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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1967-10, Collections de BAnQ.

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Vol.69 Lévis — Octobre 1967 No 4 No 724 LE BULLETIN DES Recherches " .REVUE D'ARCHEOLOGIE, D'HISTOIRE, DE BIOGRAPHIE, DE BIBLIOGRAPHIE, DE NUMISMATIQUE, ETC., ETC.t Al DIRECTEUR ANTOINE ROY Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe Ministère des Postes, Ottawa.993 LE BULLETIN DES RECHERCHES HISTORIQUES Prix de l'abonnement : $5.00 par année DIRECTION ET ADMINISTRATION 165 Est, Grande Allée (Apt.1103), QUÉBEC QUÉBEC SOMMAIRE Octobre 1967 Payes \ ACHON, ANDRE.— De quelques erreurs au sujet de René- Louis Chartier de Lotbinière.139 Documents nouveaux sur Louis-Théandre Chartier de Lotbinière .143 P.E.N.Club.Centre de Montréal.Liste des présidents 147 ^ OS1, L abbé HONOR IL S.— Notes sur la pierre monumentale le “Chien d’Or’’ VISITEURS de marque à Québec DOCUMENTS.— Lettre de l’hon.J.A.Chapleau à A.D.De-Celles (3 nov.1897) Lettre de Louis Riel à sa femme (5 oct.1885) “La Confédération Canadienne” 149 151 157 160 161 TABLE DES MATIERES DU VOLUME 69 (1967) 165 LE BULLETIN des Recherches " .Vol.69 Lévis — Octobre 1967 No 4 De quelques erreurs au sujet de René-Louis Chartier de Lotbinière Né à Paris en 1641, arrivé à Québec à l’automne de 1651 tout probablement, René-Louis Chartier de Lotbinière occupa des fonctions très importantes dans l’administration judiciaire de la colonie, en plus de jouer un rôle militaire considérable, mais beaucoup moins connu, fils de Louis-1 héandre Chartier de Lotbinière, lieutenant général de la Sénéchaussée et de la Prévôté de Québec, René-Louis fut successivement substitut du procureur général, conseiller, lieutenant général de la Prévôté et premier conseiller au Conseil supérieur.Il décéda à Québec en juin 1709.A son sujet on a fait quelques erreurs, qu’il convient de corriger.X-X—X Le 3 novembre 1672, Jean Talon concédait au “sieur de Lotbinière” une étendue de terre de deux lieues de profondeur, entre les concessions du sieur Marsollet et des Ursulines, sur le fleuve Saint-Laurent (rive sud) *.Cette seigneurie, augmentée par la suite, prit le nom de Lotbinière, quelle conserva.L’absence dans l’acte de concession du prénom du sieur de Lotbinière induisit les historiens en erreur : ils en conclurent que le nouveau seigneur était Louis-Théandre Chartier, lequel aurait ensuite légué sa seigneurie à son fils René-Louis* 2.Il est certain, toutefois, que ce dernier ne l’obtint pas par droit d héritage: en 1677, il en était déjà propriétaire et c’est lui qui, le 12 juin, se soumit à la foi et hommage, du vivant de son père3; ».APQ, Registres d’intendance, 1: 44s.; Pièces et documents relatif à la tenure seigneuriale, II: 315s.2- P. and.Chastellet Du 16.aous’t 1691.es mains duquel dit Aurnont estait alors laminutte dud.Contract.Si mince soit-elle, voici donc une précision nouvelle dans la biographie de Louis-Théandre Chartier: il a signé son contrat de mariage à Paris le 6 février 1641.X-X-X Nous avons déjà noté ailleurs2 (pie Chartier ne paraît pas avoir entretenu des relations très cordiales avec le clergé de la Nouvelle-France et qu'en 1664 il prit parti pour Mézy contre Mgr de Laval.Peut-être même a-t-il envoyé à la cour, vers 1668, un “mémoire touchant les * Sur ce personnage, voir André Vachon, Chartier de Lotbinière, Louis-Théandre dans le Dictionnaire biographique du Canada, I : 208s.b AJQ, Minutier de Louis Chambalon, 13 juin 1701 2.DBC, 1: 209.143 144 Pères de la Mission |Jésuites]*’; ce mémoire