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Titre :
Le Pays
Résolument engagé, Le Pays se bat sur deux fronts : contre les chefs du Parti libéral, qu'il juge trop opportunistes, et contre l'Église catholique, trop envahissante dans les affaires temporelles.
Éditeur :
  • Montréal :Société anonyme d'imprimerie ltée,1910-1921
Contenu spécifique :
samedi 20 janvier 1917
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Pays, 1917-01-20, Collections de BAnQ.

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MONTREAL, 20 JANVIER 1917 Travail fait à la main Satisfaction garantie Encouragez r Industrie canadienne 1210 rue SAINT-DENIS Tél.St-Louis 1636 fjâjjtorado lqundry Fût-on cent millions d’esclaves, je suis libre.A VICTOR HUGO Cinq Sous le Numéro.Rédacteur en chef:ROOER VALOIS Sème Année, No 2 LACHINE A PARLE LA GRANDE ERREUR D’UN MINISTRE On revient au régime des licences Il est allé au bas clergé par la voie de l’Episcopat Dieu merci ! le curé de campagne n’est le valet ni du gouvernement ni de ses paroissiens LES PAROLES DE BENJAMIN FRANKLIN C’EST L’OUVRIER QUI A ETE LE GRAND FACTEUR % p devant un verdict librement exactivité sera tirer le L'an dernier, 1838 contribua- | contre elle et contre ses prorno-bles de Lack inc prenaient part au leurs, vote sur la proposition d’instituer dans leur ville le régime prohi-bitionniste et donnaient à cette proposition une majorité de 341 voix.& primé et que sou Ce qui n’a pas peu contribué à maintenant employée à éclairer l’opinion du gros peuple parti le plus salutaire pour ses et à la canaliser dans un sens ouailles du régime de licences contraire aux faux abstinents, ce restauré.Il saura, nous en som-flit, assurément, de voir à la tête mes sûr, se rappeler qu il y a Cette année, c’est au nombre de des plus fanatiques champions de tout un monde de dit!érence en-qu’ils sont allés au poil | la prohibition un marchand de tre l’usage et l’abus et que les pour décider si la prohibition de- j boissons de Hull qui possède, en meilleures choses seraient frap-vait être maintenue ou non.Les plus, un établissement de même pees de destruction s'il fallait non l'ont emporté par 17.nature à Montréal.Ce Pharisien conclure du particulier au général L’écart entre les deux totaux accompli se livra même à de tels et abolir un tout parce qu une excès de paroles et de gestes qu'il partie est défectueuse, finit par être évincé du bureau de Ht si le curé de Lachinc se revotation.concilie jamais à l’idée de tempé- La défaite de la prohibition est.rance contre prohibition, il ne se-du même coup, la déchéance peut- ra pas isolé, comme prêtre, dans être finale de tout un régime son attitude.Il aura pour corn* d’hypocrisie qui tendait à pren- pagnons des cardinaux, des pré-dre de plus en plus racine à La- hits de d il feront s grades, notain-ehine.ment Mgr Russel, curé de l’église St-Pat rice, à Charleston, C.S., qui, consulté au sujet d’impitoyables prohibitionnistes, a prononcé les paroles suivantes extraites, textuellement.d’une dépêche de Washington au * * N.Y.Sun ’, en date du I 1 E du dimanche suivant, rien ne saurait le priver de se plonger dans le “Devoir” jusqu’au cou, de s’en donner j our son argent d’actionnaire et cl ’abonné, à la fois, puis de se renseigner sur les ripostes de ce bon abbé Dam ours.Jusqu’ici, l'hou.M.Caron ne me paraît avoir récolté de sa let-tie aux évêques autres choses que trois lignes dans la “Presse” et le reproche de la part d’un journal hebdomadaire montréalais, de troubler les curés dans leur sieste agricole, de les forcer à faire acte de citoyen autrement qu’en paroles, en un mot (presque textuellement) de vouloir faire des prêtres, les valets de leurs ouailles.C’était bon pour le Seigneur de se proclamer et de se constituer de lait le serviteur des hommes.Un curé de campagne, se mettre à dire : “Baptiste, tu es homme.comme tel tu fais partie de l'humanité, tu as.à côté de tes droits, des devoirs.Tu les as ces devoirs d’autant plus sérieusement que tu passes pour un vrai croyant et que ces devoirs, qui sont surtout de charité, forment une partie des assises de la religion du Christ.’’ un curé, dire cela ! c’est, au regard de notre confrère hebdomadaire.tenir langage et faire acte de valets.Quant à ce qui est de l’économie.pour ce Baptiste, serait-ce aussi k-s appeler à tenir un langage de valets que leur demander de répéter simplement les paroles de Franklin à des fermiers de la Pennsylvanie.Franklin, l’un des plus grands philosophes connus, précisément parce qu’il n’étudia jamais la philosophie, disait tout simplement ces vérités simples à des paysans encore plus sim-111 pics : les régions supérieures.Ces grou- la hiérarchie et le bas clergé, pes représentent Dieu ; ils sont, de que faire?Dans mon humble opi-ee chef, nantis d’une bien grande nion, il y avait, tout pesé, la res-puissance.11 est done logique source de recourir tout droit aux qu’un ministre de l’agriculture bons offices du “ Devoir" qui a s’adresse à ces groupes pour gai- pour principaux clients et action-van iser une masse inerte rurale, la naires les gens du gros clergé.M.plus lourde qui soit, la nôtre.M.Caron ne doit jamais oublier que Caron n’ignorait pas, d’ailleurs, le “Devoir” peut et doit que la presque unique fonction servir à défendre ou à attaquer des primitifs pasteurs d’âmes, les mêmes institutions, selon que alors que la théologie n’existait l’indique l’intérêt des actionnaires, pas, fut de présider aux travaux C’est pour cette double fonction de la terre, à l’élevage, aux “pas- que furent fondés jadis la “ Ventourages ’’ — pasteur et pastoura- té” ge, les deux mots sont frères jumeaux.Aussi ne pouvons-nous que comprendre et approuver le geste de ce ministre demandant au clergé son concours pour obtenir que Baptiste produise plus et mieux, et qu’il économise dans sa propre nourriture et son propre vêtement, qu’il songe un peu, de temps en temps, qu’il fait partie de