Le Pays, 23 décembre 1911, samedi 23 décembre 1911
mat mnantn m ; mm ! KM ; a: •» / U g J 'if • • •* If* •> v r."V*v- >15 .ta V ./ A- -MONTREAL.23 DECEMBRE 1911 iff1!' 1 l 4» 4 l »., JUT ’patisserie parisienne “FERNAND” Goûte* eos Spécialité : trdui«Ml ••••*• Mit* Piétina et «eee le» CheceleU.étant choix ta F»»l»t»le» 6e l*»rU.649 St^CATMBHINE Oeeet P Fut-on cent millons d’esclaves Je suis libre.Victor HUGO.I » VT I h 1 Up.1018e I ¦u> ï X, ill L ' j.2me Awié#! No* 50 - Rédigé en Collaboration It Deux Sous le Numéro .iff: AUTOMATES IRREPROCHABLES lï 1 It s-s h Z H Des vaincus dans les batailles de la vie—Les laïques et la liberté L’évêque de Boissons et l’initiation à la vie tip ¦i fil Un \ « Nos articles en marge des FILS une pareille thèse.SOUMIS ET OBEISSANTS ont pro- Nous voulons que nos jeunes gens ‘ *è dCs tempêtes d'indignation aient autant d'indépendance d’esprit, \ * certains milieux.Des hommes do do force de caractère,do sens personnel ( situation, en état de peser leurs que Von en trouve chez les .jeunes de mesurer leur pensée, Anglais ou chez les jeunes Américains.3 terre du mouton national, que l’on RAIT ETRE UN AUTOMATE IRRE-tient ainsi la jeunesse aux brassières.PROCHABLE, tant qu’une règle pré-Mgr Satolli, parlant un jour aux voyante disposerait de tous scs mou-étudiants du Gonzaga College à vements; mais TI 'retomberait dans Washington leur demandait d'être A l’hésitation, l’inertie et l’inutilité,dès qu’il sera rendu à son libre arbitre, nous Aussi croyons-nous QU’IL EST ESSENTIEL D’EXCITER LE JEUNE HOMME A VOULOIR PAR LU1-ME-L’“Action Sociale”, la “Vérité” et : ME, A DELIBERER SA VIE d’autres journaux ainsi que des ec- Assez de ces automates, de ces tou-cksiastiques fort respectables veu- jours> timides, de ces hésitants, qui lent enchaîner notre jeunesse univer- ne savent rien décider, ni n'osent rien si taire à ce credo nouveau et effray- entreprendre, qui ont peur de penser ant : “soyez des fils soumis et obéis- et de parler et qui sont d’avance des Hunts".Combien plus fière, plus di- vaincus dans les batailles de la vie.gne et plus humaine est la doctrine ‘ Nfous voulons des hommes, que préconisait naguère Mgr Pvche- ; C’est la raison de notre protesta- nard, évêque de Boissons lorsqu’il di- tion contre ces “fils soumis et obéissait aux élèves du petit séminaire de sauts" que l’on a entrevus Vautre soir Reims : ; dans la pénombre du vieux Québec.Si l'obéissance est une vertu pré- ! Et le “Pays” ci eu se et nécessaire, elle laisse pourtant l’homme DANS UN ROLE PASSIF et ne suffit pas à celui qui doit devenir un centre d’activité im » Vf 4 fl \ o f.'/¦ % V?haute ^ sont allés jusqu’à dire que nous prêchions la révolte contre l’autorité ce- —“J’ai horreur, j’ai toujours eu clésiastiquc.La rage do la “Vérité” horreur de l’esclavage, disait le Père ne connaît pas de bornes : ce pieux Didon aux élèves de l’é.cole Lacordai-journnl nous met gracieusement au re eu 1893; il faut vous traiter en nlI1g jes chiens et des pourceaux.hommes, en êtres libres, qui commenta oreilles sont évidemment peu ecz à avoir lu responsabilité de la habituées aux propos de raison et de vie.liberté, dans notre pays.| C’est ce sentiment élevé de fierté Le régime de soumission aveugle et individuelle que nous avons voulu op-d’obéissancc passive dont nous nom- poser A la "moutonncric” des élûmes tous issus est sacro-saint, l’on di- diants québécois.• Si les élèves do l’école Lacordairc a demandé aux étu- doivent être libres, A plus forte raient de Québec d’étre mieux que des son doivent l’être des étudiants d’u-“K1LS SOUMIS ET OBEISSANTS”, ne université des jeunes qui sont A d'etre des hommes et Von s'indigne, s'armer pour les luttes de Ki vie.Nous sommes restés sur notre ter- En France, un religieux peut prê-ruin pour parler comme nous l’avons cher lu liberté aux jeunes gens.Nous sommes des laïques et ! Mais dans la province de Québec, un nous demandons aux laïques dans les laïque n’a pas le droit d’enseigner que choses laïques do penser par eux-mê- i l’obéissance et la soumission ramol-de rester maître de leur cerveau lissent, autrement c’est un impie, un révolté.Il n’y a que chez nous, sur cette I BAND OF NOBLE AND HONORABLE CITIZENS.C’est ce que réclamons des étudiants de Québec et des étudiants de Montréal.Va 0\v f Nvrtfi\à 9 V (i?.» i N • • • I » * ’?i \ v.1 V m i x i » % ; 8 L\ \ » -c i 3L-T- rait.Le "Pays * -cvo .v i • I I Vtti rv, co^s é * • 4 exerçant son droit de libre critique, dans les choses qui sont de sa compétence, ne codera ni aux injures des journaux “castors”, Son ni A la guerre sourde de quelques mi-éducation, qui devrait être une initia- lieux fermés; mais il affirmera, à cha-tion A la vie se trouverait donc fort que occasion, la liberté de l’effort laï-incomplèto, S’IL SE BORNAIT A que et la souveraineté de l’action laï-OBE1R SANS S’EXERCER A VOU- que dans les choses laïques.LOIR PAR LUI-MEME.IL POUR- » TU 0^ I i iv I fait.V X- » t% mes et de lour conscience.Il ni y a pourtant rien d’impie dans • I.vindicator xx aJi Une deuxième lettre de l’Hon.M.Legris BAPTISTE—: Cré tac ! LE PAR 1 I LIBERAL—: Aie pas peur, Baptiste, on va en monter une autre, reliable c ' qu'v a, personne s'en sert.tu l'arranges ben, toi, la plate-forme ! L’infériorité des Canadiens-Français—Que peut-on espérer de "fils soumis et obéissants" ?Celle-ci, j'sais pas LAUiOUV CHtZ^.JLtS VüYA- UlUHù VL vÜiVliVitKVL UN OPTIMISTE ration du inonde entier comme étant | de Québec, n’ait été faite, presque ex- ; gure et ne comptent plus, le plus parfait et le plus en harmonie clusiveinent que par des Anglais, sauf On ne peut pourtant pas nier à avec les besoins de notre temps.de rares exceptions ?Là encore on a nos compatriotes autant d'intelligen- ce’est l'instruction, c’est l'école qui vu surgir un grand nombre de mil- ce, d’habileté et d'amour du travail forme pour la plus large part la men- lionnaires ! ! mais, malheureusement que n’en ont ceux d’autres nationali-talité d'un peuple.Or, c’est *oiên rc- pas de nos compatriotes.tés qui vivent à côté de nous.Alors, connu et admis que le peuple cana- On me répondra, je le sais, que l'ex- pourquoi donc n’avons-nous pas prodion-français n’a pas la mentalité plication de tout cela, est, que les fité comme les autres des avantages d’affaires et l’esprit d’initiative des î Anglais ont la fortune dans leurs qui s’offraient ?Pour moi, la Anglais qui vivent à côté de nous.mains.Oui, c’est bien vrai, mais s’ils en est bien simple: c’est parce A l’appui dj cette assertion, je puis ont la fortune, c’est parce qu'ils l’ont notre formation intellectuelle, acquise.Et je ne crains pas d’affir- mentalité n'a jamais été dirigée vers mer que les Canadiens-Français au- ces horizons.raient pu l’acquérir tout aussi bien Maintenant nous sommes loin derrière les autres.Il nous faudra bien Voyez ce qui se passe au Parlement du travail pour reprendre le temps ca- d’Ottawa.Nos compatriotes sont, en ! perdu.Et, pour en arriver là il faut général, supérieurs aux Anglais, en autre chose que des “fils soumis et Comment se fait-il que les banques, ce sens qu’ils savent les deux langues obéissants.* les chemins de fer, le haut commerce, | et qu’ils font des discours souvent j Votre tout ukvoué, la grande industrie soient presque ex- 1 plus éloquents, plus académiques ; 'clusivcment dans les mains des An- | mais lorsque arrivent les questions financières, industrielles et commercia-Comment se fait-il que l’exploita- les, même les questions agricoles, les tion des belles forêts de la pro rince Canadiens-Français font maigre fi- j Louise ville 17 décembre 1911.M.Godfroy Langlois, Directeur du "Pays", Montréal.Cher M.Langlois, Comme vous l’avez vous-même fait remarquer ma lettre du 5 courant, insérée dans votre journal de samedi dernier, n’était pas destinée A la publication.A cause de cela, je ne faisais que légèrement allusion à deux sujets ; l'un étant la politique et l’autre l'instruction de mes compatriotes Canadiens-français.Voulez-vous me permettre d’ajouter quelques mots qui feront suite A ce que je vous ai déjà écrit ?Il me semble, comme vous le répétez souvent dans votre journal, que c'est bien inutile de se payer de vains mots et de se glorifier nous-mêmes, et de prétendre que notre système d'instruction publique s'impose à l’admi- Le vieux chef du parti libéral, Sir Wiilrid Laurier, a etc 1 oujet d’une ovation toute spontanée au banquet ües X uyageurs de Commerce, et il en a pris occasion pour laire un de scs nous discours.Le “Pays ' qui aime à se rendre compte du pourquoi des choses, se demande la raison ü être de cette M Séverin Letourneau et la réorganisation du parti M.Sévérin Letourneau est optimiste.En effet, le pseudo-organisateur des forces libérales de Montreal ne peut pas faire un discours sans parler des espérances qu'il nourrit sur le résultat des prochaines luctes.En voilà un, au moins, que le résultat du 21 septembre n'a pas abattu, ni désespéré ! Tout le temps de la campagne fédérale, il a rauaché les memes espérances et il continue à débiter les mêmes propos aujourd'hui.On dirait qu'il ne s'est pas aperçu que notre parti avait dégringolé.Est-ce une mentalité ?Est-ce un masque?Nous sommes tout surpris de voir 1 opfcmisme de M.Létourneau voguer à pleines voiles en toute confiance à l'indroit même où le parti libéral a sombré.C’est sur la Fédération des Clubs Libéraux, sur la fondation de l’Association de la Jeunesse Libérale, c’est sur la création du Parlement Modèle que s’échafaudé les espérances de celui qui fait semblant de tenir la caisse du parti libéral, c’est du moins, ce que nous lisions dans le “Canada" il y a quelques jours.11 faut avouer qu’il y a de quoi ! Songez donc à cette réorganisation, à tous les votes qu elle donnera aux candidats libéraux !.Si nous ne sommes pas au pouvoir le mois prochain c'est que décidément nous aurons de la deveine ! Allons ! soyons sérieux ! ; Pour peu que l'on continue ce régime, vous allez voir aux prochaines-* élections provinciales où cela va nous mener.Le “Pays" n’est pas un soporifique officiel, comme le “Canada" ou le Soleil" pour qui tout va toujours bien.Nous sonnons l’alarme avant qu’il soit trop tard.Nous voulons que le parti libéral conserve le pouvoir à Québec et c’est pour cela que nous prêchons la réorganisation et le retour aux traditions.raison que notre citer bien des faits.Comment se fait-il que dans la Compagnie qui n construit le Pacifique Canadien, d’où il est surgi douzaines de millionnaires, il ne se soit pas trouvé un seul nom nadien-français ?ovation.sans doute, nous ne voulons pas dire que s adressant à • air Wiltnd Laurier elle nous surprend, mais à cause des circonstances particulières, au lendemain de la enute du parti, nous croyons qu’elle a une signification assez nette.C’est ce que nous voudrions définir en quelques mots : Tout d’abord les Voyageurs de Commerce qui ont travaillé avec tout le commerce et toute la finance contre le parti libéral ont tenu à donner une preuve de sympathie envers celui qui est encore dans 1 opposition comme au pouvoir, la plus grande figure de notre monde politique.Ils auront voulu prouver au chef du parti libéral qu’ils croient en sa parfaite honorabilité et que lui personnellement possède encore leur confiance, sinon ses que les Anglais.des J.H.LEGRI5 P.S.