pourrait être de René-Louis, il est vrai, mais il aurait pu difficilement être rédigé sans que Louis-Théandre le sût et y donnât son accot d.Quoi qu’il en soit, dans l’inventaire de 1701, on lit le texte d’une lettre qu’adressait l’archevêque de Rouen à Louis-Théandre Chartier, le 3 mai 1659.Bien qu’elle ne prouve pas que, sur la question de la juridiction ecclésiastique en Nouvelle-France, Chartier ait penché pour l’archevêque de Rouen, elle constitue une pièce nouvelle aux dossiers de Chartier et de la querelle religieuse née de la volonté d’indépendance de Mgr de Laval à l’égard de Rouen: Une lettre de Monsieur larchevesque de Roiian escrite a Mond.Sieur Le lieutenant general pere dont la Teneur Suit: Monsieur, Comme vous Exercez Très dignement Ioffice de lieutenant general dans Le pays de La nouvelle fronce, Jay Crû devoir accompagner La lettre du Roy, d’une des miennes pour vous prier de tenir la main a l’execution des ordres de Sa Majesté, Monsieur labbé de quel us en causera avec vous et vous Eclaircira de toutes les Choses quy vous peuvent servir d’instruction pour maintenir l'autoritté dit pape, la mienne qui Suis ordinaire dans le pays et Celle de Sa Majesté avec lequel je suis convenu de toutes choses, de Surplus Monsieur croyez moy tout a vous et que dans les occazions Je vous veux témoigner avec quelle passion je suis, Monsieur, vostre Très affectionné sénateur archevesquc de Roiian, et acosté est csescrit, de paris le 3.may 1659., Monsieur Chartier.“ [en marge:] et sur Icnvcloppc a M.r Monsieur cliartier Conseiller du Roy en ses Conseils et lieutenant general pour la Justice au Royaume de la nouvelle fronce, en Canada.X-X-X Louis-Théandre Chartier de Lotbinière retourna en France en 1677 et ne revint jamais au Canada.Au témoignage de l’intendant Duclies-neau, il se laissa aller, à Paris, à de coûteuses débauches, dans lesquelles il engloutit même l’argent des pensions qu’il touchait pour sa fille, veuve de Pierre de Joybert, ex-commandant en Acadie4.Il mourut vraisemblablement au début de 1690 ou peu avant, car à l’automne de 1690 René-Louis voulait partir pour la F'rance, appelé par des affaires importantes : le gouverneur et l’intendant le retinrent cependant jusqu’au printemps suivant.Or, le 2 mars 1692, à Paris, René-Louis signait un acte, ainsi décrit dans l’inventaire de 1701 : Une grosse en papier d’acte de Renonciation faite par Mond.Sieur Le 3.Correspondance de Jean Talon, RAPQ, 1930-31 : 102.I.DBC, 1: 209. 145 lieutenant general 7 ant en son nom que comme procureur de darne Marie jrançoise Chartier veuve de pierre de Joybert escuyer Seigneur de S oui ange marsan et autres lieux Commandant en laccadie, a la Succession du deffunt Monsieur MM louis Theandre Chartier escuyer Seigneur de lotbiniere Leur pere vivant aussy lieutenant general en la prevosté de cette ville passé par Levesque et Raymond notaires au Chatellet de paris en datte du 2‘ mars 1692.Tl faut croire que Louis-Tliéandre Chartier, ayant consommé son bien à Paris, laissait à sa mort plus de dettes que d’écus.Cette renonciation confirme, semble-t-il, l’affirmation de Duchesneau; par ailleurs, elle précise quelque peu l’époque de la mort de Chartier.André Vachon, Sainte-Foy, le 6/11/67.Université Laval. 146 LES PRODUITS DE L'ÉRABLE "CITADELLE'' Sont de nos jours de précieux auxiliaires dans la cuisine moderne.D'une pureté et d'une valeur insurpassables, ils font des desserts délicieux en même temps que nutritifs.LES PRODUCTEURS DE SUCRE D'ERABLE DE QUEBEC Bureau : Édifice Desjardins, Avenue Bégin, Lévis. Présidents du P.E.N.Club, Centre de Montréal "Le P.E.N.International a été fondé à Londres en 1921 par Catherine Amy Dawson Scott.Aujourd'hui quelque 7.000 écrivains dans le monde reconnaissent par leur signature sa charte et ses idées fondamentales de tolérance, de liberté de la parole et de l'amitié entre les peuples .” 