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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 30 janvier 1892
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1892-01, Collections de BAnQ.

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V,XV^VX\'» Quebec Samedi 30 Janvier 1892 llieme ANNEE No 27 A VÉRITÉ BON N EMEN IS AVIS A Pour cesser de recevoir le journal, il faut donner avis af moins quinze jours avant l’expi# ration de son abonnement et payer tous les arrérages.ats-Unia.$2.00 .$1.00 uaada et ïït Un an.Six mois.Etranger (Union postale) Un an.te ou U Bureau de renseignements : 96 rue St Joseph (Ancien bureau de la Vérité) JOURNAL HEBDOMADAIRE -•) : 1 TétëPhono i — VE R1 TA S LIRE R A R / T VO S— 1.A VERITE VOUS RENDRA LIBRES.tt » ) J.P.Tardivcl Directeiir-Proprietairo Bureaux : Chemin Sainte-Foye près Quebec I sur le traitement qui m’est dû ; je ne me plains pas : pour vn évêque, mieux vaut un peu moins d'argent et /dus d honneur.Agréez, M.le ministre, Vassurance de ma haute considération.^ FEL1X-A11SEXE, ,/c Cor-rassonne.Sous le titre : la liberté des évêques, nous lisons dans la Croix, de Paris, à la date du -1 janvier : Les ministres protestants et les rabbins peuvent se rendre librement à Berlin ou à Francfort.Bien mieux, le dernier grand rabbin élu à Paris a été choisi à l'étranger dans une synagogue belge.Nos évêques qui ont fait la France. • rendra auprès de leur Chef hiérarchique a Rome.On sait l’émotion que celte mesure a suscitée.Cependant, à la suite de conseils respectueusement écoutés, le silence s’était fait ; on attribuait la maladresse ministérielle à M.Du may.Vinsulteur habituel l'épiscopat.Or.le 20 dé .ombre, à la date des lettres de bonne année, un pli officiel informait Mgr Billard, évêque de Carcassonne, homme dont la prudence et la bienveillance, sont estimées de tout le monde,qu’une partie de son traitement était retenue pour s'être rendu sans autorisation en pèlerinage auprès du Pape.Voici la noble réponse du prélat : EVECHE DE CARCASSONNE Carcassonne, 31 décembre 1891.Monsieur le ministre.Eu m'adressant le mandat du irai- LAROUSSE QUEBEC A ME DI 30 JANVIER 1802 Si a Le grand dictionnaire de Larousse, bien qu’il soit à l'index, ne laisse pas de faire des ravages au Canada bien qu’en France.Voilà pourquoi nous croyons devoir reproduire des Nouvelles, de Bordeaux, les lignes suivantes : LE PAPE ET SON ARMEE aussi X l’occasion du jour de l’an, le Saint-Père a reçu les anciens oiiiciers de l'armée pontificale.Voici un pas-sa„e fort important de l'allocution 'il leur a faite : Parlons un peu de cet ouvrage,qui qu LE FRANÇAIS A LA LOUISIANE semble si estimé de “ Nous pouvons toutefois vous assurer que la cause que vous soutenez devra tôt ou tard triompher.La date de ce les secrets impénétrables du Tout-t Nous ne pouvons pas la éloignée, nos gens si l'on n’y^prend garde, dic- en __ place, et qui aveciunnimeiitde^^^^T^^^^ ^ tionnaire de 1 Etat.Ou se rappelle que M.Coustans s’est déjà exprimé avec respect sur le compte de cette compilation.triomphe dans rest •• de M.Fall ivres, insult Puissant connaître.Si elle n’est pas vous reviendrez prendre votre placet vous serez chargés ••s .T'ai dans l'idée que ce dictionnaire Larousse est destiné à faire beaucoup de mal au pays ; c’est le Coran des nouvelles couches.Coran un peu volumineux,vingt volumes in-folio,avec les suppléments.Il parle de tout comme le livre des mahométaus, mais avec moins de concision et d'originalité.On le rencontre dans toutes les bibliothèques publiques, toutes les administrations et dans la plupart des bureaux de journaux.Fiévreusement consulté par les prophètes sans littérature, les réformateurs et les critiques pressés, il donne à peu de frais un coup de brosse de style ou un petit complet d’érudition instantané aux jeunes gens naïfs, comme aux vieux messieurs incultes.Larousse ne se borne pas à iu-trtvre ; il fournit également des appréciations et des opinions, et c’est là son tort eu même temps que la raison de son succès auprès de nos gouvernants.Toute cette partie exhale une odeur de petit café philosophique et de crémerie littéraire bien significative.Elle nous informe que ce dictionnaire a été rédigé par le corps d'armée de Bohème, qui attendait, vers la fui de l’emuire, la Corn* mu ne ou le grand placement qui suivi, en 1877, la victoire opportuniste.Ce sont leurs propres idées, leur langue, leur esprit, leur poétique, leurs doctrines que trouvent dans ces pages nos Coustans, nos Cazot et nos Floqnet.Sur ce point, qu’il me soit permis de consulter un témoin,Jules Vallès, qui, plus que tout autre, a connu les horreurs, les niaiseries de la vie d’expectative politique littéraire.Vallès a travaillé aux dictionnaires et sans doute au Larousse ; il écrivit les lignes suivantes dans son Bachelier que je voudrais trouver entre les mains de tous les forts en thème sans fortune : “ Des gens, qui travaillaient pour un grand dictionnaire en cours de publication, sont devenus mes amis de bibliothèque."Ils sont une bande qui vivent sur ce dictionnaire, qui y vivent comme des naufragés sur un radeau, — en sc disputant le vin et le biscuit, gieux : et, ce qui nous rejoint aussi, c’est que Y Observateur se pose en défenseur énergique du maintien de la langue française eu Amérique.Voici, en effet, ce que nous lisons au cours d'un article du premier nu méro qui porte la date 2 janvier : dans les rangs de diriger et d'instruire la nouvelle armée qu’il s'agira de reformer pour la défense du plus sacré des droits du souverain le plus légitime, le Souverain Pontife, qui est aussi le vicaire de Jésus-Christ.Le drapeau pontifical, quoique méprisé et vilipendé aujourd'hui, est toujours glorieux.C'est le drapeau qui est déployé pour la défense de la religion, de l’Eglise et du Saint-Siège, et qui sera toujours déployé pour protéger la vérité et la civilisation du monde; Le français, en effet, était la langue des premiers pionniers de la civilisation eu Louisiane.Celui qui l'a découverte, Lasalle.portait