—La semaine prochaine je tâcherai de vous envoyer quelques serrations sur la politique.! é • glnis ?ob- J.H.L.UN PROJET IMPIE ! NE JUGEZ POINT Préparez-vous, disons-nous chefs, sinon vous culbuterez comme le parti libéral à Ottawa.L'optimisme, à l’heure actuelle,n’est plus de mise.Ce n’est pas après la défaite du 21 septembre que nous avons le droit de faire des fanfarons.aux Nous avons pour Monsieur l’abbé Curotte, aumônier à l’Académie St-Louis de Gonzague, tout le respect que nous devcms à un bon prêtre et à un homme cultivé.Il nous permettra cependant de lui ! Nous aurons un Bureau d’Hygiène fédéral — Pourquoi pas aussi un Bureau d’éducation fédéral comme à Washington ?1 anciens collègues et son entourage.Peut-être aussi voulaient-ils dire qu’il y a des pères de famille qui ' manifester leurs regrets d'avoir par-envoient leurs fillettes à l’institution I ticipô à la défaite du parti ?dont il est le directeur spirituel et qui préféreraient le voir s’abstenir de , rt j .louer devant elles les journaux qu’il | r ëS OC Sentiment llâtlOnâl admire et de blâmer ceux qu’il abhorre.Notre journal n’a pas le don de lui plaire, nous le regrettons, mais enfin qu’il garde ses répugnances pour lui et qu’il n’aillo pas souffler sur des | nadien.jeunes Ames le vent amer de nos discordes.Qu’il leur paraphrase plutôt le discours de la Montagne où le Christ recommande aux hommes s’aimer les uns les autres.Ce que vous voulez que les hommes vous fassent, Monsieur l’abbé, faites-le leur pareillement.Ne jugez point et déjà i A.LU.belle L,*,EvènementM applaudit cordiale- Ces bureaux fédéraux, affectés à de nombreuses brochures sur le mou-ment nu projet conçu par VHon.M.l'instruction publique, à la voirie na- vornent scolaire dans le monde entier.Burrell, le nouveau ministre de VA- tionale ou à l'hygiène, sont de sim- Un Bureau d'Education à Ottawa gricultlire à Ottawa, de créer un Bu- pies organisations dont la tâche con- pourrait montrer annuellement, par renu d'Hygiène canadien, autrement sisto à recueillir dans le pays et à i des statistiques officielles comparées, dit un Département fédéral d'Hygiè- l’étranger des informations et des I la situation absolument inférieure de statistiques sur des sujets partial- la prorince de Québec en matière liera.d'instruction publique.Vous comprenez que les tenants du régime actuel dans notre province, que tous les Magnan, petits et grands, maigres et gras, ne veulent pas faire projeter tant de lumière sur nos écoles.) o ( LUXE SCANDALEUX m M.Bourassa, parlant au banquet des voyageurs de commerce, a insisté sur la nécessité de créer au Canada un véritable sentiment national ca- ne.Notre confrère avoue que c'est une lacune qui serait ainsi comblée et il conclut comme suit : On dépensé des millions en fetes dans un pays de famine Ces bureaux n'ont aucun pouvoir , législatif et la loi qui les constitue I est impuissante à leur donner la plus petite parcelle d'autorité législative, parce qu'autrement elle empiéterait j b Mais le député de Saint-Hyacinthe croit-il que l’on peut atteindre ce but supérieur sans le concours de l’école de | et que le régime scolaire actuel se prête aisément à poursuivre pareille tâche ?Avec le régime scolaire actuel, on ._ fait des Québécois dans Québec et des wii, à l’image de celui de Washington, I ne condamnez point, vous ne serez ni I Ontariens dans Ontario, est un projet d’impie, de païen et de I jugé ni condamné.I ^1 n'y a pas de sentiment national franc-maçon.I ten est pas nous qui disons cela, | dans notre pays et il n'y en aura pas Non, mais se font-ils assez "emplir' I c est le Christ.I tant que les hommes publics et la ces bons Oanayons î | ^ autorité vous suffit-elle ?| presse emploieront leurs efforts à di- viser et à fanatiser nos populations par des préjugés de race et de religion, et tant que nos petites écoles seront des serres-chaudes où l’on cultivera les passions et les haines."L'idée du ministère est donc excellente et tous les bons citoyens,sans distinction de partis, applaudiront à sur l’autonomie provinciale, sa prompte réalisation.i Le roi d’Angleterre vient d'ètre ronner l'Empereur des Indes, mais proclamé empereur des Indes au mi- trouvera-t-on autant d'argent s’il se lieu des applaudissements de 200,Uûü déclarait dans ce même pays des lu-personues, nous disent les journaux, des une famine effroyable comme cela et ils ajoutent que ces fêtes ont été arrive souvent ?d’une splendeur inouïe et d’une ma- Pour pallier l'effet de ces incom-guificeuce inconnue jusqu'alors.mensurables richesses, de cet éclat fantasmagorique, le roi d’Angleterre Cela vaut-il sincèrement la peine de a donné plus d’un million et demi de se pâmer devant cette magnificence, dollars à l’éducation populaire.C’est si pareil déploiement seul un beau geste, sa us doute, mais comme il y a près de trois cents mil-ce lions d’habitants, ce n’est qu'une goutte d’eau dans la mer.Cela ne fera certainement pas oublier le luxe iuoui de ce couronnement qui après tout ne jettera aucun lustre sur la couronne d’Angleterre.Et l’on s'étonne ensuite, comme disait un prélat français, Mgr Turi-naz, qu’il y ait des anarchistes.P.PA R.AD IS Savez-vous, braves lecteurs du Pays", qu'il est plus aisé de se renseigner à Washington sur le régime scolaire du Canada, sur son fonctionnement, ses résultats et les statistiques qu'il peut offrir, qu'à Montréal, Ottawa ou Toronto ?» » habitué les C’est pourquoi Von a fils soumis et obéissants" de la province de Québec à croire que la création d’un bureau d’éducation à Otta- « « st 4 ê Comment expliquer que la création d’un bureau d'hygiène fédéral soit UNE IDEE EXCELLENTE et que lu création d'un bureau d’éducation fé-d'Tnl soit un crime contre Dieu et contre l’Eglise ?Quelle vie de contradictions poursuivent ces braves gens do VEvèno-ment” 1 : S?A : : r Et après ?k Le Bureau d’Education fédéral à Washington public chaque année deux gros volumes de chiffres et de renseignements de toutes sortes ainsi que 31) comme équivalait à un titre de gloire.En nos temps de démocratie spectacle nous semble plutôt ridicule, bien triste en tous cas, et le fait que cela se passe dans les Indes, où chaque année des milliers, des vingtaines de milliers do gens meurent littéralement de faim, no nous égaie en rien.Que gagne sincèrement la couronne britannique à ce faste scandaleux, quand ses sujets crèvent de faim ?On a dépensé des millions pour cou- rt i ) O ( rts- ••—J o ( lue Petit billet % Ne faites pas aux autres Or*1 l ‘‘Clair” à bon marché ) O ( ! JESUITE DECORE La réception du gouverneur général, le duc de Connaught, à l'Hôtel de Ville mardi dernier n’a pas laissé que rappelant le scandale de l'abbé Guyot, rc des rédacteurs de 1"‘Action Socia- I de suggérer à l’observateur indifférent prêtre de Saint-Sulpice dont la cor- lo" et leur parler du crime infâme de I maintes petites remarques dans ses rcHpondancc aurait fait rougir Arc- Fougères.I détails ! Ainsi, par exemple l’arrivée tin lui-même, appliquait à la vénéra- j Ça surpasse l’affaire F Inch on., I du maire Guerin à l'hôtel do ville hic Maison do St-Sulpico l’argument Que veut-on qu’un journaliste—qu'il | nvant la réception, de V"Action Sociale” en disant : "Presque tous les grands orateurs liste ou castor—gagne à l’oxploita-ont passé depuis vingt ans par cette tion de ces crimes qui, quels qu’eu maison, Mgr Rozler, gny, le Rév.Père Babonneau, le Rév.Père Hamelin, le Rév.Père Plessis, M.l’abbé Collin, etc.etc.L’argument ne serait-il pas abominable?Le gouvernement français vient de décorer de la Légion d'Honneur Révérend Père Jésuite, le Père Cat-tin.M.Flnchon, directeur de la “Lnn-terne ' de Paris, est compromis dans unc ftUairc de moeurs.Le procès n’est ,,llK enc°re instruit, mais nous en connaissons assez pour savoir que sa conduite n’a pas été propre.Flnchon di-Bgeait un journal anti-clérical.L Action Sociale jeter du louche m un Répondez Que penser ?Quels mécréants, tout de même, dira V"Action Sociale’’, que ces farouches francs-maçons ! N'aurait-il pas mieux valu pour le Père Cattin aller trois mois en prison, que d’accepter d’eux une décoration ?L’"Evènement" constate que Anglais réussissent mieux que dans les affaires.Mais pourquoi ?D’après M.Magnan, nous avons les meilleures écoles au monde et l’Europe nous envie nos professeurs.les soit libéral, conservateur ou nationa- 11 arriva vers 2.40 heures accompagné de ccs dames, plastronnant, comme il sait le faire, dans une automo-Mgr de Marti- soient les auteurs, sont avant tout I bile qu’il ne paie pas, étant une des des défaites pour l’humanité cllc-mè-1 voitures appartenant à la ville, me ?Le R.P.Piché, curé de la paroisse Saint-Georges, demande à ses paroissiens de no vendre ni de louer leurs propriétés aux Juifs.Mais que pense donc cet abbé des Sulpiciens qui leur ont vendu l'an dernier une propriété de $150,000 dans le quartier Saint-Laurent ?Cela voudrait-il dire qu’il n’y a que les religieux ou les communautés religieuses qui auront désormais le droit de vendre aux Juifs ?i tî i nous de Québec pour sur les chefs républicains