Le nationaliste, 1 mars 1914, dimanche 1 mars 1914
[" \u2014\u2014 \u2014 » ¦ VOLUME XI \u2014 No 2 MONTREAL; DIMANCHE 1er MARS 191 I ABONNEMENTS : Rédadtion et Administration i 7 U RUE SAINT-JACQUE3i MONTREA» 1 $1.00 $1.50 $1.50 CANADA.ETATS-UNIS.AJNION TOST ALE TELEPHONES s REDACTION : Main 7460 ADMINISTRATION : Main 7461 £ JOURNAL du DIMANCHE /LE NUMERO 2 sous REDIGE EN COLLABORATION DROIT AD BUT L\u2019ORGANE DES JEUNES PARISIAN riŒ'Suii UN DERNIER MOT SUR L\u2019AFFAIRE L\u2019IDEE EN MARCHE DU PLAISANT < NOS ECHOS AU SERIEUX Un député canadien-anglais veut imposer, en la poussant plus loin que nous, la théorie nationaliste en matière d\u2019immigration Une maison de Toronto, W.-E.H.& fils, qui s\u2019intitule sérieusement \u201ccomplet fournisseur d\u2019église\u201d, fait circuler dans la province de Québec un prospectus dont les quelques extraits suivants vous donneront une faible idée: \u201cVente annuel dégagement de notre,.surabondance des Chasubles, Chapes, Dalmatiques.Cette liste serait annuler Mars.lOemc, et les ordres serait pas remplit, cet-a-dire base sur ces prix, après cette date.20% Escompte pour l\u2019argent comptant des prix ici que sont nos prix régulier.\u201d \u201cSouvenez-vous, au dessus son nos prix régulier, on vas allouer escompte de 20% pour argent comptant si la marchandise est paye pour un dan 10 jours du reception du meme.Ces prix serait pas efficace apres Mars lOeme, 1914, et puis aucune commande reçu plus tard serait pas remplit.\u201d \u201cNote particulier: \u2014 (1) Dite nous la couleur du vestement voulu; (2) Donner nous exactement les instructions requis pour l\u2019expédition.Ces mieux de mentionner un deuxieme choix de Vêtement, si parfois on a vendu votre premiere choix, et puis on serait capable de vous envoyer un autre aussi bon.\u201d Nous nous empressons, tout d\u2019abord, de féliciter ces messieurs d\u2019avoir eu l\u2019idée de faire imprimer des prospectus en langue française, si on peut dire.Il est vrai qpc cette maison ne Va pas fait uniquement pour nous être agréable, mAis qu\u2019elle songe surtout à faire affaire avec nous \u2014 ce qui, du reste, est parfaitement légitime.Mais nous regrettons de dire à ces messieurs qu'une circulaire comme celle-ci, si elle provoque le fou rire dans la joyeuse province de Québec, ne leur fera vraisemblablement pas faire une seule vente.Ainsi, ce prospectus, bien imprimé, et qui a dû coûter cher, s\u2019il obtient un succès inattendu, n\u2019atteindra pas le but qu\u2019il vise.Les maisons de commerce ontariennes, qui nous adressent ciels circulaires dans notre langue, réussissent sans doute à faire avec nous un appréciable volume d\u2019affaires, mais encore faut-il qu\u2019elles parlent notre langue, et non pas ce charabia, dont on vient de voir un échantillon, et que des gradués de High School, dédaigneux du langage que nous parlons, appellent le Parisian French.Que les négociants de la province voisine rédigent leurs catalogues en français et ils y gagneront beaucoup, et la langue française aussi! Mais cela soulève une question plus sérieuse.En effet, ces imprimés en Parisiçn French, qui ne réussissent qu\u2019à faire rire, apportent, si Von y regarde de près, un fort argument en faveur de l\u2019école bilingue.Les hommes de commerce éprouvent dans leurs occupations quotidiennes la vérité de cette idée élémentaire, que celui qui possède deux langues a, par le fait, deux fois plus de chances dans la vie pratique: A man who knows two languages is worth two men.Non seulement la connaissance du français multiplie pour le commerçant anglo-saxon les débouchés dans la province de Québec, mais encore, s'il est entreprenant et s\u2019il met sur le marché des produits \u201cexclusifs\u201d, ses catalogues pourront aller faire l\u2019article, comme on dit, dans un grand nombre de pays, où des imprimés en langue anglaise demeureraient complètement inefficaces.Les grandes maisons de commerce et les industriels de Londres comprennent si bien cela qu\u2019ils expédient jusqu\u2019à Montréal des circulaires et prospectus écrits dans un français raisonnable.Alors, s\u2019il est vrai que chez des hommes sensés l\u2019intérêt doit primer le fanatisme, pourquoi tous ceux qui apprécient les services que peut leur rendre la connaissance du français, ne travaillent-ils' pas de concert avpv ceux qui ; école bilingue, à laquelle, par ailleurs, la constitution nous donne des droits incontestables?Tl y a plus, à notre sens.Les Ontariens devraient non seulement permettre à leurs compatriotes canadiens-français d\u2019apprendre le français, mais ils devraient désirer ardemment que leurs fils l\u2019apprennent aussi, ne serait-ce qu\u2019à .cause de tous les avantages que la naissance de notre langue leur offrira, quelle que soit la voie où ils s\u2019engageront plus tard: la finance, le commerce, l\u2019industrie, le fonctionnarisme, etc., etc.Un fanatisme imbécile, exploité par une poignée d\u2019enragés Orangis-tes, avcuglera-t-ii longtemps la population Intelligente de l\u2019Ontario point de l\u2019empêcher de comprendre ses propres intérêts?Nos législateurs sont rentrés dans leurs foyers.Loin de l'atmosphère trouble où l\u2019Affaire s'est instruite à moitié, peut-être en aperçoivent-ils mieux, maintenant, tous les aspects.Il n\u2019est pire aveugle que qui ne veut pas voir ; aussi je ne parle pas de ceux qui avaient des raisons d\u2019empêcher que la lumière se fasse.Mais les honnêtes députés, ceux qui sont à l\u2019abri de tout soupçon et qui, pour cela même, ont manqué de méfiance au point de permettre qu\u2019on bâclât l\u2019instruction du scandale de Québec de manière à laisser planer des doutes sur n\u2019importe qui ; ceux-là ne commencent-ils pas à se repentir de leur irréflexion ou de leur attendrissement un peu trop facile ?Quand l\u2019Affaire éclata, on voulut y introduire la solidarité de la race et le patriotisme ; certain confrère, pour peu qu\u2019on l'eût poussé, aurait mis en cause toute