1 2.L n centre du P.E.N.existe à Montréal depuis environ 1925 et l'âme dirigeante en a été longtemps Georgina Sime (1868-1958).Ecossaise d’origine, venue au Canada en 1907, décédée à Londres en 1958, Georgina Sime est l’auteur d'Orpheus in Quebec3.Suit une liste incomplète de ceux qui ont présidé aux destinés de cette organisation montréalaise depuis trente ans.On la doit à une ancienne présidente et secrétaire actuelle du Centre de Montréal de cette Association internationale d’Ecrivains, comme on l’appelle à Paris, Helen Guiton, l’auteur de Jean-Paul des Laurentides4.Le dernier congrès international du P.E.N.vient de se tenir dans la capitale française avec pour thème, l’Ecrivain et la Critique.Sauf Testification, le premier président général de langue française du P.E.N.international a été M.Jules Romains, de l’Académie française.G.P.M.le Juge Edouard-Fabre SURVEYER 1931-1933 L’hon.Warwick CHIPMAN 1933-1934 M.Victor BARBEAU 1934-1939 Dr.J.W.A.HICKSON 1939-1941 Leslie Gordon BARNARD (1961) 1941-1945 Mlle Gwethlyn GRAHAM 1945-1948 M.Leo COX ., 1948-1954 Grace CAMPBELL 1954-1956 Mlle Helen GUITON .1956-1959 Dr.Constance BERESFORD-HOWE 1959-1961 M.Jean-Jacques LEFEBVRE 1961-1963 Katherine MORRIS-ROY 1963-1965 Me Lawrence LANDE 1965- 1 Liste partielle, à défaut d’avoir pu être complétée.2 Charte du P.E.N.International, Francfort-sur-le-Mein, 1959.3 Londres, Allen & Unvvin, 1942.4 Version française de Jean-L.Launay, Paris, Fasquelle, 1948.147 148 QUELQUES ANNEES DU BULLETIN A VENDRE S'adresser aux BUREAUX DE LA REVUE 165 Est, Grande Allée Appt.1103 QUÉBEC Notes sur la pierre monumentale LE CHIEN D'OR Mr Nicolas Jacquin Philibert se maria à Marie Anne Guérin, le 23 nov.1733.Il eut de ce mariage: Marie Anne, née 1er sept.1734 Marie Magdelaine, 2 juin 1736 Pierre Nicolas, 17 mai 1737 Pierre, 1738 — mort à 2 mois Nicolas, 10 nov.1740 Marguerite, 30 oct.1742.Décès du Père, 21 janv.1748, à l’âge de 47 ans, tué d’un coup d’épée donné par Pierre Legardeur, Çcuier, Sieur de Repentigny, Lieut, d’une Compagnie des Troupes du Détachement de la Marine, entretenues pour le service du Roy en Canada.Il était né à Montréal, le 24 mai 1719, du mariage de J.Rte Legardeur et de Dame Marie Catherine Juchereau — marié le 30 janv.1753 à Delle Catherine Archange Payen de Noyan.Il a eu plusieurs enfants; il était vivant en 1756 (9 ans après la mort de I hilibert), quoique la tradition rapporte qu’il fut tué dans un duel par un des fils de Philibert dans les rues de Pondicherry peu de temps après la mort de Philibert père (en 1748).Au dessous de la Pierre Monumentale, on trouve le millésime 1736 — ce qui indique en apparence l’année où la maison a été bâtie — mais la pierre sur laquelle le millésime est taillé, est séparée de la Pierre Monumentale où se trouve l’effigie du Chien d’Or avec le quatrain par une large corniche en pierre.Les caractères antiques du quatrain : Je svis vn chien qvi ronge l’o” etc.démontrent que cette pierre avait été taillée a une époque bien antérieure à 1736; on y retrouve l’orthographe du milieu du siècle précédent (les Relations de la Nouvelle France n’ont conservé cette orthographe que jusqu’en 1670).D’ailleurs, la capacité des tailleurs de pierre en Canada, même à l’époque de 1736, n’aurait pas pu produire un morceau de sculpture