La Vérité, 1 décembre 1892, samedi 24 décembre 1892
J S Uâslotiguny Ur Jativ M Artliuhheknfille lîieme ANNEE abonnements Quebec Samedi 24 Décembre 1892 No 22 LA VÉRITÉ Avis Tonie demande de eliaiigeiuenl d’adresse doit elre accompagnée de l’aucieime adresse.cl EtatM-UnS*.$«.00 .$1.00 .(Union i*03r.vLR.) .1.12.50 Va initia Vu in» — Six iuoIh VlriMiK1'1 in an Téléphone Bureau de renseignements : 66 rue St Joseph.(Ancien bureau de la Vérité.) JOURNAL HEBDOMADAIRE : 172 “ VERITAS LIBERABIT VOS—LA VÉRITÉ TOUS RENDRA LIBRES." j p;Tardivel Directeur-Proprietaire QUEPEO AMEDI 24 DECEMBRE 1802 L’Amérique quentee avant Christophe Colomb Bureaux : Chemin Sainte-Fove près Quebec qui se jette dans la mer en face de des relations danoises authentiques, Long-Island, est également poisson- que la région n’est guère fertile.Der-ueux, et.de plus, il prend sa tout près du lac Champlain.Il n'est dans cet Océan aucune terre habita-doue pas impossible core dans le produit des collectes.En 1309, après le concile de Vienne source rière le Vinland, ou ne trouve guère et la publication d’uue levée de subsides par Laurent Karlosson et Biarn, l’évêque de Gfardar, Ariu, se rendit à sa résidence et organisa cette levée.| Il n'oublia pas ses paroisses de Vin-iaud, car, en 1315, les dîmes des colonies américaines consistant comme toujours eu dents de morse et en vège, avec les îles Oicades, l'Islande pelleteries diverses, furent vendues et le Groenland.Les évêques instal- douze livres et quatorze sous tour-lés dans ce dernier pays, à Gardar, nois à un Flamand, Jean du Pré.Eu et dont on possède la liste depuis 1335, ces comptes furent définitive-l’an 1121 jusque vers 1450, corres- meut arrêtés par Pierre Gervais.” pondaient avec les chrétientés finlandaises.qu'ils considéraient comme des dépendances de leur diocèse, et leur rendaient parfois visite.î, un d’eux, l'évêque Jou ou Jean, fut même martyrisé,en 1059,par un tribu indigène, A plusieurs reprises, des missionnaires furent euvovés d’Islan- S.- découverte et fre- qtte sur les ri- jble ; ce sont des immensités couverait été j tes de glace et plongées dans l’pbsctt rite." vcs de ce Meuve prédestiné élevé le premier établissement Scandinave.D’ailleurs, la vigne, qui donna son nom au Vinlaud, pousse encore spontanément dans tout le Massachussets et une partie du New-York.Les voyageurs contemporains parlent avec admiration des raisins sauvages de cette contrée et des énormes vignes naturelles qui poussent sur les bords de l’Ohio.L’ile de Marthas Vineyard doit même son nom à l’abondance de ses vignes.L’assimilation est donc aussi corn- Orderic Vital, le chroniqueur normand, nomme le Vinlaud parmi les possessions lointaines du roi de Nor- (Suile et fin.) bornèrent point les Mais là ne se entreprises de Lcif et de ses compa- rons.Ils s’avancèrent vers l’ouest et visitèrent plusieurs terres, qu’ils lèrent Ilellulaud (pays rocail- appe leux).Markland (pays des forêts) et du vin) Celte dernière.abondante en raisins, en fruits, .sillonnée par un grand Finland (pays A partir du XI Ve siècle, les mentions de voyages au Vinlaud et au Marklaud deviennent plus rares.Plusieurs causes simultanées amènent le dépérissement de la colonie et la fout oublier peu à peu.D'abord la couronne de Norvège, sous le règne de Marguerite de Waldemar.réserve le monopole du commerce et défend à tous les navires d’aborder sans sa permission aux rivages transatlantiques : dès ce jour, les armateurs, forcés de partager avec la royauté le bénéfice de leurs opérations, y regardent à deux fois avant de s'aventurer dans les mers lointaines sans la certitude d’uu résultat suffisant.D'autre part, les indigènes, réfractaires à la civilisation ropéenne.considérant les Normands comme des ennemis nationaux, ainsi qu'ils le firent plus tard pour les Espagnols, les attaquèrent sur toute la ligne.Ils imaginèrent de faire sombrer leurs vaisseaux eu perçant la cale par dehors.Ils renversèrent leurs fortifications, dispersèrent leur peaux, changèrent en déserts leurs florissantes plantations “ Il y a trente ans, dit un bref du Pape Nicolas V adressé à deux évêques (l'Islande, le 20 septembre 1448, b es barbares, montés sur une flotte partie des cotes païennes les plus voisines, ont dirigé une sanglante agression contre le peuple des colonies, ravagé par le feu et le glaive le pays et les édifices sacrés, ne laissant subsister que neuf églises siales, dont ils ne pouvaient approcher à cause do l’escarpement des montagnes.Ils firent prisonniers et emmenèrent sur leur territoire les habitants des deux sexes, principalement ceux qu’ils voyaient vigoureux, propres à supporter le joug d'une captivité perpétuelle et accommodés à leur tyrannie.” C’est donc vers 1418 que les désastres commencèrent.On peut imaginer ce qui se passa d’après les dévastations et les égorgements périodiques dont les chrétientés de l’extrême Orient ont été victimes dans derniers siècles.Pour comble de "Vingt-cinq ans plus