Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1 juillet 1966, juillet
Vol.68 Lévis — Juillet-Août-Septembre 1966 No 3 No 719 LE BULLETIN DES Recherches Historiques REVUE D'ARCHEOLOGIE, D'HISTOIRE, DE BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC.A" , ' DIRECTEUR ANTOINE ROY Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe Ministère des Postes, Ottawa. LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Prix de l'abonnement : $5.00 par année DIRECTION ET ADMINISTRATION 2050, Saint-Cyrille Ouest, QUÉBEC SOMMAIRE Juillet-Août-Septembre 19 66 Pages LEON POULIOT, s.j.— La contribution du P.Paul Le Jeune aux Relations des Jésuites de 1650 à 1663 (Suite) .131 CENTENAIRE de la mort de François- Xavier Garneau (1809-1866) 137 PREVOST, Lt.Col.Eugène — Officiers commandants des Carabiniers Mont-Royal 1867-1965.Communication de M.Jean-Jacques Lefebvre ._.139 CENT ANS DEJA QUE.Le premier.La première 141 JEAN-JACQUES LEFEBVRE — Sur les premiers habitants de Saint-Anicet (Huntingdon) 145 VISITEURS DE MARQUE A QUEBEC —Lola Montez (1857) 151 QUESTIONS ET REPONSES .153 ON CHI1.RC HE A SAVOIR — Jean-Baptiste Duberger .155 IE BULLETIN des Recherches " .Vol.68 Lévis — Juillet-Août-Septembre 1966 No 3 La contribution du P.Paul Le Jeune aux Relations des Jésuites de 1650 à 1663 (a) Par le R.P.Léon POULIOT, S.J.Montréal — IX — La Relation de 1656-1657 La traditionnelle lettre d’envoi est remplacée par une lettre du P.Le Jeune au Provincial de Paris, datée du 1er octobre 1657.“De cinq ou six vaisseaux qui ont été ce printemps en la Nouvelle-France, y lit-on, celui qui est retourné le premier m’a apporté des lettres du P.Jean de Quen, supérieur de nos missions en ces contrées, qui m’apprennent qu il devait envoyer à V.R.la Relation entière de ce qui s’est passé depuis un an dans nos missions, dont il m’a adressé par avance quelques cahiers.Or, le navire auquel on l’avait confiée ayant été pris par les Espagnols, et toutes les lettres qui s'y sont trouvées ayant été jetées dans la mer, j’ai été obligé de ramasser dans le livret que je présente à V.R.cequ’on a pu recouvrer de ces lettres et de quelques autres mémoires qui nous furent rendus trop tard l’année précédente * 1”.Sommes-nous autorisés pour autant à considérer le P.Le Jeune comme l’unique auteur de la Relation?Son propre témoignage nous sera sur ce point important.Le chapitre XXI commence par ces mots: "La sainte curiosité du lecteur aura beaucoup de satisfaction voyant une lettre qui ne put être imprimée l’année passée, parce quelle fut reçue trop tard, aussi bien (pie les mémoires dont les premiers chapitres de cette Relation ont été tirés Il s’agit de la lettre que le P.Le Mercier avait adressée de Montréal, le 6 juin 1656, au Provincial de Paris.Quant aux mémoires dont les premiers chapitres de cette Relation sont tirés, ils sont, croyons-nous, cette tranche de la Relation intégrale que le P.de Quen devait envoyer au Provincial, et dont par avance il avait adressé quelques cahiers au P.Le Jeune.(") B.R.H.vol.68 (1966), 49-53; 77-85.1 RJ.1656-1657, v.131 969322 132 Une lecture attentive nous permet d’affirmer que les huit premiers chapitres peuvent être attribués au P.de Quen.Si le style en est ferme et précis, il n'a ni la fraîcheur ni la spontanéité du P.Le Jeune, et il u’est pas émaillé de textes scripturaires.Plus convainquant encore 1 argument tiré du contenu de ces huit premiers chapitres.L’auteur y parle à la première personne, NOUS.Et il nous apparaît non seulement comme un témoin oculaire de première grandeur, mais encore comme un acteur des événements qu’il raconte.En voici un exemple: “Ces peuples [les Iroquois] nous ayant désirés, on envoya l’année 1655 deux Pères de notre Compagnie en leur pays, pour découvrir leurs dispositions pour la foi et leurs inclinaisons pour les Français.Après qu’ils les eurent pratiqués environ six mois, comme il se voit dans la Relation de l’année précédente, l’un d’eux descendit à Québec.Quoiqu’il nous parlât avantageusement de la bonne volonté de ces Iroquois, il n’effaça pas néanmoins de notre esprit les déficiances que nous avions prises raisonnablement de leurs déloyautés et de leurs trahisons.Si bien que lorsqu’il fallut, comme on dit.fondre la cloche et conclure l’établissement d’une mission et d’une demeure en leur pays, nous nous trouvâmes merveilleusement en peine, aussi bien que Monsieur notre Gouverneur, duquel dépendait l’affaire en premier ressort.On examina les raisons de part et d’autre, et on en trouvait de très fortes et de très puissantes des deux cotes.Nous savions bien que le mensonge, les fourbes, les celloyautés étaient presque aussi naturelles à ces peuples que la vie.