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Titre :
Le Pays
Résolument engagé, Le Pays se bat sur deux fronts : contre les chefs du Parti libéral, qu'il juge trop opportunistes, et contre l'Église catholique, trop envahissante dans les affaires temporelles.
Éditeur :
  • Montréal :Société anonyme d'imprimerie ltée,1910-1921
Contenu spécifique :
samedi 30 novembre 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Pays, 1918-11-30, Collections de BAnQ.

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40 * MONTREAL, 30 NOVEMBRE 1918 I r~ t Z #?! ?# i vivent, e.e sont, ceux qui luttent.VICTOR HUGO.?Ceux qui ?l Fût-on cent raillions d’esclaves, ?je suis libre.*• ?: ?i : ?VICTOR HUGO.?4 ?4 ?# ** 4 ?• *** * Année — No 48 Rédacteur en chef : Arsène Bessette Cinq Sous le Numéro 9ième f L AUTRE GUERRE DEUX LETTRES La guerre du fanatisme et de l'hypocrisie.— Les préjugés de races.— L’attitude de notre clergé.— Les querelles 'Du cardinal Bégin à Benoit XV et de Benoît XV au cardinal Bégin.— A propos de la religieuses.— L’esprit de parti.— La question de langues.— Basses injures.— Justice et raison.— Ecoles libération du docteur Béland.— Les Canadiens et le pape.— “La Presse” et les " nationales.— Catholiques et protestants.— Des vessies pour des lanternes.— Rouges et bleus.— Le Canada agissements de Rome.— Le point de vue pratique.— L’influence de la papauté, et la guerre.— Le temps de la politique à coups de bâton.— Pour jouir des bienfaits de la victoire.^es revendications des Canadiens-Français.— Quelques remarques.Nous m- saurions trop déplorer pas la rare de métis jaunes lial.i- Paeifi.pie qu'à se rappeler ,pi ils i nations démnerati.pies par les sa- ,:i,ise ont publié, Ztl'e "semaine n'Zdans'tm,Z les' ‘ "comme |j,!titt’.de de certainsidc nos; jour- tant I Ontario, sont tous Canadiens au mémo ti-j mîmes qu il s esf imposé pourjdcix lettres intéressantes: celle du étant favorable aux empires du natix depuis la fin des hostilités.I) autres journaux, plus pro- I re.que les mêmes intérêts les , iaire triompher la justice et le raidit,al llégiti à I',ennit XV et la .-entre Ne erainnanl plus la censure, ees près tout de mêtne nont pas voit- unissent dans une «.munie pa- » sera sa- tant mettre de côté l'esprit de par- mes placés pour ^mimett re ees croire que son unique intervention La liberté t i.1«*n préjugé* de races et «le rc- quelques considérât ions à n«»> lec- eut été inefficace auprès des alien ce pays, (pie ligion, afin de choisir les meilleurs leurs.invités allemandes, peete la liberté de eluieiin.hommes pour lions gouverner et de | ,.xl finie et la 11 avait pas d'abord entamé catholiques et protestants les juger par leurs oeuvres.( "est vj(.tojj7v remportée par la démo- goeialions pour 1 échange «le restent à leur place et dans leurs ainsi «pie nous entendons la politi- t.vaîjf.V;l n* fa ire une humanité deux prisonniers de marque, attributions, «pie chaque démuni- que de l‘après-guerre cl buis les nouvelle et plus heureuse.Mais la libération «lu docteur hic pour l)én «.n voit de petits hommes naI 10,1 r,digieuse se tienne en de- citoyens libres, tous les citoyens j\,ur «pie nous puissions jouir Béland n est (pi un prétexte pour saeit-r et parler haut, on les en- hurs . faut la paix au ( anada.ut pe de son attitude au cours de rmniiv gouv-rnants =m cours ,1e la guerre , 1.‘ie : c- parce «pi elles et aient merit ees.Alors il vu; été bien inutile pour M.(’leinenvvau de s'agenouiller, partis ! de -e mettre en pri- C’est-à-dire au lieu de st» battre, et pour condamner l‘Allemagne soldats .le se pavoiser." pieds à la tête, de petits drapeaux du Sacré-Coeur.volume le demandaient nos feuille- réactionnaires.Les buts de guerre de Dieu ont mieux atteint- «pie veux ties qui eut permis a ees puissances lit i< révérend père autocratique- ,1c se fortifier tie qui voit dans la vietoi- nouveau, de s’armer plus fomutant «le ruines et tant de «laidement pour recommencer la guerre dans quelques années.Ce prétendu pacificateur des es.si la France et l’Angleterre avaient accepté sa direction, n ’aurait donc rien pacifié du Rien.Il s’est élevé prétendue mission t te terre d A-nnïfs miracle de Les dépêches nous apprennent Déjà mitre «que le président Wilson «art ira providentielle sur ce ans quelques jours pour ’Euro- mérique ne rassure que les pe.où il assistera à la conférence et les ignorants, dt» la paix tpii s ouvrira à Versail- notre fécondité proverbiale, meme les le mois prochain.s émousse.Si nous avons ton- des jours le coeur ferme à la besogne, étonnera tous les Ca- nous ne faisons plus autant «“*0.