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Titre :
Le nationaliste
Rédigé par les meilleurs journalistes du temps, jeunes et combatifs, Le Nationaliste se préoccupe de toutes les luttes politiques et s'en prend à toutes les puissances.
Éditeur :
  • Montréal,1904-1922
Contenu spécifique :
dimanche 24 novembre 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Devoir (Montréal, Québec : Édition hebdomadaire) ,
  • Nationaliste et le devoir
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Références

Le nationaliste, 1918-11-24, Collections de BAnQ.

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[" 7 7 Vv\\ i p5yu& MONTREAL, DIMANCHE 24 NOVEMBRE 1918 J t VOL.XV.Ho.41 » Ml ?1 m a - v; Rédaction et administration t! 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRBU ÏM Abonnements par la poste : 1 { -.1 À 4 % I CANADA .ETATS-UNIS.UNION POSTALE .S .$2.00 .$2.50 .$3.00 .» ¦' A A % u: i w» '.y-i TÉLÉPHONE : REDACTION : Main 746v.\t.ADMINISTRATION : Main 7461.y te k wt.issanW-v JOURNAL dû DIMANCHE LE NUMERO \u2022 5 8003 REDIGfi EN COLLABORATION DROIT AU BUT J L\u2019ORGANE DES JEUNES LAMARCHE DÉPUTÉ QUI PAIE L\u2019AUTRE SOU ?AMES SENSIBLES Le mystère de la \u201cPatrie\u201d et de \u201cl\u2019Evénement\u201d ¦mà y ifilÉ&ÉP£i9î II V A/ Lamarche et la contribution des 35 millions \u2014 Le départ pour l\u2019Europe \u2014 Le canal de la Baie Géorgienne \u2014 Lamarche défend les nationalistes \u2014 L\u2019annonce de sa démission._jé§L r'-V Tout !o monde sait que lu papier, le papier à journal en particulier, subit connue tout le reste l inMucncc de Vcneliorissoineiil général do tous les produits, et qu'il a atteint un coul si élevé que tous les grands journaux, môme les plus prospères, se voient forc és d'augmenter leur prix.(Test le cas d innombrables publications dans toute l\u2019Amérique y compris tous les quotidiens de notre province, sauf l'Ér.incmcnl à Québec, le SZnr, le licvulti et la Voirie a Montréal Ou la reclamation d\u2019un sou du plus est fondée sur une nécessité vitale ou elle ne l'est pas.Si clic l'csl \u2014 et les faits, cl les chiffres et les p: eu- ) rv ItÈf-* k v \u2022«% \\ \"V-i-y^ ?§!£g®.y \u2022 par Georges PELLETIER Z/ \u201cfa ¦J: 7 m ,y I \u201c/ wonder why all these French members did not stand with La-marche**, disait peu tie temps après Paffairc - que nous.L\u2019ŒUVRE DES RELIGIEUX FRANÇAIS EN SYRIE ! Etats-Unis, ports, il fait connaître quhme grande compagnie possède 737,354 hectares (1 hectare égale 2 acres 47) île terre sur lesquels elle avait au moins 1,253,000 moutons, 25,000 té-es de bétail et 9,183 chevaux.Pour /année 1911, la production de laine le cette compagnie seule s\u2019est élc-à près de 9,500.000 livres, vêlant de la tonte de 1,190,083 de ses nouions, ce qui donnait une moyen* u* de 7 livres 91 de laine par ani-n al.Des institutions religieuses m ces terres en ront leurs ressources.De la on peut prédire un grès et de prospérité pour la \u201c ville la plus méridionale du monde tier \u201d.nous sollicitons les commandes cVimpressions.Pour la production de m vce Brochures, livres, annuaires, prospectus, palmarès, etc.UN JARDIN n Comme résultat de l'industrie de l\u2019élevage, un grand nombre de fa-Driques et d'usines ont été cons-ruites pour la préparation et la nanutention de ses produits.Nous UNE EXTRAORDINAIRE INSTITUAI citerons quelques-unes : usines \u2019éfrigératrices, usines pour la mise le viande en boites de conserve, fabriques de suifs et (le graisses, fabriques d\u2019extrait de boeuf, préparation des peaux, préparation d'intestins pour boyaux de saucisses, marinage de différentes espèces.11 y a deux grands établissements frigorifiques modernes qui préparent par eux deux 400,000 animaux.Les an à eux deux 400,000 animaux.Les fabriques de suif et de graisse qui sont en rapport avec les précédentes, envoient 750,000 livres de suif par an sur les marchés.Six autres usines du même genre fournissent à peu près autant du produit question.Dans le cours de l\u2019année # TRÈS ÉTRANGE il n'y a pas d\u2019autre ATELIER qui donner un meilleur service et à meilleur compte.puisse I > i T ION BRESILIENNE \u2014L\u2019ELEVAGE DU SERPENT.Notre personnel Dans un des derniers numéros du Scientific American, il y avait extrait d\u2019un article écrit par Jacques Boyer, (pii a paru récemment dans Fl ber ica, magazine illustré qui publie à Tortosa, Espagne.L\u2019article s'étend longuement sur une institution du Brésil, qui est tout à fait exceptionnelle.Nous donnons ici un petit aperçu de ce qui a été publié dans le Scientific American.A l'Institut Scrothcrapiuue du Brésil qui occupe une étend hectares à But an tan, le docteur V.Brésil produit des sérums pour guérir des morsures de serpent ou même pour en prévenir les effets.Les .\t,\t,,\t\u201e '912 serpents qui servent à préparer les (année pendant laquelle 1 auteur sérums sont parqués dans un petit était sur les lieux), .es statistiques enclos qui contient nombre de petits du port de Punta Arenas faisaient abris en forme de dôme, le tout est composé d\u2019experts en art typographique.Notre matériel est de tout premier ordre.Avant de faire exécuter vos travaux d\u2019impressions, consultez-nous.m m an a m Jr- n m L\u2019Imprimerie Populaire «) 1 m m Editrice du \"Devoir'\u2019 et du \u201cNationalist!*\u201d 43.RUE SAINT-VINCENT.en m MO- m B ; m f n ; i» SS en- «1/ HBH /OL.XV.\u2014 No 41 LE NATIONALISTE, MONTREAL, DIMANCHE 24 NOVEMBRE 1918 6T ment, d\u2019une angoisse poignante ; mais tel est l\u2019ascendant du commandement doublé de sangfroid, qu\u2019à ce moment tous les yeux se tournèrent vers sir Owen, debout sur la passerelle, et dont la silhouette énergique se détachait à côté de celle de ses officiers.Le commandant se tourna vers Georges de Malhcr : \u201cMon ami, dit-il, je ne vois plus qu\u2019un moyen de salut.\u2014 Moi aussi, et c'est évidemment le des sauveteurs, que l\u2019on avait longtemps perdus de vue.Aussi est-ce avec un véritable soulagement que les officiers et marins aperçurent, émergeant du rayonnement de l\u2019incendie, les fanaux des chaloupes.Sir Owen fit forcer de vapeur pour se porter à leur rencontre.A ce moment, trois fusées partirent coup sur coup de l\u2019embarcation de Halgouët : c\u2019était le signal arrêté d\u2019avance pour annoncer qu\u2019il y avait urgence à se rapprocher des embarcations.En effet, la mer étant devenue plus grosse sous l\u2019augmentation de la brise, les hommes du Scavenger s\u2019épuisaient, et les malheureux évadés du James-Buttler, fatigués par leur embarquement précipité, éprouvés par les angoisses de ce terrible moment, les poumons abîmés par la fumée, n\u2019apportaient qu\u2019une aide affaiblie à leurs remorqueurs.Et voyant le signal, sir Owen fit donner à ses machines leur maximum de vitesse.Le Scavenger, prenant les lames de front, plongeait du nez dans les montagnes d\u2019eau, s\u2019enlevait sur leur dos, et retombait dans les creux sans que sa marche se ralentit.Par instants, lorsque le vaillant navire glissait sur les crêtes, l\u2019arrière émergeait tout entier, et les hélices battaient l\u2019air à vide.Tout à coup, à une retombée, la machine de tribord s\u2019affola et s\u2019emporta.L\u2019ingénieur eut juste le temps de fermer la prise de vapeur.L\u2019arbre de l\u2019hélice de tribord venait de se briser net aux deux tiers de sa longueur, à un mètre d\u2019un des coussinets.L\u2019avarie était grave.Georges de Malhcr et le commandant descendirent dans la chambre des machines, et s\u2019en rendirent compte.Mais il fallait avant tout songer aux hommes perdus sur leurs embarcations.On continua donc avec l\u2019hélice qui restait, et au bou-d\u2019une demi-heure on put rejoindre les chaloupes.La rentrée à bord fut des plus pénibles.Les hommes durent se haler à des échelles de corde et à des grelins disposés à la hâte au bout d\u2019espars arc-boutés contre le plat-bord.On parvint à hisser le canot à vapeur et les deux autres embarcations sur leurs porte-manteaux.Quant aux chaloupes du James-Buttler, on les abandonna, après que le capitaine du navire incendié eut gravi le dernier l\u2019échelle de corde.raison du gros temps, le déploiement du filet, qui, étant donnée son exiguïté relative, aurait dû demander trois minutes en exigea dix.Et, quand il fut enfin