Le Pays, 25 mars 1911, samedi 25 mars 1911
wm 9H|| — ¦ 'TrnTfiWTl T -IT 1 i T1 l>> i TWflftlffMt' 1* m: est - Wwm 6: y.'/;* .> •' ¦•¦•V¦ ; « * y; 9 5355S m V - /•3V‘Tv>fi ¦* V.* r, Bara * A m t < i?S>i • {'ï.l-’Bjv ."V, L:f .% c # M XfZ t ¦ MONTREAL 25 MARS 191< L,v( - O Vs* -\ T.’ÿ K .% •A-vi*wri M,wn a 3*1 .* ' • rt tow K ' ' v- 1 “Le, raison du plus fort est toujours la meilleure.M "La façon qui nous va, vient toujours du tailleur." Aussi va-t-on chez % Et l'on court chez O.DCSOURDY 137 Boul.St-Laurent.Tailleur pour messieurs.¦•«4 O.DESOURDY 137 Boul.St-Laurent Toi Eat.6593 Tailleur pour messieurs.! i rPm % Tel Est 5593 mi 2me Année, No.11 Rédigé en Collaboration Deux Soua le Numéro Pour être logiques LES CONCERTS EPIQUES ST m ‘Si if;: 41 •* - §5 A *4 TRIO CAC6Pê»@&MQME •* Nouvelles conventions postales entre les Iztats - U/7/s ef le Canada s A K i MB BAS '-DIRECTEUR.' Qu.-UH .DANDt R AND BOURÀ'.SA .Le salon de l’automobile | (Impressions irlandaises) • f •M Lu convention douanière entre les Etats-Unis et le Canada indique une volonté bien déterminée d’effectuer un rapprochement sérieux entre les deux pays.H A'RPE .QuiTARE ÇROSStCAlV C'était samedi dernier le verdissage pardon ! le vernissage au Salon de l’Automobile.A cette occasion, on avait décoré l'arsenal avec beaucoup de goût; il y avait tellement de verdure que tout en verdoyait sous les feux de mille ampoules vertes.Vers neuf heures, les portes étaient grandes ouvertes et l’orchestre jouait du Verdi.Le maire Guérin s’avance pour procéder â l’inauguration; il n’a pas son costume officiel, car son habit manque de vcnlurctte.Il monte gaillardement il la tribune, car si notre maire a dépassé depuis longtemps l’âge où l’on est vert-galant, il est cependant encore vert.Quant à son verbiage, je ne puis mieux dire que Cresset dans ces deux vers du “Vert-Vert”: QLCUE &i TP Nous avons applaudi il celle évolution économique qui, tout en favorisant l'accroissement des échangea commerciaux entre nos voisins et nous, assurera en mémo temps des relations plus amicales.Mais si nos amis d’Ottawa veulent être logiques, il leur faut entreprendre sans délai l'abrogation des restrictions postales qui gênent la circulation des journaux et revues de chaque côté de la ligne 15me.L'Hou.M.Lemieux u pris, il y a quelques années, contre les publications américaines, l’initiative de mesures restrictives dont le contrecoup a été particulièrement lu nés te aux journaux de la province de Québec.• • • • il  Va s E » - • à I dO 1 wr r -A l'TRAM WAY J f a .-¦ r< ) t \/ % x\> Nul ne donnait dans tout son auditoire.Quel orateur en pourrait dire autant?4 4 Û / % i / • • • y i i La convention douanière que les parlementaires d'Ottawa et de Wash- vue de lui donner une sanction, résulte d'une \ / 4 t • ingtun sont A étudier en nouvelle orientation jugée nécessaire.Cette convention jure aujourd nui avec les restrictions postales dont je » .' L gf 1 JEP L échcvin Bandurand qui a également toute sa verdeur dit quelques mots, puis il passe les rafraîchissement s : de l’absinthe verte et des raisins trop verts.Le maire Guérin qui fronce un sourcil sé-i 1 dit vertement son qui pour verdict sur R # ft h ii1.' \ ,\>\\u\ «Ml ¦ • ~ p LB PATS, 25 MARS.1911 gga VA (/N MERVEILLEUX EXPLOIT QUESTION DE FAITS signature du contrat.M Le merveilleux traité, en vérité.Il Pour éviter un trop grand malheur r\ a servi de modèle a beaucoup de traités que signent encore de nos jours des écrivains pauvres aux gages des négriers.Péripéties bouffonnes et lugubres | Monsieur le rédacteur, d'une vie de héros qui serait sans espoir s'il était sans illusion.Villicrs cependant écrit toujours, écrit sans De France en Italie en aeroplane Lorsque passe la mortalité dans votre milieu, le malheur est déjà issez grand, pour que vous songiez à vous éviter d'autres soucis.Et c'est en vous joignant à l’ASSOCIATION DE FRAIS FUNERAIRES de la Les endormeurs officiels trompent le public t servir particulièrement à payer les Institutrices, à construire des maisons hygiéniques et à les meubler convenablement.Voilà où doit aller le plus gros, au moins les neuf-dixièmes de la dépense totale.Or, comment concilier ces deux choses: d'un côté nous dépensons plus par tète pour l’instruction publique que nos concitoyens des autres provinces; d'un autre côté, nos institutrices sont plus mal payées que les bonnes d’enfants.En fait de constructions scolaires, nous sommes bien en arrière des autres, et dans huit écoles sur dix, le mobilier est tellement mai fait, et toute l’installation tellement mesquine qu’on se croirait encore à l’àge barbare de l’hygiène scolaire et de la science pédagogique.Voilà la vérité toute nue.De deux 3—Le mobilier des trois-quarts de choses: ou la brochure "Honneur à nos écoles, surtout dans les districts la province de Québec" est un trom-de Québec et de Trois-Rivières, est mi- pc-l’oeil, une colossale fumisterie, sérable au-délô.de toute description.Le lieutenant Bague part da raerodrome de la Brague, près d’Antibes, et, sans navire ni escorta, traverse la Miditerranee et atterrit près de Livourne S'il est vrai que la province de Qué- Cie H.Bourgie, Limitée $1.00 PAR ANNEE bec dépense beaucoup plus pour l’instruction publique que les autres proSes oeuvres paraissent, tron- | yinces du Canada, comment alors cx-quécs, dans des revues éphémères et cesse • • • pliquer les faits suivants, qui sont indéniables ?que vous les épargnerez.Vous vous protégerez contre les malheurs qui nous menacent tous.Demandez notre circulaire qui vous donnera tous les détails de notre organisation funéraire, et ce à quoi nous nous engageons au d’un de nos abonnés.dépourvues de lecteurs.Il écrit quand même.Et il a mémo le loisir de se 1— Les institutrices de notre provin-battre contre des moulins à vent.Il I ce reçoivent des émoluments dont le intente un procès formidable à un | chiffre moyen n'atteint pas la moitié du chiffre moyen des salaires payés dans les autres provinces, ni le tiers de ce qu'on paye aux Etats-Unis; 2— La plupart de nos maisons d'écoles en dehors des villes et des grands villages, sont des bicoques sombres et malsaines, qu'on ne tolérerait pas ne vit point tout à fait sur la terre, vingt-quatre heures chez les Picds- M.de Rougemont n'est pas seulement Noirs.Un merveilleux exploit qui dépasse i II se propose de débarquer après en héroïque audace tout ce qui fut I escale en Corse, dans la cour de la jusqu'ici tenté, vient d’ûtrc accompli I caserne de son régiment.Parvicndra-par un lieutenant aviateur, hier in- t-il jamais au terme de son voyage?connu, aujourd'hui, par ce coup d'é- Un souvenir nous revient actucllc-clat, entré dans la pleine gloire.Des ment en mémoire: au champs de ma-dépêches laconiques de Nice nous an- noeuvre d'Issy-les-Moulineaux, il exis-nonçaient un matin le départ en aéro- te un point précis, bien connu des plane du lieutenant Dague pour la aviateurs, où la violence de l’air se Corse.Il partait seul, sans prévenir fait particulièrement sentir, et en dépersonne, sans navire pour le convoy- pit des avertissements donnés et des er; à deux heures, ù Paris, on était précautions, c’cst toujours à cet en-cucorc sans nouvelles du hardi avia- droit que se produisent les accidents souvent mortels que nous avons eu à enregistrer il Issy» depuis le début de l’aviation.Or, les vents de la Méditérannée sont autrement dangereux que ceux dont nous venons de parler; ils sont aussi moins connus des aviateurs et si l’on songe que M.le lieutenant Bague est un jeune de l'aviation, on tremble en songeant à son entreprise.décès i mclo-dramaturgc qui a mis en scène un de ses ancêtres et qui a mal parlé de lui.Il perd son procès—naturellement—et reprend sa tâche La Compagnie H.Bouryie, : LIMITEE.Entrepreneurs de Pompes Funèbres Téléph >ac Bell Est 3175.uccursalc: 146e S te-Gather me Est, Tel.Bell Est 702.Marchands 1592 1929 Boulevard St-Laurent, Téléphone Bell St.Louis 250.VUliers est un être exceptionnel.Il un historiographe méticuleux, il est un critique pénétrant.Il a bien vu que l’oeuvre de Villicrs était presque entièrement indépendante de sa vie.M un tissu de fausses représentations, ou C’est une véritable tristesse de voir les chiffres sont exacts, et Il dit: "Une grande part de