l\u2019imitianité.Nous disions ici même, dès le début, qu\u2019il ne s\u2019agissait pas de tout cela, mais des accusés, et que si ces derniers étaient trouvés coupables, eux seuls seraient frappés de déchéance, et non pas tous les Canadiens-français, ainsi que l\u2019insinuaient déjà des hommes intéressés-ou naïfs.Cependant, le Daily Mail porta contre la Législature des accusations générales et, plus tard, précisant, il publia le compte rendu sténographié des négociations engagées entre les agents de Burns et M.Mousseau, et où l\u2019on voit que celui-ci a reçu de l'argent qu\u2019il était censé remettre à des collègues.Alors, le premier ministre reconnut que l\u2019honneur de la Législature était attaqué et promit de le défendre en projetant une lumière >ussi vive que le soleil dans le fond et le tréfonds de l\u2019Affaire.Et les Journaux du parti eurent des ritournelles émouvantes sur \u201cl\u2019honneur de la seule Législature française d\u2019Amérique\u201d.Quand vint l\u2019enquête, M.Mousseau, comme chacun sait, était malade, incapable de comparaître.On lui fit son procès sans l\u2019entendre.Ça culpabilité fut établie à la satisfaction des membres de la commission ; plus que cela, il ressort des conclusions de l\u2019enquête que l\u2019accusé Mousseau, non content d\u2019accepter de l\u2019argent pour favoriser le bill de la Montreal Fair, garda en outre pour lui l\u2019argent qu\u2019il devait remettre à des collègues.On le trouva donc coupable d\u2019obtention d\u2019argent pour des fins illicites, et sous de faux prétextes, encore ! Et l\u2019on sait par quel procédé cousu de fil blanc \u2014 blanc comme tous les autres députés \u2014 l\u2019on parvint à nfcîrcir de la sorte le seul Mousseau, afin, dit-on, de lui faire tenir le rôle de repoussoir : M.MacNab et M.Nichols, comme Bi&dinger et Maloney, à qui l\u2019on demanda s\u2019il était à leur connaissance que d\u2019autres députés eussent accepté de l\u2019argent dans les mêmes circonstances, ont dù répondre négativement, puisqu'ils ne pouvaient affirmer que ce qu\u2019ils avaient vu et entendu, et que M.Mousseau, s\u2019il avait remis de l\u2019argent à quelqu\u2019un, ne l\u2019avait pas fait en leur présence.C\u2019est donc sur ce grossier équivoque que l\u2019on étaya l\u2019affirmation qu\u2019aucun autre député ne s\u2019était laissé corrompre et que, amputée de son membre Mousseau, la Législature était blanche comme un lapin.Les citoyens américains résidant à l\u2019étranger et dont les recettes annuelles excèdent $3,000 doivent maintenant payer à leur pays d\u2019origine un impôt sur le revenu.Et sir Lomer qui a un mal de chien à recueillir un tout petit impôt successoral! Il y a des gens chanceux et des malchanceux, # * * M.Doherty, ministre de la Justice, propose la nomination d\u2019une commission de sept membres ayant pour objet d\u2019étudier les méthodes susceptibles d\u2019épurer nos mouus électorales.Voilà qui est très bien.Mais ne conviendrait-il pas, avant de faire quoi que ce soit, que M.Doherty décide si le chantage et le parjure sont des délits?S\u2019ils ne sont pas des délits, dans l\u2019esprit de M.le ministre, notre pureté électorale ne sera jamais que très relative:\tpar contre, si M.Doherty estime que ce sont là des délits, il doit à la justice et au bon exemple de faire arrêter veux qu\u2019il a formellement accusés d\u2019être des parjures et desnnai-trcs-chantcurs.CHANGEMENT RADICAL Les idées nationalistes, conçues par des \u201cratés\u201d et des \u201cdégénérés\u201d, font tout de même leur petit bonhomme de chemin et nos législateurs, faute de pouvoir en enfanter de plus justes, sont encore bien heureux de tenter de les mettre à exécution.On sait que depuis son début, fv nationalisme a attaché l\u2019importance qui convient au problème vital du l\u2019immigration.Les politiciens en place affectaient de mépriser cette question, ou plutôt, ce qui est pire encore, ils lui apportaient une solution toute contraire à celle que l\u2019on aurait dû attendre d\u2019hommes éclairés et soucieux du bien-être du pays et de son avenir.Pendant près de vingt ans, le mot d\u2019ordre fut à Ottawa : \u201cAyons le plus grand nombre possible d'immigrants !\u201d Le gouvernement professait que c\u2019est la densité de la population qui fait le progrès d\u2019un pays.Et il ne voulait pas sortir de là.Cependant, les nationalistes représentaient sans cesse à nos gouvernants que rien n\u2019est plus dangereux pour l\u2019ordre social, ni plus néfaste pour l\u2019avenir d\u2019un pays, que de négliger la qualité de l\u2019immigration pour ne viser qu\u2019à la quantité.La facilité de l\u2019accès du Canada nous prépare les pires mécomptes.Aux Etats-Unis, où l'entrée est cependant beaucoup plus difficile à l\u2019étranger qu\u2019elle ne l\u2019est ici, on se répent déjà d\u2019avoir permis à un nombre aussi considérable d\u2019immigrants de venir s\u2019établir sur le sol américain.Mais les sourds et ceux, beaucoup plus sourds, qui ne voulaient rien entendre, dénaturaient les théories nationalistes.Et si le Devoir demandait que l\u2019on interdise l\u2019accès de notre pays aux déments et dégénérés recrutés à $5 par tête par des agences ou bien aux criminels à qui des juges anglais avaient donne le Choix entre la prison et le Canada, il se trouvait des journaux anglais, relativement honnêtes par ailleurs, pour affirmer que les \u201c Nationalistes de Québec\u201d, en haine de l\u2019Angleterre.prétendaient bannir de notre sol les immigrants de Grande-Bretagne.Dénaturer nos idées, c\u2019était déjà leur rendre hommage, puisque c\u2019était admettre son impuissance à les combattre.Mais on nous fait maintenant un honneur plus grand encore.En effet, la Chambre des Communes est saisie, par plusieurs côtés à la fois, du problème de l\u2019immigra- tion, auquel on semble attache: l\u2019importance qu'elle mérite, depuis que notre camarade Georges Pelletier a démontre clairement que le système actuel nous mène à un désastre plus ou moins prochain.M.le docteur Paquet a fait demande au ministère de produire des tas de documents ayant trait à l'immigration.Et l\u2019on peut prévoir par là.