terminé, l\u2019ingénieur dut arrêter la seconde machine : un enchevêtrement de pièces de bois, de charpentes encore garnies de leurs ferrures, s\u2019était pris dans les branches de l\u2019hélice au moment où, pour fuir le danger, elle tournait à toute vitesse; une aile s\u2019était brisée; une autre, faussée, heurtait l\u2019arête de l\u2019échancrure.Le Scavenger était immobilisé à cinq cents mètre, du James-Buttler en feu, et le brûlot, pris dans un courant, s\u2019avançait vers lui sans qu\u2019il fût possible de songer à l\u2019éviter.La situation devenait terrible.Mais ++++ Les FEUILLETON par CHASSEURS D\u2019ÉPAVES Georges DU PRICE 1 NATIONALISTE ÿ*ÿÿ = ^iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!iiiiiiiiiiiiii!iiiiiiiiiiiiiiiiiiii!iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiM même.Nous faire remorquer par le canot (SUITE) r.veilleux ensemble le moment précis pour engager leur coup de rame, confiants dans le sang-froid de l\u2019homme de barre, et surtout, en bons matelots chrétiens, confiants en Dieu ! A l\u2019avant de chaque embarcation on avait disposé un puissant fanal.A l\u2019arrière, un homme tirait à inter va lies réguliers des fusées.Et telles étaient l\u2019épaisseur et l\u2019opacité du nuage dans lequel se mouvaient les sauveteurs, que, du Scavenger, ces fusées semblaient sortir des invisibles cratères d\u2019un volcan noir.Pendant une demi-heure les canots fouillèrent dans tous les sens le brouillard nauséabond, où la respiration devenait difficile, où les poitrines haletaient, où les yeux cuisaient, envahis par d\u2019impalpables et âcres pousse res.On multipliait les appels, on faisait retentir une trompe de cuivre.Le canot à vapeur envoyait dans l\u2019air, sans discontinuer, ses rauques sifflements.Tant d\u2019efforts furent enfin récompenses, et l\u2019on finit par percevoir d\u2019autres appels, d\u2019autres cris.Puis la chaloupe que commandait Halgouët se trouva tout à coup presque bord à bord avec une embarcation et si près d'elle, que, entre deux lames, les avivons s\u2019entrecroisèrent et que les deux canots se lussent abordés sans l\u2019habileté de notre ami.Celui-ci ne perdit pas de temps en explications.Il cria en anglais : \u201c H oie many boats ?(Combien de Il était évident que les incendiés devaient avoir quitté leur navire.Aussi le projecteur électrique fouillait-il la mer tout autour du foyer pour découvrir les chaloupes.Mais, malgré la puissance du foyer électrique, des rayons de lumière blanche et fulgurante devenaient à présent presque inutiles et se noyaient, pour ainsi dire, dans l\u2019éblouissante sphère lumineuse qui s\u2019étendait autour du gigantesque brûlot.A deux milles de distance, la mer s\u2019éclairait d\u2019une lueur intense, et l\u2019on eût déjà pu apercevoir les canots, si les ombres portées par les lames dans le large espace éclairé n\u2019eussent produit de longues taches onduleuses, qui rendaient l\u2019examen difficile.Le spectacle était grandiose et poignant.La carcasse noire du bâtiment qui brûlait se détachait maintenant, nettement découpée, en sinistre silhouette, sur le fond rouge du ciel.On distinguait tous les détails du navire, un grand steamer dont les cheminées et les mâts, probablement en fer, se dessinaient en noir sur les flammes.L\u2019avant flambait comme un bol de punch jusqu\u2019à la passerelle, et d\u2019immenses jets de flammes, couronnés de gerbes d'étincelles qui s\u2019épanouissaient en pluie, jaillissaient de cette partie du navire; tandis que de l\u2019arriére, qui commençait seulement à être envahi par l\u2019incendie, d\u2019épaisses colonnes de fumée, estompant de leurs volutes énormes et fuligineuses tout un secteur de la circonférence flamboyante, s\u2019étendaient comme un voile épais et flottant, se couchaient vers la mer sous 1 \u2019influence de la brise, et apportaient jusqu\u2019au point du Scavenger les effluves âcres et nauséabonds dont elles commençaient à saturer l\u2019atmosphère.Par moments on percevait un bruit sourd, immédiatement suivi d\u2019une recrudescence dans l\u2019intensité des flammes et d\u2019une nouvelle gerbe d\u2019artifices qui s\u2019élançait vers le ciel : c\u2019était un fragment du pont qui s\u2019effondrait ou éclatait, et livrait un nouveau passage aux immenses langues de feu.Déjà le Scavenger était entré dans le champ de rayonnement du foyer, et l\u2019on ne voyait toujours pas les chaloupes du navire.11 était probable cependant qu\u2019elles avaient dû apercevoir le Scavenger et qu elles se dirigeaient sur lui ; mais elles étaient probablement masquées par la fumée.Le projecteur jetait ses rayons les plus puissants contre la masse cotonneuse, et tes irradiations dessinaient, sur les fan astiques mamelons de ces montagnes de fumée, d\u2019étranges lignes zébrées des couleurs les plus inattendues par la double réfraction des vapeurs marines et des gaz produits par la combustion.Il devenait imprudent, pour le Scavenger, de se rapprocher davantage du navire incendié, d'autant plus que l\u2019odeur caractéristique de la fumée ne laissait aucun doute sur son chargement, et qu\u2019il était désormais certain que le malheureux bâtiment contenait une cargaison de pétrole.Sir Owen donna l\u2019ordre de stopper et fit mettre les embarcations à la mer.L\u2019opération se fit facilement, bien que la brise fût assez forte et la houle accentuée.Les équipes embarquèrent, et, au commendcment.deux grands canots laissèrent tomber les avirons à la mer et nagèrent droit vers la fumée, précédés par le canot à vapeur.Les braves gens qui montaient ces embarcations s\u2019en allaient en pleine nuit, en plein Atlantique, prêts à s\u2019enfoncer dans le brouillard noir qui déjà leur serrait la gorge, trempés par les embruns dont le vent les souffletait, écré-lant les lames de leur étrave, tantôt suspendus sur les cimes mouvantes, tantôt retombant dans les vallées ondoyantes, choisissant avec un mer- a vapeur.\u2014 Parfaitement.\u2014 Mais qui ira ?Moi, je dois rester à mon bord.Parfaitement, répondit encore le lieutenant de vaisseau.Aussi est-ce les gens qui montaient le Scavenger étaient tous de hardis marins.Depuis sir Owen jusqu\u2019à Sésost.ris, tous étaient habitués aux terrifiantes surprises de la Chacun à son poste s\u2019occupait moi qui irai.Je ne vous en empêcherai pas, Georges, c\u2019est votre devoir.- Et vous m\u2019en empêcheriez, mon cher oncle, que je vous enverrais promener.Oh ! non pas comme commandant, mais comme oncle.Brave garçon ! dit sir Owen.Gai et brave ! C\u2019est dangereux neuf chances sur dix d\u2019y rester ! \u2014 Bah ! répondit Georges, pour madame sainte-Anne d\u2019Aura y et pour la F rance ! comme disait mon vieux matelot.Et puis nous allons bien voir.Par exemple, il n\u2019y perdre.fait que nous dépasser à l'avant et à 1 \u2019arrière.J\u2019ai encore le temps de faire mettre à la mer le canot à vapeur.Holà ! maître d\u2019équipage !\u2019\u2019 Halgouët, noir comme un ramoneur, descendit de la corne d\u2019artimon, sur laquelle il était juché pour essayer de raccommoder la voile.\u201cMon vieux, voilà le moment de se montrer, dit Georges.Fais-moi affaler à la mer le canot à vapeur, et envoie-moi le second mécanicien.\u2014 Nous aurons du mal à embarquer dit Halgouët.-\tC\u2019est bon, va toujours, des prélarts sous la main ?Ma foi, non ; mais il y a les morceaux des voiles.A la bonne heure ! Arrime vivement tout ce que tu pourras de toile à bord du canot, choisis-moi trois hommes, et fais vite.\u2014 Pardon, dit une voix derrière l\u2019officier; mais si vous le voulez bien, je serai l\u2019un des trois hommes.\u2014 Vous, monsieur Ventura ?répondit Georges.Vous êtes bien jeune pour le métier que nous allons faire.\u2014 Je vous en supplie.\u2014 C\u2019est bien.Il n'en reste que deux à choisir, dit Georges.Va, mon enfant, reprit sir Owen en serrant la main de son neveu.Occupe-toi de ton canot, et tire-nous de là.Moi, je vais tâcher pendant ce temps-là de préserver le Scavenger.