l’humanité, qu’il doit au bien de tous son apport particulier, que les hommes vivent en communauté, que tous, à la campagne, dans les villes, sur les fronts de guerre, sont frères, sont solidaires et conjoints ; que c’est, là, morale et commandement d’Evangile pour le moins aussi impérativement que la crainte de l’enfer et l’obligation de payer lu dime.A lu vérité, l’hon.M.Caron, mi, nistrc provincial de l’agriculture, fut très correct, absolument pro-11 prouva bien sa conçu vigueur épiscopales 2331 tocolairc.naissance (les usages dans les chancelleries t de la méticulosité presque maladive de ceucs-ci.11e saurait que le louer cl )’adnn Mais!.Posons les de votants est remarquablement considérable.Il indique pour le moins que la question a suscité un très vif intérêt.La signification et la force du résultat ne s’en trouvent, d’autre part, que plus marquées, plus satisfaisantes, plus définitives.La dessus un rer.d’abord.Depuis 1914, et toujours “cres-, il y a dans les gouverne- guerre » » cend o ments de tout pays en trois ministres dont la journée n'est jamais finie, comme dit l'Américain : celui qui don trouver ' les combattants et les mettre eu oeuvre, celui qui doit trouver la finance supplémentaire sain que la marmite de la famille c :ssv de bouillir, celui qui, avec moins d.» main-d’oeuvre, doit fane produire davantage à la terre pout arriver à nourrir, non seulement 1 siens, mais en quote-part plus ou moins grande, les populations des zones investies, labourées, pour l'instant, par les obus et ensemencées de cadavres.Je n ’hésite pas à l’affirmer : c’est le ministre de l’agriculture qui est la clef de voûte de lu situation.“Nourrissez bien mes hommes, insistait Napoléon, je me eh îrge du reste.1’“ Ordre”, le “Nouveau Monde”, 1 ’“Etendard” qui attaquèrent les Ordinaires plus souvent qu’ils ne les défendirent.Que M.Caron inscrive donc ces deux vérités fondamentales sur son calepin-bréviaire: le “Devoir” a été fondé par le bas clergé pour ses pompes et ses oeuvres à lui, bien à lui, et 1 ’“Action Catholique”, a été instituée par le haut clergé pour “watcher” le “Devoir”, comme autrefois le “Monde”, de Paris, pour “couvrir 1 Univers” de Louis Veuillot.La population ouvrière du La-chine a été le grand facteur du revirement.Elle a tenu à démontrer qu’elle ne serait pas dupe de ces bons bourgeois partisans de la prohibition qui ne les prive pas de leurs breuvages alcooliques, vu qu'ils ont les moyens de s’en pourvoir à la cruche et au gallon.Ces bons bourgeois sont vertueux et abstinents dans la personne des autres.De bien d’autres façons la prohibition s'était fait voir, ou odieuse.ou partiale, ou absolument inefficace.L’essai loyal qu’on lui donnait aboutissait toujours Maintenant, espérons que l’octroi des licences sera fait avec discernement et prudence; que ces licences, peu nombreuses, seront accordées à des hommes dont le caractère et le passé constituent une garantie de bon ordre, de dignité, de respect aux lois et de parfaite honnêteté quant à la qualité et à la pureté de la marchandise.t courant : ‘•I am always afraid of that class of people who are hotter than thou.I fear the man who convinces himself that his views are necessarily the views es of almighty God.1 fear saints in poli-1 sometimes feel that I would Ce qu’un correspondant nous a dit du curé de Laehine, et ce que nous en avons appris d'autre part, nous amène à croire que cet ecclésiastique s’inclinera loyalement on tics.like verv much to be able to revise the litany of saints ' \ Af saints of heaven, into would like to insert, earth, 0 Lord, deliver us”.1 ‘ All ye rcede for us From the =aints < 11 était facile de prédire, dès l’aube des deux pamphlets quotidiens, le “Devoir” et 1’“Action Catholique”, qu'ils se sépareraient un jour et chercheraient à s'ont retuer dès qur pour une raison sérieuse ou seulement un prétexte, sous un aspect ou sous un M.Caron a donc demandé la autre, il y aurait conflit ou seulc-eoopération du clergé rural, par ment marchandage entre les deux la voie de l’épiscopat, ce en quoi clergés, le haut et le bas.C’est il a été éminemment protocolaire.c qui vient d arriver à cause de Mais, hélas! il a démontré que s’il guerre, de la conscription, etc.j connaît les droits imprescripti- Ht e est a ce moment critique, blés de la hiérarchie proprement tragique, presque, c’est à ce modi te, il est peu au courant de la tuent, monsieur le ministre, que mentalité du bas clergé pour ce v°ns passez par 1 épiscopat pour qui est de certaines choses pure- ^ller demander au bas clergé une ment temporelles.Pour celles-ci, coopération de guerre! Quelle gui-conune pour les spirituelles, il est bien convenu et arrêté que le troupeau doit tout accepter sans y regarder de près, sans raisonner, même en disant: merci! Ce n’est pas cela du tout pour le bas clergé, surtout dans les pavs latins où, entre la hiérarchie et le ment, bas clergé, s’interposent des autorités occultes et très puissantes, presque toutes émanant, ô surpri- ; des causes se! de “soutanes courtes”, de laïques s’appelant, selon les époques et les pays, Veuillot, Tardivel (le père) Trudcl, Bourassa.I ) I • • ; de six années, membre du bureau ' fait de n ôtre qu'écoles universi-de l'instruction publique.Enfin les juges A.