à moins de ne supposer aucune suite dans les idées du député de l\u2019Islct, que M.Paquet se prépare une base d\u2019action.M.G.N.Lewis, député de West Huron, voudrait, lui.que le gouvernement agisse sans plus tarder.Il exige ce que les nationalistes demandent depuis plus de dix ans : la restriction de l\u2019immigration, c\u2019est-à-dire un changement radical dans la politique suivie jusqu'à ce jour.«M.Lewis désire que le gouvernement promulgue des lois nouvelles, limitant l\u2019immigration aux seuls sujets appartenant à la classe productive ou à ceux qui se proposent de se gager comme domestiques.Et il exige en outre l\u2019exclusion impitoyable de to.us les individus nés au sud du Même degré de latitude nord et à l\u2019est du 20ème degré de longitude est.dans les pays d'Europe, ainsi que des Turcs et de toutes les populations asiatiques.Dans son préambule, M.Lewis observe que la population des Etats-Unis a subi un abaissement de son niveau mental et physique par le fait dn l\u2019immigration de populations inférieures du sud et de l\u2019est de l\u2019Europe.Et il a assuré, dans les remarques à l\u2019appui de sa résolution, que le grand nombre des nouveau-venus qui ne produisent rien ou sont sans travail, est l\u2019un des facteurs les plus importants de la cherté de la vie en notre pays.Tout cela est incontestable.Et il nous fait plaisir de voir un député anglo-saxon faire siennes les idées nationalistes, et les pousser encore plus loin que nous.Au fait, il vaut sans doute m ici# que ce soit un Canadien-anglais qui saisisse le parlement de la question, parce que les exploiteurs de partisannerie politique et de sentiments de race perdront par là leurs seuls arguments.Quand il faudra discuter, en effet, la question à son mérite, on verra combien sont rares les véritables arguments qui militent contre une rigoureuse restriction de l\u2019immigration.\u201cOnzième anniversaire.\u201cLe Nationaliste de Montréal vient d'entrer dans sa onzième année de publication.\u201cLe Nationaliste est toujours le même, fier et courageux, ne connaissant ni les \u201ccompromis\u201d ni les \u201csilences\u201d intéressés qui ont fait tant de mal à la race canadienne-française.11 a été un semeur d\u2019idées, idées saines et réconfortantes; les Jeunes qui écrivent dans ses colonnes, car le National est le journal des jeunes, permettent d\u2019entretenir les plus belles espérances pour l\u2019avenir.C\u2019est le Droit, d\u2019Ottawa, qui nous fait ccs bons souhaits, pour lesquels nous le remercions chaleureusement.Nous remercions aussi tous les autres journaux qui ont bien voulu faire des voeux pour notre journal.Et nous remercions encore plusieurs confrères qui, nous ignorant, ne laisseront planer nulle part le soupçon outrageant que npus pourrions être, de quelque façon, leur complice.* * * 11 y a une vieille scie à l\u2019usage des soiffards.L\u2019un demande: \u2014Que disait donc le gouverneur de la Caroline du Sud au gouverneur de la Caroline du Nord?Et l\u2019autre répond : \u2014Il s\u2019écoule beaucoup de temps entre chaque verre.M.Bleasc, gouverneur précisément de la Caroline méridionale, doit avoir le vin doux.Tous les criminels.sans excepter les meurtriers, trouvent grace devant lui.Il vient, dit-on, de faire le relevé, pour le Sénat de son Etat, de tous ceux qu\u2019il a graciés, et cela forme un volume de 333 pages.Ce bénisscur aurait probablement trouvé bien sévère M.le magistrat Loct.qui condamna naguère un bigame à cinq jours de détention.# * \u2022* II nous est arrivé l\u2019an passé *100,-000 immigrants, ce qui fait 50,000 de plus que l\u2019année précédente.Et des statistiques publiées ces jours-ci accusent que le chiffre de l\u2019immigrât ioji canadienne s\u2019est multiplié par sept depuis dix ans.Il est temps que l\u2019on songe à la restreindre.* * * On annonce la dissolution de la raison sociale Gouin, Lemieux, Murphy, Bérard et Perreault: MM.Gouin et Lemieux sc retirent.M.Bérard, fin lettré, leur aura probablement dit: La maison est à moi, c'est à vous d'en sortir Ce n\u2019est pas très fort, vraiment ; et nul ne s\u2019étonne que le Soleil ;foit contrains d\u2019expliquer cela sur deux colonnes, presque chaque x :)our.Et le plus ennuyeux, c\u2019est que le peuple, du moins la partie du ! peuple que l\u2019esprit de parti n\u2019a pas encore voué à l\u2019abrutissement total bt irrémédiable, réfléchit et raisonne.\u2014Est-il vraisemblable, sc demande tout à chacun, est-il vraisemblable, voyons, que Mousseau ait reçu de l\u2019argent pour d\u2019autres et ait \u2022tout gardé ?Même en supposant gratuitement \u2014 comme l\u2019ont fait ses \"Collègues \u2014 que Mousseau fût homme à le faire, Vaurait-il fait?Il lavait deux complices, connus aujourd\u2019hui.Or, Mousseau, en touchant flte l\u2019argent pour V., ne s\u2019exposait-il point à ce qu\u2019un jour ou l\u2019autre, à l\u2019occasion d\u2019une autre affaire, M.Berge vin ou M.Bérard, rappelle à ces collaborateurs alors, à quoi \u2022 \u2022 \u2022 * * * Quand, il n\u2019y a pas si longtemps, M.Bérard fut appelé par sir Lomer Gouin au Conseil législatif, presque tous les libéraux furent mécontents.\u2022 Quelques-uns disaient: \u2014Dans Lanaudtère, c\u2019est un cultivateur qu\u2019il aurait fallu.\u2014Sans doute, rétorquait sir Lomer; et si j\u2019ai nommé Bérard, c\u2019est justement parce qu\u2019il est fils de cultivateur.N\u2019a-t-il pas, du reste, prouvé son amour de la carotte?Ah! l\u2019hérédité! ah! l\u2019eugénisme!.* * * Bonne nouvelle pour les victimes de la vie chère.Une grosse cargaison d\u2019oeufs chinois vient d\u2019arriver, que l\u2019on peut vendre au détail à vingt sous la douzaine.On peut les acheter sans crainte, puisque nos tribunaux, sans vouloir toutefois y goûter, ont statué qu\u2019ils sont mengeablcs?