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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 12 janvier 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1884-01, Collections de BAnQ.

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NO.26 3IEME ANNÉE.QUEBEC 8AMEgy2 JAJÏVIER 1884 O -iMoq .* LA VERITE J :m>uhO '-17:10*4 .’lUKOit 6.1 ''iwnm'o’w'Mm* 3 >'.»ï •'•'I ABONHEMEMT# r.• j •* if i> jr .W3) >1 i îtc 1ère insertions par ligne.' Insertions subséquentes1.U.à'long J(erhikse» iüqut*:publiée»uÀ ides.^conditions avantageuses V -T* -J LJ i,.-IlT1L'\ 4*- , ; CL * Pour pouvoir discontimiar de recevoir le journal, il faut donner un avis cVnu moins quinze jours a vüntf expiration de son a bonne meut et avoir payé tous le» arro ; : i rages. i; i /mi i ; JOURNAL HEBDOMADAIRE “ VERITAS LIBERABIT VOS — LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES " tr-T J.8».Tardivel.Propriétaire et Rédacteur en chef Bureaux et Ateliers : »« Rue St-Joséph St-_Roch.Administrators.I>.«rouln,et Frère.tttttt n’aurait pi iis été troublée.Mais pleins d'orgueil, ils out refusé de so soumettre franche* mont ot sincèrement ; comme trop de,condamnés, iis ont voulu résister parccs mille moyens subtils quo l’erreur, frappée par l’autorité, F “ Nous Nous sommes principalement réjoui, sait mettre eu pu.dit Pic IX, du soin que vous prenez d’inculquer au peuple la saine doctrine et do lui expliquer ce qui regarde, la nature, la constitution,l’autorité,les droits de l’Eglise,dont on a coutume de pervertir très subtilement la notion pour tromper les fidèles ; et Nous avons du louer le zèle avec lequel vous vous êtes efforcés de prémunir le même peuple contre les astucieuses erreurs du libéralisme catholique, d’autaut plus dangereuses quo, par une apparence extérieure de piété, elles trompent beaucoup d'hommes honnêtes et que, les portant à s’éloigner de la saine doctrine, nommément dans les questions qui, à prcuiiù* le vue,semblent ‘concerner plutôt le .pouvoir civil que l’ecclésiastique, Idles affaiblissent la foi, rompent ,l’unité, divisent les forces catho f liques et fournissent Une aide très efficace aux ennemis de l’Eglise, qui-enseignent ldti) memes erreurs, quoique avec plus de développement et d’impudence, et amènent insensiblement dck esprits à partager leurs"'desseins pervers ?.Nous vous félicitons doue, et nous souhaitons que vous tra vailliez i\ dévoiler leurs pièges et à instruire le peuple avec une semblable .ardeur, un parti! discernement et avec Petto-concorde qui montre à tous, vefre., charité^ mutuelle et prouve que chacun de vous ne pense, ne dit et n’enseigne qu’une séùlë et même chose.” / Tout ee qu’il y avait de libéral dan# le .pays s’est senti frappé uu cœur par cette Pastorale et ce Bref.Au lieu de bô soumettre humblement à l’enseignement de nos évêques unis entre eux et unie à Pierre, les libéraux de toute nuance, les libéraux des deux partis politiques, aidés de la franc-ma» çonncric,sc sont mis à l’oeuvre,avec une énergie infernale, pour détruire la Pastorale du 22 septembre.t I no enquête canonique seule pourra dévoiler toutes les intrigues que certains personnages ont ourdies pour rendre illusoire cet enseignement si profondément catholique ; une enquête seule pourra faire connaître les procédés iud’gncs auxquels on a dfi avoir recours pour diviser nos évêques entre eux, et jeter la plus complète confusion dans les esprits.Mais dès aujourd’hui, sans enquête, on peut voir où sont les véritables révoltés contre la doctrine romaine.Us ne peuvent pas sc trou ver de notre côté, puisque nous restons fermement attachés aux enseignements di la Pastorale du 22 septembre louée par Pie IX, puisque nous voulons en faire noire unique programme dans l’ordre social et politique, puisque nous combattons les erreurs qui s’y trouvent condamnées, pub que nous voulons appliquer les principes que nous y voyons affirmé?.parmi nous d’affreux ravages, travaillant dans l’ombre, sc donnant des dehors trompeurs, ou.s’affirmant hardiment, selon les circonstances.Ep 1875, les.évêqutojUftis eutrc^çpx, nous donnent la pastorale du 22 septembre^ et par le Bref du Saint-Père nous voyons que nos pasteurs étaient alors élvoitemeut unis à Home.QUEBEC SAMEDI 12 JANVIER 1884 Le.22 septembre 1875, les évêques de la province ecclésiastique de Québec se réunirent et signèrent cette magnifique pastorale collective qui restera comme un monument dans les annales religieuses du pays.Dans ce document sont magistralement exposés, d’abord, les pouvoirs, l’autorité de l’Eglise,son indépendance, sa suprématie sur le pouvoir civil , puis, la constitution divine de l’Eglise, Vient ensuite un exposé lucide du libéralisme catholique.NN.SS.les évêques disent, en parlant de cette erreur dangereuse : “Il (le libéralisme^utholique) tente de sc glisser imperceptiblement dans les lieux les plus saints : il facine les yeux des plus clairvoyants ; il empoisonne les coeurs les plue simples, pour peu que l’on chancelle.dans, la foi à l’autorité du Souverain Pontife.“ Les partisans de cette erreur subtile concentrent toutes leurs forces pour’ briser les liens qui unissent les peuples, aux Evêques et les Evêques au vicaire de JésusJ' Christ.Ils applaudissent à l'autorité civile chaque fois qu’elle envahit le , sanctuaire, ils cherchent par tous les moyens .à induire les fidèles à tolérer, sinon à approuver, des lois iniques.Ennemis d’autant plus dangereux que souvent, sans même en avoir la conscience, ils favorisent les doctrines les plus perverses que Pic IX a si bien caractérisées en les appellant une conciliation chimérique de la vérité avec Verreur.“ Le libéral catholique se rassur • parce qu’il a encore certains principes catholiques, certaines pratiques de piété, un certain fond de foi et d’attachement â l’Eglise, mais il ferme soigneusement les yeux sur l’abîuic creusé dans son cœur par l’erreur qui le dévore en silence.Il vante encore à tout venant ses convictions religieuses et sc fiche quand on l’avertit qu’il a des principes dangereux.” OV SONT LES REBELLES ?C’est done dans co groupe d’hommes orgueilleux, de libéraux de toute nuance et de toute condition,qu’il faut chercher les vrais ityftouuiisj les » véritables rebelles, les révoltés contre le St Siège.C’est folie de les chercher parmi -lw catholiques qui ont, reçu en toute sincérité et humilité la doctrine de l’Eglise et qui n’out d’autre, Jegt que de vouloir la mettre en pratique.O n parle beaucoup, en ce moment, d’insoumis, de révoltés, de rebelles, de gens qui ne veulent pas sc soumettre au St Siège, de gens qui troublent la paix, qui bouleversent les consciences,qui entretiennent des luttes regrc-tables.Ce groupe de perturbateurs existe réellement.n’en doutons pas, et ses agissements inavouables, ses sourdes menées nous ont valu le triste état de choses que tous les vrais enfants do l’Eglise, tous les vrais patriotes dé plorent dans l’amertume de leur cœur., Mais où est-il, ce groupe siuistre, cause de tant de maux ?C’est ce que nous allons voir dans le présent article.Quel est le symptôme le plus alarmant du IW FAUX l’ItlKCIPÈ.Jn«\ Quelqu’un à dit,pour excuser M.Ouimet, qui'travaille à introduire l’uniformité des livres, que tous les ouvrages quo M.le Surititendànt Veut imposer aux éciilcs ont été àftlrovés par le Conseil de lTustriietion pübli-^lic^et sont,, par conséquent, des recommandables.Quel 'thaï ÿà t il, demande t on, à'forccr les $èé^ihiissiifes d'écoles à faire'übage de livres approuves ?Et en faisant co raisonnement boiteux mil qui nous ronge ?N’est-ce pas la division, division parmi les évêques, division parmi les prêtres, division parmi les fidèles ?tout le monde constate, voilà ouvrages .Info; $ Voilà ce que vérité qui éclate aux yeux de tous,.h H Lit# une Tout dernièrement encore, l’évidence do ce fait arrachait l’aveu suivant au rédacteur du Canadien : on a l’air convaincu et capable d’un, homme qui dit quelque chose de très fort ! a i)ans la plupart des diocèses, une grande partie du clergé n’est pas en communion avec les Evêques au su et vu de la popula- ton.” Oh ne s'aperçoit donc pas qu'en attaquant l’uniformité dt*s livres, nous u’attaquons pas l'ouvrage imposé, mais le principe faux et dangereux en vertu duquel ou * impose cet C’est là une triste vérité qu’il n'est pas bon de crier sur les toits, mais puisque M.Tarte l’a constatée, constatons la avec lui.En effet, cette division entre les prêtres et les évêques existe, plus ou moins, dans tous les diocèses, si l’on excepte les Trois Rivières.Ottawa et Rimouski, où les musses du clergé sont en communion d’idées avec