('hoquet (76 ans), de U ntral Falls, et F.Hébert, ILS MONTENT TOUJOURS taires, comporte des droits à une existence de marmotte qui n’est de 1 pas sans profit, puisqu'elle épar* (entreville, sont réélus par la lé- gue tout au moins lu fatigue d’en-gislature du Rhode-Island.11 11 n’était donc que raisonnable, et d’ailleurs prévu que notre ministre de l’agriculture s'ingéniât do toutes façons lé J gitimes, surtout lui (pie la guerre avait pris au dépourvu, avec une population rurale mal entraînée, (pii.déjà, en temps de paix, produisait insuffisamment.11 lui faut donc, aujourd’hui, comme à son collègue des affaires militaires.pendant que les “réguliers” de la culture sont à l’oeuvre, et que les assez bons deviennent meilleurs, activer les indifférents et entraîner de toutes pièces les chroniques bons à rien.Cela, ça ne se fait pas tout d'un coup ni à soi tout seul.trer dans le mouvement et de se Quand un Canaven, qui a du former une opinion sur des ques-eoeur, de l'instruction, et du toin- 1 lions de la nature de celle qui pré-toïn.sort de sa taupinière natale, occupe les trois grandes universi-comme l’Ecossais il a grand’chan- tés canadiennes, ce d'aller loin et toujours en montant.Au moment où nos compatriotes de l'Est américain préparent, pour le prochain 24 juin, un grand déploiement où ne se verra rien du tam-tam et du moutonnisme qui ont été les traits habituels des démonstrations d'ici, il est agréable de constater que ces compatriotes montent, montent toujours DANS LE MONDE et partout.A la vérité, propor- j lions de nombre et de circonstances gardées, ils montent plus vite et en plus grand nombre que nous d’ici, qui sommes chez nous.Nous cueillons au hasard et d&ns un seul courrier les faits suivants : M.J albert a toutes les chances d'être jugé à Providence, R.I.; M.Maxime Lépine, de Lowell, Mass., est nommé aux importantes fonctions d’agent acheteur ; M.Marcel Thibault, qui est sénateur dans le New.Hampshire, est nommé président du comité le plus important de la législature : le comité judiciaire ; un grand journal ennadien-frnnçais du Rhode-Island.qui lutte depuis 20 ans, a pu établir devant ses actionnaires un état d’affaires des plus florissants ; l’excellent curé Bourgeois, d'Arctic, un éducateur éprouvé, vient d’etre réélu à l'unanimité du sénat et de la législature du Rhode Island, pour une période :o: DORCHESTER :o: Un libéral important nous a dit : * ‘ Laurier eût sua* Lute préféré qu’i n'y ait pas d’opposition à l'élection de Sévigny Mais svluii l'expression de feu Les Universités McGill et de Sir John, Cil circonstance anal- gue, il n*a Toronto se proposent de porter à I1U re:enlr sc* ^ùens.Dorchester est six années la longueur du cours ua comté tK's domhlé l,:ir les vur&.A i es tueries et des develop- _ qUi sont reçus dans tous les presbytères, pem en t s afferents a cette science.Si Sévigny t s* battu, 1 J * n Catholique Mais .L Iliversité de Kingston ob- le sera doue, et sur son propre terrain, jeçte au projet, prévoyant un dé- Un conservateur en partance pour ficit prochain de médecins par Dorchester nous a dit : Si sévigny est suite de la guerre.Les districts battu il restera ministre, fût-ce connue éloignés ou nouveaux s’en trou- ; sénateur.Et l’effet direct sera de veraient privés.Comme d’habitude, nos Lavais ne savent pas même qu’une aussi grave question i gne : UNIVERSITAIRE n* Ajoutons que vous allez, : plus ni moins mais sous une autre forme, répéter au bas clergé.‘‘Amis, il est vrai que les taxes sont par la voie de l’épiscopat, ce qu’- IoiÀr(les‘ si nous 11 ’avions à payer que ici mémo mon collogue • Qypvicn" "l,1" lui taisait assax Oil, tout dernière- faire, mais nous en avons beaucoup par le canal de Mgr Ber- d autres, ut qui sont bien plus onéreuses nard, évêque de Saint-Hvaciuthc : H01.11* (luel(llK’s unb d’entre nous.Notre quo lui.clergé rural, avait été une pnncipales de notre folie au quadruple.Ces taxes-là.il n’est faillite, ou, tout au moins, de no- Pns de percepteur qui puisse nous en tre lamentable insuffisance ajrri- ^charger ni on diminuer le poids en nous culot qu i, importait qu'il tlcviu, llll cooperateur, au lieu d être un tout nVst pas perdu.Aide-toi, le Ciel gêneur.t'aidtra, comme dit le bonhomme Ri- Fuis, le clergé s’est fait une lion- hzml* nete mentalité de remplir avec Malheureusement.Franklin, pa-rigoureuse exactitude les devoirs rait-il, était un mécréant.On as-impérieux du sacerdoce, d’être sure même (pi'il ne savait pas le 1 esclave de l’Ordo.Mais, hors latin.Alors.« cela, le bréviaire nuire reconsulté pour les besoins â f Presque partout la population rurale, clans son ensemble, est une masse inerte presque sans l’ombre cl 'un ressort, des siècles lui Des siècles et ont imprimé un certain train d’allure et formé de routines » i rfi un répertoire d’usages, ^ et do clichés contre quoi s’ébrè-| client souvent les instruments les jg mieux trempés et s'aplatissent les rélormatours les plus agressifs.Des groupes d'hommes, de par leur propre autorité, ou avec le concours et l'assentiment des très, ont pris sur ceux-ci une auto» toi’ité d’autant plus forte qu’elle a ses racines et ses sanctions clans granper davantage '.es provinces anglaises.non pas tant pour Borden que contre Quub; c qui aura donné là une autre preuve de son désir de faire bande à Voyez donc, en plein sous notre nez, ce qui se passe au sujet clos cartes du Service National.“Faites remplir ces cartes” disent les Déchirez les curés « » est en débat.Le part r 4 I évoqués aux cures, — cvs cartes ! ft Baptiste.Pris dans ce dilemme inflexible.au- 4 % répètent ?y New Birks Building % 4 lu et le sermon- :o: Phillips Square AUTOUR D’UN FAIT DIVERS cet or tant convoité?La gamme des plaisirs qu "il offre est si peu étendue.Ve doit être si en- BUREAUX A LOUER le plaisir.: Ce n 'est peut-être que pour distraire leur incurable ennui que ces nababs se livrent zï des exploits terribles dont les journaux nous apportent chaque jour le récit.C’est: qu 'assaisonne le sang le Baudelaire.C’est perversion de la sensibilité, comme la folie sanguinaire des tyrans de Ko me qui se baignaient dans le sang humain, éclairaient la magnificence de leurs fêtes à la sinistre clarté des torches humaines.C’est toujours la ronde nuyeux de n 'avoir plus de désirs à satisfaire.Et quand nous voyons les millionnaires traîner une existence décolorée, qui semble leur peser comme un boulet, on se demande si les millions ne seraient pas un châtinmt du ciel plutôt qu’une bénédiction.Combien de ces richards rejettent leur vie avec dédain, ii moitié consumée comme un havane dont on a extrait avec les premières