^ : lutt.» .-fonornupu' .-t lut ou ml'qno qu on n on « pus: ,.,mférenee dont lo résul- h- ennlve les llenux nouveaux dont , 4 Y j -g-».-.- K, % sî Su| + Quand donc finira-t-on de nous encore.+11)11 + traiter connue de< imbéciles?A" ' a"a/ a °" i )», i peuple d enfants, même d enfants '""''"'"""E etc douloureuse- t î und élevés.passe encore.Nous s"''l>r,s ''' proloudemen, at- +|> {>}?nous disons que les enfants grau- la "l‘",ral'"‘ l,u Sa""- dissent et ou’on nous fasse passer pour un leurs semblables ne peuvent ou + peuple d'idiots, 'est autre chose.tt ?MM* ?)) )))?tllt Une fois l’An Seulement 5 ‘ t fit t fit t:';»!* tlfit ! cia nous console.Mais 3 accepter scs vues I.t ri, il ••.Y.**' , ’inrir, i/ii'um fois l'iin.‘’("est un rrni fltiisir /*u» /oi/.v i/# ¦'/» ft'lrr’’ n 11, «i// /»(, «i il n i fois.Si jiiimtis i'i !iU!!+ fran’es-maeons et athées—que l'un les Alliés ont pu résister aux fur +|)[|)!+ redoute dans notre monde reli- /« pi lit penser n ifiti !•/in null on «/ pint n't tri ijii'nih bo/toteUe—pour cnu imm l’in : soi ou Outriiiur.et pur h fuit const ri t r h si ntir.it nt on ’ nspin lu Xm ’.connut c’est notre tlvoit.t (?j ?t 4 ?gieux au point partout et de persécuter tous ceux qui n ‘ont pas la (les dévots — ont mis nos croyan-Le conférencier s'inspire ensui- ees en péril te de l'histoire afin de démontrer ont fait d’un à ses auditeurs que Dieu, au cours de hohté.un des figes, a choisi différents peuples pour accomplir ses desseins, depuis le peuple d'Israël, en passant par les Francs qui furent ehoi- d'être émanciper le pape de la i et l'agneau, de Bysance.L'Allema- droit, que l'on en dernier lieu.Puis, vaincre que la la série des miracles:j 1914-1918 a eu une origine mysté- la ! rieuse et une fin surnaturelle?de Verdun et combien Si tel est le cas, nous croyons qu'il vaudrait mieux abandonner le successeur actuel de Pierre à l'inimitié du genre humain, plutôt que d'enlever à des milliers d’individus leur foi en un Etre suprême.miséricordieux et charitable, dont ils attendent les secours que ( 4 ?t ?t! S: ni* 4 q i b.ntr*: et rené: lions cuir—ne pense: pus que non ?n* t e il o n s qu’un étoloi/e ih bijouteries et il ’or (je l-teriis ilispe miteuses, nulls plutôt un mo/josin lie l’époque ifiii confient des urticles personnels dont quelqu’un île rot n fomiUi o besoin—ou /mur un sohint—ou un o/ni— ou peut l’tre pour rous-m*'m*.Adule: vus nuit oui ih lu l'uij• le /dus tôt possi-bh pemlunt i/ Ile h clioij est ou Coin /dit.?( ?• * ?( ?t ?t ?q et.par ( 4 4 ?i 4 4 ?Nombreux sont les Canadiens t \é < 4 ?;t t ?4 # sis pour tyrannie gne vient commence c’est le miracle de la Marne, résistance d'autres! lit ce bon jésuite ajoute que Dieu prévoyant le nombre effroyable des morts, n'a rien fait pour 1 empêcher, car il voulait exiger de l'humanité une lourde expiation et lui donner quelques leçons qui n’ont été si terribles que ?bit ( Marchands de I Humants Or ft vies A rpen tiers Les autres seront peut-être encore pour un temps, dont nous ne saurions préciser la durée, les plus nombreux.Cependant leur nombre diminue chaque jour, car il est impossible (pic la raison filtre peu à peu dans les esprits, en notre siècle de progrès, et ne finisse par remplacer les croyances superstitieuses que la religion éclairée, elle-même réprouve.?1 4 ?< : il : »>; i MONTREAL occulte ne 2 ne s m- ü ; 4*4^4»4*4*4*+?4*-4»4*4^4^4^4^4^4 ?•4*4 • ?