\u201d Sur l'ordre du commandant, tout le monde se mit aux pompes.Ceux qui ne manœuvraient pas les brimballes puisaient des seaux d\u2019eau sous le vent, et les jetaient sur le navire.En même temps on fermait toutes les ouvertures.Le James-Buttler continuait à brûler, se détruisant lentement.Ses mâts et ses cheminées s\u2019étaient abîmés les uns après les autres ; des brèches s\u2019ouvraient dans ses bordages, et par ces brèches des flots de pétrole enflammé venaient grossir le fleuve flamboyant qui s\u2019étendait autour du Scavenger.La terreur commençait à gagner les matelots du navire anglais.Le découragement, la démoralisation, envahissaient les cerveaux de ces gens, qui se voyaient ainsi voués au feu, sur leur navire immobile.De sourds murmures commençaient à se faire entendre.Et, chose curieuse, c\u2019étaient précisément les marins sauvés du James-Buttler, ceux-là mêmes qui avaient jusque-là échappé au fléau par une faveur providentielle, qui murmuraient plus haut que les autres.\u201cParbleu ! disait le docteur Sergeant avec son indulgente philosophie, c\u2019est tout naturel qu\u2019ils se plaignent davantage.En les sauvant une première fois, nous avons pris un engagement, moral de les sauver tout à fait, et comme nous n\u2019y arrivons pas assez vite, ils réclament ! -\t- Oui, mon cher ami, répondait sir Owen, vous avez parfaitement raison.Eh bien ! vous allez voir ma philosophie à moi.\u201d mer.à faire ce qu\u2019il avait à faire, le commandant à sauver son navire, le dernier de ses hommes à lui obéir ; c'était la mise en action de la parole, sublime dans sa simplicité, prononcée par Nelson au moment de la bataille de Trafalgar ; England expects every one will do his duly : \u201c L\u2019Angleterre attend que chacun fasse son devoir.\u201d Le docteur Sergeant, aussi tranquille que dans une salle d\u2019hôpital, soignait les demi-asphyxiés du James-Buttler et appliquait des pansements sur les brûlures, assez, nombreuses, mais en général peu graves.Le commissaire Goodrich distribuait des vêtements à ceux qui.soit par le feu, soit par l\u2019eau, avaient perdu les leurs, et Rémy Sif-fadaux, très inquiet au fond, mais très crâne d\u2019apparence, le suivait, versant avec des gestes toujours corrects des rasades de cordiaux aux pauvres diables qui en avaient besoin.Quant au commandant, très calme, aussi flegmatique sur sa passerelle que s\u2019il eût évolué tranquillement, à Cowes, parmi les yachts du Royal-Squadron, il avait été informé par Georges de Malher de I\u2019accident survenu à la deuxième hélice et donné l\u2019ordre de border immédiatement les brigantines pour s\u2019éloigner, avec les seuls moyens dont on disposât désormais, du brûlot qui s\u2019avançait sur le Scavenger.Cette manœuvre fut rapidement exécutée par l\u2019équipage, exercé et confiant dans ses chefs.Déjà les voiles déployées recevaient le vent, s\u2019ouvraient à l\u2019allure favorable du plus près, et communiquaient au bâtiment une vitesse dérisoire dans toute autre circonstance.mais suffisante, dans les conjonctures actuelles, pour fuir le péril imminent.Malheureusement ces voiles, soigneusement enveloppées jusque-là dans l\u2019étoffe imperméable des pré-larts, étaient sèches comme de l'amadou.Or, à chaque minute, les explosions se succédaient à bord du James-Buttler.A chaque minute, des myriades d'étincelles, des flammèches, des fragments de bois enflammés pieu valent sur elles.On s\u2019attela aux pompes pour inonder les voiles; mais avant qu\u2019on eût pu mouiller suffisamment ces toiles sèches, les escarbilles qui tombaient sur elles en averse de feu les attaquèrent, et les voiles, espoir suprême de l\u2019heure présente, se consumèrent par places, comme de l\u2019amadou, brûlant lentement en larges taches rougeâtres, et pendirent bientôt en loques informes sur leurs cornes et aux colliers des mâts.Et à ce moment il se produisit une nouvelle catastrophe.Le feu avait envahi tout le James-Buttler.de l\u2019étrave à l'étambot.Tous les tonneaux de pétrole.\u2014 il y en avait douze cents ! \u2014 avaient éclaté.Le navire était devenu un réservoir d\u2019huile ardente.Par les bordages brûlés, le liquide enflammé coula sur la mer et continua à flamber sur les lames ; puis il s\u2019étendit, gagnant de proche en proche, fut pris dans le courant accidentel qui portait sur le Scavenger, s\u2019étala autour de lui et enveloppa tout entier le navire inerte, paralysé, sans forces, dans une auréole de feu couronnée par des fumées noires.En un instant la température s\u2019éleva sur le pont au point que les bois craquèrent et que le goudron fondit.Quel que fût son sentiment du devoir, quelle que fût sa confiance dans ses officiers, l\u2019équipage entier fut pris d\u2019un frémisse- il y a a pas une minute à Justement, l\u2019océan de feu ne As-tu bateaux ?) \u2014 Four ! (Quatre !) \u201d répondit- on.Halgouët continua ses questions dans la même langue.Il apprit, en trente secondes, que tout lé monde était embarqué, et que les bateaux se suivaient de près.Dès lors il donna le signal convenu pour rallier les deux autres embarcations du Scavenger, fit partir des pétards, et, au bout de très peu de temps, sauveteurs et sauvés se trouvèrent à petite distance les uns des Les malheureux marins du Ses premiers mots furent pour remercier sir Owen de l\u2019appui inespéré qu\u2019il lui avait apporté.Mais le capitaine abrégea les formules de politesse, les condensa dans deux phrases émues, et ajouta immédiatement : \u201c Excusez-moi, commandant, si je donne une forme si brève à l\u2019expression de ma reconnaissance; mais les instants sont précieux, et.pour nous sauver, vous vous êtes exposé, vous et votre navire, à un véritable danger.Le James-Buttler était chargé de pétrole en Jusqu\u2019à présent, l\u2019huile autres.navire incendié, plongés depuis plus longtemps que ceux du Scavenger dans la fumée, étaient à bout de forces et à demi asphyxiés.Le canot à vapeur passa des remorques aux deux plus grands, et les entraîna à sa suite.Les deux autres chaloupes en firent autant pour les deux derniers, et Halgouët jeta au patron du canot à vapeur l'ordre de sortir avant tout de la fumée et de nager au vent.Au bout de dix minutes, on se retrouva dans un air relativement pur.La manœuvre d\u2019Hal-gouët allongeait la route à faire pour revenir au Scavenger, mais elle rendait la vie aux échappés de cet enfer.La flottille passa au vent du navire incendié et le contourna pour rallier le Scavenger.qu\u2019elle voyait éclairé en plein par le feu.Chemin faisant, Halgouët demanda le nom du bâti men \u2022 en perdition.Le capitaine, qui se trouvait précisément dans le canot remorqué par lui, répondit que son navire était le James-Buttler, américain, du port de Boston.On faisait force de rames pour rentrer à bord ; mais il semblait à Halgouët que le Scavenger s\u2019éloignait au fur et à mesure qu\u2019on avançait vers lui.11 crut d\u2019abord à un effet d\u2019optique; mais bientôt il se rendit compte qu\u2019il n\u2019y avait là aucune illusion.La brise, en effet, était devenue plus forte et poussait le James-Buttler enflammé vers le navire anglais, qui avait été obligé de mettre sous petite vapeur pour éviter cette approche dangereuse, sans trop s\u2019éloigner des embarcations.Le Scavenger commença d\u2019abord par reculer ; puis, quand il eut vu les feux des chaloupes, il dessina un arc de cercle pour venir les rejoindre, en se mettant hors de la portée de la dérive du James-Buttler.On n\u2019était pas sans inquiétudes, dans l'entourage de sir Owen, sur le sort tonneaux.minérale a flambé comme de l'alcool.sans obstacle, parce que les couches supérieures seules de la cargaison ont été atteintes.Mais dans un quart d'heure, dans cinq minutes peut-être, les barils inférieurs échauffés vont éclater.et, à la distance où vous êtes de mon pauvre bâtiment, les explosions qui se produiront peuvent être dans gereuses.Le capitaine n\u2019avait pas fini, qu\u2019une succession de déflagrations effrayantes déchiraient l\u2019air, semblables aux détonations stridentes et précipitées d\u2019une énorme mitrailleuse.En même temps un faisceau de flammes jaillissait du James-Buttler, et une pluie de projectiles.débris, espars, pièces de mâture, barils enflammés, décrivant en l\u2019air des trajectoires bleuâtres, vient s\u2019abattre tout autour du Scavenger et couvrit la mer d\u2019épaves.Quelques-unes vinrent tomber sur la dunette du navire anglais, et une partie de l\u2019équipage dut les éteindre à grand renfort de seaux d\u2019eau.Georges de Malher comprit immédiatement le péril que faisaient courir au Scavenger ces pièces de bois de toute forme, qui pouvaient, d\u2019un moment à l\u2019autre, s\u2019engager dans les branches de l\u2019unique hélice restée en bon état.Il se précipita vers l\u2019arrière et commanda d\u2019immerger le filet Bullivan, en mailles d\u2019acier, qui devait protéger cette partie des œuvres vives.Le filet fut largué à grand\u2019peine.En f LE NATIONALISTE, MONTREAL, DIMANCHE 24 NOVEMBRE 1918 VOL.XV.