bouffées tout l’arôme et la griserie Astor, dans le plein de sa lune de miel, voit sans terreur, que dis-' du veau d’or, je?avec un dédaigneux sourire, le suaire mouvant qui doit l’enrouler dans ses plis glacés.Alors que la plèbe se rue dans les canots de sauvetage, lui un des princes de la finance, donne sa place et attend sans frayeur le Bans lo sang ut dans lu fange, plongeon fatal.Serait-ce qu’il trouve tout simplement que sa vie | no vaut pas la peine d’etre sauvée?C'est une grappe dont il a extrait tout le jus de la pulpe.Les plus pessimistes des hommes ont été ceux que la fortune a comblés.Et ce cri de : Vanité des vanités, tout n’est que vanité!.vient du plus opulent des monnr-Quand les millionnaires La ronde du veau d’or La fête dont par-une autre 4 4 Ces bureaux n’étant pas très profonds ont tous des fenêtres sur l’extérieur avec une lumière de premier ordre.Il n'y a pas d’édifice mieux éclairé dans toute la ville.Edifice absolument à 1 épreuve du feu.Taux d'assurance les plus bas à Montréal.Les ascenseurs fonctionnent virtuellement à toutes les heures, excepté le dimanche.Salles de toilette sur chaque étage.Chaque bureau peut être pourvu d'eau chaude et d'eau froide.Il y a des tubes postaux (Mail chutes) à tous les étages et les levées de lettres sont faites régulièrement.Il y a un excellent service do concierge et de la plus haute efficacité.y y Devenue presque universelle, presque tous les maux en découlent ment d'un ostensoir.Le ciel, lui- que son oeil distrait s’attachait à me me.est saturé de lumière jau- la nue étoilée, on savait à quoi ne.C’est comme lorsqu’un petit elle pensait et la douce vision qui enfant nous met un bouton d’or venait se stéréotypé!* au fond de sur le menton pour voir si nous sa prunelle.Quand le regard ranimons le beurre.Mais l’illusion gue du poète se tournait vers les s’évanouit quand nous foulons le astres aussi naturellement qu’un tournesol fixe le soleil, nous nous doutions bien qu’il accordait, au naire prouve bien que nous som- rythme des planètes, la cadence de ses vers.Mais aujourd’hui a quoi songent, adolescentes et faiseurs d’alexandrins?Ils font des calculs avec les petites fiches d'or qu’il y a dans le firmament, comme lorsqu ils étaient à l’école et apprenaient zi compter en faisant glisser des boules avec une ba-commc des somnambules sans guetto sur une tringle en fer.Ils voir les vraies beautés du inonde, supputent combien il en faudrait sans goûter ses réelles joies, à de ces piécettes luisantes comme la poursuite de ce papillon aux ailes piquées de diamants et de rubis et qu’on croirait un bijou volant, alors qu’il n’est qu’une misérable chenille.Tout ce qui nous reste dans les mains après son passage, c’est un caresser peu de poussière jaune qui tache jonglent avec la lune et les étoi-lesdoigts comme la fumée de ci- ies comme un mathématicien avec garottes.Jadis, quand une jeune dcs logarithmes.Mais quelles fille s’accoudait à son balcon et véritables jouissances nous donne Tous ont pu lire ce drame passionnel que le fait divers nous a servi il y a deux semaines.Un jeune millionnaire, Bernard W.Lewis, après avoir tué “la femme aux formes divines”, ainsi nommée par la chronique mondaine de New-York, s’est ensuite fait saillir la cervelle du crâne, en se braquant un pistolet sur la tempo.Comment expliquer cet acte I mes le jouet d un mirage, lors-insensé qui vient de mettre fin qu’en possédant l’or nous croyons à des jours filés d’or et dont la posséder le bonheur.Combien de trame, comme celle des tapisse- fois nous est-il arrivé d’envier le ries des Gobelins, offrait des des- sort de ces privilégiés du sort?sins si fleuris et si clairs qu’on Nous vivons dans la hantise de (levait les vivre dans un perpé- ce songe creux qui nous hypnotise tuel éblouissement.Posséder son et nous fait marcher dans la vie million authentique, il semble que ce soit pour l’homme le point culminant de ses désirs.Nous avons l’oeil constamment sur cette timbale; et quels prodiges d’acrobatie no faisons-nous pas pour arriver à la décrocher! Mais vaut-elle bien les messes do son éclat ?Ne mes-nous pas dupes d’une sorte de fantasmagorie, comme, lorsqu’à distance, nous regardons le Mont-Royal drapé dans son manteau d’Argonaute?Il a le rayonne- # • • •> sol rocailleux.L’aventure de ec jeune million- Vainqueur dos autres dieux Dans sa gloire dérisoire Le monstre abject insulte aux deux.11 contemple orage étrange A ses pieds le genre humain ruant le fer eu main V- On peut avoir un bureau à partir de $25.00 PAR MOIS Où brille l’ardent métal Et Satan conduit lo bal • • • La plupart avec Vopulence deviennent stupides, prétentieux, outrecuidants, dénaturés, vulgaires et paresseux.Ah! si les gens connaissaient le don de Dieu, la pauvreté féconde qui enfante le génie, la pauvreté qui tire la statue humaine de sou argile, la pauvreté moralisatrice qui enseigne la véritable vertu! Deux magasins à louer sur la rue Cathcart à des près très attrayants.% la lune pour avoir chateau, automobiles, toilettes, équipages, honneurs et considération.; U ne passe plug dans les rêves de la jeunesse le reflet des longues chevelures blondes, si douces à .Les malheureux, ils Pour plus do détails s'adresser au gérant do l’édifice au bureau do fixé Hélas ! quos sont à bout d'émotion, quand ils n’ont, plus de vibrations à tirer de leurs nerfs émoussés, ils essaient avec des corrosifs d’en arracher au moins des crispations.D’ailleurs, sait-on au juste où i commence la souffrance, où finit HENRY BIRKS & SONS, Limited 14 Phillips Square, Montreal pro- som- * e # :o: & MONTREAL, 20 JANVIER 1917 PAO* Il PANNE CHRONIQUE “LE PAYS” Rédacteur en chef: ROGER VALOIS.Le “Paye” est publié par la Société Anonyme d’imprimerie.Bureaux: 94, NOTRE-DAME OUEST.Téléphones: Pourquoi ça ne marchait pas en 1870 Pourquoi ça ne marche pas en 1917 MAIN.6766 MAIN.3557 REDACTION ADMINISTRATION Prière d’adresser toutes correspondances comme suit: Nous servons do manière d plaire! i » * « LE “PAYS” Casier postal 2020 MONTREAL.Nos Réductions Semi-annuelles Continueront Ils sont comme les cigognes (|iii s'imaginent qu’elles marchent parce qu’elles lèvent les pattes.d'un discours de 24 juin.11 ne s est trouvé à pou près (pi'im homme pour faire avec intelligence.