* * * \u201cPourquoi permettrait-on h ces carottiers de s\u2019en tirer si facilement?Il est très dificilc d\u2019enseigner au pauvre que c\u2019est un crime de voler un pain quand on a tant de considération pour ceux qui sont haut placés.\" Non, ce n\u2019est pas le Dcovir qui dit cela; c\u2019est le Standard.L\u2019organe dont sir Hugh Graham est le pas-propriétaire-mais ne nous avait pas accoutumés û une telle sévérité.Il manque de \u201cdiscrétion\u201d, comme dira le Canada.X.Y.,% et en ne le leur remettant pas, \u2022 \u2022 \u2022, discrets qu\u2019ils avaient naguère travaillé ensemble ?Et, s\u2019exposait Mousseau ?\u2014Non, concluent les gens de bonne foi, laMhéoric la plus Sable, c\u2019est que Mousseau a fidèlement distribué l\u2019argent des Burns.Tel est l\u2019avis de pas mal de monde, et deux faits lui donnent une solide créance : c\u2019est à savoir que la majorité parlementaire a refusé l\u2019enquête complète portant sur tous les députés, voire sur le régime, et, deuxièmement, que l\u2019on a encore refusé de rouvrir l\u2019enquête après la /guérison de M.Mousseau et, en tous cas, de ne pas conclure définitivement avant d\u2019avoir entendu ce dernier, qui tient la clé de la prétendue boite de Pandore.accep- \u2022 e * * * L\u2019un.\u2014 Que mettrlcz-vous duns la bibliothèque idéale?L\u2019autre.\u2014 Un livre de un carnet de chèque et un dictionnaire pour asseoir le bébé dessus.Cela n\u2019est pas une plaisanterie ; c'est l\u2019illustration de la mentalité d\u2019une partie des adversaires et partisans d\u2019une bibliothèque publique, au conseil municipal et clans la presse.cuisine, Le nom d\u2019un député honorable, partir du Premier lui-même, qncntionmS incidemment dans une conversation ébruitée par le phone.Eh bien, un homme qui n\u2019est pas dépourvu de disait avec une conviction étrangement forte : quelque chose là-dedans.On connaît ça, nous autres : Il n\u2019y a pas de fumée sans feu !\u201d Oui, il y a des proverbes qui sont, dans la bouche du peuple, des manières d\u2019articles de foi.Et quand certains que toutes ses connaissances, à tiennent pour incorruptible.cté a microsens commun me \u201cAh ! il doit y avoir Jehan VERCHERES.* * * M.Nicolas Assassis (né Tsin-Tsou-Hcou peuvent résoudre une question à l\u2019aide d\u2019un vieux dicton, ils la tranchent et prononcent des jugements irréfutables.Allez donc soutenir, en effet, qu'il y a de la fumée sans feu ! Et il y en a, de la fumée, autour de la seule Législature française d\u2019Amérique.* * * en Chine), établi depuis plusieurs années marchand de cigares en Grèce, brigue un fauteuil au conseil municipal d\u2019Athènes.Nous n'avons rien à envier à Athènes, didat à la \u201cmaircrie\u201d que le grand chef, connaissant le point faible de M.Gouin, en ait profité pour se moquer de lui.IRONIE OU CYNISME ! Les délits de Venfance ont augmenté, dit-on, de trente pour cent au Canada au cours de l'année dernière.Et un confrère anglais exprime l\u2019avis que nous ne devons pas être trop fiers de notre cour juvénile.M.Laurier est-il plus ironiste que cynique ou plus cynique qu'iro-niste ?Les politiciens qui se dédommagent de l\u2019obligation de l\u2019applaudir publiquement en le discutant privement.se le demandaient au sortir de la séance d\u2019inauguration du club de réforme, l\u2019autre soir.Le grand chef venait de décerner un certificat à sir Lomer à propos de son attitude à l\u2019égard des trafiquants de mandats qui sont tombés dans les filets des limiers américains.Pierre GARNEAU.\u2022 # \u2022 \u2022 ?nous qui avons pour can- un Médéric Léon LORRAIN.FILM SAM-LA-GAMELLE Martin.ENTRE L'ENCLUME ET LE MAE-TEA U.rn député de Napicrvillc.Le tentateur, tout confus d'avoir échoué si piteusement, eut aux grands moyens: \u201cPuisque Doris, se dit-il sans doute, ne veut pas s\u2019en aller gentiment quand nous lui offrons line belle compensation, nous allons le mettre dehors, tout simplement.\u201d Aussi, aux prochaines élections, plusieurs \u201corateurs\u201d sc présentèrent-ils dans Napicrvillc pour faire la lutte à M.Doris.Ils allèrent trouver le candidat, avant la réunion, et lui dirent: \u2014Nous allons faire nos arrangements pour l'assemblée contradictoire.Pourquoi conclure aussi vite?Les statistiques sont très complaisantes: on leur fait dire, ave c quelque ingéniosité, à peu près tout ce que l\u2019on veut.Et il est bien possible que la criminalité de l\u2019enfance n'ait pas augmenté du tout, mais qu\u2019elle soit, grâce à notre tribunal, mieux mise à jour maintenant.Si c\u2019est là la vérité, il faut s\u2019en féliciter, encore qu'en notre pays beaucoup de gens aient la conscience ainsi faite que pour eux le mal n\u2019est pas dans le crime lui-même, mais dans sa mise à découvert.* # # Avez-vous remarqué que i \u2022 \u2022 M.Sain Hughes, ministre de la Milice, est un bleu notoire, mois ça ne l'empêche pas, soit dit sans malice, d'etre colonel : il est même beaucoup plus colonel que ministre, cl ne rêne de rien moins que eaporaliscr le Dominion.Il a Vesprit essentiellement militariste du Prussien : c\u2019est un vrai bleu de Prusse.Aussi, l'année, allemande a-t-elle Nous sommes peut-être plus fier dû le reconnoitre pour l'un des que.jamais de sir I.orner, venait de siens lorsque, récemment, elle ie s\u2019écrier le vieux coq.\tüJl',V\"étJl d ll?C S0ÛlnU$e Pan°Plt*\\ défiler devant elle.Il passa aussi Il est vrai que lorsque sa tête en renne les troupes françaises, les politique est en jeu, M.Laurier légions anglaises et Veffectif de 1er-n>st pas d\u2019une fierté outrée.\tr/ et de mer de la république de »*» PO»r 1«\t- ronlrai- ref il a < outume d être plus < diet ( passer en revue ; par honneur il monté.\t#\tlui reste encore la revue de fin On sc rappelle comment ii lâcha u'u/t/àrr, qui ir yueiie.Car le brave Mercier après avoir bénéficié des ™taaef off re aux petites pieces en excès de celui-ci.