leurs supérieurs.La division, voilà donc le principal symptôme do notre mal.Si donc nous pouvons mettre la maiu sur la cause de cette division, nous serons bien près d’avoir trouvé la cause du mal.Depuis quand cette division existe-t-elle ?Sans doute, il y a toujours eu des luttes, il y en aura toujours, parce qu’il y a toujours eu et qu’il y aura toujours du mal à combattre.Mais nous pouvons pffirmer, sans crainte d’etre contredit, que la division profonde qui règne aujourd’hui dans notre province et qui inspire de si vives inquiétudes pour l’aveuir, date de 1875.Que s’est-il passé, en 1875, dans la province de Québec f Uu fait remarquable, des événements les plus importants de notre histoire.Le 22 septembre de ccttc année là, le libéralisme reçut un coup qui aurait dû être mortel- Depuis de longues années, l’erreur libéra! propagée dès le commencement du siècle le nom de voltairianisme, organisée politiquement vers 1848 par Papineau et l’Institut [ tile, Pie IX, par Mgr Laflèche, a été louée, Canadien de Montréal, depuis de longues et comme confirmée par le Saint-Père dans années, disons nous, l’erreur libérale faisait son Bref du 28 septembre 1876.ouvrage.; Nous disons à l’Etat : Vous n’avez pas Puis, les auteurs do la Pastorale exposent, d’après saint Thomas, ce que doit être la 44 politique catholique ”, c’est-à-dire la politique qui doit avoir pour base la seule vraie religion.NN.SS.les évêques revendiquent ensuite, avec une force remarquable, les droit» des ministres de l’Eglise sur la politique : le droit d’imposer vos livres, mémo quand ils sont bons.En le faisant vous vous mêlez de eu qui ne vous regarde pas, vous violez le droit des parents qui sont libres, bous la haute surveillance de l'Eglise, de donner à leurs enfants le genre d’instruction qu’ils jugent lu plus convenable.C’eût, là un principe social fondamental que l’Etat foule pieds quand il impose toi ou tel livre, que ce livre soit bon ou mauvais.aux 44 Des hommes qui veulent vous tromper.Nos Très chers Frères, vous répètent que la religion n’a rien à voir dans la politique ; qu’il no faut tenir aucun compte dus principes religieux dans la discussion des a flaires publiques ; que le clergé n’a de fonctions à remplir qu’à l’église et à la sacristie et que lu peuple doit eu politique pratiquer l'indépendance morale ! “ Erreurs monstrueuses, Nos Tiès-Chers-Freres, et malheur au pays où elles viendraient à prendre racine.” La Pastorale affirme hautement le droit rêtrea d’intervenir dircc- Et au point de vue pratique, quelle garantie avons-nous quo l’Etat ne cherchera jamais • i • • - 1 » ) à imposer de mauvais livres ?Aucune garantie quelconque.Si vous lui reconnaissez le droit d’imposer des livres aux écoles, comment allez-vous .I, , : restreindre l’exercice de ce droit aux seuls livres approuvés par le Conseil de l’Instruction publique ?Vous ne le pourrez certainement pas.Et en supposant, pour un instant, que vous pourriez limiter le choix des livres fait par le pouvoir civil aux livres approuvés pir le Conseil de l’Instruction publique, quçlle garantie avous-nous que le Conseil toujours ce qu’il est aujourd'hui ?, Àu- «Vu 5 vêqucs et dc#^ des é ternent dans les questions politiques quand il fc’agit de sauvegarder les intérêts de l'Eglise,et ils déclarent que si quelqu’un croit avoir à se plaindre d’un prêtre, c’est an tribunal ecclésiastique, et non aux tribunaux civils,qu’il doit (/adresser.Voilà quelques-uns des principaux enseignements que renferme ce mémorable docu- Peut on appeler révoltés et rebelles des hommes qui ne demandent qu’une chose: Pouvoir mettre en pratique les enseignonsnts ce leurs pasteurs unis à Rome ?Les vrais rebelles sont ceux qui ont intrigué, qui intriguent encore contre la Pastorale,qui jettent ainsi la confusion dans les esprits, le trouble dans les cœurs, la division parmi les fidèles.un s :ra v, cune.ment, C tic pastorale, soumise au Souverain Pen SOILS Le Conseil de l’Instruction publique, créé Si les.libéraux avaient accept * hum1.lement par le pouvoir civil, pourra toujours ^tro les enseignements de l'Eglise, la paix reli- détruit ou modifié par l’autorité qui loi a glcu-e, rétablie pour un moment en 1875, donné naissance.Aujourd’hui, l.s évêque LA VÉRITÉ 2 Cela manque décidemment 1 9 .# .4 - * Voter : — d’opportunité.Nazaire Lbvassêur :—Il vaut mieux mettre fin à l’intermède.Charles Langelier : — C’est-y bête un peu, je vous le demande î Ernest Pacaüd : — j’ai vu., la lettre de l’Archevêque à Langelier ; c’est fanatique comme un article de Tardivel.Fréchette : —Ce qui prouve qu’au fond tous les évêques sont pareils.Beaughand : — Ce qui prouve encore qu’il faut les écaser tous.Fréchette : — Mais prudemment, les uns après les autres.Théophile Levasseur : Qu’en dites»vous, M.Carrel ?Carrel : — Oh !.that’s all blasted rot anyway.What I want is a good big row, plenty of excitement so that the Telegraph will sell well.Buies :—Je vous trouve assommants.Laisscz-moi vous lire quelques extraits de ma prochaine conférence à la Patrie.Beaucrand :— C’est bien, comme manière d’intermède.Buies, lisant :— Le premier qui s’offre au pinceau est M.Frs Langelier.(mouvement d’attention) Re-gardez-le poser, la tête en arrière, presque pendue entre les deux épaules.On le dirait le dominateur du céleste empire ! Il affecte un petit air dédaigneux qui vaut la peine qu’on vienne l’entendre dévider une fois ! A ne le voir que de la tête, il a la physionomie d’une pie sur le retour de l’âge 1 Nous présumons qu’il est ébloui.Professeur à l’Université, ministre, avocat de l’influence indue, etc., etc,, il y a de quoi, pas de défi-cuté, comme dirait M.Isidore.” Ernest Pacaud :— Qu’est-ce que c’est que ça ?Buies : — C’est un bout de ma prochaine conférence qui sera intitulée : Nos hommes publia peints les uns par les autres.Ce que je viens de lire est emprunté au Canadien du is juillet 1878.Permettez-moi de continuer : ' M M.François Langelier, surnommé Vin flntnce indue, le dindon le mieux conditionné qui ait fonctionné en Amérique.Bla gueur de profession et aussi essentiellement menteur que Pitre à Ki Ki.” Ça c’est pris du Canadien du 9 mars 1878.Ecoutez encore : M.Langelier n’est pas un homme honteux, non plus.M.Joseph Doutre, M.Dessaulles et lui ont fait, pour la diffusion des idées subversives du libéralisme, plus qu’aucun autre.Il a le courage de ses mauvaises tendances.Peur les faire triompher, il ne reculera devant rien.Il est essentiellement ennemi de la vérité comme moyen d’action.Il sait qu’au libéralisme il faut le mensonge comme base et la calomnie comme bouclier/’ La séance s'ouvre par la récitation de l'hymne de Fréchette à Sa rah Bern-hart.fait partie de ee Cemseil ; demain, jtfs pourront en être exclus.Admettre que l'Etat a le droit) d’imposer tel ou tel livre aux écoles,quel que soit le pré- Y F texte qu’on invoque à l'appui de eétte prétention,c'est ouvrir la porte à des abus incalculables.tie.-* Biauorand Messieurs, cette séance extraordinaire est convoquée afin d'aviser aux moyens à prendre pour écraser l’ultramontanisme, ou le cléricalisme,—car c’est tout un, qui relève la tôle dans cette province et qui trouble la paix religieuse et la tranquillité des consciences.Grâce à des travaux surhumains nous avions réussi à imposer silence au clergé et à 1 sk presse catholique.L’Œuvre se poursuivait sans rencontrer d’obstacles, et voilà tout à coup que “ça recommence” comme disait naguère l'Electeur.Il faut arrêter ce mouvement réactionnaire.N'oublions pas que notre maître à tous l’a dit : “ Le cléricalisme, voilà l’ennemi.” Ecrasons l’Infamc, selon la belle formule d’un grand Ouvrier de la pensée.M.François Langelier a la parole.Buies :—Vous n’aimez pas le rire ; vous avez tous des visages longs comme le bras.Je vous trouve d’un rococo antédiluvien.Fréchette : anti-cafardeux.mot pour —Reprenons nos travaux ENCORE UN PERTURBATEUR B¦ Aucrand I—Il s agit donc d’arrêter un programme.Il me semble que notre ligne de conduite est toute tracée : Nous dénonçons M.Claudio Janncfc aux autorités de 1*Evènement et de l’Electeur.Tl trouble la paix.[1 bouleverse les consciences.