énergie et esprit de j suite de la colonisation sur une j certaine échelle: le curé La belle.Il était doué d'un entregent remarquable; il sut ne pas éparpiller ses efforts, bien savoir ce qu'il voulait et il eut le précieux concours de Ühapleau.Le Saguenay s est colonisé ‘‘de grippe et de grappe .ses richesses en poissons.en gibiers et en bluets opérant la tâche que I initiative de I homme ratait depuis près d'un siècle.1 »ref, tant que les gouvernements se borneront à des brochures comme principaux engins de colonisation : tant que le crédit agricole restera à l'état de nébuleuse: tant que le clergé et nos orateurs “patriotiques” ne feront que des voeux et des phrases, la colonisation sera toujours en panne.LIIc gigotera comme la cigogne.elle tressautera comme l'auto embourbée, mais encore chauffée: seulement elle n avancera pas.Je m’en consolerais assez bien sj.tout au moins, on concentrait les efforts possibles vers deux fins plus importantes: repeupler; les vieilles paroisses, y conserver , ceux qui y sont déjà.Nous of- ! irons ce spectacle, assez divertis- f saut malgré la réelle tristesse du j fond, de parler de paroisses à fonder quand nous n avons ni les moyens moraux, ni les ressources matérielles, ni les initiatives ou 1rs procédés pour empêcher les vieilles de se vider ou d'être cultivées à ht * * va-comme-je-te-pousse * ’.comptant mu* le soleil, la pluie et un restant de fertilité pour nous tirer d'affaires, produisant de moins en moins et les prix montant de plus en plus pour les consommateurs, ce qui donne une apparence de prospérité à Baptiste lequel retire d'autant plus d’argent de ses produits qu'il tire le ceux-ci du sol.Mais la Savoie”, auxquels notre gouvernement aurait fourni des habitations t ont pora ires, facilement remboursables, toutes sortes d accommodations.Or, sont là des avantages qui n’ont jamais été offerts aux nôtres.Nous sommes en 1917 et le crédit agricole est encore à l’état de théorie.Interrogé à ce sujet.! 'hou.M.Caron a répondu au cours de la dernière session (texte du ‘•Soleil”) : du Id janvier, que personne, ronge.bleu ou neutre, ne s’y intéresse des fonds * réellement, que les “fonds de départ” manquent.Toujours la même chanson, vous voyez.Quand on lance une industrie de ville, on commence par organiser un fonds, non seulement pour la bâtisse, i‘outillage, les matières premières et les salaires initiaux, mais même OMISSION ANATOLE FRANCE.Dans le précédent “Pays”, au-dessous de la signature de Jean Brisson, au bas du premier Montréal — “La légende du roi Midas” — aurait dû se trouver cette ligne complémentaire: “En collaboration avec Omégrada.ce A peine étions-nous en confédération, un cri s 'éleva : la colonisation ne marche pas ! J'ai sous les yeux deux journaux de juillet 1870—le “Courrier d'Ontnouais et 1 “Opinion Publique * — qui proclament le marasme et le prouvent.J ai également devant moi Action Catholique” du 13 janvier dernier — soit 47 années plus tard—où l'on se demande “pour-Après avoir lu la lettre de no- quoi la colonisation ne progresse tre archevêque sur le décolletage pas (jan> hi province de Québec”, outré.un curé d'ici s’est écrié:“Cn- Qii peut doue prétendre, sans chez la donc cette vieille peau.IV taxé d'ironie voulue, ou de je ne m'eu servirais seulement pas paradoxe, ou d'exagération, qu i-pour me faire des semelles de bot- vi.\.{ colonisation s'est trouvée en \ ivent les cures qui par-1 panne dès en partant et qu'elle gras! comme disent les | s*v tvotive encore aujourd'hui.Nous avons dépensé des millions jour arriver à un résultat de «misâtion misérable, vise par le nombre d'années espaçant ces deux pannes.Nous avons encore plus dépensé pour promouvoir l'agrieultin dans Je vieil! 1 ?un l’omis de réserve pour faire face à toute éventualité.Or, ceux-là même qui s’étonneraient qu'une industrie débutât sans être ainsi munie ont peine à comprendre qu'on puisse avoir besoin de quelques fonds pour débuter en pleine forêt, avec la perspective il ’attendre au moins un an avant île tirer de sa terre de quoi consti- Tout JANVIER o: • % r • * NE MACHONS PAS LES MOTS .lt* crois pouvoir dire sans trahir un secret ministériel qu’il va quatre ans, quand le gouvernement a étudié l'opportunité d'organiser u système d'améliorât ion de la voirie, nous avons discuté sérieusement, tant chez les ministres que chez les citoyens en vue du dehors, la nécessité d'établir un Crédit Agricole.Après avoir posé le pour et le contre, nous avons cru qu’il était plus impor tant de créer un système «l'amélioration 1 dit M.l’abbé de la voie rie.1.'argent était alors facile bvoebllt à obtenir et la situation n 'était pas du I tout ce qu’elle est maintenant, .le crois que si nous avions aujourd'hui à prendre une décision entre ces deux questions, nous suivrions une autre voie.t i Comprenant COMPLETS GRAVATES PYJAMAS PARDESSUS CHEMISES FOULARDS • • tuer un repas par jour, un repas grossier, toujours le même.Que J.Caron dans sa Nouveau centre de co- • • tes.lent.gens du bas du fleuve.% • •o t Ionisât ion ?• • et :o: CO- si on le di- NEXT ! A ceux qui sont sans le sou, ou ne saurait conseiller de gagner la forêt, oir r\st a*t’j*/) dr- us le gouvernement .j se livrent-ils à de è i I % Lachinc vient de.reparler.A qui la parole maintenantLa tâche de ces bons prohitmionnistes est un véritable tonneau qu ’il faut remettre à remplir.Magasins île vêtements.