* président Modeste Leblanc i OO H MONTREAL, 30 NOV.1918 Page 2 GABRIEL FAURE ET SOH OEUVRE CLEMENCEAU \\> U blc esprit classique.” Les oeuvres pianist iques de Fauré sont donc classiques, mais elles le sont cependant moins de forme que ses Quatuors” son “Quintette” et ses “Sonates” qui le sont strictement.Cependant, une forme peut être classique sans être sonate rigoureuse.Et il se peut sans doute affirmer que Faure sentait son écriture pianistique peu propre à la forme rigoureuse, puisque chaque fois qu'il l'a traitée, il lui a fallu d autres éléments pour lui donner la plénitude et la consistance.Mais quelques critiques reprochent malgré tout aux “Sonates” une écriture un peu maigre et d autres y découvrent de la mièvrerie.Certains veulent qu'il y ait une musique spécialement à sonate et ils reprochent ce qualificatif à celle de Fauré.Il faut pourtant admettre qu'une forme di de grandiloquence et iaseine par une fois établie, les idées qui Vali-le toc.Sa musique délicate et si mentent peuvent revêtir tel ou tel raffinée ne pouvait pas convenir caractère, selon le gré de Fauteur, à de semblables gens que les ma- L’écriture dans les sonates de | chines de Meyerbeer émerveil- Fauré n est pas massive ; elle est huent encore, qui se sentaient en:.,,, vm,c dtqieatc souple.Ces part ait e sécurité avec moftensil • sonates „e sont pas maigves d»é.1 honnis, qm souriaient aux mie- triture ni mièvres d’expression.vrer.es des uns et qui sc satisfai- Une musiquc qui plaît, qui char.soient dans les constructions froi- ,„p séduit n'est pas forcément des ci immobiles des plus raison- miC.vrv Et conimc d v „ loin du nables assommeurs.Ceux-là du vliarnu.d(i,icat ot dist.vct dp Fau-reste.ne goûtaient pas daMintage ]., n,jèvrerie sentimentale des Berlioz, ni halo.n.1-ranek.et salons Ea "Sonate en la "de Fan-art de h mire était trop sen>i île „e r^s;ste peut-être pas aux cri-et .1 sv trouvait trop de charme, ti ,s pMantes quan, ?1 îa forme I trop de grace et de discretion.Il a et c.avaut-.,.0, malgv6 qu’cllc tallu bien du temps avant qui on , soif quclq„es-uns.considérée s avise de penser et il admettre parfaiu>.mais elle possède des! •1,1,0 la plupart des petites neu- quaij,t*.s éminemment plus belles vres de 1-aure contiennent plus de, p, ,us déduisantes rpie la seule musique, sont des oeuvres plus pcrfeetio|, de forme.C'est que maintes interminables svmphonies f ai l^aure, a tra\ers toutes les qui ne trouvent leur ‘ grandeur fonfs- ,’n'.,serVt> ‘uu.iours sa mê-que dans 1 irréparable ennui me force d expression lyrique, son qu'elles infligent.On en peut ci- caraeLcre musical.Les ter plusieurs de ces vastes ma- Quatuors et les Quintettes chines qui peuvent durer long- sont aussi des formes souples ou sc temps et qui n'ont aucun profond trouvent niduses des expressions intérêt musical Mais au commen- s]H‘clales- la P'us P"re personna- Cette oeuvre lyrique est conçue son nom pour indiquer une musi-eement du XXièmê siècle des es- I'1,‘ de I'aui',*‘- Bes “Nocturnes” dans une forme assez spéciale qui J que originale, un art vivant et le pri,s devaient se permettre le cul- srmt des P°miies qui s'exposent et peut rappeler l'ancien opéra fran- nom de Fauré est déjà de ceux te de formes moins ru "lieuses sp complètent en quelques pages, vais.On n’y trouve aucun leit- qui ne meurent pas.moins sérieusement ennuveuses et Quelquefois l’expression d'une motif proprement dit.ce qui n'ciii-, il devait se créer toute une "éné- fns,ossc P1'»'*1’ et b,rte.Mais pêche pas que l'on puisse se reration pour qui la musique est l'é- ''0PUïrc capital*» tie Fauré pour connaître tout au cours de Voeu-; lément essentiel dans une oeuvre le Plano cst "1 berne et Varia- vre.L’unité de conception et de musicale^ ( ceux-ci il est donné '-ons".une oeuvre très belle de ! forme y est produite par des liens en même temps que la faculté forme et d'expression.C'est le ré- mystérieux et sensibles qui relient „„ TT?ntJATT d'aimer l'art, celle de choisir par- slum‘ complet de son oeuvre pin- entre elles les diverses scènes.Une \ prop.d'un "rand procès ré- _ET LE CHÜU mi l'art contemporain et celui du ,1.,1SÎ11.'