[1 régente le clergé et les évêques.Il veut conduite l’Eglise.Il fomente les dissensions.il voit du mal partout, partout des trancs-maçous.Et de plus, c’est un membre honoraire du Cercle catholique de Québec.Encore une raison de faire la guerre au Cercle* Mais qu’a-t-il fait, cet aut-c “ prévaricateur ?” , Absolument ce que font les “prévaricateurs” du Canada.Il attaque les francs-maçons, il dénonce l’esprit des loges.Le Nouvelliste de Rouen, reproduit par VEtendard, nous apprend que M.Janneta fait récemment une conférence bous le patronage do l’Union catholique do la grande ville normande.Il a fait l’historique de la franc-maçonoerio et a prouvé, pièces en mains, que le but des loges est la guerre à Social.Il y avait, dans l’auditoire, des amatems do la paix, comme nous en avons à Québec.Là bas, comme ici, on trouble la paix en attaquant la franc-maçonnerie.Aussi, M.Jannet s’est-il vu grossièrement interrompre ; il a été même sifflé, hué.Les journaux français nous rapportent que M.Januct a vaillamment tenu tête à cri orage maçonnique.Nous espérons quo les compagnons d’armes de M.Claudio Jannet, qui ont soulevé une tempête semblable de oc côté-oi de l’Atlantique, imiteront l’exemple du conférencier français, et ne ac laisseront pas intimider par les vaincs clameur» des loges.continuer comme nous avons commencé.Démolissons le cléricalisme pièce par pièce, écrasons les évêques l’un après l’autre.M tr Bourget a été mis hors de combat ; faisons de notre mieux pour réduire Mgr Laflèche «i sa plus simple expression.nous Do U gall :—Who is the next bishop to be squelched ?Fréchette : — Mgr Lange vin ou Mgr Nous avons déjà commencé à montrer des scies au premier.Beaugrand :—Ils auront tous leur tour, soyez en certains.L’Œuvre se fera.Nazaire Levasseur : — Et toujours au nom de la paix, de la charité, de la religion ! Cary : — What a beautiful idea ! Duhamel.François Langelier :—Je trouve que nous allons Lien, très bien même.Nous avons réussi au delà de nos espérances à embrouiller les cartes et à jeter de la poudre aux yeux des gens.Ce travail prémiiinaire a eu un succès merveilleux.Par exemple, voyez comment nous avons viré tout bout pour bout.La Patrie, dirigée par notre honorable président, qui a eu le courage de jeter un défi au fanatisme en se proclamant franc-maçon avancé, la Patrie dis-je, se pose en orgaue de l’orthodoxie ; ou peut dire la même chose de l’Electeur, journal de mon frère Charles, et moi-même, malgré mes contestations d’élections pour influence indue, je passe pour un des pilliers de l’Eglise.Beaugrand :— Ici, à Quebec,vous devez commencer par écraser le Cercle catholi- que.• Tarte : — C’est déjà fait.Beaugrand : — Comment cela ?Tarte .— Eh bien ! oui, j’ai donne m démisc ion.Le Cercle ne pourra pas survivre.Beaugrand :—Ce n’est pas assez.Après le Cercle, vous écraserez les journaux ultramontains.Puis les jésuites.Ensuite, nous abolirons la dlmo.C’est une bonne idée qu’il faut remettre en faveur.Tarte :—A quoi nous servira-1 il d’abolir la dîme ?.' Beaorand : — Quand les habitants ne paieront plus de dîme, il* auront plus d'argent pour les journaux.Charles Langelier .— Ce qui aidera Tarte à acquérir l’indépendance sous le rapport de la fortune.Carrel : — Yes, Tarte,don’t you see the point?Beaugrand : — Quand il n’y aura plus de journaux ultramontains, plus de cercles catholiques, plus de jésuites, plus d’ordres religieux, quand les évêques auront été écrasés, nous pourrons facilement venir à bout du cléricalisme.Nazaire Levasseur : — Nos amis de la presse protestante doivent continuer à exciter leurs lecteurs contre les ultramontains contre ceux qui combattent la fruvc-maçonne rie.Tarte : — Ju ferai de même dans le Canadien.11 faut rétablir et maintenir U paix, voyez-vous.Carrel .— Yes, we’ll keep up the excitement.Doug all : — And raise the protestant l’Eglise et à l’ordre Cary : — That’s a very beautiful idea, very beautiful indeed ! Dougall :—What’s a beautiful idea ?Cary ;—Why the idea of seeing Freemasons like brother Beaugrand, and advanced liberals coming forward as champions of the Church-Most beautiful idea ! Buies .—Beautiful 1 Mais c’est subli- me 1 (Buies grimpe sur une chaise et fait de la pantomime.) Ernèst Pacaüd :—Et dire que ça prend comme tout.Quand on pense que \ Electeur passe pour l’organe de l’Archevêché ! Tarte :—Pas autant que l’Evéne- ment / François Langelier : — Quoi qu’il en soit, c’est merveilleux de voir que les ultra • monta ins, les masses du clergé, les laïques qui ont compromis leur avenir pour défendre ce qu’ils appelaient les droits de l’Eglise, sont considérés nomme des révoltés, et que nous, qui avons tout fait pour détruire lus privilèges du clergé et éliminer la religion de la politique, passons pour les oitho doxes.Fréchette C’est trop beau pour durer longtemps» Profitons-en.Beaugrand : — Oui, profitons en pour faire progresser l’Œuvrc.Toutefois n’oublions pas que nous ne sommes pas ici pour nous livrer à de vaincs réjouissances mais pour travailler à l’écrasement définitif du jésuitisme.Fréchette : —De la trudélicocafarde- Ça, c’est le Canadien du 13 mai 1878 qui parle.Ernest Paoaud Je demande que cela cesse.François Langelier -C'est une valse plaisanterie ! Charles Langelier, montrant le poing à Tarte :—Mon animal 1 Buies : — Ecoute donc, Charles, Tarte disait de toi, le 10 juin 1878- -Il lit : M3AMCE DU COMITE I>E SALUT PUBLIC.mn ti- erce à un rqnrtcr, dont l’habileté jette dans l’ombre les tours de force des scribes du Canadien et de l’Evénement, nous avons pu nous procurer un compte-rendu fidèle d'une séance extraordinaire du Comité géné- ce que ral de Salut public.La séance avait lieu dans la grande salle trouve vis-à-vis l’hôtel St Louis.“ Après lui est venu le dévidoir Nu 2.Ii a fait aller son petit instrument de son mieux.Il eut Oté facile de le rappeler a 1 ordre, mais quand un adversaire veut faire un fou de lui—pour nous sçrvir d’une expr ssion vulgaire—en d’autre.swrmcs, quand il veut sc couler, il faut le laisser faire, voire môme l’encourager.Les choses se gâtèrent vite, attendu que le dévidoir No 2 tombait à chaque instant dans des balourdises affreuses doir No 2 ne fonctionnait plus.Son frère, le dévidoir No 1, s’était sauvé pour ne pas être témoin d’une telle humiliation.a En entendant le galimatias • du député de Montmorency, en voyant tant d’ignorance, tant de présomption, la chambre se demandait avec étonnement comment il «e fait qu’une pareille nullité ait pu être préférée par des électeurs à un homme du talent de M.Angers.1’ î qui se Etaient présents,entre autres,M.Beaugrand, de la Patrie, M.John Redpath Dougalî, du LVitne**, Arthur Buies, L.H.Fréchette.J.J.Tarte, du Canadien, les deux frères Levasseur, Nazaire et Théophile, les deux frères Langelier, François et Charles, Ernest Pacaul, de l'Electeur, G T Cary, du Mercury, James Carrel Esq.,du Daily Telegraph, Pe J.A.Voyer, de la Concorde, etc, rry.Ernest Pacaud : — Et faire croire qu’en attaquant la franc-maçonnerie on , • attaque l’Archevêque et ses grands vicaires.' Carv : — Beautiful idea 1 Voyer :—Mais il faut de l'opportunisme-Il ne faut paf, par exemple, parler d instruction obligatoire tant que MgrSmeuIder» sera ici.9 Nazaire Levasseur :—Ei faire des Prc* Quand minuit a sonné le dévi- de.François Langelier :—Comme je disais tout à l’heure, ça va bien.Nazaire Levasseur Ce qui n’empêche pas que l’Archevêque une fameuse tape pour avoir assisté à vice de la St André.etc, M» Beaugrand occupe le fauteuil j M.N.Levasseur remplit la charge de secrétai- vous • flanqué ce se • TC.Ernest Pacaud Assez ! Assez ! % • $ LA VÉRITÉ .• * fessions de respect à quelques évêques, pendant qu’on du Saint-Siège, et traiter les ultramon- déplaire à notre çonfrère de la Vérité.I#e pauvre individu est tellement empêtré, tellement abasourdi de voir que nous avons mis du premier coup le doigt sur les parties oui résument Yanimmdt cette chétive production, qui expliquent sa publication, qu’il ne sait plus comment se tirer d’affaire.Il est fort embêté de voir que nous avons mis de suite à découvert la ruse de ses congénères, ruse qui consiste tout simplement à prétexter l’horreur des francs-maçons pour frapper en traîtres et en hypocrites certains dignitaires ecclésiastiques.C’est là ce qui explique pourquoi l’écrivain de la Vérité a bien la prudence de ne pas dire un met dec* passage eu question où il est imprimé en toutes lettres que la franc-maçonnerie a des adeptes parmi les membres les plus haut-placés du clergé catholique de la province.” , Kt c’est pour cette misère que M.Pacaud nous a fait passer deux nuit%.blanches et manquer six repos 1 Cruel*, deux fois cruel N.Pacaud 1 Mon content de nous faire soutri Irir comme un condamné à mort pendant 48 heures, vous nous infligez ensuite, au lieu d’une belle exécution, d’une exécution glorieuse, un désenchantement mortel La réaction est assez forte pour nous faire mourir.Nous nous attendions à être mis en charpie par un canon Krupp ou une mitrailleuse, et voilà que nous sommes en face d’une chétive seringue qui ne