("est toujours la même ritournelle: Si.si.si ! Et pendant ce temps, faille de crédit agricole, faute de prêt opportun et de remboursement facile, ce n'est seulement la paroisse à créer reste à l’état embryonnaire: vieille ne «u*tis des instituts agricoles ' la es paroisses, porte des marchés, et que l’on déserte.Pendant en Angleterre, il aurait fal-• nvoyer dans les régions très •aîiieVques sans aria ver-Parlez-en A la vérité, la colonisation 1 une îles plus cyniques et des plus 1 conteuses comédies ici depuis près Le clergé a la rage paroisses, mais quand il a de l‘argent à sacrifier pour homme, il fonde une un séminaire souvent, professions, un curé établir est deux lots de ruoix sur i/a venue (jlenooe, adjacents ai* CHEMIN DE LA COTE STE CATHERINE, CHACUN DE 1U,UOO PIEDS CARRES EN TOUT.AUSSI L'A VENUE ST JEAN BAPTISTE.DIM E N SINS DETAILS S’ADRESSER \ LIBERTE DE PAROLE pu se jouent i *un demi-siècle, des nouvelles loo, SOIT UN MAC NI PIQUE LOT SUR x ISO PIEDS.POUR .10 x La victoire judiciaire de M.Armand Lavergue sur le Club de la | lu Garnison, à Québec, en une pour la liber: de penser, de parler et d agir dans un pays.libre, i •-» louches aux étroit> et aux absolutistes -ont salivaires et de bon exemple.Admirez, d‘autre part, notre pénurie d’action colonisatrice dès 1>71.à une époque pourtant favorable: on ne trouve que la le .par pincées, de Bretons et de Savoyards erè ve-faim D7 - 4 la France des prê-•ro> il ajout** entre parenthèses : s laïques” qui y au-quoi former les de nouvelles paroisses, renouvellement de la t.» autant e s r 1 U un jeune bourse dau< et concourt, le plus a l'encombrement des moins m c’est là un jeu de balançoire qui ne peut durer bien longtemps, qui est une hérésie économique et qui a conduit, directement ou i n d i- THE CRADOCK SIMPSON COMPANY le V • -t ‘ non parai**!!* jugé de _gk ~ \ 120, Rue St-Jacques, mais très Imaginez établissant EDIFICE TRANSPORTATION G est tout.Ftats-Vnis -election qui nous pri- •v ¦ ‘!* Guest et 1 Austral i va, aux débuts de la colonie, des teau central à la faveur meilleurs colon- possibles, les lui- Procèdes grandioses ! guenot-.Bas b moindre souci !" la valeur : non.des “très catholiques”.choisis dans les ses pauvres de la Bretagne croyants, donc les novatix XÔte% méthode de Quand avez-vous vu un colon?.MONTREAL.ce reetement.plus d’un pays à de graves perturbations dont la moindre sera que.par suite de crise dans les villes.Baptiste ne trouvera pas de demande pour son sera celle-ci.CHAMBRE 505 i son pia- e Les colons presents **t d** demain *ffeet if le ers m* constituant LA QUESTION BILINGUE pas electoral imposant, politiques n i sa t ion—e est un cliché qui comme la tunique de mais ça n’a pas un CONFERENCES PAUVRES LOCATAIRES! les orateurs parlent bien de la Et ma rolie-t-elb* colonisation an-**< 'olonisatcur dans 1’*'Action l’atholi pourquoi ne pu- davantage la jourd’hui ?colo- colle offre si maigre «me l «*st mercredi q m .e- rveques d’Ontario loi vent arrêter l’attitude à prendre ail sujet de la langue française.Ils procéderont.paraît-il.à la lueur d instructions très précises venues Ixonv qui.en face de certaines protev.itbuis très énergiques opérerait un mouvement de conversion favorable à n««< iruArms.MM.Edouard Montpctit et Edmond Brossant ont donné, au j cours de la huitaine écoulée, des 1 conférences auxquelles une sim; pic note ne saurait suffire.Il se .dégage des textes une philosophie sur laquelle il importe d’appuyer.L'habituelle conspiration contre * parois-et de N «-ssus.-même la portée 11UU> eux dit CYPRIEN.pie 'e.depuis que 1 mi- J const rue- ( les mai- j nombre < haqu meuble marche peu, la t ion encore moins ons vacantes sont en croissant, chaque mince, dans la quinzaine qui précède la date où l’on renouvelle les baux de loyer, les quotidiens—un surtout—qui se proclament les amis du gros peuple.des gagne-petit, ouvrent leurs colonnes à des agents de propriétaires qui annoncent.sur un ton sérieux, que les logements sont rares et en grande demande “cette* année .que les ouvriers devront payer en moyenne $20 pour un taudis dans l'Est.Or.la véri- pe! action matin, h tite Faune en constatant, un uc.m i disparition de ma * Pe-eutomologiqu lai m'en plaindre à l'abbé Desro-; chers, «pii me refusa tre mon livr L n mon-ieir.qui signe “Votre lé voué m’écrit qui suit: * ‘ G 'est mal à vous «F* vouloir “jeter «lu ridicule sur nos mai- ‘son.s d’éducation, en écrivant, “«.•ominc vous le laites dan- le Pays”, que le traité de bota-“nitpie de l’abbé Provancher | '‘s’est vu refuser l’entrée de la “ plupart de ces maisons à cause (l’immoralité.Fauteur y “traitant «1«* flmirs mâles et feme: les.J ’• vous défie «le nie • lire où vous avez puisé ce renseignement.D ‘ailleurs, vous êtes connu par votre esprit et par la campagne de “dénigrement que vous avez dé-ja entreprise contre notre système «i ’enseignement.” L auteur de cette lettre a oublié de me donner son adresse.Je le regrette.Je que c est un professeur ; il me -cmblc qim ça se voit au style.Force m as être mis entre 1 de tout le monde, car il y Dr de l’anatonii** do 1 insecte.•Si l’on a trouvé immoral 1 abbé Provaneher ait parlé, ses ouvrages, de la i* .ce Toute personne désirant retrouver quelque objet perdu ou volé ou avoir toute autre information, passé, présent et avenir, etc., etc., ou apprendre l’Hypnotisme, le Magnétisme et la Clairvoyance, enseigné par un vieux professeur do 25 ans art, i ne connais pas as.se/ e* t homim* pour affirmer s'il a lui-meme un bon esprit, ou si même il u’en a pas du tout.•/«.* me contenterai • » .70 Ruo St-Denis T61.Est 4298 Près rue Lagnuchctièrc.lé n M.Campbell ayant «lit à Montréal, aux applaudissements de ses auditeurs, (pie 1 armée anglais!* possède maintenant un gaz autrement plus puissant que celui des Bodies.!