La Vérité, 1 février 1890, samedi 22 février 1890
9ieme ANNEE QUEBEC SAMEDI 22 FEVRIER 1390 No 31 abonnements LA VÉRITÉ AVIS Toutes les lettres qui regarden l’administration du journal — al>on ne ment s, changements d'adresse annonces, etc — doivent être ad res nies aux administrateurs.I*our ce»sei de recevoir le faut donner moins quinze jours avant l’expi* ration de son abonnement et payer tousles arrérages.Canada et Etats-Unis.Un an.Six mois.Trois mois $2.00 .$1.00 $0.50 jour-avis au ual, il JOURNAL HEBDOMADAIRE • L’abonnement est strictement payable d’avance.“ veritas lire habit vos —LA VERITE VOUS RENDRA LIBRES.” J,P,Tardivel,Proprietaire et Rédacteur en chef Bureaux et Ateliers.96 Rue S,Joseph S.Roch.Administrateurs,L.Drouin & Frere QUEBEC.SAM KD I 22 KKVKIKR 1MÎM) lui.s morales, elle s’écarte U très coupable de sa tin et d tions de la nature, société qu’un simulacre 110,1 mensongère d’une véritable société et communauté humaine.Quant à ces une façon es preset ip-C’est moins une trompés, ne s’égarent et ne se découragent.Notre devoir, Vénérables Frères, est d’avertir, d’instruire, d’exhorter chaque fidèle, d’une manière conforme I nous pouvons pour l’Eglise sé la fui cliréti 1 la vie, et quel accord citation n’est es tuteurs e ru - est U i • e e s > 11 •vident*».Du lit tombées, sont >i grands maux, ou» nul une ji»ni devient plu Ml ces IV 'I Ce serait vouloir se sous-due à Dieu pour d’enfreindre les est par ce fait sa mère, et la Société, la plus que, invisible, pas permise, en effet, de à l’obéissance i en ne.aucun prix.Quelle multitude d’hommes pour ces causes exposée à la éternelle, il serait impossible ! crire ; mais les sociétés ellevmêm ion t en S t même soumis à l’Eglise, devient membre de liante et la plus saint -, sus-Christ son chef un crime traire ineprH résulté' homme raisonnable ne saurait soutenir, sans une douloureuse anxiété,les éprou- (' < i se trouve perdition : * .plaire aux h lois de Jésus-Christ Jé un mes ; sous le Pou-leine autorité pour obéir aux magistrats ; de méconnaître les droits le T * • v - life de Home avec une a la mission de es »• t ves du présent, ni envisager sans minte b-s perspectives cette iniquité, Mit hot et Laitue, la dernière minute.maigri l ot- colle de M. avons, mm* au*si, notre loi de malheur ; ear, maigri toutes les espérance* et toute* le* privi*ions, le Conseil législatif, pa: un vote de 10 e mire 7 accepti le projet de loi de M.Hall, Ce bill n'attend pin*, pour devenir la loi du pays, que la sanction du lieutenant-gouverneur,ce qui, he las ! grâce à nos institutions dimagogiqu mpo**ihlc rvxvtvicv du dr ut ue il.est qu’une affaire de forme.! I n'est admis qu'à ce qu'on appelle lïn- scription, ce qui, par la loi Hall, ne lui 1 tous excepté M.Hameau eontire pas le droit d’itre admis â l’itude 1 froyable pression qu’il a cxorcie ides professions sans examen.Le jeune eux.N'importe, il faut lui tenir compte I Anglais, qui n'a con*ervé f/it'un tiers de de *es bonnes intention'* ! points, a le litre de bachelier, et entre que nous allons faire en lui déclarant la guerre, carrément.Car la mesure est comble, l u premier ministre qui joue majorité et le* dans une affaire au**! I assuré lo » a i.I mai la haute position qu’il occupe, son* d'éducation, pour empêcher le* j nous, de* atijoutdhui, M.Mercier cesse Canadiens-français de prou Ire le id être le moindre tua/.de* universités protestante*, baisseront le niveau le lour* étude* et ,-i Av- Xou> di*ons que c’est une loi de malheur.