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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 7 mars 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1891-03, Collections de BAnQ.

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»vr> nauHtmi ¦—HBBB .• ,r ^ N i •tuUiii'» «*•>• Iff .Î.UIV 88 A rt },4« I ni «Ica ville ft* jOieiMe ANNEE QUEBEC SAMEDI 7 MARS 1891 No 32 abonnements Canada et State-Unit,.Un an .Six mois Etranger (Union postale) »**.,*%# IA* OU LA VERITE AVIS l'our cesser de rea.voir le jour liai, il faut donner avis au moins quime jour» avant l'expiration de son abonnement et paye» tort* les arrérages.82.00 .81.00 Bureau «le mixt'igfie;jK'iiU : % rue St .Joiwfili (Ancien bureau de U IVrif/) JOURNAL HEBDOMADAIRE Un an .TéVphon* : 17- “ y K H IT AS U BE RA MT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES." j, p.T ardivel, Directeur-Proprietairu quëïVec SAMEDI 7 MARS 1891 Vn lutteur catholique honore par le Pape Bureaux : Chemin Sainte-Foye près Québec gramme.Ce programme est connu : des qui s’élèvent ; car le moindre in-nous l'avions résumé, dès le principe, dans cette courte formule, à laquelle vous avez bien voulu vous rattacher : “ Liberté du travail, liberté d’ tion aveu toutes ses conséquences légitimes, intervention de l'Etat limitée à la protection des droits et^à la répression des abus." général ligue.La mollesse, l’absence de caractère et l'ignorance des droits de sont à l’ordre du jour, parc -sève chrétienne lions.constituera poiut la ne convenient de ce langage trop emphatique, à notre sens, serait d’aviver les haines des classes et de faire naître des ambitions démesurées, suivies bientôt d’amères déceptions.Pas n'est besoin de bouleverser la société humaine de fond en comble pour y introduire, comme nous le désirons l’Eglise que la manque ; prenez des associa- A l'occasion dc;son quatre-vingt-an ni versai re de naissance, **# Qui formera ces hommes nonraui, cette race forte capable de greffer les idées catholiques sur la généreuse nation des Francs : c’est le journal de la vérité.Les lecteurs d ièroe M.de Wiudthorst, lu vaillant chef dn parti catholique, allemand, a reçu la lettre suivante de S.E.le cardinal Rainpolla, secrétaire d’Etat de sa Sainteté Léon XII1 : Ni plus, ni omine, d’après de récen- moins.Et c tous, plus de justice et de dévouement.Sans croire précisément que “ les vieux moules sociaux et politiques sont brisés, que nous sommes à la veille d’une révolution, la plus profonde, la plus entière peut-être qui se monde tes déclarations, cette formule ne semble plus inspirer de délit nice a personne et qu’on se défend même d'avoir.£ Illustre et noble seigneur.a aucun moment rien de- e ces bous journaux sont la matière première de la ligue.Les autres chrétiens—Les chrétiens nourris d’autres feuilles—déclaraient hier, devant nous, Votre prochain anniversaire de sera célébré avec une joie non seulement par vos amis politiques, mais tous les catholiques de mandé de plus, il nous est peut-être permis de dire naissance soit jamais annoncée au sans élever jusqu’à ce ton la prophétie et l'histoire, nous ad- que, dès son premier notre société a déjà eu la bonne fortune de fair commune, proches et vos aussi par l’Allemagne.Kn vérité, partout ou il fallait défendre les intérêts de notre pas dans la vie, e (Vlivre que la loi qui laisse la liberté au patron de choisir le jour de liberté des ouvriers et qui repousse le dimanche est excellente; qu’il ne faut pas imposer la religion (lisez la loi sociale iixée par Dieu).Sur toutes les questions ils lâchent de cette façon.Aucun n’est courageux jusqu’à la prison, pour résister aux choses les plus iniques, telles que 1 école obligatoire athée ou le prêtre soldat.Ils ne sont de rapprochement et d'union.mettons parfaitement que de nouvelles conditions économiques appellent certaines réformes.Cela s’est vu de tout temps, sous une forme ou sous une autre.A chaque siècle chrétien sa part d’améliorations dans les rapports des hommes vntr’eux ; et quelques espérances que l’on se plaise à fonder sur le XXe siècle, comme devant réaliser une sorte d’idéal de la perfection sociale, il très p.,'bable que, pas plus que .son devancier, il n’aura épuisé toute la série des problèmes économiques et que, à son tour, il laissera à son successeur quelque chose à étudier et beaucoup à faire.Sachons donc, messieurs, nous défendre de.toute exagération d; sens ou dans l’autre.Gardons une juste mesure ; c’est ce qu'il y a peut-être de plus difficile dans les matières qui vont nous occuper.Puissions-nous y arriver, aux lumières de la théologie morale, du droit et de la science économique ! C'est le vœu que je forme, en m’appuyant sur Vaille de Dieu, qui ne manque jamais aux esprits sincères et aux bonnes volontés.C était là, en effet, notre but prin- cipal : déterminer, autant ble, catholiques de France pourraient rencontrer et que possi-îe terrain sur lequel tous les ainte religion, vous avez vonstam->nt fait preuve d’une telle vigueur d'âme et d’intelligence, d'un tel zèle .t d’une telle fermeté, que vous avez gagné à bon droit la sympathie et l'affection de tous.A cctl" joie je m'associe, moi aussi, de tout mon cœur, et je profite avec plaisir de cette heureuse occasion pour me congratuler avec vous très cordialement et pour vous dire combien de prières ardentes j'adresse an Ciel, afin qu’il vous conserve encore plus longtemps en santé et en pleine possession de vos forces, pour le bien de l’Eglise et de la société.Le comble de ma joie particulière est de pouvoir vous annoncer une nouvelle preuve de la bienveillance toute particulière que le Saint-Père nourrit constamment pour vous.En effet, le Souveruyi Pasteur de l’Eglise m'a chargé de vous transmettre ses félicitations et de vous dire que Sa Sainteté vous donne affectueusement.im se s’unir en matière d conomie politique et sociale, laissez-moi ajouter également I # e- Mais, que, pour être véritable, l'union doit reposer sur des principes sur des équivoques, des réticences ou des malentendus.Ainsi il doit être bien .et non pas est pas pétris dans les idées de foi.convenu que nous repoussons également l'individualisme et le socialisme sous toutes leurs