un nom français ; et française elle est restée par l’esprit, par le cœur et par les habitudes.Il est vrai qu'on dit que la langue française tend à disparaître du milieu de nous : mais, eu tout cas.ce n’est pas encore un fait accompli Le français est encore, et sera longtemps, j'ose l’esperer du bon esprit de nos populations, la langue de la famille, la langue de l’intimité, la langue du foyer.dans|laquelle grands pères et graud'mamans aimeront à redire à leurs petits-enfants les hauts faits et les vertus des ancêtres.Oublier la langue de sa mère 1.non, je ne le puis croire, pas un Lonisiauais bien né ne le fera.Qu'on apprenne l'anglais, la langue du commerce, la langue des affaires ; il le faut, et ce serait folie de vouloir lutter contre cette nécessité qui s’impose.Mais est-il besoin pour cela d’abandonner la langue des aïeux ?Comment 1 A New-York, à Baltimore, à Boston, on se ferait gloire de parler français ; et, en Louisiane, on rougirait de la langue de Corneille, de Racine, de Bossuet, de Feuélon, de Chateaubriand et de tant d'autres illustres génies ! Honneur à vous, écrivains de l'Observateur Louisiax.us, qui venez vous jeter résolument dans la mêlée et combattre le bon combat, et qui voulez le faire dans la langue de nos pères ! Allez, vos arguments n’y perdront rien,ni pour la force ni pour la clarté; et vous ferez de plus acte de patriotisme en rappelant aux Lonisiauais qu’un peuple doit mettre sa gloire à conserver intactes ses traditions.de aussi ne tombera-t-il jamais, quels que soient les changements des temps e* les vicissitudes des révolutions, et il finira toujours par triompher.” Le Pape a ensuite remercié des sentiments de fidélité qui lui étaient exprimés au nom du général de Cbarer te et des zouaves.tvment qui m'est dû pour le trième trimestre de l’exercice vous me faites l’honneur de m'informer que, comme au cours de ce trimestre j’ai quitté mon diocèse pour me rendre hors de France sans autorisation, vous avez cru devoir, en visant l'article 20 de la loi du 18 germinal an X faire subir au dit mandat une retenue correspondant au nombre des jours d'absence.J’aurais le droit de protester cou- qua- 1891, L’apaisement religieux en France Voici comment les francs-maçons l'entendent : Une loge de Toulouse demande que toutes les congrégations religieuses O C3 w soient dissoutes, que leurs biens soient attribués à l’Assistance publique, qu’elles soient mises dans l’impossibilité de i droit de réunion serait réservé aux seuls francs-ma- jamais se réformer.Le et d’association tre cette mesure, j’aime mieux me borner à vous accuser réception de votre lvtt re.A quoi me servirait-il de vous dir qu’eu allant à Rome je n’ai fait que m’acquitter d’un des devoirs les plus sacrés de ma charge ?Au jour de leur sacre, les évêques que nommez s’engagent devant Dieu par serment à aller à des époques period i- l’Eglise rendre çons.Elle demande, en outre, l’interdiction du port de la soutane dans la rue : e “ Ne pourront porter un costume religieux que les évêques, prêtres et vicaires, pasteurs ou rabbins, qui sont payés par le budget des cultes, et sen lenient duns /’ exercice du fidte." Ce sera le privilège des seuls façons d’arborer en public des laque les tabliers dont ils se parent aux enterrements de leurs FFv VOUS ques et fixées par compte de l’administration spiritu- Souvvrain- sigiies distinctifs, tels elle de leur diocèse au .T’ai toujours rempli cette Pontife.obligation de conscience sans eu delà permission ; Des pénalités variées, amende, prison, interdiction des droits civils et politiques, seraient édic ire toute vouloir du bien mander par avance ’avais encouru aucun jusqu’alors je u : blême du pouvoir civil : aujourd’hui, il vous plaît de me faappcr en voie ndministra- tées cou-personne soupçonnée do - aux congrégations.m’infligeant, par tive, une d’olliee amende prélevée LA VERITE 2 repugnance extreme à entrer en polérni-1 nomination de cette commission, il a eu que, même courtoise, avec VUnivers, il le concours régulier et constitutionnel nous faut relever quelques passages de de M.Mercier et doses collègues.Ceux-cet écrit, parce que, nous le savons, les ci sont donc seuls responsables, politi-feuilles libérales de la province de Que- queiuent parlant, de cette nomination ; bec vont s'en emparer et en abuser au et s'il y a eu mépris de la constitution, profit d’une cause que M.Roussel, s'il ce sont eux, et eux seuls qui doivent en était ici, jugerait certainement comme recevoir le blâme.Les libéraux n’ont, nous la jugeons : mauvaise au suprême par conséquent, aucune raison légitime degré et absolument insoutenable.de vouloir faire porter au licutenant- Nous ferons d'abord observer à notre gouverneur la responsabilité d'un acte confrère qu’il n’est pas exact de dire accompli avec le concours (les miuis-que M.Angers “nomma une commission très libéraux.royale.” Il a exigé qu'une commission M.Mercier et ses collègues, il est fut nommée et qu'elle fût composée de vrai, n'ont prêté leur concours au lien-telle et telle manière ; mais quant à la tenant-gouverneur pour la nomination nomination de la commission, il l’a j de la commission que de fort mauvaise faite avec le concours de M.Mercier grâce.Ils voulaient que l'affaire fût portée devant la législature don* la ma- conservateurs du Canada et les choses se passeraient en dans une situation analogue ; ni la loi, ni les usages ne défendant journaux de commenter la un procès de cette nature, quelle so développe.pas que c’est un bien, nous constatons 10 fait.Notre confrère ajoute journaux conservâteurc ont ce devoir ” du silence.C’est là, regrettons de le dire, justice, attendu que conservateurs ont manqué à ce devoir les feuilles libérales, comme Y Electeur et la J ustice, y ont manqué plus gravement encore.— les yeux féroces,la folie de la faim au cœur.C’est épouvantable, ce spectacle ! “ Un contremaître à mine basse est chargé de distribuer l’ouvrage.La plupart se tiennent vis-à vis do lui dans l’attitude des sauvages devant les idoles, et lèchent ses bottes ressemelées.