•Nous les connaissons très portés et très accoutumée au sang, au feu et au carnage.Nous nous souvenions de la destruction de nos pauvres îscs uironncs et des cruautés qu’ils avaient exercées sur nos braves Algonquins Nous avions devant les yeux les horribles tourments qu’ils ont fait souffrir a plusieurs de nos Pères, les brûlants à petit feu, leur appliquant des haches toutes rouges sur les endroits les plus sensibles u corps versant dans leurs plaies des chaudières d’eau bouillante, en dérision du bapteme, coupant de grands lambeaux de leur chair grillée, qu ils mangeaient en leur présence.La fureur qui anime ces barbares nous disait tout bas a l’oreille qu’on nous en préparait autant3”.p°ur notre part, nous nous refusons à croire que ce récit ait été T S3 ,Pn,S P3r k P: Le JeUne' 11 Fa été à Québec par un de ceux - , ,C .’ \C ~1U " * " etalt cjl” ont eu part à la grave décision d’envoyer des missionnaires en Iroquoisie.p Lt' c'iapiti-e XXI nous l’avons dit, est constitué par la lettre du ,;(unfer.?Cr-( atee de Montréal, le 6 juin 1656 h Le vingt-deuxième < r c 'api li e est fait de deux documents arrivés à Paris “lorsqu’on traValllalt a limPressi°" dl1 dernier cahier de la Relation 3”.Lettre 2 lbid- 50- 3 7-8.4 Ibul 51.54 5 Ibid S4 L'ABONNEMENT AU BULLETIN EST DE CINQ DOLLARS Ceux qui n'ont pas encore payé l’année 1966 seront heureux de le faire, avec l'arrivée de ces deux beaux numéros S'ils sont pratiques, ils paieront en même temps l'année 1967 Q U I leur réserve quelques petites surprises Même le BULLETIN se modernise Salutations empressées La Direction >n 'Bd atjov ¦ ¦ ¦ A'1' i ; ' ¦ '-’I ,,r- .«.i litfq a a*.:?îttoibt ifs-iv JL ÜJIÎT ! I»A« :130S 133 du J .Ragueneau ainsi datée : “du chemin de Québec à Onuontagué, ce 9 août 1656°, et “Extraits d’une lettre envoyée par la même voie7”.11 reste les chapitres IX-XX que, pour notre part, nous attribuons au P.Le Jeune.La Relation de 1657-1658 hile nous parait tout entière du P.Le Jeune qui possède une riche documentation et qui la cite abondamment.Elle vise plus à informer le lecteur, à étendre son horizon qu’à lui présenter des traits édifiants.A 1 aide de deux lettres du P.Ragueneau qu’il présente habilement, I auteur nous fait assister à la fin dramatique de la mission iroquoise.Comment ces quelque 60 Français entourés de barbares qui, sous des dehors sympathiques, ont tramé leur mort, comment ont-ils pu s’évader sans être aperçus et arriver à Québec?Cela, sur la fin de l’hiver, c’est-a-dire au temps le moins propice à la navigation sur des lacs et des rivières dont ils n'avaient pas l'expérience.Il semble difficile de ne pas voir la une protection particulière de la Providence.La mission iroquoise dont on avait tant espéré n’est plus.Mais le travail apostolique continue; il s'étend dans l’espace grâce à la connaissance que l'on acquiert des régions du Nord, des multiples chemins qui y conduisent et des nombreux peuples à convertir.Le P.Gabriel Druil-letes est ici l’informateur du P.Le Jeune.Celui-ci était trop intéressé à l'histoire religieuse de la colonie pour ne pas signaler la première vocation religieuse d’une Indienne au Canada.Le chapitre VI : De la mort d'une jeune Huronne, religieuse hospitalière, a ]X)ur source une lettre de la Supérieure de l’Hôtel-Dieu de Québec.C'est de l'hagiographie à la mode de l'époque.Mais le P.Le Jeune ne doit qu’à lui-même le chapitre VII, De la diversité des actions et des façons de faire des Français ou des Européens et des Sauvages.Il est intéressant et on le relit encore avec plaisir aujourd’hui.Enfin le dernier chapitre communique au lecteur Quelques nouvelles arrivées par le dernier vaisseau.“Pour conclusion, écrit le P.Le Jeune, je dirai en finissant cette Relation que nonobstant les guerres, les tempêtes et les afflictions du pays, on a baptisé en divers endroits environ neuf cents Sauvages cette année”.— XI — La Relation de 1659-1660 Elle n’est pas précédée de la lettre d’envoi du Supérieur qui était alors le P.Jérôme Lalemant ; et aucun témoignage contemporain ne nous livre le nom de son auteur.Québec ne manquait pas de missionnaires capables de rédiger la Relation, tels les PP.Jérôme Lalemant, François « Ibid.54.7 Ibid.56. 