formes.Ces deux termes nous paraissant exprimer l'un et l’autre des erreurs funestes ; que, partisans non moins résolus de la liberté du travail de la libortéd’assoriation, nous n'ad- *** Lus lecteurs des bons journaux forment peu à peu une armée de lions capables de subir le matyre.Or il nous faut du sang ; on ne peut pas toujours vivre de la provision que des premiers chrétiens.Voilà pourquoi vous voulez faire tus un que anti- mettons pas, pour notre pays, la corporation obligatoire et fermée .bornant nos vœux et nos efforts à la corporation volontaire et ouverte.; que, d’autre part, nous ne confondrons, dans aucun cas, le domaine de la justice avec celui xle la charité, contrats d'ordre privé avec les veinions publiques ou les fonctions sociales : et qu'en fin les droits et la liberté du patron nous paraîtront choses tout aussi respectables que la liberté et.les droits des ouvriers.Voilà nos principes.C’est dans cet esprit de justice et d’équité pour tons que nous pours ni v rons nos travaux.Au risque d’être rangés parmi les “ frivoles et les impétueux ” par un vénérable cardinal anglais, nous nous abstiendrons, avec soin, de déclamer, à son exemple, contre les riches et les capitalistes (1), " ne croyant pas qu’un tel langage, d’ailleurs peu justifié par les conditions critiques où se trouvent les chefs d’entreprise, soit le plus propre à favoriser la paix sociale.Nous n’estimons pas non plus qu'il soit bon de forcer les contrastes entre ' la société démocratique ” et ce qu’on appelle non sans dédain la “ société bourgeoise ” ; ni qu’il faille parler sans cesse des mondes qui s’écroulent et d’autres mon- tions disons : “ Si une ligue de lions, suscitez les lecteurs des journaux de la vérité.” *** Les saines et fortes idées ques doivent être données chaque jour, autrement les lions s’éteindront faute (le la nourriture qui leur convient.Croyez-vous qu'un lion nourri avec des feuilles de chou soit capable de grands exploits ?Ce sera uu fade animal toujours prêt Entretenons donc les lions des journaux ayant de la sève chrétienne, di?peur que notre ligue soit bientôt fondue, comme il est arrivé à la suite d’autres beaux mouvements .catholi- les con- cern me gage de.tout don du Ciel, la bénédiction apostolique.m'acquitte avec joie de cette commission du Saint-Père, je vous exprime en même temps ma sympa-et ma vénération toutes spéciales pour votre Je LIONS thie à la faite.personne, et j’invoque sur vous la plénitude des bénédictions illustre seigneur.Sous ce titre singulier et dans le style original qui le caractérise, Le Moine de la Croix, de Paris, fait des réflexions pleines de justesse sur les efforts que tentent actuellement les catholiques français pour former une ligue destinée à défendre les intérêts religieux, Voici ces réflexions qui montrent bien la nécessité d’une tresse catholique dont le rôle est de brmev la matière première d’une ligue : Pour faire un civet prenez un lièvre, dit la sagesse, de la cuisine, et faute de lièvre la meilleure cuisinière ne fera pas un civet.La ligue des catholiques pour défendre la France et l’Eglise, également menacées, demande de vrais et solides soldats, donc pour faire la ligne il faut, des lions.Faute d’hommes fortement trempés dans les idées de la foi et dans la doctrine du Christ, le meilleur par divines, excellent et ne Avec parfaite, considération la plus ma M.Card.Ramvolla.& * Il nous sera demandé compte, temps peu éloigné, de l’usage que nous aurons fait de l’arme de la liberté de la eu Société Catholique d’économie politique et sociale 20 janvier avait lieu en France la première séance de la Société catholi-îw d économie jh)Iilique et sociale fondée sons la présidence de Mgr Frep-u ' „Yoic‘ l’allocution par laquelle ,8* 1 évêque d'Angers a ouvert cette «tance : un presse, qui nous est donnée peut-être pour la première et la dernière fois.En pratique, liberté de la presse n’a jamais voulu dire que liberté du mal ; et, aujourd'hui, demi-liberté du bien.il y a unt C’est donc à pen près la première fois qu’il est permis, pour un temps, aux chrétiens de se grouper.Quand ce temps sera fini, il sera trop tard.Messieurs, En ouvrant la première séance do ® Société catholique d'économie Politique et sociale ", noup n’avons P» besoin de rappeler notre pro- (l) Lettre de Mgr Manning, à la revue le XXc Siècle.HH MM ¦¦ m h I *• % , LA VERITE 280 saurait ôtru oomiljrju c d.sait sous sa signature le contraire do identifier Vlt'gliso avec un |»arli ou un la vérité." DENEGATION UO-UIU l un, ,li.roction dotinôo dam mie lutte électorale qui intéresse U coufé lération mouvement politique, qui fout iutervo- Si P Electeur ne calomnie pas atroce- î & lout l>rot,os e1, *10r5§ l*e dans les luttes électorales.; i $ .oiitière.Lv» journuu x politiques u'out fuit a„.cunu utteution à oettu vérité éléaion.t lire.Ils se sont emparés de ce deem et l'ont interprété, les réciprocité et l'annexion, le* ; contre lu protection et lu fàlirat ion i pi riale.Il faut dire que les feuilles t ic ïs ont le plus péché eu cuttu To is ont reproduit l'extrait du mandement sous le titre : L'A/inexiun.La semaine dernière, nous avons pu- j blié la très grave assettion dn Manitoba ' ment son maître, M.Mercier s est rendu PU)IK>8 qui affirmait que lu candidat libéral coupable d'un acte extiôiûeiueut irrégu-Wntson ttva't déclaré publiquement que | lier.M Laurier s’était engagé à s’opposer au désaveu des lois persécutrices Green- allégués juir VEUctnu way-Martin.Sur ce terrain, comme sur tous les autres, il y a un juste milieu quo bien En admettant comme vrais les fuit» peu d'hommes politiques savent tenir, -, savoir que le {surtout eu temps d elections.“ prêtre secrétaire " a lancé une lettre ! A son retour d'Europe, 8.G.Mgr Eu justice pour M.Laurier, nous don- circulaire et que cette circulaire n'était t Fabre, archevêque de Montréal, a publié i nous la dénégation suivante que nous pas autorisée {air Mgr Bégin, l'iuterven-1 trouvons dans l'Electeur du 26 février.| tien de M.Mercier n’en est juis moins (donné l’extrait suivant .L'organe libéral dit : ne ut uns contre lu mires un.i conserva- occasion.mandement dont les journaux ont ; un ' i Car voilà du vrai laïcis- reprehensible.! me condamnable.