fonctionne plus 1 De grâce, M.Pacaud, faites-nous mourir si nous avons mérité la mort, mais pas de cette façon là.Rien qu’une pauvre petite menterie, évidente pour tous nos lecteurs, tandis qu’il eût été si facile, en suivant les traditions de votre feuille, d’entasser mensonges sur calomnies, perfidies sur insinuations malveillantes, et ériger ainsi un monument de mauvaise foi qu’il aurait fallu un volume pour démolir.Vous affirmez que la Vérité n'a pas dit un mot de “ ce passage en question.” Or, nos lecteurs savent que, non-seulement nous en avons “dit un mot”,mais que nous avons même reproduit textuellement et tout au long, et ce passage, et votre prétendue argumentation là-dessus ! Ils savent que nous vous avons prouvé, d'après vos propres citations de la brochure, que Jean d’Erbrée ne prétend nullement que la “ lranc-maçon-nncrie a des adeptes parmi les membres les plus hauts placés du clergé catholique de la province ”, mais que cet auteur constate que les francs-maçons ee vantent de compter des membres parmi k clergé ; nous vous avons prouvé que vous ne savez pas même lire le français ; que vous ne comprenez pas la valeur des mots les plus ordinaires.Voilà ce que nos lecteurs savent, voilà ce que vous savez-vous-même, M.Pacaud, mais voilà ce que vos lecteurs à vous ne sauront jamais.Vous aimez mieux fausser la vérité, que citer vos adversaires.C’est plus prudent lors qu’011 défend une cause détestable comme celle dont vous vous êtes fait le cham- question.Naturellement, nous ne connais» sons pas ce rapport, si réellement il en existe un, mais une chose dont nous sommes bien certain, c’est que nos confrères qui en parlent ne le connaissent pas plus que nous.Si ce rapport existe, il n’a jamais été publié, il est tout à fait secret, et les journaux ont * i • bien mauvaise grâce, pour ne rien dire de plus, d’invoquer le nom de l’épiscopat ca I / • 4 V nadien à l’appui de leurs efforts pour faire croire que la franc-maçonnerie dans la province de Québec est un danger tout imaginaire.Electeur "a publié une lettre des Trois-Rivières, où il est question de la récente visite de Mgr Smoulders.Pour jeter du ouche sur la conduite de Mgr Laflèche, le correspondant, se mêlant de choses qui ne le regardent pas, trouve étrange que l’arrivée du Commissaire apostolique aux Trois-Rivières n’ait pas été annoncée dans les églises.Les laïques de Y Electeur ne se mêlent pas des affaires des évêques et des prêtres ! Oh non ! écrase les autres, parler au nom tains de rebelles.Ça prend.—That's the most beautiful idea ' €arv : 1 ever heard of ! Beaugband :—Messieurs, la séance est levée.Et n'oublioz pas le mot d'ordre : cléricalisme ! guerre au Fréchette A la trudélijésuitobo urgi- iaflccherie ! Si le Journal des i rois-Rivières s'étâit permis de critiquer la manière dont Mgr l'Archevéquë a reçu le Commissaire apostolique, quel toile les hypocrites de VElecteur auraient fait entendre ! Mais il s’agit de porter atteinte à Mgr Laflèche.Dès ce moment, tout est permis ! V A TH AV EUS LA PBES8E CANADIENNE.*** Le Chronicle a des idées très larges.Son programme consiste A faire disparaître des rues de Québec deux ou trois mendiants infirmes dont la vue offusque ses regards par trop délicats.VEvénement l'aide dans cette noble besogne.Cette manie qu'ont certaines gens de vouloir écarter tout spectacle qui rappelle aux heureux et aux riches de la terre qy’il existe .des malheureux, des infortunés à soulager, est digne des temps païens.Si les mendiants en question veulent se réfugier dans un hospice quelconque, c'est très bien ; s'ils préfèrent demander l’au- i .' i » mône,qu'ils soient libres de le faire.Ils ne font * '• , aucun mal, et les dangers que le Chronicle et YEvénrmcvt prévoient sont purement chimérique:.Ou sévit contre deux ou trois mendiants, et on laisc faire la franc-maçonnerie ! Voilà l'esprit d’une certaine presse ! VElecteur commence par affirmer que la brochure contre la Franc maçonnerie est un .infime pamphlet.Puis, quelques jours plus tard, s’emparant d'tmc circulaire anonyme, œuvre de ses propres amis, il fait circuler le bruit que deux pères jésuites sont les auteurs de la brochure.But évident : Emeuter les fraucsmaçons contre les jésuites et prépa-levée de boucliers contre l'Or- Si nous sommes bien renseigné, et nous sommes certain de l’être, le récent voyage de Mgr Smoulders aux Trois-Rivières a été fait strictement ineongnito ; et c’est Son Excellence elle même qui a demandé que son arrivée ne fût pas annoncée î A VElecteur on ne peut plus faire 1 un pas sans se mettre les pieds dans les plats.rer une dre.*** Le Cercle catholique de Québec a l’honneur de se voir brutalement attaquer par Cypricn, le chroniqueur malpropre de la Patrie.Cypricn, dans cette même chronique, montre aussi les dents aux jésuites.Il dit que la franc-maçonnerie a été “découverte aux Trois-Rivières ot colonisée dans la ruo Bleary.N De plus, il parle du sermon de M.' le G.V.Legaré.A ce propos il dit : “Le vicaire général Legaré—un saint homme et un homme d'esprit ce qui ne nuit pas—dans le fameux sermon qu'il a prononcé à la basili» que de Québec, le jour de Noël, a dit des choses qui devraient faire comprendre à ces marchands de religion que le clergé n'est plus dupe de leur hypocrisie, et qu'il a fini de laisser exuloiter sa bonne foi et aon influence au profit de ces intrigants dange* reux.Je ne puis m’empêcher de reproduire ici quelques lignes de ce remarquable morceau d'éloquence qui a toute la valeur d'un manifeste." Puis, maître Cypricn reproduit cette partie du sermon où M.Legaré demande : 4 Mais ou donc chez nous trouverons-nous le radicalisme de la France ?où le libéralisme de la Belgique ?où les extravagances de la libre-pensée, du protestantisme allemand ?" * * Dans la même lettre à VElecteur on affirme que M.l’abbé Malo est tombé en enfance.L'avenir dira jusqu'à quel point cela est faux.Mais pour le moment, constatons l’inquiétude mortelle que l'état mental de M Malo inspire à certaine clique 1 Cette lettre contient aussi une remarque, qu’on veut rendre méprisante, à l'adresse de M.l'abbé Grenier, le digne curé de Bécan-court.El ces pharisiens nous prêchent tous les jours le respect de l'autorité î ! Une espèce d’illuminé, nommé Ernest Desrosiers, écrit, en toutes lettres dans le Patrie du 3 janvier, que “s'il voyait arriver les castors au gouvernement il irait jusqu’à prendre un fusil pour les écarter." Joli, n’est ce pas ?•il $ * Ah ! Ah I Notre excellent confrère de • •"; .' •' .ih VEtendard affirme que des colonnes entières de matière qui ont paru dans la Patrie le soir paraissant dans la Minerve, le lendemain matin, et vice-versa,que des articles publiés, le matin, dans la .Minerve sont reproduits, le soir, dans la Patrie.Et le confrère prouve eon assertion en faisant voir que dans les deqx journaux, on rencontre, non-seulem:nt les mêmes phrases mot pour mot, mais les mêmes fautes typographiques, jusqu'aux virgules et aux;ac-ccuts.Ce n'est donc pas un effet du hasard ; Il y a bel et bien une entente entre la feuille maçonnique, et la feuille païenne, en vertu de laquelle ses deux organes se font la succursale l'un de l’autre, se passent des colonnes de matières composées qui ont déjà servi : même rédaction, môme composition, môme correction d'épreuves.On ! Oh ! r nu U.l #*# 1» Opinion publique et le Canadian Illustrated Hews ont cessé de paraître.?* * Il est assez singulier de voir que XEvènement, le Canadien et XElecteur, qui ont parlé longuement de la démonstration auprès de Mgr l'Archevêque, le Jour de l'An,n'aient pas dit que cette députation était conduite par M.Théophile Levasseur, reporteur de X Evénement, et que c’est M.Na zaire Levasseur,frère du premier, qui a pris la parole au nom de l’assemblée.A-t-on trouvé ces noms trop compromettants ?C’en ?.tout l’air.* * et J.I.Tarte tombent d’accord, le pire mie r dans la Tribune, le second datys XEvénement, pour trouver que la frane-mitçonncne dans la province de Québec eàt une vraie chimère ! ! Touchant spectacle/ V)avid *** M.Pacaud est bien cruel, en vérité.Samedi il annonçait, avec fracas, que lundi il répondrait à la Vérité, au Journal des Trois-Rivières et à XEtendard, et il laissait entrevoir qu’il allait tout simplement nous foudroyer,nous cl nos malheureux confrères.Naturellement, nous n avons pu ni dormir, ni manger pendant les 4S heures d’angoisses mortelles qui sc sont écoulées entre le samedi soir et le soir du lundi suivant.La pensée du sort affreux qui nous attendait nous poursuivait comme un speeve horrible.Enfin le lundi soir arrive.Nous ouvrons M.L.O.pion.Quelle piteuse figure vous faites, M.Pacaud, quand vous êtes laissé à vos propres ressources, quand vos souffleurs lâchent î L*Electeur, qui nous accuse de mensonge, a lui-même recour* à l’équivoqc pour donner le change.Il dit que “M.Levasseur est le président de la presse associée de la Province de Quebec.” Oui, M.Nazaire Levasseur ; mais M.Théophile Levasseur, celui qui était en tête de la procession au moment où elle passait par la rue St Joseph, est re/tovtcr de l'Evénement, et rien de plus./ M.Nam tel se fâche de p'us en plus.Sur les questions religieuses,le Nord et la Patrie sont parfaitement d’accord.Si M.Nautel avait de la jugeotte pour six sous, cela le ferait réiXéchir.