“ Il v a eu deux ou trois fausses joies.On a cru voir, non pas une voile à l’horizon, mais le requin de la mort qui venait manger un des travailleurs.Un de moins C’était des mots qui revenaient aux autres après l’enterrement.” Plus loin.Vallès nous dévoile son procédé pour augmenter ses bénéfices de grammairien improvisé.Quand il a un exemple à ajouter, il l’invente tout bonnement et met outre parenthèse (Fléchier), (Bossuet), (Massillon.) “ Je trouble le génie de la langue, mais je gagne quinze sous de plus ”, dit-il.N’est-ce pas que ces confidences ont leur valeur ; elles sont de nature à expliquer certaines allégations du dictionnaire officiel.L’historien qui a rangé Pie IX parmi les francs-maçons avait sans doute besoin de quinze sous, comme M.Floquet avait besoin d'un mot drôle dans la séance de jeudi.France, mais ici.aux preuve, dans & mesure Nous ne disons que " les indcouun nous une véritable in-si lus i journaux Xuus ne comprenons pas cette sévérité de Y Univers à Végard des journaux lui-même.son Corn- Sous notre régime politique, le chef jjorité servile n aurait fait qu’un si mu- plaisant silence à iendroit des feuilles de l’Etat ne peut rien faire, si ce n’est lucre d’enquête, comme elle l'avait déjà libérales et radicales du notre sur l’avis de ses ministres qui prennent fait dans des questions analogues, l’af- Nous comprenons encore moins devant les chambres et le pays toute la faire Pacaud Loekwood, par exemple, vérité à l’égard de notre journal qui dé.responsabilité politique de l’acte de la Mais cette mauvaise grâce ne change fond, sur un autre couronne.Même dans le cas où le re- rien a la question constitutionnelle, présentant de la Couronne révoque ses fait est là, indéniable ministres, il doit trouver aussitôt d’autres ministres qui assument la responsabilité de cette révocation.Notre confrère trouvera peut-être qu’entre exiger qu’une commission soit nommée, et nommer cette commission, la nuance n’est guère appréciable.C’est pourtant sur cette pointe d’aiguille que repose toute la question constitutionnelle débattue en ce moment au Canada.M.Roussel continue ainsi : pays.sa se- terrani, et avec beau-Le coup moins de talent, la même cause ; les ministres ont ! que défend 1’(//livers.Non consenti à prêter leur concours au lieu- sans fausse honte tenant-gouverneur pour la nomination de sorte de stupeur que nous avons lu, de la commission ; et dès ce moment ils cours de cet article de M.Roussel, !-ou- que les experiences privées, tentées en vue de produire artificiellement de la pluie, ont réussi eu partie.Des explosions de dynamite provoquées sur des collines de six cents pieds d hauteur ont amené la pluie dans un rayon de cinq milles.Il est possible que le gouvernement organise un système tendant à obtenir les moyens de retenir les images qui, au cours de la saison sèche, vont crever sur la mer.membres du gouvernement, tandis que le premier banc de l’autre côté est généralement réservé aux leaders de l'opposition.Il en Chose intéressante à dire ' C'est le e Bienheureux ThomasMorus.le gaand martyr de Henri VIII, mier a tracé dans résulte que les partis changent de place changement de ministère.Le parti qui gouverne prend la droite et l’opposition se met à gauche.Il y a doue eutre les habitudes parlementaires de la France et de l’Angleterre nuance assez sensible qui le pre-son Utopia les grandes lignes du système des sons tel qu’il est établi terre.C'est lui qui voulait abolir la torture physique mais plus la torture morale ; et cela, à du xve siècle.Et il faut à chaque pneu Angle- encore la fin une puisque en France le parti libéra], ou parti républicain, a toujours siégé à gauche, occupé le pouvoir.L’Anarchie en Abvssinie V L’anarchie règne en Abyssinie.Les indigènes assassinent les Italiens et leurs crimes restent impunis parce que le gouverneur n’ose pas arrêter les coupables do peur de provoquer une révolte générale.Des caravanes italiennes qui revenaient vers la côte avec des cargaisons importantes d’ivoire ont été massacrées et pillées.Los quelques survivants ont regagné Massouah dans un état de complet dénuement.voir en France, à la fin du xixe siècle, la torture morale maintenue, développée avec des raffinements inouïs et froidement appliquée, depuis le sergent de ville, le commissaire le gendarme, jusqu’au juge d’instruction et même au président des assiseslEt cette torture se même lorsqu'il a Le principal sera d'être à droite le jour du jugement universel.ou L’hospice du Grand Saint-Bernard dans les prisons où l’homme n’est C'est à tort qu’on avait annoncé la plus qu’un paria, un être déchu à suppression de l’hospice du Grand qui tout fait sentir sa disgrâce et où, Saint Bernard.ésr:; ,»r «.uiLtu0:'«mît :%%%% lent, comme en Angleterre.qu'il peut de Saint-Bernard-de Meathon, qui le ! n&t.par la grâce de Dieu, remonter en- desservent depuis 962, songent plu- i rappelant bien des souvenirs core plus hant qu’il n’était avant tôt à l’agrandir dc jeunesse : consomme LA VERITE 5 30 JANVIER 1892 Cependant on mettait à la voile ; déjà on avait levé l’ancre : le jeune homme s’arracha des bras qui l’entouraient, et s’élançant sur le pont, il s’écria : Adieu, mère ! adieu et cou- tyrs.Quelques-uns, épuisés par les tortures, et aveuglés par la perspective séduisante de la liberté, des richesses, des honneurs, avaient renié leur loi, Mais le nombre de ces âmes lâches et infidèles était très petit, à l’inexprimable colère des Musulmans il était insupportable à ceux-ci de voir tant d'- jeunes enfants refuser avec autant de calme que de fermeté de se soumettre à leurs désirs.Mais que se passait-il au château de Kérugal ?Vainement la comtesse Hermin-gilde avait prié et espéré le retour de ses enfants bieu-aimés.Ses larmes avaient presque éteint l’éclat de ses yeux noirs, et des rides prématurées se creusaient sur son beau «lies chiot* mes enfants chéris ! Mon cœur soupire après eux et tombe en défaillance ! Oh ! les voir, les voir de nouveau ; entendre encore la mélodie de ta voix, mon Isolin.