*\le’ e fst la s,"n,ap dc sa sen-, meme ambiance baigne toutes les dernier, nous apprenions que M.-ht e» du .pï.-nx bavardage des D'où vient cette expression si passé, les oeuvres qui font partie Sll>lh,v ot de .son intelligence, une j parties de 1 oeuvre et c est cette l'abbé Groulx titutlaire du cours avu.-ats.-Paris-Midi" nous rap- fréquemment emplovée?Proba- de la musique.oeu .e de puissance concentrée.atmosphère qui en organise les | d histoire du Canada a VUn.versi- ; à un bâtonnier de bien,eut d'une sorte de problème- Gabriel Fauré est un musicien Mais Faure, tout en marquant mouvements dans une meme unité) te.Laval, avait etc 1 objet de bas- charade qui se posait ainsi : Etant de la musique pure et la plupart sa predilection pour le piano don- de forme et de style.Simplicité au bord d'une rivière, un de ses oeuvres sont de la musique na,t «»**.« la '««-lodie une forme des moyens, simplicité îles lignes loup, une chèvre et un chou, com- pure.C'est peut-être dans ses et une puissance d expression jus- et maximum d expression c est :>uus apprenions aussi .pie ics reuse et si prospère le passeur s'arrangera-t-il oeuvres pour le piano qu'il révèle qne-lu inconnue en France.Il s’est tout le secret de Faure, c est le- etudiants de Lava a 1 ouverture Venir, je ne dis pas prétendre, mur que la chèvre ne broute pas le plus profondément sa véritable fai,,.°, commentateur de Milliers "dope .Tout le premier acte est du cours public d histoire du Ca- mais simplement insinuer qu elle e ehou ci que le loup ne mange nature.Il ne s'impose aucun tex- dp 1 Isle-Adam.de Leconte de Lis- beau, surtout le Prelude et la nada.avaient manifeste contre ce laiss(.désil,.r.c'est donc aux •lièvre dans son bateau, peu- te.on n 'v sent aucune rigidité et >?• Baudelaire de X crlainc, de fm qm est sublime.Le second jjournal et témoigné de leurs sym- veux (1„ troupeau ainsi instruit, dam qu'il les transbordera?Il c'est de l'a fantaisie, une fantaisie Samam d de \an Lerberglie.Un acte est presque sans action et, à patines envers M.1 abbe Groulx,j joucr vôlp (]p dénigreur, d- ,-a-passe d'abord la chèvre toute son- que cependant ordonne toujours tel choix de poètes est une preuve cause de cela, un merveilleux pre-l 1 un il eux se faisant 1 interprète lomniatcur public, c'est continuer, Le président habitait la ban- le.Il revient ensuite chercher le une belle raison.C’est ce qui est ! ° eV tu!e a^ine,° .( e ^aure e* °* ° a expression musica c.| ( e ses camarades prononçant une sur la terre, l’oeuvre inaugurée loup : mais en le débarquant, il a le plus beau et le plus intéressant d a tralte !cur B"cste avec une est un vaste nocturne ou se dessi-, courte allocut ion et disant qu il se jadis par Satan dans le ciel, c'est-S.in de rembarquer la chèvre.' chez Fauré, cette correspondance ! comprehension profonde, une m- "p"t dans 1 atmosphere de la nuit) faisait un point d honneur de ne :,.(liro s’adonner au mal p„ur le qu'il ramène.Il passe le chou.Et.de la sensibilité et de la raison.Ke,,1f‘nce T" égalé sa sensibilité, le mouvement de la mer et les sen- pa* nommer le journal en question|Siniplc plaisir de s-y vautrer enfin, le loup étant loin et le chou Gabriel Fauré, c’est aussi la bon- Qj * ° ([11 os-unes^ d e ces melodies re- nu en s in mies ce ene p p a!Vs vottc! OI}ceinlo.Cependant, la lumière du bon on sûreté, il repasse la chèvre, ne mesure et le bon goût.Rien N vient tonte 1 ame'de Faure ; elles ( >sse.a in en es remarqua- I ne s agit pointant pas du sens pratique et des faits nouveaux Ainsi il a ménatré et sauvé la chè- chez lui n'est disproportionné.La snt a M,n"ble auteur de l'article paru sous ce titre dans 1»* “1 ays de la semaine dernière a cxp".frisant le miracle, elle était si lieu- ! Vu jour, devant la Cour, il pre- ment liait la parole dans une trè> délicate affaire en qualité de partie «•ivile.Deux circonstances dans ce la proves étaient déplorables pour lui : 1 o lieue : *2o II était très tard.En raison de l'heure tardive, je vous demande, maître, de void »ir bien être bref, demanda le magistrat banlieusard.i Me Fa la t eu f commença ses ex- vre et le chou, plications, mais, dès 1 mots, il constata que gardaient la pendule, coûtaient pas le moins du monde.