l’amer-| ces immenses tables plates, ces pupi- pensons réellement plus que les très à doubles face d’une longueur dé-mésurée, ces bancs sans dossier et remplis de noeuds, sans proportion l'argent ?nous dé-au- tcur.Les esprits suivaient anxieusement par la pensée le vol téméraire, et peut-être sans issue, de l’hommc-oi-seau : à six heures, les journaux du soir annonçaient son heureuse arrivée en Italie, au milieu de l’enthousiasme de la population.Il attérissait dans l’ile Gorgona,située à trente-deux kilomètres sud-ouest de Livourne et à une soixantaine de kilomètres A l’est de lu Corse.Le nom du lieutenant Dague s'ins- EDIFICE BANQUE EASTERN TOWNSHIPS COIN des rues kicGILL ET ST JACQUES VOUS DESIREZ ACHETER DES PROPRIETES OU LOTS A BATIR, ADRESSEZ-VOUS très.Il n’y a pas à sortir de là.Mais alors quel usage fait-on de Qui est-ce qui l’empoche ?aucune avec la taille des élèves; en un | Les endormeurs officiels pourraient déni enthousiaste et confiante contre I mot, ces instruments de supplice qui peut-être nous renseigner, une vie et des hommes bas, veules et | rendent le séjour de l’école aussi dé- Si la brochure dit vrai, le moins sagréablc aux enfants que nuisible à que les contribuables peuvent dire, leur développement intellectuel et c’est qu’ils n’en ont pas pour leur physique.Il me semble que l’argent argent.tume des "Contes cruels’’ et des I Histoires insolites vient sans doute de ce heurt d’une âme éprise d’i- « « > i Courtiers en Immeubles Tel Main 6998 34 j.n.o.I traîtres.On se méprendrait cepen- à ne considérer les que comme un cri de I affecté à l’éducation du peuple doit dant, je crois Contes cruels i « » » CURIEUX.Tipograph Freres douleur vengeresse; c’est autant la critique acerbe et clairvoyante d'une époque rétive à l'art, d'un positivisme réfractaire à toute émotion 61e- IL ATTERRIT A GORGONA MAXIMES ANGLAISES Livourne, 5 mars.—Le lieutenant crit brusquement en lettres d'or sur | Bague, a atterri cet après-midi! à une le Grand-Livre de l’Aéronautique.vendent, durant ce mois, a 50 p.c.meilleur marché que partout ailleurs vée, au sens idéal où Villicrs l'entendait." i heure, A Gorgonn, près de Livourne, par suite d’une erreur de parcours.Le monoplan a été fortement endommagé A l'atterrissage.L’aviateur a déclaré être parti A l'aube de Nice et s’étre dirigé sur Livourne.Je peux vous recommander en toute r c’est vrai surtout pour les jeunes gens J.ERNEST-CHARLES | sécurité la carrière commerciale par- qui vivent loin du foyer familial.Un mi celles qui offrent A l’homme toute des principes fondamentaux du vrai latitude pour mettre en oeuvre les succès, c’est (le se forger un caractè-plus hautes facultés et les meilleures re.qualités.J’estime que la carrière de grand commerçant, de banquier ou de "capitaine d'industrie" favorise le développement des ressources intellectuelles, contribue A mûrir le jugement sur beaucoup de questions générales, affranchit les idées préconçues et conserve l'esprit ouvert.courage, et nous Nous saluons son applaudissons A son geste, crAne modeste A la fois, en vérité bien fran- et (De la "Grande Revue") Meubles, Poeles, Tapis et Prelarts çais 1 Voici, en détail, les dépêches signalant cette merveilleuse traversée : )o( "SYSTEM » » XXX VOLTAIRE D’APRES BRUNETIERE Le "commerçant de naissance" est un commerçant spasmodique.En général, il n’est pas bien équilibré.préfère l’homme travailleur et constant, qui peine, mais obtient des progrès solides et continus.Donnez-moi un homme de caractère, susceptible d’être instruit et voulant s’instruire, et je me charge d’en faire un commerçant heureux.En atterrissant à Gorgona, trompé par le brouillard, il avait cru prendre terre A Livourne.L’aviateur va s’embarquer avec son LE DEPART Couchette, ressort et matelas, complet.$5.45 Nice, 5 mars.—Le lieutenant Dague, des tirailleurs algériens, qui s’entraînait depuis quelques jours, est parti ce matin A huit heures, sur un monoplan, de l’aérodrome de la Drague, près d’Antibes, dans la direction de la Corse.11 compte atterrir A Ajaccio.M.Ferdinand Brunetière avait commencé en 1889, pour la collection des appareil sur le prochain vapeur pour Grands Ecrivains Français, une étu- Livourne pour y effectuer les répara- | de sur Voltaire.C’est cette étude, qui demeura inachevée, que l’on publie aujourd’hui.Il estime qu’il n’y a pas de nom plus universel que celui de le lieutenant Dague est un des plus Voltaire, non pas tant par la valeur Hier le lieutenant Dague était allé sensationnels, c’est, en effet, la pre- de ses oeuvres, que par sa vie même voler en mer et au-dessus de la fron- | mlôre fois qu»un aéroplane traverse et Par son influence.Il naquit en 1694 >« i ss svzr «'xir - était de famille bourgeoise et parisienne.Destiné au palais, il fréquen-la | ta peu l'étude de procureur où son père l'avait placé.Ayant trop fréquenté la société du Temple, il fut française a 6tC fouit par un oiseau | envoyé en Hollande avec le marquis de ChAteauneuf.Cadeaux donnes aux acheteurs Andrew CARNEGIE XXX MEUBLIERS POPULAIRES 1352-54, STE CATHERINE EST, MONTREAL.TiiJograph frçr^, Avant de faire feu, visez.Avant d’agir, faites votre plan.Qui va n’importe où, n’aboutit nulle part.Esquissez tout votre voyage d'affaires avant de lever l'ancre et de mettre à la voile, avant de faire preuve d'initiative et d’entamer l'action.Il | C'est la minute de causerie après l’heure de réflexion, l’once d’effort après la tonne de préparation, qui engage le projet dans le port du succès.lions.Le voyage exécuté aujourd’hui par R.-S.NEWTON.xxx L'énergie ‘‘harnachée trice par excellence; elle ne fait qu’amonceler des broutilles.La locomotive de mille cheveaux n’arriverait jamais à direction sans la main qui r».,tle l’arrivée de la peur; le marteau-pilon écraserait l’enclume sans le lévier qui règle sa chute; sous une trop haute tension, le fil électrique brûle ses contacts.La force sans contrôle est pire que l’inertie, elle dévaste, et plus elle est intense, plus complète est la "Harnachez" de sens commun énergie.Guidez-là avec méthode.C’est ia formule qui donnn des résultats.SYSTEM 11 est produc-sans direction, tière italienne.C CANADIAN Le lieutenant Bague, pour tenter lu traversée Nice-Corse, a emporté 12u I ia foule s’est portée en nombre con-litres d’essence.La distance, A vol | sidérablc vers l’endroit où, pour première fois, le sol de la grande île Dès (pic la nouvelle fut connue ici NORTHERN STEAMSHIPS LIMITED.va- Royal w* d’oiseau, est de ICO kilomètres.L’intention du lieutenant Bague,s’il réussit dans sa tentative*" d’autant | artificiel, plus audacieuse qu’aucun service de sécurité en mer n’a été établi, est de gagner ensuite la Sardaigne, puis l’Algérie,avec arrêt en Sicile.Brr / SYSTEM ?t 4 4 XXX Edward Ayez en tête le plan de votre carA la suite de son aventure avec I rière, conservez toujours devant vos Mlle Du Noyer, il dut rentrer en yeux la peinture de la vie que vous France.Il y fit des vers satyriques, voulez réaliser.Dans Tardent effort licencieux et grossiers qui le firent | de la journée, tandis que vous bâtirez exiler en 171C.Ne se corrigeant pas, ln i il fut enfermé A la Bastille en 1717.I Mais l’année suivante, "OEdipe" lui procurait un succès très honorable.! F WÊL NOUVEAUX DETAILS Royal ruine.votre g ‘v Sa i 4L Livourne, 5 Mars.