tard,eu 1307, malheur, la terrible peste noire, qui les dîmes de Vinlaud figuraient en- ravagea l'Europe un peu plus tard poissons fleuve qui sortait d’un lac, n’était autre que le continent américain.On Hclluland dans file de T 1 plète que possible, et c’est bien le continent américain et la côte des Etats-Unis qu'avait découverts Leif.Aussi bien ce voyage ne devait pas être le seul, et de nouvelles expédi lions allaient confirmer et étendre les précédentes.Je ne suivrai pas l’auteur dans le récit de toutes ces entreprises.Ceux qui aiment les relations pittoresques et eu même temps authentiques (les manuscrits sont cités et un fac-similé en est donné), voudront les lire telles qu’il les a reproduites, ou plutôt analysées, car le texte intégral se trouve plutôt dans le livre de Gravier, que je rappelais dans mon premier article : Découverte de l'Amérique par les Normands au dixiéme siècle).11 y a, dans cette histoire si peu connue, des drames saisissants, des détails pleins de saveur, des incidents émouvants.En 1004, Thonvald.un des frères de Leif, aperçut pour la première fois quelques indigènes, petits, laids, couverts de fourrures, et montés sur des canots eu cuir : cette rencontre donna le signal de luttes sanglantes, dont l’issue devait être fatale pour la colonie.Bientôt les rivages du New-Jersey, de la Delaware, du Maryland, peut-être même ceux de la Virginie et de la Caroline, reçurent la visite d’autres navigateurs normands, jaloux des succès de la famille d’Erik ; ils y fondèrent plusieurs établissements, qui entretenaient un commerce continuel avec l’Islande et le Groenland.Bien qu’ils gardassent généralement pour eux le secret de leurs découvertes, sans doute dans intérêt mercantile, le Vinlaud liait par être connu en Europe.Adam de Brème, dans sa description des contrées du Nord, en parle en termes a reconnu Terre - Neuve, lie de la Nouvelle-Ecosse ; Marklaud dans la presqu mais Vinlaud.d’après tous les indices se de pour continuer l'œuvre apostolique inaugurée jadis par les moines irlandais.Ainsi une double couche de traditions chrétiennes se forma sur ce sol profondément imprégné de paganisme et de barbarie ; ce qui achève d’expliquer les curieux vestiges de foi que les voyageurs modernes y ont retrouvés.Eu 1261.l’évêque Olaf prêcha la croisade au Vinlaud ; puis en 1276, “ l’archevêque .Ton, autorisé par le rape, à cause de la longueur du chemin et des fatigues du voyage, à ne pas aller de sa personne dans tes loitaiucs contrées, envoie une sage et discrète personne pour recueillir en son nom le produit des dîmes et des commutations de vœux, produit destiné à la croisade alors précitée dans toute l’Europe, et le Pape Nicolas II, par une lettre datée de Borne ' le 31 janvier 1279,confirme les pleins pouvoirs conférés par i’archevèque à ce collecteur anonyme ”.Ici, ce n’est plus sur des traditions, ce n’est même plus sur des chroniques nationales que reposent les faits : c'est sur des actes pontificaux, tout aussi authentiques que les autres rescrits de la chancellerie romaine." Trois ans plus tard, en 1282, le mandataire revenait eu Norvège avec une riche moisson de dîmes • mais géographiques climatériques ».très, est Unis actuels, le professeur Eben Norton llosford de Cambridge, avait fixé le noyau de cette antique colonie, qui prendre une certaine extension, sur les bords du Charles River, non loin >t au- bel et bien la côte des Etats- Un savant américain, devait I de Boston.Après une étude appro-I fondie, M.Gafiurel le place à New-I York, en se fondant sur les raisonne-I monts suivants : I " Le jour le plus court de l’année I au Vinlaud était, d’après les Sagas, I do neuf heures.Or, c’est dans les I Etats de Rhode-Islaud, New-York et I New-Jersey, que le soleil ne reste à f l’horizon que neuf heures dans le jour le plus court de l’année.De plus, la côte de ce pays,basse,sans rochers, formée par les petites collines boisées dont parlent les Sagas, s’accorde parfaitement avec la côte américaine depuis le cap Sable jusqu’au cap Cod.Rafn pensait que Vile qui (d’après les mêmes textes ) formait à l’est dit continent un étroit passage assez dangereux, est l’lle Nantucket, eu face du Massachussets.Les bas-fonds existent toujours, et le passage est redouté par les marins, qui préfèrent doubler Vile ; le détroit est large de 48 kilomètres, et de plus Nantucket n’est pas isolée : à côté se trouve Vile de Marthas Vineyard.La situation de Long-Island, beaucoup plus rapprochée de lacôte,conviendrait mieux à l’emplacement de l’ile.Eu ce cas.Leifsbudir (le camp établi par Leif; n’aurait pas été bâti, comme le pensait llafit, non loin de Providence, à 1 embouchure du Poeasset River,qui sort du Mount Hump Bay, une singulière coïncidence,à la place même de la moderne capitale, des Etats-Unis, New-York.Sans doute, | ^cs ficuves do la côte en face do Nantucket, le Merrimac, le Connecticut, l*ont poissonneux et prennent leur pource dans des lacs ; mais