Le Canada français, 12 octobre 1900, vendredi 12 octobre 1900
[" «\u2022 :;iv .v \\ % 1 k\u201e r t , % % Le Canada Français 1 ¦ Et LE FRANCO-CANADIEN FONDÉ LE 1er JUIN i860 1 PUBLIE A ST.JEAN D\u2019IBERVILLE, CANADA.VENDREDI, HS OCTOBRE 1900 l VOL.VIII.NO.H III \u201c COI'Kill KH DU CANADA \u201d\tf < (Joui nui conservât ou v) Z L'honorable M.Marchand, après avoir lutté pli mouth semaines contre | la mort, avec une vitalité surprenante, ; a succombé hier soir.Il a rendu loi dernier soupir vers sept heure» et demie.Nous nous inclinons respectueuse* | ment devant cotte tombe entrouverte, où vient de descendre le premier ministre do la province do Québec.M.Marchand était le chef du parti que nous combattons, et nous avons dû souvent attaquer ses idées et ses notes.Mais il était un adversaire loyal et honorable, et nous avons tou jours reconnu on lui les qualités publiques et privées qui commandaient l'estime.Kn sa personne, l'Assemblée législative perd son p'ns ancien membre.Il était lu seul demeurant delà chambre élue il l'auroro de lu Confédération, on 1807, il avait siégé dans lu législature do Québec sans intorrup lion depuis cotte date.Trente trois ans de vie parlementaire ! Certes, c'est une carrière bien fournie.M.Marchand était un esprit culi-vé, un lettré, un écrivain à la plume facile, un versificateur élégant.Son commerce personnel était agréable.Dans les luttes politiques, il était un adversaire courtois et modéré.Sa mort est une grande perte pou r In parti libéral de Qm'bco, qui béné liciait do la considération personnelle dont jouissait son chef.Dans la vie privée, M.Marchand était un époux et un père do famille modèle, un chrétien sincère et pratiquant.Nous offrons A la famille on deuil du premier ministre défunt.nos plus sympathiques condoléances.Le regretté M.Marchand JOHN MURPHY & 6IE.L* plus gros J§îoc1* que nous ayiops eu potii3 le Qonjtperce d\u2019^utoti)i) J y?It m i i, i /HK \\m M); / if/i m ' ; n\\ .y ' : / ¦; III >X « il ') \\, f^!ll % 1111» it, .d* -4# IB Lus ordrus de la campagne remplies avec soin.Echantillons envoyés sur demande./*(À grand désir quo nous avons doper- confiance à un dogré liorsdu commun, milieu desquels Ldo la communauté mixte dans laquelle ! il vivait.Français, Anglais, protestants ot catholiques, riches ou pauvres également appréciaient sa générosité et son intégrité, aussi bien que l\u2019envergure ot la libéralité de ses vues et do ses actions dans toutes les questions série uses.Il fut invité à devenir candidat pour les honneurs législatifs dans les élections do la première législature do cette province et il accepta avec hésitation, il fut élu par une forte majorité.Depuis ce temps, sans interruption, il a représenté ses commettants si la législature de Québec.Souvent, il n'a pas ou d\u2019adversaire ot il a été élu par acclamation.\u201d La modération ot la retenue do M.Marchand ont été prises pour de la faiblesse par ses ennemis politiques ; mais il a toujours gardé haut et ferme dans sa plaeo natale comme dans la province, une réputation d'intégrité, d\u2019honneur ot do profondeur de jugement, et enfin des chutes successives de De Boucherville, dos secondes administrations de Taillon et de Flynn, il a fait son chemin pour son administration do 1807.confiance du public do la province non en caressant leurs oreilles ou en captivant leur imagination par des promesses brillantes, mais vides, mais simplement par sa droiture d'intention et ses projets cal mus ot honnêtes.illéreuts arbres fruitier».1 vol.20Ô gravures.é Ij/ursê.§0 76 L.Avicullwe (pou lus et oiseaux de bn^o-«»ur) et l'incubation artificielle, Iradc d élévage pratique, par A.For- gel.1 vol.ave*- gravities.