—L’aviateur Bague arriva ici vers midi et demi.Une foule nombreuse assista A Kg #0 Mm pièce A pièce, toujours plus haut,tournez vos regards vers pour y puiser encouragement et aspiration.Et comment faire pour pein-II comprit, et c’est "toute une part I dre ?C’est l’oeuvre de l’ambition, de son génie, comme de son in- Etre ambitieux, c’est rêver, désirer et fluence" qu’il fallait plaire avant | aspirer A devenir** plus grands que tout A la "bonne compagnie", et en être.Il devint aristocrate par goût, et par calcul.Il sentit qu’en se mêlant A l’opinion, on finit par la gouverner, que "tout en ayant l’air de suivre docilement son siècle", on en devient l’instituteur et le guide.Pour cela, n’étant pas noble, il fallait être WËÈmmmm me, "ça été de se laisser faire aux pouxez gagner, oih ce q * circonstances, de ne s’inspirer que de *¦ * ' l’occasion, surtout de ne jamais vouloir en triompher." Pourtant, A la suite d’une querelle avec le chevalier I nistrateur général de Rohan, il fut remis A la Bastille dirige l’esprit, qui décide de ce qu’il en 1726, et quelques semaines après, faut faire, et qu’il éperonne, mène, exilé.Il devait passer quatre ans en inspire.Elle nourrit le courage, don-Angleterre.Cela fut excellent pour ne la résolution, stimule l’énergie et lui.C’était un autre monde, une au- le génie.Elle se révèle dans la lutte, tre civilisation.Il y prit d’excellentes se rit des moqueries, ne préjuge leçons de choses; il n’y prit que cela, surmontable aucune difficulté et don-L’iiiflucncc que les Anglais eurent sur ne au faible la force de lutter contre lui est médiocre.Ce qu’il eut Pair, le fort.Et c’est ce qui conduit près-par la suite, d’avoir pris A leurs phi- | que toujours—au succès, iosophes, c’est tout simplement A deux Français qu’il l’avait emprunté: A Bayle qui lui donna sa méthode,ses idées, sa science historique; A Fontanelle, sans qui il n’aurait pas écrit •- George I * •r cette peinture ¦ L’aviateur Edouard-J can Bague a donné récemment sa démission de lieu- sa « 4 9 9 BS descente émouvante de l’appareil.Celui-ci, après avoir effectué qucl- xxx Certains hommes tirent des livres tout leur savoir, d’autres le tirent de la vie; les uns et les autres ont savoir étroit.Les premiers sont toute théorie, les seconds, toute pratique.L’homme qui a suffisamment de pratique pour reconnaître les lacunes des théories, imprime au monde une poussée en avant, et ce coup d’épaule lui vaut un beau bénéfice.Turbuiicu» à trip.c htiiee, tenant.Il est né A Paris, le 19 mai 1S79 et possède seulement depuis le | ques tours atterrit brusquement.22 décembre 191U son brevet de pilote LA HONE ROYALE Le ligne rapidede la Malle Royale entre le Canada et la Grande Crv-Unc.Paquebots les mieux aménagés et absolu ntc nt tes plus rapides sur la Route Canadienne.un Pa- On se précipita au secours de viatcur qui n’avait reçu heureusement nous ne sommes.aviateur.W.-H.COTTINGHAM.Départ» .Royal Hdxrard.R*»ÿal Kdward.Royal Edward.RcnstrignemeMü supplémentaire» >urdemande tout Agent Maritime.Guy Ton l %, ou A.H.rîr la flanque Impériale, en haut.Montréal De Halifax De Bristol S Mars.Ma:*-.5 Avril.Sa tentative révèle une belle auda- | que de légères contusions et quelques égratignures.L'aviateur dit être parti de Nice A 7 heures avec l’intention de suivre ln XXX Au jeu, j'ai plaisir A gagner, crois que tout bon commerçant doit éprouver ce sentiment.Le magnétisme est une qualité physique.Mais un doit avoir plus que cela, il ce.Je .ic, A vu Il ne s’agit plus, en effet de la traversée de la Manche, de Calais A Dou- L J un parcours relativement côte, mais la violence du vent l’obli- I gea A s’en écarter.Plusieurs fois il mais G.-H.LORIMER vrcs, avec restreint.La distance qui sépare La Prague I craignit de tomber A la mer, d’Ajaccio est de deux cents kilomètres | l’appareil résista, environ, et si l'on songe A l'irrégularité des vents qui soufflent sur la | cida de prendre terre.Méditérnnnéc, on comprend l'émotion que fait ressentir la hardie tentative | compli un raid aérien de deux du jeune officier des tirailleurs algé- homme 11 4 ê XXX Si brillant, si adroit, si savant que soit un homme, il ne fera jamais un bon commerçant s’il ne "pioche" pas.11 lui faut travailler, piocher A toute heure du jour.Et il y a peu de cas où A piocher avec d’honnêtes outils, bon an mal an, par ta pluie et le beau temps, on ne gagne pas la partie.D.-E.FELT.Quebec, Montreal & Southern Ry, A Apercevant Plie de Gorgona, il dé- EXCURSIONS DE CHERCHEURS DE HOME Le courageux officier français a accent quatre kilomètres au-dessus de la M6-ditérranéc.Des trains partent de la gare Bona-venture pour Va rennes, Verchères, Contrecoeur, St-Koch, Sorel.Y amas-ka.St-François du Lac, Pierreville, Labaie, Nicolct, St-Grégoi:e, Bécan-cour, Gentilly, Becquets, Fortierville, comme suit: 7.45 a.m.et 4.50 p.m.Le dimanche pour Nicolct et les stations intermédiaires A S.00 a.m.îNapierville Jet.Railway Un train part de la gare Windsor tous les jours sauf le dimanche A 4.30 p.m., ville, Lacolle et Rouses Point.Billets en vente aux guichets des billets du Grand Tronc pour les endroits dont les trains partent A la gare Bouaventure et aux guichets du C.P.R., pour Napierville Jet.Ry.D.I.ROBERTS, Gérant Général Montréal.XXX La confiance en soi, c’est P‘‘admi- qui pousse, qui —A— Manitoba.Saskatchewan et Alberta Des billets de colon aller et retour, seront vendus de Montréal A BRANDON, Man.CALGARY, Alta.DE LO R AINE, Man.EDMONTON.Alla.ESTE VAN, Sask.LACOMBE, Al ta.LETHBRIDGE, Alta.MACLEOD, Alta.MEDECINE HAT, Alta.mOOSOMIN, Sask.REGINA, Sask.WINNIPEG, Man.et A plusieurs autres endroits A des prix également bas.Bons pour départ le 4, 1S avril et chaque deuxième mardi jusqu’au septembre 1911.inclosivement.lets bons pour retour durant 60 jours.PRIX REDUITS En force Jusqujau 10 avril 1911.DE SECONDE CLASSE POUR COLONS DE MONTREAL A VANCOUVER, VICTO- ' RI A, SEATTLE PORTLAND, Ore., NELSON • ROSSLAND, SPOKA- I » riens.XXX Beaucoup de jeunes gens envient le patron, pensant que celui qui établit les règlements peut faire ce qui lui plait.En fait, c'est le seul homme de rétablissement qui en soit en pêché.Il a comme le danseur de corde un spectacle attrayant sous ses pieds et large espace autour de lui, mais il lui faut à tout moment garder le pied sur la corde et marcher droit.G.-H.LOR1MER VILLIERS DE L’ISLE-ADAM 111- .$.17.00 .43.50 37.50 .43.50 .36.50 .f 43.50 .43(25 .43.50 .42.25 .37.75 .30.25 .35.60 A Paris, les écrivains bourgeois qui I ne dans des gîtes inconfortables.” travaillent lentement, raisonnable- I)e 1870 A 1880, Villicrs a de nouvel-ment, qui sont sûrs du lendemain, ces écrivains-là sont nombreux.Ils sont honnêtes, sincères, et posément, ils sont artistes autant que d’autres.Ils ont du talent.Sans doute, la plupart d’entre eux sont contraints nistrer leur talent avec beaucoup de fièvre.Les circonstances exigent cette ardeur.Ce "type’’ caractéristique d’écrivain n’est nullement méprisable, des quartiers extérieurs.Pendant des On admirera plus complaisamment années, Villicrs do l’Islc Adam con-Pécrivain qui mène la vie d’un Vil- nut l’épouvantable détresse.A quoi liera de l’Islc Adam.Je ne veux point un SYSTEM i » « « les difficultés, .de nouveaux embarras, de nouveaux ennuis.La mort d’une parente provoque un désastre pécuniaire.Villicrs, faute d’un meuble, fut contraint d’écrire par terre, et | les lettres sur Newton, et qui lui avec un bout d’allumette.Il égara même certains de ses manuscrits.Il menait une vie nomade, passant qucl- pour St-Edouard, Napier- I XXX Poursuis le travail en train avec zèle et résolution pour le connaître à fond, ce qui ne s’obtient que par l’application exacte et enthousiaste des forces dont un dispose.Le danger, , pour les jeunes gens, c’est de ne rien ris; il spécule: il fait représenter savolr & fona ct de se laisser aller à "Brutus”; puis "Zaïre" en 1732.Mais négliger le travail qui leur est confié, qiics jours dans les tristes logements | il avait une "spontanéité de premier ljC ci10ix des amis ne le cède en immouvement" qui lui fit faire beau- portance qu’au choix d’une position: coup de maladresses.Il eut des ennemis.Il devint polémiste.M.F.Brunctièrc juge que sa facili-bon noter les incidents?Le pis est | té dans tous les genres l’a empêché apprécier le talent ou le génie encore que lorsque Villicrs de Visio Adnm, j 8 élever beaucoup au-dessus de la ™*"« »« T - ,«, «Jê tfs rapport sérieux et durable, sur quoi out quelque argent, quelque tranqui- I mes, jeux de société, où il se montre cotte Frères, No.69 rue Saint-.Tac- Vente par encan public chez Mar- Von ne peut s’entendre, à notre litté- lité matérielle, il était malade déjà, plus homme de cour que pedant.Mais ques, vendredi le 31 mars, 1911 à 11 cotte Frères, No.69 rue St-.