—Maître, je vous en prie, supplia à nouveau le président.Alors.Fa latent', brusquement, montrant tour à tour son adversaire.son client et la Cour, s ecria quelque bon jour, par battre en brèche le système d'hypocrisie, de fanatisme, d*1 jalousie, de calomnie, de préjugés, d'étroitesse, d'exclusivisme, d’ignorance, de paresse, de routine, de peurs et d'abrutissement national auquel de sordides exploiteurs nous ont forcément - unis •r.: premiers les juges remain ne Fé- es UN MOT DE VOLTAIRE Voltaire et Piron se promenaient.Ils croisèrent un prêtre qui portait le viatique à un mourant.Voltaire se découvrit.— Vous êtes done réconcilié avec y Dieu?demanda Piron.—Nous nous saluons, répondit Voltaire, mais nous ne nous par-l Ions pas.• • , le “Devoir”, la “Véri-Croix — si jamais elle et la 4 4 # w • % tes déjà seulement une comiquement : —Lui tort !.Nous raison 1.Vous bons juges.Et ce fut tout!.Le procès se termina dans un éclat de rive.Il était gagné.Cette courte plaidoirie devrait beau et de bon dans 1 humanité : un enseignement pour beau- elles ne sont jamais coupables de (|(1 nos actuels maîtres du I leurs fautes, celles-ci viennent des Balzac 1 articles comme v à f»l inch trer.développer, exploiter ou autrement ¦ - .— ¦¦ ¦¦¦ ¦¦¦¦ I disposer d aucune n flaire, propriété ou | aucune autre compagnie dont les objets ! entreprise; >vnt semblables à ceux de la présente Acquérir l’actif, l'entreprise, la pro- compagnie; j p ri été, les privileges, contrats ou droits " ! d’aucune personne ou compagnie exvr-i vaut aucune industrie ou aucun COin- Lc ds sont très bien loués et en bonnes conditions partout.Hypothèque, $ 15.000.Cette propriété peut l’heure actuelle.Revenu, plus de $2,000 par Superficie du terrain, 6,735 pieds.Ces plain-pic Evaluation municipale, $21,500.être achetée pour $22,500 à L année, et qui peut être augmenté.t» •r IL Y A DE CELA VINGT ANS écrit Madame .1.M.Cress, de Stanford, K y., “j’étais si nerveuse, que je pensais perilre la raison et ma santé en était brisée.Sans le Novoro du Dr Pierre, il y n longtemps que je serais dans ma tombe.Je ne saurais trop lou-nnger ce remède ’ \ Ce remède herbeux fortifie le système nerveux; il nourrit, vivifie et rebâtit le corps humain en entier.Des milliers ont témoigné de ses mérites.Ce n’est pas un remède de pharmacie.Pour toute information, écrire au Dr Peter Fahrney & Sons Co., Chicago, III.(Les .remèdes du Dr Pierre sont délivrés au Canada, libres de tous droits.t • 4 I ' • A THE CRAD0CK SIMPSON CO’Y k 120 Rue St Jacques, Montreal D.stribuer aucunes valeurs do la cor- s punition, vu espèces, aux membres; Rémunérer aucune personne pour serI mcrco que la présente corporation peut vices rendus ou à être rendue- eu fai-exercer, et les payer par répartition oser do la totalité ou À à 1 i ou garantissant la souscription d'aucune des actions du capital do la compagnie.ou d'aucunes debentures, actions-obligations ou autres valeurs corporative.-, ou dans ou à l'occasion do la formation ou de l'organisation de la compagnie, ou dans le gestion de ses ai'iai- * les; qui arrachent des larmes aux ru .- ct jettent dans tous les i.' *‘s -JP0*’tuteurs dos émotions sai-x, v1!0 I|uil|a»ité réconfortante.•m.hdgnr Becnmn, 1 nnro NVkludoff, ,l u,,“ Phié tardive Faire toutes ou aucune do ces choses .comme principaux, agents, entrepre-d aucune partie des terrains, bâtisses ncur>?fidéicommissaires ou autrement, en structure maintenant ou ci-aprpts \ t>t soit seuls soit conjointement avec érigées, prendre telle garantie jugée u’autres personnes, ou soit par l'entrenécessaire; construire des bâtisses et nipse d agents, sous-entrepreneurs, fidu-eommoroer sur le matériel de construe- viaires ou autres, sous le nom do tîon; prendre ou détenir dos mortgages vestments Incorporated’’, avec un fonds et hypothèques en garantie d aucune SOcial do dix