Le nationaliste, 30 juillet 1916, dimanche 30 juillet 1916
[" \u2014 m VOL.XIII\u2014No 24 MONTREAL, DIMANCHE 30 JUILLET 1916 At a fAT Abonnements par la poste : Rédaction et administration : 43 RUE SAINT-VINCENT MONTREAL - i % ' ' i CANADA .ETATS-UNIS.$3.50 UNION POSTALE .$3.00 \u2022 \u2022 $2*08 TÉLÉPHONE : REDACTION : Main 7460.ADMINISTRATION : Main 7461, i JOURNAL DV DIMANCHE LE NUMERO 5 sous m i 'ftli.REDIGE EN COLLABORATION DROIT AU BUT Directeur : PIERRE LABROSSE retourné en 1911, et que la personnalité de M.Laurier lui prête une apparence de vitalité qui s\u2019en ira avec lui.Ce sera alors la décomposition libérale comme c\u2019est aujourd\u2019hui la corruption conservatrice.Ces deux partis, dans le Québec, disparaîtront.\u201cLes dieux s\u2019en vont.\u201d Et les temps sont venus où les gens libres commencent à en avoir assez de la moquerie, de la duperie des partis, les regardent froidement s\u2019en aller, l'un plus vite que Vautre, mais tous deux, comme la cire qui fond devant la flamme.Les congressistes de Lévis, ceux de Montréal n\u2019ont pas vu cela.La naïveté crédule des lins, les appétits des autres, l\u2019idolâtrie de certains, la cécité de tous, qui portent le bandeau bleu depuis des années, la masse, \u2014 celle de M.Cousineau, \u2014 le tenant de ses ancêtres, et voulant le passer à ses fils, les ont empêchés de voir le cadavre pourtant indiscutablement affaissé sous leurs yeux.Ne se trouvera-t-il enfin personne, chez eux, pour leur dire, narines bouchées, et le voile de l\u2019aveuglement écarté:\t\u201cJam fœtet, \u2014 c\u2019est une pourriture déjà âgée\u201d ?PEAU NEUVE IL FAIT LE PARTI QUI EST MORT (M.Sévigny, de Dorchester, va s\u2019enrégimenter comme officier).Les journaux ont parlé, ces jours derniers, de LâCL réunion *a conférence qu\u2019ont tenue à Lévis plusieurs délégués du parti bleu, dans la région de Québec.Vers le même temps, la Jeunesse conservatrice, de Montréal, avait sa petite- réunion, où l\u2019on a aussi médit de ce disparu politique, M.Cousineau.Il s\u2019agissait là encore d\u2019insuffler quelque vie au parti qu\u2019on croyait être bien mal.Tant à Lévis qu\u2019à Montréal, on a fait erreur.Le parti bleu, dans le Québec, n\u2019agonise pas.Il est mort.Et sa mort ne date pas d\u2019aujourd\u2019hui, elle ne date pas du 22 mai, elle remonte à plusieurs années.L\u2019odeur de pourriture du parti, qui s\u2019exhale, chaque fois que Bob Rogers ou l\u2019un de ses caudataires veut le remuer, l\u2019indique.Tous les oxygènes électoraux, tous les procédés de galvanisation par l\u2019argent avec lesquels on tente d\u2019habitude de donner quelque vie à un parti mourant ne valent plus rien.Et le médicastre qui s\u2019appelle Bob Rogers, \u2014 l'honnête homme dont s\u2019enthousiasme la Patrie contente de l\u2019achat du Québec & Sa-guenay.pnr l\u2019Etat, \u2014 ne saurait, quelle que soit sa thérapeutique douteuse, réussir à prêter quelque apparence de vie à ce cadavre autour duquel se groupaient l\u2019autre jour le docteur Pàquet, de l\u2019Islct, M.Bernier, de Lévis, M.Bérubé.de Témiscouata, vingt autres candidats bleus défaits le 22 mai dernier, une couple de cents délégués.Il est singulier que tous ces gens ne s\u2019en rendent pas compte.On peut, il est vrai, ressusciter un mort ; mais c\u2019est un miracle, et il faut pour l\u2019accomplir une autre puissance que celle des congressistes de Lévis, des péroreurs de la Jeunesse conservatrice de Montréal, des fabricants d\u2019encens de la Patriet un autre génie enfin que celui d\u2019un tripatouilleur d\u2019élections à la Rogers.A Lévis, le docteur Paquet et le député Bou-lay ont tenté le diagnostic de la maladie dont souffre, selon eux, leur parti.Ils ont encore des illusions au point de croire que quelque vie palpite chez ce mannequin, auquel ils ont voulu, en 1911, attribuer les succès remportés par ridée nationaliste.Comme le médecin malgré lui, de l\u2019immortel Molière, ils ont essayé toutes sortes d\u2019explications pour dire comment il se fait qu\u2019au 22 mai dernier, le parti n\u2019a pu marcher.Il s\u2019agirait, selon eux, d\u2019une congestion momentanée, d\u2019une paralysie temporaire, due à vingt raisons différentes.A les en croire, le parti e$t bien malade parce qu\u2019il n\u2019a pas de journal, parce qu\u2019il n\u2019a pas de vrais chefs, parce que, enfin,.parce que.parce que.