et les libres-penseurs français, s'écrie : » » Un brave pompier la conduisait et un autre bravo pompier faisait office de valet de pied, donc tous doux aussi aux gages de la Cité.Et voilà qu'un autre franc-maçon, le duc de Connaught a visité Villa-Marin, la semaine dernière en compagnie do Sa Grandeur Monseigneur T —) O (- LES IDEES EN MARCHE Si ce n’est pas à cause de notre éducation, serait-ce à un vice de naissance ?Pourquoi P1'Action Sociale", qui veut tout restaurer dans le Christ, ne met-elle pas en pratique l’admirable parole du Sauveur : Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’il vous soit fait A vous-même' ?L’"Action Sociale" reproche même au "Pays" do n’avoir pas parlé de cette affaire Flachon.Mais, pourquoi irions-nous salir les colonnes do notre journal des compterendus sur un scandale ignoble ?Est-ce simplement parce que Flachon serait un anticlérical ?Mais, si nous racontions les défaillances des uns, nous raconterions sûrement celles dos autres.Ml se produit des scandales dans tous les milieux, même dans les milieux réputés très austères.Les journaux français rapportent souvent des affaires malpropres dont la justice est saisie et les tristes héros de ces crimes contre nature ne sont pas tous des libres-penseurs ou des anti cléricaux.Nôus pourrions rafraîchir, la mémol- * resque tous les ministres moder- do la République ont passé par les ou la rédaction de la "Lan- MM.Briand, Berteaux, Dou- tnerguo, Charles Dumont, Maurice ,allre» Guyot, Dessaigne, Klotz, Mas- Mal vy, Steeg, Millcrand, Vivinnl ont été collaborateurs de la " ne." Sommes-nous des inférieurs uniquement parce que nous sommes des Canadiens-Français ?L'"Evènemcnt" a la parole.11 était cependant délicieusement Bruchési.ironique do voir lo gistc élégamment I ;_____ zette’’ le Conseil de l'instruction pu- | dédaigneux duquel il jetait les four- | minations, blique se serait! réconcilié avec le principe de la gratuité des livres.nos D'après un compte-rendu de la "Ga- Mais c’est l’abomination des abo-vont crier en choeur la Bureaux terne”.rures, pour s’en débarraser, A l'un d’eux.C’était réellement très régence Ce qui était un péché hier, dans I ct il personnifiait très bien le ^ ~ ex1 " 1 sieur qui sait être chic à bon marché."Vérité" et la "Croix”.I i t :* mon- l’esprit et sous la plume de nos “castors", sera maintenant une chose très respectable.Les idées font leur bonhomme de chemin.Une A une se réalisent les réformes prêchécs par M.Langlois, député de Saint-Louis, depuis plus de quinze ans.i Hê, r.Cependant, lequel était vraiment le serviteur do l’autre ?Du maire qui est simplement notre premier employé municipal A tous, mais seulement notre employé, ou bien du brave pompier *• if.ü if r.v ifit# t 'M i'vVf SP e r ¦ V % •k î V jfiiiar ssps*5 i /.» V car*# .• B > wm » V I ; sVKS » V ; U " ** • LB PAYS, ~a3 DECEMBRE 1911 •« i I .m eamm Une lettre de M.Germain Beaulieu C'ic vieille chipie ! Cbaubs ISarbeeeus b’Hivev I) 4m mmmmmm et4*éWfini A Qeelewe «* Condamné sens être entendu On ne lui fera pas réparation Jn 912.00.915.00.918.00, 920.00.922.00.925.00.£ 8 M3 HRCK « M Godfrey Langlois, Directeur du “Pays", Montréal.voua n'avez qu'à voeus soumettre et à : Bien plus, un prêtre, un digne prê- rétracter ce que vous avez écrit 1" tre de mes amis m'écrivit une longue J'ai voulu invoquer que j'avais été lettre pour m’engager à me soumet-condamné sur une question d'économie tre; j'en détache cette phrase qui me et non de dogme.On n'a voulu rien fait l'effet d'une doctrine bien étran-entendre.Me rétracter ou démission- : ge : ner.Me rétracter, c'eut été mentir à moi-même et aux autres; il ne me restait qu'à démissionner.Que de coups de pied de l'âne, j'ai reçus, depuis ! Je publiais, à grands frais, dans la “Revue Canadienne", une série d'articles sur nos insectes canadiens.Mon manuscrit me fut retourné, sans môme un mot d'explication.Le "Naturaliste Canadien" de Québec en fit autant.C'était l'ostracisme.Il y en a même qui n'osaient plus me saluer, de peur de se compromettre.Et de beaucoup de ceux-là de qui, privément, j’avais reçu et des engagements et des félicitations, je fus tout surpris do recevoir, publiquement, du blâme et des remontrances.Et j'ai connu, mieux que qui que ce soit, ce mal d'hypocrisie qui ronge la classe dirigeante dans notre pays.J’en scandaliserai beaucoup, encore aujourd’hui, en disant, ces choses que vous n'oserez peut-être pas publier, d’abord parce qu'elles sont vraies, en- Mais A™ J&J&wPjf (Sf < $1.00 î t de Noel, du Nouvel An et pour vos cadeaux de noc»s ac- LE NATIONAL, 45* Ste-Catherine Est.Jj 1 c'est chez nous qu’il faut venir Mais en 1908, M.Garnon a pris une En ce temps-ci comme d’ailleurs durant toute l'année, nous avons un choix très considérable en fait d'Orfevrcrle, Argenterie, Horlogerie, Coutellerie Française, Anglaise ou Américaine, Montres^ Bagues avec Diamants, Pelles, Pierres Précieuses, Joncs, Bronzes, Verres Tailles.Montres en argent solide depuis $2.50 Bagues en or solide depuis.Bagues avec diamants depuis Aussi très grand assortiment de Chapelets, Médaillés, Ses• polaires, Pendants d’Orel Iles de sryle nouveau, Boites a Bijoux, Baguas de Fiançailles, Joncs de Mariage, “Souvenirs” et Objets de Fantaisie.tarda ! Sa® L De LIMBOURG Geoffrion (Elle, toujours pour les dames.) Nos commissaires ne songèrent LE PAIEMENT DE JANVIER GRATIS DE PARIS Pédicure Spécialiste K ^I La semaine dernière, nous disions que le cadeau de Noël le plus utile et le plus pratique serait un lot do Parkdale, New-Westmount ou Montclair payé nos fameux termes: 10 pour cent comptant et la balance par paiements mensuels.Sachant que les quelques semaine qui suivent Noël et le Jour de l’An sont généralement une période “pas d'argent", nous faisons l'offre suivante : A chaque acheteur d’un ou plusieurs lots d’ici à la fin du mois de Décembre, nous ferons cadeau du paiement mensuel de janviér.C’est-à-dire, que vous payez dix pour cent sur n’importe quoi nombre de lots, ET NOUS VOUS CREDITERONS LE PAIEMENT DE JANVIER sans que vous ayez un sou A débourser.Cette offre est bonne pour jusqu’à la fin de ce mois seulement.H ne reste que 200 lots à vendre; no retardez pas.Mais en 1911 les “bleus" ayant avec AVIS DE FAILLITE k Traitement ga- ^ m.ranti des cors, \ W// oignons, g les ^ my/'.incarnés ieds > plats, transpiration des pieds, ; massage.: ) o ( “EL SANDOVAL ASSOCIATION1’ Re ; PELLETIER & LAZÜRE, 677 Ontario, Maisonneuve.Vente par encan public au No.69 rue St-Jacques, jeudi le 28 décembre Un dividende semestriel de quatre I 1911, à 11 heures a.m.savoir : et demi (4 1-2) pour cent sera payé Lot No.1 :— fin décembre courant (1911) sur les Epiceries et provisions .$377.41 actions privilégiées et ordinaires de Garnitures du magasin .213.50 la susdite Compagnie.I Roulant .196.25 Les actionnaires qui ont changé de résidence sont priées de faire parvenir leur nouvelle adresse à Joseph DEHERTOGH, gérant du Bureau de renseignements de la “El Sandoval Association", 97 rue Saint-Jacques, chambre 48.N.B.—S’adresser à ce bureau pour le remboursement SANS FRAIS, des chèques de dividendes.75c • e Dividendes $5.00 .il ?C - % > % ,3 % » % % î f t Y/ M $787.14 Nous sommes en mesure de satisfaire tous les gouts et nos prix •ont è la portée dp toutes les bourses.J.M.GROTHE, Horlogw, Bijoutier.Tel.Est 5718.il GHEO.MARCH- & CIE., Lot No.2 :— Dettes de livres d’après liste Conditions : COMPTANT.Le stock sera visible le 27 décembre & 120.21 I MAIN 3791 180.R.UL ST JACQUtS.lilil U 1911.CHARTRAND & TURGEON, Cessionnaires.MARCOTTE FRERE8, Encanteurs.n i M 19.Rue STE-CATHERINE EST.e Msffss étptU 397 rue St-Denis Pfcoae Est 2109 M 1 m Ï}?: I ) t s ' % ?v 1» % g y il ' HMBË ui f.-il , LB PAYS, as DECEMBRE.19x1 •'ll 1 ' " I V i5£ ÜIKMIR HHBHBHk' «TW ¦ ff Ç 8 Joyeux Noel «£ ¦ Heureuse Année S> ! t Win p ?i t Que pouvons-nous vous suggérer de mieux comme cadeau pour lui qu’une boite de cigares ?; : II I FORTIER’S Clear Havana PERFECTOS j EN VENTE PARTOUT 50 Panatelas 50 Conchas 34.50 25 Perfectos 33.00 34.00 I Un monument à Ferrer Le monument à André Theuriet Eau gazeuse naturelle française En vente partout O it L’eau PE R RI HR est aujourd’hui reconnue partout comme Veau de table la plus parfaite à cause de sa pureté et de sa saveur délicate."On 6tait A la fin de septembre et sée notait pointe ni son horizon loin-la matinée, brumeuse et froide, an- tain; il ne visa jamais à atteindre les nonçait que la belle saison allait fi- sphères où se complaisent d’habltu-nir.Toute la campagne était voilée de les subtils psychologues, les iro-d'un épais brouillard, qui se chan- nistes aigus, les créateurs puissants, geait en pluie fine à mesure que Pat- les stylistes implaccables et raffinés ; mosphère se réchauffait.Les aubépi- il ne chercha point non plus à faire nés qui bordaient la route avaient de ses romans ce que Taine souhai-laissé leurs feuilles s'envoler et la tait, des documents d'histoire inora-moindre bise faisait frissonner leurs le.Il se contenta de rendre à la terre tiges nues, chargées de petits fruits natale qui lui avait été douce et clé-rouges, comme des grains de corail, mente, tout l'amour dont il était ca-ün n'a point encore commencé les se- pable, et il le fit en des pages exqui-mailles, les chemins étaient déserts ses de fraîcheur et de délicatesse.Il et silencieux.De temps en temps seu- voulut être conteur, non point tant lement des moineaux, logés dans une pour nous dire quelques histoires aux tères ne sont point son fait.Mais qu'au hasard de son conte surgisse l'occasion de nous décrire un coin de forêt ou un parterre de fleurs et, Theuriet se manifeste avec toute sa pénétrante délicatesse, avec une richesse et une variété de coloris que l'on ne trouve chez aucun autre écrivain, avec une extraordinaire facilité de composition qui font de chacune de ces descriptions un tableau parfait, d'un charme très doux, tantôt alerte et gai, tantôt mélancolique et profond, toujours exact et vivant.Cet évocateur des bois, ce poète des champs et des fleurs, et ce qui est plus rare, ce chantre de nos oiseaux familiers, méritait bien d'avoir comme et mieux que tant d'autres, son monument.Dans la petite villOy