$0 50 Les chiens : Chien de luxe et d\u2019utilité, chieiin doeliitn.d.Nomenclature, dv»-cnpilon, (Im age, hygiène et maladies, par .1.Robert, ot L.Fortin.1 vol.avec gravures.50 50 Manu,! pro tuple du pisciculteur.Ftarig»-la« s, cours d'eau, par H.L.A.Bien, choir l vol.avec gravu- «.jo 90 Lu vente ù la librairie r l messes C\u2019est le Chapeau ¦ KIR-$u 50 DONNE TOUJOURS SATISFACTION (lue foule jeune femme t/ui veut su lyre lu mode y porte eu celle saison.Parcequ\u2019il n\u2019y en a pas de meilleur au Canada C\u2019est le tabac de tout le monde.Il ne brûle pas la langue V M.Mine lion t En vente partout 5t 10c.et 15c.la palette Même les raquettes ont tie la valeur.\u2014 Conservez-les.Et écrivez pour avoir une liste de primes illustrée.THE EMPIRE TOBACCO Co., 47 rue Coté, Montreal.Il n'y a pas une femme en Canada qui ne sera pas con.tente d'apprendre que nous venons de recevoir de New York un assortiment considérable de ces UK LA \u201c(i.XZKTTK,\u201d DK (jlîKllBC.La province do Québeo vient do perdre son premier ministre, ol le peuple canadien français, un homme de rare mérite et do grande distinction.L'honorable Félix Gabriel Marchand a succombé hier, 25 septembre, la maladie dont il a été frappé au sortir de la dernière session du parlement de (Québec.lin face d une tombe, l\u2019on s\u2019arrête, on pèse dans sa pensée les éléments de cette vio qui vient aboutir là, ut si cette vie a dû compter plus qu'une autre dans les destinées nationales ou sur lo théâtre do la société, il faut encore.se demander ce qu\u2019elle laisse iX notre histoire ou à notre édification.I/honorable F.(i.Marchand fut un politique, ou peut-être plus justement, un représentant de notre monde politique depuis trente trois ans.Il fut, libéral à une époque où il était peu j avantageux et presque dangereux de i être, mais il sut être du parti libéral, même alors, de façen a co qu'on ne puisse lui reprocher, même aujourd'hui, de l'avoir toujours été.Cjmmo chef du parti libéral dans la province do Québec, il a succédé à fou l\u2019honorable Honoré Mercier, dont if fut, sous certain rapport, lu contrepartie.M.Mercier gouverna la province d'une manière peut-être imprévoyante, sans méfiance .il fillit la perdre et se perdit.M.Marchand eut toute l\u2019attention, toutes lus prudences de l'homme d\u2019Etat qui travaille sincèrement à la restauration do son parti, surtout en lui apportant l'appoint d\u2019une réputation person nolle qui n'était pas à troquer contre des succès électoraux.Le plus beau tribut d'éloges que lui rendront aujourd\u2019hui ses adversaires comme ses partisans, c'cst d'avoir été énergique dans ses bonnes intentions : et scs admirateurs pourront ajouter ; c'est d'avoir su résister aux compromis qui démontent les promusses électorales, et d\u2019avoir parfaitement réussi dans l'œuvre du réparation qu\u2019il avait entreprise.L'homme politique en chaud laissera donc un très beau nom, et l\u2019histoire du parti libéral dans la province de Québec lui devra quelque chose de culte reconnaissance que mérite lo fondateur do parti.Mais II y a encore le souvenir que laisse l'homme privé, si bon, si délicat, si juste, si gentilhomme ; l'homme de lettres auquel la littérature canadienne-française doit quelques-uns de sus plus beaux fleurons ; ce père du famille exemplaire dont la mort.iX (i.S ans, plonge dans le chagrin le plus irrespressiblo de nombreux enfants qui.pour être déjà en fige do faire l'ornement de la société canadienne, n\u2019avaient pas su se familiariser avec l\u2019idée do lo perdre un jour.La mort a copieusement glané, depuis dix ans, dans lu champ politique au Canada.Four no compter que ceux qu\u2019elle a pris au milieu ou aux abords des gouvernements, rappelons Sir John Macdonald, Sir John Thompson, Sir John Abbott, trois premiers ministres qui se succédé:cat au gouvernement d\u2019Ottawa et dans la tombe ; M.II.Mercier, M.