\t\u201e\u201e irrésistible personnage.Fier de M.Gouin, pourquoi ?Par- Quoique guerrier, le ministre de ce que M.Gouin a refusé de net- ta Milice est un constructeur : mais Tn r't'T\"1 '*\t\u2019Æ dt Quebec .I arce qui! no pas (jeg arsenaux en béton.armé, voulu entendre la version* de M.naturellement.Lorsqu'il promène Mousseau ?Parce qu\u2019il laisse le sur le pays son oeil d'aigle iensci- soupçon planer sur l\u2019assemblée lé- militaire).c est pour y cher- »';!»\u201c« ; rr,e T\" \u201c -°?-\ttîiriiïïï&z?, % scil legist at i.des membres que le (re pnrr Lafontaine conviennent si comité d\u2019enquête a refusé d\u2019exoné- bien à ces fins que jamais, a affir-rcr ?Parce que, enfin, toute la lé- nié le colonel, il ne les aurait cédés gislation reste sous le coup des pi- à ta l h\u2019Ze de Montréal s il avait été ™\t\u2019 .z œs.rsrf \" Alors, c est du c>nume.\tSous pourrions objecter timide- Ou bien sir Wilfrid pense le con- ment au colonel ministre que les traire, ci alors c\u2019est de l\u2019ironie, de enfants sont *°ut de mrffir uirti .\t: , .\t, «\tj .\theureux d y aller jouer.I ironie bien cruche dans les cir-\t\u2014.Ç7Z y avait des arsenaux.nous constances.\trépondrait-il, ils y joueraient au Et cette dernière hypothèse est soldat, et ils ne perdraient pus leur j,u dans la Patrie: peut-être la plus vraie.MM.Lao- tamps.au moins\t,\t\u201cLe martyre d'une jeune Italien- ricr et Gouin ne sc rencontrent pas\tmilitari^ sàiïin- \u201de: En moins d\u2019un an elle passe par souvent et 1 on pretend meme qu ils ewlqoé Zrrj» /ô/ aux enfants.dés /V- plus d\u2019événements que beaucoup ne s\u2019aiment pas plus qu'il ne faut, cole.Pourquoi pas pendant les d\u2019autres en toute leur vie.Mariage, Aux élections de lûiî, M.Gouin, le mois de nourrice ?U n y a rien de meurtre, veuvage, etc.\" premier ministre de Québec, ou- trl\tprendre les enfants jeu-\tKl bien vrai.Je connais des bU.« ostenwblernerl M.\tOr\tZZLCT: Si/ £25KS% t» * *¦» W « «.t\tp- sir Wilfrid Launer, t?pôcbe o i vi * Canadien de jouer t y 1 \u2022 i J V.4SS.b#- Manufacturé par LÀ CIE B.HOUDE, LIMITEE, QUEBEC.& -i J X.ÏL\\! y s*.AV1LL0N EN SATIN DANS LES PAQUETS \u2022\t.\u2022 'jjy** * ZBSKrï v$: UtiT-\t.Ijfcs** i.^ ¦ gs fr V 4« i > Sl risk ¦ ?14 ».-\u2022 *7 .V.LE NATIONALISTE, MONTREAL, DIMANCHE, 1er MARS 1914 8 VOL XI.\u2014 No.2 IB yam Ml: AMUSEMENTS CONFERENCE .LES LEVRIERS SPORTIFS T S JEAN RICHEPIN \u2022 * es \u2022 \u2022 » *»\u2022*\u2019 no x,.z-\t.\u2022 >r *Y »V V \u2022 S .THEATRE ARCADE ! ! I La poésie naturaliste, en co qu\u2019elle a do plus parfait, Jean Richepin.Tel était le cours de M.Ix>uis Perdriau, jeudi dernier au collège Royal Victoria.Rt cost ob sryle de maître, qae distingué professeur raconta -U vie aventureuse et pittoresque de l'apolo-gisto académique du tango, et mit à nu la méthode classique du poète ai justement célèbre.La personnalité de Jean Richepin est des moins banales.Et pourtant sa viy actuelle manque du pittoresque de sa vie pissée.Aujourd\u2019hui.Richepin est le conférencier A la modo.Il est aussi et c'est un point qu\u2019il ne faut pas oublier, le protecteur académicien du tango, danse mise au ban par les souverains d\u2019Europe.Jean Richepin est né à Médéah, Algérie, en 184$).Son père était médecin-major dans l\u2019année, et c\u2019est sans doute les vicissitudes de la vie de garnison et l'atmosphère orageuse du pays, qui stimulèrent chez lui, le goût des voyages et des aventures, la passion d'une vio originale.U vint de bonne heure a Paris.On le destina à la médecine, mais lui, voulait être un artiste en littérature.A peine bachelier, il entra ù l\u2019Ecole Normale Supérieure.Elève brillant, fort en tout, en grec, en la, tin et surtout en français, Richepin quitta l\u2019Ecole plein de savoir et muni on ne peut plus de diplômes.Il était apte au professorat, mais cette vie lui parut si banale.quieMe ne le tenta point.Et il y renonça.Dès lors, commença sa vie de misères et de bohème menée sur la butte Montmartre, près du cabaret des Assassins.D\u2019une force musculaire prestigieuse, Richepin s'engagea comme lutteur clans des baraques.Fatigué de Montmartre, il se joignit à une troupe de Bohémiens qui allaient par monts et par vaux disant la bonne aventure.Et c\u2019est clans cette roulotte qu\u2019il fit son tour de France.Il lui arriva maintes fois de coucher à 4a belle étoile et de camper à la lisière d\u2019un bois.Un jour, cependant, force lui fut de quitter ses amis d'occasion et de s\u2019enfuir.Invité à épouser la fille du chef de bande qui de prime vue s\u2019était éprise de lui, Ui-chepin refusa.Et c\u2019est pour éviter le coup de couteau vengeur, qu'il quitta la roulotte.! v i ¦d Lo coursing a oecl do particulier, qu\u2019il est lo seul sport pratiqué A l'heure actuelle par nos frères inférieurs.Alors que les hommes s'ûdon-nent de- plus en plus à l'exercicu phy-siquo désintéressé, les animaux sont restés jusqu\u2019ici en dehors, si l'ose dire, do ce grand courant qui précipite les nouvel 1rs générations vers les terrains de jeux.En effet, on ne peut appeler sport, le travail qu'effectue lo cheval attelé A une lourde charrette, pas plus quo l\u2019effort produit par lo pur-sang gagnant du Grand-Prix ne participe dos qualités spontanées qui donnant *u sport son caractère particulier.Le chat qui court après la sou-ris ne s'adonne pas au sport, il vit ; le chien qui chasse ne fait quo remplir sa t&cho naturelle.Mais le grey hound qui poursuit le lièvre et essaye de distancer son concurrent, fait du sport.En effet, il est capable de se * \u2018claquer\u2019 ' pour le plaisir, pour la galerie.Il se donne tout entier A une chose inutile, il pousse l\u2019amour de l'effort jusqu\u2019au risque, ce qui est, d'après un de nos meilleurs écrivains techniques, la seule définition satisfaisante du sport.\t« Doue je m'en fus assister, sur l'hlp podrome de Saint-Cloud, dans le décor dépouillé par l'hiver, U PRESIDENT LE-COURS TERMINERA, DEMAIN SOIR, A L'ARENA, SA SAISON PAR UN PROGRAMME DE TOUTE BEAUTE \u2014 LE CHAMPIONNAT EN JEU.LEE CE BOIS.\u2014 LES ETOILES DE LA LIGUE DE LA CITE FI- GURERONT AU PROGRAMME.