(Siu/c.) VII Chère mère ! s’écria Geoffroy,d’une rage ! Mais déjà le veut enflait les voiles, et emportait le beau navire ; comme ! Mère, n’oublie un oiseau léger, aux ailes étendues, pas que Dieu frappe ceux qu’il aime, [il glissait avec On ne Va point dit que mes frères face de l’Océan.Il disparut.et lieraient été mis à mort ; il est bien plus probable qu’ils sont esclaves, opprimés sans doute sous un joug de fer, et soumis à de rudes travaux, mais soutenus par l’espérance et par la vigueur de la jeunesse.Jeudi prochain un vaisseau met à la voile pour le Levant.Le P.Ludger et moi nous nous embarquerons, et bientôt vous saluerez notre retour et celui d’Enffuerrand et d'isolin.Les Esclaves voix brisée par l’émotion, ne t’abandonne pas ainsi, je t’en conjure, à un si complet désespoir suis heureux i ! Si Isolin était ètv, combien je ; Je suis avec toi O pet ici, je serais aussi content qu’il est possible de l’être loin de sa douce patrie et dans les Courage rapidité, sur la sur- cholnes.mingilde, prosternée sur le sable de la grève, envoya vers le ciel de ferventes supplicatians, mêlées de sanglots et de larmes, pour son bien-aimé Geoffroy.Un jour radieux s’était levé sur Damiette.mon fils, le Ciel nous coulerons de non-de bonheur dans no- réunira, et nous veau dos jours tre belle France.Je le Te le ; sens suis • jamais, jamais, père ! Oh ! Silence, Hnguerrund rues se remplis- Déjà 1 salent d'une foule bruyante et affairée.Sur un fragment de pierre, à l’angle d'une des principales rues, un homme Agé était assis.Sa robe de grossière, sa tonsure, et l’ex-de douce mais triste mélan- es ! cette défi* • de loi offense notre anec, ce manque Jivin et si bon Sauveur.Vois, mon fils : déjà six ans se sont écoulées, depuis que je gémis dans ce inl'ect, privé même de la lumière du Ciel, cependant j’ai gardé dans mon , et nourri soi- frout.Que devenaient les jeunes Aucunes nouvelles de Croisés ?lvurs faits d’armes, de leurs victoires réduit #****# Geoffroy ! Geoffroy 1 veux • tu me ; serge quitter aussi ?Et se jetant au cou de | pression son iils, elle s’attachait à lui couvai- : colle qui se Ion nés n'arrivaient jusqu'à elle.Incapable de supporter une telle incertitude, elle envoya quelques-uns de ses plus fidèles serviteurs visiter les principales cités maritimes de l'Europe, espérant qu’ils pourraient y recueillir, plus t*Arernent qu'ai Heurs, des nouvelles de la jeune armée.Gcoflrov dont la timidité et la avaient complètement dis- ri depuis qu'il voyait sa bien aurait souhaité les accompagner, mais Her-mingildê qui s attachait avec un indicible amour à son dernier soutien, son unique fils, ne peut se décider à Enguerrainl ! tu rempliras mon cœur v consentir, de consolation.Mais, mon enfant, nous devrons soigneusement dissi-notre affection mutuelle, et ¦ lisait sur ses traits slide rides profondes, indi-issvz.non seulement un cœur jusqu à ce jour Mit le feu sacré de vespe-• les anciennes vestales si veinent,tandis que,pour la première fois, un torrent de larmes s’échappait quaieut ; 11 guensemt rance, comm< veillaient sur ihretien, mais un religieux.De temps à autre un Arabe bancal méc, Geof- tain passait près de mi, et le pous-nouvelle sait du pied, eu lui ordonnant de se de- retirer du chemin : parfois un Egyp- de ses yeux.Elle pleura longtemps, avec des sanglots convulsifs.Lors- j qu’elle se fut un peu froy la pressa avec une énergie de condescendre à sa mande.Il lui p ouva qu'elle u’avait j tien sa sûreté, puis- aumône.Egyptiens étaient alors en pas commerce avec 1 Europe.Le Pere visage s illuminait dune admirable Ludger appuya sa demande, et ex- : expression de foi et d espérance, prima la ferme conviction que les Deux étrangers s arrêtèrent devant deux frères étaient encore à Damiette : ^ 1111 ®^ait cornme re^" ' ( •lui de leur idole, ta voix vers Dieu, Cl ton cœur et mon Knguerrand ; il prête toujours oreille attentive à la prit Hlw do *»ro U1H Valiligé.( )h ! mon personni liées chrétiennes.lui jetait dédaigneusement une Ces insultes n attristaient noble pér en toi la piété et la force Sois patient pour ma l’essaierai peu à peu.osuivre ! Je trouve reserve rien à craindre pour que les le vieillard : paru, aimée mère dans la douleur, au contraire, son faiblesse, mais lentement sans doute, d ton héroïque exemple.Mon bien aimé (ils, mon brave mais moins courbé, moins lui : Vautre était un mais Sieux.et pourraient être rachetés qu'on demanderait sans , énorme rançon.porteurs de nouvelles plus tristes en- Je consens ! Je consens, mon core que les sombres pressentiments ! r0iqUe fiis ; s'écria la comtesse.Va .de la pauvre mère n'avaient pu les lui ! au uom (p> Dieu, et accompagné de , connut immc uitunuit pour faire craindre.Uh 1 quelle désolation, : [a bénédiction de tanière.L'espé- L [‘'-tiens et c es uiropeeus.se cta quvllc angoisse brisa son cœur ?Ac j rance s'éveille de nouveau dans mou " {"voiVqu êtèVélnmners à cahléc, anéantie, elle serait restee des s,,ia.Qui, il me semble même que ^^eite.Üi vous voulez permettre à et dos semaines silencieuse L'est moins l'espérance que la pnehrétieu.votre frère, d'être votre qu un, larme vint jtude.O mes fils ! mes fils, je vous ' ordomim ; Toici votre servi- Père Ludger, vous ern- - ., tour.Béningero mit en œuvre tout ce i porterez des collres remplis d or.Mes Vraiment la Providence de Dieu que son amour lilial sut imaginer joyaux, mes terres, tout sera vendue.Si> manifeste amoureusement sur distraire la malheureuse mere ; Mais, et la pauvre mere tomba aux n0USt notre entrée ici.Nous soin- attircr son atteu- pieds du prêtre, oh ! je vous en cou- mes étrangers, eu effet, et déjà nous jure, au nom du Dieu vivant, proté- éprouvions quelque inquiétude, Isolin! Isolin 1 mon beau, mon gez mon Geoffroy ! willez sur lui ! ^l'ayant point de guide auquel nous bien-aimé fils ! gémissait Hennin- qu il lie soit pas un moment loin de pUissious entièrement nous confier, gilde.O Enguerrand ! mon espérance vous.Nous acceptons votre offre avec gra- et mon soutien ! ^ ous êtes partis, Noble mère, ne craignez rien,dit le titude.Vous connaissez sans doute partis pour toujours !.