CHEZ L’EDITEUR LES PRESSES DE L'UNIVERSITE LAVAL C.P.2447, Québec 2 Tél.: 656-2590 128
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