La Vérité, 1 avril 1885, samedi 4 avril 1885
E ANNEE NO, 3?QUEBEC SAMEDI 4 AVRIL, 1885 41 (ir'.rtWNfe1A V ABOBilEEÏIElïT# ANNONCE * LA VERITE 1ère insertion# par ligne Insertions subséquentes.••• 5 c Les annonces à long terme se» rent publiées à îles conditions avantageuses Pour pouvoir discontinuer de recevoir le journal, il tant donnez un avis iVau moins quinze jours avant IVxpiratinn île son a bonne ment et avoir payé tous les urrô r a ires.10e Canada et Etats-Unis.$2.00 $1.50 $1.00 $0.75 $0,50 Seize mois.Un an.Huit mois.Six mois.Quatre mois le numéro.te ta JOURNAL, HEBDOMADAIRE L'abonnement est strictement avance.“ VERITASLIBERABIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES " payable d'i j, 'IVardiveL Propriétaire et Rédacteur en ohef Bureaux et Ateliers : 06 Rue St-Josbpii St-Roch.Administrateurs.B.Drouin et Frère.! Le gouvernement a grimace en le disant ; les habiles de Borne, (il yen a même ici !) sourient finement en le sous-entendant.Les plus malins font semblant d’entrer dans la convention, et s’écrient, avec force courbettes,que c’est là ce qu’il faut dire, et qu’ils n’ont jamais dit autre chose ! ” Us leur ont arraches les ongles des i luy déelmrner toute la chair des jambes, des doigts, ils leur out déchargé une groslc de ! cuisses et des bras jusqu'aux os, et la mettent coups dv baston sur les coaullcs, sur les reins rostir devant lui pour la sur le ventre, sur les jambes, et sur le visage n’y ayant aucune partie de leurs corps qui n’ayt enduré ce tourment ; ils nous dirent encore; quoyque le Père do Brebœuf fust accable soubs la pesanteur de ccs coups de baston, Il no laissoit pas de tousiours parler de J)ieu et d’encourager tous les nouveaux Chrétiens qui estoient captifs comme luy, de bien sou fl tir, afin de bien mourir pour aller de compagnie avec luy dans le Paradis.Pendant que ce bon Père cncourageoit ainsi Lie.«fcUEBiEC SAMEDI 4 AVRIL, 18S5.manger.Pendant qu'ils le touvmcntoicnt de la sorte ÏÆ PA PIS unc ouverture au dessus de U et baptisé, L’entendant parler du Paradis, et P°‘lr‘no ^UJ arrache le cœur le fait rostir et le mange.D'autres vinrent boire Voici un document inédit sur la mort des Pères Jean de Brebœuf et Gabriel Lalemnnt en la Nouvelle France, extrait du Rapport do M.D.Brymucr sur les archives du Canada pour 1884 : du St Baptcsmc fut irrité et luy dist, Echon, c’était le nom du Père de Brebœuf en Huron, Tu dis que le Baptcsuie et les souffrances do cette viu moine droit en Paradis, tu irras bien tost, Car je te vais baptiser et te faire bien souffrir, afin d’aller au plus tost dans ton Paradis : Le barbare ayant dit cola, prist un chaudron plein d’eau toute bouillante et le renverse sur son oorps par trois diverses reprises en dérision du St Baptesmo.Et a chaque fois qu'il le baptisoit de la sorte lt barbare luy disoit par railleries pioquante# va au Ciel, car te voilà bien baptisé.Àpâès cela ils luy firent soufirir plusieurs autres tourments : Le lr fut de faire rougir des haches toutes rouges de feu et les appliquer sur les reins et eoubs les aisselles, Ils font un collier de ces haches toutes rouges de fou et le mettent au col de ce bon Père.son saug tout chaud, qu’ils beuvoient avec les deux Récit veritable du Martyre et de la Bien heureuse mort, du Pere Jean de Brebœuf et du Pere Gabriel L’Alcmnnt En la Nouvelle France, dans le pays des Lurons par les Iroquois, ennemis de la Foy.Le Pere Jean de Brebœuf et le Pore Gabriel L’Alemant partirent de nostre cabane, pour aller À un petit Bourg, nommé St Ignace éloigné de nostre cabane, environ un petit quart de Lieüe pour instruire les Sauvages, et les nouveaux Chrétiens de ce Bourg.Ce fut le 16m Jour de Mars au matin que nous appcrccumcs un grand feu.au lieu ou es» toient allés ccs deux bons Porcs ; Ce feu nous mist fort en peine, Nous ne savions si c’es-toit des ennemis ou bien que le feu auroit pris à quelque cabane de ce village.Lo Rd Pore Paul Ragucnau nostre Supérieur, prist aussi tost la Resolution denvoyer quelqu’un pour sçavoir ce que ce pourrait cetrc.Mais nous n’ousuics pas plus tost pris le dessein d’y aller voir quo nous appcrccumcs plusieurs sauvages dans le chemin qui renoient droit à nous.Nous pensions tous que ce fust des Iroquois, qui nous venoient attaquer, mais les ayant considérés de.plus près nous appcrccumcs que c’estoicnt des Lurons, qui s’unfuyoicnt de la mesléc et qui s’estoiont cschappés du combat ; Ccs pauvres sauvages nous fuitoient grand pitié, Ils estaient tous blessés.L’un avoit la teste cassée, l'autre le bras rompu ; L’autre une fk iie dans l’œil ; l’autre avoit la main couppéc d’un coup de hache.Enfin la journée se passa à recevoir dans nostre cabane tous ccs pauvres blessés, et a regarder par compassion, le feu et le lieu ou estoient eus deux bons Pères.Nous voyons lo feu et lus barbares, mais nous ne pu Cul es voir aucun des deux bons Porcs.mains disant que le Pèro do Brebœuf avoit esté bien courageux a souffrir tant de mal, qu’ils luy avoient fait et qu’eu beu vaut de son sang ils deviendraient courageux comme eance luy.Voilà oe que nous avons appris du J/av-tyre et de la bienheureuse mort du Père Jeau de Brebœuf par plusieurs Chrétiens dignes de foy qui ont toujours esté presents depuis • k , i 1 • j * t ».f que le bon Père fust prit jusqu’à la mort Ces bons Chretiens estaient captifs des Iroquois et les menaient en leur psys pour les faire mourir, que, 41 L’encyclique contre le libéralisme, et non pas sur ou pour le libéralisme, n’en déplaise à Figaro et consorts, mais nôtre bon Dieu leur fis! la gru?c de sc pouvoir sauver par les chemins et no sont venus raconter tout ce que iay mie par escrit.Le Père de Brebœuf fut pris lo 16c jour de ifars au matin avec le Pôro Laïc mont prochainement le jour.Léon verra XIII espère de cet acte culminant de pontificat qu’il apportera à tous la paix complète dans la vérité.eu son Voicy la façon que iay veil faire ce collier pour d'autres captifs ; Ils font rougir six haches prennent une grosse hart de bois vert passent les 6 haches par le gros bout de la hart, prennent les deux bouts ensemble et puis le mettent au col xiov .si ^ afoientVèftéé cAP'cléfiifottî dxl* SV/^BapiflSmc.i: Jay ?cu ci touché id iplaie d’une ceintùrc d'écofrcetijüte jpleiocndci poix et ‘dgr/r^sin^ '.qui/grilla tout.son xorps; J a yL ye u, ewp ucjijé les- briilcurcâfdû' Colicf desjhuches qgou hiÿ /mist sur ]es'epaulles:et suv:Tehtomach.;; Jay vveiv et touché Isca qcuxif levresr, qu’oii'^lu^ avait doirppceft'à cause qu’il pitrlQifc tousjours- deq Dieu / •pendant qu’on ;; lo b .ppyf- ; frirV-j.'*:/ u: v Jay veu et touche tous, les pemlrQip-: Kdb son corps, qui a voit reçu plus de deux centjs .1*^" - >%t«nv< ,nrjr.mu .a^Siq yo> non 71 ' cipes de 8g”,cherche à .se faire passer pour } :oiif) ,svur v-''« ju vinmori j catholique ! De signe de Ja bête, auquel il .N’a-t-on pas vu >1.• r'7t V,*!• K'Ty'V'.-DJ; -fil 5f!• > •- -V ' " ‘* r-lv ; l’effacer, niais le cacher aux.yeux de sqs p/pD ir.'j.'irMKjqui- .ounar b xui.oiuoi : compatriotes.C’est pour atteindre ce but, .b aol -Ur ; -‘OU i.- sans doute, qu’il a prononcé dernièrement ^•ptcdc repen.protcs- o?-vrA^n/.-ièb- f." i’j oq oui y mm - ,7coUk , ipPI J JDepms .trente.o^ftuarafttc^ au^.lcs ennemis de l’Eglise dont la Compagnie der Jésus est 1’avantgardc, so sont organisés en ) œuvre ;se _ proclamer uiaçon^ue .par c^ççllence catholique ?.- L* tMRMlK • % f* véritable armée du mal.avant leurs chefs '.! -V " • ôcn j •• ruj^è.