mille piastres ^$10,000.00), balance non payée sur lo prix d achat aLvisû on ceut parts (100) do cent plastics terrains, bâtisses ou structures ainsi vendus, et vendre ou autrement négocier cos mortgages ot hypothèques; j Faire des prêts aux personnes en ro-1 lut ions d’affaires avec la compagnie, aux termes et conditions jugés avantageux, et garantir l’exécution dos cou-, trais par aucunes telles personnes; , Vendre ou autrement aliéner l’entreprise do la compagnie ou aucune partie I d’icelle pour lo prix quo la compagnie croira convenable, ot spécialement pour des actions, debentures ou voleurs dons t scur.Pour le plus Malade si on Emploie à temps le e * * * A paroles lourdes oreilles sour* # # Assez jeune qui pauvrement « « « Il ne faut pas puiser Tenu avec un crible.LEGENDES ET REVENANTS t Nous accusons réception d’un petit volume du terroir, intitulé: u Pages Canadiennes — Légendes et Revenants”.C’est le premier volume d’une série de récits canadiens.Ce petit volume renferme: Lo vol au fantôme!, par V.-E.Dick.Une histoire de loup-garou, par le même.Los Légendes des Forges du Saint-Maurice, par Minié.Les Flibustiers de Salons, par V.-E.Dick.De format commode, co petit volume dans le rôle du le séducteur qui pris 1 rivo sa destinée au femme qu ’il a perdue, nous m s1cma*l"°i nous aurons lai drossant à l’Imprimerie Nationale, 317 lu magnifique pièce do rue St-Joseph, Québoc, r Le sous-secrétaire de la province, C.-J.SIMARD.FLEET, FALCONER, PllELAN & BOVEY, 47-4S-4U-50 Procureurs des requérants.2501-17 Washington Blvd.c (Délivré libre de tous droits au Canada) C sa SI Représentant: M.BOUDRIAS, 773a rue Charlevoix MONTREAL, 30 NOV.1018 LE CLERGE ET U DEFENSE DU FRANÇAIS ¦***> « M».» c* La Meilleure Référence d’un Jeune Homme Service de tramways électriques pour Gra HORAIRE EN VIGUEUR nby.Un article que M.Bourassa ferait bien de méditer.— La langue française pour le clergé Vest pas un but, mais un moyen.Un compte d’épargnes, c’est quelque chose de mieux que le premier pas vers V indépendance financière—c’eet une marque d’énergie.Le jeune homme qui peut produire un carnet de banque de la Banque des Marchands, accusant un mémoire d’épargnes stables, ns saurait fournir de meilleure référence, au point de vue des affaires.Un compte d'épargnes peut être ouvert avec $1.00, ce qui prouve quels égards nous avons pour les comptes de ceux qui désirent économiser.Nos 122 124 120 1 :t2 i:m Mo 142 Los journaux de langue anglaise de Manchester, N.II., publiaient on date du 10 novembre une note ainsi conque: L’évêque GueVtin a donné aujourd’hui des ordres aux prêtres du diocèse du New Hampshire pour que renseignement élémentaire dans les écoles paroissiales soit donné dans la langue anglaise seulement.Cette attitude a été prise par l’évêque Guertin en conformité avec la campagne d’américanisation.Pour renseigner nos lecteurs da- les” vantage, nous leur mettrons sous renseignement du français, les yeux les principales parties de la lettre-circulaire que Mgr G.A.Guertin adressa à son clergé pour i le notifier de ses intentions à IV- pareils interprètes Pu.nl (le l'enseignement du fran-1 1 qais: conscience du danger.I/4 4 Avenir vouons-nous que l’Eglise cat hoi i-National” de Manchester veut se que, apostolique et romaine est in-rassurer en même temps que ses (ornaiionalo de par son essence lecteurs, mais il n’y réussit même ; les questions de langue et qu’imparfaitement.Du moins de race sont pour elle questions se-e’est l’impression que l’on reçoit couda ires.lorsqu’on prend connaissance de Si dans telle ou (elle partie du l’opinion que ce journal émettait monde elle favorise une langue au lors de la publication de la lettre détriment d’une autre, c’est en circulaire de révoque de Man- conservant toujours en vue l’in-ohester.L’44Avenir National” lérct supérieur de la foi.Le triomphe ultime de l’Eglise qui seul 114 Quittent : Montreal.Chemin St-Hubert Brookline.Chambly Bassin .Chainbly Canton .Richelieu.Marievllle.Rougemont.St-Césaire.Abbotsford.Cl ran by.Les trains Nos 120, 1X2, 130, 140 et 1 14 circulent tous les jours lies trains Nos 122, 124 circulent tous les jours, dimanche Le train No 142 circule tous les jours, samedi et dimanche exceptés Tous les trains quittent la gare-terminus—rue McGill et Youviih*.Pour plus d’informations téléphonez Main 3970-2800 et OOOu.AM.AM.AM.PM.0.18 7 58 10.00 LOS 0.02 8.32 10.30 2.33 7.00 8.40 10.43 2.40 7.12 8.01 10 00 2.03 7.17 8.00 11.00 2.08 7.22 9.00 11.00 3.03 .9.12 1117 3.10 11 on .Il au.' .11.10 .1 ° 01) .