«• “Bloc-Notes” du Devoir” s’eu scandalise.Les applaudissours, dit-il en substance, sont peut-être les mêmes qui maudissaient b*s Allemands d’employer des méthodes barbares.Illi bien, quoi î cher * ‘ Bloc-Notes vous eussiez préféré que les Alliés se laissassent bêtement as- clierehez donc pas à tuer une poule «pii n a plus d’oeufs d or flans le culot ; contentez-vous de ce ' u 'elle a et peut s’engager à pou-« re naturellement.pour ar-persuailor «pi lis ne sont pas tous les fielleux, les étroits, les sectaires que d ’ pensent.' ‘ 1 tonne eut ente heureuse alliance encore dans h* n a pas eu depuis de • • t aucuns N fut un pionnier de la alors «pic celle de mots était néant : et not re ra -meilleur avocat, «le plus chaleureux et avi- de nie, son •.o: •)*• n .u pas voulu jeter de ridi-f-ulf sur nos maisons d ï-dik A*:or.; si vraiment il m’en prenait lu l'an-taisie.ce n simple manuel «b* je chercherais ; ~ aurait tant «b* livres et tant •«/: ni- si ijî.« e •st pas au moyeu d 'un botaniqm que Ce •) un;,u à 1 histoire quant à moi, l’ont ce que jv sais.«• rst que j• ->> scopes” où l'air .ainsi que disent a colonie des gens du bas fleuve qui sont î un des ornements actuels de la ESI EXCELLENT, et les bandes donnent droit i l’automobile.DEMANDEZ-LE PARTOUT.au tirage de ! est si * * mévhin % % • » ette.du :o: ¦* * vieille capitale.LA JUSTICE t y * *11 n’avait plus à vrai dire, sur ardoise • • notre qu'un seul article a amusements, municipal: ht DARTAGNAN.C'est le nom d’uno gazette anonyme, émergeant d’une Hollande mystérieuse, qui entreprend une campagne contre un juge, lequel n’est pas, comme au bon vieux temps, accusé de recevoir des 4 4 épices mais d’en grignoter, sur le banc, pour dissimuler des tabulations gênantes Toute attaque anonyme est, de ce fait même, odieuse et non avenue.On assure qu au-dessous de celle-ci se trouve une main prohibitioniste et que le corps auquel adhère cette main est d'essence sorcloise.Nous n'en savons rien personnellement.:o: « • I—*3 NOS AMUSEMENTS I LE MINISTRE DES FINANCES I Interdictions épiscopales.— r~ nementales et municipales.Taxes gouver- INVITE LE PEUPLE CANADIEN À COMMENCER DES MAINTENANT À ÉPARGNER EN VUE DU PROCHAIN EMPRUNT DE GUERRE L'amusement de l'élite est toujours à la merci de l'interdiction épiscopale: celui du peuple est taxé par le gouvernement et la municipalité.Triple Alliance d'un nouveau genre.Union Sacrée qui.d'une part, dénonce ces amusements comme immoraux et.d'aune part, bat monnaie dessus, ("est le jeu des dispenses mis à une autre sauce.Une viande est trop faisandée pour notre santé ; mais on nous la permettra si nous voulons bien la condimenter d'une certaine composition que ces hygiénistes très dévoués ont en vente.Ce condiment, c’est la taxe, qui existait déjà à titre municipal et qui s’est accrue, à partir d’avant-hier, au bénéfice du gouvernement de Québec.L’interdiction épiscopale est déplorai)b-ment versatile et instable, c’est la rose des vents en matière de théâtre, presque autant qu a l’égard des journaux.Ceux-ci sont frappés pour des raisons qu’on ne donne pas, les vraies restant invariablement dans les “see rot a .Quant aux pièces interdites.elles le sont sur une scène, mais pas sur une autre.Sur quel pied voulez-vous que dansent les directeurs de théâtre?Vraiment! telle pièce honnie jadis, telle la Dame aux camélias’*’, serait jouée au couvent Villa-Maria dans le cours de l’hiver, nous n’en serions nullement surpris.Comme pour les romans-feuilletons : Canada-Revue” e-^t condamnée sur la simple annonce qu’elle publierait “ Les Trois Mousquetaires ; or.peu après, le défunt Monde les donne avec l'autorisation spéciale de l’archevêque d’alors, lequel, effrayé par les clameurs des gens de la “Canada-Revue”, supplie le “Monde , non d'interrompre la publication, mais de donner les morceaux doubles, pour abréger l'orage.O inexorable morale ! qu’élastique tu es et fus toujours sique).il faut bien que, par opposition, on plante le vice contraire bien en face, comme dans les sermons d’ailleurs.11 y a plus de morale active dans les “Avariés” que dans 150 sermons sur les risques de certaines promiscuités.S.Augustin a bien dit qu'il n’y a que les impurs qui voient de l’impur partout.* * All is pure to the pure’’, traduit fort bien l’Anglais.Ne serions-nous donc que des impurs pour que nous ne voyions que des laideurs, que des morbidités morales, que des 1 ibidineries corrosives, que des impuretés partout0 Toujours menés comme des petits enfants, et, comme tels, la risée des autres races au Canada.Avec le résultat guage de 1 ' de la “Vérité” Commissaire i douanes, lequel informa M.lu’il et lui ap-coup.qu’il allait condamnation prévue à statuts révisés.:o: ?1870-191?1 Kn lS7u, alors que la République ne faisait que naître, Louis Veuillot traitait déjà les chefs de gouvernement d'athées, de Juifs, d’antipatriotes et s'écriait dans un article resté célèbre : Est-ce que ça durera toujours ?' ’ Ç’a duré, jusqu'à date, 46 ans.Aujourd’hui, les Barrés de là-bas et les D’Amours d’ici reprennent la même antienne arec les mêmes chances de succès.C’est une manière de sport devenu banal, auquel la France est devenue absolument indifférente.Et nous aussi.! avec acoompagne-mci:t des cérémonies prescrites aux articles 174.17^ et 1S1 de la loi des douanes, etc., etc w MINISTERE* DES FINANCES OTTAWA • lANVICa |»!7 Au lieu d’aller se noyer de désespoir dans quelque bénitier, notre confrère adressa tout simplement au ministre des douanes une protestation qui lui demandait si e était réellement le % A :o: * f CE QUI SERAIT A VOIR «gouvernement fédéral qui avait entrepris de faire passer les Québécois pour de parfaits abrutis aux yeux des Français : et il informait du même coup le ministre qu’avant de?se soumettre à une confiscation Quand l'Homme Libre de Clemenceau fut interdit, iioub l’eûmes tout de même sous le nom de l'Homme Enchaîné.Iji facilité de l’opération était trop alléchante pour en rester là.Aussi, le C’a-nard, de Paris, ayant été suspendu, c'est maintenant le Canard Enchaîné.canard enchaîné! voyez-vous bien ça?Mais ce qui serait encore plus intéressant à contempler, c ’est la g.des Messieurs de la Censure en face do ces nouvelles enseignes sur une seule et toujours même marchandise.que.au témoi-Aet ion ( ’atholique”, , de la “Croix”, des Semaines Religieusesv, des Bulletins Paroissiaux”, morale, dans plus que pamais à la baisse, î ruit lointain de la première interdiction théâtrale au Canada: celle de “Tartufe Laval.