l’IIudson, en- trou- parois- les pauvres colons du Vinlaud connaissent peu les métaux précieux, ou du moins n’aimaient pas à s’en dessaisir.Ils avaient payé le saint personnage eu nature, et ce n’était point de l'or, mais une ample provision de un pelleteries, de dents de morse et de fanons de baleine que rapportait ce dernier.L’archevêque .Ton, fort em barrasse, consulta le Pape pour savoir ce qu’il devait en faire (4 mars 1282), et Martin IV lui donna le conseil tout pratique de vendre et de réaliser.Il est probable que l’archevêque suivit ce conseil.fort clairs : “ Il est encore une autre lie (toutes les terres lointaines étaient des lies pour les géographes d’alors) qui, le roi Sué non Estritius, fut Ou la mais, par d’après découverte dans cet Océan.Vinlaud (pays du vin), parce ces nomma quo les vignes y poussent d’elles— mêmes.Ce n’est point une histoire inventée à plaisir ; nous savons, par 2 LA VERITE Du reste, depuis des mois, ce u'dteit ( lomont, à ceux qu'ils eombattontSoTT” un secret pour personne, dans les cer- do Paris voudraient-ils admettre q clés politiques, que M.de Boucherville j sommes plus on état qu'eux do avait déclaré qu'il ne pourrait pas rester ,avo° impartialité do M.PauWloCasa premier ministre si M.Uhapleau nommé lieutenant - gouverneur.Les chefs du parti conservateur le savaient.Pouvant trouver vingt autres nages en état de remplir dignement les fonctions de lieutenant - gouver- propos délibéré, s'étendit au Groenland et aux colonies des découvertes de la fin du XVe siècle, américaines ; tout le pays fut dépeuplé.Notre pays avait plus d'une raison de On parle aussi d'une gigantesque ban- se joindre aux fêtes du glorieux eeute-quise qui serait venue intercepter pour naire que vient de célébrer l'Europe lade longues années les communications tine.Les hardis pêcheurs de baleines entre les deux contrées.Toujours est- qui partaient de Biarritz ou de la Roil que les établissements grovnlandais cheile, les humbles marins que les les finirent eux-mêmes par disparaître .La ports de Bretagne ou de Normandie en-série des évêques de Gardar s'arrête peu voyaient à la recherche de la morne de temps après le bref de Nicolas V ; jusqu’aux environs de Terre-Neuve,punies derniers connus n'avaient même veut compter egalement parmi les cou-presque plus de rapports avec l'Europe : currents de l'amiral, sinon parmi ses il fallut six ans pour que la nouvelle de devanciers.Le célèbre Dieppois Jean la mort de l'un parvint en Norvège.Les Cousin passe même pour avoir précédé historiens du Nord se Laissent dès lors de quelques années les navigateurs sur la terre mystérieuse ; le silence de pagnols sur la côte du Brésil.(A cr la mort s'étend de nouveau sur ces côtes propos, M.(ulïarel fait observer que inhospitalières, où, depuis plus de trois cette dernière contrée doit son nom aux cents ans, avait pénétré la vie.divers bois de teinture que le moy u Au moment où s'éclipsait la prospé- âge désignait par le mot de brasile, ut ii:é des colonies normandes, vers la fin que les premiers explorateurs y trouvé-du quatorzième siècle, deux "Vénitiens, rent en abondance ; mais il faut spéci-les frères Zeni, paraissent avoir entrevu fier : ou n appelait ainsi qu'une seule i\ leur tour les rivages d'Amérique.Leur espèce de buis de teinture, celle pii relation merveilleuse a été plus d’une vait à teindre en rose.) fois taxée d’imposture.Trois solutions Toutefois le souvenir de son voyage | se présentent, selon M.Gaffatel : ou bien cette relation a été inventée à plaisir, et.dans ce cas, il faut eu débarrasser la science ; ou bien elle es: véridique, et alors on peut y puiser de précieux renseignements ; ou bien, enfin, vraie dans le fond, mais fausse dans les détails, elle doit être l'objet d'une critique sévère et de distinctions judicieuses.Le savant professeur se prononce pour la troisième opinion et se livre lui-même à la critique, dont il reconnaît la nécessité ; mais u y a-t-il pas formé me ut un peu d’arbitraire dans la part respective faite ici à l'invention et à la réalité ?Bien délicate est la tâche de démêler «0 noils parlor tignac croyons pas.émit i Par oxoi»plo ?Nous no lo L'Univers attache trop d" expressions violent quo dos journaux conservateurs emploient à Pad rosso de M.Mercier.Ces importance à certaines 8ièro8 08 et gros- person- .excès do langage sont dignes de sans doute ; ., Wfimo, mais ils no changent rien au fond du débat ; pas plus que les cri do quelques Irlandais irlandaise, selon la do notre confrère parisien.Enfin, s'il est uuur, ils ont choisi, de en pleine connaissance de cause, celui-là même que M.de Boucherville affirmait ne pouvoir pas accepter.Bar cet acte, le parti conservateur disait cluire- e rimes "° g&tent la cause très juste obser vation nssuz naturel que M„r Clmr très t‘S — rdvôqne du ment à celui qui venait de le conduire à une victoire sans travaille au profit des libéraux canadiens, il est étonnant do voir I’tourers qui, >i nous av< bonne mémoire, dans les eaux de Mgr Lngn de zèle avec ce prélat pour lo , homme qui s'est écrié un jour Assemblée législative, précédent : “ Nous n avons plus besoin de vous, allez vu us iis n a pas toujour ?»