134 I-*c Mercier et Paul Ragueneau.On avait recueilli des documents à cette fin, comme l'atteste le P.Le Jeune au début du huitième et dernier chapitre: De linéiques antres elioses mémorables: “Je mets dans ce chapitre ce qui se présente, sans autre ordre que celui des mémoires qui m’ont été mis entre les mainsH".Titre et manière qui ne sont pas sans rappeler le Rainas de diverses choses.par où le P.Le Jeune terminait parfois la Relation dans les premières années.Que ce chapitre soit de lui, la chose est certaine.Peut-on en dire autant de toute la Relation?Nous n’hésitons pas à l’affirmer.Sur le thème principal du document : péril iroquois, obstacle majeur au progrès de la foi et au progrès de la colonie, Les Pères de Québec n’étaient pas d un autre sentiment que le P.Le Jeune.Mais seul celui-ci pouvait rédiger la Relation de 1660, telle qu’elle est parvenue jusqu’à nous : contenu, ton, style.Nous ne faisons pas entrer en ligne de compte le voyage que le P.Le Jeune aurait fait au Canada en 1660; voyage affirmé par l’abbé Gosselin, contesté par le P.de Rochemonteix °.— XII — La Relation de 1660-1661 Llle commence par une Epitrc au Roi, qui est du P.Le Jeune, et qu il signe en sa qualité de Procureur de la mission 8 * 10.Est-ce a dire que toute Relation est de lui?Nous dirions, pour notre part, qu il y a mis la main, qu'il en est l’auteur principal, mais que certains chapitres ou éléments importants lui sont venus tout faits de Québec, tel le chapitre IL Abstraction faite du premier paragraphe, qui est du P.Le Jeune, on n’y reconnaît pas son style.Il comporte des subdivisions : Section I et Section II, procédé que le P.Le Jeune n’emploie jamais.11 est daté en ce sens qu’il est rédigé en un temps (fin septembie) où 1 on était sans nouvelles du P.Simon Le Moyne, envoyé comme ambassadeur de la paix en Iroquoisie ; ce qui permet à l’auteur de donner libre cours à son pessimisme.Mais le chapitre dernier, qui se présente comme rédigé à Québec, nous apporte d’heureuses nouvelles du missionnaire.C’est donc peu avant le 22 octobre, date du départ du dernier vaisseau pour la France11, qu’on a été rassuré à Québec sur le sort du P.Le Moyne et sur le succès de sa mission.Si le P.Le Jeune était le seul auteur de la Relation, on comprendrait mal cpi’il ait rédigé le suspense sur lequel se termine le chapitre II : “Peut-être est-il 8 RJ.1660, 34.8 P'scussion de ce problème dans L’Exploit du Long-Sault, par Adrien Pou-i„ Il0t.S.J., et Sylvio Dumas, Québec, 1660, 58 et suiv.Nous avons publié ailleurs cette Epîtrc, en la remplaçant dans son contexte total.Pierre Boucher, Histoire naturelle et véritable, Paris, 1664.Edition de la Société Historique de Boucherville, 1964, 212 et suiv 11 Journal des Jésuites, 301. 135 .i présent sur un échafaud, prêchant la Foi au milieu des flammes qui couronnent heureusement sa vie apostolique et éclairent sa mort.12.’ Mais si ce chapitre dernier lui est parvenu comme destiné à la Relation, alors que celle-ci était déjà sous presse, le suspense n’est pas le fait du 1’.Le Jeune, mais le fait de ses correspondants qui dépendent eux-mêmes des événements.CONCLUSION' Le 12 août 1662, le P.Paul Ragueneau partait de Québec à destination de Paris u, où il succédait au P.Le Jeune comme procureur de la mission.Quant a celui-ci, il était déjà frappé par la maladie qui devait l'emporter le 7 août 1664, à l’âge de 73 ans.On savait déjà que son nom était indisolublement lié à la précieuse collection historique (pii s'appelle les Relations des Jésuites: pendant dix ans, en effet, 1632-1642, il avait été l’unique narrateur des faits relatifs a la colonie française ainsi que des missions de la Compagnie situées dans les limites de l'actuelle Province de Québec.On connaissait moins les circonstances qui, après son retour en France, en 1649, allaient faire de lui le responsable de la publication du document annuel.Il s’est acquitté de ce devoir avec l’enthousiasme et 1 optimisme qui ne 1 ont jamais abandonné.Le désastre de 1649 aurait pu être fatal aux missions, puisque le gros des efforts s’était porté jusque-là sur la Huronie.11 fallait un homme comme le P.Le Jeune pour relever le courage des bienfaiteurs et orienter leurs générosités vers d’autres champs d’apostolat.De 1650 à 1662 une seule Relation, celle de 1659, ne nous apporte aucun texte de lui.Pourquoi?Parce que, cette année-là, le Canada recevait son premier évêque, Mgr de Laval, et qu’il appartenait au Supérieur de Québec d’en informer la clientèle des Relations.Le P.Le Jeune se tait, afin que rien, pas même les faits divers édifiants, ne vienne distraire le lecteur du grand événement.Il résulte de ce que nous avons dit, que de tous les rédacteurs ou collaborateurs des Relations, le P.Le Jeune a été le plus fécond, le plus efficace dans le temps à cause des sympathies et des générosités qu’il a attirées aux missions, et celui qui reste, après trois siècles, le plus agréable à lire.Un sentiment d'admiration et de reconnaissance nous a porté à lui restituer une part non négligeable du mérite qui lui appartient, et qui n'était peut-être pas assez connu du grand public.Léon Pouliot, s.j.i- RJ.1661, 10.13 Journal îles Jésuites, 310. EN VENTE AUX BONS SOINS DE LA REVUE 2050, St-Cyrille Ouest, Québec.