\u2014 NOS ETUDIANTS ONT PROMIS DE VAINCRE.Une représentation de trois heures L\u2019après-midi, de 2 à 5; le soir, de 7.30 à 10.30 Changement complet de programme tous les lundis et jeudis.Programme spécial le dimanche SOIR 5c et 10c LEO DANDURAND ARBITRERA Dans quelques heures les Etoiles tâche sera des plus ardues; mais avec d'Arthur Lauzon seront aux prises un peu de courage et do ténacité, noe Demain soir, la saison régulière pour une seconde fois contre les vtu- Universitaires peuvent l\u2019emporter sur 1913-1914 de la Ligue de lu Cité diants du Laval.En effet ces deux toute équipe, qu\u2019on alignera contre sera terminée.Mais la question du vaillantes équipes bu rencontreront ce eux.soir au Jubilee pour un enjeu do $200 L'encouragement no leur fera pas lenient résolue et les parties de dc-vt partout les gageures se font a6scK défaut.Tous leurs confrères seront là, main soir vont en décider d\u2019une fa-considérables pour l\u2019une ou Vautre ce soir, pour les acclamer «\u2022 leurs geu- ÇOn ou d'une autre.Les Victoria ries deux équipes.\ttilles compagnes no\tseront\tpas les\tparaissent avoir les\tmeilleures Comme lo Laval est\tarrivé\tcham-\t: moins enthousiastes\tsi nos\tcarabins\tt*bailees; mais ils ont sur îles talons Pion do la ligue Montréal, c\u2019est, on gagnent.La joute sera des plus âpre- M.A.A.A.qui leur fait une con-ne s«» le dissimule pas, un essai do sa nient contestées ; les deux clubs sont currence acharnée, et les bliam- jouira 4uo Lauzon lui opposera co La rondelle Bera mise au jeu par J.\\ est celui de la dernière séance soir, il pourra 8c prétendre la\traeil-\tW.Lacroix, président de la\tFédéra-\tJc la Ligue de la Cité,\tménage des lt.'Uro équipé amateur de\tMontréal.Sa\t, tion Universitaire.\tsurprises aux amateurs\tde liockcv\u2022 8\tà 9\u2014Victoria vs Shamrock.9\tà 10\u2014Hochetaga vs M.A.A.A.10\tà 11\u2014Champêtre vs Garnet.Les deux clubs Victoria et Shamrock feront un effort surhumain pour vaincre dans la première rencontre de la soirée.Les Irlandais auraient de fortes chances avec la partie nulle à reprendre s\u2019ils gaT\t.\t,\t,\t.\t, ,, gnaient demain soir.Nous avons Les membres de la section athlé- déjà montré que trois clubs politique qui désirent taire partie ù\\ valent encore se classer cx-acquo à 1 équipé de baseball sont priés de la fin de la saison.Qui sait si les donner immédiatement leur nom au leaders ne connaîtront pas la désecrétaire de cette section.\tfaite demain soir?Le mystère sera bientôt éclairci et les amateurs sauront à nm 1?I?DAV flrw\">nV»T*v-trrt i trt11 \u2022 ve x i iw î, x nui jvi jl'j x Aine/.la taquinerie.fs, .IN U «tu N IV i v ill II.-I.I S1 II y fl ptv», p*»U\u2018 ru uun», '\u2022 version ; cent es taquineries, car 1h plus douve tend A embarrasser, A humilivr ou A irriter, tii la victime no témoigne ni embarras, rri colère, ni honte, el 1«* déçoit et fAchc un peu le taquin, gentil personnage qui n'amuse A faire du In ! peine.Peine légère, him entendu.En géné-I rai, il ne veut nullement qu'on saigne On vient do découvir a Cologne a mort et désespère nous les piqûres nno oeuvre inédite de Beethoven : de son agriable malice.(\u201desx assez le premier des trois lieder à Laura pour le réjouir qu'il vous tienne IA, poète Fried rich Mnthisson.déconcerté, moins maître de vous, lui L\u2019oeuvre ne porte ni date, ni signa- donnant le spectacle drôle de la gène, hire, mais son écriture ne permet ^ ja contrainte, disant autres preuves viennent a l appui %\"l appuie infatigablement sur une de 1 ussertiou de M.(icorge lvinskx, faifri,.SKe> 0t en extrait tout le ridivu-qm a fait la decouverte : son nna- j |Q .va vhr.est * fallu d\u2019un fi» ard»»i\\L» comm* dans in retraite, il »s }K't,t's pavs' ou bien | taquin, vi.nt celui du bon taquin; il dernier étant\u2014 nous le reconnaissons 2-U 1 veulent en accaparer le béné- moins amer, il lui suffit d agacer, volontiers\u2014 l\u2019inévitable conséquence\tvoxer.1 II nr tient pas A faire de l\u2019autre.\tLmre Anglais et Américains, cos|Vral vhagrm, grands dmux ! y i»enscz- Inclus dans le protectorat politi- sortcs de disputes peuvent s'arran- vous, lui hû l>on ! S'il blesse, comme que, on ne trouve encore que Cuba et Çer- .Ce qui est plus grave, d\u2019après il arrive, c\u2019est sans h» vouloir.Il ta-Panama/ Ln grande pensée dc de- Biard d'Aunet.c\u2019est la légitime i\tavec une remarquable Insistan* main, c\u2019est la vassalité du Mexique, méfiance des grands Etats de î\u2019Amé- r,\u2018» mais gentiment, gaiement, comme Mais le Mexique est une pièce dc for- rique du Sud.Us devinent que Vin- !11 embrasserait, et trouve A ces rxer-te résistance.Aussi, le gouverne- pérenee des Etats-Unis dans les af-!cilV8 In plus excitante joie.On lui ment de Washington lui ayant signifié taires intérieures des républiques du trouve parfois un goût vif d.» l\u2019auto- li» niaccr d'abord sous m>rd ne s\u2019arrêtera pas d\u2019cllc-mêmc., rité.Alors aa taquinerie s\u2019attaohe spè-protectorat économique\u2014 défense Après la (\u2019olomhic.' l\u2019Equateur, le clalemcot A «impévhvr scs victimes dc monopoles ou de Venezuela et le Pérou, les répubîi-\tqu\u2019elle* veulent, #»t A les con- ques méridionales verront leur indé- ! tralndre de faire tout ce qu\u2019elles ne pendante économique en danger.U ; veulent |>as.\u201c est extrêmement protmbîe qu'elles I Fnfin.nous voyons défiler le taquin s\u2019uniront pour la défendre.Iaï con- d\"i ,,f,t tel parcs qu\u2019il est un flit qui en résulterait aurait sans (la,ls la vi\u201d.doute de désastreuses conséquences, taquin lAchc, conclut M.Biard (VAunet.surtout time qu»» lorsqu'il est bien sûr de pour leva Etats-Unis, politiquement a\u2019étn» pas attaqué lui-même.Fœmina isolés du monde entier et hors d\u2019état erolt qu°» parmi les enfants, ce sont de soutenir par la force leurs pre-iSOUV'nt les plus intelligents qui sont tentions envahissantes, car il ne suf-U08 Plw* faquins, peut-être, ou plutôt fit pas d\u2019nx^oir une flotte pour faire r\u201d sont plus forts, \u2018la guerre.