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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 19 juillet 1890
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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La Vérité, 1890-07, Collections de BAnQ.

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ANNEE QUEBEC SAMEDI 19 JUILLET 1390 No 62 gieine abonnements AVIS LA VÉRITÉ •j Tou tes les lettres qui regardent l’administration du journal — a bon nements, changements d'adresse annonces, etc — doivent être adrei séesaux administrateur».Pour cesser de recevoir le jour* nal, il faut donner avi» au moins quinze jours avant l'expi* ration de son abonnement et payer tous les arrérages.Canada @t Etats-Unis.Un an.Six mois Etranger (Union postale) Un an.*•oU l’abonnement est strictement payable d'avance.$2.00 .$1.00 JOURNAL HEBDOMADAIRE “ VEiriTAS LIBER ABU' VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES." j.P.Tardivel,Proprietaire et Rédacteur en chef Bureaux et Ateliers.96 Rue S,Joseph S.Roch.Administrateurs,L,Drouin & Frere QUEBEC.SAMEDI 19 .JUILLET 1890 il y a une qualification dont tout le monde se pare avec une continuelle os-1 tentation, bien que généralement on fasse ostentation plutôt du m >t que la chose qu’il sigmfi \ Ce mol est celui de con^jtu nw.Examinez-le bien : tous veulent être conséquents Et pour s’insulte!' «•; >u ut rager mutuellement, les hommes du jour se contente ut de se jotei à la face 1 épithète d’inconséquents, I Et cependant, qui le dirait ( Etre cou sequent, c’est simplement être intransigeant.Cue i.onel«ons nous de là ?Nous en concluons que connu d’après le ivfrain ; ipagnol, un mauvais mnntuiu ucoir (i n.hou bu ;v u r, ainsi ns l’écorce d’une parole >i mallieu- i eu se et si détestable, ii peut su cacher une vertu d’une importance capitale.ht comment >’v cache-t-elle ( Précisé» ment parce qu’il Vont sentie cl cherchée là, les partisans de la révolution, à la laenti des chiens furieux, ne cessent de rugir avec une rage infatigable.Ou les voit assez, il,tirer avec leur instinct diabolique quelle est celle de nos u*livres qu'il est préférable d’attaquer.Ainsi nous connaissons toujours nous-mêmes, par ce seul fait, quelles sont celles qu’il nous convient de défendre avec la plus grande et la plus perse vub ranle fermeté.Mais donnons enfin la définition de l’intransigeance ?-moi un homme qui dise clairement c’est abhorrer ce qui lui est opposé, et franchement oui, toutes les fois qu’il comme on doit abhorrer tout ce qui est doit le dire, et qui fasse entendre un opposé à Dieu.Son fondement, si nous non catégorique et accentué, toutes les | le fois qu'il doit le faire ; qui le dise toujours et partout, en présence des amis |divine, et des ennemis ; quand il y a avantage comme quand il y a préjudice pour lui ; que cela plaise ou déplaise au prochain, | elles sans a u ties considérations et égards que ceux dus à la vérité, égards qui ne sont | jet ! Entendez le langage d'un moderne nullement opposés à ceux de la véritable apologiste français.Voici comment il et légitime charité ; donnez-moi un tel a admirablqjuent tracé le tableau de l'inhomme, et le monde qui, en toute autre transigeance catholique et de la fausse matière, le proclamera un héros, en ma- charité qui lui est opposée, tière de propagande catholique, lui ap- “ Celui qui aime la vérité, pliquera le sobriquet d'intransigeant.| “ teste l'erreur.Qu'importe ! honte aux sobriquets et à ceux qui les emploient ! Chaque chose est ce qu’elle est, et non ce que prétend faussement le sobriquet, qui en cela ne I “ ri té réussit pas à tromper ! Allons encore plus au fait : nez Qu'est-ce que l’intransigeance ?considérons bien, repose entièrement sur le premier des préceptes de la loi au dernier ouvrage Nous empruntons de Don tiarda, le Mal «oeia!} Vol.Ile, se à cette importante ' Quelles belles phrases a publiées à ce propos un bon journal, et comme s'accordent avec les id es jTl, la repon 1 âge que ion : que nous venons d'exposer sur le même SU- al h» libéralisme et -»*s partisans l'hui sous h- nom n'est iieu moins *t concrete de Ce qUC abhorrent tant aujoui hideux d’intransigeance ,jia4 l’applieation pratiqu l’esprit de foi 1 I* i ut de la haine pont l'hure laus ,pic nous avons proclames précédents comme 1 du propagandiste cu-I.'intrau-.igeauce doit d«eic vire ut plu.s excellente vut tu, • allons, avec la grâce de I dm, point évident pou ru CS lit-il, de-Cette détestation de u-i Vri- es 1 • f )C lit ll :i i US tus “ l'erreur est ht pierre de touche qui “ permet de reconnaître l'amour de la “ vérité.Si vous n'aimez pas la vé-vous pouvez jusqu’à un certain “ point dire que vous l’aimez, vous “ pouvez le faire croire ; mais soyez “ certain que, dans ce cas, vous n'au- » tii -lique plus solide sa ut nous n mire lec » H ce tuiir-.Qu’est-cu »ju«: l'iutrutisig ifeaucefQu est • être intransigeant ( Au risque d’é- nous pouvons 11 y a dans le siècle actuel un programme complet de questions religieuses | lez l,as ^ h°rreur pour le mensongejet “ ce signe démontrera que vous n’ai- u mez pas la vérité.