Le Théâtre, 1 octobre 1903, lundi 12 octobre 1903
PER 11 T- 83 Is VUL.X.-i\G.I.THE ONLY FRENCH THEATRICAL PAPER IN AMERICA Le numéro, 2 cents.(HEBDOMADAIRE ILLUSTRÉ) Le seul journal du genre au Canada.Organe des Cercles Dramatiques et des Sociétés Littéraires.MONTREAL, LUNDI 12 OCTOBRE 1903 A BONNEMENfS UN AN.|ioo SIX MOIS.50 GEORGES H.ROBERT, Editeur et Directeur.923, RUE STE-CATHERINE, MONTREAL, P.>:ox>rr+.v-.-.y.v w&mîm mmmïm mmmë.mm® S ' mxm 7?V w y< x : .v.; .-.v, v.v.*»?v.v.v wm*m< AV.' ¥008» •• 'aW/ .• .W32SU mmm w.' mm V.•• V ?:/¦¦ ¦ mm XX mm liiii ip : -V KV/.V V* V j&iy mï-, fv/.w! x-: M.GEO.GAUVREAU » Nous ne pouvions pas, raisonnablement, présenter au public le premier numéro de notre journal, sans avoir le plaisir de publier le portrait de M.Geo.Gauvreau, propriétaire du National Français et pionnier de la scène dramatique permanente en Canada.Le National, premier théâtre français construit à Montréal, a déjà une existence de de près de quatre ans ; c’est un véritable succès dont l’honneur rejaillit naturellement sur M.Gauvreau, et une preuve incontestaole qu’un bon théâtre peut, sous une habile direction, prospérer et soutenir la comparaison avec les grands théâtres anglais du pays.qu’il commencera prochainement la publication d’un dictionnaire Français-Argot.Il a raison d’être fier de sa tirade, puisque telle publication n’a jamais été faite en Amérique, et que, même en France, il est très difficile de se procurer un livre contenant, au complet,ces mots qui forment l’étrange langage appelé Argot,et dont sont émaillées presque toutes les pièces du répertoire moderne.¦ 2 LE THÉÂTRE, LUNDI 12 OCTOBRE 1903 L’argot Parisien Nous commencerons prochainement la publication (en feuilleton) d’un dictionnaire d’argot.Pourquoi non ?L’argot est une langue, a dit Victor Hugo.Les lettrés, les savants, les poètes, les chansonniers comme les romanciers, ne peuvent l’ignorer.Les personnes qui vont souvent au théâtre savent que les pièces modernes sont bourrées de ces expressions extraordinaires.Les chercheurs d’étymologies y trouveront du vieux français populaire, la vieille langue gauloise de Rabelais, du provençal, du romain, du latin, du basque, du celte.Les amateurs de curieuses et pittoresques, de souples et ingénieuses locutions, de vocables barbares et hideux, d’un idiome abject suintant le crime, seront satisfaits.Né à la Cour des Miracles—peut-être— l’argot fut célébré par Villon, le grand poète —d’ailleurs voleur de profession—avant d’être le vocabulaire de Mandrin, de Cartouche, de Lacenaire, de Vidocq.Auguste Barbier et Royer, dans les Mau- > vais garçons ; Balzac, dans Vautrin ; Eugène Sue, dans Les Mystères de Paris ; Victor Hugo, dans le Dernier jour d'uti con-davtyié à mort et Les Misérables, lui ont donné droit de cité dans la République des Lettres.Voyez-vous, l’argot s’est infiltré partout, i toutes les professions ont le leur.Il y a failli (il! 4 ^ flon pnn 1 Îqcoc , otrC^lc Roman Comique a vulgarisé ; celui du Palais et de la Chicane ; celui de la Bourse, du Demi-Monde, des Courses, des Cercles (voyez Lavedan),de Polytechnique et Saint-Cyr, des Halles, dont Vadé écrivit le Catéchisme poissard ; des troupiers, qui n’est pas le moins imaginé : des Louchébêmes— c’est-à-dire des bouchers,—des ateliers, des faubourgs, et de la f***-maçonnerie—où “ le Maître est reconnu pour tel quand il sait où fleurit l’acacia.” Voici, pour finir, deux curieux spécimens de ce langage extraordinaire, qui nous paraissent avoir leur place ici : Le premier est le Credo des Pègres : Je coupe da?is le meg des megs, le Daron à la renache qui a goupinê le Paradouze et le (r rand Trimard.Traduction.