Le Pays, 1 novembre 1913, samedi 1 novembre 1913
¦ r, , .I, > 2JLKM LE CLOU DE LA SAISON Au Cari Parisien, l’ourerture de la magnifique .Ile du premier étage est un fait nccompl.-Service parfait, musique exquise, fraîcheur désirée.En bas: Téléphone Main 6314 En haut : Téléphone Main 6262 : ?S I ' SêUe à diner ;> , .Vf* Y A ROYAL HOTEL • >.# .I : V Près du Palais de Justice Propriétaires : Labrosse, Mf.vniir et Savriol.Tél.s Main 3670 Bureau.>.0 V PARKER BROS.\ • » 1 X .< • Montréal P.Q.; if*' • 9 Année.No, 43 Rédigé en Collaboration Deux Sous le Numéro 4me H V « L’Abbé DUBOIS LANCE UNE BOMBE viennent, avec une force inouïe, justifier toute la campagne du sur la question de l'instruction publique.qui ont fait cette cuquôtc-farce clans | Mais si un tel état de choses existe î qui ne trouvent qu ’une chose à dire à la paroisse de 1 'Immaculéo-Conception à Montréal, dans une grande ville et un homme qui trouble un peu leur quie- l'an dernier.A les entendre parler, —notcz-lc bien — dans les quartiers tude: vous ôtes un dénigreur, tous les enfants allaient à l'école, mais du centre seulement, car le territoire de I Mais la preuve de notre bonne foi, voilà bien un rapport qui va les cou- i la Commission Scolaire ne comprend c'est que la situation révélée par M.fondre et qui devra ouvrir définit!-1 que l’ancienne ville de Montréal, avant l’abbé Dubois est encore plus noire veinent les yeux des braves gens, il les annexions de SaintJ*.Jeau-Baptiste que nous ne l’avions décrite, y a assez longtemps qu'on trompe l'o- * du Boulevard St-Denis, do Hoehelnga, Be “Star’’ qui fait depuis quelque pinion publique sur ec sujet! Mais on de St-Louis du Mile-End, de Saint-lien- temps une campagne contre le coût (donc peut plus cacher la vérité mainte- ri, de Saintc-Cunégonde et de tous les v6 des livres d "école trouve là un ar-liant.Et plus on ira, plus elle éclate- autres quartiers excentriques, excep- gument sérieux en faveur de sa the' tion faite de la LonguePointc, si un se; sans dont*', si les livres coûtaient A-t-on nsez bavé sur nous dans les tel état de choses, disons-nous existe moins cher, D y aurait nombre d'en-bonnes fouilles parce que nous levions dans le coeur d'une grande ville, qu’est- Iunts qui fréquenteraient plus long-le voile sur touted ces hontes que des ce que ça doit être dans les campagnes temps 1 école, mais si 1 on veut at- gens avaient intérêt à cacher — sim- où les écoles sont à quelque distance teindre le mal dans sa racine, il n y plement j>our qu’on n'y remédie pas — de la maison paternelle, où les chemins a (lu un reinedo, 1 instruction gratuite et pourtant jamais nous n 'avions par- ne sont pas toujours beaux et les faei- (,t obligatoire comme dans tous les lé d’une situation aussi angoissante lit es de transport guère connues ?grands pays «lu monde.Qu on nous croieI les Canadiens-Français ne sont pas plus fins que les autres races et partout ailleurs pour combattre l’ignorance, on a du en venir à cette loi.Eh bien! c’est au tour de la province de Québec, il faut qu’elle marche.Et elle marchera ! ! Huitième année Total .J 78 élèves ou 0.0 six, sept pu huit ans.Th bien! en 1913, alors que ces enfants ont atteint dix, douze ou treize ans, 5i n'y en a que Nous basant sur de telles statistiques 1200 qui soient encore à l'école, c’est-à-nous croyons pouvoir affirmer, sans dire que les quatre cin quièmes d'entre crainte de nous tromper, que les deux- eux ont cessé d'v aller, tiers ou les trois-quarts des enfants de Peut-on donner une preuve plus écla-Montreal quittent V 'école avant l'ft- tante de la nécessité d'une loi d’o-ge do douze ans.bligntion scolaire?N 'est-ce pas là la plus belle répon- En ch if res ronds, sur 20,000 élèves, opposer à tous ceux qui nous ont il y en a 15.000 ou les trois-quarts dans accusés de dénigrer nos compatriotes les trois premières années, c’est-à-dire que nous prêchions la réforme d’enfants âgés de 5, 6, 7, 8, 9 et 10 ans jiic pour eu démontrer l'urgence cl à peine 5000 dan.les classes les nous mettions le public en présence de plus avancées, ce qui prouve absolu-la vérité.ment que les enfants le 10 à 11 ans échafaudage de stalls- qui vont à l’école sont presque l’exception.T