“The value nf money is doubtful, and the utility of boohs is sure.One way of guaranteeing a cheap collection of books is to buy only cheap books”.— Sometimes Attributed to J.P.Morgan BEAUGRAND (H.) — Six mois Dans les Montagnes-Rocheuses.Colorado.—Utah.— Nouveau Mexique.Ouvrage accompagné d’une carte-itinéraire et orné de nombreuses illustrations hors texte.Avec une préface de Louis Fréchette.Montréal.Granger Frères.1890.324 p.in-8.br.I rès bon état.Rare et important ouv.$10.00 I’AU I EL X (Aegidius).— The Introduction Of Printing Into Canada.Montreal.1930.in-8.Rel.$55.00 FRANQUE I.— Voyages Et Mémoires Sur le Canada Par Franquet.institut Canadien de Québec.Québec A.Côté Et Cie.1889 213 p.in-8.hr.$6.00 GODBOU 1 (R.P.A.).— Nos Ancêtres au XVIIe siècle.Dictionnaire Généalogique.5 premiers fascicules.$5.00 LARUE (h.A.H.).1 hèse Pour le Doctorat En Médecine.Université Laval De Québec.Présentée et Soutenue le 15 Juin 1859, Par h.A.H.Un Rue, Licencié en Médecine.Du Suicide.Québec.De L'Imprimerie de St-Michel et Darveau.1859.128 p.in-sT br.$25.00 LAUREN I (Jos,).— New Familiar Abenakis and English Dialogues.1 lie first ever published on the grammatical system.Quebec.1884 230 p.in-12, hr.$8.00 MOORE (Irene).— Valiant La Verendrye.Quebec.1927.382 p.in*12- br- $5.00 LON (Antoine).— L’Oeuvre Historique de Pierre-Georges Roy.Bibliographie Analytique.Paris.Jouve & Cie.1928.XXXI+268 p.in'12- br.$2.50 ROY (Pierre-Georges).— Les Cimetières de Québec.Lévis.1941.273 p.in-12.br.$2.00 ROY (Pierre-Georges.— Les Avocats De La Region De Québec.Lévis.1936.487 p.gr.in-8.br.Portraits.$10.00 VATTIER (Georges).— Essai Sur La Mentalité Canadienne-Fran-qaise.I nris.Champion.192S.lV-|-384 p.in-8.br.Bon état.Très rare.$12.00 136 Centenaire de la mort de François-Xavier Garneau (1809-1866) "Ses rivaux cl scs successeurs lui disputeront la palme de l'érudition, mais c’est lui qu’on appellera toujours l'historien national”.Gustave Lanctôt LE PREMIER HOMMAGE A GARNEAU I Depuis bientôt trois quarts de siècle.François-Xavier Garneau J-vJvU repose au cimetière Belmont, non loin du champ de bataille de Ste-Foy qu'il avait célébré dans son immortelle Histoire du Canada.Garneau avait passé dans la vie à peu près inconnu des trois quarts de ses concitoyens.Il était si modeste et si réservé que, sur la rue, il se dissimulait pour ainsi dire aux regards des passants.Sa mort, arrivée le 3 février 1866, ouvrit les yeux à ses compatriotes.Ils réalisèrent la perte qu’ils venaient de faire.Sept jours plus tard, le 10 février 1866, on décidait en assemblée ' " d’élever un monument par souscription sur la tombe du grand disparu.L’inauguration de ce monument eut lieu le 15 septembre 1867.Plus de deux mille personnes étaient présentes à cette démonstration qui fut très simple, mais permit à l'honorable M.P.-|.-O.Chauveau, l'orateur des grandes circonstances, fie prononcer ]>eut-être le plus beau discours de toute sa carrière.La péroraison tira des larmes abondantes de bien des yeux.“Adieu, mon ami, adieu, au souvenir d’abord de notre longue amitié, au souvenir de ces douces causeries où vous aimiez tant à nous parler de l'avenir de notre cher Canada! Adieu et merci! Merci des beaux sentiments que vous avez fait germer dans les âmes, merci du bien que vous avez fait à notre jeunesse, merci de vos grands, de vos sublimes exemples ! Adieu, au nom de votre famille, à qui vous léguez un si beau nom ; adieu, au nom de ceux que vous avez tant aimés! Adieu, au nom de votre pays! Jouissez en paix, jouissez de votre douce immortalité.Dans ces grandes destinées qui s’ouvrent devant lui, le Canada ne vous oubliera pas; les peuples rivaux qui nous entourent apprendront dans vos oeuvres à aimer nos ancêtres, ils réclameront leur part de notre glorieux héritage.Soyez tranquille.Quelque chose qui arrive, notre pays, notre nationalité chérie ne manqueront point de défenseurs.Nous vous le promettons, au nom de cette jeunesse, de cette foule recueillie qui entoure votre tombe.” 137 3586 138 LE PREMIER HISTORIEN NATIONAL IQfjfj Personne ne conteste à François-Xavier Carneau le titre d’historien national.Tl s'agit de savoir quand ce qualificatif flatteur lui fut donné.L’abbé H.