“ Lorsqu’un homme qui aimait la vé-“ rite, cesse de l'aimer, il ne commence ce qu nuuccr une vérité banale, et sociales, dans lesquelles tous les catholiques sensés diffèrent invariablement des libéraux ou des rationalistes ; un programme complet de questions, dans chacune desquelles, là où nous disons oui, ils disent invariablement non; et où nous disons non, ils disent inva- iutransigeant c’est ne pas Or, ne pas transiger c'est tous ses droits, ut dire qiVetre transiger.exiger pour la vérité n'admettre ni droit ni l'ombre même “ pas par declarer sa défection, mais “ par moins détester l'erreur.C’est là “ ce qui le trahit.“ Les complaisances secrètes forment ignorées de d'un droit pour l'erreur ; c’est professer la vérité tout entière, sans mutilation ni atténuation ; c’est détester l'erreur, jus- replis les plus cachés riablenient oui.Donc la première règle concrète pour le propagandiste catholi-1 UIie ^ partie^ les plus “ l’histoire du monde.que dans ses lui refuser jusqu'aux plus insignitian.es Est-ce là un mal ou un et que, c’est que son oui soit dans toutes ces questions un véritable oui non un véritable non.complaisances, bien ?11 me semble que, par celte seule “ Quand un homme perd l’amour de “ la doctrine, bonne ou mauvaise, qu'il ; I “ professait, ordinairement, il et son Je l’ai dit.L’intransigeance est la rigide et stricte conséquence dans la vé rite catholique et dans la loi de Dieu.Faisons maintenant un peu de logique à la façon des étudiants.La conséquence légitime est celle qui découle légitimement d’un principe.L'intransigeance consiste donc à se maintenir dans la ligne droite que forme le conséquent, en dérivant de son antécédant.Ainsi, au contraire, toute transaction est un faux déjà résoudre interrogation, on peut toute la question.A le bien examiner, ce qu'on appelle conserve La seconde règle, c'est que son oui soit toujours aussi absolu et aussi caté-i le non de son adversaire,et | son non aussi résolu et aussi franc et “ le symbole intérieur de cette doctrine, qu'il opposées il perd seulement l'aversion “ éprouvait pour les doctrines “ à celle-ci.intransigeance n’est autre chose qu’une qualité qui, si elle portait un autre nom et s'appîi juait à un objet distinct de la religion, ne laisserait pas d’être tenue par tout h* monde comme très noble et fort recommandable.C’est le cas où une chose est coin dam née on nous, uniquement parce qu’elle est en nous, et que nous la mettons au service de la religion, alors qu’un l’applaudit toujours, quand elle ne paraît pas directement employée au service d’une si noble cause.goriijue que net que le oui rationaliste auquel il répond.Méditez un peu ces principes et leur application : n’est-il pas vrai que la sainte vertu de l’intransigeance ne vous paraît plus aussi déraisonnable ?“ Pour mesurer l’amitié de Paul pour “ Pierre, ne demandez pas seulement “ comment se conduit Paul à l’égard de “ Pierre ; demandez comment le “ rnier traite les pre- eunemis du second : Mais il est déjà temps de conclure sur ce point ; et nous le ferons en ucus résumant brièvement.Etre intransigeant, c’est admettre intégralement, non pas à moyen duquel, d’une syllogisme, prémisse blanche, par exemple, on prétend tirer une conséquence noire ou tout au “ comment l’un s’afflige des injustices “ qui sont commises contre l’autre.C'est là la pierre de touche.Que de sophistes que au moins grise, l’on pourrait comparer à la peste ou à l'ivraie dans le champ catholique, s’en “ Essayez de vous représenter un à demi, mais entièrement.Etre | saint qui n’ait pas d’horreur pour le “ péché.La seule idée d’un tel saint moitié, la vérité, et se déclarer pour elle non intransigeant c’est ne pas renoncer à une Un martyr, à quelque époque qu'il t^ipartienne, est toujours un obstiné intransigeant ; puisqu’il donne son sang et sa vie pour ne pas transiger avec ce qu’il croit opposé à su foi.Le martyre est une chose très glorieuse ; qui dirait cependant qu’on puisse l'appeler de ce nom si odieux d’intransi geance ?vont aujourd’hui entassant ainsi enthy-mèiues “ est absurde.Et cependant c’est ainsi parcelle de cette vérité, ne pas l’amoindrir par des atténuations insignifiantes, |l: 4UC ^ monde se représente aujour- “ d’hui le chrétien digne de la et syllogismes les uns sur les antres ! ue pas la soumettre à un contrôle artificieux et humiliant pour elle, intransigeant, c’est accepter non seulement la vérité, mais toutes ses conséquences théoriques et pratiques, surtout I " teste le mal, par qu’elle veut