\ous avez chapelain en la relevant.Je ne quit- cité.Y a-t-il longtemps que péri sous les verges du cruel musul- te rai point votre fils ; mais Dieu lui- vous l'habitez ?man.ou vous languissez dans les- meme le protégera et le ramènera sain Un peu plus d'un an, soupira le clavage Hélas ! vos trop courtes et et sauf dans vos bras.vieillard ; et plût à Dieu que j’eusse brillantes existences se sont terini-, Les préparatifs du départ se firent toujours souffert ici au lieu des ilimerai rc audace, avaient, dans cet liées, sans qu une mere ait pu vous ^ rapidement.fortunes enfants qui, trahis par un espace de temps si court pour les assister dans vos derniers moments.| lout ce.que la comtesse possédait faux croise, gémissent désespérés heureux, épuisé, la coupé du mal- sans que sa main ait essuyé vos de précieux fut lendu ou mis eu dans cette \ ille.heur.Oh ! combien do fois lorsqu’elle beaux fronts humides des sueurs de gage, et la pau\ re mère était anxieuse oi^é' T^cr i ^le^^^)Lis* imne des était tendue à leurs lèvres et dcchi- la mort.sans que sa voix ait mur- encore.ètramrers.DDesde-moH dites-le-moi rail leurs cœurs, ils appelaient ces muré à votre oreille de tendres pa- Oh.observa en souriant le t vite, je vous eu supplie ! anges gardiens de la terre,qui avaient roles d’espérance et d’amour!.Un Ludger ; nous aurions suffisamment Drenez-garde, mon jeune ami *, veillé avec tant d’amour sur leur prêtre du Seigneur 11e s est pus trou- pour la rançon d un empereur.votre suite et \os chain aux riche- pour fortifier votre j Le jour du départ arrivai Hennin- ment chargés ont attiré 1 attention.1 Gagnons ensemble un quartier plus i retiré, et je vous donnerai les détails j que vous désirez.doute une amaigri que jeune homme délicat, de quelque lié- quatorze printemps.L’œil exercé du vieillard les re- lies messagers revinrent bientôt, j a mu 1er vn dérober toutes les marques à notre cruel gardien ; sans cela, nous serions immédiatement séparés.i Contents, résignés, et attendant patiemment leur délivrai! main toute miséricordieuse du Seigneur, le père et le fils passèrent dans un rude labeur les heures sombres, les semaines et les mois de leur captivité.de la ce jours immobile et sans soulager son cœur.: i reverrai pour elle ne put même lion.VIII La rançon Une longue année s’était écoulée depuis que le vil Archibald avait trahi les pauvres jeunes croisés, en les livrant aux mains des Infidèles.Elle avait semblé se traîner lentement, et tristement pour ces enfants infortunés, accablés de travaux et de douleurs.Ces misérables victimes d'une té- 1 1 berceau : leurs mères ! vé près de vous, Ame, au moment du terrible voyage, vous donnant le pain de vie.Seuls ! seuls ! avez-vous péri au j do la mer.milieu des tortures et n’entendant j à partir pour l’Egypte ; la comtesse s'attachait à son fils ; à peine put-on gilde et Béreugère accompagnèrent le bon Père et Geoffroy jusqulau bord Mais hélas ! beaucoup d’entre elles pleuraient comme Rachel et ne vou- eu laient pas être consolées, parce que leurs fils n’étaient plus,-d’autres, brisées par la douleur, reposaient déjà que les imprécations de l'Infulèle dans le silence de la tombe.Du O mon Dieu ! mou Dieu ! pourquoi la dissuader de l’accompagner moins leur» urnes devaient descen- m’avez-vous délaissée ! Pourquoi la Mille fois elle lui dit adieu.^tin d'aider nos umi< à propager la dre parfois du séjour des célestes verge de votre colère est-elle sans lois elle supplia de nouveau Ludger yiriti, nous avons décidé d'envoyer le délices, pour consoler et soutenir les relâche levée sur ma malheureuse d’être vigilant, et de ne jamais per- journal gratuitement d’ici au 15 mars à malheureux eufanh, maison ?O mort ! 6 mort ! .vien-jd,.Geoffroy do vue.Pauvre mère ! La mort wait miraculeusement dras-tu jamais Y Oh! réunis-moi de elle ne pouvait se résoudre à se sé- lli;numi ne commencerai courir que du délivré beaucoup de ces jeunes mar- nouveau à mon époux bien-aitné.à! parer de sou fils.15 mars.Un beau navire était prêt (A suivre.) i Avantage special • • *• * mille LA VERITE 6 douze nullo cinq emits piastres chaque formant ledit montant dos vingt-cinq mille piastres, & môme les blancs laissés t\ ma disposition sur la banque Jacques Cartier, ot que i ai remis ù U.Alphonse Grooitrion, do Montréal, do la reine somme a été déposée au crédit do il.Mercier à la banque du Peuple.Encore un autre du mémo genre : Le 14 février 1891, au beau milieu des élections fédérales, M.Mercier a reçu un chèque officiel de $14,000, en patinent d’un subside au chemin de for Montréal et Ottawa, et cotte somme a été ensuite déposée au crédit du M.Pacaud à la banque Union.Enfin.Le 5 septembre 1890, opération à peu près semblable, pour $5,000, en faveur du chemin do fer Drummond et Arthabaska.Qu’on le remarque bien : ce sont là des choses prouvées par des témoins dignes de foi, parlant sous serment.LA COMMISSION ROYALE LES BEAUTES DU BOODLAGE La commission royale est allée siéger à Montréal afin de moins déranger les témoins qu'il faut entendre pour tirer au clair celles des opérations de la clique qui ont eu la ville sœur pour principal théâtre.Pendant les trois ou quatre jours seulement qu’elle a siégé à Québec, U commission a mise au jour une foule d'affaires louches et scandaleuses.Nous avons déjà parlé ilu marché Langlais, des 550,000 touchées par MM.Mer tier et Pacaud, du papier fourni par M.Langlais et payé sept fois, de ce prétendu monopole qui n’était qu'un prétexte, puisque les divers bureaux publics ont continué d’acheter leur papeterie dus autres libraires, comme par io passé.lia été prouvé que la fameuse economic de 10 à 20 pour cent est un autre prétexte.D’abord, dans sa lettre à M.Langlais lui donnant le prétendu monopole, M.Mercier ^’engage à lui payer le prix courant.Ensuite, un témoin entendu par la commission a déclaré que les prix courants de M.Langlais sont le, prix de détail bien plus que de gros ! Autre chose clairement prouvée : Sur la lettre de crédit de 525,000 donnée par M.Charles Langelier à M.Langlais en paiement des 50,000 exemplaires du Sylviculteur—qui n'avaient certainement pa> coûté 55,000.