“ Nous ne voulons pas, N.T.U.!•' terminer culte Lettre, sans vous ex pi i- Non contenu» de cette première iutur- mer avec quelle satisfaction Nous avons pretatton, plusieurs journalistes entendu bien souvent apprécier à le-, VuteUM olll fjlil dl!8 tranizer l'ordre Vv* ch«>dUd cxiaUut «mi .cvUe province.« ** cr"’ = •I " A peine avions-nous lu cette accu eatiou dans un journal bleu que i télégraphié à Winnipeg ! que, encore qu’il soit premier ministre, peut-il intervenir ainsi dans une affaire Eu effet, de quel droit un simple lai- coiner- nous avons pour prendre des informations.La réponse ne s'est pas fait attendre.La voici : commentaires du i ; {de pure discipline ecclésiastique.Si le prêtre en question a réellement outrepassé sou droit, c'est àl autorité ru.ligieuse qu’il apjwrtieul de lu reprendre, de le punir s'il y a lieu.C'est une mur-patiou impardonnable de la part d’uu laïque, quel que soit sou rang social, de ** Quand il lui a plu, à la suite d'ére- * mamloineiit devra être séiinuo-nenieuts douloureux, de nous faire put- m surtout par la population ser sous l’égide de l'empire britannique, catholique du pays.Car ou comprend la divine Providence a ménagé admira ^ 011 1,|u Mgr tul>re a dû hâter le retour bloment toutes choses de manière à ^ * 8 " voyage à Rome, pour arriver nous assurer une existence nationale et ,mM dans son diocèse, jiilj im iz ;ôt religieuse auS'ii complete qu'il tù* alors lIUNr avertir les tilôles tie ne pis va;r permis de ! espérer.À l’utunre du dru ( P Mir poatii jue comme la Unipr «c té p.au qui nous abrite, pour nous proie- ^ nuitée ou l annexion, qui u >ih ferait gtT plutôt que pour nous dominer, nous I certainement retirer notre allég muci à |>orter sa j jouissons d’uuo libellé precivUse &auc- 1,1 couronne biitauiiiqiie sous laq lelio 1 plainte devant l'autorité diocésaine ; car tiuiiuée par îles traités solennels, et qui UOlls vlVull< paisiblement et libre nuit 1 Mgr Bégin u’a dil quitter suu diocèse irnux permet d • cmiserver iutact-s uu.|CjlUlUu f ut rediurtir lu du un i lu- isatis nommer uu adiuiuUtrateur.C’était loU' üos iii.titutions, u„t, • langue, notre uatioiui ité.et par yer i a ma juste et les |ioiU|ies de son culte.i » i l.m- vl M twc u ni Ivs ulna j ' j mii ; • t4 Cost uuu question de! ncr ses preuves, la plus haute importance, carde trois j 44 Voilà N.T.C.F., des avant.,g s " L • dernier coup porté t'a et-: par le précieux, propres a nuire pays, que iiu?m in tviu :ui de Mgr b «tire qui,u ii » ,i b voisins eux—luêtnes ne partagent pas, et | mette;»;, va pro .taire un ult rt eomidé-d ut vous dtVvi estimer d’uu grand I l: y >y>;., VI UC.M.C.mm «K» j y , 8m« — —1 LA VERITE 261 Co qui est particulièrement répréhensible, c’est do commenter nu document Episcopal, non avec l’intention d’en faire mieux ressortir le véritable enseignement en vue «lu bien général, mais pour y trouver un sens favorable à une cause particulière.Malheureusement, cette dernière le-«•on ne servira pas plus que les levons précédantes n’ont servi.On continuel», de part « l d’autre, et sans le moindre scrupule, A exploiter la religion au profit de la |M>litiqtu\ L’esprit de parti J,- veut | ainsi.posée a celle de Notre-Suigi chez donc d’abord lu royaume de Dieu et au justice, et toutes ces choses vous seront données par surcroît." rier et V h lecteur veulent par cheidler la mur : "Cher- Les mots que nous avons soulignas | ment le commerce et l'industrie en disent long sur la nature intime de cette organisation.Les roueries electo-raies \ On les connaît.Si M.pour soutenir les hospices et les asiles.Heureux le pays qui a des communautés religieuses pour recueillir les vieillards, les orphelins, les infirmes, et malheur 4 ceux qui cherchent à soulever contre elles les préjugés et les passions populaires.M.Lan• Chapais était au Courrier, au lieu d'étre dims le comté do Kamouras- commencer prospérité matériel le, persuades que les questions de justice se régleront facilement, quand tout le monde sera riche 1 Comme si la richesse avait jamais donné aux hommes la paix et 1 harmonie ! (jm ne sait que c’est tout le contraire qui est vrai.ka, il nous semble que ce journal ne vanterait pas les roueries électorales de M.Chapleau.sans doute pas ; les proposerait pas à l'admiration du publie.Il ne les condamnerait On crie contre les communautés qu travaillent pour vivre et faire vivre leurs vieillards et leurs petits enfants ; on demande qu'elles soient taxées.Si oes mêmes communautés ne travaillaient pas et vivaient d’aumônes on criera?plus fort encore.Voilà l’esprit révolutionnaire ! mai», au moins, il ne " Quand viendra b, mesurer moment de se contre les brûlants problèmes du race et de religion, dit Y Electeur, M.Laurier situation.” La (jazette de Jolietle, au cours d'un article sur la lutte électorale, dit : sc montrera à la hauteur de la A ira vers lu presse Canadienne “ L’esprit de parti ne tient pas autant de victimes sous sou empire tyrannique que par lu passe.De patriotiques abjurations do principes motivent cette supposition de notre part.“ I’érisse le parti plutôt que le pays ! C est le temps de répéter comme en 1881, plus de bleus, plus de rouges, fusionnons-nous eu un seul et môme groupe compact, celui des honnêtes gens dé-vouéü avant tout à la conservation de 1 heritage sacré que nous tenons de nos pères, le libre usage de notre langue maternelle, l'honneur de notre race T la défense de notre religion O l’oiir les libéraux, le contre les " s e Enfin, ce Canada-Revue annonce que ù la disposition de ses abonnés 1600 volumes des auteurs moment de se brûlants problème vient jamais, parce qu'il y toujours quelque question de rité ” ; moment ” C’est la ;saire de Icurdoctiine antichrétieinie qui t donne le * i Christ.mesurer mes " U Patrie du 26 février pubii article à grandes phrases.En voici un échantillon : “Si le malheur e un son directeur met v a prospé- qui est Li 64 grande question du • • veut que hoime un jour pour une nation ! heure en vogue '\ Suit mie liste partielle de ces “ auteurs en vogue % Parmi les noms publiés signalons dre Dumas (dont tous les romans sont à l'Index,) Emile pu “ pi esse le plus conséquence naturelle et néces- et des grandes