sa gué- canoui- Etre I “ dation.Le saint véritable a la cha- pon r parler plus clair et en finir avec réminiscences scolastiques que tous lecteurs ne pourraient pas entendre, savez-vous ce qu’est l’intransigeance ?Elle est la vérité, la loyauté et la fermeté du oui et du non.Un oui ou un “ rité ; mais ung charité terrible, “ brûle et dévore ; une charité qui dé- cos qui nos “ son.les conséquences pratiques, entendez bien ; en les envisageant toutes de front, I “ Le saint, tel que le monde se le fi-aussi dures qu’elles soient pour l’amour " gure, devrait avoir une charité miel-propre et le respect dû au prochain ; en “ lease, qui bénirait tout homme et les proclamant toutes, quelque odieuses I ¦* toute chose ; il devrait sourire à i’ur-qu’elles paraissent et quelques sacrifices “ reur, au péché, à tout et à tout le qu’elles imposent.Etre intransigeant, “ monde, n’avoir ni indignation, ni gran-c’est souffrir pour la vérité, s’il faut " deur, ni élévation, souffrir par la professer.C’est mortifier “ souder les abîmes, et frapper, s’il est nécessaire que, pour " bénin, bienveillant, compatissant à elle, les autres soient mortifiés et frap- " à l’excès pour l’infirme et indulgent pés.C’est, eu résumé, l’aimer comme ou " pour l'infirmité.Si vous voulez être aime Dieu, plus que toutes choses ; " un saint de ce genre, le monde S'il s’agissait de la défense de la patrie, on appellerait l'intransigeance une noble fermeté et rien de plus.Guzman-le-Bon, en laissant immoler son fils, plutôt que de livrer au Maure la ville rageux confiée à son honneur, n’est autre chose oui qui paraisse un non, ou un non qui, regardé d’un certain côté, puisse so non pensés a propos, prononces avec loyauté, soutenus avec une persévérance opiniâtre, voilà ce qui constitue le cou-intransigeant.Ce n’est pas un à le bien considérer, qu’un cruel et ri-didicule intransigeant 1 II est vrai qu’à prendre pour un oui, selon lu système cette époque, les Espagnols l’étaient d’équilibre des hommes de concussions et du compromissions ; c’est un oui vé- Dans la terminologie des partis po- ritable, et non pour rire, lout est’là, et peut rien demander de plus.Don- ni pénétration pour Il devrait être presque tous.litiques, aujourd’hui si fort eu vogue on ne vous i LA VERITE 410 RECTIFICATION I peuvent signor en masse, envoyer des délégués, faire appuyer leurs vœux aux Parlements ; ce droit leur suffirait, s'ils no voulaient pas atteindre leur but par le terrorisme et le désordre.Un des principaux arguments présentés à l'appui de la journée de huit heures n'a d’ailleurs pa> de valeur et ne supporte lui êtes pas l’examen.On assure que cette brève journée produit mieux et davantage qu'une plus longue.Cost vrai seulement quand le travail est difficile et délicat ; mais, dans la plupart des usines, partout où les machines fonctionnant, la boso gne e?t simplement mécanique.Certains travaux sont pénibles et insalubres, ceux des mines, par exemple ; d'autres peuvent se prolonger sans que l’ouvrier en pâtisse.La même abréviation n’est pas exigible pour tous au point de vue de l’hygiène et de l’humanité.Il serait toutefois désirable, qu’outre le repos dominical qui doit être accordé partout à l’ouvrier, celui-ci vit la durée de son Ira vail abrégée.Daus quelles limites ?Cela nous parait dépendre de ce qu'il faut exiger de l’ouvrier de** chuni|>'.O.i pavai; l’avoir oublié dan» tout ce tapage, et c’est surtout à lui qu’on aurait dû penser.( est qu'on a compris I*impossibilité de réduire à huit heure**, en toute saison, le travail quotidien de l’agriculture ?tjui donc, en réduction «le quatre ou diminuerait pa** grandement la probation alimentaire ?44 aimera et dira qu’en agissant ainsi " vous faites aimer le christianisme.44 Le monde, qui a un instinct diaboli-u que, no vous demande jamais d’aban-“ donner la chose que vous soutenez ; il 44 vous demande seulement do pactiser 44 avec la chose opposée.Et il déclare 4* alors que vous lui faites aimer la reli-44 gion, c’est-à-dire que vous 14 agréable, puisque vous cessez d’être un 44 reproche pour lui.” Ce sont là des coup*» de pinceau de maître, aussi habiles que pleins de profonde vérité.Voilà l’intransigeance.Cost pour on contre cos nxiomot quo la bataille sociale s’engage ; elle sera longue et violente.Guerre de trente ans ?Guerre decent ans ?On n’en peut prévoir la tin.N’en déplaise à >1.Constans, la république est moins susceptible do résistance que la monarchie.Le suffrage universel étant établi, un moment viendra, presque certainement, où la majorité des députés élus sera socialiste dans quelqu'un des grands Etats ; la secte n'a-t-elle pa** déjà presque acquis la majorité au conseil municipal de Paris?Si ce fait se produit dans une monarchie, en Allemagne, en Autriche par exemple, l'empereur dissoudra le