*' vous **# Pendant que M.Tarte prêche, dans le Canadien, la modération, la paix, la concorde, l’union, la charité, il publie dans XEvénemeat des gamineries, des polissonneries, et même des saletés à l'adresse de ses adversaires./ Le A/t>reury consacre un deuxième article, pjus violent que le premier, d nos difficultés XElecteur d'une main défaillante, et, faisant un effort suprême de courage, nous jetons un coup d’œil sur ces redoutables colonnes où M.Pacaud a coutume de pulveriser ses ennemis.Oh ! quel étonnement ! Voici tout ce que nous y lisons à l'adresse de la Vérité : “ L'appréciation que nous avons faite du pamphlet de Jean d’Erbrée.fi eu le malheur de ligieuscs.Nous avons tout lieu de croire qiA> l'auteur de cette diatribe est le correspondant québecquois du J/7V • *** Le Canadien de lundi dernier contient, sur la franc-maçonnerie, un article des pius malheureux.Nous aurons l'occasion de revenir sur cet écrit, mais en attendant, il suffit de constater que le Chronicle reproduit, avec complaisance et force complimente, l’opinion de M.Tarte.Or, le Chronicle est rédigé,en partie, par M.Chambers, franc-maçon bien connu ! *** Les journaux qui ne veulent pas que l’on signale les dangers de la franc-maçonnerie pendant qu’il en est encore temps,prétendent s'appuyer, pour endormir ainsi le public, sur un rapport de Mgr VArchevêque, ou de NN.SS.les évêques touchant cette importante T ness.Mercujry fait de Québec,.et de l'Université-Liva! q'ie brutale Le l'éloge de l'Archevêque , et atta- ment Mgr Lallùchc.X: * * \ r UVBRITE r- 4 ./ fT « un mot frêne-maçonniques de /M.Frère* Or ban, de son ministère et de la majorité composée de franes-maçone dans les deux chambres ; si Ton considère ensemble toutes choses comme la véritable expression de l’esprit public et national, on peut dire que la Belgique a cessé d’ores et déjà d’ôtre un les doctrines athéistiques, anti chrétiennes, en pays catholique et qu’elle cessera bientôt d’etre un pays chrétien.Voilà l’histoire du parti libéral en Belgique ; voilà la situation que le triomphe de ce parti à faite à un pays naguère ‘’énergiquement catholique.” M.Claudio Jannet recommande aux Canadiens—parce qu’il est leur ami dévoué— d’étudier cette histoire.“ Ils y verront, dit il, projeté comme dans un miroir le péril qui s'avance sur eux.” M.Claudio Jannet énumère les faits d’où il tire le pronostic de ec péril menaçant pour le Canada.Ces faits sont : “ Une crise religieuse facile à constater quoique n’accusant pas des symptômes violents ; la propagation “sourde” d’un esprit de défiance contre le clergé ; l’appel aux juges séculiers pour réprimer les immixtions, peut-être discutables, de certains curés dans les élections ; la négation ouverte du droit des évêques et des pasteurs d’éclairer la conscience des fidèles par des mandements et des prédications ; la violation du cimetière catholique par autorité du conseil privé do la reine d’Angleterre ordonnant l’inhumation d’un excommunié ; les tentatives pour amoindrir l’action du clergé dans l’instruction de la jeunesse et faire prévaloir une bureaucratie, qui s’efforce d’imiter celles d’Europe avec une inexpérience naïve.” i Rapprochant ces faits de faits, sinon identiques au moins analogues et procédant de l’action des loges, lesquels se sont produits ¦ • • > .« ' • en Belgique, il y a une quarantaine d’années, M.Claudio Jannet conclut que la situation du Canada est, aujourd'hui, la même que celle de la Belgique en 1842.Ainsi la situation de la Belgique en 1842 recelait les germes franc-maçonniques qui, ayant grandi, atteignent maintenant leur épanouissement.De là, pour l'enseignement des Canadiens, la conclusion que, s’ils n’extirpent pas les germes de la môme nature transplantes dans leur pays, ils y grandiront et y atteindront le môme épanouissement qu’en Belgique.Si M.Claudio Jannet laisse sous-entendre cette conclusion, ce eons entendu ne prête pas à l’équivoque.M.Claudio Jannet signale comme un autre point de similitude entre la situation présente du Canada et celle de la Belgique eu 1C42 “ la môme funeste alliance do libéthut avec des hommes dont la violente hostilité à l'Eglise est connue.” Cependant l’auteur “ veut bien croire que cos liberaux sont catholiques sincères.” C’est, en effet, la profession ac foi qu’ils font, sous la réserve do ne pas être " plus catholiques que le pape.” L’auteur ne pouvait, à moins de manquer aux convenances, rappeler aux libéraux qu’il vise, le proverbe d’après lequel ou peut juger aisément de quelqu’un par les personnes qu’il fréquente.Il ne pouvait pousser l’assimilation aus*i loin, car il attribue, question de principes à part, la “ funeste alliance ” qu’il constate, à de simples divergences d’appréciation entre les catholiques sur l’origine et la portée des faits dont la conséquence est le travail qui hC fait au Canada,dans les idées politiques et religieuses.11 Y a, certes, divergences d’appréciation entre les catholiques qui sonnent l’alarme parce qu’ils voient, dans la situation, projeté comme dans un miroir k péril menaçant U Canada, et les catholiques qui ne soupçonnent même pas l’action de la franc-maçonnerie - là où son esprit cl sa main travaillent , On peut être pacifique et ne pas supporter de pareilles injures.Notre homme bondit sur son agresseur ; mais ce dernier qui se méfiait eu èoup, s’esquiva prestement.L’homme frappé s’élança à sa poursuite, et le négociant se mit à la porte pour jouir du coup d’œil.— II rattrapera, il ne l'attrapera pas, disait-il.Hélas ! il n’y a eu que le négociant d’at-trapé, car poursuivi et poursuivant disparent, et oucques on n’en entendit parler.Le - ’ il j négociant n’a pas tout perdu, car il garde les vieux souliers éculée ! CA ET LA LUEUR ROUGE AC tu ,, meot.Veut-on que les premiers sonnent IV » larme avant l’heure ?Eh bien 1 les ces >u , r On lit dans le Pèlerin : L’éclat inaccoutumé du coucher du soleil occupe fort les savants.— Ils cherchent une explication, car les savants doivent tout expliquer.— Quelques-uns disent; Aurore boréale, lueurs crépusculaires, disent les autres.— Quant à la cause : fines particules de glace entraînées à une grande hauteur par Icq dernier» cyclones ?Cendres volcaniques de Java charriées par le vent jusqu’à -nous ?antre conclut : loi lueurs crépusculaires sont dues à la présence dans le ciel d’uns matière qui ne s’y trouve pas ’ habituellement,—Ah ! — Le pèlerin naïf, qui a vu souvent to eiol i ronge dans les pays chauds, s’est contenté do.dire, comme VEvangile ; “ Quand vous voyez que le eiol est rouge le soir, vous dites : demain il fera b au”, et d’admirer le beau spec; taclc gratuit donné à tous par Celui qui t tracé leur marche aux astres du ciel.seconds «gissont au mieux pour hâter, non pas l’heure de l'alarme, il sera trop tard, mais l’heure dn combat, de la défaite,comme eu Belgique.çe3 catholiques, épris de certaines idées à la 89__ “ l’Eglise, elle aussi, doit avoir son 69,” M.le vicomte de Falloux — • dit catholiques s imaginent être les serviteurs do la liberté en professant ees idées, taridis qu’ils senties agents involontaires — mais laborieux — de la franc-maçonnerie.cos I Un ALLEMAGNE.Ces catholiques ne sont pas francs-maçons; ils n’ont jamais mis les pieds dans les loges et ne les y mettront jamais.Il convient de leur rendre cette justice j L’attitude du gouvernement prussien, vis-à-vis de l’Eglise,laisso toujours les catholiques dans l’inquiétude, dit le Pèlerin.Malgré les relations établies avec le Saint-Siège, malgré un commencement de justice rendu Evêques persécutés, le groupe du centrc) c’est-à dire le parti conservateur et religieux du Parlement, reste dans la défiance.Il vient de faire une motion qui a produit l’effet d’un pétard : il demande purement et simplement le rétablissement des articles de la constitution altérés ou supprimés par le Kuîtnrkampf \ loi contre la liberté des cultes.Pour donner le pour ma part, je k ' fais sans hésitation.Cependant combien ils M rendent coupables do complicité Avec les ‘‘pen- aux francs-maçons en parlant toujours au pie” de ses droite, qu’il est toujours prêt exagérer, et en ne lui parlant jamais de ici devoirs, qu’il ne connaît peut-être qu’il oublie trop facilement.