—“ Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant qui a crée le Ciel et la Terre !” L’autre est une lettre d’amour : Depuis le reluit ou j'ai gambillé arec tézi-gue, et rhnouchê tes châsses et ta frime d'al-téque, le dardant a coque le rifle dans mon palpitant.I^T^aduction.—” Depuis le jour où j’ai dansé-avec toi et vu tes yeux et ta mine piquante, l’amour a mis le feu à mon cœur.” Assurément, on ne saurait s’adresser ainsi à une dame de la haute gomme parisienne, mais écoutez les snobs et les snobinettes, et vous entendrez : AUX ETUDIANTS DE LAVAL Messieurs, Le Thêâhe est à votre entière disposition, et nous espérons que vous nous ferez l’honneur d’un petit coup d’épaule.Merci.Un Succès La célèbre pièce de Pierre Decourcelle, Les Deiix Gosses, vient d’atteindre, au théâtre de l’Ambigu, de Paris, sa ioooe représentation.D’après la statistique, 1,400,000 spectateurs seraient venus pleurer aux malheurs de Fanfan et Claudinet.C’est ce qu’on peut appeler un joli résultat.Machiniste.—La saison théâtrale 1902-03, à New-York, a été très bonne, cette année.64 nouvelles pièces ont vu le jour.Sur ce nombre, 28 sont d’auteurs étrangers.Le Grand Opéra de Paris a coûté 8 millions de dollars.Il y a 236 théâtres dans l’Etat de New-York.La recette totale pour la saison 1902-03, de la Société des Concerts du Conservatoire de Paris, qui vient de se terminer, a été de $36,162.A NOTER Les gens de profession sont priés de prendre note que la Librairie St-Louis, 1712 rue Ste-Catherine, a un département de papeterie tout à fait moderne.Une visite est sollicitée.“ Les Compagnons Invisibles,” tel est le titre du dernier volume delà Bonne Littérature.—En vente partout, 10 cents.Les Chansons du Pays LISETTE Li - sotte, oh ma Li - sot - te, Pré - te - moi ton mou- bd-R jt-m choir, Pour es - suy - er mes lar-mes, Qui coulent sur mon vi- hrW sa - ge, Qui cou - lent de mes yeux, Li - sette, Ah ! si tu veux.Lisette, oh ma Lisette.Prête-moi ton mouchoir Pour essuyer mes larmes, Qui coulent sur mon visage Qui coulent de mes yeux Lisette, ah ! si tu veux.m LIBRAIRIE ST-LOUIS 1712, Rue Ste-Catherine, L’on trouve toutes les dernières nouveautés en fait de Lisette, oh ma Lisette Prête-moi tes ciseaux Pour couper Palîiance Q ie nous avions fait ensemble, Qae nous avions fait toit deux Lisette, ah ! si tu veux.MUSIQUE FRANÇAISE LA CHANSON DE COLIN MELODIES DE THEODORE DUBOIS Pour Soprano ou Ténor, 4 pages de musique grand format (chant et accompagnement).Je ne marche p?as, f ai les pieds nickelés ; il est sommier moins le quart ; Ferme ! qu'est-ce que tu vas prendre pour ton rhume f Etc.En vérité, il faut connaître tous les argots pour se comprendre, au XXe siècle.L’Afficheur.Romans, Modes Françaises, Publications Artistiques, Etc.Volumes à louer.Commandes par la malle exécutées promptement.A VENDRE 50c.Ce morceau est marqué à 5 francs {$1.00).Envoyez le montant de suite à 323, Rue Ste-Catherine - - MONTREAL. LE THÉÂTRE, LUNDI 12 OCTOBRE 1903 3 Nouvelles Diverses à la ^nrcsentation de “Catherine” aux Nouvea.—On annonce la construction du nouveau théâtre l’Opéra Royal, de Berlin.Ce théâtre doit coûter la bagatelle de JS millions de marks, soit 5 millions de dollars.—A la seconde assemblée annuelle dc
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