> Si,après Cela, M.de Boucherville pouvoir, il se serait abak- en : était resté au seau niveau de ces nombreux politi-queurs pour qui les mots dignité personnelle sont vid es de sens.ser l'école ultramonjaine ! Eu France, Au Canada excès opposé : on n'en lient, nient, aucun compte, causes de la dépravation tique.* ou exagère le point d'non- tombe dans générale-C’est là une d le notre po i- svl'* near.PROTECTION A OUTRANCE un 1 ne s’est perpétué que dans Trop d'une bonne chose La protection, étant donnée notre si tuatiou particulière, est sans doute né- es c’est un abus.locale, et la disparition des archie l'amirauté de Di 1 es eppe,qui en contenait dit-on, la pleuve authentique, permet pas d’affirmer ce Peut-être convient-il ‘Ut En quittant le gauler sa Boucherville a donné publies, de tous les dont ils avaient grand besoin.ne nous fait important, encore de garder une prudente réserve sur l’identité du Castillan Pinzm, lieutenant de cessaire.Du moins, d’un grand nombre, et pas disposés à la combattre.M est incontestable, c'est que accordée «\ certaines industries .bitante et oppressive.Prenons, Dans les villes du Canada, le raffiné se vend, au détail, iJ impérial.Dans les villes de la Nouvelle- pouvoir, pour sauve-dignité personnelle, M.de v c est.i i o]umon nous ne sum mes à nos hommes us ce qui election partis, un exemple 1 i > * : Ce -St exor- Jean Cousin, et de Martin l'inzon, le compagnon expérimenté rival jaloux de Colomb.Sur deux points, l’écrivain avoir été quelque peu entraîné par son sujet.Mais nous n’avons nullement besoin de ces titres complémentaires pour redire avec lui que de traces dans Français au Canada et ailleurs, pendant que Colomb et les autres descubridores et “ L’UNIVERS ” le par exemple, le pétrole.C S me semble L £*/*/vers, de Paris, vient du publie! un nouvel article sur M.Mercier que non prestige au Canada ; car, qu'il veuille bien 3 nos âmes, qui a très «‘ertaine- meutenvoyé au nouveau » premiers visiteurs.continent ses noils en leur passage, en tout cas, laissa encore moins de traces que le séjour de leurs prédécesseurs.Comment Christophe Colomb ignora-t-il ces découvertes ?Par la raison bien croire, jamais il no parviendra à inspirer aux hommes réfléchi^ de notre pays ht Nous d’Assigny.moindre confiance en M.Mercier.le connaissons trop bien : nous l’avons vu à l'œuvre depuis un quart de Msclo, chan- ireant de drapeau — « nantc : d’abord L’honorable M, De Boucherville cîmnlû n n i lac fit- i«nr*rf,T /J*, qpç — 2 u 4 • — 4 - — ***^ 4 % * ^ ww V V «i « porains.La rareté des communications une facilité étor; n von » » » • • • w» • » Nous lisons dans la date du 15 décembre : conservateur ou h/eu ; puis libéral, ou rouge, énonçant des idées fort avancées sur l'éducation ; partisan de la eoahtion des bleus et des Minerve, à la d’une nation à l’autre, le défaut de pq blicite donné aux relations de ensuite voyages, l’écriture et la langue tout à fait à part des races du nord, le caractère privé de ces entreprises lointaines, maintenaient nécessairement dans l'obscurité les cou- “ M.de Boucherville a rendu à la vince, aux dernières élections, trop signalé pour que pas compte et nous sommes de ceux n’oublient pas les services .rendus.Quoi que l'on pense de l’acte qu’il vient de commettre, il emporte le respect do qui l’ont vu i l’œuvre.Ce qu’il a fait, néanmoins, est un précédent qui, l'espérons, ne sera pas suivi n admettrons jamais que les sentiments ou les ressentiments personnels doit* (ruminer l'homme public." pro- rouges ; enfin protecteur de la religion catholique et de la nationalité canadienne-française dernier rôle, monde lui connaît un service nous n’en tenions q u i • C est pendant qu'il jouait ce avec l’habileté que tout le qu’il a brillé un instant aux yeux de nos amis de VUnivers.Ils en sont encore tout éblouis.Mais quêtes partielles que l'expédition officielle de “ l'amiral de l'Océan " devait renouveler avec tant d'éclat.Avec notre civilisation actuelle, une telle ignorance eût été de toute impossibilité; avec celle de nos Pères, elle se conçoit parfaitement.Colomb a donc été d • bonne fui en croyant mettre le pied le premier sur le sol du nouveau monde ; et, par le fait, les terre* qu'il a personnellement découvertes ne semblent pas avoir été abordées par ses précurseurs.ceux nous car nous nous croyons que cet éblouissement durera peu ; car voilà quo M.Mercier ho prépare à reparaître sur la scène politique nouveau drapeau qui celui do l’Univers.ont avec un ne sera certes pas Les rédacteurs de la Minerve connaissent assez M.de Boucherville pour savoir qu'en donnant sa démission, à Par- rivée de M.Chapleau à Spencer Wood.il na pas obéi à un sentiment de vulgaire rancune personnelle.Les rédacteurs do VUnivers évidemment croient