ïacques, rature.C’est une existence d’homme d’une maladie causée par la misère.I 808 poésies lyriques manquent de Pé- heures a.m., savoir: Montréal, mercredi le 5 avril, 1911, .,«! re»c.qui qui toit, cet Le de ,uurt,„ch„„E=«it.mais T jUK mnEa,lu .51.tS0.02 müuùd.LT.M,:'"'"' cette existence que j examine.Le dé- \ illicrs était martyi jusqu au bout.I malgré son énorme succès, n’est Lot No.2 : Chaussures «ordre douloureux — ct involontaire Martyr contraint à d'étranges be-1 qu’un monument de "l’habileté, de Marchandises sèches .5,481.51 Epiceries d’un Villicrs do PIslc-Adam est-il plus sognes pour trouver un peu d’argent, l’ingéniosité, de la rhétorique et de Merceries.936.06 Ferronneries L, — ~ ¦ ¦ vrc littéraire?Je me le demande.Il j d’un tcmpérnmmcnt d’apôtre.11 ap- I opéras sont vides et que scs corné- pection le 30 mars, 1911.me parait qu'un Villicrs do Visio partient à cette race exemplaire qui a dies no sont pas comiques.Scs trngé- Pour autres informations s’adresser Adnm aurait pu, en y changeant pou produit dans notre Age des types uni- (lics.8ont ?'u.n xvif11 intérêt, s’il est | aux soussignés : do chose, écrire ses ouvrages et me- | Ques d Ldgurd Poe ct de Théophile | „log innovations qui, de la tragédie Gautier, de Henri Heine, de Charles I classique, ont dégagé le drame ro- Vlllicrs de Visio Adam n’était pas | Baudelaire, do Gustave Flaubert, de | mantique ct moderne.” Il était hom- me de théâtre et il aimait le théâtre.Il ajouta quelque chose A la tragédie de Corneille et à celle de Racine, la sensibilité.Chez lui, la condition des personnages so diversifie et s’abaisse; ils sont hommes avant d’ôtro rois ou satrapes; les héros tragiques s’huraa-, nisent.Il mêle l’émotion humaine A scénario d un drame on cinq actes,in- péraotion d’art.Il substitue A la M.E.de Rougemont rapporte les | titulé "les Prétendants".Un certain | peinture des caractères la peinture péripéties do ce martyre dans un li- j d'Herpont, en 1876, s'offrit A termi- j ('08 sentiments.Il cré aussi un nou- vro do biographie et de bibliographie ncr le drame avec Villiors.Et voici % %Sfïa%16rlnce%tTjU8tlcJ! , ^ ., , e t qui est extrêmement abondant en dé- les termes du contrat: "Si pour dos I Mais ce qui a manqué A scs tragédies, ayant été dûment autorisée a ester en tails précis.circonstances imprévues, ce drame, ne I c'est on partie, le style, c'est en par- I justice en séparation do biens.L’existence de Villiors de Visio pouvait pas être joué, dans les doux tic le plan.Il abuse do certains moy- ¦ Demanderesse Adam fut abominable.M H.do Rou- années qui suivront la signature du ”¦ ^^^“Vrtoufse'^piî, gemont est constamment ému de ces traite, M.Villicrs no peut résilier le CC8 no flon^ drames, ni tragédies, do la dite Paroisse de Rigaud, traverses.Il nous permet de suppo- contrat et se proclamer seul proprié-1 Dans la poésie philosophique, il est trlct de Montréal, scr de tragiques souffrances.I taire dudit drame, à moins de payer I resté médiocre.Vigny» et Lamartine Défendeur Nous entrevoyons Villicrs de Visio comptant 25,000 francs de dommages- ^J%''.%\ue le^qTtés "de été "intenté" en" cettTcause le «“n-Adam en 1870—-a quoi bon remonter intérêts.M.d Herpont, de son côté, I partiste lui manquaient.Il n’avait ni vier 1911 par la dite demanderesse plus loin ?—"Personne ne saura sans s'engage à payer à M.Vllliera de Via- I émotion, ni haleine, ni force,, ni pré- contre le dit défendeur, soute l'horreur do son atroce dénue- Adam une somme de 20 franca par I ciaion.Il réussit mieux dans la satl- Montréal, 18 janvier 1911.ment pendant cette terrible période, semaine pendant quatre mole à par- "• B.Proche»”?ï^eïEé'sso.I existence noctambule qui fut la sien- I tir de ce Jour, et 60 franca lore de la xxx L'enthousiasme ?Un choc du Coeur et de l'Esprit, explosant au rouge vif.G.-M.ADAMS communiqua son goût de la science.En avril 1729, il est de retour A Pn- d’admi- N'échoue jamais qui jamais nonce.t ne re- 19 G.-C.BATCHELLER Bil- MONTREAL PARK & ISLAND RAILWAY COMP > I \ AVIS DE FAILLITE Louis LECLAIRE, AVIS DE FAILLITE Alfred G ALAND, HORAIRE LACHIXE Du Bureau de Poste: Service de 20 minutes depuis 5.40 a.m., jusqu'à minuit.De Lnchine: Service de 20 minutes depuis 5.30 a.m., jusqu'à 12.45 minuit SAULT-AU-RECOLLET ET ST-VINDENT DE PAUL De la rue St-Denis A St-Vincent do Paul: Service de 20 min, depuis 5.00 a.m., jusqu'à 8.30 a.m.Service de 30 Prix réduits pour plusieurs autres I uRn.depuis S.30 p.m., jusqu'à 11.30 p.m.De la rue St-Denis au Sault-au-Rê-collet seulement: Service de 40 min.Laissant Montréal tous les jours, le | depuis 12.00 minuit jusqu’à 12.40 a.m.De St-Yincent de Paul: Service de Vancouver et ] 20 min.depuis 5.30 a.m.jusqu’à 9.00 lits: Winnipeg | P-m.Service de 3o min.depuis 9.00 Vancouver et .1164.93 .575.63 .379.66 I SAN FRANCISCO,LOS ^ .208.61 I ANGELES, SAN DIE- | CO, MEXICO CITY, Mex.• .i NE 60.75 37.00 $2,426.58 .123.39 endroits.Dettes de Livres WAGONS TOURISTES CHARTRAND & TURGEON Cessionnaires $2,549.97 Le stock sera visible le 4 avril 1911.Pour autres informations s’adresser aux soussignés : ncr la vie d’un Pouvillon.dimanche compris, A 10.30 p.m Winnipeg, Calgary, Seattle.Prix pour $1.25, Calgary $6.65, Seattle $8.50.pour 55 St-François-Xavicr.Montréal.• i un do ces insupportables bohèmes do Leconte do Lisle, spécimens miracu-lcttrcs, systématique ct glorieux, qui leux d'une do ces périodes d’individua-trntnont dans les cafés ct ailleurs lismo effréné qu’on appelle sans sa-leur paresse, leur dénuement et leur | voir pourquoi époques do décadence, alcoolisme.Il était pauvre noblement et lamentablement.Il fut un martyr | terribles do détresse.Il avait écrit le de la vie littéraire.P.-J.CHARTRAND, P.-L.TURGEON p.m.jusqu’à 12.00 minuit.Du Sault au Récollet: Service de 40 min.depuis 12.00 minuit jusqu’à 1.00 a.m.• • • AVIS Curateurs Conjoints BUREAU DES BILLETS EN VILLE: 218 rue Saint-Jacques, près du bureau de poste, Tél.Main 3732-3733, ou aux gares Windsor et Viger.Province do Québec 55 rue St-François-Xavicr, Montréal.i » COUR SUPERIEURE District de Montréal No.3799 Marie-Louise Séguin de la Paroisse do Rigaud, District do Montréal,épouse commune en biens de Théodulc Charlobois, commerçant du même lieu, ln dite Marie-Louise Séguin MONTAGNE De l’avenue Mont-Royal: Service de 20 min.depuis 5.40 a.m.jusqu’à 11.40 p.m.Do l’avenue Victoria: Service de 20 min.depuis 5.50 a,m.jusqu’à 11.50 pm CARTIERVILLE De l'avenue Mont-Royal: Service de 20 min.depuis 5.40 a.m.jusqu’à 9.00 p.m.De l’avenue Mont-Royal: Service de 40 min.depuis 9.00 p.m.jusqu'à 11.40 p.m.Do l’avenue Victoria: Service de 20 min.depuis 5.50a.m.jusqu’à 9.10 p.m.De l’avenue Victoria: Service aire le 1x7 ou l’un u eux, eu actions dans par les precommerce et vu gros et eu peiiete- \ I a v\ .» I Rafraîchissant Nourrissant i.m & i \ ¦ \ t O; S3 4,13 .*8r #v p y \ xV sentes; industrie de marchands detail, de fourrures, ries et de manufacturiers ciauis de costumes et rôle le plus considérable est réservé gnifiante, continuer l'assaut; mais son aux entrepreneurs de ciuématogra- état d’infériorité est évident.Malgré phes.Les combattants y firent preu- son courage et son énergie, M.Clare-ve d’un égal courage et du désir de ne tie doit cesser le combat.Les adver-pas terminer l’épreuve par l’habituel- saires ne se sont pas reconciliés, le “plaie pénétrante à l’avant-bras.\ Y' T x X Oil ! peaux, Itikl ;v: \ VIN MARIAN: et de üt.gode v elements eu luurrures, peaux et pelleteries; gocier des 4 I xV A V .WN \ \x a.v* jf ¦ m i •Y rr ne- m SA 4 S merceries, m v,x • v;xx\v>.YÜH Mb suies, i " salins, luurunures de tailleurs, produits iex-nies de toutes sortes, de diap, de coton eu général, -e le commerce de tailleurs, et drapiers; H * 9 r Dans son auto, Mme Georges Clare-M.Claretie et ses amis étaient ar- tie, qu’accompagnait une amie, atten-rivés sur le terrain bien avant l’heu- dait dans l’anxiété, à la porte de Apéritif, avant les repas.Digestif, après les repas.Toutes les pharmacies.V v \ > \ fci.