parlement, modifiera la constitution.réglera et limitera le droit de suffrage.Peut-être une insurrection éclatera-t-elle ; mais les précautions militaires auront été prises, et le peuple, selon son habitude, sv rangera du côté du plus fort.Dans un régime parlementaire républicain, cette défense et cette compression sont-elles possibles f Seraient-elles ; siblc** à Pari*», où les élus «le la ville se On nous communique ce qui suit .Les Canadiens du diocèsed’Ogdonsburg n’ont pas été peu surpris en apprenant la prétendue nomination de M.hriol de Troy N.V, comme coadjuteur do Mgr.Wadhams.Ils savaient parfaitement que la Propagande dans sa sa isie était prête à rendre justice aux vœux si légitime* des quarante huit milles caua* dioiivfrançais de ce diocèse, en leur d liant un évêque de leur nationalité.Aisii quel fut leur soulagement quand toute lu presse française, et plusieurs journaux anglais donnèrent le démenti au Nitio.- TlUOTES IMMIOHK-.(t.1>K LA Tout.A travers la presse Canadienne LE NEW-YORK CANADA S.iluon- la nats-atice «l’un journal aux Kt:itsVni.s us*/»* 44 Ceux «pii perVi-tenl à défendre lu - v-tème d affermage, su retranchent dan* cet argument : 44 lu- bonnes sœurs, quel ma' *4 donc leur voulez-vous ?-a;libre, la “Je no veux que toute* sorte- «le b nés choses aux 44 bonnes sœur* ne mu fora jamais admettre que celui «pii j paie ne doit pas avoir le droit «le survoil-! lance, de contrôle, .le m'attaque au -y-J tèmo, non aux personnes, tjue le.- .-ni:' soient employées comme ganle-malade-, tort bien.Tout le monde applau lira Mais à elle- pas plu- qu'à d'autres, il leçon vient «le confier la direction absolue de no* asiles.Il v a eu à la Longue-Point • des abus graves.(Jette institution e-»t brûlée.Le gouvernement devrait profiler de celle circonstance pour faire acte «le j progrès.1.lui e-L facile de faire des arrangements auxquels l'opinion applaudirait.Il peut acheter l'asile de Boaupo.t A Sorul, il y a un collège qui n'e*l plu-utilisé, je crois.N'y at il pas à T roi — Rivières quelqu édifice de « " t " ' ¦ D’ici à quelques moi-, la Province, si le cabinet le veut, aura adup.é le .-ysLèm * suivi partout ailleurs, où l’on a p Mtr les aliénés des sentiments dignes de la civilisation chrétienne.preuve.Cnnad ion-1 rançai* et catholique, voilà la voie à suivre.La foi qui a sauvé la ou treize | Nouvelle Franco peut seule donner Fu-heiires de labour à l’ouvrier des champs ?j nion aux débris épars de notre natio-Non, sans doute : celui-ci protesterait et milité dan* la république voisine et les Mai* >i le jounia- présel ver de la dissolution.Tous les ne travaillait que huit joqrs et «le mille manières nous la voyous heures, pourrait-on contraindre le «lomes- agir *ous nos yeux.tique et le til- du cuit: a leur à un travail j Hier, nous pressions la main d'un an- Ce serait bien ! rien concitoyen ré-idant aujourd’hui aux Ainsi une partie du *l culli- j Etats-Unis.“ ,| arrive «lisait-il de la* en friche; lu fermier, Bonne St«ï Anne où n«ms sommes venus t • mais, dans la mesure du prudent, du raisonnable et du possible ; lu sentiment\jc l'ouvrier «lu lïudustsie doit se régler par la réflexion et le bon mai" vi Si l’on réduit i huit heure* la journée pou rrait-on continuer d’imposer «louzu sens.chrétien, l'ouvrier *ouf-il s’exulte cl s emporte passions, quand un lu combat contre lu.* capitalistes S’il u cal pa* lïe et jalouse ; obtiendrait justice, lier auxiliaire quand un flatte sca pousse au un lui promettant la victoire.Dca centaines du milliers d’entre eux, coalisés direction encore occulte, se sont difficile.beaucoup plus prolongé ?a«jUa une levés, le 1er mai, le poing menaçant, et vable tomberait ont adressé une première «omm.tlio ; aux ; obligé en réel a- ! de payer ainsi cher une main- quatorze chars «le Canadiens, «le Provi d'œuvre moins productive, abandonne- • d**nco et «les environ.* ".Et c'est ainsi rail la culture gouvernements et aux patrons, muni l'universelle journée de huit heures.¦ Celte demande o*l-elle raisonnable ?paierait presque j que le pieux remlez-vou* des Canadiens propriétaire.Qui nourrirait j au sanctuaire de Beaupré deviont pour al or.* la population du pay.