ne comparaison fera mieux saisir La panique parmi les éteignoirs < < Pnvs > t .19.929 % ) S Ainsi il n'y a qu’un enfant sur quarante et un qui parcourt le cycle élémentaire modèle et académique, c'est-à-dire qui fait scs huit années d études, ou, en d’autres termes, sur quarante et un enfants qui commencent à aller à l’école vers I âge de six ou sept ans, il n’y a en qu'un qui la fréquente jusqu ’à quinze ans.Tous les parce i autres abandonnent en cours de route.' vt Pour 7529 enfants qui sont dims la il n'y en a que 17S ce qui veut dire que cinq mille enfants 'école en 1905, tous «-cuts ont, petit à Une situation désespérée Ouvrez les yeux, M.Gouln j so a ra.• * premiere année, dans la huitième, sur les quatre ou Catholique de Montréal | Mni -“ont entrés à 1 ¦t comme il n- »'"*•.'J'* petit, cesse *1 v aller.choses qui ne nous ims grands jour-• craignent rien autant que comme d’habitude ,1c M.l'abbé N a zairc Du-écoles de la Commis- lit ce fameux tiques * levé Devoir Le t apport visiteur les par M.Hervé Jiocdi dans et I bois «ion le t i < < Action Sociale pour prouver que la province de Qué• l»ee.quoique n‘ayant pas 1’"instruction obligatoire tenait tout de même , la tête du monde par sa fréquentation scolaire, quVn reste-t-il / U ^ J « Scolaire ,l'être publié; encore la gravité du problème.Nous la que vient de nous la faire entrevoir M.; \\x\ sj un homme courageux comme prenons dans le "Star”.Quand à Mont- l’abbé Dubois, pour la bonne raison j m.l'abbé Dubois, un homme qui n’a rénl un enfant seulement sur quarante | que nous-mêmes étions fort loin de ,,;is |,cur des chiffres, encore moins et un, fait ses huit années, à Toronto nous croire aussi arriérés.: qe \:l vérité, allait faire le tour d'un il y en a un sur #trois.Oh J nous ne nous faisons pas c d'ailleurs cenfermés dans un silence or- 1 thodo.xe.ill* état Voici les chiffres M .l'ald««'• 1 >u- I» bois: p.c.! Le nombre des élèves de la Commission Scolaire n'a pas varié très sensiblement depuis cinq ou six années et nous ne croyons pas errer que si cette année il y a dans la première année, il y au bas mot 5000 en 1008, il y a cinq ans.Ces enfants avaient alors sont, ' I Pi « .•>20 élève-* OU 27.S 1,10.1 élèves ou 22.1 3,301 élèves ou 16.9 2,000 élèves ou 10.1 17 élèves ou (>.’» 1S élèves ou 331 élèves ou L0 einiero année Deuxième an ma Aucun d’eux n’a osé en dire j Troisième année Quaiiièine année.j < 'inquiènm année .Dubois a mis devant le sixième année statistiques navrantes qui Septième année .A côté du tableau yi intéressant et me, encore moins sur la fréquentation m probant préparé par M.l'abbé Du- I scolaire, mais de là à songer que les en disant bois, sur le nombre d: < enfants dans i quatre cinquièmes des enfants ces- ! péfaetion sans doute! 7500 enfants telles classes nous aur ".us aimé en voir | sent de fréquenter l'école ft onze ou Mais voilà, en avait un autre donnant 1 ' .iga dos enfants, i douze ans en pleine ville de Montréal, pre-que rien et c'est bien cela qui fait lit c’est là que nous attendrions de pied il nous semblait que ce fut itnpossi- la force de tous les réactionnaires, de cinq, ferme ces jeunes gen*.de l'A.O.J.C.| ble.i tous veux quo le progrès oflusque et /g nous n*» savons rien ou seul mot.un 1 o M.l'abbé publie #./ U îles .! Le dimanche matin SA POLITIQUE MAIS VOUS MARCHEZ f Autour d’une I rôtis i* bu I m I protestation lu t; ïl m h 1 i Est de terroriser et d'abrutir les classes laborieuses RW • .\\W .1 Et vous dites que le “Pays" ne fait rien r: ,1 m k \ Le * * Franc Parler" dit des sottises à M.le maire Lavallée et à M.Langlois député de Saint-Louis, parce qu’ils ont pris part à une assemblée de protestation au sujet de l’accusation de meurtre rituel portée contre b*s .luih de Russie.Nous livrons ou courroux de M.La-vergue le due de Norfolk qui a partin' à une semblable assemblée de protestation l’autre jour à Londres.A son bras vengeur, nous livrons également Sir Wilfrid Laurier qui.ces jour- derniers, adressait aux protesta-ta des de Toronto la b-ttro suivante: 4 1 t k ‘ iî I : n t f '(/{ 'h II V 11 MM.Wrville.Around.France, Martel aux ouvriers de Trois-Rivières.
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