où il s'était retiré, fonctionnaire retraité et académicien, et dont il fut, durant de longues années, le premier magistrat, nous le reverrons bientôt.Sur une place de I3ourg-la-Reine il viendra s'installer et là, dans son fauteuil, tout en caressant quelques fleurs, il verra défiler à ses pieds ceux qui furent presque ses compatriotes.L'œuvre a été confiée au statuaire Charles Perron, dont nous avons, en divers salons, remarqué de curieuses compositions.C'est une figure fort originale que celle de ce sculpteur qui compte parmi les jeunes, encore derrière lui un bagage artistique important.Fils et petit-fils d'ivoirier, il fit apprentissage avec son père, puis Rofy et Hiolin.Son oncle était le célèbre Norest, dont les ivoires sont, encore aujourd'hui fort recherchées et qui clientes fidèles.t • M.Biermans.de Shawinigan Falls, l'un de nos plus fervents abonnés, nous envoie l'extrait suivant d’un compte-rendu de la cérémonie d'inau- j guration d'un monument au martyr Ferrer, dans la ville de Bruxelles.C'est le discours de M.Hocart.pré- ?sident du comité : sZS ms> L'eau PERRIER se recommande if ' i : en toute circonstance, à table ou dans les clubs comme auprès du lit "Le Champagne des eaux de table" d'un malade.' Le monument, dont cette foule de participants solennise l'inauguration, a un caractère nettement internatio-pore dans la pierre et dans le bronze, ce n'est pas la protestation d'un seul pays, mais le soulèvement des cons- i cienccs libres dans tous les pays civilisés contre l’abominable attentat perpétré à Montjuich le 13 octobre 1909.Aussi convient-il que ce monument soit érigé à Bruxelles ! La situation de la ville, son esprit éclairé, large, Aussi convient-il que ce monument accueillant, en font un centre d’activité internationale, le siège préféré de nombreux bureaux, offices et congrès internationaux.Interprète de ces tendances cosmopolites, l'édilité bruxelloise a, dès le 31 octobre 1909, autorisé l'érection de ce monument et lui a ensuite accordé ce bel emplacement au cœur même de la capitale.Ce monument n'est pas l'oeuvre d'un seul parti politique, d'une seule opinion philosophique.Au point de vue politique, nos libéraux, des progressistes, des socialistes, des anarchistes; nu point de vue philosophique, des libres-penseurs religieux, comme celui qui vous parle, des libres-penseurs positivistes, des libres-penseurs antireligieux, se sont associés cordialement à l’Oeuvre Francesco Ferrer.Certains partagent les idées du noble martyr; d’autres n'y souscrivent point.Mais to-us sont unanimes à flétrir le fanatisme qui a inspiré ce crime odieux: juger un homme sans garanties, le condamner et l'éxécuter sans preuves ! Tous s'accordent pour la défense énergique de la liberté de conscience violemment outragée par ce forfait; tous ont la volonté arrêtée de faire jaillir de cette Iniquité la condamnation éclatante de toute intolérance.De même que l'héroïque victime tomba sous les balles en poussant ce cri suprême : “Vive l'école moderne ! ", nous voulons que de l'histoire et de la commomération de son supplice parte ce cri vainqueur : "Vive la Liberté ! Vive la Lumière ! Le triomphe de la Lumière, voilà ce qu'il symbolise ce génie qui dresse en l'air, haut et ferme, un flambeau que toutes les rafales passagères ne réussiront pas à éteindre.Lorsque, après le coup d'Etat de décembre, Victor Hugo, dans son exil, déplorait et châtiait la victoire de la force brutale sur le droit, il ne perdait pas l'espérance, malgré les ténèbres de l'heure.Pendant la nuit épaisse, il voit poindre l’étoile du matin; il entend une voix qui vient d’elle et qui dit : » « VA;; La maison rovale consomme de ¥ S.B.TOWNSEND &.CO., Montréal.a l'eau PERRIER.Seuls agents au Canada.v S 3 :VV 1 ¦V.* l i LIS m .j : i V i .*.• :->o • .• & (.• v \ > v .y-yv.- y: «V' 5§ M »*-.1 .«N : v< % f À » ' pour CADEAUX de NOËL et du JOUR de L’AN 1 s f A! ^5 p €-é ïîV’xo An âk V < 1 M \ % ¦fe f » • J .*¦ t®s fs if/ Un cadeau toujours d actualité et qui reçoit invariablement l'accueil le plus flatteur et le plus empressé.it VI « .* mê?•% lX vl les GANTS PERRIN pour HOMMES, FEMMES et ENFANTS qu’il ait déjà ¦f* r Z i S3 x-X / b se distinguent T?leur durée.Toutes les Nuances a la Mode, dans toutes les Pointures EN VENTE PARTOUT par leur coupe irréprochable, leur souplesse et x>' X i y r H C ^ •• Md son fut Mèvc de Fnlguièrcs, w kW- Mi ^ / >• / r -a" .% comptait parmi ses l’impératrice Eugénie, la reine \ icto-; ri a et la reine Nathalie.Dans un tel milieu, Charles Verrou eût pu se développer facilement, tout en recevant de précieux conseils.Mais tout ieu- fougueux besoin WA \ 1 • i w * r% g w 'ix ; .v1 r sf « T.l.*| u tT"W -H- ." ssTBiacuz: i.«.-1-‘ # iv ; Sx ;?*¦ > 3 1 i # POUR VOS CADEAUX ne, il manifesta un d’indépendance et — pour le satisfai-tenacc volonté.A (lix-neuf ans.Les charges et les soucis , * kV, m ML % XVJI rc une il sc marie, do h.famille pèsent sur lui.Pour subvenir à l'entretien des siens, il part, no.ir le Pérou, y gagne quelque grnt et revient en France où il partage son temps entre des travaux de rapports immédiats et le perfectionnement de son art.Ses premiers envois au Salon sont goûtées, puis vinrent les récompenses et ses "Primevères" lui valurent, au Salon de 1910, une première médaille.Ami d’André Then ri et.il était tout désigné pour exécuter son monument; le comité, dont Jean Aicard est préAuguste Dor- Vous trouverez ici de> articles très présentables.Nous avons un teck très varié de P;umcs Fontaine*, Cailleras et (accessoires), Jumelles, [y Saromctrei, etc., etc., de tous les prix.Comme toujours : Assortiment complet de Lorgnons, Lunettes, Yeux Artificiels, etc.Salons privés po.ir 1 examen des veux, le choix des verres de lunettes et I njustement des veux art if ciels.—Consultations : à 1 Hôtel-Dieu de q jo à i : heures, excepté le mercredi et te samedi.—Aux salons d Optique, de o a.m.À S.p.—Téléphone Bell Est 2257.APPOINTEMENT PAR TELEPHONE SALONS D'OPTIQUE FRANCO-BRITANNIQUE.205 et 207.rue : te-Cathcrine Est.Rod.Carrière, Henri Scnécal, Opticiens et Optométristes w K- • •• - A m 4 A' •• J 'tiy :# ar- 9 • \ fi / • Ü i LE MONUMENT A ANDRE THEURIET.(Dana le médaillon, le sculpteur Ch.Perron.) ' i- Hll • • > ~ I Imio, s'effarouchaient au passage de intrigues naïves que pour nous initier jit diligence et s'éparpillaient dans aux mystères de sa grande amie la 1 air en poussant des cris aigus, puis, forêt ou nous faire partager l’émo* «le loin en loin, un châtaignier au t ion discrète et pourtant profonde aident d'honneur et feuillage bruni secouait sa tête humi- qu'il éprouvait devant la nature dans rhain.président effectif, Von chargea, de de pluie." tous scs changements, dans toutes ses Aujourd'hui l'oeuvre est terminée, Il est des histoires de la littérature manifestations.Thcuriet nous est revenu et au prin- frnnraise, où celui qui écrivit ces li- : Romancier, André Theuricr ne le fut temps prochain nous assisterons ù gnos 11 e tient aucune place, n’est mê- pas.Dans "Sauvageonne", dans Ma- l'inauguration du souvenir de bronze me pas cité parmi les écrivains qui dame Heurteloup", dans la "Maison (.]oVé la mémoire de ce poète doux honorèrent la seconde moitié du dix- des Deux Barbeaux", dans "Eusèbe forestier, neuvième siècle, et c'est là, selon nous Lombard", dans “Tante Aurélie", un oubli regrettable.Certes, André dans le "Fils Maugars" ou dans scs Thcuriet ne saurait être mis au pro- 1 autres oeuvres, il semble même s'ex-niier rang, parmi les plus grands, les .cuscr presque de nous narrer si mln-plus purs,les plus profonds; sa pensée I ces aventures.Les moeurs, les carac- *, Entre Saint-Elizabeth et Sanguinet.ETUDIANTS, ECOLIERS, COMMIS, AP- I PRENTIS, JEUNES GENS 1 I On raillait alors la naïve foi du banni; mais quelques années passèrent et la prophétie devint réalité.Raillez aussi notre oeuvre, ennemis de la pensée libre ! Malgré vos rires grimaçants, la fière prophétie de ce monument s'accomplira.Que dis-je?elle est en train de s'accomplir.Dans ce pays même la nuit recule, l’étoile du matin brille déjà.¦ Jean C ARY A LH O.i Paris, 14 décembre.DEPOSEZ VOS ECONOMIES ) O ( 11 A LA Ce discours a été salué par de longues acclamations.Le voile du monument tombe : l'Harmonie de Maison du Peuple exécuta la “Marche des Nobles".D'autres discours, non moins éloquents furent prononcés par M.Paul Janson, leader de la gauche au parlement belge, L.Portet, Charles Mainte, Georges Lorand et autres.LE DISCOURS DE Sir EDWARD GREY J’arrive.Levez-vous, vertu, courage, Penseurs, esprits ! montez sur la tour, sentinelles ! Allumez-vous, prunelles ! Terre, émeus le sillon! Vio, éveille le bruit ! Debout, vous qui dormez ! car celui qui mesuit, Car celui qui m'envoie en avant la qui me suit, C'est l'amgo Liberté, c'est le géant _ Lumière ! foi, Banque d’Eparg'ne la I i paupières, ouvrez-vous ! LA DIPLOMATIE EUROPEENNE SE RASSIED I DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL.- exacte où ils et dans la étaient.Peut-être quelques idéologues lui reprocheront-ils cet "égoïsme".Nous y voyons, au contraire, un gage de fidélité envers la France et de paix pour l’Europe.C'est parce que l’Angleterre sera debout pour défendre sa vie mcnacé.c que nous la trouverons toujours ù côté de nous, car nous serons menacés en même temps qu'elle.Et c’est parce qu’elle ne perd jamais ses intérêts de vue qu’elle ne suivra jamais, comme l’a dit Sir Edward Grey, une politique de provocations contre l’Allemagne.Calme, ferme et do bonne foi, toi ment rompu, expliquerait l’aggrava-np parait le discours de sir Edward tion de la crise et l'Angleterre serait Grey dans le miroir en morceaux des | responsable du danger que la paix a comptes-rendus télégraphiques.Il sort couru.la paix européenne.11 honore" l’En- Or, sir Edward Grey a firmé, tente cordiale.L’une et l’autre, d’ail- —et.il ne parle évidemment pas sans leurs, sont solidaires.preuves—qu’entre le 1er et le 21 juil- ttir Edward Grey avait une dou- let il Interrogea ù deux reprises le cable tâche : justifier lo passé, que M.binct ù Berlin : le 4 juillet en remet-de Kidcrlcn-Wacchtcr a représenté ù tant ù l’ambassadeur d’Allemagne Sn manière, et fortifier l'avenir, que une note qui définissait la politique la campagne belliqueuse de la presse anglaise dans les termes les plus en-allemande et la campagne pacifiste do tégoriques, et le 12 juillet en envoyant certains journaux anglais risquaient l’ambassadeur d'Angleterre ù la Wll-(‘c compromettre.Il a rempli cos deux hclmstrasso.devoirs comme nous l’espérions.L’Allemagne est restée sourde ù ces doux avertissements.Elle a obligé le gouvernement anglais ù tirer ce coup de somnette" que fut lo discours do M.Lloyd George.Nous comprenons qu’elle lo regrette.Mais M.do Kidcrlcn-Wacchtcr penso-til refaire l’hlRtotro comme Bismarck refit la dépêche d’Eme ?mesure i FONDÉE EN 1S40 1 1 O f Aide-toi et le Ciel t'aidera.Actif total, au-dela de Nombre de Déposants, plus de 100,000 .