épreuves, les médecins des tipies, qui ne sont autres qu hoturaes[d'état, les généraux de génie et' b" chefs de \'e'gli*e uaiionaU\ s'effor vent de sauver sou^vxistence." Qu'est-ce qu'une tyliw itatiorwl*, si non une église détachée d«* catholique, c'est-à-dire schis Pourquoi la Patrie persistc-t-clle à| Ior 1er de choses qu’elle ignore } ceux d'Atexatt* e î«*.s -sages Souvestre, Ohnet, K.Richebourg, Pierie Guy de ( reorges Zacùjii etc.Ce sont de .1 Mammon sur désus- nas ' Maupassant, *s* menacée ! ” V mpoissuimeun, de véritable- ai-sassins littéraires.Xous dénonçons L gratuite " vrais oyons îaanitenaui où en ehl rendue .manque 1 ^ ludique Minerve, principal organe .parti de “ 1 ordre et des bons princi seiou la formule si heureuse du l’Eglüe Tant mieux ! Il nous fait grand plaisir do voir ia rédaction de la Gazette de Joliette se dégager des liens de “ bibliothèque comme une œuvre souverainement malsaine.du Canada-Revue jpes ; Jour liai de* Trois- Rivière*.Rendant [>arti et faire du C'est cousolaut journalisme véritable.*** t \ a 1j dav du 25 fé-v 1er, «i un#* avM’uiblée et rassurant.Ia*ô journaux libéraux publient une dépêche signée déclare que M.Blake velector.iiu comte d Hoehvdaga, elle parle un dvs cautJui.itv i»t AVIS A SOS ABONNES uns **# U Canada, d’Ottawa, qui s'oppose fortement à la caudidature tory de M.accuse d’avoir manqué de fermeté et de patriotisme lorsqu’il s est agi de défendre les droits de l'élément français, annonce, dans ro du 21 février, «obi 1 laid ont voulu Vacheter.Le Canada nous assure qu'il n est pas à vendre.par U, O.Muw.it qui le n'a (mi coo*lithiné la réciprocité dans sa lettre refusa ut la, tut .candidature à Durham-oms:.en ccs t^rmvt l* iie Lucien Brun et l'admirateur a,, 1 rUUmnu- 4 a l.gaui ,U U cutululttfurf.,k .V.vriires leu principes «ocia xa U.pku pernicieux.Dans certains endroits prônant l’allégeance à la couronne britannique ; ou ailleurs soufflant l’annexion.’’ *** Uaii' Mm numéro du 27 février, YE-luttur consacre un drrux à “ sou nuniti* que les amis dudit M.ou- • • noua a communiqué un exemplaire du Canada-Revue, livraison de février.Cette revue publiée trault.Dans celle livraison de février, trouvons plusieurs choses qu’il faut relever.ilurtin.’ L'organe libéral, comme cela Un arrive toujour* eu pareille cherche à prouver que deux fou! un blanc.C’est la tactiqu- favorite des journaux de parti.l'ourlant YElecteur a beau nous occurrence» politique et littéraire à Montréal par M A.Filia- noirs est Kl voilà couinent la catholique Mi-truite les catholiques les plus éminents de la France ! nerve r»i J v peler que les conservateurs Canadiens-français tolèrent dans leurs nous Plusieurs ont craint, pendant quelque n’nc- tomps, que M.le comte de Mun conUt trop à l'Etat dans les sociales ; rangs des fanatiques comme* Dalton McCarthy, II.S.White et McKenzie.Ilowcll ; cela no justifie point M.Laurier d’accepter le concours de l’auteur des lois D’abord, un appel à la charité eu faveur de la famille de feu M.C.Lavallée.A cela il n'y a pas le moindre mal.Mais au cours de cet appel, nous lisons la phrase païenne que voici : questions mais de récentes explications font voir que l'illustre orateur veut se tenir dans le juste milieu entre l’erreur j libérale du laisser-fuire et l’erreur socia.liste de l'ingérence excessive de l’Etat.Quant à ^1.Lucien Brun, jamais il même paru dévier,de la largeur d'un “ Notes de votaoi ” : — St.Tardivel a réédité lus lettres qu’il a adressées A la Vérité ii.'iulant son récent voyage eu Europe.Ces Notes, corrigéeset considérablement augmentées, forment un livre de 460 pages, in-octavo.Le volume imprimé chez MM.Sénécal et fils, Montréal, ostoi'néé de 24 photogravures exécutés, par M.Desbarats.Voici la liste de ces gra vures : SS.Léon XllI ; Leurs Em.les cardinaux Parocchi,Siméoni, Rarapolla Monaco la ValetUi Zigliara, Mauella NM.SS.Croko, Proppol et Pava ; T.R.P.Andelcdy.général de la compa g nie de Jésus ; M.Lucien Brun et M.le comte a.do Mun ; la sépulture l'un chartreux, à Notre Daine des Près ; l’église du Sacré-Cœur, Montmartre ; la basilique do Notre Dame do Lourdes ; la •cathédrale do Cantorbéry ; la cathédrale de Reims ; le Colisée ; le château Saint-Ange et Saint-Pierre do Rome ; la cathédrale de Milan ; Grenoble et les Alpes ; le pont de Saint-Bruno, chemin de la Grande Chartreuse ; Michel.Le prix du volume o-t do 75 cts (4 francs.) Lo livre o»t maintenant prêt et l'on peut so lo procurer on s’adressant au bureau do la Virité.persé- cutrices du'Manitoba.A ce prujtos, Y Electeur déclare " la grande oest la réciprocité,"c’est le plus pressé", ajoute-t-il.Pardon, lu “ grande question cheveu,de la doctrine catholique sur les questions sociales.Au contraire, Mgr Frappel, il a souvent élevé “ 11 s'agit eu ce que question du moment ", moment de pourvoir à l'éducation de sou fila, bel enfant de onze ans, doué de grands talents, et destiné, U hasard aidant, à devenir marquant." n a du moment ", la question qui presse surtout, c'est la question manitobainc-Nous pouvons attendre cette fameuse réciprocité quelques semaines, quelques quelques années encore.Mais les vrais Canadiens-français ont hâte de voir cesser la persécution de leurs coreligionnaires et de leurs compatriotes ; d autant plus que dans un mois d'ici les douze mois pendant lesquels lo nemont fédéral peut faire casser la loi scolaire auront expiré.Il y a dans cet article de Y Electeur une phraso|à citer : elle fait toucher du doigt l'affreux matérialisme dans lequel nous tombons.