qu'étant à distance, ils peu- avec plus que nous, écrivains du Canada.La distance peut avoir ses avantages A distance, une foule do faits intime* vous échappent, parfaite indifférence Mercier.vont parlor do M.Mercier d'impartialité Comme tous les citoyens intelligents et honnêtes de ce pays, M.de Boucher, ville n’a p is confiance en M.Chapleau comme homme public.Mais contraire-rement à co que font beaucoup d’autres, il a le courage de manifester, par des gran- actes extérieurs,ses convictions intimes.mais il a aussi ses inconvénient'.Dans son second volume,notre auteur rend pleine justice au mérite et à l'initiative de l'illustre Génois.Ce n'est pas une raison, toutefois, pour qu'il ait négligé de signaler la part, trop oubliée aussi, prise par les Français aux Nous sommes dans un* par rapport à M.Il nous a fait du bien, croyant nous faire du mal.Nous ne lui en voulons pas plus, personnellement, que les écrivains de l’Univers^i’cn veulent,personnel- Ontario, il y a quelques puits de pétrole ; dont les habitants de la* province de Québec et des provinces maritimes souffrent pour l'amour de quelques industriels du Haut-Canada.A Fotrolia, dans I • % ta 00 LA VERITE 3 et c'est pour protéger cette industrie uion assez sérieuse sur la question l’on taxe aussi lourdement un arti- scolaire, entre Mgr Satolli et les archevêques réunis à New-York,cela ressort clairement de l’article du Mirror.Ce Or il nous paraît radicalement impos-.qu’ici ont rendu publique l’allocution de sible que l’Eglise puisse jamais accepter ce prélat, sans le consentement, que un pareil régime scolaire.Car c’est pré- disons.nous ?malgré le désir des arche-cisémcnl cette newWWW par rapport à réunis à New-York.la religion que l'Eglise a toujours con- ^ ainsi avéré que le discours de damnee.C'est à cause de cette séparation Satolli a été livré à la publicité de 1 enseignement profane de tout eusci- oraigré les archevêques.Quelqu’un est gnemeut religieux, qui est l’essence donc coupable d’une grave indiscrétion, môme de l’école publique, que les Papes Les journaux profanes prétendent que et les Conciles ont tant insisté sur la ce quelqu’un est Mgr Ireland lui-même.Il est certain que lui seul, parmi les auditeurs de Mgr Satolli, avait intérêt à faire connaître les paroles du délégué apostolique, car lui seul y pouvait trouver une confirmation de ses doctrines sur la question scolaire.liens est cui prodc8t crimen.que cle tic première nécessité.Cola est injuste, cela est intolérable.Et cela ne serait certainement pas toléré,1 journal donne à entendre que l’accord s’agissait do développer, par ce ! s'est établi entre le délégué apostolique industrie particulière u la et les archevêques.Le llerald affirme que cet accord n’existe pas.La véritable situation finira sans doute par se s’il U UC • moyen, province de Québec.Taxe-t-on le sucre étranger, par exemple, afin de favoriser la fabrication do betterave ?faire jour sous peu.nécessité de l’école catholique.Remettons de nouveau sous les yeux de nos lecteurs la doctrine de l’Eglise sur la question scolaire.Dans sa con* stitution apostolique du 8 mai 1881, Léon XIII cite et confirme les paroles suivantes que Pie IX écrivait, eu 1804, à l'archevêque de Fribourg-en-Brisgau : “ Dans ces écoles (populaires) c’est surtout l’étude de la religion qui doit dominer et tenir le premier rang dans l’éducation, de telle sorte que les autres connaissances que la jeunesse y reçoit paraissent comme des accessoires.” *** Voici le passage de l’allocution de Mgr Satolli qui réjouit le plus les 1 ibébé raux et les protestants et étonne les catholiques : “ A l’Eglise catholique appartient, de droit divin, le devoir d’apprendre à toutes les nations à croire aux vérités de l’Evangile et à observer tous les commandements du Christ.En elle existe le droit divin d’instruire la jeunesse en vue du royaume du ciel,c’est-à-dire qu’elle possède le droit d’enseigner aux enfants lus vérités de la foi et la loi morale afin de leur faire adopter les habitudes d’une vie chrétienne.Ainsi,parlant d'une façon absolue et générale,rien de s’oppose à ce qu’ils apprennent les premiers éléments et les hautes branches des arts et des sciences naturelles dans des écoles publiques contrôlées par l’Etat dont c’est la fonction de pourvoir à tout ce qui sert à conduire les citoyens au bien moral, en général, et spécialement le Saint-Siège, loin de condamner les écoles publiques ou de les traiter avec indifférence, désire plutôt que, par l’action conjointe de l’autorité civile et de l’autorité ecclésiastique, il y ait des écoles publiques dans chaque Etat, selon que les circonstances l’exigent, pour la propagation des arts et des sciences naturelles.Mais l’Eglise catholique redoute ce qui, dans les écoles publiques, est opposé aux vérités du christianisme et aux lois morales ; et puisque, dans l'intérêt même de la société, cette opp osition peut disparaître, c’est le devoir, non seulement des évêques, mais des