$30,000.00 ?I Librairie St-Louis La seule Banque incorporée en vertu de l’acte des Banques d’Epargnes, faisant affaires dans la Cité de Montréal.Sa charte (différente de celles de toutes les autres banques), est rédigée de manière à donner toute la protection possible à ses déposants, Elle a pour But Spécial de recevoir les épargnes, quelque petites qu’elles soient, des veuves, orphelins, écoliers, commis, apprentis et des classes ouvrières, industrielles et agricoles et d’en faire UN PLACEMENT SUR' Demandez une de nos Petites Banques à Domicile, ceci vous facilitera L’EPARGNE.ATTENTION SPECIALE DONNÉE AUX DÉPÔTS REÇUS PAR LA POSTE.Papeterie, Fournitures : i F de i Le discoure de Sir Edward Grey b*achève sur une note pacifique.Pacifique aussi est lo geste de V Allemagne rappelant scs bateaux d'Agadir.Après un rude assaut, la diplomatie européenne se rassenère et se rassied.Mais pourquoi, nos amis et nous, pouvons-nous nous rasseoir ?Parce que, le moment venu, nous étions prêts il marcher.Bureau, Livres, Revues, Remans, Journaux.XXX « i En racontant le passé, il a mis M.(‘c Kidcrlcn-Wacchtcr posture, puisqu'il l'a convaincu d'i- Kiiorancc ou do mensonge.On va en Juger.Le 17 novembre, le secrétaire d'E-,lt allemand exposait A la commls-?(lu budget la crise marocaine de juillet dernier.Trois jours plus tard, i éprouvait lo besoin do publier son ftffi i i0UB *a f°rmc d’un communiqué on ici cl.Et du communiqué il résultait ceci : entre le 1er juillet, date où Angict^re apprit l'envoi do la 'Pan-,,,1cr.l à Agadir, et lo 21 juillet, veille , C0Alr8 do M.Lloyd-George, le ni CvBn“^^\C0 n'a Posé de question i * a i ambassadeur d'Allemagne ô Londres ni A la Wllhelmstrasse glais ^utnhassadeur en mauvaise NORBERT FARIBAULT, Prop.Jouets, Articles Religieux et de Fantaisie.Impressions, XXX J.H.En justifiant l'attitude passée de l'Angleterre, sir Edward Grey a indiqué ce que sera son attitude future.L'Angleterre no s'est pas mêlée au débat marocain ni pour chercher querelle A l'Allemagne, ni pour susciter une querelle entre les peuples du continent.81 elle était liée A nous par une alliance offensive et défensive ou si elle était atteinte d'un dilettantisme guerrier, elle ne serait pas in-_ tervonu au moment précis où les in- Oe silence, brusque-1 téréts britanniques Nous vous réservons toujours l’accueuîl le plus courtois, qne votre compte soit gros ou petit.Paris, 15 décembre.&S i m HE Bureau-Chef et douze* Succursales à Montréal 7 •« (PRES ST-DENIS ) Tél.Bell ; East 1660 MONTREAL.Reliure.A.P.LESPERANCE, Le "Pays" est Imprimé par The Mercantile Printing Go., 306 rue St-Paul.L GERANT.par an- i A.LEROUX, gérant.7 n eut en danger Æ * _ m Mk F •‘V y.•• < " ¦ • ’ % .i V .* * V.1 jV h": # / • ¦ L;K?3 mt ru LB PAYS, â3 DECEMBRE.1911 Wt Air La vengeance de Naylma & AWS SOUS L'ACTE DE MISE EN LIQUIDATION Avis est par le présent donné qu’une demande sera faite à la législature de la province de Québec, à sa prochaine session, par "The Montreal Light Heat and Power Company", pour obtenir une loi afin d’amender la loi de la législature 1 Edouard VII chapitre 66, permettant à la compagnie d’émettre des débentures, stock de débentures, actions ou autres garanties, garantir les obligations, de d’autres compagnies, établir ou aider les fonds de pension ou autres institutions de bienfaisance ou utiles, et pour autres fins.BROWN, MONTGOMERY & McMI-CHAEL, Solliciteurs de la requérante.Montréal, 14 décembre 1911.50—5 ins.Avi Re tu de 79 dot 1906, Il aût crôtai patent vcmbr tion « unld « jauiln John vros, duns Conte de Noel Qe Generale Transat! Départe tous lee jeudis à 10 hrs De New-Yerkeu Havre, Péris, La Savoie La Lorraine .La Touraine La Bretagne La Lorraine La Touraine Florldc ." J an! 13 transportent * passagers de cabine (seconde class».Pour tous renseignements s'adresser » THE OZONE PROCESS, LTD.833 Ste-Catherine, Maisonneuve.Des soumissions cachetées seront reçues^ à nos bureaux jusqu’à 11 heures le 27 décembre 1911, pour l'achat en bloc de l’actif suivant : Machineries, Ozoniser, Moteur plant pour embouteillage et pour lavage des bouteilles, filtres, etc.2 Ozonisers non installés .Jarres, bouteilles et boites .Fontaine à glace .Fixtures d’office et de antiquc a.tn.(Pour le "Pays”) "Voyons, là, toi, le petit, fit gravement l’inspecteur d’écoles, tu sais sans doute que le continent n'a pas toujours été peuplé comme aujourd’hui.Peux-tu me dire qu’est-ce qu’il y avait, par exemple, à la Conception, au nord ouest de St.Jovite, avant qu’il y eut du monde ?—Oui, M’sieu, ; geurs de chanquier.Vrai ou non, ce trait m'amène à penser qu’en l’année 1865, où va se dérouler la première partie de mon histoire, les neuf dixièmes de nos citadins eussent été épatés qu'il y eût là autre chose que des perdrix mangées par des renards, des chevreuils mangés par les loups et des sauvages mangés par la vermine.Qui connaissait à Montréal, l’existence de la Fer- ! me des Hamilton, cette puissante j "concerne", qui employait des centaines de bûcherons et manouvriers de tous genres ?Là fleurissaient, sous l’oeil paternel du foreman, toutes les vertus de I la vie phalanstérienne des chantiers primitifs, les jurements hyperboliques les incantations et invocations au diable, les grandes bouveries de Noël et d’occasion, les chorégraphies grosses bottes au son d'un méchant crincrin, enfin tout ce qu’il fallait pour édifier la bourgade voisine, de descendants Agniers.Ceux-ci, attirés par le voisinage de la ferme, avaient abandonné, dix années auparavant le poste longtemps ! connu sous le nom de Chûte aux Iro- | quois.Ce qui les caractérisait, c'était une ! incroyable fierté de les blancs ne comprenaient rien en la | voyant constamment alliée à des servilités de chien couchant.La tradition leur avait conservé un traient de plus en plus entreprenants ante débâcle qu'il esquiva, par des dans cette région.| bonds prodigieux, et que le sachem Mille autres talents la distin- ébloui s'écria : Beauregard est digne guaient.Malheureusement, elle en pin- de Nayima, celle-ci cacha sa tête en çait pour la danse, et c'était une bien 1 feu sur la poitrine de son père.Ce ne piètre aimée.Voilà pourquoi elle en 1 fut plus, dès lors, qu'une question de pinçait aussi pour Joe Beauregard, : négotiations diplomatiques, maître gigueur du chantier, qu'elle : Beauregard, pressenti, n'y fit aucu- avait remarqué à un bal improvisé et ne façon et ne s'inquiéta pas même de ^ OX7Q,f .dont elle eut volontiers fait son pro- la question de validité célébratoire.y _ avait des vo>a- | fesseur.De Vautre côté, il y eut délibération des anciens et l’on tombât d'accord qu’un mariage accompli suivant le rite national sujet à la bénédiction ultérieure de la robe noire, consacrerait dès maintenant, une union parfaite-pour ment légitime.Le mariage se fit en grande pompe avec force garçons et filles d’honneur, danse, fricot, godaille et tout le tremblement.tre les chiens après; mais il se ravisa et finit par se sentir quelque peu touché de la plainte de ces enfants des bois.Il se consulta avec Beauregard^ qui prit immédiatement le parti de s’en retourner dans son pays,laissant croire à ces indiens naïfs qu’il ferait bientôt venir Nayima dans un foyer qui serait pour elle un véritable palais.Deux années s'écoulèrent sans nouvelles; puis Nayima apprit, à n'en pas douter, que Beauregard était marié et vivait heureux sur une modeste ferme de la paroisse de St Jésus.L'heure de la vengeance avait sonné.Un jour de l’été de 186S, un canot monté par trois indiens, dont une femme, étincelante de rassadcs et de vermillon, tenant A côté d’elle un marmot merveilleusement atourné, descendait la Rouge puis l’Outaouais, passant Carillon, Vile Jones, Oka, pour s’engager dans la rivière des Miles Iles et raser silencieusement la grève sud en quête d’un aterrissement mystérieux.Le canot s’arrêta court à la vue d'un habitant qui venait abreuver ses animaux à la rivière.(Franc*) • - • Déc.28 • • * Janvier ' ' V Jan.• • *Jan.\i • • 2C jan • • Fév.780.00 .400.00 , 718.80 .2178.15 1 DlCS ville vlnce maga- sin .425.30 .110.00 .213.80 tes üUtrci céder, écbnnt uiitis et a( COllbtl céder mercc liée A vvtner const et Ve port opéra dvric, chine, lion i ratioi compi indus! avant guic 1 (avilit fourni Tous les voyageurs du vieux temps vous diront l'incroyable engouement des sauvagesses pour la danse.Jamais le grincement de l'archet ne jetait sa note hennissante, sans qu'elles accourussent, jeunes et vieilles, [ s’offrir au bal.En toute innocence du reste : la danse pour la danse.Effet de simplicité patriarcale, sans doute, plutôt que de sentiment religieux, la visite de la robe noire n’étant à peine connue que par le souvenir d'une Lc bonheur des jeunes époux dura messe de minuit improvisée et dont ce re mvn 1912, inclusive- limite de retour, 3 janvier par prié la Argiol a prilir »ur diamant» montre».bijouterie» rt-te-ment*, fourrure* et Nouveauté».son Bâti vous- MmeL.A.BOURDON pro tioi: Les dimanches, 24 et 31 décembre s$@@ m» 4 ins* Montréal.