* ?Notez bien ou nu rien au Doil-ou capituler (levant cotte liun ?sum ma - j nos frères do « Kt it*-Uni* un moyen pd-que le* ouvriers du Tagri-I riodiqne ur les aliénés des sentiment* Ainsi procédaient les barbares contre ; fixée uu-dessou* du dix heures, pour j eu voyant un journal u: ‘\ se met- j dignes do la civilisation chrétienne " que l’empire romain en décadence ; il* se ; presque toute* lu* industrie*.Encore ! Lie à ia lemo.quc d'un part i pohliquu i du lus enlever aux soins maternel*du nus groupaient menaçant* sur une frontière :, faudrait-il admettre une prolongation j quelconque.Eussions non* tenu la plume communauté* religieuse* pour le* confit"* leur livrait des provinces, on leur don- dans la campagne pendant la moisson.: non* eussions «lit au lit u «le démocrate : à des mains mercenaires.Il n’y a que liait de* subsides, ou leur payait un tri- Si l'on accorde cette concession, la li-1 M notre journal est surtout antipathique Tarie qui soit capable do profaner ainsi but: l’empereur recrutait parmi eux une ' mi talion à dix heures, les socialiste* nu ' au parti républicain.” Entre «leux maux il lus mots, et.affirmer dus mensonges aussi partie du ses gardes ; l’empire affaibli et désarmeront pas ; c’est un parti absolu- ' faut se résigner an moindre mais tout en ! évidents pour tous ceux qui connaissent déchiqueté se dissolvait sous leur poussée, meut subversif et une secte universelle.I vi*anl plus h mt.(JV-l cela sans dmile eu la question et la jugent sans parti pris.Ou ag:rn sagement en résistant à ces Son initiateur ullemmd, le riche et doux que notre confrère avait dans l’idée.Bien que les sœurs donnent pour manifestation* socialistes; s'il n'est pas juif Lussallu, semble lui avoir * ‘ *a j Lu New- York-Canada est rédigé par M.piastre* autant et plus qu'on ne pourrait possible de les empêcher partout, il faut souple habileté ; son brutal philosophe , George* Lumay autrefn- de Québec,et pu- obtenir dans un asile sous le contrôle du du moins les contenir et déclarer que l’on français, Proudhon, lui a donné comme blié par Al.Pambrun.gouvernement, bien que, de plus, pour ne cédera pu* à leur contrainte.Le droit dogmes se* axiome* ; Dieu c'est lu mal I m_ celle “ _ somme, les sœurs donnent île pétition est assuté ; lu* léelamanls La propriété c col lu vol I j a ces pauvres déshérité* de la fortune forme tumultueuse et menaçante procédé serait bientôt Il faut tout h* cynisme du Take quêtant de mal bocquoi* pour oser prétendre que ce durait y cédait, le même employé pour une autre revendication,un | chefs des Etats I minimum de salaire probablement.i ! M.on cent C36D 8456 5289 1245 LA VERITE 411 Dans notre numéro du 5 noue avions |uti(lD confort qu’il» n en ont jamais goftté t|ttUë leur» familles, cependant hi on ne trouve pa» ce confort suffisant, eh bien qu'on augmente le prix d'entretien que l'on paie annuellement aux sœurs et noua parions que pour cent cinquante piastres elles feront mieux que le gouvernement lit faire au prix de trois cents pius-• tôle.le confrère a tort il faut bien ayons raison.Du reste nous une preuve évidente dans le fait qu'au lieu du nous reproduire textuellement, Y Electeur a cru plus prudent de ne publier qu'une analyse de ce que nous avons dit, analyse de son cru et qui défigure entièrement notre pensée, il dit, après avoir M.Langclicr : “ La Vérité répond que >1.Tardivel est absent de Québec depuis lu 24 juin, mais que sou remplaçant pro têtu, s’est cru justifiable de lancer ces vilaines insinuations sur le caractère du nouveau ministre parce que lu youcel/i6te en a fait autant mil refoi* en 1884 et en 1885.” férny, dan» l’humblemaison où naquit posé certaine» question» au Canada, au Jeanne d’Arc, un musée qui reproduira sujet de l’attitude de Sir John A.Macdonald et de son organe VEmpire durant le» dernière» élections d’Ontario.Dan* que uou» en avons le» principales œuvre» de peinture et de sculpture, consacrées à l’héroïne par l'art français.son numéro du 7, le Canada commence sa réponse dans un article in&titulé : La campagne de A/.Meredith et qu’il termine ainsi : Un HOMME de bien:—Une souscription est ouverte dans le but d’élever un monument à M.Beiure, cet homme de bien dont toutes les œuvres ont connu le dévouement et la générosité.M.l’aumônier du Cercle du Luxembourg (18, rue du Luxembourg) chargé de centraliser les fonds de cette souscription.Ainsi reproduit la lettre de pourri très pfw " Nous parlerons prochainement de l’attitude de l'Empire, mais comme nous n’écrivons pas pour la galerie nous désirons que la Vérité y aille avec toute la bonne foi possible." Le Trijtuvien du 9, public un extrait des remarques, que nous avons faites dans notre numéro du 28 juin, au sujet do l’attaque do VElecteur contre les ultramontains en général et la Vérité en irticulicv, puisqu’il ajoute : est Nous n’avons pas remarqué que le Canada nous ait donné la suite de sa réponse cl nous attendons le tout pour offrir nos remarques si nous en avons à faire.Mais, en tout cas, le confrère peut compter sur notre entière bonne fui comme toujours.Nous ne discutons pas pour j la simple plaisir de la chose, mais uni- ( qttemeiiL dans l'intérêt (le la benne administration du pays, le Canada devrait vu être convaincu.L’enceinte de Paris :—M.de Freycinet promet d’appuyer devant,1e Conseil supérieur de guerre la demande des députés de Pari-», qui réclament la démolition du mur d’enceinte depuis le Point-• 