-R.Casgrain écrivait en 1866, quelques jours après la mort de Carneau: “L’avenir sanctionnera le titre d’historien national que les contemporains de M.Carneau lui ont décerné.Car, outre ses qualités éminentes, c'est lui qui, le premier, a pénétré dans le chaos de nos archives et penché le flambeau de la science sur ces ténèbres.D’autres parmi ses émules, profitant de ses travaux et marchant à sa suite dans les sentiers qu’il a tracés, pourront lui disputer la palme de l’érudition mais nul ne lui ravira cette gloire.Avant lui on ne connaissait, à part quelques fragments plus ou moins complets, que l’histoire du Père de Charlevoix qui s’arrête à 1740.près d’un quart de siècle avant la Conquête.C’est M.Carneau, le premier, qui à force de patriotisme, de dévouement, de travail, de patientes recherches, de veilles qui ont use ses jours, fané sa vie dans sa fleur, est parvenu à venger l’honneur de nos ancêtres, à relever nos fronts courbés par les désastres de la Conquête, en un mot, à nous révéler à nous-mêmes.Qui donc mériterait mieux que lui le titre généreux que la voix unanime des Canadiens, ses contemporains, lui a décerné?’’ C est donc du vivant même de Garneau ou tout de suite après sa mort, que la voix publique a décerné à Garneau le titre d’historien national h L’abbé H.-R.Casgrain, François-Xavier Garneau.Et 1>1 ELL I IN publiera un compte rendu, aussi complet que possible, de tout ouvrage canadien ou sur le Canada, en Anglais ou en français, dont un exemplaire aura été adressé à la Direction.-050 Ouest, Saint-Cyrille.— QUEBEC Officiers commandants des Carabiniers Mont-Royal (1867-1965) Lt-Col 'el J.-E.BEAUDRIE 1869 tt tt A.-F.LABRANCHE 1878-1880 !»» tt J.-A.OUIMET 1880 C.-A.DUGAS 1889 Hector PREVOST 1892-1897 A.-E.LABELLE 1897-1907 M tt F.-S.MACK AV 1907 tt tt J.-T.OSTELL 1915-1917 tt 11 L.-G.DE TON N AN CO URT 1917 ft ft Ernest PELTIER 1919 fi ft J.-A.FILIATRAULT 1920 ft ft Emile RANGER 1921 It Victor TARDIF 1924 >» ft Rodolphe BEDARD 1927 tt ft Conrad DORVAL 1930 Sous le commandement tin lient.-colonel Dorval, les Carabiniers Mont-Royal sont devenus Res Fusilliers Mont-'Royal avec changement d’écusson représentant une grenade.Sous cette nouvelle organisation, les lieutenants-colonels ci-dessous sont devenus commandants.Lt-Col’el Georges-E.LABEL 1934 il h Paul GRENIER 1937-1939 tt tt Gustave MASSUE 1940-1942 tt tt Paul GRENIER 1937-1939 tt tt J.-A.GUINDON 1942-1946 tt tt II.-N.LANGLOIS 1944 139 140 Paul SAUVE 1944 JeanCHAPUT 1946-1949 Paul LANGLAIS 1949-1952 Yves BOURASSA 1952-1955 Sarto MARCHAND 1955-1958 J.-J.-C.GAUTHIER 1958-1961 M.-G.LEVESQUE 1961-1964 T.DESGROSEILLIERS 1964 Lors de la deuxième grande guerre, 1939, il s’est formé des bataillons appelés premier, deuxième et troisième, avec les contingents du régiment envoyés outre-mer.Ils furent commandés par les officiers suivants: Lt-Col’el Dollard MENARD 1942 Paul TRUDEAU 1942-1944 Guy GAUVREAU 1942-1944 J.DEXTRASE 1944-1945 C.Thos ROY 1945 ERRATUM: Le lieut.-colonel Paul Sauvé a commandé un bataillon outre-mer en 1944 mais non le régiment des Fusilliers Mont-Royal à Montréal.Les majors suivants ont été nommés lieutenants-colonels par ordre du Ministère de la Milice d’Ottawa et furent gazettés à cette fin pour avoir rempli avec satisfaction leurs attributions : Le lt-col’el Eugène PREVOST — paie-maître Le lt-col’el Rappel DE RAPPEL - quartier-maître Communication de Jean-Jacques Lejebvre.1 Compilation du lt-colonel Eugène PRÉVOST (90 ans), août 1966. • • é Cent ans déjà que LU PREMIER JOURNAL FRANÇAIS DE SHERBROOKE 1 Sfifi premier iournal fran9ais de Sherbrooke, le Pionnier, parut J.UVV ]e 13 octobre 1866.Il fut fondé par MM.L.-C.Bélanger et H.-C.Cabana.Les Canadiens-français étaient en minorité dans la métropole des Cantons de l'Est et leur influence était à peu près nulle.Le I ionnicr leur donna confiance en eux-mêmes et il contribua pour une large part à la légitime influence qu’exercent aujourd’hui les Canadiens-tiançais dans tous les Cantons de 1 Est.Le Pionnier disparut en 1902.II avait été rédigé pendant quinze ou seize ans par M.Jérôme-Adolphe Chicoyne qui fut maire de Sherbrooke et député de Wolfe.M.Chicoyne était un militant catholique.Le Pionnier, sous sa direction, s’occupa surtout de colonisation et si les Cantons de l'Est sont devenus français on peut en attribuer le mérite à M.Chicoyne.LE PREMIER VAISSEAU l)E GUERRE NORVÉGIEN AU CANADA 1 Qfifi Dès la fin du blocus continental ordonné par Napoléon 1er, des -IOUV navires de commerce norvégiens se mirent à fréquenter le port de Québec.11 en fut ainsi jusqu’à la disparition des navires à voiles.Chaque année, Québec voyait arriver plusieurs douzaines de navires norvégiens qui emportaient ici des cargaisons de marchandises européennes et retournaient là-bas avec des chargements de bois carrés.Mais le premier navire de guerre norvégien à visiter le port de Québec fut probablement la corvette Oman.Elle jeta l’ancre devant Québec le 3 juillet 1866.L’Oman portait dix-huit canons et