(le ti cou- ces ignorants se lèvent et viennent proclamer leur nullité, essaient d’empêcher leurs frères de s’instruire, veulent entraver la marche de la lumière, cela va trop loin.A-t-il également “parcouru” l'Avant-Propos, ce savant ?Ce serait étonnant, car des gens si bien qualifiés ne lisent pas d'habitude les préfaces.M.Lan son y explique d’une façon claire et précise, la mission d’une Histoire de la littérature française : est vres est comme une conversation l’on CANDEUK que aurait avec les plus honnêtes cell: H s’attaque A la Compagnie gens des siècles passés, et une con- , Tramways—faisant comprendre aux versation où ils ne nous, livreraient j contribuables quels sont leurs vérita-que le meilleur de leurs pensées.” blés intérêts, exigeant de la compa-Ou encore ; gnic un meilleur service et dix bil- “Eile a cette excellence supérieure, j lcts pour vingt-cinq cents, qu’elle habitue à prendre plaisir aux I II demande, en suivant l’exemple du Idées.Elle fait que l'homme trouve premier ministre Asquith, qu’un hom-dans un exercice de sa pensée, à la me n'ait qu’un vote, et l’on com-fois sa joie, son repos, son renouvel- prend très bien l’importance d'une lement.” pareille réforme pour toute la popu- lation.Il ne craint pas de nous montrer comment il faudrait qu’on s’y prenne pour réduire les taxes, et ses méthodes financières sont dignes des financiers les plus célèbres.(les Agi con ça 11 Pour qu'il n’y ait pas de malentendu, il est bon d'expliquer ici que parfois candeur veut dire ignorance.Or, dans cette bonne ville de Montréal existe un cerveau, et ce cerveau appartient à un rédacteur de journal.H pourrait aussi bien appartenir à un génie op À un imbécile, mais dans ce cas-ci, ce “véhicule de la pensée”, comme s’expriment parfois les philosophes en parlant du cerveau, n’appartient qu'à un rédacteur.H est assez difficile de mettre en So 11.in., arrivant à Rawdon vers 11.15 a.m., revenant le même soir.tri blo (n •^PACIFIQUE __ANADIEN rM CRANO'TRUNK avi 1:1-1 ILWAY SYSTEM (Un aux Excursions de Noel cl du Jour de l’An (l’a Ceux qui aiment l’étude et qui liront ce beau livre instructif qu’est l’Histoire de la Littérature française de M.Lanson, qui suivront l’évolution littéraire de la France, notre mère-patrie, depuis le Xème siècle jusqu’à nos jours, qui goûteront le style pur et noble de cette oeuvre d’érudition, éprouveront la joie d’avoir ajouté à leur savoir, Seule double voie ferrée entre Montréal, Toronto, Hamilton, Niagara Falls, Détroit et Chicago.pa déi “J’offre ce livre “à qui lit”, me disaient les honnêtes préfaces du vieux temps, à quiconque lit nos écrivains français.J’espère qu’il sera utile aux jeunes gens qui font de cette lecture une étude, aux élèves des deux sexes de nos lycées, aux étudiants de nos Facultés; d’autant plus utile qu’il n’est point fait exclusivement pour leur usage, à la mesure d’un examen, livre pour la mémoire et livre d'entraînement.Je crois ne pouvoir leur rendre un plus grand service, que de leur présenter une Histoire de la Littérature française qui s’adresse à tous les esprits cultivés désireux de se cultiver, et qui élargisse leur étude en la désintéressant.Ils n’en seront que mieux préparés, et plus au-dessus de tout examen, s'ils tint pu, en se préparant, oublier qu’ils étaient candidats, et pratiquer la littérature pour elle-même.Ou encore : “En littérature, comme en art, ne peut perdre de vue les oeuvres, infiniment et indéfiniment réceptives et dont jamais personne ne peut avoir épuisé le contenu, ni fixé la formule.C’est dire que la littérature n’est pas un objet de savoir : elle est exercice, goût, plaisir.On ne la sait pas, on ne l’apprend pas : on la pratique, on la cultive, on l’aime.Le mot le plus vrai qu'on ait dit sur elle, est celui de D cocartes : la lecture des bons 11- com- 1 01 onto .$10.00 ! Hamilton Ottawa .3 30 London .Quebec .4.90 Détroit .Sherbrooke .3.20 | Petcrboro .Ste Agathe .$10.65 .12.95 .14.70 • 7*85 M«30 toutes les autres gares au Canada, Fort-William et l'Est; aussi ZI ng troit et Sault Ste-Marie, Mich., à Buffalo, Black Rock, Suspension Bridge, et Niagara Falls, N.Y.; et gnres du Pacifique Canadien dans le \ ermont et le Maine au PRIX D'UN PASSAGE SIMPLE PREMIERE CLASSE Bons pour partir les 23, 24 et 25 décembre, limite de retour le 26 décom- ?nn trial! Attention 1 $ triai choix de Statees, métal deré ee pleetlqse, Vellleoee», Bénitiers, Chas-déliera.Fantaisie, etc., etc.1 L D.I lltMlSS 1HIEE E.• i PALMISTE Medium Intuitive.Ma-nanve Oerolue, parisienne, dit le pns-80• *e Présent et l'avenir d'une personne et si elle deviendra veuve ou non.Mme.Carolus, cartomancienne, faisant les grands Tarots Egyptiens qui contiennent 78 cartes dans le jeu.Rc-J heures du matin à 9 heures du soir, cevra A son salon de consultation, de excepté le dimanche.Prix de consultation, 26c.60c.81.60.438 Adam, on- lr“ Laealle et Lltoumeaux, Maisonneuve.47-4 Rafraîchissent Nourrissant t I i m i ï •eas »ééf> deeleet.Hee i i > • BEAUniER P' toires, etc." I.iHli4 Apéritif, avant les repas.Digestif, après les repas.Ferlent.J os.DUMONT.Sous-secrétaire «le la province TRTHEY, BERCOVITCH & KEARNEY, procureurs des requérants.43—4 ine.= BESSETTE Avocats do l'Associa^ dons de la province de /chiébec 46-6 ine.^ » v U DUTAUD, on des Opti- r v LAuHIV .\ * .I \t Toutes lee phermecle».à f ¦) Mm X « ¦.a I .'¦¦spw1*:-*.-¦ '¦ mm ; \ j «NOMS! r .ifil ¦ .V t .: ii .’ r** 4> N 11 1 nt â 11 - v-, i’ NK ¦E War mité * ' :V -} f'4x t*1 .V'P •• r.'-rr-rff; V 5 RTS .wv ./ % ft m; \ MS i • *1 • ydi •nitv" %>y • ' v 1 SSES^Sæ vi .|'.V 'A'.'¦'.V T* M w ta LB PAYS, 23 DECEMBRE.1911 >>' ' «**•, fl E * v.?' % hî il Caisses d'Epiceries et de Provisions pour les Fêtes M «v T vAv I ii «V>.* X Pour les Fetes * # * M n 4X \ La demande pour dob caisses d'épiceries et de provisions pour les fêtes augmente beaucoup d'année en année.Rien ne peut vraiment être plus utiles et plus hautement apprécié que UNE CAISSE D'EPICERIES ET DE PROVISIONS DE PREMIERE CLASSE POUR LES FETES.Nous délivrons ces caisses franco de transport n'importe où dans l'Ontario, dans Québec ou dans les provinces maritimes.Il y a plus d'une pauvre famille qui apprécierait beaucoup la faveur d'une de ces caisses spéciales d'épiceries et de provisions.L'an dernier, nous en avons livré une grande quantité de ces caisses dans les diverses institutions de charité de cette ville.Voici une liste de ce qu'elles contiennent et do leurs prix : La Caisse No.5 pour les Fêtes à $5 50.contient : 1 panier de pommes.1 jarre de confitures anglaises, contenant 4 lbs.2 boîtes de sardines.1 botte de cocon.1 bout, de sucre d'orge 1 jarre de betteraves martnôcs.1 bout, do “catsup” de tomates f i J l î « - # .î» v.I,A- •.¦$ •*.COGNAC CLAUDON II % 1 If \s« ?V nu I.// • \ >t/^ Z » • a i J • » t • ^ * •: i 1 Plum pudding de Noël 21bs.1 lb.de thé Ceylon.1 lb.de café.1 botte de raisin de table.2 lbs.de noix mélangées.1 botte de biscuits de Noël.1 boîte de figues de table.1 doz.de bonnes oranges.1 jarre d’extrait de boeuf.4 h i I ' I' CLARET I \ II II I ¦I .le gallon .par 6 bouteilles Qrts.$3.00 Qrts.3.50 1.10 1.25 Pts.$3.50 Pts.1.00 Vin Claret Vin Claret Mcdoc St Julien Vin G.& K.embouteillé i\ Bordeaux la caisse .la caisse .la caisse .la caisse .la caisse t t VT • • I- .la caisse .la caisse Mil \ La Caisse No.6 pour les Fêt* s à $10.00, contient % 1 Plum pudding de Noël, 2 lbs.2 lbs.de thé Cey^on 2 lbs.de café A la crème.2 boites de raisin de table.2 lbs.de noix mélangées 1 bout, d’olives 1 doz.de bonnes oranges 1 boîte de chocolats 1 boîte de biscuits de Noël.1 jarre de confiture anglaise, contenant 7 lbs.1 boîte de figues de table.1 9 t i Pts.5.00 Pts.S.50 4,50 Qrts.Qrts.8.00 Qrts.7.50 Qrts.Qrts.18.00 2 jarres d’extrait de boeuf 1 panier de pommes 3 bottes de hareng 2 bottes de sardines 1 bout, de sauce Chili 1 jarre de betteraves mariné.es.1 grosse botte de pèches en serves.1 bout, de cornichons C.& B.1 bout, mates.Médaillon rouge Médaillon bleu Chateau Bonnefons .Chftteau Lafitte Pts.1 8.00 0.50 : I Ta Pts.9.00 Pts.18.50 v '—% r.-iS yfi » SAUTERNE V con- sfc « M .le gallon $1.35 .la doy.3.00 .la doz.3.50 .la doz.4.00 Sail terne Spécial Sauterne Grave Barsac de “catsup” aux to- La Caisse Na* 7 pour les Fetes il $ 15.00» contient : 1 Plum pudding de Noël, 3 lbs.2 lbs.du meilleur thé de Ceylon 2 lbs.du meilleur café.1 boîte de raisin de table Layer 2 lbs.de noix mélangées 1 bout, d'olives 1 boîte de chocolats 1 boîte de biscuits de Noël.1 boîte de cacao.1 bout, de sauce L.& P.2 bout, de cornichons C.& B.1 grosse jarre de viande ce” C.& B.2 grosses boîtes de pèches conserves.UC AL H .ENRI se livrant à quelques exercices de sparage avant d'entrer dans la lutte.GRAVE G.6 K.enbouteillé i 2 grosses boîtes de poires en conserves.3 lbs.de figues de table.1 botte de biscuits importés.1 jarre de confitures anglaises de 7 lbs.1 jarre de betteraves marinées.1 bout, de “catsup” aux to- mates.2 boîtes de “lunch tongue a Bordeaux Pts.Pts.Pts.Pts.IL'.:," Pts.18.50 Qrts.4.50 Qrts.8.00 Qrts.9.00 Qrts.12.00 Qrts.18.00 5.50 8.50 9.50 la caisse .la caisse i • i Conte de Noel versa deux verres de “Rye” qu’il a va- une cerise qui tremble A la patte d’un I la coup sur coup, sans souffler entre oiseau.Il plaça l'étui dans la main I chacun, avec un claquement de lan- ouverte de Margaret.Il allait se re-C’est le soir de la messe de minuit, pue comme un crapaud qui avale des tirer, quand un gazouillement d’oi- I De gros flocons d’ouate blanche torn- mouches : Toe ! toe ! c’est fini ! seau attira ses yeux vers le berceau, bent du ciel cardes par les rayons Puis il se mit A siroter sa “ponce”, Bébé éveillé jouait avec ses petons I d’argent de la lune, il mut des mous- doucement, l’air béat, tandis que son déchaussés.C’était un adorable en- I sennes aux berceaux comme des peta- doigt distrait écrivait sur la table fant potelé et râblé, de grands yeux I les aux lis.Dix heures sonnent lente- poussiéreuse où les verres avaient bleus, une bouche en fleur, un nez mi- I ment du clocher de l’église anglaise laissé des ronds clairs : 1912.gnon, A peine gros comme le bonnet I coiffée d’une tuque blancüe.n airain Une douce rêverie de fin d’année d’évêque d’une jeune dinde de l’année, a le timbre voilé, la voix lointaine s’empara de lui.Peu A peu son mu- les cheveux couleur carotte, mais bou-1 déjà partie des agonisants.L activité seau se détentit et de petits frissons clés durs comme au fer.