sur pierre aussi parfait et aussi régulier.Il faut que cette pierre soit venue de l’ancienne France; mais à quelle époque?et à quelles fins a-t-elle été taillée, et quel est le sens mystique de ce quatrain?M.de Puibusque pense que c’est une relique ou un souvenir des Huguenots de la Rochelle, qui, dans ce quatrain, font une allusion 149 150 mystique à la Révocation de l’Edit de Nantes et aux persécutions que cette mesure infligea à ces Religionnaires.Les ancêtres de Philibert étaient peut-être de cette secte — et il aura pu recevoir de la Rochelle cette pierre et la placer sans conséquence comme un ornement à la maison qu’il construisait alors.- Il est bien constaté néanmoins, que M.Philibert, père, eut une querelle avec M.Pierre Legardeur, Sr de Repentigny, le mai* 1 2 3 1748, au sujet d’un billet de logement que ce dernier avait eu, qui l’autorisait à prendre un logement chez Philibert.La querelle eut lieu, non pas chez Philibert, comme on le prétend, mais dans une maison située Côte de Léry4, occupée alors par un nommé Lapalme, et qui a appartenu à Mr F.Glackmeyer, et c’est là où Philibert reçut un coup d’épée de M.de Repentigny qui avait auparavant reçu un coup de canne de son antagoniste, sur ce que M.de Repentigny l’avait traité de nigaud.L’Edit de Nantes est du mois d’avril 1598.r~ La Révocation est du mois d’octobre 1685.Le vieux style a cessé vers 1670.Honorius PROVOST, ptre, archiviste.Notes marginales.1.Archives du Séminaire de Québec, cahier manuscrit Ms 139, deuxième partie Texte autographe de Georges-Barthélémi Faribault (1789-1866), probablement médit.On ne faisait alors que commencer l’enquête historique sur la légende du Chien d'Or.2.Le comte Adolphe de Puibusque émet ici une théorie de son cru qui sera sérieusement ébranlée plus tard par Benjamin Suite (cf.Bulletin des Recherches historiques, -volume 28 (1915), pp.270 à 273).Notre Chien d’Or serait une répliqué évidente dim autre bas-relief semblable, localisé à Pézenas, dans le bas Languedoc,_ midi de la France, et qui portait le millésime de 1561.3.Lapsus évident de l’auteur, qui avait donné au début la vraie date de la mort 21 janvier 1748.4.La Côte de Léry était une dénomination populaire de la Côte Ste-Famille ou se trouvait, au 19® siecle, la vaste propriété des Chaussegros de Léry.Deux maisons plus bas venait la résidence de Charles Janson dit Lapalme et, plus tard, de hredenc Glackmeyer.La maison est disparue vers 1930, pour faire place à 1 edifice surmontant la sortie de la rue de l'Université, sur la rue Sainte-Famille. Visiteurs de marque à Québec LE PROFESSEUR SILLIMAN | Q | Q Beniamin Silliman était professeur de chimie au collège de lOla Yale.Il avait beaucoup voyagé à travers l’Europe et avait publié, A Journal of travels in England, Holland and Scotland, qui eut un succès relatif.Dans l’automne de 1819, Silliman se décida à visiter le Canada.Silliman voyageait à petites journées.Quand une ville ou un village 1 intéressait, il n hésitait pas à y arrêter deux ou trois jours pour voir tout ce qui pouvait lui être utile soit comme savant soit comme touriste.C'est ainsi qu’arrivé à Québec le 6 octobre 1819 il n’en repartit que le 12 ou 13 du même mois.Les hommes de science, d’ordinaire, ne s’intéressent qu’à la branche des connaissances humaines qu ils étudient.Silliman n’était pas fait de cette façon.11 s’intéressait à tout ce qu’il voyait.Son récit de voyage, publié à Londres, en 1822, sous le titre A tour to Quebec in the autumn of ldlO, est une des relations les plus intéressantes et en même temps les plus vraies qui aient été publiées