\tqu'on les craindra.« < des SainterCrodx, conation prédécesseur, M.Pour la circona- euis I >e Cardon ne 1 v publiait lelmÏÏ*^i?n tourn° aisément rn méchim-25 janvier: \u201cSaisons perdues\" ' :-\\W iCvté ch,v Wlx\tla nature e nnnées, a pu mourir sans d« ses- tirm venait de faire deux nouveaux ;alla.it a pu surtout ee rendre A petits amis chez le^ Sainte Croix.lorsque le Révérend Père Lnsal-x ieux prftre retiré au collège, -» dire sa m* asc au couvent un beau matin, comme c\u2019était d\u2019ailleurs son habitude, coup d\u2019une embolie.dévorant leur* -\u2014\u2014\u2014\u2014-\u2014- Te* Ligueurs sont )A, debaut laiT port ' T°n C,ftiron\u2019 demain.son cuivre a la d'arm**\tbouche, nov .i.» I Sonnera la charge et sera suivi ; Pia tombe MeU M,t éveillée et Strasbourg.s\u2019a- Un autre surgit, prêt pour ls*Revan-i °0* y trouv,\u201cro,n®> bientôt le bon gite ta Chanson survit i qui tomba mort tout A j en traversant la qui séparait les deux înstitu- d>UX Vfr# rue.Lions.La nouvelle, confiée gne coincidence A qui efc rendait A l\u2019égîis*» parvint Frères Iftnr f par une malt- j une vieille femme \u2022 | Qu lia porte la mort : la Ligue survit! i\t-A \u2022 \u2022 \u2022 mort ; du village, WI - âoquevu1 chez les et le< Sœurs, Gù cllo i I 00M| romsiv A 4 ! CîrAo A toi,de* chef* ayant ta grand» /Tr .\tAme *ne flamme) I A te reiuyer sont prêta A l'êuV; .Ton dra;>eau tombé qu'un îlot de sang Nous i* relouerons Qu\u2019importe ta mort n* Dow.bon Chevalier de la causa doulce France \u201d ! iiuceui nianc, asur et ga- 11 A.ew 9 « \u2022 \u2022 Dan# ton F rèr*\\ rance.Repose San* crainte et le cœur ravi, Ca-r nous t'avons fait le serment «as- non! xvoluticmnairo* bwigé, si cc U-ain î M Déroulède n\u2019êUit \u201cni fou.ni sot\u201d ; c\u2019est ht on ainsi qu\u2019il fa si même on se refuse à admettre tout ttwrettvefti toutes see trempe, autre eu Clt^ »««mM jpÉÉrtBSt dans se* souvenir* du IsisÿOn >^jietiiiguer celle-ci, que M.Jacques Bouienger b à montrer et Von a grand sur L* route de Loi- Et nnu, chanterons t& chanson f«rou-bamean r> SyMeu prême î D\u2019achever un jour, ta tâche.quand même î Qu\u2019imparte ta mort ; ton czTrc survit ! hampe ta grande Ame vit ! i ::dr ej : Théodore BOTREL roach* ; ZA P»ni HAjIE rançon A l \u2022 »uvv»j X K &SMC *________ \u2014 \u2014 SSsSffl s m r VOL.XI.\u2014 ISô.2 LE NATIONALISTE, MONTREAL, DIMANCHE, 1er MARS 19:f Wy \u2022\u2022 i.-ïï \u2022as \u2022 ,-i3V iy,* rreîi Quincailleries, Peinturos, etc.Aussi Chaloupes ct Yachts à Gazolino les.Vernis, AVOCAT nous co lira lends- 362-366 NOTRE-DAME OUEST 43 a 57 rue Dupré, Montréal sont insuffisantes ut elles ne répondent pas assez aux conditions impérieuses dii concret du demain.Cotte oeuvre exigerait au moins 1 os cinq année» d**8 emprunts russes, ut la iiUssie n util pas sûre du pouvoir dispo~ sur du la grAec de ce délai.En outre, dans les obligations A imposer, il en est de plus urgentes 1rs unes que 1rs autres.Il est un point de départ forme, dit A ce sujet lu général Ohorfils, sur quoi jo me rencontre en parfaite c munion i pondant\u201d: négliger VAutriche rt ne A-vis d'ollc que des dispositions défun-sives.l/a guerre ne se gagne qu\u2019en un seul point et contre 1«* principal dus adversaires.On Va bien vu en 186(î.Dans futté européenne de demain, les protagonistes dus deux camps sont, princesse d\u2019un côté l\u2019Allemagne, de l'autre la France.Pour le camp msso-anglo-français celle de l'Allemagne, courir vers cr but.La Russie nu peut faire une attaque immédiate sur sa frontière prussienne qu'A la condition de l\u2019exécuter avec sùs effectifs du temps paix, sans mobUiration, et avec une concentration partielle instantanée.Les corps d'arm e de la frontière pru>8o-autriohi« nn«* doivent, A cet effet, être portés A un effectif renforcé et prêts A entrer en action immédia-1 te, rnn< attendre leurs rése rvistes.Lea peut désirer de mieux pour la paix réservistes de eus corps d'armée re- Si tels sont les résultats que M.joindraient leurs dépôts A leur heure : Venizelog rapporte de son voyage, il etc formeraient ensuite dus?éléments de ( n'aura pas perdu son temps, renforcement produits par les portes.Tous les autres corps d'armée resteraient soumis au régime de leur mobilisation normale et seraient ensuite dirigés euir leurs zones ne concentration.Le plan A concerter avec l\u2019état-ma->r russe doit olx-ir A l\u2019idée suivante : tentatives d'intimidation.Il semble, au reste, qu\u2019en vile d'une trois sons.25 rue ST-JACQUES, Main 3504 # f # agression nouvelle, les queurs de la seconde guerre renouvelé leurs accords.Les journaux anglais aient d'une aventure \u2022 Les Serbes vé«-, vain- font l\u2019écho Téléphonas : au magasin : menccmcnt de l\u2019hiver.B erre n de soir : 1295, rue St-Denis amusant qui ct$i arn-I ce g jours-ci, A un homme d'Etat ne seront pas assez fous pour laisser britannique, connu pour son opttmis écraser la Cîrèce par une coalition mr , n toute- cho cs, qui se retournerait immédiatement j p,tr lin f,old après-midi de la se-cont.re eux et les dépouillerait.Athè- mninv dernière, lu ministre æ prom«-pouvait douter de leur ccn- nap dans sa propriété, lorsqu\u2019il apn-cours actif, tout au moins contre les ^.\u201et un du es fermiers en train de Bulgares, si ceux-ci s\u2019alliaient, aux p^ndr.son t upas en face de sa rnai-Turcs pour prendre une revanche.80ll| uf^s 8llv p.boni do !a route.Mais que ferait la Roumanie?Ce- \u2014Eh bien.Henry, lui dit !o minis-tait, c'est la grosse Inconnue.T,a pré tre, pourquoi mangez-VQUs dehors, du ministre de la guerre iou par temps de froidure ?côtés de MM.Venizelos et i \u2014C'est (pie, monsieur, balbutia lu Saint-Pétersbourg (le frrmi,.V| r'eet que.je.j, .je nfl puis récentes déclarations du roi Charles.paB manger uhe/ moi A cause de la le fait que 1 héritier grec, le prince cheminée.Klin fume, c'est, incroyable Georges, séjourne à Bucharest, ou on _Nous allOMM voif.dit le ministre parle d'un mariage possible entre l*1, rn fpi dirigeant A grands pas vers la - Elisabeth, fille aince du.prince Ferdinand, et lui, \u2014 enfin, la, Mais A ^,qnc rtit il ouvert la porte visite que M.Venizclos a faite en qa ,mu louche, lancée d\u2019une main ex Roumanie, à son retour de Saint-le- p,.rt,.f luj pHPSa devant le nez, tandis tersbourg, voilà autant de sympto- fju»,tn,, voix glapit A l'intérieur : mes, sinon de preuves, qu entre Bu-! _Veux-tu t'.