\u2014 No -If G se leva, vint s\u2019appuyer au bastingage, et regarda avec un intérêt subit le bâtiment nouveau venu.\u201c Quos ego ! s\u2019écria-t-il après un examen sommaire.Mais par saint Jean de Plougastel, mon vénéré patron, le diable m\u2019emporte si ce n\u2019est pas là la Banderilla ! \u201d\tt Et sur cette exclamation, où se mêlaient agréablement la mythologie classique, les élus du paradis et le roi des enfers, il enfonça son chapeau goudronné sur sa tête, enfila la passerelle qui reliait le navire au quai du bara-choi's, et prit sa course vers la partie du port où venait se ranger le trois-mâts.\u201c Il parait, se disait-il à lui-même tout en marchant, que le pirate a déjà fait une prise.Si c\u2019est lui, comme j\u2019en jurerais, je vais ouvrir l\u2019œil, et le bon.\u201d d\u2019une croisière si bruyamment annon-Son amour-propre britannique se révoltait à cette idée, et nous devons convenir que tout l\u2019état-major, Georges de Malher en tète, partageait sa manière de voir.On résolut donc d\u2019aller relâcher à Saint-Pierre et d\u2019établir une voilure de fortune pour faire la route.Une fois à l\u2019abri dans le bara-chois on procéderait à une réparation suffisante pour pouvoir reprendre la mer et continuer la croisière.Le Scavenger possédait en effet à son bord des ressources suffisantes pour obvier, moins, aux A la vérité, le nies de Saint-Pierre et Miquelon n\u2019a rien de bien-séduisant ni de bien pittoresque La petite cité de quelques milliers dames donne déjà l\u2019impression des tristesses septentrionales, que n\u2019animent ni les verdoyantes collines, ni les belles eaux vives ombragées de grands arbres.A Saint-Pierre, le sol est ingrat autour des basses maisonnettes de bois.11 semble que la terre y garde toujours quelque chose des rudes froidures des longs hivers, et il a fallu toute l\u2019ingéniosité laborieuse et toute la persévérance de cette race de fourmis qui est la race française, pour former sur cet humus desséché les minuscules potagers où, à force de soin et de travail, les habitants permanents de l\u2019ile arrivent à récolter les légumes les plus essentiels d\u2019Europe.Dès le lendemain, sir Owen débarqua l\u2019équipage du James-Builer, qui prit passage sur un petit voilier en partance pour Saint-Jean de Terre-Neuve, où il devait facilement trouver les moyens de se rapatrier en Amérique.Le capitaine du bâtiment incendié remercia avec effusion le commandant du Scavenger et son équipage.Le James-Butler appartenait à une puissante compagnie de Boston, qui, quelques jours plus tard, apprenant que sir Owen avait refusé toute indemnité pour les avaries survenues au cours du sauvetage, fit envoyer à chacun des officiers, comme souvenir, un magnifique chronomètre, portant sur l\u2019une des cuvettes de son double boîtier d\u2019or la date du sauvetage et la mention de l\u2019hommage rendu.Les patrons des trois canots qui avaient ramené les embarcations du James-Butler au milieu de la fumée reçurent également de beaux chronomètres en argent, plus une somme de cent dollars par tête.Enfin mille dollars furent distribués au reste de l\u2019équipage.Sir Owen poussa activement les réparations du Scavenger.Son projet était de faire rétablir à New-York l\u2019arbre brisé et l\u2019hélice détériorée, mais de réparer sur place, avec les ressources dont il disposait, ces pièces essentielles, de manière à pouvoir reprendre la mer le plus tôt possible et à continuer son exploration, tandis qu\u2019on exécuterait l\u2019arbre et l\u2019hélice de rechange, qu\u2019il n\u2019y aurait plus qu\u2019à mettre en place.On exécuta un dessin minutieux, qui fut expédié à un constructeur de New-York.En même temps on installa sur le pont la forge très complète qui se trouvait à bord, et tout l\u2019outillage nécessaire pour la réparation, à quatre branches, dont l\u2019une était brisée et une autre faussée, fut démontée; l\u2019aile manquante fut remplacée par une aile provisoire, en tôle épaisse 'martelée, renforcée à sa partie inférieure et ajustée au moyen d\u2019un puissant collier posé à chaud et mordant sur les naissances des autres ailes.La branche faussée, qui n\u2019avait été déviée que dans sa partie amincie, fut redressée au marteau avec des soins minutieux.Quant à l'arbre de l\u2019hélice, il avait été fracturé \u201cen sifflet\u201d.Sa section, très nette, était oblique à son axe.Les deux parties, une fois rapprochées, furent resserrées au moyen d\u2019un fort demi-cylindres creux, que réunissaient des boulons puissants serrés à la clef.Ce manchon emboîtait complètement la brisure et la dépassait en avant et en arrière de trente centimètres.L\u2019ingénieur, très satisfait de son ouvrage, déclara qu\u2019il répondait que, si désormais l\u2019arbre venait à casser de nouveau.ce ne serait pas à la même place : \u201c Mon arbre, master Georges, disait-il, est plus solide qu'un neuf.\u201d dix minutes qui, pour d\u2019autres que pour ces braves, eussent été une année d\u2019agonie.Aveuglés par la fumée, la gorge desséchée par l\u2019atmosphère empoisonnée du pétrole brûlant, la sueur coulant sur les membres subitement refroidis par les douches des lames, ils luttaient contre ic vent, l\u2019eau et le feu, pour sauver le Scavenger.Et tout à coup Georges de Malhcr.toujours à l\u2019avant, s\u2019écria : \u201c Enlevez les prélarts, amis ! et pitons à l\u2019air libre ! \u201d On était enfin sorti du lac de feu; l\u2019hélice du canot battait l\u2019eau libre ce l\u2019Atlantique; les poitrines aspiraient à pleins poumons V fluves salins des embruns belle eau saine et franche, le.deuxième élément du marin, qui venait rendre la vie à ces héros simples.Et.pour pousser son cri de triomphe, le brave officier avait attendu le moment où.sorti à son tour de la zone brûlante, le Scavenger laissait tourbillonner dans son sillage les flammes désormais impuissantes qui avaient failli 1 anéan- Les flammes se rabattant sur la passerelle, sir Owen avait eu un de ses favoris brûlés ; il était nu-tête, et ses cheveux flottaient au vent.Il s\u2019appuya à la main courante de cuivre, et dit simplement * \u201cJe vous affirme que nous allons vous sauver.Le danger est d\u2019ailleurs beaucoup moins grand qu'il n\u2019en a l\u2019air.Maintenant, comme avertissement.Smith, Burton et Hope, qui se sont permis de murmurer, vont immédiatement descendre aux fers, et à partir de ce moment j\u2019engage ma foi de gentleman que le premier qui bronche sera à l\u2019instant même passé par les armes.\u201d L\u2019énergie ne perd jamais ses droits.Les trois matelots désignés descendirent sous la conduite du capitaine d\u2019armes, et tout rentra dans l\u2019ordre.Pendant cette courte scène, Georges avait fait mettre à la mer le canot à vapeur et y était descendu en compagnie du premier mécanicien, inutile à sa part du danger, de Jean Halgouët.de Ventura et de deux marins solides et braves.Par surcroît de précaution, on avait embarqué de grands avirons.Lorsque le canot se trouva veinent à l\u2019eau, son armement.il était temps turc de flammes avait envahi le Scavenger, et Georges dut crier au lieutenant Outshorn de faire projeter un jet de pompe sur l\u2019amarre pour la préserver du feu.L\u2019eau de la chaudière était encore à une température élevée.cce.;e provisoirement tout au plus grosses avaries, voyage pour atteindre Saint-John de Terre-Neuve n\u2019aurait pas été sensiblement plus difficile; mais, pour les mêmes raisons d\u2019amour-propre, sir Owen ne tenait pas à aborder dans un port anglais, d\u2019où la nouvelle de 'sa déconvenue eût été immédiatement ' télégraphiée à tous les ports du monde.A Saint-Pierre, petit port français qui ne s\u2019anime qu\u2019au moment de la pêche, il pouvait, à la rigueur, espérer passer pour un simple steamer marchand qui réparait ses avaries.La difficulté principale était d\u2019établir une voilure