“ Les droits dn à pas, ou OCÉANIE pcuplo” toute la franc-maçonnerie est là ; elle y est, avec son caractère le plus dangereux ; c'est avec l’amorce “des droits du pie” qu’elle attire la multitude démoraliser.Aussi, Ioiu de servir la vation” des intérêts sociaux, favorisent-ils le progrès de la maçonnerie, ceux qui, n’étsnt pas francs maçons, haranguent et impriment, comme s’ils prenaient le mot d’ordre des lo- Les Anglais s’occupent beaucoup des tentatives que font en co moment les colonies australiennes pour se constituer en confédération, comme font fait jadis ies Etats-Unis.Les Australiens rêvent à revendiquer la prédominance en Océani*, comme les citoypns des Etats-Unis la revendiquent eu Amérique.Us veulent annexer la Nouvelle-Guinée ci empêcher les Français de développer leurs établissements coloniaux dans la Nouvelle-Calédonie et les Nouvclles-IIébridos.La question australienne, qui ne fait que naître en oe moment, peut devenir bientôt brûlante.—Nouveau point noir à l’horizon.pen-pour U change, le gouvernement vient de rendre siège à Mgr Blum,qu’il avait prétendu dépoter eu 1876, et l'on annonce une visite du prince héritier au Pape,à son retour d’Espagne.Malgré cela, les catholiques auraient tort de se fier aux belles promesses, et font bien d’exiger des garanties : •- Si tu me trompes une fois, dit un proverbe arabe, tant pis pour toi : si tu me trompes doux fois, tant pis pour moi.” La politique extérieure de l’Allemagne pousse son “conser- M ges.M.Claudio Jannet n’attribue pas uniquement à la maçonnerie les tendances funestes qu’il signale.“Il faut, dit il, tenir compte de‘ l’influence que le contact des Etats-Unis sa pointe du côté du midi, et prétend avoir droit à un exerce sur le courant d’idées du Canada, du spectacle plus démoralisant encore des succès de port s^r la Méditerranée les autres nations de l’Europe.Trieste doit , comme .n la Révolution en Europe.” être le débouché du commerce allemand et la * ( • porte ouverte à l’Europe centrale sur les pays du’soleil.On voit quel nez va faire l’Italie irréden* tisfr ou révolutionnaire en face do cette prétention nouvelle du grand chancelier, et pourquoi on ne veut pas l’admettre dans l'alliance austro-allemande.Vis-à-vis de la France, l’altitude de M.de Bismark est plus singulière encore.Il laisse dire ou fait dire à ses journaux que si la France avait voulu être sage et renoncer aux projets de revanche, elle aurait trouvé dans l’Allemagne une alliée puissante et serait débarrassée de son ennemi du dedans, h cléricalisme, cause de tousses • j maux.Voilà le fond de la pensée, et les catholiques allemands ont raison de se défier.Si le mi do Prusse traite avec lu Pape, c’est qu’il s’y voit forcé par les circonstances.Et les ennemis de l’Eglise, en France, ont la sympathie de la Prusse.lorette Eu effet,le contact dus Etats-Unis est pour beaucoup dans ces tendances funestes.Le courant d’idées, venant de ce pays-là, exerçe, surtout depuis ces années dernières, influence asaes notable sur le courant d’idées du Canada pour que les deux paraissent, dtt moins sur plusieurs points, se confondre en un seul.Un centenaire se prépare pour 1384, le sixième de la Translation miraculeuse de la Santa Casa, sainte maison, de la très sainte Vierge de Naiaroth eu Italie.A cette occasion, des fêtes solennelles se préparent.Et pour cm retenir la piété des fidèles, une ar-chicoufrério de Notre-Dame de Lorette vient d’être érigée canoniquement par S.G.l’Evêque de Lorette et de llecauati.La basilique construite magnifiquement au XVle siècle autour de la maison de Lorette, avait été richement dotée par les Souverains Pontifes Aujourd’hui l’Etat a encaméré, c'est-à-dire à peu près confisqué les revenus de N Jtvu-Dame do Lorette, et les fidèles sont appelés à concourir de leurs aumônes à l'ornement et à l'entretien de la basilique.une Ce phénomène s’explique aisément.Hier répétait, on imprimait au centre même du pays, que le Canada était “ pauvre ” pays et un pays “ pauvre ” parce qu’il était fermé à la “pensée moderne’' et rétif au progrès.Et,nour prouver aux Cant- encore on disait, on un diens que telles étaient bien les causes de leur indigence intellectuelle et matérielle, montrait, séparés seulement par unô n ligne ” du convention, les Etats-Unis, jouissant d’une prospérité inouïe et croissante, parce)qu’ils sont on leur tout ouverts à la “pensée moderne” et des ini- tiateurs du progrès eu routes ch oses.Les Canadiens, comme tous les peuplets en déça et au de là de l’océan, ont entendu proclamer sur tous les tons que, constitutionnellement, intellectuellement, commcroialcmc/nt, industriellement, scientifiquement et I artistique* ment, les Etats-Unis surpassent, ci J excellence, l’excellence même./ .UN VIEUX TRUC.LES SOCIÉTÉS SECRÈTES K 1 —ET— 1 Il y a quelques jours, raconte le Hetsag* r tic Toulouse, un homme chaussé de vieux souliers éeulés entrait dans le magasin d’un marchand de chaussures de notre ville.Le quidam, après avoir longtemps essayé, se décida pour une superbe paire do bottes : double semelles qui lui allaient comme des ! gants.Il l’apprêtait à payer son cmplctt*, \ loisqu'un particulier eu blouse, qui passait devant le magasin, s’arrêta, et, sans provocation aucune, asséna sur botté un magnifique coup do poing.k< a s ;* loin les étendards des Maures.Un jour, elles aperçoivent une soldatesque effrénée qui se dirige eu tumulte vers le monastère.Le jour suprême était venu.Eusèbie rassemble autour d’elle ses • « / l'y.compagnes, elles les conduit aux pieds des saints autels et toutes ensemble, répandant devant Dieu leur cœur et leurs larmes, le supplient de j: leur accorder force et courage., l Tout à coup, le Dieu qui avait i autrefois inspiré le dévouement su- blime d’Elzéar le Machabéc et l’acte héroïque de sainte Apollon! •; orévenant ses bourreaux, s’empare de ' l’esprit d’Eusèbie.Elle pense à la jeunesse, à la beauté de la plupart de ses ' compagnes,1 elle craint que le glaive ne les épargne et que l’ennemi, tristement humain, ne les emporte sur ses vaisseux pour qu’elles aillent taire l’ornement et la jolie ?Te quelque émir 'barbare dans les harems orientaux." Elle se lève au milieu d’elles, leur exprime ses craintes, leur rappelle la promesse solennelle qui les lie à Jésus-Christ, son cœur s'émeut, sa voix vibre, ses accents pénètrent d’ardeur et de courage, l’àtne de ses compagnes.Et l'héroïque vierge voyant qu’elle est comprise et que ses sœurs sont dignes d’elles : " Courage, ô mes compagnes, ô vierges, encore quelques heures de combat et la victoire nous appartient, Le Christ vous soutient, le Christ vous ranime, le Christ vous parle par ma bouche, écoutez ^ cette beauté périssable qui p ut ruiner vos âmes, immolez vos charmes, arrachez de vos traits ccs grâces trompantes ; il faut que l’ennemi en violant notre asile, au ver ces visages puisse y découvrir que des objets d’horreur, et ainsi vous échapperez •> votre porte ; vous échapperez " la pitié criminelle du glaive bar-tmre, vous échapperez à une vie plus malheureuse pour nous que toutes les morts.l’unité ro- rougit ses vêtements.A la vue de général de d’elle ; mais son exemple, loin d’effrayer ses sœurs, les enflamme ; l’instrument terrible passa de main eu «bain, et bientôt chacune de ses héroïnes a déchiré courage, un cri autour son pitié s’élève Il fut soudainement frappé d’éton et ce n’était plus qu’au fond des antres, dans la nuit mystérieuse, que le sang humain coulait en l’honneur de Thor.nement à la vue du spectacle qui s’offrit à sa vue.son visage, répandant son sang, prémices de son martyre, sans jeter nue larme, et attendant désormais avec calme le cimeterre du mahométan.Elles n’étaient plus pour la terre qu’un objet de dégoût et d'horreur ; mais aux yeux de l’Epoux céleste et de ses | saints .anges, quelles touchantes beautés elles revêtirent et de quelles grâces elles brillèrent.Deux personnes «'avançaient vers lui ;Tub, jeune pâtre dè Mais il n’y avait encore que 7 qu’une lumière nouvelle avait apparu, illuminant l’univers ; sept années seulement « étaient écoulées depuis la sublime passion du Christ, Fils de Dieu, et la terre gauloise ignorait encore le sacrifice du Calvaire, les apôtres n’ayant fait que commencer leur marche triomphale à travers le monde.Un matin de janvier, l’an 