(Quelques.uns trouveront peut-être vhamhault a proposé un amendement avait |KJUr ohjvt d admettre à l'étiidcdos professions h lierai pu « de Pour cette express! m exagérée.Celte loi aura foueti mué pendant quelque temps, personne, nou* vu sommes cou-vaineu.ne dira que ce terme e*t trop ( »rt.t "est une loi de malheur, parce qu elle fait de la minorité anglaise de la province H val Mai* lorsque tout porteur d'un vert itient justi fiant d'un cour* ' d'études (*S nnplet partisans ,|„ point i qu |U r< I.classiques.Mais viitvmlfms-notih bien.Si M Moi- ! 1,111 l'idtviident qu'ils no ilumamlvnt le moindro M1' faveurs pour les élèves anglais ; , veulent mettre sur un pu 1 d égalité jeune** ehe tu in r> ner n'est plu*, pour nous, accorderont, eux au**i, le titre de hache- mal.M.Tail Ion et lier à tou* leur* finissants.C’est, du re*te, j ce que 1 >u\—le seu/ jo ininl can a- ! lien tVançai* qui inique,—conseille evniquem ut à n collège* «le faire.Kn effet, nous «lit l'organe «lu la date du 13 février, parlant au nom de* 1 Anglais : se* gens ne le sont pas davantage.Comme M.Mercier, pour • , un peu de mi-éralde popularité parmi le* ; députés et | voté une l u I exception odieuse.ma- de Québec Une classe privilégiée, là une *ourev féeonde I animosités, de - / «h /(;*>.que veux ei sortent des i Vei’sité* proie-tante* ou de* < -thcliques.Mai*, a répliqué M.A ch e hau t, nous vous I avons prouvé, et, le, vous ne le niez pu-»:odu lier c* art- équivaut, tout au j à un rectifient d'études e« on piétés ; I le un e* e ‘ a- q il vieil' *.de haine*.Car canadienne d'agitation* von tics t im|>i‘ i y ont i m il IV* Il Ue iie*.majorité i.* i i>- i à I*A*semhlée lé- , bill o volt t I VOICI ce que | premier mini*tr .« - ition etm*oi"va trice gislative a appyé en ma^uple*si*.Beauchamp et héehêne.de Té miscount a.ont eu tranquillement qui lui c*î laite par • • - i.• «i I H a Hall.Mils v est trop demander à la nature humaine.Lorsque nos population* auront bien compris tout l'odieux de cette im y aura une explosion lime indignation d'un *»out que tous Vos Unissants, *U h * cXt • I l oi,tiennent.\ ou* parlez de tiroitd jonc le privilège q i u v«m ims \ o* tini*saut* K i • Il 10 courage de voter selon leurs convictions M .Ta M Morcio r Le moindre Z (i La cho*e notre programme Cens l imp usance n comparaison avec !•* nôtre, *impliUez-lv.vai v >itrci**v%-ie a l’cga1.i i nôl • .est bien simple : •sure, il formidable de légi-à l'autre du % » *1 VOUs igné* me:a •-ont donc deux ! accordez mal.il faut i maiide/.pour ! no* ti uis-ants.le trouve, ment de longueur.• « ;i i maux égaux, le chercher ai lien ?-Qu’on ! i 1 non* surtout A 111 s 1.s» I a Ml V- ; aux f t v in.i* pay s.Var celle loi, bien qu'il - agi-se U une question uoivvv-ita.;‘v.tanche de i préjudiciable remarque bien, \! M '•ihinet, ii- et ï toi ut h* nous eondam non point 1 parti ministériel \ I j priviiêg Cd’jin t, c'est, en lé tin i- ear du moment i •* xaise, i* .« ¦ muin elle ne créera pas, au i >éor une e-t à-lire, baissez lv niveau le vct de nouveau injust ive que tout porteur du n di .fie bachelier v — lettres devra* - a ! étude d'une de* p oî -an- r.voir à -ub* : ire.I! va là, d'abord, à l’égard le* pro tes-1 éraie*.Jusqu'ici lo barrea college «!