avait un équipage de vingt-huit hommes.L’Oman était commandé par le baron Gedol Jaloberg.LA PREMIÈRE REVUE MUSICALE IQfifi Les revues musicales publiées dans la province de Québec, AOUW surtout à Montréal, se comptent par plusieurs douzaines, mais combien parmi ces feuilles harmonieuses ne vécurent (pie quelques mois et même quelques semaines?Hélas! aujourd’hui comme autrefois, dans tous les domaines de l'art, les Canadiens français ont le tort d’encourager les publications étrangères.Il leur semble que tout ce qui vient d’Europe ou des Etats-Unis est supérieur à ce qu’on produit ici.La première revue musicale publiée en langue française dans la province de Québec fut croyons-nous, le Canada Musical.La première livraison de cette revue parut à Montréal le 1er septembre 1866.Le Canada Musical ne parut que quelques mois.141 142 LA PREMIÈRE INVASION FÉNIENNE 1 Sfifi .3 et 16 mars 1769 et la Revue du Notariat, vol.XI, p.40.J.B.Le Brun de Duplessis arriva ici en 1755, en qualité de volontaire au régiment de Bearn.Notaire, avocat, marchand, il eut des difficultés avec scs confrères et avec le gouverneur Dorchester.Disparut de Québec vers 1770 et décéda il Montréal le 26 juin 1807.Qui dit mieux2 A.R.25.—(1966).CHEMIN DES COMMISSAIRES, CANTONS DE L’EST.Dans “Un coin des Cantons de l'Est ', page 126, par J.C.St-Amant, on parle d’un Chemin des Commissaires.Ce chemin partait de Sherbrooke pour passer par Brompton, Windsor, Melbourne, Durham, Wickham, Grantham (Drummondville) pour arrêter dans le canton de Wondover à la Seigneurie de Courval.Dans le canton de Wickham, il est encore question de ce chemin des commissaires.Pourquoi ce nom : Chemin des Commissaires?Sur un document, 6 juillet 1826, je trouve les noms: Matthew Bell, Lewis Gugy et Antoine Poulin de Courval des Trois-Rivières.De Saint-Grégoire de Nicolet, il y avait: Pierre Hébert, Joseph Héon et Joseph Prince.Le procès-verbal daté du 10 février 1823 fait-il mention des six commissaires?Il fut passé à Sherbrooke.A.B.26.—(1966) DESCRIPTION DE QUEBEC EN 1745.— JOUR- NAL (Diary).— Feuilletant l’autre jour la correspondance d’un 153 de nies amis, dans une lettre à lui adressée le 17 octobre 1934, je relève le paragraphe suivant: “We have in the library of Congress (à Washington), still in manuscript form, of the mate of an English ship which was captured by the french, and the mate among others taken prisoner.The diary consists of about 125 pages, half of which (as I could roughly guess) is devoted to a description of Quebec.The diary was begun in 1745 and continues for several years, I forget how many.It is now being transcribed and Wild be published shortly.I am sure it will be of considerable interest to you.The name of the writer does not appear in the manuscript as I saw it.Although the editor may have discovered it from other sources.Judging from the writing the author was a man of considerable education.He was carried in the hold of a french vessel as prisoner from Halifax to Quebec.He makes comments on “Anacosta”, St-Lawrence, and other places where he imagines the ship was passing from time to time.Quebec and its prison are minutely described (about 60 pages of ms.) with a diagram of the prison drawn in detail.On his escape from prison he went to Boston.Amongst other things he says that at the time there were 500 dwellings in Quebec.He had heard that there were 11 churches, but he could himself count only five.I have not inquired from the curator of manuscripts where and how the diary was acquired”.Sincerely yours, Wm.A.Hammond Ce journal a-t-il réellement été publié?Où?Par qui?Quand?Fiat — (1966).MANOIR DE TERREBONNE — Quelqu’un sait-il où se trouve le plan du Manoir Masson de Terrebonne, construit vers 1850?Grand merci.Père Maurice Brouard, s.s.s.Séminaire Terrebonne REPONSES (1966).LOLA MONTEZ.— Comédien trouvera réponse à sa question dans ce même no de la revue, à la page 151.C’est en 1857 que Lola visita Québec. On cherche à savoir l n correspondant du bulletin a trouvé cet obituairc dans ses notes.Malheureusement, il manque la référence.Dans quel journal retrouve-t-on cette notice?OBITUAIRE (Jean-Baptiste Dulterger) M.Jean-Baptiste Duberger naquit à Québec en 1795 du mariage de feu Jean-Baptiste Duberger, du corps des ingénieurs militaires royaux, et de feue Dame Genevièvre Langlais, qui trouva la mort par une cbûte dans la côte d Abraham.Doué de talents supérieurs qui se manifestèrent dès 1 enfance, il fut a l’âge de sept ans employé par son père au travail de ce chef-d'œuvre maintenant déposé au Musée de Woolwich, le modèle, célèbre à plus d’un titre, de la ville de Québec, et dont 1 usurpateur, avec la magnifique