| fiévreuse de la journée s est un peu couraient A fleur de peau sur sa lèvre —Oh ! le joV mfant Jésus !.fit le calmée.Les gens qui se sont attardés supérieure.père avec orgueil.j dans les magasins, se bâtent de ren- —L’année qui s’enfuit mérite d'être En même temps, une idée lui passai trer, et ceux que l’on rencontre euco- marquée d’une étoile d’or dans les rapide comme un éclair, re la démarche incertaine, t&tant le fustes de l’Irlande ! Que ne puis-je la —Il y a assez longtemps que nous { chemin de leur canne tremblante ce rattraper par les cheveux comme Mar- avons des enfants Jésus fadasses, sont de vieux dévôts qui craignent g&ret quand elle parle de s’eu retour- blonds comme des albions ou bruns d’être pressés par la foule ou des peu- ner chez sa mère.Nous avons eu le comme des iroquods.Nous aurons cet- I tes gens qui veulent être de bonne Congrès Eucharistique, il n’y en avait te année un Jésus irlandais ! Et nous heure à l’église, afin d’avoir une pla- (lue Pour nous ! Le drapeau de l’Ir- serons plus près de la vérité histori- I ce au spectacle sacré, sans la payer laad a flotté sur la ville conquise ! que, car l’enfant divin n’est ni plus I trop cher." Nous avons triomphé A Rome ! Trois ni moins que notre cousin germain ! I Une de ces bonnes vieilles soucieuses cardinaux, rien que ça.Nous ré- J’ai lu dans un ri eux livre d’Irlande de prendre de l’avance, parce qu’elles »nons sur Concordia.Le premier ma- qui venait de mon grand-père, que ont tant de prières à dire : et pour î gistrat est un fils de la verte Erin ! lors de la dispersion des douze tribus I les disparus, et pour les absents, et J inamovible ! Essayez de le déplacer d’Israël, plusieurs disparurent de l’A-pour les malades, et pour tout le si vous Pouvez ! sie.Une de celles dont on cesse de par- monde, s’en allait A petits pas, les 11 pencha sa tête sur sa poitri- 1er dans l’histoire juive se serait réyeux A demi-fermés, égrenant son cha- ne P°ur mieux savourer son extase.fugiée dans la verte Eméraude.La pelet de nacre au fond de son man- Soudain il aperçut une petite mai- harpe de David figure dans les armoi-chon, quand un homme sortant d’un son de chaume sur le bord de la mer ries de l’Irlande—bien qu’aucun de • magasin les bras chargés de jouets la verte et sifflante comme un serpent nous ne sache pincer les cordes — et heurta violemment.Les deux pieds lui et poussait ses anneaux glauques cette soif de domination qui nous départirent en même temps et sa tête ; Jusque sur la masure.Dans l’unique vore accusent notre noble origine, rebondit comme une balle de celluloid 1 Pièce de la maison, les enfants dans D’ailleurs, n'est-il pas plus* honorable sur le trottoir un tampon de neige une touchante confraternité man- de dire que le nouveau-né de Noël est .étouffent les te.petits, cris qui Am i Soient le diner de Noël qui se corn- ' un irlandais plutôt qu'un juif ?Nous ’ échappèrent posait de hareng et de patates, avec I allons mettre cette vérité au point ! —By God *’ ne pouvez-vous regarder le P°rc» les Poules et le chien.Il prend une paire de ciseaux dans où vous marchez » fit l’homme en tà- ”Mais c’est la maison paternelle, une boite de toilette ouverte sur la tant ses paquets pour voir si rien Pat ! ComTm°d(ï Ave=,la sT0retf de bFas d'u- n’était cassé.11 rentra dans son pa- Soudain un en retentit : le land ne Judith ou d’un Lemieux, de ceux pier la tête d'un polichinelle qui lui *0J*d ' quj se croient 1 instrument d un desfaisait une drôle de grimace.1 Les petits effarouches se sauve sous sein providentiel, il se met A tondre Un gamin de la rue s’empressa au- I le liv» la femme s’évanouit.Seul un I son petit.Les lingots, couleur de tire ig femme • *" grand garçon fièrement se campe sur brûlée, tombent dans la main du sap L , , ._ .le seuil et attend d’un pied ferme | crificateur, tandis que Venfantelet rit Vous n avez rien ema ^ l’Anglais dont on entend la botté I amusé par le froid de l’acier qui cha- au moins.Que voulez-\uUb, c es un 1 ^peronnée résonner sur le pavé.I touille son cou grasset.moyeu faut que ça Paase, qui e a —Vous avez l’argent, fait le land- Patrick s’enfuit comme un voleur, écraser tout le monde .fit le gu ro- fon^ cn apercevant le gars.En passant devant son secrétaire, il che avec une gravite de philosophe re- _Xon , prend une bouteille de “mucilage” de venu de tout., I —Vous savez ce que je vous ai dit, la corporation, de cette bonne colle, il faut déguerpir et plus vite que ça! I rlul sert A l'hôtel de ville A coller les Et comme il levait le pied pour ponc- réputations endommagées, les pots tuer son ordre d’expulsion, deux cassés et que Margaret emploie pour mains solides se nouèrent en étau sur coller les têtes de poupées arrachées, son cou de taureau, et il tomba com- I lçs charettes séparées de leur timon me une masse, tandis que le jeune et *1 court A l'église.Irlandais prenait ses jambes à son Le temple était presque désert,quel-cou.I ques rares pénitents achevaient leur confession.En rampant—comme d’ailleurs il en avait l’habitude—il se fau- Pnvillon bleu Pavillon rouge Haut Saut la caisse Aigle Impérial Extra Dry la caisse Chût eau Yquem >?.la caisse VIN TONIC ESPALY t I t 10 p.c.A la caisse .75c.la bouteille « • 1 panier île pommes 1 doz.de bonnes oranges 2 boites de sardines 1 boite de poudre d’orangeade.mln- VERMOUTH ITALIEN PRATTO en 70c la bouteille 500 autres ABSINTHE SUISSE PERNOD FILS Caisses dt Vins et Liqueurs pour les Fetes DE FRASER $1.35 la bouteille BOURGOGNE LEON VIOLLAND tes caisses de vins et liqueurs sont d'une valeur exceptionnelle, chaque caisse contenant une douzaine de bouteilles queurs de première qualité, choisies parmi des milliers de caisses qui ont été brisées pendant l'année.Nous adoptons cette méthode d’écouler ces marchandises et de plus nous payons tous frais de trans.port pour les provinces d'Ontario, Québec et les Provinces Maritimes.de vins et li- .la bouteille Qrts.70 cts.la bouteille Qrts.75 cts.la bouteille Qrts.75 cts.la bouteille Qrts.75 cts.la bouteille Qrts.75 cts.la bouteille Qrts.70 cts.la bouteille Qrts.$1.50 .la bouteille Qrts.$1.50 A la caisse 10 p.c.d’escompte.Pts.35cts.rts.10cts.rts.ion .rts.îoct .Pts.40cts.Pts.Pts.75 < Pts.Macon Beaujolais Pommard Beaune Nuits Chablis Nuits Mousseux Chablis Mousseux 35c FRASER, Y IG ER & Co., Limited.•t Voici nos prix : La caisse No.I pour les Fetes, ù $7.50, contient : », et l o 2 bout, de vieux Rye de Walker 2 bout, de Allan dhu Scotch.1 bout, de vin extra 1 bout, de Gin de Bols 1 bout, de rhum de la Jamaïque 1 bout, de Brandy Club House 2 bout, de whisky blanc 1 bout, de vin d'Oporto No.2 1 bout, de Sherry P.Paniers de Champagne, petits et grands, de différents prix.Réduction de f>0 p.c.sur les prix réguliers.Très convenable pour cadeaux.Lh caisse No.2 pourr les Fetes, a $9.50, contient : 2 bout, de Rye Walker V.O.2 bout, de Scotch Allan dhu 1 bout, de Gilbcy’s Irish 1 bout, de Gin de Bols 1 bout, de rhum de la Jamaïque ***** msrr.**4MI 1 bout, de Brandy Salamander 1 bout, de whisky blanc 1 bout, de Liqueur 1 bout.Me T.Sherry 1 bout, de Oporto No.4 La caisse No.3 pour les Fetes, a $11.50, contient : | MOQUiN FRERES, \ 1 120, RUE SAINT-DENIS!; : 1 jj I TEL.EST 1682.| f.9 1 bout, de Brandy Salamandre 2 bout, de bon vieux Scotch de Fraser 1 bout, de Rye V.O.de Walker 1 bout, de Gin de Bols 1 bout, de Rhum de Gilbey 1 bout, de Gin Old Tom 1 bout, de Liqueur 1 bout, de Sherry S.D.1 bout, de Oporto No.10 La caisse spéciale de Gilbey, No.4, a $12.25, contient : I \ LA GARANTIE 2 bout, de Oporto de Gilbey pour malades.1 bout, de Chateau Loudenne de Gilbey 1 bout, de Gin Sec de Gilbey 1 bout, de Brandy de Gilbey 2 bout, de Strathmill de Gilbey 1 bout, de Pommard de Gilbey 1 bout, de Old Torn de Gilbey 1 bout.Gin Plymouth de Gilbey 1 bout, d"Irish de Gilbey 1 bout, de rhum de Gilbey La caisse No.1 vous coûte $7.50, transport payé.La caisse No.2 vous coûte $9.50, transport payé.La caisse No.3 vous coûte $11.50 transport payé.La caisse No.4 de Gilbey vous coûte $12.25, transport payé.Comme valeur, on ne pourrait avoir l'égal des caisses ci-dessus dans aucune autre maison de tout le Dominion.X la a ut So O U « « lai PS0MMM[|] bit pe L’enfant avait deviné juste, le brutal qui venait de jeter une femme sur le pavé dur comme du cristal de roche, sans lui porter secours, sans s’excuser de sa maladresse, s'appelait Patrick O’Flaherty.Il était rond de cuir, sans position définie A l'Hôtel de Ville, mais par nature comme par état, il ne se penchait jamais plus bas que soi.On dit rond de cuir, c’est une façon de parler, on ne l'avait jamais vu faire le rond qu’autour des échevins ou des supérieurs, était rond parfois, ce m’était pas de cuir, vous pouvez le croire.alors il avait l'échine me toi la C* eu: ERASER, VIGER & CO., Ltd.en Ço vend, sous le nom de Cognac, des Eaux-de-Vie de ) grains très communes, cuisinées avec art, aromatisées à l’aide d’essences artificielles et fort dangereuses ^ pour la santé.\h f/ fl H ne: se Italian Warehouse Etablie en 1856 Succursale : vers Bâtisse Fraser-Nordheimer 211, rue 8t-Jacques, Montréal 235-237 AVENUE LAURIER OUEST.Pe Le décor change : c’est une grande plaine de neige, il perte de vue, on dirait un paysage des pays lunaires.Dans une cabane en bois où flambe un feu clair, un homme est couché sur un grabat, près du poêle.Malgré ses traits décharnés, sa pâleur cadavérique, Patrick reconnaît le jeune homme d’Irlande.Une fillette lui mouille les lèvres avec une plume.C’est vagabond que la fermière a recueilli mourant du typhus.Victime de son dévouement, la pauvre femme se tord sur un lit dans la chambre du haut, atteinte du mal terrible.Soudain le moribond, dans un suprême effort, se I en liesse.qu fila sous le rideau symbolique qui cache le nouveau-né jusqu'à l'heure de sa naissance dans le berceau lumineux.Il eut tout le temps d'accomplir son forfait, de substituer les frisures rousses de son bébé à la perruque de | , filasse du Jésus et d’aplatir de sa main brûlante de fièvre, la cire ma-léahlc de la lèvre supérieure, en retroussant malicieusement le nez mi- en ces S'il So ser > Mais inj plus comme souple et la parole plus entortillante et qu’il riait plus fort des grosses farces du “boss”, on lui pardonnait ses incartades dans les vignes du Sei- c'e ne un % Pa Objets en Cuir vn toi gneur.Le jour de la St.Patrice, coiffé d’un haut de forme, une touffe de trèfle à la boutonnière de son frac, caracolait dans la procession sur un cheval blanc, ce qui lui avait concilié l’estime des fééries du collier d’or et des panaches.Paresseux, hâbleur, eut trouvé indigne de lui d'aligner des chiffres sur des cahiers d’un blanc bê-Métier d’esclave, bon pour les gnon.le XXX LE COGNAC tri Une heure plus tard le temple était Des cris de joie retentis-drosse sur son lit et parlant à quel- I salent sous la voûte bleue.Les am-qu'un qu'il croit près de lui, en son | poules multicolores mettaient des sou-délire : il ne POUR CADEAUX DU fn x IT é|> NOUVEL AN Mon fils, souviens-toi, paie rires de pierreries aux christs en cui-Si je ne suis pas mort vre, aux vieux chandeliers.Les vases le I sacrés resplendissaient comme des astres.Au rythme joyeux d’un chant de Noël, les genuflexions tournaient en & : Sans l’avoir jamais vu, la voix du I révérence de menuet, les boucles sau» I sang parlant en lui, Patrick cria : talent autour des jeunes fronts, les Mon grand-père !.Il se passa une yeux avaient des scintillements de- main sur son front glacé.Scs jambes | toile, pesaient comme du plomb, un étrange frisson lui courait sur l’épine dorsale.I né ! criait la foule.