suffisante pour gagner Saint-Pierre.On se rappelle que les mâts du Scavenger, établis en vue de permettre les abordages à l\u2019éperon, étaient rudimentaires.De plus, les trois mâts étaient articulés au ras de l\u2019étambrai.de façon à pouvoir se rabattre sur des X.en cas d\u2019abordage.Il fallut d\u2019abord les consolider, tendre les haubans, et enfin faire des voiles.On avait, à bord, une réserve de toile en pièce, que, par un surcroît de précautions digne d\u2019un véritable homme de mer.Georges de Malher avait fait embarquer ; mais il fallut couper les larges lés et les transformer en voiles.Là, notre ami Halgouët se trouva dans son élément.Vieux gabier, dressé sur les grandes barqües bretonnes où il fallait se mettre à toutes les besognes, il ne fut pas long à organiser des équipes de voiliers.Les lés furent étendus sur la dunette, coupés par Halgouët sur des patrons dessinés au .charbon par Georges de Malher.et cousus par tous les hommes du Scavenger et du James-Butler capables de manier les grosses aiguilles.En trois heures, le Breton, aidé d\u2019un matelot anglais qui avait dans son jeune temps lait l\u2019apprentissage de l\u2019état de corroyeur, confectionna une vingtaine de ces demi-gantelets de cuir qui.pour les voiliers, remplacent le dé à coudre, et qu'il coupa dans toutes les vieilles chaussures de l\u2019équipage et des officiers, réquisitionnés à cet effet.On travailla fiévreusement.Quatre heures suffirent à établir tant bien que mal une première brigantine.Les œillets laissaient à désirer, les lés n'étaient pas cousus à double surget, les ralingues s\u2019ajustaient irrégulièrement aux bords de la toile, et-il n\u2019y avait pas trace de ris : mais, telle quelle, la voile fut bordée à la corne de misaine, en même temps qu\u2019un foc était établi sur une sorte de beaupré primitif, et.l\u2019orientation une fois donnée, le navire commença à se mouvoir lentement, mais enfin à se air chargé des ef-C'était la XIV qui, bord, avait voulu prendre BELLE INSPIRATION DE IEAN HALGOUËT D.T OUOSÉ C\u2019était bien la Banderilla, et, comme disait Halgouët, le \u201c pirate \u201d avait fait une prise.Il avait trouvé, à quelques dizaines de milles au sud.une goélette en perdition, abandonnée par son équipage et portant un chargement de morue fraîchement pêchée.La capture était à la vérité assez mince, d\u2019autant plus que, pour s'en débarrasser sans perdre de temps, il fallait s\u2019en défaire au plus prochain port et, par conséquent, se contenter d\u2019un tiers de la valeur de la \u201c prise \u201d.Mais le capitaine Soriano estimait qu\u2019il n\u2019y avait pas de petit bénéfice, et il venait tranquillement à Saint-Pierre pour troquer la goélette et son chargement contre des espèces sonnantes.Le premier soin de Jean Halgouët fut naturellement de s\u2019informer de Poulpiquet.Mais, comme le maître d\u2019équipage ne se souciait pas de se retrouver en relations avec le fantaisiste état-major qu'il avait si sévèrement jugé dans la taverne de Tower-Hill, il chargea un messager de porter un mot à Poulpiquet.Malheureusement Poulpiquet à peine arrivé, était descendu à terre, histoire de se dégourdir les jambes, et le commissionnaire rapporta la lettre.Halgouët alors en écrivit une autre à tout hasard, donnant rendez-vous à son ami au Lion d\u2019or, à 1 heure de l\u2019après-midi, attendu que sa matinée était prise par ses devoirs de maître d\u2019équipage.Puis il se mit à fouiller tous les cabarets de Saint-Pierre, reconnaissables très facilement aux nombreuses bouteilles multicolores qu\u2019ils arborent en guise d\u2019enseigne à leurs fenêtres.Il ne découvrit pas Poulpiquet.Non, certes, que Poulpiquet ne hantât pas ces demeures hospitalières et rafraîchissantes, mais probablement parce que le digne scaphandrier ne séjourna pas longtemps dans la même.A la fin de la journée, Jean Halgouët dit Quosé avait absorbé six verres de cognac fabriqué avec d\u2019excellentes et honnêtes pommes de terre, huit verres de madère fait avec un horrible vin blanc mélangé d\u2019un principe colorant innomé, et quatre verres de sirop de groseille confectionné avec du glucose additionné de cochenille, mélangé d\u2019un kirsch obtenu par un procédé qu\u2019on ne connaîtra jamais.Le résultat fut qu\u2019il se trouva en proie à un violent mal de tête; ce qui, étant donné par surcroît le résultat négatif de ses recherches, le mit d\u2019une humeur absolument massacrante.Tout en cheminant dans les ruelles, il monologuait et s\u2019adressait, suivant sa coutume, des discours bien sentis: \u201c Quosé, mon ami, imbécile ! \u2014 c\u2019est généralement ainsi que commençaient les aimables communications qu\u2019il se faisait; \u2014 Quosé, vieille bête, te voilà bien avancé ! Tu t\u2019occupes de Poulpiquet.Poulpiquet, qui a dû apprendre que le Scavenger était ici, ne s\u2019occupe pas de toi.Et alors, toi, bêta, qui portes pourtant bien la toile, tu t\u2019en vas te donner mal à la tête pour un ami ingrat ! \u201d Et, frappant du poing contre un volet, il appuya énergiquement : \u201c Oui, ingrat ! ingrat ! ingrat ! \u201d Après quoi, navré de cette ingratitude bien affirmée du malheureux PovJi piquet, il essuya deux larmes qui cou laient sur sa joue.tir.définiti- XIII avec son équipage et : la cein- \\ SAINT-PIERRE Le canot à vapeur continua à remorquer le Scavenger pendant deux heures, pour le mettre définitivement à l\u2019abri du lac de pétrole enflammé.A peine hors de danger, sir Owen songea à Vaccomplissement complet de la mission qu\u2019il s\u2019était donnée.Bien que le Jamcs-Birller fût aux trois quarts détruit car l\u2019incendie, les flammes devaient nécessairement s\u2019éteindre au moment où elles atteindraient la flottaison, et le navire américain deviendrait une épave d'autant plus dangereuse que ses flancs recèleraient un feu invisible.Aussi le commandant du Scavenger voulut assurer sa destruction complète Tout en s\u2019éloignant lentement du théâtre de la catastrophe, le canon de retraite lira sans relâche sur le Jamcs-Bntler, et, grâce à l\u2019adresse du maître-canonnier.plusieurs obus le frappèrent en plein corps et éclatèrent dans la coque, déterminant la déflagration des vapeurs emprisonnées et des barils surchauffés.L\u2019un des projectiles, plus heureusement envoyé que les autres, en tir rasant, ricocha sur les vagues et vint frapper le steamer dans ses œuvres vives.Une large brèche s\u2019ouvrit au-dessus de la flottaison.L\u2019eau s\u2019y engouffra, et avec un effrayant dégagement de vapeurs, dont l\u2019immense nuage blanc se teignait des suprêmes lueurs de l\u2019incendie qui allait mourir, le J anus-Butler, é ventre, coula, s'éloignant dans l\u2019Océan comme un fer rouge dans la cuve du maréchal, et laissant seulement, pour toute trace de son passage, de larges îlots de pétrole enflammé, qui.réunis par des isthmes éphémères, séparés par des détroits sans cesse grandissants, couvrant la mer d\u2019une nappe qui se déchirait à l'infini sous les ondulations des lames, finirent par s\u2019éparpiller, par se rétrécir et par s\u2019éteindre.Au petit jour, lorsque l\u2019Orient devint rose, lorsque les premiers rayons du soleil vinrent émerger de l\u2019horizon pur.il ne subsistait plus aucun vestige du sinistre, et les terribles angoisses de la nuit s\u2019étalent dissipées comme un cauchemar qui fuit à la lumière bénie du jour.Quand nous disons qu'il ne restait aucun vestige de la catastrophe, nous nous trompons : il en restait, en effet, la double et grave avarie du Scavenger.Il fallait au moins huit jours de travail.dans un port, tant pour raccommoder l\u2019arbre brisé que pour remettre en état l\u2019hélice faussée, dont une des branches avait été rompue.Le point donnait 42K20\u2019 de latitude nord et 50 35' de longitude ouest; le port le plus proche était Saint-Pierre, dans i\u2019iie du même nom.On était à une centaine de lieues de celte ville, et, dans l\u2019état normal du Scavenger, il eût fallu tout au plus une journée pour franchir cette distance.Dans les conditions actuelles, cette traversée était un problème.On avait bien la ressource de réclamer la remorque de quelque grand steamer; mais le Scavenger s\u2019était écarté de la grande route, et d\u2019ailleurs il répugnait à sir Owen de demander aide et assistance au premier