récompense qu’il en obtint fut le fondateur de la ville (pii est aujourd’hui la capitale du Canada.A 1 age de douze ans, M.Duberger entra dans le département où était son père et où il eut occasion, étant excellent dessinateur, de faire plusieurs plans de parties des fortifications de Québec.En 1812, il fut envoyé sur les lignes provinciales en qualité d’assistant astronome.Après la guerre, ce corps ayant été licensié, on lui offrit, en récompense de ses services, de visiter 1 Angleterre aux dépens du Gouvernement Impérial.Mais, en raison de sa longue absence, il préféra revenir au Canada au milieu de sa famille et se fit admettre à la pratique de l’arpentage.Ce fut lui qui traça la première ligne sur le territoire du Saguenay.Depuis plus d’un quart de siècle il remplissait dans sa localité des fonctions honorables et de confiance.La perte de cet homme de mérite laisse un vide dans la société 1”.1 Jean-Baptiste Duberger est décédé à St-Thomas de Montmagny le 9 septembre 1821._ j 'éd.155 HOMMAGE D'UN AMI Hélas ce sont les livres qui nous donnent nos plus grands plaisirs et les hommes qui nous causent nos plus grandes douleurs.Quelques fois même les pensées consolent des choses, et les livres consolent des hommes.JOUBERT LES LIVRES VOUÉS AU SUCCÈS PARAISSENT TOUJOURS AUX Editions de L ' h o m m e LA MAISON D'ÉDITIONS LA PLUS DYNAMIQUE DU CANADA FRANÇAIS (La preuve : " Les Insolences du FRÈRE UNTEL " 118,000 volumes vendus en un an!) LES EDITIONS DE L'HOMME 1130 est, Lagauchetière, Montréal.Tél.: LA.3-1182 156 PUBLICATIONS DES ARCHIVES DU SÉMINAIRE DE QUÉBEC - 11 - LE SEMINAIRE DE QUEBEC DOCUMENTS et BIOGRAPHIE présentés par l'abbé HONORIUS PROVOST, M.A., sous-archiviste du Séminaire DU MÊME AUTEUR : • Compte-rendu des Fêtes du Deuxième Centenaire de Sainte-Marie-dc-Beauce, 1944, 184 pages; prix $1.• Vieilles maisons de Québec, 1947, 48 pages (épuisé).• Les Abénaquis sur la Chaudière, 1948, 28 pages (épuisé).• La Bonne Sainte-Anne de Bcauee, 1950, 60 pages; prix 50 cts.• Le Courent de Sainte-Marie de Bcauee.1957, 64 pages - prix 50 cts.1 “ ’ 1 ' • La dévotion à la sainte Famille en Canada, 1964, 24 nages- prix 50 cts.1 ’ • Le Séminaire de Québec XVI-542 pages; prix $5.• l'oirie et peuplement au Canada français — La Nouvelle-Beauce (eu collaboration), 1965, 36 pages; prix 50 cts.Documents et Biographies, 1964, EN PRÉPARATION : • .Sainte-Marie de la Nouvelle-Beauce — Histoire religieuse.• Sainte-Marie de la Nouvelle-Beauce — Histoire civile.• Chaudicre-Kcnnebec, grand chemin séculaire.Chez l’Auteur, au Séminaire de Québec, c.p.460, Ouéliec (4), P.Q., Canada 157 LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES ÉDITIONS DU MASQUE Société anonyme au capital de 480.000 F 2 bis, rue De Marignan COMPTE CHÈQUES POSTAUX PARIS 1134-22 QUELQUES TITRES NOUVEAUX AGATHA CHRISTIE la plume empoisonnée EXBRAYAT pour belinda EXBRAYAT la quintette de bergame CORNIL MARCUS la secrétaire et vika MAURICE ROLAND & ANDRÉ PICOT l'ombre et le silence EN VENTE CHEZ TOUS LES BONS LIBRAIRES DE QUÉBEC ET D'AILLEURS 158 LES PRODUITS DE L'ÉRABLE "CITADELLE'' Sont de nos jours de précieux auxiliaires dans la cuisine moderne.D'une pureté et d'une valeur insurpassables, ils font des desserts délicieux en même temps que nutritifs.LES PRODUCTEURS DE SUCRE D'ERABLE DE QUEBEC Bureau : Edifice Desjardins, Avenue Bégin, Lévis.159 Une vieille maison canadienne qui a fait sa marque dans l'histoire des canadiens ST-ROCH -PLACE LAURIER Toujours désireux de vous bien servir, PAQUET vous offre un service prompt, courtois et empressé, mettant à votre disposition un personnel compétent, toujours prêt à vous conseiller et vous aider, si vous le désirez.La Compagnie Paquet Inc., rue Saint-Joseph est Québec - Place Laurier, Ste-Foy - Chibouganiau V r De jour en jour.POUR 3 MUONS Dt (ANMNS &SJ0S de génération en génération, depuis plus de 145 ans, plus de Canadiens font confiance à la Banque de Montréal.Aujourd’hui, plus de trois millions de personnes, d'un littoral à l’autre, appellent la B de M: “MA BANQUE”.Banque de Montréal Â.& PnMui'ie ‘Bcutfyte, eut, AU SERVICE DES CANADIENS DANS TOUTES LES SPHÈRES DE LA VIE DEPUIS 1817 Il y a 13 BUREAUX de la B de M pour vous servir dans QUÉBEC __________ et le DISTRICT_______ 160 Pour vous mieux servir.• 20 employées • 12 corsetières diplômées • 10 chambres d'essayage • Salon climatisé • Fauteuils confortables • Atelier pour modification Spécialité : SUPPORTS "CAMP" ORTHOPÉDIQUES Spécialiste en corseterie Médicale et Esthétique 287, E., rue Sl-Joseph, Québec HOMMAGE de M.POLLACK, LTÉE ?161 CONFIEZ TOUS VOS PROJETS DE VOYAGE DOMESTIQUES ET INTERNATIONAUX À VOTRE AGENCE CANADIENNE-FRANÇAISE Québec - Monde - Agence - Voyage (Quebec Travel Bureau) 18, rue Sainte-Anne, Québec.Tél.: 529-2547 HOMMAGES de : MONTREAL TRUST COMPANY 500, Grande-Allée Est, J.