(i.Duhamel, M.D.Ross, M.(reoffrion, M.Marchand.Elle nous* enlève ce dernier à son p htc, sans que l'on put prévoir, il y a douze mois, que son œuvre administrative accomplie, eus comptes rendus à la province, il aurait à rendre hi tôt ses comptes personnels et suprêmes où, heureusement, nous en avons l'assurance, i! avait su d'avance et do tout temps maintenir bon ordre.\u201c La < lazetlu du Québec,\u201d à son aurore, témoin de co deuil public, voudra en conserver longtemps lu souvenir.Appelée à s'occuper des hommes publics cl de leur action sur nos destinées nationales il lui est bon de pouvoir insérer dans ses premières colonnes lu nom et.lus mérites de Félix Gabriel Marchand, afin do les donner comme exemple aux hommes futurs, ut de faire comprendre à ceux qui brigueront lus suffrages du peuple, comment on doit user d'une popularité jamais démentie durant trente-trois ans.4 TRADE MARK *w own* mumi Chapeaux de Feutre POUR DAMES pas donné lo temps do recueillir ici DE I.A \u201c PETITE PRESSE \u201d (Journal indépendant) tels que représentes par la vignette ci-dessus : bord dur et calotte flexible, Nous en avons dans toutes les nuances : gris clair, drab, bleu royal, bleu marin, vert myrthe, brun tabac, cardinal et noir, superposées et ouvragées.Nous les vendrons tant que nous en auront à $1.00 chacun.Si vous désirez vous procurer un de ces chapeaux, envoyez votre argent par la malle, dites nous la couleur que vous avez choisie et nous vous l'enverrons immédiatement.Dépêchez-vous de faire votre commande car le nombre de ces chapeaux est limité.t Imm La mort no se demande pas s\u2019ils sont Premiers ministres ou simples citoyens, si l'on a besoin d\u2019eux pour faire les élections générales ou si leurs ' adversaires désirent leur disparition.Elle no s'onquiort ni do l\u2019heure que marque lo cadran dos intérêts humains, ni avec quoi l\u2019on comblera le vide qu\u2019elle va creuser.Indifférente aux menaces des catastrophes prochaines, comme aux supplications des événements futurs, elle agit en aveugle, no se guidant que sur lo glas funèbre qui sonne dans l\u2019éternité, à lu minute voulue, lo rappel do chacun do nous.DU JOURNAL \u201cLE COLON \u201d Ils sont soigneusement garnis avec bandes La longue carrière do l\u2019hon.F.G.Marchand peut se résumer en quatre mots : persévérance, fidélité, droiture et honneur.L'homme distingué que nous pleurons fut élu pour la première fois député du comté de St-Jean, lors do la Confédération, en 1SG7 ; il fut dans la suite, à toutes les élections, renvoyé en chambre nar ses fidèles électeurs de Si Jean.Le 12 décembre 1SÜ7, M.Marchand célébra le .\u2018blême anniversaire du son entrée dans la vie politique, et i! fut l'objet à cette occasion Co n'est pas une personnalité ordi- d'uno des plus brillantes dénionstra-nairo nue celui qui, obéissant à l'ordre lions dont un homme publie puisse être honoré.Il descend donc dans la tombé après trente-trois ans de bons M.et 4 messes M.Chez HAMILTON M mo B.inexorable, vient de descendre dans la tombe.M.Marchand fut homme\t.politique tome sa vio, mais pas à lu ot dévoiles services a sa province façon des autres, car ii \u2022'\u2022tait bâti sur i La carrière politique de M.Mar-un tout autre plan.Sa manière khan 1 a naturellement suivi les viscis-d'être paraissait étrange, hors do 1 études du parti liberal.Cost assez mode, cependant elle commanda tou j ^iro
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.