—511.125 ont été déposées au fonds commun de la bande, au crédit de M.Pacaud.Qu'est devenu le reste ?C’est un mystère, certaines personnes avant las?;- précaution du retirer leurs chèques de, banque, du moment qu’il e< question d'une enquête.Autre scandale non m.dn, clairement établi : Le cabinet Mercier a payé un subside de 550,000 à la compagnie du chemin de fer Drummond et Arthabaska sans auto.Il y a des personnes qui défendent encore cette chose aussi barbare que son nom : le boodiage.Elles disent : Après tout, si nu entrepreneur, un fournisseur reut donner, sur ses profits, une forte somme aux conseillers municipaux, députés, aux ministres, aux entremetteurs avec qui il fait des affaires, où est le mal ?C’est son argent qu'il dépense celui du public ; c'est lui, le public, qui paie les pots de avocat et conseil pour les fins ci-dossus, l0 vingt-cinq du môme mois ; “ Que c’est moi qui suis dépositaire et qui l’étais alors des livrets do banque do mon frère, qui n'a eu aucune connais-sauce, dans le temps, de cotte transaction.aux Une personne dont j’ai oublié le mais qui n’est certainement pas frère ”, est délicieux.Ce qui est également délicieux, c’est do voir M.Mercier, qui demandait naguère à M.B.Trudol 8500 afin do n’ôtre pas dangereusement embêté, semer d’hui à droite et à gauche les chèques signés en blanc, les billets signés on Man ci autres “ effets de commerce b labiés.nom mon ainsi, et non et non vin.Ce raisonnement n’est qu’un sophis-11 est évident qu’un entrepreneur ou un fournisseur qui donne,sur le prix de son contrat,une forte somme pour les n’importe quelle tin, se ailleurs, soit sur la aie.Le scandale Mercier-Langlais uujour.c C’est à M.Tarte, naturellement, l’ennemi né des booJ/ersot du bood/ajc Ottawa, que l’on a confié le soin d'exp/i-quer le scandale Mercier-Lunglaix Voici ce qu il a trouvé, à la date du *20 janvier : élections, ou rembourse par qualité, marchandises qu’il fournit, soit sur la lité des travaux qu’il exécute.Si $200,000 il dépense so m* ***#«#»» M.Honoré Mercier, simple avocat, était tellement dans la dèchc qu'il lui fallait $500, tel jour, à telle heure, se tirer d’an embarras embêtant ; aujour- la quantité des soit sur pour qua sur un contrat de “ Le 21 février, M.Mercier portait lu parole, à Sorel, en faveur de M.H ou in, en compagnie de M.Tarte.MM.Na tue 1 et Leblanc y étaient aussi.C'est le 24 me mu que lot $25,000 furent expédiées de Québec Jacques-Cartier, a Montréal, au crédit de M.Mercier.“ 11 eu bien connu, ici, que M.J.A.Mercier fait le- affaires de son frère, et celui-ci avait l'habitude de lui laisser des bianes->eings de chè pies.“ Avant reçu avi- de i envoi de- $ O00, M.J.A.Mercier se -ervit de deux de ce- b anca-suings, retira le- $25,000 et le- remit le même jour à M.C.A.Geof* fr ion.d’hui, après moins du cinq années do pou-littéralement.$50,000 en boodlage, en pots de vin, le public est certain des marchandises inférieures d autant en voir, il joue avec l’argent Ces faits sont plus éloquents quo tout» d’avoir des travaux ou M les déclarations - oie nn elles do M.J.V.Mer- lu banque qualité ou en quantité.Par exemple, croit-on sérieusement que M.J.A.Langlais qui,d’un seul coup, a donné $50,000 à MM.Pacaud Mercier, eut consenti, si ses complices nt restés au pouvoir, à subir lui-même cette forte saignée ?Bien certai- •; ier ou «le M.Honoré Mercier lui-même.Par .sa déclaration solennelle M.Geof-frion nous dit seulement qu’il a reçu !os $25,000 de M.J.A.Mercier, mais qu’il ignorait “ d’où provenait col argent.K h tin, M.Honoré Mercier déclare q ; n'a eu aucune connaissance u d’un dé]*01 de vingt-cinq mille piastres et du paîinent do cette somme a la banque Jacques-Cartier.N oui savons de quelle façon M.Mer-N ou- l’avons vu jurer que Vérité du 28 novembre était et •;i tlai ne ment que non.E; ce n’est assurément M M.Pacaud et Mercier qui lui nas ?auraient remboursé cette somme.Dune, c’est la province qui aurait eu cet hon- “ L'ex-Pretnior Mini-tro, dont toutes le- journée- étaient vum^tée- à l’avance, n\ ut jamai- conn ai—an ce «le ce virement de fund-, et n’en a profité J -aucune façon ! Le.- chèque—pie non- a von h vus—ont remplis ic l’écriture «le M.J.A.Mercier, et nous sommes nutori-é- par M.C.A.Geo tir ion a dire qu'il a reçu les $25,00U.CRT jure, tide faux et mensonger, tandis qu'il était substantiellement vrai.Nous l’avons vu ar- de neur, soit sous une forme, soil sous une autre.Les habitants de la bonne ville de Québec ont constamment sous les yeux un exemple des inconvénients du boodlage.Lorsqu'il s'est agi de construire le nouvel aqueduc, la coterie qui s’est emparée ensuite de la caisse provinciale, opérait sur le terrain plus restreint des affaires municipales.C’est là même qu’elle paraît avoir fait ses premières armes, remporté ses premiers succès.Elle a rançonné l’entrepreneur Beerner d’une manière féroce ; ses exploits sont devenus légendaires.Ou a dit alors : Si Beerner a été assez naïf pour se laisser plumer par les boodUrs, tant pis pour lui ; le public, n’ayant payé que le prix stipulé, n’y perd rien.Aujourd’hui, il est évident que les vrais naïfs étaient ceux qui parlaient ainsi.Le nouvel aqueduc a coûté fort cher ; pour le payer, les citoyens sont •oumis à une lourde taxe ; et, depuis quelque temps ; surtout depuis que, pour donner de l’eau à Saint-Sauveur, il a fallu augmenter la pression, la ville est presque la moitié du temps sans eau, exposée aux horreurs d’une conflagration ; sans compter les graves inconvénients auxquels les familles sont soumises.Voilà plusieurs mois qu’il ne se passe littéralement pas une semaine, sans qu’un tuyau crève quelque part, Bans qu’il faille fermer le nouvel aqueduc pendant deux, trois, et jusque quatre et cinq jours de suite.Pendant