venu dès le début activait les fourneaux ajusta sur l\u2019embarcation couvraient tout en- Puis, Pendant qu'on à pétrole, on k:s toiles qui la aère, et on les inonda d\u2019eau, dès qu'on eut une pression suffisante, mécanicien ouvrit la vanne de vapeur, et la -ctste hélice commença à battre la mer, presque sur place.En tout le monde prenait et ajoutait \"l\u2019effort de dix bras vigoureux à celui de la petite machine.En eau calme, la chose eût été vimpie; dans les circonstances où l\u2019on se trouvait, l\u2019entreprise était presque même temps les avirons Les coups de tangage surhumaine, arrêtaient a chaque instant le remorqueur exigu par des chocs terribles qui faisaient plonger son arrière.Les lames, :n même temps, le prenaient par le nez et lui passaient dessus.Le foyer eût été éteint vingt fois sans la précaution prise de l\u2019envelopper de toiles mouillées.A chaque moment de calme.Georges* de Malher et le mécanicien laissaient pénétrer l\u2019air nécessaire et recouvraient ensuite le fourneau.Il y L\u2019hélice avait deux pieds d\u2019eau dans l\u2019embarcation.et vingt fois aussi elle eût été submergée sans les chambres à air qui la défendaient à l\u2019avant, à l\u2019arrière et sur les côtés.Les hommes avaient de l\u2019eau jusqu'aux genoux.Et ce n\u2019était men.Il n\u2019y avait pas seulement l\u2019eau.Il y avait ic feu ! Le feu qui avait gagné.Le lac flambant avait continué à s\u2019étendre.Par l\u2019ouverture laissée à l\u2019arrière du canot sous les prélarts mouillés, on voyait l\u2019étrave du Scavenger fendant un océan de feu.El tout autour de la frêle chaloupe.qui.les soupapes chargées, s\u2019efforçait, coûte que coûte, d\u2019arracher tant d\u2019existences humaines à ce cycle d\u2019enfer, de longues langues bleuâtres et intermittentes léchaient les toiles, que Ventura et un matelot arrosaient sans trêve.\u201c Ma foi.commandant, dit Halgouët, qui souquait ferme sur les avirons, on parle souvent, pour nous autres marins, de boire à la grande tasse.Ce n\u2019est pas une tasse à cette heure, c\u2019est bien un bol ! Et moi qui ai bu un bol de punch avec Poulpiquet, la veille de mon départ ! C\u2019est ce qu\u2019on pourrait appeler une allégorie prophétique, hein, commandant?\u2014 Va toujours, mon vieux, répondit Georges, qui se tenait à l\u2019avant, son mouchoir mouillé sur la figure; nous en sortirons de ton bol.Vrai ?Pas trop tôt !\u201d répliqua Halgouët.Et il ajouta à part lui : \u201c Du moment que le commandant me tutoie, c\u2019est que ça va ferme.Là-dessus.souquons, mes enfants î \u201d ajou-la-t-il à haute voix.Dix minutes se passèrent encore, \u2014 dix minutes pendant lesquelles on franchit cent cinquante mètres; £ peine, \u2014 i mouvoir.On continua à travailler sans relâche.La toile heureusement ne manquait pas, et la cale contenait un approvisionnement d'espars.Sous la direction de Halgouët, on fit successivement deux nouvelles brigantines et une voile carrée, pour laquelle notre ami orna d'une vergue inattendue le mât de misaine.Au bout de deux jours, le Scavenger disposait d\u2019une voilure suffisante pour s\u2019appuyer et maintenir sa route.La brise, favorable, portait au nord.On faisait à la vérité, en une journée, le chemin que le vapeur eût abattu en trois heures; mais enfin on marchait, et quatre jours après la catastrophe on se trouva en vue de l\u2019ile des Chiens.Un pilote vint ranger son cotre bord à bord.Il embarqua et, sur l\u2019invitation de sir Owen, envoya son petit bâtiment à Saint-Pierrè pour demander un remorqueur.Comme il était tard, on mit en passe, et on attendit.Le lendemain matin, à 6 heures, le remorqueur arriva, s\u2019attela au Scavenger, franchit les passes, et amena Je navire de sir Owen dans la rade de Saint-Pierre.L\u2019aspect du chef-lieu de nos colo- Le Scavenger était à peu près réparé.Il ne restait plus qu\u2019à remettre l\u2019hélice en place et à procéder à quelques essais avant de reprendre la mer.On en avait pour trois ou quatre jours au plus, lorsque, par une belle brise, un trois-mâts franc entra dans le port de Saint-Pierre, remorquant une grande goélette complètement désemparée.Halgouët se trouvait précisément sur le pont du navire; assis sur un rouleau de cordes, il suivait paresseusement des yeux les manœuvres du trois-mâts, tout en tirant méthodiquement de larges bouffées de sa pipe, lorsque tout à coud il > CA SUIVRE\u2019 r___ VOL.XV.\u2014 No U 7 LE NATIONALISTE, MONTREAL, DIMANCHE 24 NOVEMBRE 1918 I Hepburn Bros.\t150\t180\t104\u2014\t506 .\t133\t176\t178\u2014\t487 .127\t174\t157\u2014\t458 128\t143\t125\u2014\t396 143\t139\t193\u2014\t475 LES SPORTS Shaw.Wallonc I Bernier.î Gingras.Cookman Le vrai CHAPEAU pour la SAISON \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 VEL OURS c\u2019est.le chapeau f: \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Totaux 687 818\t817\u20142322* 7 'ti* $5.00 « $15.00 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Henry Birks .14f>\t172 \u2022 127\t444;» .\t167\t139\t\u2022 153\u2014\t459 159\t139\t147\u2014\t4451 137\t142\t176\u2014\t455 .\t166\t144\t181 \u2014 2294 255 STE-CATHERINE EST Près St-Denis R.& A.MASSE, Richards.prifliü.Champion Ryan \u2014 Palmer.\u2022 y GAGNANTS?.DES PRIX aux allées do MM.Allaire et De Varennos et le lendemain, ]o 24 février, Lévis devait baisser pavillon devant les équipiers de M.Gou-dreau.Le 2 mars Shawinigan mordre la, poussière aux Trilluviens en gagnant deux parties sur trois, mais par contre le Sorel battait le \\) mars, le club Shawinigan Falls par 3 à 0.Les dernières parties étant arrivées, les amateurs dirigèrent leur attention et leur intérêt sur les jou-aM ont real-Lé vis et Montréal-Québec, car le titre de champion était en jeu.Le Montréal devait gagner deux parties contre Québec ou bien vaincre le Lévis trois parties s\u2019il devait perdre les trois parties contre les Québécois ou encore doux parties contre Lévis et une contre Québec pour décrocher le titre de champion des séries VJ 17-1 S.Les porte-couleurs du club Montréalais tirent mieux quo cela car ils triomphèrent par 3 à 0 contre le Lévis et le lendemain.Iç 17 mars ils sortaient victorieux du Quebec par 2 al.Comme je le mentionnais.au début de ce rapport, des résultats élevés furent obtenus.Lu effet Sorel obtint un total de 2,910 en trois parties* le 22 février, à/Sor.èb contre le club Montréal, ce nui est cependant '20 points-de Moins que le record, établi pur le y club Québec au cours de la saison 1016-17.line partie simple pour équipe a été faite par le club Sorel, le 22 février, alôrs que fé mm:hcr .de points comptés a été de 1,053, ce.qui constitue un record pour notre ligue.Le club Sorel peut réclamer un autre record lorsque M.Matte joua une partie simple de 2(>8, battant ainsi M.Chrétien par un point sur le résultat obtenu par ce dernier pendant la saison 1916-17.Le même M.Malte a aussi obtenu un total de 701 points en trois parties, ce qui est le record de la ligue et qui sera sûrement difficile à surpasser.D\u2019autres clubs ont aussi fait des >rotiesses dignes de mention.Trois-tivivres a joué une partie simple de 1.0LS, le 20 janvier contre le Lévis.Montréal a* obtenu un total de 1.021 jour partie simple le 17 mars, coure Québec sur des allées étrangères et en trois parties il a compté 2.952 points contre lé Lévis, le 27 février 1918.aux allées Electro.La meilleure moyenne individuelle de la ligue, la saison dernière, a été obtenue par M.Arthur Délia rd, du club Montréal, qui est à juste titre reconnu comme le meilleur joueur de la province, et j\u2019irai même plus loin, je dirai même du Canada, avec 197.25 pour 20 parties.M.Rod.I.amoureux, un des vétérans du jeu de quilles, a démontré qn'i 1 était toujours un joueur émérite en se classant deuxième avec une moyenne de 194.88.M.Fournier, le doyen de notre ligue, a pris la troisième place avec 184.18.Les prix ont été très riches et nombreux.Notre président a tenu à récompenser largement nos quil-leurs.Vingt-trois prix, comprenant coupes, écussons, fobs.etc., ont été offerts aux joueurs qui ont remporté les honneurs des séries individuelles.Maintenant, messieurs, laissez-moi vous donner les statistiques de la ligue pour la saison dernière : POSITION DES CLUBS LA LIGUE DE QUILLES PROVINCIALE DE QUEBEC \u2022 \u2022 \u2022 Meilleure .moyenne 1.A.Rédiml, Montreal.11)7.25.2 R.Lmnoureux, Montréal.194.88.:i.F.Fournier, Trois - Rivières 184.18.