sur notre pays.Silliman n’est peut-être pas supérieur au professeur Kalm ni au voyageur Lambert mais il laisse loin derrière lui les autres écrivains qui nous ont donné leurs impressions sur la province de Québec.Le livre de Silliman, publié il y a presque un siècle et demi, est encore une leçon pour les Québécois d’aujourd’hui en ce sens qu’il leur dit ce que les touristes américains viennent voir dans la capitale.Citons Silliman, parlant de son arrivée à Québec: Le citoyen des Etats-Unis voit ici une population nouvelle, un peuple étranger, des figures et des costumes français.Dans les rues, dans les magasins la langue française bourdonne à ses oreilles comme une musique.Il perçoit vite que l’élément anglais est ici une minorité infime, que Québec est français; la cathédrale, le grand collège des Jésuites maintenant transformé en casernes, les édifices publics, les maisons, par leur apparence, nous disent qu’ils sont d’origine française.Nous voyons ici des troupes anglaises et nous nous disons avec mélan- colie que sur les ruines de l’empire français on veut élever un autre empire celui-là anglais.Mais à notre esprit vient aussi cette pensée: Québec est un pays conquis mais non opprimé.” ANTHONY TROLLOPE Anthony Trollope, écrivain anglais jouissait d’une certaine renommée.Grand voyageur, il se décida en 1861 de voir les Etats-L nis.Débarqué à Boston dans les premiers jours de septembre, il visita quelques-unes des villes de la Nouvelle-Angleterre.M.Trollopé 152 passa au Canada, vit Québec, Montréal, Sherbrooke, Ottawa, Niagara, etc., etc.puis il retourna aux Etats-Unis où il fit un séjour assez prolongé.C’est à New York, en 1862, que M.Trollope publia ses impressions de voyage, sous le titre de North America.L’écrivain anglais consacre quatre pages de son livre à Québec.A part son site pittoresque, il ne trouve rien de beau dans la vieille capitale.Les rues sont sales, les édifices sans architecture et sans goût, la population endormie.M.Trollope ne manqua pas d’aller voir la chute Montmorency et c’est son passage à travers la caarctéristique paroisse de Beauport qui lui inspira ses idées sur l’avenir des Canadiens-français.Elles sont toutes aussi saugrenues les unes que les autres.Nous ne citons ici que la conclusion qu’on pourrait appeler le bouquet de cet étrange ouvrage.“Montreal, and even Quebec, dit-il, are, I think, becoming less and less French every day; but in the villages and on the small farms the French remain, keeping up their language, their habits, and their religion.In the cities they are becoming hewers of wood and drawers of water, I am inclined to think that the same will ultimately be their fate in the country”.M.Trollope ne se montrait guère perspicace pour un homme qui se piquait de connaître à fond la science économique.Même en 1862.il était facile de prévoir que le métier de scieur de bois était fatalement destiné à disparaître dans un avenir rapproché.Quant aux porteurs d’eau, ils commençaient à ne plus trouver leur subsistance à Québec car l’aqueduc municipal fournissait déjà l’eau un peu partout dans la ville.Les dires injurieux de M.Trollope furent vertement relevés par 1 honorable M.Chauveau et M.Blain de Saint-Aubin.Ce dernier remarquait tristement qu’aucun journal anglais de la province de Québec n’avait protesté contre les remarques désobligeantes de M.Trollope.Le livre de M.Trollope, heureusement, est aussi oublié aujourd’hui que les porteurs d’eau et les scieurs de bois dans la cité de Québec! L’EMPEREUR DU BRESIL DOM PEDRO 1 ^om ^e
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