39 de Jésus-Christ, peu après le lever du ]our, le vénérable Adimarix, qui vivait dana la solitude, antique dolmen, sur lequel il fiait chaque jour à Teutatès, sortit do sa misérable cabane et" vint terner au pied de la pierre consacrée.ans quinze ans couvert de peaux de bêtos, guidait l’autre, une femme qui ' marchait en dansant.Maigre et décharnée., d’une pâleur livide, à peine vêtue de haillons sordides, cette femme, dont le visage exprimait une douleur voisi- uc de l’angoisse, n$ cessait pas dr danser ; elle sautillait,tournait, balançait la tête, faisait des gestes bizar- Déjà les Maures sont auprès du monastère et en brisent les portes.Leurs cris dé rage, leurs chants im-nies, le cliquetis .des des trompettes militaires, le bruit lugubre des portes qui faiblissent et s’écroulent frappent les oreilles des épouses du Christ, qui tressaillent tout à la fois de joie et d’épouvante.Ils s’applaudissent déjà par avance de leur butin,chacun se choisit dans son esprit à l’avance une captive ou une épouse, et dans leurs yeux brille une joie féroce.Ils pénètrent dans le sanctuaire, où les saintes les attendent.Au spectacle qui frappe leurs yeux, ils reculent d’horreur et frémissent.Leurs espérances déçues fout place dans leurs âmes à la fureur, à la vengeance.Ils tirent leur glaire et immolent sans pitié autour des saints autels ces innocentes victimes qui s’y étaient réfugiées comme dans dernier asile.Elles ne poussèrent cune plainte, on n’entendit aucun murmure, et, au nombre de quarante elles subiréntiaveo bonheur ¦.la mort qui mettait un terme à Ieuis goisses et commençait leur éternelle.res, souriait paifois d’un air étran- armes, le son auprès d’un ge- sacri- .Le druide éprouva une impression pénible en voyant cette créature, ainsi tombée au plus.bas.degré de la misère et de l’abjectiçu, .exécuter cette danse dans l’ombre môme de la forêt, temple de Teutatès.Son indignation fut au comble lorsque, la rnaiheu-7 reuse s’étant approchée,il vit ses yeux • flétris mouillés de larmes, et reconnut qu'elle paraissait épuisée de fatigue et de faim.se pros- La neige, tombée la veille en abondance couvrait d'un épais manteau blanc qu > rayaient de noir les traces des loups, la terre desséchée par le gel.Aux arbres, dont les puissantes ramures s'entrelaçaient, formant inextricable lacis de branches tournées et tourdues, la neige ee suspendait en girandoles s’épanouissant en larges pelotes, semblable pour ainsi dire à un réseau de blanche dentelle jeté sur un buisson.Les troncs énormes des chênes,les hautes colon- un con- Le jeune garçon accourut vers le J druide, fléchit le genou, et se relevant dans une attitude respectueuse, attendit qu’on l’interrogeât.—Quoi / mon fils Gavala, dit gravement le vieillard est-ce bien toi que je vois ici, à l’heure où ton père travaille, où ta mère file la laine, où tes frères implorent les dieux ?Tu osés troubler ma solitude, interrompre mon entretien avec Teutatès ?Tu nés grises des hêtres et des ormes, domine une colonnade immense, soutenaient une voûte ciselée à jour : on eût dit les un au- arceaux gothiques de nos vieilles cathédrales, s’élevant d’assise en assise presque jusqu’au ciel.En été, alors que ces arbres magnifiques se revêtaient de leur vert feuillage, l’ombre régnait sans partage sous "leurs cimes, et rarement quelque rayon de soleil parvenait-il r à percer l’épaisse voûte de feuilles.Mais l’hiver, le jour pénétrait au plus profond de la forêt.Le dolmen se dressait au centre d’une clairière que traversait étroit sentier.Tout autour la s’entassait par monceaux voir la terre nue ; de de lierre, jaune et flétrie, lait autour de la roche colossale ; cinq blocs de pierre étaiut rangés devant l’autel : naguère ils servaient de trônes aux pontifes.La demeure du druide-car Adimarix était l’un des derniers prêtres do Thor —bordaitl’eneeinte d’un côté.C’é-une hutte f aite de troncs d’arbres et de branchages,cou verte de chaume, basse, exjgue : une tente comme en ont les chefs des peuples nomades.A cent pas de là, dans une autre clairière, douze ou quinze chaumières semblables se voyaient, au bout d’une allée de saules et d’aulnes côtoyant un petit ruisseau.an-, gloire hasardes tes pas, ainsi accompagné, près de l’autel que nul ne doit approcher sans trembler, s’il ' ' > * * Deux ans après, Charles Martel écrasait les armées de Mahomet entre Tours et l’oitiers.-La fête de sainte Eusobie et de ses compagnes se célèbre le 11 octobre.n’a le cœur i pur L’enfant écouta sans baisser les yeux ces paroles sévères ; il rougit d’abord, mais il eut vite assurance, et il répondit avec fier- un repris son neige laissant té : voix.Sacrifiez une seule guirlan-s’enrou- 1/EX 1*1 ATIOX 1»E SALOME.—Père, je sais de vous et de père que l’un des premiers devoirs de l’homme sage est d'exercer l’hospitali-té.Cette femme est une étrangère dont aucun des miens ne comprend le langage : hier, à la nuit tombante, elle a frappé à notre porte.mon LÉGENDE lieu d'y trou-qu’il recherche, no Quand l’impie a porté l'outrage au sanctuaire Tout fuit lo temple en deuil, de splendeur dé- [pouillé Mais le prêtre fidèle assis dans la poussière Prodigue plus d’encens', répand plus de prière Courbe plus bas son front devant l’autel [souillé.Charles Huet.Victor Hugo, Odc.i et lialludcs.Sur les bords du Rhône, entre Vienne et Lyon, à peu de distance de cette dernière ville que gouvernait alors, au nom de César, un fonctionnaire romain, s’élevait une sorte de forêt, aux ombrages séculaires, qui avait échappé aux dévastations, aux (A suivre.) *' Iuiitez-moi et •lue bientôt ensemble suivez-moi, afin nous passions a une vie meilleure où nous chante-10118 éternellement dans une joie in-les louanges de notre Dieu.” air céleste était répan- Adimarix étendit les bras, et d une voix forte il invoqua ses dieux.Puis Elle dit ; un •4 6 LA VEBITÉ d’activité chez les nihilistes.On affirme que le czar a été la victime d- une attaque de la part de six nihilistes, pendant qu'il revenait en voiture d son palais.D'après une dépêche, il aurait reçu une balle dans l’épaule.Les nihilistes ont lancé une proclamation déclarent que le colonel Sudeikin a été condamné à mort par le comité exécutif.Cette proclation contient aussi des menaces contre le czar.POIJWIEBB Le révérend M.Ladriêre (Aueustint curé de N.D.du Sacré Cœur, diocèse de Rimouski, décédé le quatre du- courant appartenait à la société d'une messe, section provinciale.Si M.Vine dette avait été dans ses appartements, aurait-il pu amodier ce malheur ?Evidemment non.On ne peut pas exiger que le surintendant d'un asile soit en même temps dans toutes les parties de l'établissement.Il ne saurait garder à vue tous les fous confiés à ses soins.Il a la haute surveillance de la maison, et certes personne n’osera prétendre que M.Vincelette n'ex-erec pas cette surveillance de manière à satisfaite pleinement le public ; mais pour les détails, il doit sen rapporter nécessairement à sos gardiens ou à ses garde-malades.Si l'un de ces employés a manque à son devoir, qu’il soit puni, c'est tout juste.Mais il faut être canaille pour exploiter, comme on le lait à V Electeur^, la mort d'un malheureux, afin d'assouvir ses sentiments de haine et de vengeant*.Nous espérons que le gouvernement provincial, averti de cette conspiration, ne se laissera pas prendre aux criailleriez d'une certaine presse.La grosse bête maçonnique, piquée jusqu'au sang, rue affreusement.A force de ruer, elle a soulevé une poussière très épaisse qui couvre la plaine et empêche de dis-• tingucr les combattants.On prend les ennemis pour des a mis,les ami» pour des ennemis.Voilà pourquoi Ton ne doit pas être surpris si l'on attrappc des coups inattendus et venant de ceux que l'on défend.Cela arrive dans toutes les batailles, surtout dans les batailles où la lutte sc fait corps :ï corps» Ne soyons donc ni surpris ni aigris si nous recevons des horions de la part de nos propres ami».C’est la faute de la grosse bête maçonnique qui rue et qui soulève la poussière.Elle le fait exprès, afin d’obscurcir la vue, afin de sc cacher, afin, surtout, que ceux qui la combattent sc portent mutuellement des coups dans les ténèbres.C.A.MAROI8, ptre, Secrétaire.Archevêché de Québec, 5 janvier 1883.AVIS» Une dépêche annonce que le Saint-Père a reçu une lettre de menaces d'un révolutionnaire iriandais.We ipot* a Qnebee i— L.Drouin * ERE, libraires, St-Roch ; L.G.LÉPr EE, libraire, H.V.; Dttes CASTON GUAYk VAILLANCOURT libraire, ci Sauveur; F.BE LA ND, tabacomite, Fa* bourg St-Jean.Wepota a Montreal : P.M.Amyotte Kiosque Rue Hot re Dame, M.Miek\ Rue