• - înédc- o- cl ia < harn u • de-no'ai'c- jouissaient du ir«d' de -c H"*!cer *ur a capacité de* jeurc-qui voulaient commencer l'étude lu de la médecine ou du notariat, t droit m-qui-.Or on n’enlève pas ain-i un droit acquis -ans le graves raison- Il alli ait fallu, pour justifier ret acte, établir, par des preuves irrécusables, que octroi.* grarids corps publics avaient systématiquement abusé *b* leur droit d’examen an détriment des intérêts du pays.Cette preuve, ou n’a pas meme essayé de la faire.La législature a donc commis un acte arbitraire en privant le barreau, le collège des médecins et la chambre des notaires «l’un droit acqui-.sans de graves motifs, clairement exposés et fortement appuyés.Mais, pour nous, c'est là une injustice beaucoup moindre que celle qui est faite par cette loi à la majorité cana-dicnne-françaiso, à nos jeunes étudiants, aux parents des élèves qui fréquentent nos collèges classiques.Voici cette injustice.Il est prouvé, d’une manière irréfutable, que tous les élèves qui finissent le cours de quatre années, de huit mois chacune, aux universités McGill et Bi-hop reçoivent le titre de bachelier ès arts : autant de finissants, autant de bacheliers.Et pommé ri ter ce titre, il suffit d’avoir conservé le tiers des points accordés aux examens de la deuxième et de la quatrième année.Ce fait n'est pas contesté par les Anglais eux-memes.Tandis que dans nos institutions classiques, pour être bachelier osait- il faut, après un cours de huit années, do dix mois chacune, dans doux examens spéciaux, conserver les deux fiers dos points aux deux examens.On est bachelier ès-scicuccs, si l’on conserve un tiers au premier et les deux tiers nu second ; bachelier ù* lettres, si l'on cvn-serve le* deux tiers au premier et un 1 » Ml- veux n roc menton ^ • .t'*» give, pi X oiià .« : r ! v: ai que 0 «pic ; nier nniust r i • • lu ! V 1 lOV ;( loi qui ni it o et j tiw, le premier minisl ‘ollvguo> no l'abandonnent « 4t I * 1 ; I * t.îl t ce t t V iv i i unie il « v avi \ rvhaml'.u .4 i 11 I I t i V r' lire l i lient de M Vs -ont -% i -sein Mit Vt I I ?‘ 1 -a .km le a >nna ICI Mai io u s ron «.i Ml I « i o : 11 t A I ¦jtie >oiite part a la i nos jours, i! es! ! actes de grand courage.i lit* e> i re 11 11 ice i eu hum: at tendre a J • it l.lut * i ! I tu le.s-i liber l\ v-i i i VI; i.igi Pt’4 à I 11 ;u u« i t »u meme * e< mi - ; it MU i • et in-î iev > v veit i* t * Mll ( rage moi « ie i o u*U i • M.If.; ' M - 1 I i*l lUUl , îe là * *«M tf ‘ i.* i •po.j n tnt* preuve ¦ I [il • 1 enuoi mm •i1 c -amendcmcfit suivant qui devrait, ce nous semble, rallier lu.* suffrages du toil" les homme* raisonnables : votre bill den bacheliers dcvien- à ce quo .Mont loi, pourvu que les bnchoaeve ùs-seieiicoH et les bacheliers os-lettres soient mis sur le infime pied que les bacheliers èë-nvtB.Agréez, M.le député, l'expression «le mes senti nient*' distingués.