1 du-jour jusqu’à Saiut-Ouen.11 est dit que nous ne nous colon- Pardon, confrère, nous n avons pas dit J, I,"" h,,uvtvnt UVV ,','î \fr"L Kllc cela.Vous mettez là un parce aue qui est iirétvnd appartenir a I école ullrainon- , ; 11 mine ; nous aussi.Et j»ou, tant nous ne :‘b'"lu,IH*ul mal *Sl «von» m|>- tenon-guère la même ligue de conduite pelé le- accusation- portée* autrefois par qu’elle.l>’où vient la dillvi cnee ?l)o que nous considérons l'Eglise autrement quelle.C’est-à-dire que le Triflucien mn-i-dère l'Eglise d élection dont ou -e pi é va loir, lundi* au contiaire doit -n vir à l’arei oi-st et non celle-ci au triomphe l’oblique.Voilà, certes, une i «»lablf dan- no- deux manière* «If considérer T Eglise, il* ; il -loiitivrs.la* '/'nft'icicn continue : .« le Nouvelliste, ce nV-t pas parce que celui-ci le- avait proférées mai* bien parce que M.Langelier ne les a pas, dans le temps, repou-sée* d'une manière tout à tait vi«• -torieii*e : cela fait une di île rei.ee énorme.CO Propagation i>e la foi :—Les recettes de l'Œuvre de lu propagation de lu foi se sont élevées, en 1889, à 6,541,918 fr.jdans cette >omme, la France a donné à elle seule 4,013,905 francs.Le diocèse qui marche toujours en tête e>l celui de Lyon : 427,432 francs ; viennent ensuite : Paris, 194,700 francs ; Cambrai, 172,731 francs; Suint-Bi ieuc, I 160,000 francs ; Mantes, 130,750 francs ; • Itodez, 127,625 francs ; Quimper, 118,-I 963 franc.* ; les recettes des autres diocèses n’atteignent pas 100,000 fr.A l’étranger, les diocèses dont les recettes dépassent cent mille francs, sont : Cologne, 124,420 francs ; Mali nés 101,125 fr/ comme un puissant engin aurait grand tort de pie la Vérité ;ue la politique •ment de I Kgli-e l’un parti d ! flétvlier 1/Electeur n'aime pas non pins que nou> prononcions lu mot clique.Cela lui Voilhe sur le- nerfs.Il sup|>o-e que nous avoir- voulu faire allu-ion à la clique Lan jt lier, mot familier dan* la bouche lu parti bleu.'* Pour >arl, non- aurions préféré un nom unpluxc mai- peu non- importe ; ce que nou> avons voulu désigner par mot «le clique qui «félonne -i désagréablement dan- les oreilles de M.Paeaud, c’est fcn-emble «le eu- brasseurs d'affaires que | M.Pacatnl doit connaître et qui, devant le- tribunaux, i et Usent de répondre à nombre «le questions parce que, disent ils, leur répoii-c pourrait les incriminer.Maintenant donnez-lui le nom que vous voudrez, cela ne non- importe eu rien.Il suffit que nous ayons constaté, en plusieurs circonstance-, que M.Lange lier a en et a encore «les relations intimes avec , certain- des personnages en question, pour nous faire redouter su présence dans le cabinet.J Passons sur plusieurs assertion* fort risquées et venons à la conclusion.L'Electeur termine ainsi : CA ET LA lu pas u use 1 Montmorency :—L bon.dis.Lange lier a été élu sans opposition à Mon lino, j rem-y samedi dernier.de tou- le- poli-on- « Ilot « e | plu- (V !«• C-‘S Lk 1 J viLi.Kï :—Les changements su- Nous nous trouvons passablement Québec ; notre ville est I bits de température ne sont pas particu-située entre le 46e et le 47o degré de Huis à la province «le Québec.Mardi, le latitude.Saint-V> mi face est sous le ' Ici juillet, la chaleur était encore 50e degré.C'est vous «lire que au nord ex- ici, vu- cessive.Depuis mercredi il fait frais, jours sont sensiblement plus longs ici : presque froid, car une (telle brise du qu’à Québec ou à Montréal.I/autre i nord neutralise la trop grande ardeur du soir, le soleil se couchait juste à neuf Soleil.C'est un très beau temps, heures moins le quart.Il faut que l'heure du chemin de fur que le monde adopte, avance d’une heure sur l’heure solaire.N’importe, cela produit un singulier effet de pouvoir lire facilement sans lampe à dix heures du soir.»u> St L‘U I\S I'S il y a au moins une métisse.esses ki» Les dire Mau itu bai ns trouvent que c'est la per-tout ' fcction.Pour moi, j'aimerais quelques jut: les tribus sau- lemi- j degrés de elulettr de plus.Mais en voilà assez sur le climat, le sol, le beau temps et la pluie.Pxulo majora ranamits.pioique suscepti- ve Ue sein- * * J’ai visite, ces jours-ci, en compagnie de M.Pabbé Dugas, et du R.V.Allard, vicaire général, le couvent, Porphélinat et l'école industrielle dirigés par les Sœurs grises, de Montréal.Ces religieuses ont aussi la direction de l'hôpital de Saint-Boniface.Ces trois institutions Pendant que nous sommes sur ce chapitre, disons un mot du sol des prairies de Manitoba.La terre e.