-Chs.-V.GRAVEL, C.R., QUÉBEC gérant.SI CE N'EST DÉJÀ FAIT.Abonnez-vous au Bulletin des Recherches Historiques.Vous v trouverez des chroniques historiques, des textes ignorés, des curiosités, des biographies, des notes bibliographiques et généalogiques, des documents inédits, etc., etc.Bulletin des Recherches Historiques 2050 ouest, Saint-Cyrille, QUÉBEC.162 Cable Address : PIALBO HOMMAGE Téléphone : 692-0660 P.A.BOUTIN INC.ASSUREURS - UNDERWRITERS 80, rue St-Pierre, QUEBEC, Qué.LE CENTRE D'ACHATS STE-FOY ) & ( \ B I R K S / I8-B» ORFÈVRES 16 RUE DE LA FABRIQUE QUÉBEC QUEBEC, Qué.163 TftèUIÏenfzg» LE PREMIER MAGASIN DE SPÉCIALITÉS DU CANADA ?Célèbre pour les Fourrures depuis 1837 ?Place de l'Hôtel de Ville ainsi qu'au Centre d'Achat Ste-Foy EDITIONS MAGNARD MAGASIN DE VENTE & CORRESPONDANCE: 122, Bd SAINT-GERMAIN, PARIS 6e TÉLÉPH.: 326-88-56 - C.C.P.PARIS 209-18 ADMINISTRATION : 37, RUE VIOLET, PARIS 15e - TEL: 783-08-78 FABRICATION : 40, RUE VIOLET, PARIS 15e - TÉL: 783-08-77 PARU en librairie LE GRAND PRIX DU SALON DE L'ENFANCE 1965 décerné à Yves PELERIN pour LES MARCASSINS Collection FANTASIA — Editions MAGNARD 164 Téléphone : 529-8324 MEUBLES - BIBELOTS - PORCELAINES M.GILBERT GRAND CHOIX DE LIVRES CANADIENS D'OCCASION ?ACHAT et VENTE ?1096 St-Vallier (au Bas Côte du Palais), QUÉBEC Garneau, Boulanger Ltée VALEURS DE PLACEMENT Membres de l'Association Canadienne des Courtiers en Valeurs Mobilières 105, Côte île la Montagne, QUÉBEC 2 Tfl.: 692-1840 165 ATTENTION COLLECTIONNEUR des BULLETINS DES RECHERCHES HISTORIQUES Si vous désirez vous procurer soit : une série complète : un numéro qui manque à votre collection Adressez-vous à : LA LIBRAIRIE DUCHARME LTÉE 418 Notre-Dame ouest, Montréal 849-1146 Informez-vous aussi sur son vaste choix de Livres canadiens - RARES - ANCIENS - NEUFS Gracieuseté de Tel.: 522-1535 LIBRAIRIE GARNEAU Liée • Livres canadiens • Littérature générale • Livres religieux • Livres techniques • Livres d'art • Jeux éducatifs, disques • Papeterie Expositions (le livres sur demande Catalogues expédiés gratuitement 47-49, rue Buade, 34 Stc-Anne, Québec 4e 166 QUELQUES ANNEES DU BULLETIN A VENDRE 1949-1966 S'adresser aux BUREAUX DE LA REVUE 2050 ST-CYRILLE OUEST, QUÉBEC 167 DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE DU CANADA VOLUME PREMIER DE L'AN 1000 À 1700 L’ouvrage de référence le plus important jamais publié au Canada Le Dictionnaire biographique du Canada a pour objet de fournir des biographies complètes, précises et concises de tous les personnages ayant joué un rôle de quelque importance au Canada.C’est le premier grand dictionnaire national de biographies à adopter dès le début en ordre chronologique.Les 594 noms retenus pour le premier volume sont répartis en sept groupes: Nouvelle-France, 318 biographies; Acadie, 71; Hudson’s Bay Company, 34; Terre-Neuve, 37; explorateurs maritimes (dont les premiers furent les Vikings), 59; Indiens, 65; divers, 10.La rigueur scientifique de ces biographies, alliée à la clarté et l’élégance de leur style, en font une lecture instructive et agréable.7 .ï 10, xxvi-774 pages, 1060, cartonné, $15.00 EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRIE ET CHEZ L’EDITEUR LES PRESSES DE L'UNIVERSITE LAVAL C.P.2447, Québec 2 Tél.: 656-2590 168 Vol.68 Lévis — Octobre-Novembre-Décembre 1966 No 4 No 720 LG BULLETIN DES Recherches " .REVUE D'ARCHEOLOGIE, D'HISTOIRE, DE BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC.DIRECTEUR ANTOINE ROY T 888 Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe Ministère des Postes, Ottawa.969923 LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Prix de l'abonnement : $5.00 par année DIRECTION ET ADMINISTRATION 2050, Saint-Cyrille Ouest, QUÉBEC SOMMAIRE Octobre-Novembre-Décembre 19 66 Pages LEON POULIOT, s.j.— Une Lettre de Mgr Briand à M.Pierre Denaut, curé de Soulanges (1783) .171 JEAN-JACQUES LEFEBVRE.— Jacques Cartier-Langevin (fl.1720-1770).L’Ancêtre de Sir Georges 173 HENRI MASSON.— Louis-Michel Yiger, prisonnier politique 17c R.P.LEO IIU DON, s.j.Rappel .184 DOCUMENTS Procuration par l’hôpital de la Miséricorde à Sébastien Cramoisy, 1658 .185 Conventions entre les P.P.Jésuites et Jacques Badeau et sa femme.1647 .186 Vente de Samuel Payne marchand orfèvre a François Urbain Moreau.1730 187 COM M ENT nos colons écrivaient autrefois.1679 lf,4 Mgr RENE BELANGER.— La Passe-Pierre 195 RALPH BURTON .196 TABLE des matières du volume 68 197
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