* M.'l'.PM.0.18 0.00 0.09 0.14 0.19 0.24 0.37 0.02 PM.P.M.P'M.11.L'U 1 l.f»2 12.011 12.12 12.17 12.22 12.:t:t 12.40 12.% 0.18 0.00 7.10 7.22 7.27 7.32 7.4:: o.os 7.30 7.40 7.02 7.00 8.00 8.12 IA BANQUE»» MARCHANDS 7.03 7 90 7.40 Bureau Chef: Montréal.D\7 CANADA Etablie en 1864.Avec scs 32 succursales dans le Québec.102 succursales dans l’Ontario.1 succursale dans le Nouveau-Brunswick.1 succursale dans la Nouvcllc-Kcossc.19 succursales dans le Manitoba.21 succursales dans la Saskatchewan.S3 succursales dans 1 Alberta, et 8 succursales dans la Colombie Anglaise, elle dessert très efficacement les parties rurales uu Canada.- - U2 1 o or I — Uà s’exprime on ces tonnes : Il est évident (pie si la langue importe au elergé canadien, est le anglaise seulement doit 'être en- mobile qui le fait agir lorsqu’il soignée dans nos écoles pnroissia- prend la défense du français ; , c’est un coup fatal porté ft pour lui.notre langue n’est pas Nous un but.e’est un moyen.croyons bien que e’est faire dire Voilà ce qui explique la déei-à Monseigneur une chose qu’il n’a sion prise dernièrement par Mgr pas dite et qui est certainement (inertin.La langue française ces-loin de sa pensée.Autrement il saut d’être utile à ses fins, on la prêterait l’appui de sa haute au- met au rancart sans répugnance tori té au mouvement qui se des- comme sans regret.Pour être bien sine en certains quartiers en vue vu des fervents de l’amérivanisa-de la disparition éventuelle en ce tion.pour faire sa cour aux Amé-pavs de toutes les langues autres rieains.ou n hésite pas un seul que I anglais en violentant les instant à sacrifier ce que nous consciences et violant le droit lia- avons de plus cher ; notre langue turel et la liberté individuelle ve^ devenant un poids embarrassant connue dans la constitution du pour notre foi, on tranche tout simplement d'un trait de plume le Nous avons heureusement pour lien qui les unit et on continue sa nous rassurer le troisième article route sans plus se soucier de ce l'interprétation donnée par qu'elle devient.Monseigneur du quatrième pria- Il est vrai que la fusion des no-ci pe fondamental d américanisa- très dans b» grand “melting pot tion adopté à une réunion des gou-! américain doit fatalement se pro verneurs et des présidents de vo- j du ire tôt ou tard, mais notre dermites de sûreté publique cou vu- gé nous ayant habitué par son piée par le secrétaire laine, (pii a laissé ci scs traditions à voir eu eu lieu à Washington le X avril lui un défenseur ardent et sincère dernier.( 'e troisième article de «le la langue française, la surprise l'interprétation déclare expresse- «*st doublement douloureuse pour ment qu'une langue étrangère les Eraueo-Américains qui réalisent être enseignée dans les éeo- tent qu'un nouvel ennemi leur sur-ou son équi-j les élémentaires moyennant eer- vient, et cet ennemi, c'est — f> valent indiqué par le Depar- faines conditions.tristesse infinie — un fils de leur tement de 1 Instruction publi- “S'il y en a qui se réjouissent race en qui.en raison de sa haute que du New Hampshire dans les! lu fait «pie désormais l'enseigne- dignité, ils se sont toujours plu à mat ir res communes de l'ail- ment du Iran ça is sera aboli dans ’wonnaitre un protecteur naturel, glais.suit en lecture, oeriture.j nos éeo les paroissiales, ils se font s»* servant de nous comme d'un geographic, physiologie, histoi- grandement illusion : ils prennent marchepied pour atteindre un but re.administration civile, musi-l simplement leurs désirs pour une inavoué quo et dessin ne soient pas abro- ! réalité.S'il y a lieu d'améliorer g ces mais enseignées en con tor- l’enseignement de 1 anglais en cor-mité avec les lois de l'Etat.?