—Margaret m’aura fait un grog trop fort, dit-il pour se rassurer.Inquiet, | tés.il écouta.Il n’entendit que les ronflements réguliers de ses petits.De I arriver à la crèche et contempler la ses doigts tremblants il se mit à dé- I petite merveille.Les hommes velopper les jouets : une poupée, une talent fort et gesticulaient.Une vieil- crossc et une balle, un polichinelle, un | le emportée par l’enthousiasme prit hochet d’ivoire avec des grelots.—Heureux enfants ! « « il IX ma dette ! j'i comme un chien, moi, le banni, proscrit, je le dois à ces braves canadiens qui m’ont recueilli ! fry; Wti ':i m 68$ ;sS * ______________________________________!______________________________________________ ' v x~,.- ' - ____: yCMBWOSSy 1 X ¦ r-i L J m W pO-ji A K- 'M)) ; / >/ V; Manufacturé s# au Canada ' » : >V.v tt.s Q -Gillette < VA 71» Sfr 0 rPAOE » IF MA^'K ¦F » » lu I known the VA I ¦ WORLD OVER I ¦I : & .1 BS s m 8 I:: » 'r % J / ¦ Ui / V, Wl ?mm f, *4 ' & ,1; Z "%.m % 'J?• % is.' edition de poche EDITION STANDARD A V, Genre panier - Boite de métal, capitonnée de velours.Boite es cuir, capitonnée do voleurs.% No.460, Boîte en maroquin, rasoir triplement argenté rÀ 0 I Boîte et Rasoir triplement No.501 argentés.$5.00 » 1 • • • • $5.00 No.466, Boîte en vrai "seal", rasoir triplement argenté, $6.00 No.468, Boîte en peau de cochon anglais, rasoir triplement argen- ! • • • No.501a, Boîte en "gun métal” et rasoir doré ÉV $5.50 « ' No.501b, Boîte et rasoir dorés, EDITION STANDARD EDITION DE POCHE té, $6.00 $6.00 Genre écaille—Boite de métal, capitonnée de velours No.468 b, Boîte en peau de cochon, rasoir doré, 14 k.$7.50 “Indestructible” Boite de métal capitonnée de velours, No.502, Boîte et rasoir triplement argentés No.460b, Boite nikelée ; rasoir triplement argenté, $5.00 Le rasoir GILLETTE sert tous les jours de l'année dure une vie.Le Cadeau de Noel le plus pratique et le plus utile.r,' No.502a, Boîte en "gun métal” et rasoir doré $5.00 V $5.50 et I No.502b, Boîte et rasoir dorés, ; $6.00 1 » UN CADEAU PRATIQUE Le RASOIR de SURETE GILLETTE 3 Les cadeaux d'apparat ne sont plus guère prisés.Aujourd’hui ce que l’on apprécie, ce sont les cadeaex pratiques, milliers de rasoirs de sûreté GILLETTE Pour le temps de Noel.—Aucune lame ne rase mieux seul rasoir dont la lame s’ajuste, et qu’on peut fixer à son goût, pour se raser très ras ou plus légèrement.—C’est en voyage surtout qu’on apprécie le G I LLETTE .*—C’est rendre un grand service à un homme, que de l’habituer à se servir du Q I LLE TTE —Comme cadeau, riea de mieux à offrir.— Un GILLETTE dans une riche boite de cuir ou de métal, avec une douzaine de lames, plaira à a’inporte qui.™S’il a une édition Standard, donnez-lui une édition de poche ou une conbinaison.Les lames constituent même un cadeau fort acceptable.Voilà pourquoi il se vend des que la petite lame Gillette—Le Q I LLETTE cst le v VOTRE BIJOUTIER, VOTRE PHARMACIEN, VOTRE QUINCAILLER OU VOTRE MERCIER, DEVRAIENT VOUS FOURNIR UN BON ASSORTIMENT DE GILLETTES.SINON, ECIUVEZ-NOUS- DONNEZ NOUS SON NOM, SON ADRESSE, ET LE GENRE QUE VOUS PREFEREZ, ET NOUS VERRONS A VOUS SATISFAIRE.t>; aji L m Bureau et Manufacture i 63, RUE ST-ALEX AN D R E, MONTREAL Bureaux à New-York, Chicago, Londres,Angleterie et Shanghai, Chine.— Manufactures à Montreal, B oaten, Leicester, Berlin et Paiis.KNOWN THE WORLD OVER ?c CARNET D'UN IGNORANT Tel.Marchand : 1671 Tel.Bell: 2641 PARC SOMMER Le Nouvel Hotel Freeman PASSIVITE D’UNE RACE N.SEGUIN, Programme extraordinaire dimanche prochain le 24 courant, à 3 et S heures.RUE ST-JACQU£S EPICIER Moi, voyez-vous, je n'ai jamais eu lui, dans la quiétude d'une conscience la prétention d être ferré en théologie tranquille.autant qu'un rédacteur de V" Action J'irai plus loin; et, s’il le faut pour Sociale".Mes parents ne m'ont fait mériter l’estime et l’admiration de ces bonnes Ames, je suis prêt A tous Va! et marche-pied aux autres peuples.Nous ne sommes que des colons et nous croirions déroger A ce titre de colon que d'aller oublier un moment que nous ne sommes que des colons.Dans notre propre province nous jouons le rôle de serviteurs; c'est ce rôle que tous les nôtres jouent quelque part qu'ils soient: on nous y a habitués dès notre enfance.Pour être de bons serviteurs il nous faut donc savoir Les Contes de Noël, en vues animées, fournies par la “General Film Co,“ de New-York, avec le concours de Madame A.Desmarais, contralto, Thé, Café, Beurre, Fromage, qui chantera “Jésus de Nazareth”.Mlle.Eugénie Tessier, soprana, dans ' Montez A Dieu" de Gounod.M.Paul d'Ajax, chantera le “Credo du paysan" de Gotnblier et M.W.E.Edwards, baryton, dans “Holy City”, \ et pour finir, chanteront en cnoeur, 47—1 an.Minuit Chrétiens" avec accompagnement par la Musique du Parc.Les attractions suivantes seront aussiaussi au programme : The Pujalos Troupe, célèbres danseurs russes.Spécialités : RESERVEZ VOTRE TABLE DES MAINTENANT POUR LE SOUPER DE LA faire qu’un cours classique, et je sais bien que je n'en suis pour cela ni plus leur sacrifier.Qu’on me dise: instruit, ni plus intelligent.J'ai une J’irai.Et Von verra jusqu’A quel petite philosophie naturelle, tout coin- point je sais pousser la soumission me Jos.Bégin a la sienne, et j'ai, dans 1 obéissance.tout comme son beau-frère Tardivel, Car la soumission dans l’obéissance la manie d’écrire A tort et A travers, est encore une des plus belles vertus, C'est ma manière A moi, comme A du moins si j’en juge par ce qu'en dieux, de dire ma façon de penser.Il y sent les théologiens do V“Action tio-en a qui prétendent que j’ai une fa- ciale".Çon bvte de penser, d'autres soutiennent que c’est plutôt une îaççn Penser bêtement; n'a-t-on pas .‘été jusqu'il maintenir, avec la majestueuse gravité qui doit, en toutes circons-ces, draper un rédacteur de V“Action Sociale Vins et Liqueurs.: Veille du Jour de l'An.« • 1458, Ontario Est, COIN FRONTENAC.R.RELIVE AV, Artiste Peintre L.GU K N ET VE, Peintre Décorateur obéir.Et nous savons obéir mieux que qui que ce soit.Nous le savons, parce que dans la famille, A l'école, au collège, A T université, au séminaire partout, toujours on ne nous a parlé que d’obéissance.Ce n'est pas devant le veau d’or que nous nous prosternons, nous, | musicale, c’est devant la férule.On ne nous a parlé que d'obéissance et jamais de I tes sur trapèze, virilité, de crainte, peut-être, d’éveiller en nous le sentiment que ce mot | équilibriste.do virilité évoque.A tel point • • Teinturerie et Nettoyage Avez-vous quelque chose A faire teindre ou nettoyer ?Adressez-vous : The Canadian Dyeing and Cleaning Co., 1S6 St-Fhilippe, St-Henri.Tout ouvrage garanti.“La Décoration Moderne" Cette vertu m’est venue sans effort, comme, d’ailleurs, elle nous rient A tous dans notre paisible et patriarcale province de Québec.Ce n'est pas étonnant : tout un passé d’obéissance et de soumission fait que notre race en est tout imprégnée.Depuis la conquête du pays par les Anglais, en 17CO, et par les Irlandais, l'année du grand choléra, nous n'avons jamais connu autre chose que la soumission dans l’obéissance.Ça été comme une huile salutaire qui nous a ramolli l’échine et qui nous a facilité nos courbettes devant les races étrangères et : de Phina & Fink, grande nouveauté Entreprise Générale de Peinture, Enseignes Fresques et Décorations, Etc.Encadrement et Importation de Photographies d'Art, Statuettes, Moulages, Grès, Flammés, etc.Grand choix de Tapisseries.: 50—12ins The 2 Normans, merveilleux acroba- ?» que nm façon bête de penser bêtement est blasphématoire et injurieuse A la Divinité ! Vraiment VOIES URimiIRES Mark Howard, jongleur comique et de la part de ceux-lA, e'est bien mal reconnaître une bonne volonté; en effet, chaque fois que, Par 1 intermédiaire de ma plume,j’ouvre la bouche, ne fais-je pas les plus terribles concessions, ne sacrifis-jc pas le bon sens et lu logique pour me met- la concession de la majeure partie de tre d'accord avec eux ?Avec ces bon- nos droits et de nos privilèges.Aunes funcs, j’ai décrié la Révolution jourd’hui, malheur A celui d’entre nous française; avec ces bonnes Ames, j’ai qui, méconnaissant, la grandeur et la prié Dieu de nous faire revenir aux noblesse do la douce vertu de soumis-époques bénies de Louis XI, Charles s ion dans l'obéissance, tenterait de fX et Louis XV; avec ces bonnes Ames secouer le joug et irait essayer do re-l’ni applaudi A la découverte du 'plan lever la tête : un coup do massue, r ^TT\ SET DE TROIS MORCEAUX.Construction tris solide, les pattes de monture, grandeur 18 x 28, couleurs Marcheuse pour enfant.Empêche les jambes de l’enfant de devenir torses.Apprend A l’enfant A bien marcher.Recommandée par médecins, fini acajou, ressort oxy- $3.19 n 1 I f TROUPE D'OPERA DE 100 ORCHESTRE DE 80 Prix 25 cents à 11.50.liai, de Mercredi : 25 cents à $1.00 la table sont rivées A la rouge, vert et doré F.X.ST CHARLES & ClE, LIEE, Agents MONTREAL les • $1.47 a f dé f I
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