^'-8fôl^6r68ram" i‘ J}lles.Ferry, le % itc instrumentées loget tombé, niais a 1 Avenir a c i'.oofcsc jo awrins , • $ succédé le />./yj ; le A'at ion ai est venu rc' - .\ - %-cueillir l’héritage du ./\ivs ; le lYatioua/, #r - '*• ' * » V,r *•.s* * m ?• - *- * % r .• C’était ' 4» 1 Rt ma/;.lanuel de ’N :• i .•il estait.lv/rAV///', f.: ,T talent les Bout re, i'JVWO'J T, etc, membres de ! ce Quand on on,a, vu, çIq telles hypocrisies ;en FfqnqeQa conduite nu devrait pas nous étonner, devrait pas faire de du- 'mit un discours devant VUtdon Saint-Joseph, de Montréal.et de telles audaces ’•••< .• .**.• • j : : ; de Beaugraiid â V» :“tua •> a* i't - - - i i .O : «.?v y perdue ! Maître B augrancî ne réusshira à tromper que ceux qui veulent ' \ ad U* ' Peine et surtout elle ne coups de bas ton sus clé sa'1 teste used relié \ j; .pes., /r % » ~\ .U1 j X - être trompes.Quand on s’est proclamé franc maçon * ¦ | • ' Cf1 ,{f» \ • j 1 avancé, quand on s est imprimé publiqué- •' y N y, ', b,V\ s i ment sur le front le stigmate de sectaire, on s.• • 1 , , ,t • * \ • • • r ne saurait inspirer confiance aux catholiques par quelques simagrées.Ceux qui seraient tentés de croire maître Beaugrand est réellement sorti de la lranc-maçonncrie feront bien de lire le passage suivant de la fameuse polémique qui vient d’avoir lieu entre M.Audricux, ancien frano-maçou, et la Loge du Parfait-Silence, de Lyon.M.Andneux, en train de faire des aveux et des révélations sur la secte, dit : une, fois, Beaugrand n'a rien fait qui puisse engager un homme raison-nivble à croire à sa conversion : Il n’a pas rétracté -N un.encore à son tour, a été remplacé par la Pot rie du “franc-maçon très-avancé."’ Ainsi l’es- ¦ OL ! t ‘¦il, '• .Cf < 1 ‘% .i prit et les traditions de l’Institut se sont : • f .v: ' • ¦ ",j i : • -, ¦ toujours perpétués.Parfois, à cause des circonstances,cette armée du mal a dû cacher son drapeau et voiler son progi anime ; mais elle n’a jamais cessé d’exister, elle n’a jamais cessé de travailler, elle n’a jamais cessé de faire des progrès, minant sourdement la société canadienne.r* * f / \ Grâce au manteau de l'hypocrisie dont cette organisation s’est, affublée il y a quelques années, elle a réussi à f.iirc des dupes qui ont cru, ou qui ont fait semblant de croire que le vieil esprit impie de l’Institut Canadien était à jamais mort Mais dans ce» derniers temps, ces hommes ont jeté bas le masque, comptant sur l’impunité.Nous les avons vu acclamer un malheureux écrivain qui a consacré ses talents à persifler, à insulter, à noircir, à calomnier les missionnaires jésuites morts glorieusement pour la Foi ; nous les avons vu accepter comme leur organe une feuille dirigée par un homme qui s’était proclamé “ franc-maçon très avancé et admirateur enthousiaste des principes de 89 ” ; noue les avons vu .travailler à réhabiliter les Hommes et les doctrines de l’Institut canadien, à' ressusciter même cette in titulion sous une nouvelle forme ; nous les avons vu applaudir des conférenciers impies, entre autres le fameux Joseph l)outrcr l'un des piliers-de T Institut, Joseph Doutre qui, au cours de non plaidoyer dans le triste procès Gui bord p a prononcé cette phrase atroce qui résume si bien l’.espifit et les senti men ts de la secte : “ Honneur soit.» rendu aux sauvages de ce continent qui avaient com- par les annuaires maçonniques qu'il ÿVl/'on mencé'ù supprimer dit sol canadien la pre- nombre de francs-maçons 'c’est mièic semence cle la sainte société de lé- à-dire qui n'appartiennent à aucune'loge: ¦sus'/* ; umts les - "avons vu attaquer avec particulier mais qui font bel et bien" partie colère tous ceux qui, pour obéir au X: in jonc do la franc-maçon 11e rie: universel lé;4 ‘ lions dC6 Pontifes romains, dénoncent les • Pour un catholique devenu maçon, pour œuvres ténébreuses de la franc-maçonnerie : un-catholique qui a renoncé à sa fui,' : j en un mot, nous les avons vu reprendre fait la plus honteuse des l’œuvic inaugurée,il y a plus de deux siècles et demi, * parles sauvages Iroquois, lis ne répandent pas le sang- , comme eux, sans doute, mais ilA:sont animés du même esprit : Mais un* tel homme .iivcfityi va:i dont nous avons besoin., éteint entièrement parmi non#», et de nos \ 1 1 pédie des U Mid- e la milice c trouve ùl Wi°niPcib Le ' gouvernement fédéral en renforts uti Nord-Ouest ; le gêna dictoni' commandant en chef y canadienne, et qui se demande ;5COO hommes, paraît il.« 4 vine association catholique, parader dans'es nm-s • • d’une procession, assister à un office de wp.v‘3 O' i.«> .«> / / •Y.* 8 £^jn.*yr—;r.T~^ tv.r*xir'Vx'.A’^vV*.xrrv'r.'Wdki.'V.ivt.* ' "J ; ’ • U.{Uf ?.bï' n • ¦ , viteur.(signé) Jean (Jard.Sinieoni, Préfet, “ (contresigné), f I).Arch, fie Tyr, • ,l j ¦* i" .• 1.fi u>Secrétaire.” n».* * (> Nous reproduisons .cette lettre, que nous avons lieu de croire, authentique, tant pour renseigner nos lecteurs que pour justifier k position que nous ayons prise dans cette question.feu.à l’E" 1867 ; mais c'est comme greffier * que M.Fortier a reçu le salaire additionnel de $400 par année du ici juin 1879 au icr Ajoutez à cela le fanatisme o rang is te qui voudrait l’extermination des métis français dans le Nord-Ouest et qui a dû travailler à fomenter ces troubles afin d’avoir une raison de sévir contre la race détestée.C’est ainsi que la Russie procède eu Pologne.Pour ces raisons, tout en condamnant cette prise d’armes insensée et coupable, il e$t bon de faire porter à qui de droit une juste part de la responsabilité de ces tristes événements.juin 1882.Le révérend M.Paradis (Didier), ancien curé de la Baie du Fcbvre, décédé le 23 du courant, A Nicolct, appartenait à la société d'une messe, section provinciale.* * Nous avons reçu le rapport annuel de M.le surintendant do l’Instruction publique pour l’année 1883-84.Nous en reparlerons, car M.Ouimet, ne semble avoir renoncé à aucune de ses idées eu matière d’éducation.Or.on le sait, les idées de M.Ouimet en matière d'éducation ne sont pas des idées saines.C A Marois, pue, Secrétaire.Archevêché de Québec.24 mars 1S85.* * :t M.Barnard nous a communiqué un article en réponse aux attaques de M.Barré contre le directeur, d’agriculture.^ Nous sommes forcé de le remettre au prochain numéro, faute d'espace.• • *** M.le juge Routhier donne depuis quelque- temps’>‘3 l'Université' Laval un cours public do droitinternalionnal.* M.Routhier parle, non comme conférencier, mais comme professeur de l’Université' Laval* êanq'mmprofc$*or.* Or, un reporter Am Canadien, qui n’emt autre que le fameux Sa vary, critique, ce cours de M.le professeur Bout hier.- Nous n'avons pas l'intention de nous demander si cette* critique est juste ou son ; nous voulons seulement appeler l'attention de nos lecteurs sur le fait que le Canadien attaque le cours d’un des professeurs de Laval.Si la Vérité et scs amis en faisaient autant ! ! Quels cris de rage ne pousscrait-on pas contre nous ! Nous serions dénoncés comme des "révoltés”, comme des ennemis du Saint Siège, comme des fauteurs de trouble?, etc., etc .Toujours deux poids et deux mesu- n AU VA IS VK UIMiETOXB LE CAS DE M.MEHCIEK :!•> tu il Evénement n’est pas le seul journal ., ' AÏ, il Z u '.«>' nu t j mes venus à la conclusion quc'c’cst I'uuuvîo faire rapport, d'un collégien—qui ^ rit pour la premier i * alors 23 ,Uu ' v ' *.wp vit : VJ qui il K£i\ LA TBRFTE 4 " w mor ioqqjrê WCWrikt'lM suitM.C’est m .meotlooBs'l» eeéee d.#3,000 comme ehiC montrer sui visiteurs, aou la sainte.- «»rrrrr?.’:w.ombeau en question.,, Av, in'if-'i.U'i, swhp?yj1 - , .«H«
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.