citoyens en général, de travailler à la faire cesser.du sucre Les députés de Québec et des promaritimes devraient s’entendre viuces poui •forcer le gouvernement à réduire, délai, à de plus justes proportions la protection de l’etrolia.sans accordée aux industriels *e* Le Mirror fait une autre déclaration quasi officielle qui est de la plus haute importance.D’après le résumé qu’il donne de l’allocution prononcée par Mgr Satolli a la réunion des archevêques, le délégué apostolique a dit qu’il " avait été chargé par Léon XIII d'annoncer aux métropolitains que, comme c’est la coutume que le Saint-Siège nomme des délégués apostoliques permanents dans les pays où la hiérarchie est bien établie et la religion florissante, c’est le très grand désir du Pape qu’un délégué apostolique permanent soit établi aux Etats-Unis, avec la concurrence des Révéren-dissimes archevêques.” On le sait, le Herald prétend que cette proposition a été repoussée par les archevêques.Le Mirror ne dit pas si elle a été agréée ou non ; il constate, seulement, qu’elle a été faite.Dernièrement, les dépêches ont annoncé que c’était le désir du Pape qu’un représentant du Saint-Siège fût établi aux Etats-Unis d’une manière permanente.Puis des journalistes catholiques ont nié la nouvelle avec véhémence, disant que Léon XIII n’avait jamais songé à rien de semblable ; que c’était une injure lui faire que de le croire capable de nourrir un tel projet ; que l’Eglise des Etats-Unis n’avait nul besoin d’un pareil représentant du Saint-Siège ; que le gouvernement de Washington ne reconnaîtrait jamais un représentant officiel du Pape, etc.D’après le compte-rendu du Mirror, la nouvelle que l’on a niée avec tant d’énergie ne serait pas tout à fait dénuée de fondement.Aux Etats-Unis Le Catholic Mirror, de Baltimore, annonce que Mgr O'Connell, recteur du collège américain à Borne, et compagnon de voyage de Mgr Satolli, délégué apostolique, ayant terminé sa mission, retourne à Rome.Il a dû partir le 17 décembre.Le Mirror ne dit pas en quoi consistait cette mission de Mgr O’Connell; et son départ subit semble confirmer quelque peu la prétention de ceux qui disent qu’il s’en retourne pour défendre la position prise par Mgr Satolli sur la question scolaire, position qui ne serait pas conforme aux idées des archevêques des Etats-Unis, si l’on excepte Dans son Encylique Kobilmima Gallorum yens, du 8 février 1884,Léon XIII s’exprime comme suit : “ Il est de la dernière importance que, dès le berceau, l’enfant reçoive une solide instruction religieuse, et que les enseignements divers qui doivent le préparer à la vie ne soient jamais sépares de celui de la religion.Disjoindre ces enseignements, c’est vouloir que l’enfant soit neutre a l’égard des devoirs envers Dieu.N’existe-t-il pas une incompatibilité absolue entre cette doctrine de l’Eglise et le projet de ceux qui veulent que l’Eglise accepte l’école neutre comme suffisante, pourvu qu’il ne n’y enseigne rien de positivement contraire à la foi et aux mœurs, et que les enfants reçoivent l’instruction religieuse en dehors de l'école ou des heures de classe ?Accepter un tel régime, n’est-ce pas clairement disjoindre les deux enseignements ?N’est-ce pas reléguer au second plan l’enseignement religieux qui, dans les écoles populaires, doit dominer et tenir le premier rang de telle sorte que les autres connaissances que la jeunesse y reçoit paraissent comme des accessoires ! L’Eglise catholique, Mgr Ireland, et peut-être le cardinal Gibbons.**•* L" Mirror admet qu’il existe dos “ divergences d’opinions " sur la question scolaire, mais il afiirme qu’il n'y a pas lien de s'alarmer ; que Vunité de l'Eglise ne saurait en souffrir.Sans doute,l’unité do l’Eglise universelle ne saurait être entamée, car elle est fondée sur les promesses de Notre-Seigneur.Mais les églises particulières peuvent se détacher de l’Eglise universelle.L'histoire nous offre plus d'un exemple de ces malheureuses séparation-'.Si nous saisissons bien la pensée de Mgr Satolli,elle peut se traduire ainsi : “ L’Eglise n’est pas hostile aux Seules publiques, pourvu qu’il ne s’y enseigne rien qui soit contraire à la foi et aux mœurs.” C’est la pensée qui ressort du passage que nous venons de citer et du l’ensemble du discours du délégué apostolique.Or, c’est là, très certainement, la doctrine de Mgr Ireland ; mais il nous est impossible d’y trouver la doctrine des Papes et des Conciles,la doctrine de l’Eglise.Il faut prendre les mots dans leur acception usuelle.Par école publique tout le monde comprend aujourd’hui une école, instituée et contrôlée par l’Etat, que fréquentent les enfants de toutes les religions, de toutes les sectes, et même les enfants qui ne professent aucune religion.Pour qu’une telle école so’t acceptable, théoriquement,à tout le monde, l’Etat exige que l’enseignement soit absolument neutre par rapport à la religion.L'hostilité à la religion catholique, dans l’école publique, est un simple accident—qui se produit fréquem-si vous voulez — mais c’est *"* Le même numéro du Mirror confirme la nouvelle donnée par les journaux quotidiens au sujet des quatorze propositions soumises par Mgr Satolli à la conférence des archevêques tenue à New.York, au mois de novembre.