\ 'll X inaivuuuaises el uw-luvrcieis cuiiuuire \\ \ .V' vVB \ L, « • • f • • \ •I Partout.re prescrite.M.Daudet fut exact, l'hippodrome, le résultat de la ren-L'emplacement désigné était une pe- contre.Non loin, Mme Daudet atten-louse située devant la tribune des dait avec une égale impatience.Ce jockeys et des entraineurs.Sous la fut un beau duel, direction de M.Breittmayer deux balles furent échangées, à vingt-cinq pas, | Paris 14 mars.W instituer, et mettre en opera uun aes magasins pour ia vente, le i ecnange îles marcnanmses que nature que ce suit; tout autre m SSP» ' M % * 3 post VS VI trafic et üe quei-W) t a ire commerce analogue, civ manuiaclure ou d’autre, qui concerne ies pouvoirs ci-haut, et i Oiiîiu««“»>“•¦ » ïtet "¦ "°sa mites ou les Japonais.Devant le mo- 1 on en a le courage, limage, d ail- Pour autres informations voir les y pour 15 cts.Spécialité; Moules marl- nument aux morts, ils se tordaient de I leurs bouffonne, d’un homme entière- soussignés; I niôrcs.Tripes A la mode do Caen et rire, littéralement ! Et j’ai recommen- ment déshabillé qui brandit un glaive.GHARTRAND & TURGEON I Le “Paye" est Imprimé par The Choucroute.Arrangements spéciaux c6 l'expérience devant do dignes mon- C'est, si mes souvenirs sont exacts, B5 Bt-PraoçoÏÏSSSS C°" ™ ^ Knq%%hxSrCTou^2 dains, devant des peintres japonais, John Churchill, duc de Malborough, MARCOTTE FRERES, Encanteurs | a.LEROUX, français faite sur commande, avec des photographies de l'Hercule le vainqueur de Malplaquct, transfor- 10-lins.Gérant du "Paye".| h.ALLARD, Propriétaire AVIS DE FAILLITE Ln s'adressant au Maître d'Hotel.Re : Donnez vos ordres k Frlëco Pure Soda Water Company 392 St Dominique.Tél.Bell Eet 1197 Alphonse BEAULIEU, 91, rue Mont-Royal Est Vente par encan public, mardi le 28 mars, 1911, à 11 heures a.m., au No.69, rue St-Jacques, l'actif suivant, y compris une licence pour la vente des la | une lourde amende pour avoir fait liqueurs spirituouses ; travailler ses élèves d’après un modè- | Epiceries et diverses liqueurs 1,170.88 Mobilier du magasin .Roulant.ÇA FE DES NOUVEAUTES Grill Room.—Salon» Particulière.Culmine Française.— Liqueur» et Cigares de Oholx.—Chambrée a Louer.RESTAURANT Unioniste MERCANTILE Printing Co.G3Z\00 180.00 S3, Rue Ste-Cathcrln» Est, Montreal.as f Kl Al i t ^4 ¦ ; X r % ^ h • I • S • • • •• ii ( B* -rw— •y • l '.: .¦ î ;¦ S i-fU f-r : Xrvrv r n weal r ' m ».* WC y ¦" .''¦Va r,r Xi'.m ¦a LE PAYS 25 MARS.1911 ras V ! 1/(1 _________ régulièrement en retard d’un demi-siècle, tandis qu'elle y maintient de vieux vocables désue f hors d’usage qui ne sont plus e yioyés.Il est certain que des multitudes de mots surgis depuis la création de l’automobilisme, comme déraper, embardée, etc.,etc., et ceux bien plus nombreux encore, et d’un caractère scientifique, créés pour représenter les pièces faisant partie d'une voiture automobile, et ceux plus récents nécessités par la création et l’usage des dirigeables et des instruments d'aviation, mais qui commencent déjà à être d’un usage à peu près courant, ne seront pas de sitôt dans le dictionnaire des Quarante.D’ailleurs, le développement prodigieux pris par les sciences, la découverte do l’électricité, de la peur de la télégraphie, de la téléphonie, de la photographie, de la cinématographie,etc., ont amené l'emploi journaliers de mots quo nous ne verrons pas encore de sitôt dims l’ouvrage des “immortels” du palais Maza-rin.Un y chercherait vainemeot ceux de kodak, de motocycle, et môme de byciclettc, de gramophone, de dynamo, d’hélicoptère, de cinéma, de biplan ou de monoplan, et tous ceux ceux, qui sont légion, concernant l’automobilisme, l’aérostation nouvelle et les découvertes plus ou moins récentes des arts médicaux et chiruhgi-daux.Au surplus, d’une façon générale, et sans me '’arrêter aux lacunes que présente dctiouuaire de l’Académie irauçaise quand il s’agit de vocables empruntés à la science contemporaine, on peut dire que cet ouvrage n'existe pas, si ou le compare à celui de Littré sur le même sujet.Sans doute il est probable que l’Académie française a depuis un certain temps déjà supprimé la phrase célèbre dans laquelle elle définissait ainsi l’écrivisse: tit poisson rouge qui marche à reculons”, et qui n’avait, ou le sait, que deux défauts : celui que l'écrevisse marche pas à reculons et qu’elle n’est rouge que lorsqu'elle est cuite, dans l’ensemble le vocabulaire membres de l’Académie est déplora-nlemcnt inférieur à celui de Littré.Il manque de précision dans tout ce qui a un caractère scientifique, et eu outre ce ne sont pas des lacunes partielles qu’on peut lui reprocher,mais le vide absolu, le néant pur et simple pour tout ce qui a été découvert dans la seconde période du dix-neuvième siècle.Plus nous irons et plus cette insuffisance s'accentuera.Le monde marche et l’Académie ne bouge pas.peut presque dire qu’il vole quand on constate les progrès extraordinaires que Pasteur a fait faire à la science médicale par ses découvertes, et ceux qui résultent pour la locomotion quotidienne de l’invention et du développement prodigieux des automobiles, en même temps que les espérances que fait naître l'aviation encore dans l’enfance.La vieille dame pont des Arts branle pendant ce temps-là sa tête chenue et ne veut savoir.Son fort ébranlée, et en supposant que son autorité scientifique ait existé à degré quelconque, c’est fini depuis lu temps où tout ce qui a été découvert sous ce rapport depuis un demi-siècle a été pour elle comme lettre Si elle ne veut pas disparaître plus avoir qu’une existence de il faut qu’elle se fasse infuser nouveau et que le palais .dazarin ne ressemble pas à celui de la Belle bois dormant.- j * s i it I i I .CAUSERIE LE RENARD A LA QUEUE COUPEE CLAQUES POU IL HOMMES de première qualité, tous les points.Valant Si.et $1.3,5 pour k Vous v\V ne courez aucun risque lorsque vous achetez une paire de «à Langue nouvelle Graindorge se félicite de ce qu'une lectrice le complimente sur la brièveté de ses billets du matin.Elle pourrait être plus flatteuse de dire, par exemple, que cette petite gazette—surtout quand elle touche A.la politique—est pétillante d’esprit et de malice inoffensive et toujours courtoise, mais le mérite est mince de trouver courte une chose qui n’est pas longue, comme aurait dit M.de la Palisse.11 y avait, dit La Fable, un renard qui voulait—parce qu’il avait la queue coupée—que tous les renards fissent l'ablation de cet appendice, qui a bien sa valeur ne fût-ce que pour envoyer les mouches inopportunes.Nous sommes du siècle des soupes concentrées et des réductions à leur plus simple expression.On dit que l'humanité de demain fera son repas de capsules et de pilules.Ce pois rose représente un bifteck, cette fève dorée, c’est une assiette de soupe aux buitres, ce petit grain qu’on dirait plomb à canard” c’est une charlotte russe.Il y aura des arriérés qui préféreront toujours les menus où trônent des têtes truffées flanquées de de leur aide de camp casqués d’or,ces repas savamment compliqués où le gourmet épuise la gamme de ses convoitises—et que l’on trouve toujours trop courts.Tout cela n’est pas pour mettre en doute la valeur des pilules et des billets du matin, mais je crains qu’avec cet esprit d'imitation qui nous caractérise, la mode des cartouches de dynamite ne se généralise en littérature, tous voudront avoir la queue coupée, encore ceux qui ont quelque chose & couper, mais beaucoup trancheront dans le vif.Dans ce pays de poussifs littéraires, où la plupart meurent de la courte haleine, sans avoir pu produire oeuvre viable, il ne faut pas que l'on prêche la pénurie d’idées, la mesquinerie de la forme, il ne faut pas emprisonner et comprimer la chair dans, un sabot chinois, défigurer un pied mignon en le changeant en patte de mouton.3 Grandes Occasions d* CLAQUES Un de nos confrères parisiens, qui avait naguère ouvert ses colonnes Pour demander aux littérateurs ainsi qu’à ses lecteurs habituels de désigner le plus beau vers de la langue française mène en ce moment une campagne dans le but de trouver le mot qui remplace le mot vol appliqué à l’aviation.L’enquête qu’il avait faite sur le premier point m’avait paru souvent amener des réponses qui n’indiquaient pas chez leurs auteurs une appréciation vraiment sérieuse de la poésie de ce pays, ni surtout la recherche d’un vers en quelque sorte lapidaire contenant autant que possible une large image ou une pensée générale.Beaucoup de correspondants avaient cité des vers de poètes décadents dont quelques-uns n’étaient pas dépourvus de certaines qualités, mais qui étaient loin de pouvoir compter parmi les plus beaux de notre langue.Même des écrivains fort connus avaient élu et envoyé des vers les uns assez ordinaires, les autres parfois classiques, comme celui de Brieux sur fa Bretagne : La terre de granit recouverte de chênes, 59c.Claques de 1ère qualité gulière 75 cents pour Claques de 1ère qualité régulière de 60 cents pour Claques de 1ère qualité pour adolescents, régulière de 70 cents pour .Claques de 1ère qualité pour garçonnets, pointures 1 à 5.régulière 80 cents pour.Claques tan pour enfants.Valeur régulière de 75 Claques tan pour dames.Valeur régulière $1.25 Claques de dames.Qualité régulière de 60 Po\ir dames toutes pointures.Valeur ré- .pour demoiselles, toutes pointures.Valeur GANTS PERRIN 37.pointures 11 à 13.Valeur .