ce temps, la ville n’a pour s’approvisionner d'eau que le vieil aqueduc, tout à fait insuffisant, surtout en cas d’incendie.Les ruptures de l'aqueduc Beerner •ont devenues si fréquentes et si désastreuses que l'on se demande s'il ne vaudrait pas mieux relever tous ces tuyaux et en poser des neufs — mais sans boodlage.la vB a lion régulière ; pour payer eu subside jouer, sou.s serment, sur les mot- et les chiffre-.Ce qu’il a fait sous serment, il peut bien le faire lorsqu'il s'agit d'uno déclaration solennelle qui n’oxpotie qui une amende de $200 ! Si MSI.Langlais, Pacaud et lui ont eu le soin de ne pas fixer le chiflïc exact do la eomme qui devait être mise à son crédit, cela suffit à M.Mercier pour affirmer solennellement et même pour jurer comme ci-dessus.Il n’y a pas un homme dans la province de Québec assez naïf pour croire quo M.Mercier qui, le 23 février, a donné à M.Langlais deux lettres de crédit de $60,000 dans les circonstances que l'on suit, no savait pas où le produit do cos lettres devait aller.Pour s’imaginer que l’on va berner le public avec des “ déclarations solennelles ” pareilles, il faut prendre les Canadiens français pour un peuple de nigauds.il a dû emprunter la somme de $50,000 à la Caisse «l'Economie ; -ce subside, sou*> |de M.Mercier que do leur demander de tenir compte «le ces faits, dont l'exactitude est incontestable.K-t-ee trop espérer des adversaires forme de lettre de crédit, a servi, à la banque Nationale, à garantir le pal ment d'un billet do $12,000 signé par il.Pa-I La Patrie, organe libéral, carrément CHud et endossé par M.Vallièro ; et ce e laissent pas tromper.S’ils renouvellent le mandat de de M.Pacaial celui-ci parait que certains ont appuyé M.Merci font semblant, damner les scnndalos dans l'espoir de U a ira probablement toujours • > By to xv 11.mal là-bas.Tachons que ça aille lin peu mieux à Québec, au moins.race or- a.m.ver- “ 1 jj double caractère historique et divin du livre «h* Judith ne faisant aucun doute pour les catholiques, nous n'avon- pu lire sans étonnement les lignes suivantes dans une chronique publiée cette ville : Le fret pour la Rivière à Pierre et les stations intermédiaire-, et pour toutes le; stations «ur le chemin de fer des liasses Laurentides, à Québec après tous ces amis reprendra aussitôt sou poste de gardien de la barrière.On lit dans le Canadien du 23 janvier, sous le titre : A bon entendeur, salut ! la tirade suivante : “ Le rédacteur d’un journal, d’un très petit journal publié a Québec, sous le nom de Semaine Religieuse, est, paraît il, M.l'abbé David Gosselin.“ M.Gosselin est prêtre, cela ne le dispense pas d'etre poli.Mais s'il veut continuer à faire de l'injure à l'endroit de M.larte nous croyons qu'il est absolument licite de lui rappeler que sou état lui commande le respect d'autrui.“ Le temps est passé où un pretre qui descend dans l'arène politique pouvait lu faire sans s'exposer à être traité comme un électeur ordinaire.“ M.Tarte a bien connu M.Gosse-le passé ; c'était un homme comme un autre—très violent et susceptible de commettre plus d'une erreur.fausse étiquette ! Si M.Gosselin veut devenir un journaliste politique, qu'il le dise ; c'est son droit, si son évêque y consent, ce dont nous doutons fort.La Semaine Religieuse parait avoir remplacé le Journal de Quebec, et être devenu l'organe de M.Flyun.“ Si M.l'abbé Gosselin veut discuter avec M.Tarte à la porte de l’église de paroisse, le Gap Santé, les questions publiques, il n’a qu’à faire un signe, et M.laite se charge de lui démontrer qu’il a beaucoup plus de choses a apprendre qu'il n'en sait.“M.Gosselin aux Eboulcmeuts." Israël est sérieusement excité, voua voyez.Voulez-vous savoir maintenant ce qui a jeté ainsi hors gonds l’unique défenseur de la constitution outragée?C’est cette simple note dans le dernier numéro de la Semaine Religieuse de Québec : ne sera pas reçu pour les endroits au-deü m., de la Rivière à Pierre, après 5 heures p.ni.,., ., Le fret pour tousli s points des districts du lac St ., ,l 11 hllv 0,1 *l tait, au c?vin < u Jean et Saguenay à l'est l e la Jonction Chambord, ]mi .1 liberal, un mouvement ivsez acccti- estenregistié pour la Jonction Chambord, et pour tué pour déposer M.Mercier Comme chef j Koberval et les endroits à l’ouest, enregistré pour le remplacer par un homme moins compromis.La preuve de eo mouvement, non- la trouvons dans le National, organe tie M.Duhamel, numéro du 22 janvier." Ce n est pas, dit élégamment ce journal, ce n est pas quand un traverse la 1 ivivre qu’on change de cheval.unedi dernier dans un journal de si li v-t ce: “ Si cette b mclière de Judith avait '• jamais existe et s’il y avait jamais eu “ un 1 lolopherne, général d'un imagi-“ nuire Xabuchoduiiosor.“ roi de Ni ni “ ve ”, Vhéroine dont tant d’artistes de “ génie ont aimé à peindre les traits, “ aurait eu de cinquante a soixante ans “ quand cmte prétendue tragédie eut “ lieu dans une tente sous les murs de Béthulie.Le galant Holopherue aurait “ donc eu droit de compter sur plus de “ reconnaissance de la part de la trails-“ ftige juive.RobervrJ.et Le fret ne sera pas reçu à Québec après cinq heures p.m.Billets de retour de première cla>>e aux taut d’un simple billet, de Quebec à toutes les stations émis ’es * amedis, bons pour revenir jusqu’au mardi suivant.Ex-'ttbnl*> frrrrsa vendre par le Gouvernement dans la vallée du lac St.J car.