-n aller, vieux misé,a-charest et Athènes, les rapports sont blft , veux-tu sortir ou.de plus en plus étroits.I^a Rouin.im* ; ^ minîfltru berna précipitamment conserverait ainsi dans les Balkans\trt revint ver- le fermier qui la situation prépondérante quelle de- ^tntt foiAmo de peur.H lui frappa sire.Une alliance so.ide et dura >le doucement sur l\u2019épaule ut lui dit des trois royaumes donnerait a re fléchir à ceux qui ne ré vent encore .que plaies et bosses et les inciterait : A se résigner A subir les conséquen ces de leurs fautes.Bell Main 2220.Marchands 513 i m ; P.oV Mrsîr v.\u2018Ui«i- r« r,:\t.t» ,, iVoetuomic-wen mount dtflü King 3 NOTAIRES Notre-Dame-de-Grâces I là: nés ne I/énndrc Rélanger, ex-président d* li Chambre des Notaires pour la Province do Québec.Adrien Bélanger, L L.L.« « 1} ce \u201cleitmotiv1*, c\u2019est le cas toujours le même : \u201c *'ant nue l\u2019on donnera des oeuvres françaises, dans une ville où la majorité des \u201copcra-goe.rs\u201d langue anglaise, succès.\u201d Voui mtm fort Men toe les plu» Nous avons déjà répondu, dans le SST'nontV\u201caiuTuX temps, que 1rs oeuvres italiennes ne fort\u2014malt par ceux qui ont fait les pouvaient il ou s intéresser pas plus ÜKSS&asr»\t.WrrJS tes des contrats dana le \u201cPRET IM- ne comprenons la langue dll Dan- tmswji «¦\" Par nôtre système de coopérant» vres tapageuses de l'ceolc véristc kSSS-s\ttrÆ-a* tous bâtir.Le capital qui voue ej* nous, qui comptent en plus grand nombre que nous des hommes qui Demandes notre brochure erpiioa- j aiment plastronner à 1 orchestre et (les femmes qui adorent exposer j leurs épaules au feu des lunettes et.e\u2019I\u201cs-mêmes.au coryza, rempliront toujours l'orchestre, mais les balcons resteront toujours vides tant qu\u2019on négligera de s\u2019occuper des goûts des Canadiens-français, car il n\u2019v a que chez nous que le peuple aime vraiment l'opéra pour lui-même.\u201d ,1e crois que l\u2019événement nous a donné raison.~ .Nous allons maintenant I faire EMPLOYES avec l'écrivain du ^Corree c\u2019est que la Russie doit prendre vin- Bélanger & Bélanger, NOTAIRES & COMPTABLES sont on s\u2019assurera D ti- de sencc main aux Par h itch à No 30.RUE ST-JACQUES.Edifice \u201cTrust & I>oan\u201d Argent h Prêter.MONTREAL la Tel.Bell Main 1859 j demuuru du fermier.i i SI ocu- T B.M.2785 368 de L\u2019EPEE, Ootremonf Üt-Louip 3585 Roule défaite importe, Tout doit con- iine 3 Lucien Giroux K ! NOTAIRE Argent à Piôtsr Règlement de Sucoeision fctte.AGENT R DEMANDES.\u2014Le \u201cPEUT IMMOBILIER, Limitée'\u2019, n'a pas encore d'agent# dans ton* les districts et est disposé à entrer en pourparlers avec des représentants bien qualifiés.S sur un ton de conciliation : \u2014Voyez-vous, Henry, j! ne faut pas Vont faire du mauvais *ang.Moi aussi, j'ai A In maison line cheminée qui fume de teimpe A autre.La -eule dif-fètvnco eai qu'elle ne fume pn»< au est fort que la vôtre., EDIFICE ST-CHARLES, 43 me ST-6ABRIEI ou *IE PRET IMMOBILIER LIMITEE\" MONTREAL C'est ce qu'on 1A4, SAÏNTB-OÀTHEltTNE-BST.^O.'ÎTRBAL TéL Bell, Est 5771 A.E.Grandbois, L.L.B.* * * ï/cs réceptions qui ont eu lieu ces derniers temps dans toutes les cours NOTAIRE pouvoir une expérience concluante.La troupe qui s'annonce jouit de la mcilcure réputation.Elle a obtenu des succès marqués mix Etats-Unis et en Angleterre.Elle se compose en grande partie d'Anglais M de plus elle donnera toutes les oeuvres en anglais.Le chauvinisme an- 4.\t.\t.\t.Riais aidant, clic devra donc obtc *\t; ^ «on «cuiraient 1rs quatre nir ici le' plus vif succès\tcorps pruritus d de Stettin ô l\u2019embouchure du Niémen, mais encore les deux corps, Posen et Breslau, qui barnnt la route de Berlin.Contre l'Autriche, la Russie serait mal inspirée de prononcer un» ofûmfti-ve divergente.Les cinq corps Réiidrnff i ' ARCHITECQUES Audet & Charbonneau ARCHITECTES Edifices Religieux et Civils rcs mais qu\u2019il en a de l'argent, la mîlr «ii mmlif «\u2022 .1 ' 1 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022 a« V \u2022 *^rv r le résultat avec impatience.Nous allons enfin voir si vraiment on peut compter pour une entreprise de ee genre, sans la population en-n n d i en n e- f r a n ça i se.comme on l\u2019a effrontément laissé entendre dans les core.snondnnces auxquelles je faisais allusion, plus haut.Nous n-vons hâte de connaître le chiffre de recettes de la compagnie Quinlan.ZOFT, LAVOIE 879 RUE ONTARIO EST.Tél.Est 4586.E n r* an.Parc Sohmer La reine d\u2019Angleterre n\u2019a guère tendance à enrich:r les couturières.Il arrive parfois qu elle se confectionne une robe elle même.On ne peut pas en dire autant da îa rene d\u2019Espagne, qui dépense 125,000 francs pour ses toilettes i>ar an, et qui se fait habiller à Paris.« # * Peut-être, après tout, seront-elles bonnes , car nous n\u2019avons moindre animosité contre les Anglais et le fanatisme, en art.plus qu\u2019en toute autre chose, inconnu.Sauf le petit nombre d'esthètes.qui ne trouve pas que la langue de Shakespeare se prête à la musique, comme il y a encore des gens qui croient, malgré les Américains.que le fromage ne se mange pas avec !n tarte, nous sommes surs que nos compatriotes seront aussi nombreux aux représentations que les Anglais.Je ne crois pas que les Quinlan songent à s\u2019en plaindre.Quoiqu\u2019il en soit nous allons assister à une experience concluante.Guettez les appels nu patriotisme des journaux anglais.15 RUE ST-JACQUES re comme de l'autre, Ouvert tous les dimanches.cr roîiimrrvr oti
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