Craig, M.Featherston coin det rues Craig et St Lvurent, M.James Murray 6ia et 636 rue Ste Catherine, ^ M.H.Boivln, est notre agent générât autorisé à soeliciter de» abonnements et du annonce» pour notre journal, aussi à recevoir la paiements et d donner des reçus.Impreeaionede tonte* s»r te* Seront exécutée» aux ateliers de la VÉRITÉ i des prix avantageux et livrée» sous lepUus eourt délai.r I/admlnietratlea.FR Le froid a été intense, ccs jours derniers, dans le Nord Ouest.A Fond du Lac, Wisconsin, le thermomètre marquait 40 degrés au-dessous de zéro.4*5 Les dépêches de Terre-Neuve annoncent que l'excitation causée par les troubles entre orangistes et Irlandais catholiques ne fait qu'aumenter.Cette brochure.ETKETVSfKfl.On annonce que Dom Pedro, empereur du Brésil, est dangereusement malade.Nous accusons réception de )• fameuse brochure : la franc-maçonnerie dans la ¦province de Québec.Nous en parlerons dans n Arc prochain numéro.Nous demandons des étrennes à nosabon-né;».retardât a ire s.Ce ü est pas grand’chose: un petit règlement de compte, voilà tout.Le Mahdi marche sur Khartoum,capitale du Soudan.La révolte s'étend de plus en plus.NOEL et JOUR de L AN %%; l'hemün de fer du Nord.On signale une terrible catastrophe arrivée, l'autre jour, à Belleville, Illinois.Le couvent des religieuses de Notre-Dame a été détruit par vn incendie et 22 élèves et 5 sœurs ont péri dans les flammes.U maison B LU MH ART k RIVBRIN \ l’honneur d'informer le puplic que *ontin.mense assortiment d'EPICERIES, VINS Pt* LIQUEURS est des plus complet et qu’ils offrent en vente à des prie défiant toute coma* tition les articles suivants ; F Eau-de-vie (Brandy) très-vieux et de toute marque.Gin, Jamaïque, Rve très-vieux, UNE CONSPIRATION.M.l'abbé Marois, secrétaire de Mgr VAr-ohcvûquc,nous prie de publier la lettre suivante qu'il vient de recevoir de M.Davis, surintendant du chemin de fer du Nord : 1 L'autre jour, un des patients de Visile de Beauport a tué, dans un accès de fureur, un de ses compagnons.C’est un malheur que tout le monde déplore, mais c’est un accident qui aurait pu arriver dans n’iiuporte quel établissement de ce genre.Nous sommes convaincu qu'il n’exiate guère d’asiles d'aliénés où de semblables faits ne sc produisent pas quelquefois.La misérable clique de pharisiens, que iidus avons déjà flétrie, profite de cct accident, souverainement regrettable, pour continuer son œuvre de persécution.J/un des propriétaires de l’asile de Beau-fat est le vénérable Dr Landry, quo certains chrétiens, qui prêchent la charité aux autres, mais qui ne la pratiquent pas, ont entrepris de ruiner : le surintendant de VAsile est M.Vincclctte, président du Cercle catholique.Voilà qui explique la haine de ce» gens là.Il faut écraser Ni.le Dr Lun-dry, il faut abîmer M.Yincektte.Peu importe les moyens à employer ; quand les bonnes raisons manquent, on saisit les 11 >'1 crise dan* le gouvernement égjrp.mauvais prétextes ; on soulève les préjugés jticu’ De3 difficultés au sujet des questions populaires, on cherche à forcer 1.main de jlinanciùres sont survcm,cs entre le cabinet l’autorité par des dénonciations violentes, jct lcs C0,,5eillers "'''S'ais du Khédive.VElecteur, dans cette circonstance, est j l’organe choisi pour rétablir la paix à la ; façon russe.hurle ce journal, il était à Montréal auprès de Mgr Smoulders quand le meurtre est j"" arrivé ; donc il faut enlever le contrat aux ; propriétaires de l'asile ou les forcer à ren- | voycr M.Vincclctte.Voilà le programme.; U s’agit de crier assez fort pour le faire mettre à exécution.[La preuve que toutes les clameur» sent inspirées par fa haine et nullement par , motif avouable, c’est qu'on a recours au ( mensonge : M.Vincclctte n’était pas à j .i .1 Montréal quand l’accident est arrivé, et \ de XElcctcut le sait fort Bureau du surintendant, Une dépêche de Rome mande que le St Père % accordé une audience particulière à l'abbé Broanan, curé de la paroisse natale d’O’Connell.L’abbé Brosnan prélève des souscriptions pour ériger une église en souvenir des services rendus par O’Connell à la cause de la religion.Le Pape a béni cette entreprise, faisant l’éloge du grand agitateur de l'Irlande.Sa Sainteté a promis qu'elle fournirait la première pierre pour l'église et qu'elle déléguerait Mgr l’archevêque de Cashel pour la poser.Québec, 4 janvier 1884.Circulaire.Monsieur, Veuillez être assez, bon de m’emvoyer une liste complète de tous les membres du clergé de votre diocèse et de les informer, qu’en faisant application par écrit au soussigné un nouveau permis de demi-place sera expédié à leur adresse pour l’année I884, sut réception de la somme de douze contins en estampilles pour chaque permis demandé.Votre dévoué, Vin tlierry dans loue les prix.O’Porto dans tous les prix, Claret au gallon, ftauterne el CXAKET en faine de Barton & Guestier Société de# Entrepôts de Mouiis Dnoloe k frère W Guillaume k Cie Etc., Etc., Etc., VIN BLANC et VIN ROUfiC A 91.20 le GALON IHFE.RIAL, LIQUEURS DE TOUTE RARQUI A.Davis, Surintoudant.Not* dk la rr d action :—Si M.Davis avait écrit demande au lieu A'application, et timbres au lieu d'estampilles son offre n'en aurait été que plus gracieuse.Lee machine* a coudre Kay* moud sont toujours chez Gcrvais & Hudon, nous en avons vendu un grand lot l’annce dernière, cette année nous les vendrons un peu meilleur marché, de vingt cinq piastres ($25.00) à $35.00 mais il faut que le public remarque que nous vendons en gros et nous pouvons vendre à plus bas prix que les autres.Nous avons aussi toutes les machines de première classe.Chartreuse, Benedictiue Kirsh Curacao Anisette Absinthe etc., etc.CHAMPAGNE Non relic* generale*.Duc dc Montebello Moel et Chandon M Muller & Fils Sparkling Saumur SIROP DE FRUITS j BOUTEILLE Demi Bouteille et quart dc BOUTEILLE drop de Citron Fraise Framboise etc etc.AVIS COISSEBTE# AMMEXTMBES.Pois verts franr^, fins, extra tins et moy Le 11.P.Hamcrle, jésuite, ayant dénonce le socialisme en chaire, dans une église de Vienne, Autriche, la populace s’est émeutée et s’est portée à des voies de fait, bris de l e gouvernement belge organise à Bruxelles un MENEE COMMERCIAL PERMANENT, où collection aussi complète M.Vincclctte était absent en s.A a perdes sera réunie une que possible des produits caractérisant le mouvement mcrcial du monde.Cèpes Haricots everts T vu 11 vs Mités de l'oio grae coin» ; vitres, etc,.Etc.,, Etc., Etc* .1 « • mè Une grande Ivariétô de Bonbonnières.Les commerçants on industriels canadiens comme on n’en qui désirent y voir exposer les articles de fabrication indigène (articles d’exportations de tous genres), soit les articles de fabrication étrangère au sujet desquels la concur- mins ont été bloqués et la circulation des 1 vnce étrangère ne pourrait être que tavorablc au commerce (articles d’importation), peuvent envoyer leurs échantillons accompagnés i de tous les ienseignements I d’usage (prix de gros, provenance, mode d’emballage, crédit, Une tempête de neige, voit pas souvent, a sévi dans la province de Québec le ier et le 2 du courant.Les chc- BONHONS et MELANGES jmr sucre.ORANGES et CITRONS Raieain Bouge Raisin Je corinthv Raisin Suttana • trains de voie ferrée interrompue.Riasin vert Raisin Lieu necessaires et un A MENUES DE TOUTE SORTE AUSSI UF ASSORTI MES T DE CIGARES DEPUIS75Cl* ACIO.R LA ROITE.U no visite est rciqtoctucuscmcn t sollicitée BLUMHA11T A HIVER»* NO 45 RUE DE LÀ COURONNE.SI Roch Quebec.Le 3 du courant, une collision a eu lieu la jonction St Martin, près de Montréal | entre le train éclair pour Ottawa et un train local arrêté sur la voie escompte, etc., etc.,) franc de port au Consulat Général dc Bel gique pour le Canada à Québec, Celte agence fournira des renseignements supplémentaires aux personcs qui en feront lu demande et expédiera sans aucun frais les échantillons au Musée Commercial à Bruxelles, où ils seront classés et exposés f ar les soins des agents du gouvernement 1 écrivain bien.par la neigc.JLc choc a été violent et sept personnes ont été Et quand bien même M.Vincclctte eût .été à Montréal, y aurait-il lieu de faire tant de tapage ?dessées.11 recrudescence ^>e^Sc* Il est certâitvqu’il y a une 1 1 LÀ VÉRITÉ Redaction %— Chez A.E.Boisseau Rue St foseph No 29.Toutes les marchandises .sont rendues à réduction pour cause d’inventaire, et public acheteur est prié d’y voir.W.McWilliam, u p a o o fl (, i CONFISE UK.O H V EN RECEPTION—Chez F X.Lepage rue vV De Son Excellence le Gouverneur-General du Canada et du Lieutenant-Gouverneur de la Province de Québec.Ci.H 2?E *
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