* Voici : avec sa voix autorisée pour mettre les catholiques français en garde contre les doctrines socialistes allemandes qui semblaient éblouir quelques-uns de triotes.Dans les circonstances, ce hasard est particulièrement odieux.Pourquoi des chrétiens, dans ce pays que l’on déclare si catholique, ont-ils honte ou peur de parler de la divine Providence ?le mois ses conipa- Dire que M.Lucien Brun, l’uilho-doxie catholique faite jurisconsulte, “ veut introduire dans l’esprit des classes ouvrières les principes sociaux lus plus pernicieux, ’’ c’est une de ces bêtises mechanics dont la vieille déesse le secret.Plus loin, nous lisons uu article sur Les exemptions de taxe.C’est une sortie en règle contre les communautés religieuses qui exercent certaines industries pour soutenir leurs œuvres de charité.Le Canada-Revue prétend que communautés font une concurrence désastreuse au commerce et à l’industrie.C’est là, nécessairement, une coupable exagération.Il est impossible que lo travail de ces communautés bouleverse à ce point le commerce et l’industrie de tout uu pays.Cela n’a pas de sens.Sices communautés religieuses n’existaient pas, il faudrait taxer lourde- gouver- lo Mont Suint- a ces *** Parlant des prouesses électorales de M.Chapleau dans lo district du Montréal, lo Coui-rier du Canada, numéro du 28 février, s'exprime comme suit : “ Il (M.Laurier) veut par assurer la prospérité du pays, persuadé que misère engendre chicane et lue dans un paya prospère et heureux, • bannouie des Au Chili : — La guerre civile Chili se coutiuue.bombardé le port d’Iquique et out cagd la ville.Beaucoup de personnes ont péri parmi lesquelles 200 femmes et enfants, dit-on.commencer au Les insurgés ont sac- " L'exécutif do l’organisation est como d'hommes habiles, ns toutes Us roueries races et des croyances cet beaucoup plus facile à rétablir." posé d’uu groupe patients, versés da Lest là une doctrine absolument électorales." op- % .V7 m mm ‘ >- ne a .i"- -.'to v.vw 'l - m IW I c-A VERITE 282 LE CAPITAINE JOUBERT ; tiMitv fut immédiate et, dès lv mois I de juin do la môme année, un pro-(Dus Annalts catholti/Hf's.) ! miov groupe composé do Belges vt (Suite) de Hollandais partit pour la région Voilà vv que lut Joubcrt.Voyons d« la», sous le commandement du ce qu'il est sergent van Oost.11 accompagnait Ver, lv milieu de l'année 1878, lv s“0"d,v car,'r:,u'' ' l»r >* It r.Mauduil, autrefois vapitainv Mrdmal %'ôec » ' aux zouaves pontificaux, alors je- w ht “w um' °' ml" suite, soumit à un ancien compa- T ' "'""T!"""" ' X *" °0St gnon d'armes une idee curieuse.,, dépassa pas rabota.Lv 27 janvier s'agissait de recruter parmi le, sol- on dressât! sur une tombe une dats du Pape, encore disponibles, l™1 qui posera pas abattue Mort, quelques hommes déterminés qui ^" Porter au nul,en des voulussent accompagner des mission- 111,11 ' " 11,11 ‘lrt u 1 m>1 ej' , .V* • inum reçis.naires aux pavs lointains en qualité .de do«« main de la mutinerie d Suisses, vu mars 187x i « % \ i .i ' H*S .i i .: ou n.* 4 4 sait ci )-t um > orientaux ; •M • Ui > plan, i : • homm soutirir ni escorte à la mission du Zambèze, mais U chose n'aboutit pas.Précisément à la même époque, peut-être le même jour, dans un coin perdu de l'Afrique centrale, la même pensée venait à l'esprit d'un religieux de Notre-Dame d'Afrique en chemin vers leTanganika.Le 27 juin 188S, après avoir mentionné les difficultés que rencontre un prêtre dans le gouvernement d'une caravane de 500 noirs, il écrit de Kisemo : 41 Ce qu'il nous faudrait à nous et à côté de nous, ce sont des hommes résolus, ayant l'habitude du commandement militaire i "jouir m va du grand au "lie.El avides.a > T v.» gard Loccasion pouvait so représenter, fallait-il V loiguer ?oit es .es 1m au tort \ «'lie >«* nu nren « i NU" ‘au sert \ toll" el je : entn ses main> i jamais désespérée.plis à tfiche de i m- l*‘Ur h* les laissant soulager l'autre,r beau lue ennvuU u es ».couler son di^eoui> comme un miel ou le faisant é lat» r comme !«• un - alise A cette objection il i S il n’est plus permis de dé-1 " Home la liberté de la parole de Dieu dans l'indépendance de Vicaire, pourquoi ne pas ail de l’Eglise, assurer la liberté des âmes, plus précieuse aux yeux du Pape que son pouvoir temporel, puisque Pie IX n’a affronter la haine des sectes haut v avait une ré- n vs «1; psaltérioti artistique, s'ajout** la foi du chrétien, quand on en vient a reconnaître Celui Va Hile avait jnatui, au gout ponse.fendre v i tir un vieux mécréant mortelle étreignait.De prêt res.des dames die jUe son respec-ch rétien- qui parle "st Dieu qit it dit il le lait.tabl et que n omine le tableau es er aux frontières 4 * n«.'s s etment uses a essayez d approcher s agrandit ! comme la scène devient palpitante ! Los petits oiseaux nourris par la libéralité du Vere céleste, le lis vêtu ot homme qui vomissait le blasphème et qui voulait mourir réprouvé Mme Gertrude te ; elle s asseoit à ce chevet d et le malheureux est en pas hésité à et le mauvais vouloir des chancelleries, à risquer sa couronne.pour lame d’un enfant juif baptisé par hasard, le petit Mortara.se prusen- agome captivé par cette douceur dont le charme le pénètre.Il accepte les soins de la pie femme, seulement dès à parler de Dieu et du salut, il lui ferme la bouche.par sa main magnifique sont-ils, sinon les enfants perdus de l’humanitc, ceux qu’aucune tendresse ne réchauffe, ceux qui n’ont de place sons aucun soleil ?qui done Ils auraient la conduite absolue du camp.Nous avons donc pensé que l’on pourrait trouver en France, en Belgique et en Hollande, quelques anciens zouaves pontificaux, qui auraient assez de dévouement et d’élévation de cœur pour se consacrer à une œuvre immense comme celle de la mission de l’Afrique équatoriale : et pour faire, par amour de Dieu et des âmes, ce que des géographes fout pur simple amour de la science.Et il ajoutait dans une sorte de vue prophétique : “ Il y a là, U use qu'elle vient Tous obstacles Vh îquand il fait froid autour d’eux.de Père est là qui veille, ht pour l'oiseau qui ne sait que chanter et battre l’air de ses ailes, il y a une graine exquise que les hommes n’ont point semée : et pour la fleur dont les pieds tiennent au sol et qui tourne ciel sa corolle, il y a une robe éclatante, tissue de gouttes de de rayons de lumière.La Providence ! voilà le cette intervention divine écartés, Joubert s'embarqua pour Zanzibar, le 10 tobre 1880, il : 1 oc- emmenait avec lui quelques auxiliaires : un Français, un Hollandais et deux Belges.Paroles du Pape,consigne de Di disait-on chez les zouaves.L: gne de Dieu ne cesse pas d'être observée par eux sublimes —Trêve à cela, nous demeurions amis.Kilo se tait, prie et, un jour, mande la permission de luire prière à la Sainte-Vierge, cette gracieuse Peine des âmes.si vous voulez que de- mi, t consi- une vers le : des vocations plu se greffent sur leur voca- Il huit