* cx«V|;|,\ La Victoire de Dieu LE CIGARE “PELICAN” de bataille — du moins il le croyait Mais il n'y a que chez nous qu’on trouvera de d'une boutade dont il sera le premier étonné, quand il apprendra l'usage qu’on en a fait.11 pour-Nous va it bien être humilié de savoir fendrait qu'il a parlé ex-cathedra, au nom piatre pour faire do Dieu, qu'il a confirmé le mira-s‘attribuer le nié- t.|e pe ja Marne en lui donnant pendant if la magnifique dont ou célèbre tous les jours les innombrables bienfaits ! châtiment de la Les graines sonores de la grandiloquence ne tombent jamais ici sur son triomphe lu la pierre.Encore moins sont-elles Ils gobées par les oiseaux du ciel.Avec quelle jubilation nos théologiens ont happé au passage cette sortie de Foch: ( ’ V>t la victoire de Dieu ! Nos jongleurs de mots s’en Est un HAVANE pour satisfaire le G onnaisseur AUCUN CIGARE IMPORTE N’EST MEILLEUR 1.—Dans l'instruction des enfants dans toutes les écoles y compris les écoles privées en lecture, écriture, épellation, arithmétique, grammaire, géographie.physiologie, histoire, administration civile, musique et dessin, la langue anglaise pays, servira exclusivement, tant pour fins d'instruction dans ces écoles que pour fins d'administra- de tion générale.2.—L’usage exclusif de l'anglais pour fins d'instruction et d administration n'a pas pour but de prohiber dans les écoles privées les exercices de piété dans une langue autre que 1 anglais.•t.—I ne langue étrangère peut être enseignée dans les écoles élémentaires pourvu que le cours d'études sont donné avec cette bille en verre afin d ébaubir les badauds, savions d’avance qu’on des cheveux en < des subtilités et i rite de la victoire des alliés.Nos augures qui savent se regarder sans rire et parler sérieusement avaient si bien prédit le France, qu’ils ne pouvaient manquer de voir dans réalisation de leur prophétie.n'ont pas comme l’idole des nations les trouvent un terrain tout prépa-des yeux pour ne point voir Leurs vé et lèvent à vue d'oeil comme les prunelles plus vomplaisantes ne ré- grains que les fakirs mettent en tlèteut que les images qu’il leur terre sous n*>s yeux et qui instanta-jdaît d’enregistrer sur ces plaques uémetit sortent de terre, verdis-j sensibles : “Victoire de Dieu à eau- >ent.bourgeonnent et fleurissent se des grands chrétiens qui ont me- devant soi.L’exclamation de Foch né le combat!” dit le Père l'ami- est devenue un dogme, de par l’ait-» sier Regardez avec 1«*" yeux de la tu ri té de nos casuist es ! toi ces grands chrétiens qui « * T I Tout de même, les choses ont remporté cette victoire, car autre- j quelque peu changé depuis les ment vous seriez comme le dindon temps jadis.Autrefois, quand de la fable devant une lanterne Rome avait parlé, tout 1 univers éteinte : “Je vois bien quelque ch >- >‘inclinait.Aujourd’hui, c’est la mais je ne distingue pas très parole d'un militaire français qui bien*’.Même avec une loupe.v\s ; oriente les chrétiens vers la croyan-j grand" chrétiens sont invisibles.Ce ce! Le père Tatnisier, pour faire n’est certes pas le roi d’Italie, qui gober ses théories abracadabrantes, détient depuis près d’un demi-siècle :t besoin de s’appuyer sur une pales biens temporels du pape et dont rule évasive de Foch.11 n’y a pas les relations avec le Saint-Siège si longtemps il eut suffi à un pré-! sont assez tendues, qui peut se ré lat d’affirmer pour forcer 1 ad-clatner du titre de (jrn- llai ofl llllls |ias allSsi f., ges volantes ventes par Mitatre ma- ».„risés ., à peu près un millier «le sources en -»m riqiic.A l'égard «le l’une d'elle* Traité «le Thérapeut hic Hare O*-1, page 523, «lit ceci: “Il existe un noWj lire de sources salines eu Ainéri«|U«‘ 1 Europe, dm eaux très fortes di pèee sont, eonlemies dans la S«niret‘ le Catherine eu Canada, qui eon tient - grains de ealoride sodium.Elle
de

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