\u201cet voilà pourquoi votre fille est muette.\u201d Ils n\u2019ont pas eu le courage de dire aux assistants que s\u2019il leur paraît si malade, c\u2019est.qu\u2019il est mort, et que s\u2019il est, c\u2019est que depuis des années les chefs conservateurs ont travaillé à le tuer, \u2014 et y ont réussi.\u2022\\ de Lévis - .7 rrf % Z % V l \u2018te ï (f \\\\ i Vk Z V h y; Pierre LABROSSE.% // VAa LE NICKEL CANADIEN HEROS FUTUR \\Æ.y.y, % Le gouvernement canadien ne réussit pas complètement à dissimuler l\u2019ennui et l\u2019inquiétude que lui ont causés la nouvelle que le sous-marin allemand allait rapporter dans son pays d\u2019origine une forte cargaison de nickel destiné àja fabrication des munitions allemandes.Depuis ce moment, les journaux canadiens ont été remplis de communiqués déguisés ou officiels s\u2019évertuant sous des formes diverses à rassurer l\u2019opinion et à prouver que le gouvernement est blanc comme neige et n\u2019a négligé aucune précaution pour empêcher que la moindre parcelle de notre précieux métal puisse passer en Allemagne.Seulement, le public est toujours resté quelque peu sceptique.Aujourd\u2019hui, on a apparemment fini par trouver un argument plus convaincant: le nickel canadien sera à l\u2019avenir raffiné au Canada.C\u2019est du moins ce qu\u2019annonce la compagnie américaine 1* International Nickel Company, qui contrôle, comme on sait, toute la production de nos mi- à lui tout seul, il est bien capable de nés de la région de Cobalt, en un mot le promettre, dans un moment d\u2019elo tout le nickel canadien.Une dépê- quence et de loyauté, Et nous savons che d\u2019Ottawa annonçait en effet, au tous, ses électeurs mieux que per-commcncement de la semaine, que sonne, que s\u2019il le promet, il le tien-cette compagnie demande l\u2019incorpo- dra.Oui, il prendra BeHin à lui tout ration d\u2019une société filiale canadien- seul s\u2019il a promis dfypfrendrc Berlin à lu-i tout scul.Cc gérait exagéré, héroïque même, mais ü est comme cela.Quand il a promis, il tient.On l\u2019a bien vu dans l\u2019affaire du désaveu de la Loi navale.Il avait promis.mais que n\u2019avait-il pas promis ?Et a cherché au que n\u2019a-t-il pas tenu, voyons?N\u2019est-il pas devenu président de la Chambre et futur mirlitaire ?Que peut-on lui demander de plus?Rien qu\u2019une chose, à lui comme à tout homme d\u2019honneur.De faire honneur à sa parole donnée.Ou bien de ne pas la donner.C\u2019est pourquoi nous voulons espérer qu\u2019il n\u2019ira pas s\u2019exposer jusqu\u2019à promettre la personne du Kaiser au Kitchener canadien! Alors, gare à l\u2019empereur d\u2019Autriche! Car ce diable d\u2019homme, lorsqu\u2019il promet quelque chose, tient toujours une autre! La presse conservatrice de l\u2019Ouest canadien est remplie de photographies de M.Albert Sévigny, à l\u2019occasion de la nouvelle récemment annoncée qu\u2019il va devenir officier et s\u2019en alilcr-t-en gierre au fin front des années.Mieux vaut taod que jamais, sans doute, du momeit que l\u2019on a la vocation.Tout de même, il est bien certain que le général Séngny arrivera aux tranchées un peu tard pour entendre ses camarades deviser entre eux de la bataille de la Marne.% & % il m V d -Mi Vj \u2022/ ( Autour uu «55 VL // \\ cadavre i Si nous osions, tous donnerions ici une preuve nouvelle de l\u2019intérêt que nous portons à M.Sévigny.Il est encore jeune et pourrait se laisser entraîner par sa vaillance natu-redfle à s\u2019engager trop à fond auprès de ses chefs militaires.Nous vou- drions qu\u2019il ne se laissât pas aller à promettre à sir San* Hughes, par exemple,
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