(Signé) M.IJlNJ.PAQt'KT, Itectcur U.L.Remarquons, d’nlxml, que Mgr Paquet ne dit pas quo I*Université donne son adhésion ; h o/i.mai* qu elle n'a pas il'objec- Entre les deux, il y a une forte De plus, M.Ma veil a atUrmé nuance.solennellement, pendant le* débats, qu’étant allé, avec M .Archambault, consulter Mgr Paquet et Mgr Hamel, ceux-ci ont déchiré que *i le pro; Ll LA NUL IRANI AISE Al XORD-OIKST 4 It* loi était “porteraient pu* *o deuil.' loin de là à une adhésion.Mai* rejeté ils a en 11 y a voici quelque chose «le plu* grave.Mgr est sans doute le recteur «le 1* V- l’Uiii- (•'est Le hill «le M.McCarthy, pour abolir l’iMige officiel «h* la langue française dans le» Territoires du Nord-Ouest, est le sujet d’un grand débat à la chambre «les Communes Lu “ préambule «lu bill, «pii in-i*te sur la nécessité de l'unité île langue, soulève encore plu* d'oppo-lion que lu dispositif même «tu projet de lui.On v voit, aveu raison, une insulte gé- Paquet niwrsité Laval, mai* il n’e*L pa usité elle-même.L’Uni verni té le* professeurs, e est surtout le Les professeurs, le vil ont-ils été consulté* mit celte grave (jue l'usage officiel de-* langues fran- législaturc et territoires du .çni*e et anglaise dans la devant les tribunaux de* Nord-Ouest a été établi parce parlement dan* l’intéiêt bien entendu de la population «lèves territoires, de la bonne entente et du I harmonie qui doivent exister entre le* différentes race* qui l’habitent, aussi bien qu’en vue «le promouvoir, par une politique large et libérale, la colonisation et rétablissement -leces vaste* domaine"; survenu depuis qui ce parlement y k le corp CM*'*/ universitaire.s • C di" lion, et «"iii-il" «Iéclaté a avoir pas au bill «le M.Il ail Y Si nous aux Canadiens-français, une attaque nérale contre la langue fiançai**.Aussi l il écrasé que* ivbjfctton nomine* bien ivii"«tignv—et nuu* croyon* | être—il f aut donner a celte double que*-une réponse négative.Cela ie«lui- le projet de M.McCarthy sou* une avalanche le dis«*our* éloquent* et indigné".proiioneé" non seulement par de* député* canadiciis-ti auç ti",mai" au**i d'un grand nombre «le député* M M.Blako,Mill"." « K Ah ! *i la constitution tju’il n’ust rien puisse excuser ou justifier «le retirera la population du Nurd-Uuest ^ les privilège* qui lui ont été octroyés, *• « y a quelques années seulement ; tjue lu hill proposé aurait pour résultat de semer le malaise et le mécontentent dan* toute la Puissance en jetant du doute sur la stabilité de nos institutions, et de retarder par la pour longtemps la colonisation et le développement de* iintncn-c* ressources du Nord Uuet • i v;ut "ingulivi cinvitt la portée de la lettre de Mgr Paquet dont on a tant abusé au i'or*vil législatif, et même à l’As" iiiluv par de langue anglaise : Mu lock, Dawson, Davin et Curran.Ce 1 J % 4 Car l’opinion de XL * Pâ lé^ islutive.quet, recteur de 1 1 niveisité Laval chose, et l'opinion de celte U m % ci - Pourtant, l'affaire en vaut la peine.Car, comme le fait remarquer I Etendard avec beaucoup d à prop )s, cette reconnaissance civile des orangistes par le parlement fédérai est grosse de périls, l/abord, elle créera certainement un dernier a même parlé en français, p-mr flétrir davantage la tentative et le* i lée-de XL McCarthy ! Les droits de la .est une - lé eilv-mênie en est une autre.langue française sont vigoureusement détendus, Aussi le bill de XI.McCarthy "era-t-ii certainement rejeté.Mai* il est question de le remplacer par une résolution, -oumise par XL Davin "Oils forme d amendement, qui ne vaut pa> mieux que le bill lui-mênn*.Cet amendement se lit comme suit : Dans son numéro du 15, YEle* tiur éj.louve encore le besoin «le mettre son par on à l'abri de* coups derrière Laval l invoque même le nom d'autres institution"
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