«g Valeur / m & 53.va- cants pour .39.pour .cents pour .dont le nom est synonyme d'élégance, de confcrt, de durée constitue pour l’acheteur la meilleure des garantie.69.39.et % IKltl « i Angle Ste-Catherine et Mansfield Commandes par la poste remplies.Ouvert le soir excepté les mercredis et jeudis 3" NOS LACS QUARTIER La FORTAIRE A Monsieur Emile Vannier, en retour de la charmante hospitalité que je reçus de lui, à son lac, du Canton Lesage.Lorsque l’Avril vainqueur s’inonde de lumière, Et met du renouveau jusque sous la chaumière, Bien ne semble sourire aux regards du soleil, Autant que, do nos lacs, le radieux réveil.On dirait les joyaux d’uue immense couronne, Tant, de ses orients, l’éclat les environne.Ils font de la forêt, un scintillant réseau, Où se lit le travail d’uu céleste ciseau.Quelquefois déployés en gigantesques nappes, Mais frustrés, plus souvent, des honneurs de nos mappes, Ils n’en ont pas moins tous un cachet séduisant, Dont un prodigue dieu leur u fait le présent.Des plus humbles, parfois, les pêcheurs sont avides, D’autres captivent l’oeil par leurs formes splendides.11 en est de carrés, d’ovales et d’oblougs; J’en sais que Von dirait d’énormes violons.Plus d’un montre son lit et tout ce qu’il submerge, Diaphane autant que le regard d’une vierge.Ici, le flot toujours se ballotte, impulsif; Ailleurs, il garde,morne, un air méditatif.Des lacs, partout des lacs : ils baignent la montagne, Ils écument aux rocs, ils moirent la campagne.Ils sont si nombreux que les étoiles du soir, A leur toilette, en ont chacune un pour miroir.Candidat Populaire mais qui, comme celui-ci, n’ont rien de génial.A la vérité, quelques numéros m'ont échappé, mais je n’ai vu citer ni le vers de Corneille : Cette obscure clarté qui tombe des étoiles, qui n’est pas seulement vraiment beau, mais qui est particulièrement curieux, parce qu’il semble appartenir non il la “poésie” assez prosaïque du grand siècle, mais à celle du dix-neuvième, par un sentiment il la fois lyrique et intime de la nature, ni aucun de ceux de Hugo, dont tant comptent parmi les plus admirables de notre langue et de toutes les langues.Un autre journal a ouvert jadis une enquête, lui aussi, pour obtenir Vindication du mot destiné il remplacer celui de ballon et à désigner les automobiles aériens.Quelques académiciens se signalèrent il cette époque par des noms cherchés et compliqués qui n’avaient aucune chance de devenir populaires et d’être adoptés.Celui d’aviateur a il peu près universellement prévalu en ce qui concerne les conducteurs des nouveaux aérostats plus lourds que l'air, appelés aéroplanes, monoplans et biplans, tandis qu’on emploie celui de dirigeables pour les autres, et il semble bien que ces noms soient définitifs.Mais je veux revenir il la proposition dont je parlais au début de cet article et qui a pour but de faire remplacer le mot vol lorsqu’il s’agit d’aviation.Notre confrère soutient le mot “survol”, dont le poète J en Ai-card, membre de l’Académie française s’est fair le défenseur, et qui est approuvé par un certain nombre de spécialistes, comme M.L.Caille-tet, président du conseil d'administration de V Aéro-Club; M.Louis Godard, aéronau te-constructeur; le le sportsman connu, M.Ernest Archdeacon, etc.Il faut avouer que ce mut est il la fois inexact et prétentieux, au moins dans l’état actuel des choses.11 est ridicule de qualifier de survol, c'est-à-dire de vol supérieur il celui des oiseaux, les envolées des aviateurs qui considèrent comme un tour de force d’atteindre une hauteur de 400 mètres.Altitude limitée et pour le présent fort basse, dépassée, comme ou sait, de plus du double par les dirigeables, fonctionnement subordonné au temps—vent ou pluie— à la quantité d’essence susceptible d’être emportée, A l’absence de “patine” èt.pav conséquent, d’accident, etc., etc.et les plus audacieux et les plus habiles des aviateurs sont à un oiseau ce qu’un cul-de-jatte ou un paralytique est à un coureur professionnel.11 n’est pas besoin de dire que jamais un plus lourd que l’air n’aura la souplesse d’une hirondelle ou même d’un moineau, ni même l’endurance d’un pigeon voyageur.Jamais non plus il u'atteindra la hauteur vertigineuse A laquelle s'élèvent les grands oiseaux, comme l’aigle.C’est donc une expression particulièrement impropre que celle de survol appliquée dans la circonstance, le préfixe de sur indiquant toujours ou un accroissement et même un excès, ou une supériorité ou un progrès, etc.(surtaxe, surenchère, surmenage, surhumain, surhomme, sur naturel,sur- L1.IMIftCl Ve- nu Mais des COMITE : 483 Rue Ontario Est La concision de style n’exclut TEL.EST 1509 pas l’ampleur du sujet et l’envergure de la pensée.Le genre est prolixe, voyez Victor Hugo, Rostand.Que de richesse dans les retailles de leurs pièces ! Le mérite d'un auteur, c’est après avoir lu une oeuvre volumineuse \ otez pour celui qui s’est tant dévoué pour l’embellissement quartier La Fontaine et qui a été l'initiateur du mouvement du I lus irrand Montréal”.La ville de Montréal compte __ parmi les plus grandes villes de l’univers par sa population.du â 4 aujourd'hui de f pousser un soupir de regret : DéjA fini î C’est alors qu’éclate la magie de l’écrivain qui donne aux heures la durée des minutes.Dans les journaux de l’avenir on donnera une épopée dans un sonnet, un roman d’une demi colonne, ces tranches de vie” devront suffire à apaiser notre faim d’idéal et de beau- Ou i Salon d'Optique Franco-Britannique 4 4 Je crois qu’une Ame sent, au fond de leurs mystères.En les voyant, parfois, rêveurs et solitaires, Un est tenté de dire: Kassurez-vous Rod Carrière C _ ._ Henri Senecal ( °Pl:c,ens cl Optomctnates té.La jupe harem est bien le symptôme de cet état d’&me, on l'a coupée dans les draperies antiques dont se pavait la sculpturale.C’est alors que le biplan saura remplacer l’inspiration et les oiseaux de l’apocalypse pour nous transporter au troisième ciel.Pourtant il en est des trésors de la on en du bout du Ils sont bien malheureux ! les lacs communiquent entrc’eux.Sous l’épaisse ramure, épanchée en arcades, Ils vont, de l’un A l’autre, en chantantes cascades.L’amont connaît l’aval, par le cours descendant, L’aval connaît l’amont, par le poisson montant.L’existence, chez eux, n’est jamais monotone.Leurs plus bruyants rappels semblent chérir l’automne: Soit l’arbre s’abattant en fracas d’éboulis, Soit la meute aboyant en joyeux hallalis.Oui, je l’aime, le lac, du meilleur de ma vie; H chante tout le jour, A mou Ame ravie.» ».Grmz.1 et eu «le ue :u :! v » d» liüeux to LORGNONS et LVM.-7TP> YEUX AHUKU IFJ> xucLt de» yeux ertUiCJnR SATISFACTION GARANTIE As- rtir.eet com pii t de* d«-ni>n en TîIF.K- MOMHTREe.BAROMETRES.BOUdSOLKd.Eu.AJW;menl r?rr«H de yrrcüMe quA*.lt4.mec- turc* de loutre scrlee Si'o:> ; rives ;-cur I ajuste rien autorité littéraire est ! Consultations : à l’Hotel-Dieu, de 9.30 à 11 hrs, excepté le mercredi et samedi aux Salons d’Optique de 1 a.m à 8 p.m.Appointements par tel.Bell Est, 2257.Spécial: Nous venons d'inaugurer un département d’instruments de photographies, marque : “ENSIGN ainsi que tous les accessoires et fournitures pour photographes amateurs.Une visite eut sollicitée.205 - 207 STK-C ATHER1NK Est, Entre Stc-Elizabeth et Sanguinet un FV ' "1 pensée comme du coeur, plus donne plus on en a ! morte, ou ne momie Paul S.Bedard.p ) o C un sang BEAUCOUP DE BRUIT 1 ant au POUR RIEN XXX Mais pourquoi donc le lac et non pas la rivière ?Parce que, dans son cours, son allure est trop fière.A s’attarder sous l'ombre elle semble souffrir, De garder la forêt, elle enrage à mourir.Mais, pour un tel orgueil, quelle cruelle épreuve ! Elle croit triompher, et se perd dans le fleuve.O trop semblable A toi, colon déraciné, Pour le sort le plus libre, heureux prédestiné, Qui, demain, sans regret, et la tête légère, Iras t’anéantir