^t extrêmement fertile.Je n'en ai jamais douté, du reste.Tout le monde est d accord sur ce point.C’est une terre d’alu v ion noire, sui generic ; du moins sont situées à peu de distance, l'une de elle ne ressemble en rien à nos terres l’autre, sur les bords de la Rivière noires, à nos savanes de la province de Rouge.Elles sont entourées, Québec.Lorsque cette terre est détrem- l'archevêché, de jardins et d’arbres qui pée par les pluies elle devient aussi glis- brisent la monotonie de la plaine.A saute que du savon, aussi collante que ' proximité du village de Saint-liuniface, du mastic.La boue de Manitoba, quand elles en sont, cependant, sauvagesses au et nié- es pé ran ces mauvaise récolte mais possédant assez 'le comme *** À ce propos ou m'a fait une observation qui me parait bien sage.Jusqu’ici, les manitobains n’ont point assez varié leur culture.Ils se sont presque exclusivement bornés à semer du blé.Lorsqu'il y a un bon rendement tout va bien ; ruais arrive une année de sécheresse, on une gelée précoce, voilà douze mois sans revenus, sans ressources.Il faudrait semer d'autres grains en plus grande quantité.L'orge, par exemple, vient très bien ici ; et il serait facile, ce me semble, avec les moyens de communication que possède Manitoba maintenant, d’écouler ce produit qui est très recherché aux Etats-Unis.L’orge a un avantage sur le blé, les gelées blanches du mois d’août l’affectent pas.Fuis, il y a l’élevage des animaux.On s'y livre déjà il faudrait augmenter beaucoup encore lu nombre des troupeaux.D'ici à longtemps le foin et le pâturage seront abonnants et à bon marché.La fabrication du beurre et du fromage est in- sau- assez éloignées il pleut, est tout simplement horrible : pour jouir d’une tranquillité parfaite.(Je les manitobains eux-iuêrnes sont bien | sont trois maisons qui, certes, font lion-obligés d’en convenir.S’il pleuvait neur au diocèse.Lv couvent et l’hôpital aussi souvent ici que chez nous, le sont deux édifices fort spacieux en bri-pays serait littéralement inhabitable, ques blanches.Le Il faut voir cette glu pour s’eu faire l'orphelinat est une construction en bois une idée ; toute description que je et date de 1846, je croi.«.Les fondatrices pourrais faire serait inadéquate.Heu- de cette maison reusement lus pluies ne durent pas longtemps, et la boue disparait vite.Chose singulière, les chemins tent pas, comme les nôtics, par ornières et par buttes ; car la terre chant devient si friable que les mottes fondent, pour ainsi dire, non en pou s- venu un grand arbre ; siïire, mais en so a.La terre de savane institutions ,|„ Saint-Boniface, les de la province de Québec fait un boue gvises ont des écoles eu plusieurs parois-beaucoup plus liquide, beaucoup moins 8es du diocèse, notamment à»Suini-Norte nacu que la terre de Manitoba ; par belt, à François-Xavier, contre, en séchant, elle se convertit en pelle, et plusieurs missions dans le far une poudre très K ne et très facile à West et l’extrême nord, dans les régions soulever.Sur les chemins de Muni- glacées de l’Arthabaska et du fleuve loba, même par un temps de sécheresse McKenzie.corps principal du ôtaient quatre s te tira grisua venues de Montréal en 1884 avec Mgr Lnllèche, par la route îles canots.s religieuses, sœur encore.On la consi-véritable relique.gtaiu de sénevé planté en 1844 est de- • • Lus dames du Saint-Nom de Jésus, dont la maison mère est à 1 lochelaga, ont un magnifique pensionnat à Winnipeg.J’ai eu le plaisir de le visiter hier.Ce couvent est fréquenté par un grand nombre de jeunes filles protestantes ; car pour eus bons “ frères séparées ", la théorie est une chose, mais la pratique en est une autre.Kn théorie, ils sont opposés aux écoles catholiques, i\ la religion catholique, aux communautés religieuses ; en pratique, ils confient volontiers leurs enfants à nos bonnes religieuses, sachant fort bien qu'elles Une de eus vénérable.- ne res- Saint-Joseph, vit (1ère comme une • • Lu un su- eur outre lus trois nu sœurs HUIS a Qu’ap- LA VERITE 413 formation infiniment ! j que appeler des forêts.La vue s'y re- Bientôt il faudra aller dans l'extrême cements de civilisation.A Venir rit impose agréablement.A notre droite s'é- Nord-Ouest pour trouver des représen- pelé la Grenouillère il y eut, en 13LG, tend la plaine, absolument plate et sans tant de cette race singulière qui sem- une véritable bataille entre les g jus 11 le moindre arbrisseau.U’est un spectacle ble avoir été destinée par la divine la compagnie et les hommes de lord autre pensionnat à Saint- saisissant et attristant, plutôt que beau, Providence à servir de trait d’union en- Selkirk.Vingt deux de ces derniers y et grandiose.Une mélancolie vague et tre le monde sauvage et la vie civi-1 périrent, ou 30 milles au sud-est de St-B oui face, pénible envahit l'âme eu face de cette lisée.e*e mer immense sans mouvement.Lorsque Une autre institution qui est bien ces vastes champs de blés sont prêts à | Le 7 Juillet En compagnie du recevoir le moissonneur et que les épis |%.p, Allard, vicaire général, e°t de M.dores ondulent sous le souille de la brise, je jUge Jjixbuo, j'ai visité