à des prix nominaux.Le chemin de fer transportera les nouveaux colons et leurs familles, et une quai effets de ménage, gratis.Le Minneapolis Journal nous apprend Ireland, archevêque de Saitit-a été subitement appelé à Borne.Le même journal croit limitée de leu ri que Mgi Paul Avantages spéciaux offerts à ceux qui établissent des moulins ou autres industries.Pour informations au sujet des prix pour les voyageurs, et des taux o ,ur le fret, s’adresser à ALEX- agent général pour les voyageurs et le fret, Québec.flaf-Billets en vente chez R.M.STOCKING vis-à-vis l’Hôtel St.Louis, et chez Suzor è° Tru-delle, S; rue du Pont.savoir que le prélat levra donner au Saint-Siège des au sujet de l’attitude qu’il >ur la question scolaire nisation forcée «les catholiques étr: qui s étab.is>ent aux Etats-Unis.explica- tion^ a prise et sur l'a me r ica- ANDRE HARDY, “ Ce sarcasme rappelle nsst z celui de Voltaire sur le même sujet, mais nous ne savions pas que le fameux sceptique eût parmi nous un disciple aussi avancé.” Nous sommes heureux de lin dans mgers CO VH SV PE RI EURE, QUEBEC.Marie-Louise H.Racine, épouse commune en biens ie Michel Y.Courdvau, de lu cité de Québec, industriel et marchand, dûment autorisée à ester en justice, demanderez.e, J.G.SCOTT Sec.cl Gerant “ Pas du voir que l’attentiou de qui de droit est enfin attirée sur /esprit voltairien qui règne à la Patrie depuis que ce journal existe.**# 1 • 14 novembre 1S91 OVVKAGK TRADUIT DK L’iTALIKN VA H L’A R BE FOC ROT Pratique*, etc />ot/r chaque jour dt I annét.Par le Père Gabriel Marie Fulconis.mort en odeur de sainteté à la Chartreuse de Notre Dame des Prés, en France, auteur de plusieurs autres ouvrages bous presse, fondateur de la Sainte Union dans le* cœurs sacrés de Jésus et de Marie.m^-Paris Œuvres St Paul, rue Cassette l/AME SAINTE VH Ledit Michel Y.tiuurJenu, défendeur.Une action en séparation de biens a été instituée en cette cause ce jour.Québec le 13 janvier LSU2 M.Laurier, à Saint-Sauveur, a fait la grimace en parlant du boudlaye et des boodlers.Cela inquiète la clique.Le National, organe de M.Duhamel, fait les respectueuses remontrances que voici au chef de l’opposition fédérale : Y.X.Drouin, procureur de !a demanderesse.lGjnn.— 1 m.SU La Compagnie Chinic QUEBEC “ Nous ne croyons pas que personne ait été autorisé à faire dire à M.Laurier plus qu’il n’en a dit Monsieur Laurier sait trop bien que dans les circonstances actuelles, ce ne sont pas les hommes qui sont coupables, si coupables il y a.“ C’est le système électoral déplorable qui règne parmi nous que nous devons accuser et réformer; de ce système nous u’avons pas à répondre, il n’est pas notre œuvre, c’est l’œuvre des conservateurs.“ Tour gagner le pouvoir et pour s’y maintenir, le choix des moyens n’est pas à la discrétion des partis, il est imposé par l’état des choses existant.a été autrefois vicaire • i comme Ancienne Maison Successeurs de 1 uc ses MARCHANDS & QUINCAILLIERS Fondée en CHIME ! : 1808 Le Canadien prétend qu’un des membres du nouveau ministère repré sente le clergé.EN GROS ET EN DETAIL t “ Culte insinuation, fût-ollo fondée, n’est certainement l'as île nature à incriminer celui qui en est l'objet.Quant au clergé, il trouverait lu Canadien bien aimable s’il voulait lui rendre son change, eu l’ignorant autant qu’il ignoré lui-mômu." Fournisseurs ordinaires des Fabriques, des Institutions Religieuses et d’Education C’est bien entortillé, mais traduit en bon français, clair ut net, cela veut dire • réussir, un nanti politique que, pom doit faire de la corruption, acheter les électeurs et prendre l’argent pour les dans le coffre public.C’est eu est 0 mai 91 la.Ce n'est pas long, mais c est tout ce corrompre 7041 0118 , 1 U LA VERITE 8 I GEE VAIS & HUM Pilules Antibilieuses.I CHEMIN DE FER i IJCâr» IMPORTATEURS WML MUMMOREiNCÏ vil ! f D’IITSTEUMEITTS DE MUSIQUE et Charlevoix ¦»xrt ri «¦ 3Dxx JDr ISTE'ST SERVICE D'ETE Comet rçant iica-*n«he le 31 msi IS a» 1, le# tnisi rccleroct comme -uit : ( De frame, tl’AllcmiiKue elite»» fUtU-InU , Rem'tdt p n:rtrfee «sus danger damcoe foule de ai oû lé* pilule* m*rrun»u>i enraient tout â fait nuisible*.Xcn-tetüecentje fa:s un ut age eraeidêrable de ce* Pii al es poor c*« pm-nte, man ;«lte ai aussi M Déï-ari ic Q u ¦' •.•' ” r*- z ‘de M i 2.CO v.el.m - re r.c v."’.'•rtccv a 4.*25 p.a.Arrivent 5 V: h*< >:: BBRE3 PI ANOS TELS ¦ >V1- LES C t K MM ANC HE .i Départ i* C! - N»-Ste-A r;ne, p.m.f.v p.m Arrivez t » Me Are a ô.'C a Le* t : 6.«13 ? 'nc:é Iule* prospérité c »mmerci»Ie de notre vi ; u; i IA NO, ou d’un hakMOMÜM le PKK MI K RE CLASSE., s ; ar.IIKINTZMAN ô- Cic.ne < Hr m Vice ! I^t maison H Kl NTZM AN c les » * r.4 * r • • «:ir Crc à v.> r * 1 rn /» % 11 A 1 î .3.S < » ' .not ré.ti aillcuns au c *- • J liw : k J ¦ / ', • 9 n ; ' Fs fier i J A - v* .t ; » ppassés par aucun antre i v ; S- Cic.a :S Jf xfrnntteiXsxxs la fabrication : PE ND AN i' PL >n.V.v- ANNÉES N i r>r • v «.» r J A ('SSI Gue i! c*.M i Uriel • x; >ur ?-> put i* r a fabrication 4 a pnp * ! I M.He; nu man, perc, ams; que scs Iis su ne: lent per- nr.eilcment Tous les DESSINS, l'L.XNS Ivcs ACTIONS en usage • • leurs atelliers.V - ‘ t' Chant Grégorien i V- % -V MODELES etc., vont faits par eux.Lms le* Pianos Heintzrnanc-Cie, sortent des ateliers de '.a céièh'e -a nsoa W ES S ELL, NICKEL > GROSS, de NEW.YORK.UNE AMELIORATION IM PORTANTS, au moyen de Uquellq)TROIS JOINTURES ou CHARNIERES ont été S U PRIM .ES, a été intro-duitc dans cette action par M M.Hcintzman dr* Cic.Cette amelioration, pour laquelle MM Hcmumao O- Cic, ont obtenu des LETTRES PATENTES, est leur PROPRIÉTÉ EXCLUSIVE; Elle ne or trouve donc dans aucune autre instruments.Ives pianos Ileintzman Cic.ont toujours remporter !e> PREMIERS PRIX dans toutes les expos v lions où ils ont été exhibés, j Le MODELE l 11 c A ::o:o.o:: — MELODIES TIREES DES ANCIENS MANUSCRITS / % *; Z / r.- a - 5fs r y s' Tc- r P AS % Pouvant '0 rhnntor aux i SALUTS DU T.S.SACREMENT ¦> rr- >x •.F* en e< artistique.Le FINI parfait.r .• .• i Avvc avcumj'a^uvrnrM d oi^no par La SONORITE ne • # e e ;r.i re, lu TOUCHE é.astiriu U MAINTIENT DE L'ACCORD merveilleux t« Nos Harmoniums de Wm.Bell d— < ic.T.t de véritables MERVEILLES sous le double rapport du FINI et des QUALITES MUSICALES.AUSSI.—Les célèbres machine* a foudre NEW WILLIAMS et DAVIS a entrainement vertical % * Pcror blanchir lé teir.t.l* realty r de r^e.f m eear?, le ma-'qse t : a _ : v ?» , «*%.;.ie La LOTI O y PFRSIEXXK t>i »,-.»• r -A.- ration eérieu**, unique en • ger -c.< .«t v.r -takle kiar: k p.; - A Ce :/• «t p-*- u* e fondre blanche.•>!*jf-+
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