que ce soit vous pour que je le supporte.Marmott que vous voudrez, je pas.s rosée et ez ce ne vous écoute lion militaire, et quand Home entre prend la conquête de l’Àfriq premier rang de ceux qui l’abordent par le Nord, le,Sud, l’Est se distinguent des gascar, c’est le sergent de Villèle, suite .dans le Sahara, le caporal Voisin, missionnaire d’Alger ; Gabon, Augouard, père du Saint-Esprit ; sur les lacs, le sergent V.yncke, missionnaire d’Alger, plusieurs Frères du même ordre, et les donnés, qui, à l’exemple des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, liers en attendant de Sarrasins.nom de une pensée pratique et de Dans ce monde afri- }e crois, grand avenir.cain où la violence règne seule, où les moyens d’attaque et de défense sont encore primitifs, il serait certainement possibles hommes déterminés de ue, an parmi les Nous qui c’est-à- Ellu sc met à murmurer le «Sonv'e- événements de ce monde.et l’Ouest •vous, espérant toucher cette conscience qui sanse non ; le malade subit, elle le voit bien, et s’exaspère ou lui-même.La mort cependant frappe à le porte, bientôt elle entrera — Oh ! se dit Mme Gertrude, il faut que le Souvenez-vous passe tout près de ce mollir.Que fait-elle V Un acte de sainte nez mais portons une âme immortelle, dire la ressemblance de Dieu, n’avons jamais le droit de déshérités.zouaves : à Mada- esse résistait.Mais • * nous je- nous croire Dieu arrive à ses heures à quelques se créer rapidement un grand centre d'action, et de hâter l’œuvre de la civilisation La coïncidence, il faut l’avouer, est étrange.Cette lettre arriva en Europe en mars 1879 Le Père Charmettant.qni, à peine rentré de Zanzibar, avait appris le projet d’organisation des donnés, s’aboucha aussitôt avec eux; 1* au et, sous 1 à-propos des rencontres, sous la fortuite, sous le heurt des accidents, il déploie dus forces ini-maginées [mur renverser les obsta-clés, il épanche des tendresses inconnues pour guérir les blessures.Cette Providence cœur endurci pour l'a- se font hospita- qui se révèle dans la marche des choses prend aussi une forme avec les couru sns aux extravagance : Elle écrit la prière efficace sur un papier de soie ; elle idle s’en I pieds), el les illustres voya- it est bien modeste, en effet, l’ap- au occupe comme son no 8 do la rue du Vieux-Palais, quelques il Mere, puis, courageuse, vint près de l'abandonné.De sa voix la plus caressante elle Les visiteurs regardèrent avec attention le tableau placé au-dessus du maître-autel de l’église,et qui est dû, assure-t-on, au pinceau de Lebrun.Ce tableau est marqué aux armes de la famille de Tracy.Il fut donné au sanctuaire de Sainte-Aune, 1606, pas M.de Tracy, vice-roi de la Nouvelle-France, au retour d’un voyage en Europe pendant lequel il avait failli périr.une partie du premier, le côté qui regarde la rue.Trois pièces composent cet appartement.Une cuisine bieu tenue, reluisante, la veuve fait elle-même son ménage ; une chain -brette avec un lit de répos ; ce sera probablement, le domaine de Paul, et enfin la grande chambre servant de salon où se trouve, ce susdit cana- gvurs descendirent un instant pour on admirer la réelle beauté On leur l'appela : “ Paul ! mon petit Paul ! ! Paul ne voyait plus devant lui I moteur, notamment pour l’éclairage la grande dame dont les robes de par l’électricité de la ville de Québec, soie lui plaçaient tant, ce n était pas iJt?8 paroisses de Beanport, de non plus la paysanne ; devant ce p Ange-Gardien ot du Chàteau-lii-costurao sévère, qui lui était inconnu, ^ber, que traverse le chemin do 1er Sa jolie tête ne se | pour se rendre à Saint-Anne, sont le souleva pas une fois pour répondre I berceau de nombreuses familles réappels affectueux de la charita* paudues dans tout le Canada, et le Il était comme 1 oiseau | ceMtro d’une vigoureuse colonie lit remarquer le parti que l'industrie avait su tirer de ce puissant pouvoir i < en pé d'une couleur rouge rosé que l'on nommait groseille, avec deux fauteuils assortis.Qui n'a vu chez soi nn de ces bon vieux canapés nous rappelant le temps des aïeules ?On les garde comme des reliques, bien qu'ils soient passablement effrités ot bêlas ! où était-elle?que la corde y paraisse eu maints eut raison du petit révolté.Quand endroits.La famille do Mme Ger- elle le vit endormi, Mme Gertrude Irudo avait été riche, et oo débris lui lit dTl» petite chambre, puis elle laissa la porte ouverte pour l’entendre res- il se cachait.Dans la sacristie, on fit Leurs Altesses une riche chasuble confectionnée eu grande partie Anne d’Autriche, et envoyée par la reine elle-même au sanctuaire de Sainte-Anne de Beaupré, ira aussi aux visiteurs une lampe en argent, donnée par M.de LaCho* naie, un crucifix, donné, en 1706, par le héros canadien Lenioy ue d’Iberville, etc, etc.Mgr de Laval écrivait, il y a plus de deux siècles : “ Nous le confes- voir à aux par I ble veuve.qui s’enlonce dans le duvet de son | vonuo du Perche, en France, durant nid en attendant, la mère.La mère Le sommeil la première motié du dix-septième siècle, — colonie dont l’érudit doc- On mon- teur Diotme écrit eu ce momelit l’histoire.Lorsque les princes arrivèrent à Saint Anne, les cloches de la basilique sonnaient à toute volée.Les RR.PP.Debonguio, Tielen, Fiévez, Baro-let, et quelques autres Rédomptoris- j sons, rien ne nous a aidé plus effi* restait comme un témoin de l’ancien bien-être.A part ce luxe, tout est bien simple pjror dans la chambre.Le lit et les fenêtres sont garnis de percale blanche; (A suivre) i U : fT- -JV %' r?