dans la ville étrangère.Ne songeant pas, d’ailleurs, A prendre ainsi son vol, Moins inconstant, le lac eat plus frère du sol.Il aime son arôme et scs frustres charmilles.Il y voit naître et vivre, eu sauvages familles, Des êtres gracieux, aux chefs empanachés, Qu’il retrouve, au matin, sur son miroir, penchés.Il a tant de raisons d’aimer son territoire.Si réservé qu’il soit, tout lac A son histoire.Et dans son souvenir, rien ne s’est effacé: Il garde, dans son for, le culte du passé.Il évoque, joyeux, les chansons attendries, Il frissonne en songeant aux sanglantes tueries.Qui nous dira quel laps de siècles s’est éteint, Depuis que sur ses bords, l’esprit combat l’instinct.Elle croit l’étonner, la nacelle qui vogue.Bien avant la nacelle, il a vu la pirogue, La pirogue, portant, plus svelte qu’un canard, L’indien au regard d’aigle, aux ruses de renard.Le lac en chérissait la constance infinie.Ce mage du wigwam, mais c’était son génie, Qui lui donnait sa vie et lui léguait scs os, Dont les mAncs tremblaient au souffle des roseaux.Des tumulus mousseux en rendent témoignage, Objet toujours nouveau de mon pèlerinage.11 s’on trouve, parfois, qu'on ne puisse revoir, Monuments d’un autre Age, et ne pas s’émouvoir.Tel, l’humble mausolée, épave d’un vieux monde, Qu’on visite, A mon lac, dans une anse profonde.Des granits rougeoyants cscarpcnt un ilôt, Que la vague éclabousse en jetant un sanglot.Du rivage, en regard, la falaise surplombe, Dans son ombre, l’oeil suit les contours d’une tombe, Au sommet de Pilot, sous un pin rabougri, Que le hibou nocturne endeuille de son cri.LA, drapé do lichens, témoins d’un temps antique, Dort, avec son carquois et son arc élastique, Un fier indien, dernier d’une race de preux.Sur les roches, gravés, des traits mystérieux, Consignent la légende; et la légende atteste, Que de vaillants guerriers se lovaient A son geste.Le chevreuil a mué scs andouillcrs cent fois Et plus, depuis que dort le vieux chef Iroquois.Mille lunes et plus ont passé dans le rêve, Qu’il berce, solitaire, aux rythmes de la grève.Bien que l’Ame, dit-on, aille nul ne sait où, Je crois la sienne heureuse avec le Manitou, Mémo j’ai cru la voir, un soir, dans les nuages, Chassant des fauves d’or aux vaporeux pelages.XXX Je n’ai pas vil l’Europe et scs monuments d'art.Hier c’était trop tôt: aujourd’hui, c'est trop tard.Hélas ! Je le regrette autant que l’on regrette, De ne pouvoir, au ciel, visitor de planète.Les lacs, do mon bonheur, limitent l’horizon, Je n’ai délibéré quo dans cette prison.J’écoute raconter, sans nulle jalousie, Ce que d’autres ont vu de l’Europe et l’Asie: Mille chefs-d’oeuvre, par le génie enfantés, Le progrès dessinant de magiques cités.Et qu’ils gardent leur art et leur architecture.Ils ont admiré l’homme, et j’ai vu la nature.J.J, GRIGNON, Léon M ILLOT.Amusements )o( Le bill des Tramways de Montréal a été adopté en troisième lecture par l’Assemblée législative.Sa forme définitive satisfait les autorités municipales de Montréal; il convient de ne pas se montrer plus royaliste que le roi.FEMINISME ET POLITIQUE (Pour le “Pays”) SAISON DU PRINTEMPS La femme ne devrait pas sortir de sun sexe; son sexe domine sa destinée, lui crée ses droits et ses devoirs, fait sa faiblesse et sa force.Et nul gnore le pouvoir de cette force, n’y a peut-être pas un jour dans toute la vie, où l’homme se soustrait A cet empire.Ce n'est pas au crime seulement Il faut rendre justice A qui de droit: la victoire, si victoire il y a—l’avenir seul l’établira—ne revient nullement au groupe qui a voulu soulever la ville de Montréal contre le gouvernement par les moyens qu’on connaît.Ce groupe n'a absolument rien obtenu et le maire qui s’était laissé prendre dans ses rangs, doit s’en repentir aujourd'hui.(De la “Patrie”) PATINAGE A ROULETTES FORUM n'i- 11 AU % que s’applique l'aphorisme: Cherchez la femme”; il n’est guère d'action dont elle ne soit l’inspiratri- ' # t Tous les jours et les SAMEDIS et DIMANCHES après-midi et soir.• » ce.Eu dehors même de l'autorité nécessaire et charmante qui lui appartient, comme maîtresse du foyer,mère,confidente,consolatrice,vile tient de sa faiblesse physique, une puissance parfois redoutable, mais qui a été un merveilleux agent de civilisation : la faiblesse qui a enfanté la pitié, la charité.Calculez tout ce que doivent les arts A l’amour, A la beauté, verrez combien est grande la part de la femme dans l’établissement du n-gne humain.Aussi le progrès de la civilisation est-il proportionnel A la place que les moeurs et les lois oi.b reconnu A la femme, dans la so ci é U En femme a surtout développé lia sentiments affectifs et les idées qui en procèdent.Ce n’est pas que so cerveau ne soit capable de toutes les opérations intellectuelles; des milliei d’exemples ont prouvé ses aptitudes littéraires, artistiques, industrielles, politiques et même scientifiques et nombre d’étudiantes canadiennes,américaines, françaises et anglaises, etc abordent aujourd’hui avec succès les épreuves jadis réservées aux hommes.Mais sans examiner si l'infériorité en volume et en poids que l'on constate dans le cerveau féminin est caractère naturel et sexuel, ou provient d’un long arrêt dans la culture, il est impossible de méconnaître les différences fondamentales qui imposent A l’homme et A la femme leurs rôles: A l’un, la vie publique, A l’autre, la vie privée.Si la femme est A certains égards, un membre de l’Etat, un citoyen,possesseur de biens, commerçant payant l’impôt, ses fonctions, déterminées par sa nature physique, morale et intellectuelle, lui interdisent une coopération personnelle active et continue aux grands services publics.On ne peut faire abstraction de son sexe, de ses incommodités périodiques, moins encore de sa grAco et de sa coquetterie nécessaires.Comment no pas sourire A l’idée d’un ministre A la taille arrondie et intéressante, d’un orateur A chapeau en fleurs, A voix d'enfant.Les suffragettes anglaises, américaines, et canadiennes n’ont certainement pas lu Aristophane.Par sa nature affective, instinctive, In femme est sujette A la superstition A la crédulité, A l'enthousiasme irré fléchi, toutes choses bannies, ou qui devraient l’être, des délibérations po litiques.Quand Dévolution, le progrès des temps aura éliminé ces causes do trouble et d’esclavage intellectuels, Il sera possible, A la rigueur, non pas d'encourager les exceptions, mais de leur livrer carrière.La liberté est la solution dernière do tous les problèmes sociaux, mais elle ne peut-être ni prématurée, ni hostile A l'intérêt général, ni surtout contraire à la nature des choses.) o ( POMMEES CUITES Orpheum Theatre Rational M.le rédacteur, La ville de Montréal a dû payer $1229.90 au C.P.R.pour l’envoi de 251 délégués du maire Guerin A Québec, mardi dernier.Et quand les délégués sont arrivés au Parlement dans l’après-midi, la bataille entre les représentants de la ville et de la Cie était terminée.Ce n’était pas la peine de nous faire venir A Québec pour rien, dirent plusieurs chefs ouvriers qui ne cachèrent point leur mécontentement et leur indignation contre notre premier magistrat.Le maire Guerin aurait sûrement reçu des pommes cuites si les délégués eu avaient eu sous la main.UN DELEGUE.car c’est SEMAINE PROCHAINE 2.10 hr*, et 8.10 hr*, p.m.MACLYN ARBÜCKLE (.ancienne étoile dans “The Country Chairman’’ et “The Rodnd-Up”) avec sa troupe dans une pièce en un acte, The Welcher”, par Robert H.Davis.—S autres grandes attractions — The Summer Widowers”, sélections par l’orchestre de l’Orpheum.— "The Hunt”, par l’Orpheumscope.Coin Beaudry et Ste Catherine Bst CEO.GAUVREAU.Dir.-Proo.I * 9 9 vous Le seul théâtre français à Montréal La meilleure troupe du continent 4 i SEMAI SE DU 27 MARS 1911 Prix: 3.5c A 25c.matinées les jours; 15c.A îi; 15 A 75c tous les soirs.L,oges $1.00 Téléphones: Up.594S et Up.74 de tous Le Secret 25c.mat.du same- -, de la Confession Montréal 18 mars.(Mere et Martyre) )*< • » Théâtre u His Majesty 99 Le pathétique drame en cinq actes.Toute la troupe en scène.La Vogue du Patin à Roulettes UIl Aujourd’hui.—Les deux dernières présentations de re- AU FORUM PRINCESS The Rosary” i < SEMAINE PROCHAINE A peine le Forum vient-il d’inaugurer sa saison de printemps pour le patin A roulettes que des foules en quête 1 KÉIkS SBNflfS «f4 VÎtf -'•rK' : mm w T> 5k- s l mm •V' ¦.