* * Le Keto World, organe de Mgr l’archevêque de Chicago, à la date du 17 décembre, au cours d’un article intitulé In re Satolli, s’exprime comme suit : “ Nous ne connaissons rien au sujet de sus lettres de créance, et nous ignorons également quelle est sa mission.Mais nous savons qu’il est archevêque de l’Eglise catholique et aussi qu’il est venu ici comme représentant du Saint-Siège pour assister aux cérémonies d'inauguration de l’exposition colombienne et transmettre à notre peuple les salutations du pouvoir le plus sacré sur la terre.Comme tel, et pour cette raison, il a droit au respect des citoyens des Etats-Unis et particulièrement des catholiques.Si son.allocution prononcée devant les archevêques a été inopportune ou peu sage, c'est l’affaire des seuls archevêques et ils sont eu état de faire ce que de droit à ce sujet—and they are able to deal with it.Et comme cette allocution a été traduite en anglais et publiée aux quatre coins du pays, sans le consentement des archevêques, des Etats-Unis, c’est là aussi une question qu’ils peuvent régler d’une manière convenable.Tout lecteur catholique devrait comprendre que les journaux catholiques n’ont pas le droit ae reproduire en tout ou en partie les écrits irrespectueux à l’adresse de Mgr Satolli que publient les feuilles quotidiennes,depuis le 8 décembre, uniquement parce que des personnes restées inconnues jus- Uu procès ecclésiastique retentissant a lieu actuellement dans le diocèse de Newark, New.Jersey.Le Bev.Patrick Corrigan, curé de Hoboken, est traduit devant le tribunal ecclésiastique, à la demande de Mgr Wigger, pour rendre compte des lettres violentes et injurieuses qu’il a publiées dans le Freeman's Journal, de New-York, au sujet du récent congrès des Allemands catholiques tenu à Newark et présidé par Mgr Wigger.l)aus ces lettres, le Bev M.Corrigan a accusé tous ceux qui ont pris part à ce congrès, évêques, prêtres et laïques, de trahison à l'égard de l’Eglise et de l’Etat, d’hostilité à l’égard des Etats-Unis, d'auti - américanisme, etc.11 est certain que les écrits de cet américauissime fanatique sont de nature à soulever contre beaucoup de catholiques des haines atroces Le Père Corrigan a, naturellement, les sympathies de tous les sectaires, de tous les ennemis de l’Eglise.Les journaux protestants, ou plutôt athées, fout de lui un héros, le clumpioti de l’américa» uistue, l'ennemi des foreigners, Toujours d’uprès le Mirror, qui prétend que ce compte-rendu en résumé est approuvé par le cardinal Gibbons, Mgr Satolli a déclaré que le fond de ces propositions représentait la pensée du Pape et ne pouvait pas être discuté ; mais que la forme était sienne et pouvait être modifiée au gré des archevêques.Et il paraît que le document soumis se termine ainsi : “ Tout ce qui précède a été lu et pesé à la réunion des archevêques, les difficultés ont été résolues, et les modifications demandées ont été faites." Voilà ce qu’affirme le Mirror.Sa version diffère sensiblement do celle du Herald, que nous donnons ailleurs.Le journal de New-York prétend que les propositions de Mgr Satolli ont été suspendues—perpensa—jusqu’à plus ample délibération.ment toujours un accident.L'essence, la base de l’école publique, c’est la neutralité matière religieuse.Ou est censé n’y toucher eu aucune feqon à la religion, soit pour la favoriser, soit pour la combattre.On prétend y donner un enseignement purement profane, séparé de toute idée surnaturelle.Voilà ce que l’on entend par école publique, dans l'u- Nous ne croyons pas en que le mot perpensus signifie tout ce que la feuille profane y trouve.D'après les dictionnaires, tout simplement : pesi attentivement, considéré.Gela ne veut pas dire adopté, non plus.Qu’il y ait eu une divergence d’opi- nivers entier.perpensus veut dire, 4 sit ions touchant la question des écoles.Mgr Ireland fut le seul à signer.Son Eminence le cardinal Gibbons peuI en- c était c’était 1 Mais il paraît maintenant que sou collègue, Mgr O’Connell, le jeune du Collège Américain à Rome et représentant du cardinal Gibbons et de Mgr Ireland à la Ville Eternelle,qui retourne soudainement à Rome.Voici comment ou CS ILS* c'est v U est donc tcause rave ces amis ne sont pas les premiers venus dans le monde.Qu’on lise plutôt la feuille que 1 Apostolat de la prière publie pour le mois de nous reproduisons le texte av indications : recteur par esprit de conciliation, archevêques de projet, mais de 1’accept gner.Mgr .Satolli était di accepter ce moyen terme,mais les archevêques déclarèrent qu'ils valent accepter les propositions et firent écrire sur le document, au lieu du mot latin accepta, le (suspendu jusqu’à bération ) supplia les ne pas rejeter le er sans le si- ex pli que ce brusque départ.Lorsque Mgr Satolli s' novembre, et dont s est présenté au Concile des archevêques, le lt> novembre, en cette ville.spose a ee sc- ia lecture de sa mémorable adresse dans la- ne pou- APOSTULAT DE LA PRIERE quelle il allait même plus loin Mgr Ireland dans la Liauk m: okuk de jesu.