* » * î\\ Totaux 774\t736\t784\u20142294 I \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Falls fit CHARBON SCRANTON Plus haut total, 3 parties .1.A.Bedard, Montreal, F.Poliquin, Trois-Rivières, 639.2.\tR.Lainoureux, Mont., 636.3.\tF.Fournier, Trois-Riv., 616.Plus haut résultat, 1 partie 1.A.Rourassa, Shawinigan Spartan Machine W.Pierre.\t135\t192\t130 \u2014 Pierre.138\t132\t137\u2014\t407 98\t132\t104\u2014\t394 130\t107\u2014 494 1 .\t109\t144\t148\u2014\t401 457 ! Cette importante organisation tiendra son assemblée annuelle aujourd\u2019hui aux Trois-Rivières\u2014 Le rapport annuel du secrétaire-trésorier.I ' Grimble.v ; Lines.197 Falls,! 1-iiing.7'/*>>\u2022!\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 COKE, BEAU ET N El'.\u2014 Donnez votre commande immédiatement, à la maison avantageusement connue.Service rapide.Satisfaction absolue.i 261).Pot aux \u2014 «77\t730\t746\u20142153 2.A.Bcdni;d, F.Poliquin, Trois-Pd-viercs, 256.tes s LA CIE DE CHARBON SAINT-DENIS 900.RUE ST-DENIS, a Moins d\u2019erreurs I .'assembler annuelle tie la Ligue I au _ .\t_\t.\t, ,v , championnat qui a eu lieu l\u2019an l«\u2018 Oui Iles Provinciale de Quebec dernier au cours do nos séries réaura lu ii aujourd nui aux I rois- ! Rivières; à la résidence du Dr Lu- 1 gène Bourgeois, président de la ligne, 28 nie Des Forges.A celle réunion Fou présentera les rapports îles officiers pour Fan née écoulée feront trois parties contre lo Lévis cl l\u2019on procédera aux choix des officiers pour le prochain terme.Plusieurs villes ont demandé d'etre admises dans le circuit et leurs demandes seront prises en consideration à la réunion d'aujourd'hui.Nous avons l'avantage de publier ci-dessous le rapport du secrétaire-trésorier qui sera présenté à l\u2019assemblée d\u2019aujourd'hui : Lr.P.\t15\t20I .31 27 .\t38\t30 .21 21 TEL., ST LOUIS «8302.) Montréal\u2014A.Bedard.Québec\u2014(% Gagnon, .Sorel\u2014Thibcaull, jr.Shaw.-Falls\u2014Buck.Trois-Hiv.\u2014:F.Fournier.Lévis\u2014Dorais.gu livres et qui a captivé F intérêt ï^kSêvéï 9 y \u2022 \u2022 DU HOCKEY ; chez nos amateurs.La saison débuta par-la victoire des clubs Montréal, qui remporr encore les meilleurs territoires pour la grande chasse de tout le conti-l ne rumeur circule, de plus un nenl de l'Amérique du Nord.Il y a plus, que l'assemblée annuelle v\tEh Vchtt r/WToirr 25 *£ fi * \\ ¦t\\ !» Y ruawco PAO LA Povrt f ' vMïrA A j .Laurence.Montreal.^® ANTIKO r.-1 \u2018 kl L1 %\t!\u2022\u2022 succès % 'oire association ne pouvait désirer davantage.L\u2019harmonie la plus parfaite n\u2019a cesse d exister parmi tous les clubs et je dois vous dire que les o(liciers ont fait de leur mieux pour donner pleine et entière satisfaction, m\u2019est bien inutile, je crois, de vous rappeler tout le dévouement qu\u2019a montré notre populaire président, le Dr Eugène Bourgeois, des Trois- I Rivières.Lors de sa réélection à le.Nous devons maintenant nous occuper aux préparatifs des prochaines séries et je suis persuadé que la prochaine saison sera couronnée < \"An dans les séries et pendant ee temps H les joueurs se préparaient aux prochaines joutes.A la reprise, le 12 janvier.Montréal triompha de Sorel.Québec et évis triomphèrent du Trois-Rivières.Montréal continua sa marche victorieuse le 19 janvier en battant Québec par 3 à 0 sur les allées Fleetra.Lévis se tit battre par Shawinigan Falls cl il eut le i.même sort aux mains dos Tritlu- oecasionnùroht une relâche ! » réunion du 20 octobre 1917, le l\u2019r Bourgeois avait promis de travaille!' sans relâche pour assurer le succès de notre ligue, pour faire connaître davantage notre organi-t ion et pour populariser de plus en plus le I»\u2022 *ail sport lies quilles, .le m* crains pas de dire (pie notre président n pleinement réussi, et* qu'il a - tenu toutes il -\"est multiplié pour taire régner < ans nos rangs ce bel esprit de ea-i laraderie et il s\u2019est dépensé sans compter pour rendre nos réunions intéressant os < i agréables.Il n\u2019a ni >pu temps ni son argent mu* mener a bonne fin les eutr»*-« s de notre ligue.En un mot a été un président exemplaire et a droit à toutes nos félicitations X.F.NARBONNE, Secrétaire-trésorier.» * LES SERIES DE LA LIGUE INDUSTRIELLE viens.20 janvier Montréal sortit victorieux contre Shawinigan Falls et le Sorel enregistrait une victoire contre Trois-Rivières, à Sorel.Le club Québec ne fut pas aussi heureux car il su lit enlever deux parties par Lévis aux allées du Cer-v*lo Chevalier.Les clubs Lévis.Québec et Montréal remportèrent trois parties les 2 et 3 février.Montréal battant Trois-Rivières dans la.Métropole.Lévis triomphant de Sorel au Cercle Chevalier et Québec vainquant Sorel dans la Vieille Capitale.Montréal eut les honneurs pour le plus grand total avec 2849.soit un point de plus que lors de l'inauguration de la saison.Sorel lit un voyage heureux aux Trois-Rivières et à Shawinigan Falls ear le 9 février il battit qu\u2019il jouât sur des allées vtrangè-deux clubs par 2 à 1 quoi L » $ V 14 C \u2022 I Les joutes .de la fdgue de Quilles Industrielle, disputées, hier soir, ont donné les résultats suivants : promesses.ses \u2022 ( X \u201cLa Traverse de Lnrhine Limllvè\u201d Avis est donné un publie que.«n vertu de In loi des (*omp;innlcs de Québri.il u « té accordé par le licutcmmt-guuvernrur «i-la province de Québec, des lettres patentes late du viiint-cinquième jour d\u2019oelobr \u2022 1918, constituant en corporation MM.Albert Pilon, Henri Décurie et A 11)1 nu St-Denis, comptables ; Rémi Daoust, commis, et A(b -.J lard ('ousinenu.mécanicien, tous de Laclil-\u2019 J ne.dans les buts suivants : Construire, acheter ou autrement acquérir.\u2022Canadian Pacific No.1 Turnbull .\t133- 120 Dun nett.124\t122 MacQregor.129\t121 Bourgeois.-.149 - 101 Hughes______ ITS fOO 124 en 155\u2014 4 OS 127\u2014 373 ! de sa ville natale 114\u2014 364 trop orgueilleux de voir que les 143\u2014 453 amendements qu'il a formulés poulies séries mondiales aient etc acceptés, grâce à 1 \u2019appui moral que le club local leur a accordé.Toronto, 23.-MM.Vcrcv Quinn FRANKIE FLEMING et hr nie Livingston sont tous deux,\trnrn r\t- r» de retour en cette ville.Quoique '\tk x B I Bn ^ rufi 1U ' les journalMcs aient fait des vf-\t1 L.lVL,rt ViL.forts pour leur arracher une décla-I ration officielle, ces deux magnats j \u2022 \u2022 se sont contentés de dire que tout I \u201c marchait \u201d bien dans l\u2019Est.M., Quinn n\u2019a rien voulu dévoiler au ' sujet de l\u2019entrée d'une équipe canadien ne-française dans les nou- rotaux___ 823\t841\t742\u20142406 vellcs séries, et il a nié avoir vu \u2014- une entrevue à ce sujet avec, deux sportsmen canadiens-français brrn 148\t131\u2014 397 connus de Montréal.112\t120\t124\u2014 356 99\t120\u2014 349 I HS 121\u2014 388 .158\t167\t131\u2014 456 *;» r ic nri 462 Pot aux.713\t084 663\u20142060 :t nos remerciements.Je ne puis ous silence le't ravail aeeoni-î au cours de la dernière saison n* notre aviseur légal, M.Lrnest agnoii.que je surnommerai \u201c Le quilles dans la province Québec .M.< lugiion se dénué pour la Ligue de Quilles Pro.ineiale de Québec depuis la fou- cvs *\ti\t\u2022\t\u2022\t''Os at ion de notre association et ses \u2022» rviees nous r ont très précieux.Lu le choisissant comme aviseur \u2022gai l'an dernier vous avez fait, Kssieurs.un excellent choix car une excellente acquisition et espérer qu'il continuera à nous \u2022corder son concours.(h \" remerciements i % i* Webster éc Sons C.-H.De- Cotes.191 H.La plante.191 C.Loger.135 N.Enfranchise.J.-A.La plante.155 157 152 167 160\u2014 508 157 500 125\u2014 427 ue Le premier des athlètes locaux être licencié du corps d'aviation est Frankie Fleming, champion poids-plmne du Canada â la boxe.Fleming a été licencié, jeudi après-midi, et est arrive à Montréal, hier.Le champion du Canada réclamera le championnat mondial du sa classe, car Jimmy Dunn a annoncé que son protégé, Johnny Kilbane, se retirait de l'arène.Emmerson St-Pierre est un autre athlète local qui est actuellement chez lui en congé indéfini, en attendant d\u2019etre licencié.Avant de s\u2019enrôler, St-Pierre était l\u2019un des principaux athlètes du M.A.A.A.Eugène Brosseau, eliumpion- G.P.P.C.