-i t LB PAYS, 25 MARS.i9n / *V/11,- ¦ E w • - A QUARTIER LAFONTAINE -• I I IK % \ vyci} .*< re «• \\\ Vi c & / \ 1 Les électeurs doivent se soustraire au joug de la clique Dandurand • La perle i 1 I r* >vs\'VVN\ X ' - I iv / I TOUJOURS AGREABLES AU GOUT r Z #• / / K / »¦ z Nous nous sommes abstenus jusqu’ici de nous mêler à la campagne électorale dans le quartier Lafontaine, n'ayant de prédilection particulière pour aucun des candidats.Mais ù la veille du scrutin, le "Pays" a le devoir d’indiquer ù ses amis la meilleure ligne de conduite à suivre.M.Lavallée nous parait, des deux, le candidat le plus compétent et le mieux qualifié pour représenter le quartier Lafontaine au conseil municipal.M.Dubeau est plutôt doué pour être dentiste qu'échevin ou homme public.11 est, comme en février dernier, le candidat ou plutôt la créature du Comité des Citoyens.C'est le Cabinet Noir.C’est M.Midas Laporte, c’est l’austère et encombrant sénateur Danduraud, c’est le vertueux M.Vallières, c’est le comité de terreur, pour nous servir d’u-I ne expression de Sir Lomer Gouin, qui veut avoir M.Dubeau.Le comité des citoyens a pu jouer un rôle utile, aux dernières élections municipales,en aidant à vaincre certaines personnalités dont la présence n’était pas désirable à l’hotel de ville; mais depuis.ee comité, sortant de ses attributions, a voulu ériger sa volonté au-dessus de celle des commissaires et des échevius.11 fait claquer son fouet sur les épaules des gens qu’il a fait élire; il les traite en laquais, ses désirs deviennent des ordres.Sentant son autorité et son prestige fléchir, le Cabinet Noir a tenté de faire diviser la ville de Montréal en cinq districts, afin d'assurer sa prépondérance par la manoeuvre électorale.Le régime Laportc-Dandurand est devenu tellement odieux ù Vhotel do ville que même des gens qui ont été élus à l'aide de l'influence et des deniers du comité des citoyens se révoltent contre la tyrannie et les exigences du duumvirat.Les électeurs du quartier Lafontaine doivent faire comprendre au comité des citoyens, par le scrutin do mardi, que sa mission n'est pas de gouverner Montréal, mais de laisser cette fonction aux mandataires actuels: les échevins et les commissaires.C’est pourquoi nous conseillons tX tous nos amis et lecteurs de voter en faveur de M.L.-A.Lavallée.Lors des dernières élections, M.Lavallée a été emporté dans la tourmente.Mais alors comme aujourd’hui il valait mieux que son adversaire M.Dubeau.Tous ceux qui veulent se débarrasser de la tutelle détestable du comité des citoyens feraient bien de suivre le conseil du "Pays”.Tous ceux qui, dans le quartier Lafontaine, désirent se faire représenter par un homme libre et non par un esclave blanc devront voter en bloc contre M.Dubeau.* J K > V* vvv * X * > 1 Z Z Z Br.Z A •.1.z z z CK 14 • • 5 l f ; sa rentrée dans le parti libéral, est écoeuré du “castorisme" dans lequel il s’était laissé entraîner et il ne demandait pas mieux que de saisir une occasion pour retourner vers ses anciens amis.L’on m’assure que M.Bourassa a voiles conventions fait une colère jaune quand il a appris la défection de son premier lieutenant.% I » v \ > *- ÎhS .Sr Montréal ne peut être représenté dans le cabinet que ses députés démissionnent 'ÆsmMSEmM % » ¦- ' i I N.G VALIQVETTE.Limitée 1 MONTRBAL ! » Mwm Les cris de guerre ont donc porté à faux i v ï •Il fSH LA 1 à e Le bill des Tramways adopté jeudi Les télégrammes échangés entre après une courte délibération, par le l'hôtel de ville et les couloirs du Conseil Législatif, hier.~ —i-rmm VWA , # A «i 4/1-477 ST.C/xTh£*thia 57 £Aii.WalA V W para été sanctionné lement n’étaient que pour faire de la pour entre- , 1 VÊTEMENTS sensation sur l’affaire tenir l’actualité.En un mot tout n’était que de la qui réclame.commandée.Et ces héros de Lé- mélodrame n’ont fait que piétiner sur place comme de beaux purs i sangs.pour la galerie.Résultat ?I v f • •• Enfin ! Oui, et le maire Guerin s’en est déclaré content à des journalistes l’abordaient au sortir du Palais gislatif.We think the city’s interests are safeguarded in every» way.” Ce qui veut dire en d’autres termes : "Much ado about nothing !” comme disait feu Monsieur Shakespeare.Il y a quelques semaines, dès l’apparition de ce projet de loi, sur la table parlementaire, une alerte épouvantable a remué les esprits ouverts à tous les potins.M.Guérin a jeté les hauts cris, M.Bourassa a sorti ses petits tonnerres, et M.Walsh a brandi son ardoise: "Kill the bill”.rr c?& «V EXPOSITION m ¦.• < Tout le monde affiche sa satisfaction en des interviews solennels : "Nous sommes liés d’honneur à faire sans délai un contrat avec la compagnie’’, dit le maire Guérin."Nous sommes liés d’honneur à faire le plus tôt possible, une convention avec la compagnie." ajoute sur un autre ton l’écho vin Lapointe.C’est pourquoi, avait-il raison, notre bon maire, en sortant de la chambre du Conseil Législatif, de dire : SJ .- ~— n c## ei ; l \ I W, I h m « s.7 % VOITURETTES \ r N Jïé .41 Raisonnement V® > Q/fl pour cent des annonces du a\j FASHION-GRAFT sont faites par les marchandises elles-mêmes.Chaque habillement et chaque pardessus vendus sont des réclames pour notre établissement.Tous nos vêtements sont confectionnés avec le même soin, que le prix soit de $15 ou $20.Le genre, l’aju&ement et la main d’œuvre sont les mêmes.t Notre exhibition commence lundi matin à 8 heures.Chaque mère de famille de la ville ou des banlieues devrait être intéressée dans les progrès accomplis clans les voiturettes.Autant une voiturcttc mal construite est nuisible à l’enfant, autant une voiturcttc bien truite est favorable à son développement.Ne prenez pas pour principe que n’importe quel voiturcttc fera votre affaire; traire avec votre enfant, essayez nos cinquante différents modèles et choisissez-lui exactement celle qui lui donne le plus de confort et de sécurité.Les prix suivants sont pour lundi seulement, afin de rendre l’ouverture de cette vente particulièrement attrayante.Et tout ce tintamarre se poursuivit durant longtemps.On louait chaque samedi le Monument National; contrôleurs, échevins, avocats, faisaient la navette entre Montréal et Québec; des délégations monstres et “We think the city's interests arc safeguarded in every way".Pourvu qu’on aille pas jouer le rôle de la mouche du coche.: cons- 3 Noël BUREAU venez au con- )o( "cheap" transportaient auprès du gouvernement de quoi faire trembler Ouf ! Quelle énergie gaspillée en pure perte! Et si on en avait autant disposé pour régler la question des tramways en 1903 • • • Le chant du cygne le monde entier.i En annonçant l'adoption du bill des tramways, le "Devoir" disait : "Jusqu’à la fin, M.Bourassa et ses amis ont fait la lutte." Ah !non, par exemple! Non seulement les autorités municipales ont lâché M.Bourassa, mais ses propres amis de l’opposition de Québec, Vont laissé seul faire sa petite obstruction.C’est ce qui a valu la belle, grande, noble et sainte colère du député de Saint-Hyacinthe.Mais ce fut le chant du cygne.-\ m (- LE PROCES LEMIEUX Le procès de A.-J.Lemieux, accusé de vol de grand chemin, se poursuit depuis hier devant la Cour Criminelle.On ne croit pas qu'il prenne fin avant mardi ou mercredi.12 Voiturettes Pliantes à $5.25 1 • • • Mais il faut pas trop se laisser prendre aux apparences.Tous ces voyages, toutes ces allées et venues ne coûtaient rien aux favorisés qui les entreprenaient.« h ï La vignette ci-dessus est la reproduction exacte do notre "Spéciale" pour lundi.Nous ne pouvons certes en sacrifier plus d’une û_ _ zaine à ce prix et c’est à vous do venir de bonne heure.La monture est en acier émaillé, le corps et la capottc sont en cuir do Boston.La rou a 10 pouces de diamètre.La voiturcttc se plie en un seul mouvement.Lundi .POUR VOUS EN CONVAINCRE.VISITEZ Ifcm de Table Française NATURELLE dou- 7 Gercuo^ Berne* X Champagne ^ V des Eaux de Table * MOOtl JS AGENCES DE MONTREAL : 231 Rue St-Jixcquei Max.BEAUVAIS Limitée, ] 470 Rue Ste-Calherine Ouest, J.II.ô E.DU BE, 469 Rue Ste-Catherine Est, A.A.ROY, gk •Props.j $5.2 5 N.G.VAL1QVKTTE Limitée.¦ • / VTX e t N I * '.V.
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