• • notre toutes les classes, aussi vexatoire et idiote, l’intéressé ail lit réclamer auprès des tribunaux pour contester la validité c Le ^ Un le cette saisie.septembre, les douaniers de Québec, qui avaient opéré cette saisie, reçurent d’Ottawa l’ordre de remettre les volumes au destinataire, qui n’en est pas moins furieux d’avoir raté l’occasion de faire une bonne fois établir par les tribunaux les limites dans lesquelles peut s’exercer le beau zèle de nos douaniers ccn- * J par l’évêque • • Pendant quoi, le gouvernement liberal de Québec, qui.par définition même, devrait la littérature, pas fie budget >:e et l’amusement fin riohe et celui du pauvre, re qu'il y , mais pas de parti la y a «îussi cette autre champignon LE SUJET DES CONVERSATIONS FILLES DEMANDEES PILEUSES POUR PRESSES GORDON S'adresser à B.Plow & Co.Ltd.5-7 RUE RECOLLETS encourager non seulement n’a ad hoc » î .< mais ta- • • M.Bourassa assu-a ici un nationalisme, nationaliste.I LA STUDEBAKER sours.J’apprends même que le ministre des douanes, importuné par les protestations trop fréquentes et trop justifiées fies victimes de nos douaniers, se dispose à soumettre au Parlement un amendement qui obligera le chef des douaniers, dans (liens-français, à subir men devant attester qu’il sait lire —sinon écrire.Avis aux chercheurs de jobs, voilà quelques can ces en perspective.AU NATIONAL FRANÇAIS anomalie, lui ne saurait sortir d’un autre sol que le nôtre : parti libéral s * & Ce théâtre annonce pour la semaine du 22 la première des Femmes Fortes, trois actes de V.Snrdou: Etude do moeurs captivante où les femmes tendent à sc débarrasser du joug et A faire lour vio sans maître.Mais survient soudain un jeune Américain qui subjuguera un#» des adeptes et en l'épousant fera rentrer les autres dans l’ordre.Cotte pièce servira de débuts â M.Paul Doucet, l’Américain ; il aura comme principale partenaire Madame Blanche David qui nous revient plus brillante quo jamais.A leurs côtés : Mmes Dcvoyod, Robert, Noggi, Cercy, Bcrty.rardin, Valhubert, Pour la semaine du 29 janvier, Couloir de M.G.Guiches.un libéralisme.sans — : o:- Chassis monté en or • • i * TIENS, TIENS ! nos ports cana-im exa- M.le juge Pelletier prétend qu on a masturbé le texte de < paroles à (’est peut-être pléter”, dont le “Pays ses • » Hamilton.Hum ! hum ! le geste à coin, .lui a par- lé, qui est au fond de ce soudain désir de tirer une édition corrigée et condensée de 1 ’ i < i va- I * » EXAMINEZ-LA A L’EXPOSITION EDIFICE ALMY Avez-vous des Val Hères à Montréal ?des Vallières de souche québécoise « Il doit y en avoir quelques-uns, puisque la métropole, au moins l’Est, ayant été, avec ou sans jeu de mots, tirée des.côtes de la vieille capitale.Eh bien, si vous avez chez vous des Vallières de la lignée québécoise, je leur fais assavoir, sous l’autorité de M- l’abbé 0.A.Desjordy, de Concord, X.II res, domiciliés provenance québécoise dire et apparentés à Don Joseph Vallières mort arch {millionnaire en Louisiane, s’occupent activement à mettre la main sur le trésor en déshérence.Voici quelques renseignements triés dans la mas- revue, .a oeuvre.Il serait peut-être mieux de ne rien Aucun journal, retpré-•vnté au banquet cl’Hamilton, n’a varié dans son rapport.L’ex-ministre des postes veut-il son contre nous tous?C’est une grosse entreprise.5 • • • MM.Filion, Gi-Gury et Dauriac.L’autre jour l'Ordinaire, à la dernière minute, a interdit la représentation du “Lys tional Français, le sous le nom “The Lily” jest y et ii l'Orpheiini devant des auditoires anglais, fort encore pour Bernstein.Les Nouveautés furent condamnées à cause de cette corriger.i » au Nu-Lys ’’ joué au Ma- i » :o: avoir rai- AU CANADIEN-FRANÇAIS t Ce fut plus La Rafale” de Triomphe î Triomphe 1 1 la salle du Canadien-Français a ôté trop petite cette Humaine pour contenir tous ceux qui voulaient ri ru à Boum.ça y est.La direction a pris la détermination do répéter la joyeuse revue pendant la semaine du 22 janvier.L’inspiration est heureuse surtout quand elle so complète d'une transformtion partielle.l’auteur, M.Aimer, a fait plusieurs scènes nouvelles, parmi lesquelles la plus sensationnelle sera cello d’une noce à la campagne, celle de Titoino et de Bolzé-mire.Lundi, 22 janvier, matinée aux prix ordinaires des matinées.t.LEGARE AUTOMOBILE, LIMITEE :o: QUI VEUT-ON TROMPER • % que d’autres Valliè-uux Etats-Unis, de piece; mais elle fut jouée sans encombre épiscopal, en français s.v.p.peu après au Majesty.Et que d’autres cas pour l’opéra, l’opérette, etc.M Ras une semaine ne se passe 9Ulî# 1“Action Catholique” et la “Vérité” ne mettent la France au nombre des pays où la prohibition totale est en projet.Il n’en est rien ; il est d’oros et déjà entendu et réglé qu’à tout événement ‘les cafés et cabarets pourront servir du thé, du café de la “bière”, du cidre et du “vin”.Qui la Bonne Presse veut-elle tromper: notre gros peuple ou nos gouvernants?Si c’est ceux-ci, elle ne leur décerne pas là un bien brillant brevet de connu i ssa 11 e es généra 1 es.va sans Bureau chef et salles d’exposition : - 180, Rue Amherst Station de service : En effet - 375, Rue Ontario < > a-t-on prétendre que la haute société anglaise est moins mora-ou va-t-on enfin concéder quelle est mieux armée que la nôtre?que par formation religieuse, éducationnelle et familiale elle est plus en mesure de goûter la fine fleur d'une oeuvre littéraire s’arrêter obstinément il qncl-laideur indispensable du fond?Le théâtre étant une école de morale (la définition est dus- le?HOMMES DEMANDES PRESSIBBS POUR PRESSES GORDON S’adresser à B.Plow & Co.Ltd.5-7 RUE BECOLLETS FILLES DEMANDEES POUR LA RELIURE 8 'ml rmer à B.Plow & Co.Ltd.5-7 RUB RBCOLLBTS sans que :o:
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