/.mm Ml I LAVERITB 884 * cavemen t à soutenir lo poids do la| cueillies par des oreilles avides et conversations continuaient avec un I ence à Pari» » causé une toi lu charge pastorale de cotte Eglise nais-1 répétées avec émotion dans les ta- demi-laisser-aller discret et char-1 lion parmi uno certaine classe di la po.saute (du Canada), que la dévotion 1 milles.La tlammo d*uno écorco do mnnt.Lo comte do Paris avait causé I pulution que Von a craint dus démon-spéciale que portent à sainte Anne ! bouleau, allumée il y a deux siècles, tour-à-tour avec le juge Uouthier, le jstrations hostiles.Elle a dû quitter 1» tous les habitants do ce pays, dévo-1 avait fait foudre la glace des cou- juge Casault, lo chevalier Vinceletto, I France plus tôt qu'elle n'aurait voulu, lion qui, nous l'assurons avec ccrti-1 venances officielles ; quelques lignes l’abbé Raymond Casgrain et quelques I sur l’avis de personnages haut placée tude, les distingue de tous les au- d’un courageux missionnaire perdu autres.On parlait do la situation I Les artistes français qui avaient consenti très peuples " dans les sauvages régions du des catholiques de langue française I à prendre part à l’exposition de llurlin Les anciens missionnaires avaient Nord avaient fait oublier les exi- aux Etats-Unis, lorsqu’un long gé- ont cédé au courant populaire et ont aussi inspiré aux aborigènes du Ca* geaneee de la diplomatie.missemvnt delà locomotive annonça annoncé qu’ils n’en feraient rien, nada une dévotion toute particulière Ixi duc d Orléans remarqua avec 1 approche de la gare du 1 alais et | incident ni outre que tout projet d envers sainte Anne.“ Pendant plus un plaisir évident, dans un registre couper court à 1 entretien, d’un siècle, les Sauvages chrétiens | qUe lui fit voir Mgr Oagnon, la furent dans l’habitude de se rendre I signature de Frontenac, l’intrépide chaque année à Sainte-Anne de Beau- guerrier qui, il y a deux siècles pré ; ils y venaient en grand nom- (octobre 1690), couvrait les armes bre de toutes les parties du Canada françaises de tant de gloire Mir 1 pour assister à la fête de la patron- j promontoire de Québec, ne du lieu.On voyait alors de Ion- files de canots sauvages, les uns|Anne & qu$b autres descendre la désireux de le rivage!détails intimes de un village exclu.Cut e coni’Allemagne *!t qu'une rupture ou • produire d'un mer i cilistion entre 1* France et est chimérique verte peut se l'autre.LE CANADA EN FRANCE Cet incident a donné lieu à une querelle violente e.publique < ntre la reine Victoria et le prince de Galles.Celui-m ayant appris dans quelle position de voir le France Il nous fait toujours plaisir les journaux cntholiqm s'occuper do notre pays et ^appliquer à I11 faite connaître A VEurope.e eriti- Pendant tout le trajet de Sainu- que se trouvait su sœur à Paris lut télé-La Croix, de Paris, dans -m numéro graphia dy partir.Ui reine, no pouvant du 12 février, publie une communication admettre que sa fille pût être insultée de M.l'abbé Casgraiu, actuellement vu blâma le prince vertement.Notre excellent confrère pari- • lui dire * dans vc.nos hôtes parurent se renseigner sur les notre existence gnvs remonter, les fleuve, et converger vers de Sainte-Anne, où tout de cabanes levant do =>*'1 sociale et politique, ainsi que sur les usages, les coutumes et les idées de notre population rurale.Bien des hommes se sont demande ce qui serait aujourd'hui la France sans la révolution de 93.L’état de notre société canadienne ne peut, sans doute, donner la solution de ce pro blême ; néanmoins il peut aider i nombreux sj*ectateun iéunis lancement de deux navires surprennent pas.Les princes et leur suit»- renier-t No# hôtes ont dù être frappés du contraste qui existe entre notre population et celle des Etats-Unis.La • lit Antiquaille : — Ou trouvé une bouteille île Connecticut, pteteud avoir dv whisky, dan# en creusant U ( 'M! A < W cièrement les bons Pères Rédempto-ristes de leur cordial accueil et de leur complaisance.Le train reprit sa course rapide dans la direction de la ville.Les voyageurs firent, commodément assis dans de moelleux * I r Eut surface chez nos voisins est tri-s terre A une profondeur de 37 pieds, di c’eût été quelque osselet humain, lo» savant* en auraient tiré voyante, et étonne bien des étrangers.Ici, il y a des gens d’esprit que ce grand éclat n’a pas su éblouir.M.Siméon Lesage, pour n'en citer évêque de Montmorency-Laval fai- qu’un seul, a écrit les lignes animait péniblement, il y a deux siècles, les raquettes aux pieds.iine.voyez comme le inonde comme il est habité dvpu:.-, laines de milliers de siècles ' fauteuils, le*même trajet que le saint val Vieux et des cen-Mais vu que le whisky est un produit du Vinduj-trie motluine, la conclusion logique tel que des objets peuvent être enfouis à de gitmdvi distances sous terre smi être très anciens.Le a savants se garderont bien dv l'admettre, par u.\rm- vantes : Il s’est rencontré des voyageurs de Mgr Gagnon avait eu la bonne renom,des correspondants de grands pensée d’apporter avec lui des ma- journaux européens qui ont trouvé nuscrits en "ilangue sauvage écrits que le Canada, et surtout la province par les anciens missionnoires jésni- de Québec, avait une certaine gantes, et d’autres documents curieux cherie native ; que nos institutions et intéressants des archives de l’ar- sentaient le vieux, et que notre façon chevêche, notamment le manuscrit d’être et d'agir (accusait moins d’a-polyglotte du père de Crespieul, les gilité dans l’allure que cello de prières et chants religieux du Père voisins de la grande république.Vaultier'(1676), reliés caribou ; des'mauuscrits en monta- ces journalistes, et nous n’avons pas gnais du Père Laure ; d'autres ma- essayé de nous corriger, nuscrits en abénaquis, enalgonguin, justement la majorité d’entre se complaît dans cette maniéré j Le colonel J Parseval examina ces d'être et croirait s’amoindrir si vile pièces avec un vif intérêt.Pendant en changeait.” ce temps, le comte d’Haussonville En se rendant àSainte-Aune,les voy-lisait avec admiration des notes agents avaient pu remarquer, le long écrites par le Père de Crespieul, le des grèves, des bateaux de cabotage fondateur de la mission de Saint* à demi couchés snr le flanc.Les ondes Charles de Métabetchouane.En du Saint-Laurent coulaient à pins 1690.le Père écrivait que “ la vie d'un arpent de distance de ces pau-du missionnaire montagnais est vres épaves.Au retour, les bateaux un long et cruel martyre.” Il traçait s’étaient redressés ; les vagues daces lignes, “ pour la consolation de potaient sur leurs flancs, et lu marée ¦es successeurs ", dans une cabane montante envahissait la rive, de Sauvages, à la lueur d’une écorce Un monarchiste fatigué écrivait de bouleau allumée, loin, hier, loin récemment,: “Nous n’avons pas.le droit d’attacher la barque qui couLe comte d’Haussonville fit voir tient les destinées de la France à un ce manuscrit au comte de Paris, qui, rivage quelles Ilots abandonnent." après en avoir parcouru quelques Avait-il songé au reflux ?pages, s’exclama à demi-voix : “ Et II commençait à faire nuit quand dire que tous ces travaux sont per- le train arriva en vue de la ville.