(SOU .633 .567 .100 .333 .267 .151\t166\t1,31\u2014 44S 10!)\t169\u2014 5231 Montréal .Québec.Sorel.Shawinigan Falls .12 Trois-Rivières.10 Lévis.Plus grand total en trois parties pour équipe, Sorel 2,9 49 Plus haute partie simpfv pour équipe.Sorel .:.z .* 1.058 MOYENNE DES JOLEVHS t; Quebec élu bs so montra supérieur aux l\u2019rois-Rivières et Shawinigan Falls le 16 février, car dans ces rencontres il remporta la palme par 2 à 1 tandis que Sorel, encouragé victoires de la semaine prô- 11 toutes autorités municipale*; tels arrangements que la com- 13 18 LM) (ïrnnd Trunk _\u2022 i 22 8 ' L Berry.118 Coveney.La b a no.130 McLaren.149 Platts.imr s< védente.réussit à battre le Lévis.Ia' *22 février Sorel sortait encore victorieux en gagnant deux parties contre Montréal.>se LE SPORT DE LA CHASSE pour ii ii ?r totalité ou en partie ou se .le n ai i le mérite d\u2019avoir aidé à popu- Ihiheaiill.jr.\u2014 Sorel.hirisvr le sport des quilles et (pii Kaufman \u2014 Mont.n\u2019ont jamais refusé leur concours1 Roi vin Québec.à la Ligue Provinciale, je veux par- Bouraxsa \u2014 Siiaw.-halls.ici* des journaux et de leurs redae- 1 mit Québec.tours sportifs.Fn effet, et il fan- ,ï:l\"l.1,!n*\tQuebec., cirait vire ingrat pour ne pas le -Del i en, A.-\u2014 Sorel.reconnaître, la plus grande ot bien- },.:l,,s* i* ,7\tI*f,)|S*!l.v *,* \u2022\u2022 veillante hospitalité a été accordée .J1.11/ H* ~ .\"mIkmI.V \",,s 1.8 \u2022 # # # ! (Spécial au \u201cDevoir\u201d) Holyoke, 23.\u2014 M.Henri Ledoux a été réélu président de l\u2019Union St-\u2018Jean-Baptiste dtÂniérique grés qui a été .tenu-à Springfield, ces jours,derniers et dont le Devoir donnait un compte rendu hier.K0RTDËM*\u201d \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Cuunda Cement 19 j'Downs.':i\\ i 171\t177 40 Dubé_____ 40 Abbott.3 Bhckle .190 172 9 McPhee.128\t159 anm- \u2022 \u2022 e \u2022 \u2022 e \u2022 \u2022 - 4551 février.11 est bien rare celte année.Il est absolument défendu de le prendre au collet, parce que la perdrix s\u2019y faisait prendre de la même manière.Cependant il y a un peu de tolérance.\u2022 v '¦ La chasse au gros gibier sera meilleure celte année que les années passées.On constate cependant que les arrivages sont plus Me Henri Hamilton, de la Coin-rares que par les années dernières.pagnie Hamilton, marchands, de la Quoique Quebec et les provinces { rue SainU^Catherinu ouest, est mort, maritimes du Nouveau-Brunswick ja nuit dernière, à sa résidence, rue et de la Nouovllc-Ecossc furent les \\ Metcalfe, West mount, à l\u2019âge de 48 premiers endroits du Canada à ans.être colonisés, ce sont cependant* Lui survivent : son épouse, née i \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 # \u2022 \u2022 au con- \u2014 Levis.Sorel.\u2014 Lévis.Shaw.-Falls.Lévis.Shaw.-Falls.\u2014 Trois-ltiv.Jean, J.\u2014 Shaw.-Falls.Picard \u2014 'Trois-ltiv.Humaine \u2014 Shaw.-Falls.Barker \u2014 Trois-Riv.La Ira verse \u2014 Sorel.J-aval lée \u2014 Sorel.Can tara \u2014 Sorel.Tbibeault, m*.\u2014 Sorel.27 \u2022 4 \u2022 \u2022 \u2022 * \u2022 e \u2022 \u2022 \u2022) 171 \u2022 \u2022 \u2022 e » # \u2022 e .\u2022 e * » * » \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 e \u2022 527 192 197 159 498 432 413 59 192 Totaux.*04 \u2022 ! 822\t754\u20142380 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 e 191 19 \u2022 \u2022 \u2022 * HENRI HAMILTON 182 11 Geo.Hall Coal v, ;\t129 -132\t178\u2014 439 .155\t130\t152\u2014 437 \u2022 e .\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 171 8 Painter.Burns.Lebel.161\t178\t112\u2014\t451 McQuaig.\t144\t116\t208\u2014\t468 Howard.190\t156\t198\u2014\t54* \u2022 \u2022 e \u2022\t\u2022 \u2022 V| 199 167 103 25 \u2022 e e e # e 8 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 e \u2022 # # * Zm « 12 ?ï 13 \u2022 \u2022 \u2022 e \u2022 e \u2022 \u2022 \u2022 » Ce journal en imprime \u2022etoit-Vincent, â Montre»»i.lUM t>OPUMtP.r.(i rc:.»j ».J.B.Chevnèr, seront & tu «ui r**\t3 pe r J IM I\u2019HIM 0.1» uiultMK # \u2022 * # \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 *\u2022 t \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 i 6 -mt \u2022 - - - / / VOL.XV.\u2014 No 11 MONTREAL, DIMANCHE 24 NOVEMBRE 1918 -'t 8 I AT IONALIST { Service télégraphique exclusif de la Presse Associée.Fils spéciaux avec Ottawa et Québec.TOUTES LES 4 DERNIÈRES NOUVELLES DU SAMEDI J fl * J LES RANGS LA LIGNE CUNARD A PERDU 15 NAVIRES L\u2019AGITATION GRANDIT PROJET DE M.MAYRAND LA DEMANDE DES PROVINCES DE L\u2019OUEST RESTE VAINE SE VIDENT (.Service de la Pxaftiin Aaaoctéei Xeio-York, 23.\u2014 Pendant la atterre, a-t-on appris aujourd'hui, la ligne Cunard a perdit 1navires ai pmi une jauge totale de 200,709 tonnes.Tous sauf deux, sont vinsses comme perles de guerre, a gant été coulés pur des torpilles ou des mines.(Service de la Presse Associée) Copenhague.23.\u2014 Au dire du correspondant du \u201cBcrlingske Tiden-dc\", à Berlin, la résistance à l\u2019aulorilé du prolétariat de Berlin grandit ai- ; pidement dons le sud de l'Allemagne, en particulier en Bavière, et il est probable qu\u2019elle résultera en rétablissement d\u2019un nouveau gouvernement indépendant dans tout le sud de l\u2019Allemagne.VERITABLE CHAOS (Service de la Presse Associée) Londres.23.\u2014 Des rapports d\u2019Amsterdam et de Copenhague basés, | dit-on, sur des télégrammes venant directement d Allemagne, soulignent le chaos de la situation politique, en Allemagne.11 existe une vive divergence d\u2019opinion au sujet de la construction de la nouvelle Allemagne.Il y a un manque général d\u2019harmonie entre les diverses parties du pays et une tendance au séparatisme.On affirme que les idées bolchéviques se répandent dans l\u2019ouest où l\u2019établissement d\u2019une république rhéane est projeté, dit-on.A une assemblée, le conseil des soldats et des ouvriers à Brême s\u2019est déclaré complètement d\u2019accord avec le bolchévikisme et disposé à faire appel aux bolchevik! de Russie pur établir le communisme.On dit que le groupe radical à Dusseldorf a proclame une dictature du prolétariat et a | LE arrêté le bourgmestre.A une assemblée des extrémistes à Berlin, Karl ; Liebknecht a exhorté les ouvriers à choisir les bolchevik! de Russie pour ; émules.L\u2019assemblée a refusé d'écouter les socialistes modérés.LA DEMOBILISATION, QUI S EFFECTUE EX FEU LENTEMENT A L'HEURE ACTUELLE, MARCHERA RO XI) EM EX T DA NS Q UE LO UES JO U RS, A SSURE-T-OX.\u2014 LE RETOUR ET LA REINSTALLATION DE NOS SOLDA TS.:E DEPUTE DE HORION VEUT DE MA N DE R L'A RO LIT ION I)E LA COMMISSION ADMINISTRATIVE.\u2014 LA VILLE DEVIENDRA-!'-ELLE COM MER ç A N T E DE LAIT?\u2014 LES DERNIERES STA TISTIQUES DE L'EPIDEMIE.La conférence interprovinciale a pris fin sans que les ministres aient pu s\u2019entendre sur la question des ressources naturelles entre les mains du cabinet fédéral.Celles-ci restent UN REFUS i (Service u s\u2019entendre avec les représentants des provinces de l\u2019Est et le cabinet (l\u2019Union y aura gagné de faire dévier le blâme et les anathèmes sur le dos de l\u2019Est en général, et continuera d\u2019agir comme administrateur des biens en litige un attendant des jours de meilleure entente entre les deux extrémités adverses du Canada.Une autre observation sur le petit parlement de trois jours qui vient de se terminer, c'est qu\u2019on y a dédaigné et mis de côté la procédure parlementaire et même toute formalité le rappelant de loin, c\u2019est-à-dire que ce corps délibérant a délibéré sans prendre de vote el sans même rédiger de résolutions nom* cristalliser scs opinions.On était venu pour prendre contact cl sc connaître mutuellement, hommes et idées.On a admis (pie les formules traditionnelles de ces sortes d\u2019assemblées ne font la plupart du temps que de former la pensée ma i tresse animant les participants, et comme les fondateurs de l'oeuvre féconde des cercles ouvriers en France, on s\u2019est tenu aussi loin que possible (les creuses formules ilu système (>t é]OKc CS| peut-ctre Intéresse parlementaire.Les dieux s en vont.olJ inspiré mais il est certain que dirait-on.G est M.Frank Garvell ja personnalité de M.Crerar est (pu s est charge d expliquer cett/ p|cjne (\\c promesses, n condition nauvcauté en disant que par le p
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