ces jours-ci, la l effet doit être autre ; mais aujourd hui réserve des sauvages de Piguis qui se cette immobilité et cette uniformité que trouve à trente milles au nord de Saint-présente la plaine produisent l'ennui.Les clôtures, leur donneront une supérieure u celle que peut donner la meilleure académie laïque.Les dames d’Hochelaga ont deux écoles à Winni- peg, et un Pierre, florissante paroisse située à 25 Aujourd’hui, ces établissements écos- sais, les plus anciens de la province, sont florissants.Mais on a beau dire, il suffit d’y passer pour se convaincre que les terres de Manitoba sont susceptibles de s’épuiser comme les autres.Le blé ue pousse pas ici avec cette vigueur extraordinaire que l’on remarque dans la paroisse de Saint-Jean-Baptiste, par exemple, où l’on ne cultive que depuis quelques années.Près de Selkirk se trouve l’asile d’u- *.* * digne d’une mention toute spéciale est le collège de Saint-Boniface, fondé par Mgr Taché, dirigé d’abord par des prêtres séculiers et des pères Ublats, et confié, depuis quelques années, aux RK.pp, jésuites.La maison, en briques blanches, est située à quelques arpents de l’archevêché, au milieu d’un bois de trembles.Elle est déjà trop petite pour le nombre d’élèves qui viennent y chercher la science et la formation reli* Espérons que les moyens de l’a- Boniface, sur la rive ouest de la rivière en fil de fer, sont quasi in- p0Ug,.visibles ; les champs de blé ne se dis- .Environ 1200 sauvages, sauteux et muskégons, ou cris des bois, su réunissent à cet endroit, tous les ans, à pa- tinguent do la prairie que par leur vert pins foncé ; quelques troupeaux seuls rompent la monotonie.Pour moi,vivre au milieu de la vraie prairie serait une sorte d’impossibilité.Aussi, nos compatriotes cherchent-ils surtout à s’établir sur des pour recevoir la somme reille époque, que le gouvernement leur donne annuellement en vertu du traité No 1.Cha- liénés de la province.C’est une institution gouvernementale sous la direction du Dr Young qui nous a fait visiter son établissement avec une politesse exquise.Cette maison m'a paru fort bien tenue ; mais il est à propos défaire une observation aussi importante.Cette institution coûte à la province la jolie somme de 833,OUU par année.Or elle ne renferme que 07 patients.C'est-à-dire que chaque patient coûte au gou-' I vei ne meut plus de 8300 par année ! I Voila des chiffres qui devraient faire ceux qui veulent Laïciser la 1 chuiité, particulièrement le soin des aliéné s, dans la province de Québec.Pour cent piastres par année, les religieuses de Saint Jean de Dieu font ce qui coûte ici trois ce nt piastres.Ht je déclare, en connaissance de cause, que cette maison de Selkirk n’est pas mieux tenue qu'était l'asile de la Longue Pointe.l)e plus je suis convaincu qu'une enquête impartiale établirait qu'au point de vue purement scientifique la maison des sœurs donne des résultats aussi satisfaisants que l’asile provincial de Manitoba.que individu, homme, femme ou enfant, reçoit $5.Le chef revoit $25 et les quatre conseillers, $15 chacun.Les jours de paie sont généralement des jours de réjouissance et quelquefois, aussi, des | ; jours de désordres; car malgré la sévérité des lois, le trafic de l’eau de feu, cette antique malédiction des sauvages, s'ex-ercetoujours sur une trop grande échelle mvages ne sont pas de gieuse.grandir ne manqueront pas, car le bien que le-faire dans " lots de rivières " qui sont nombreux ; car outre la rivière Rouge qui, à St-Bo-nitace, est large comme la rivière Cham-bly à Belœil, il y a plusieurs tributaires: VAssiniboine, la rivière Sale, la rivière aux rats, la Seine, etc.Sur toutes les rivières il y a plus ou moins de buis.Quelques arbres suffisent pour faire un (jette année le?pères jésuites sont appelés à ce pays est incalculable.v & * juillet, il y avait fête religieuse et patriotique à Saint J eau-Baptiste, paroisse relativement nouvelle située sur la Rivière Bouge, à 47 milles ip 1 de Saint Boniface.Je m’y suis Le 1er au s rendu, vu •g a s de M.l'abbé Cloutier, de M.le Sénateur (tir.ird et de M.Lirivièr \ s Si compagnie de M.l’abbé Du- joli paysage et rappeler nus belles campagnes de la province de Québec.Kn revenant de Saint-Jean-Baptiste, M.Dugas et moi avons fait halte a bonne humeur.Le vieux chef, Henry rt;q^chir Prince, un beau type sauvage, nous a fait part du ses griefs.Il nous parlait en santeux, le père Allard agissait comme interprète.Il parait que l'agent de cette réserve, au lieu de faire la paie à Piguis, où elle a coutume de se faire, lé- pu té fédéral du comté de Provuiicher.La fête était Vmt-à-fait canadienne- Sainl-Xoïbert,où nous avons passé vingt quatre heures en compagnie du digne curé, M.IkichuL que tout le Canada jeux et j c
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