* dus pour la France la peine, ne devait-elle pas être à l’honneur ?” Ces paroles de regret, I les feux éclatants de ses lampes élec-les seules qui aient échappé an prince | triques, pendant toute sa visite, furent re- & * Lorsque M.Mercier faveur du suffrage univ tructiou obligatoire, lorsqu’il félicite ceux qui prune ut tes “ immortels principes de 89 " il ne tourne juw l'oreille du côté do Rome, c’est évident.prouonc î rrsel et d" l’ius- en Si \ pie.La vérité vrai»* sur lv compte de M.Mercier, c’est qu’il voudrait «e faire accepter du clergé et des altrainontaius (eu France un dirait : cléricaux) «'aliéner nos libéraux FR4 X C • KàÇO NN KRIK K r r ItOTKS r A N115 • MB lîue association protestante des Etats-Unis appelée 2'hc national Christian association of the United State» vient de se réunir à Chicago.Parmi les “résolutions’’votées à cette réunion il s'en trouve une qui condamne les sociétés secrètes dont les membres se lient par .crment comme contraires à l’esprit chrétien et n la paix et au bien de l'Etat.C'est ainsi que peu à peu les protestants qui conservent encoro quelques notious de religion proclament que l’Eglise avait raison do condamner la franc-maçonnerie dès le commencement.nos en peau de Nous avons laissé dire ces voyageurs, sans qui sont assez avancés pour admirer 89.C’est un jeu d’équilibre difficile, tellement difficile que M.Mercier, malgré son habileté incontestable, finira pat s'y casser parce que nous etc.• % i se cou.Il y aurait plusieurs autres inexactitudes et exagérations à relever dans l’écrit de M.l’abbé Casgrain, qui précède suffira, croyons-nous, pour mettre sur leurs gardes les vaillants rédacteurs du la Croix, mêmes au libéralisme.mais fc si opposé» i*ux Les juifs un Russie:—Il y a quoique temps avait lieu à l’hôtcl-dc-ville du Londres une réunion publique convoquée pour protester contre la persécution (?) dus juifs eu Russie.A cette réunion on signa une pétition monstre priant lu gouvernement russe de cesser i cette persécution.Le czar vient du faire renvoyer à lord Salisbury lu dite pétition sans daigner y répondre.Il aurai t, pu dire au peuple anglais qu'il aurait meilleure grâce à pétionnur en faveur des juifs de la Russie s’il commençait par rendre un peu de justice aux Irlandais.( A ET LA ?Incident giiavr; câble nous entretiennent du — Les dépêches du puis quelques jours d iiU incident diplomatique qui pourrait avoir des suites très grail doit se tenir prochainement à une exposition d'œuvres d’art.Limpératrice Frédéric, mère de l’empereur Guillaume 1.1 et fille du la reine Victoria, a visité Paris pour inviter les artistes français à envoyer des toiles à Berlin ; elle a profité de l’occasion pour A l’intérieur du char-palais, les visiter la capitale de la France.Sa pré- de toute civilisation vus.Berlin i Elle était à Montmorency roulait ses vague# mugieisntc# ; * Québec faisait briller au loin » «M ma l'V.i' ititS U,J> i zÈSÆlmi ¦ .‘i • ' ' •.¦ fis lOV m .• *k«fëgxffli AM .•'i/,.-' .-¦lé.1/ l'-W.v ¦ ¦'AV.' .’ r ¦K •si le enrol lair.1.Lt 3 novembre i AUTRES FANTAISIES V» Avant que la vente soit fermee — chez — 50 P.c.MOI L- i Myrand & Poulîot qui eu v des services spéciaux ont eu lien l'am vime.Un administre au malade toutes les e 230 églises anglicanes ; mais le | heures une cuillerée à café du rcmè- a été célébré dans de.U importe que le bocal contenant la solution soit mis à l’abri de la poussière ut de tout corps écran- SUR TOUTES NOS COTONNADES i Etc., Etc., Etc.11U0T & LANGEVliX 215 rue saint-Joseph 215 1 (En face du Couvent de St-Roch) plus 0 ti-jve ! , .B mio d'un pouvoir à vapeur.Conditions facile».V une coutamo de parûmes de ciurgis* mit* e»t «mi.uée.i i i «11 , I chargera do t»«it contrat uour p*r«tch*vem9rA , » itr»: é iiûce e « we.Or.ic-Sculptum do -t i t 3 * m •o t V & O *• te ' te e# 3 i 3 O O c a.• •e g *> = te z te M •5 -S 2 9 c $ ?S te a a ».V e 3 4 t 6 a * I % te « JO u 9à *• n • i >;d & 8 9 a Avantage Sans Precedent ?-1 4 c u ta ?^ a te O *3 S -o * s *3 te.e « • -i a ¦A t O tSdSâ a < a, a a ed « QD *3 y a E fi.Uj O CESSATION D’AFFAIRES ! * i X 4f -= .> t> ® **# I H i s- 3i » O » M • a a an V Consignation considerable d* Ornements d'Eglise offerts a des prix extrêmement réduits O 4> ¦ te.W c » ci * :: te 3 3 T C * C* t C/D > T5 5 n t te - A M émeut h les membres du Clergé, Lo soussigné vient de root voir, pour vendre à ociwulision, un superbe assortiment d'Orncraents d provenant d'un fonds commercial d'une grande mihuin française obligea de tiqui 1er scs afTtires pour o iu»v dissolution de société.Le# occasion» de ce genre font rares, et toute fabrique qui *o prop re de renouveler o i de compléter sou assortira ont pour l'ornementation de son église, fera bien d'en profiler.Outre quo on peu choisir k son go fit, depuis les qualité* inférieure» jusqu'aux il mu* fins et précieux des hvutes marquos, e< conditions d'aohat sodsians précédent en Amérique, vu que le consignataire n a d autre« bé tenues que t coin ta uts «ou offerte par h syndic de ta liquid ition.C'est pou* poi les prix sont aussi réduits qu Us peuvent l'éLre sur le tnaiclid français lul-inéme, y compris les -Iroii* d'entrée.Uejnivs longtemps le sousUg îé était sol'.icl 6 d'embrasser ee genre d'affaires, m vis des ciroonstanoe?incontrôlables s'y oppo si "ht.Maintenant que les obstucles rout lovés Messieurs les muni bre» du merge n»u c-rjot loujdur» à la librairie .4 te Anne, tous les objets qui servent au mille, tels que : Chasubles, Ualmanques, vhspci, etc., vio., lingurin d'autol, Bréviaires et Missels dans différentes reliures.u.erilroent de CWIom, Ciboire.Ostonsoirj.liurotice, Kneensoin, Cmii do pro-IllilVM a «"¦’•’i- f.’hitndelto» d'ao.ilytei-.Uh» dollars pour autol.nnu Irt* bella v.rléW, t.«d«u- 11 IJ OUI • lirus u lmilo.1 «orteil, depuis 2 à Ifi limitltres, Pofto-Kollqimire«.Uottos » 'i S»i itov IItill.»*, VI mlu mo*. 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