< Intention générulej)OHniovemhr - Tout le projet de Mgr Satolli et de Mgr Ireland pour concilier l'Eglise et 1 Etat sur cette brûlante question des écoles serait donc à l’eau.Ou dit que Mgr Satolli est très sensible à son échec et qu'il va retourner prochainement à Rome pour ne plus remettre les pieds aux Etats-Unis.secret, mais on dit que Mgr Ireland ayant communiqué le discours de Mgr Satolli — disait naguère un des hommes les plus compétents dans la question irlandaise ", l'illustre cardinal Manning,Primat de l’Eglise d’Angleterre—le peuple irlandais est le plus profondément chrétien et le plus énergiquement catholique qu’il y ait sur la face de la terre.11 a été atiligé par toutes sortes d'épreuves barbares ou raffinées.Mais le jour de la réparation est presque venu.J’espère voir l’aurore de ce jour, et j’espère que vous velrez ce jour-là à son midi.” a i"un de ses prêtres, le document a été accidentellement communiqué à la presse.Maintenant on dit que l'épiscopat américain a envoyé une protestation ii Rome contre les concessions pro que c’est opposition que Mgr 0 Connell partira samedi à bord du Kaiser Wilhelm II pour Gènes.Le Saint-Fere et l’Irlande posées par Mgr Satolli et pour faire face à cette (De Y Univers) Ou entend souvent dire que l’Ir-New-Y ork 13, déc.—le New.York lande n’a plus lieu de se plaindre de Ilerahl pretend connaître à fond tout l'Angleterre,qu’elle jouit de la liberté ce qui s’est passé entre Mgr Satolli, religieuse, qu’elle ne manque d’au-1 envoyé du Pape, et les archevêques cuue liberté politique, et que, conti-américains.Ce qu’il raconte met les nuaut à formuler d’impossibles faits sous un jour tout nouveau.vindications, elle ne mérite plus les Mgr Ireland, à son dernier voyage sympathies du monde, à Rome, avait.dit-on, gagné les sym- Ce sont là des affirmations qu'il est pathies du collège des cadinaux (!?) plus facile de produire que de prou* et cest à lui qu’est dû l’envoi de ver.Sans aucun doute, la religion aux Etats-Unis.Mgr catholique n’est plus persécutée cour ro- Irlande.Mais de la persécution à la cou- parfaite liberté il y a quelque distance, et la catholique Irlande veut la franchir.Elle est encore gênée de ce qui reste des anciennes injustices et des clauses restrictives de l'éman- “ Et quel est ce plein jour dont | parle le cardinal ?Il l’explique lui- j ro- même en ces termes : “ Alors, con- I tinue-t-il, le peuple d'Irlande sera J réintégré autant qui faire se peut 1, dans la possession de son sol et se verra rendre, autant que possible, la confection et l’administration de ses en lois, tout en gardant sa place dans le corps législatif de l’e mpirc.fre à M.William O'Brien).—11 s'agit donc d’obtenir du Cœur de Dieu, et dans le sens le plus favorable i intérêts catholiques, le couronnement tant désiré de cette longue campagne, toute pacifique et légale, mais admirablement féconde, par laquelle le grand agitateur O’Connell commença, il y a soixante dix ans, à | avec bonne briser les fers de l’Irlande et à ren- ies acclamations des canadiens, des vrais canadiens, le jour de cette ovation immense, et vos patriotiques et chrétiennes paroles ont retenti jusqu a nous et ont fait tressaillir nos âmes ; justice vous était rendue ! Vous avez eu raison de le dire : votre mission n’est pas finie ; elle recommence, et vous avez encore le temps de faire de grandes choses pour votre patrie.Cette France d’outre-mer, ce cher Canada, vous avez vu si nous l’ai nions aussi, nous Français ; nous le félicitons d’avoir reconnu, retrouvé, 4t glorifié son grand citoyen.Mgr Satolli Ireland avait persuadé la maine qu’en faisant certaines cessions sur la question des écoles, l’Eglise se concilierait des millions d’Américains et quelle deviendrait bientôt la religion dominante dans ” {Let- aux son pays.C’est sur ces cipation.Elle jouit aussi en apparence do toutes les libertés politiques dont cérémo- jouit l’Angleterre ; mais c’est à la nies douverture de l’Exposition à,condition qu’elle subira promesses que Mgr Satolli a été envoyé aux Etats-Unis, où il d’abord assisté aux & 24 DECEMBRE 1892 LA VERITE s i I cotte généreuse nation la liber- plie sous la pression de l’opinion publique.L'un des interpellateurs, M.Arge-lies, a surtout parlé de la responsabilité morale qui incombe au Parlement ut réclamé dus mesures propres à sauvegarder au moins en partie les capitaux versés par tant de souscripteurs.Il a pressé le gouvernement de préparer un projet de loi qui pût favoriser la reconstitution de la société de Panama, afin que les sacrifices consentis ne fussent pas abso lu ment tiou de publier cette Encyclique.àvec prière de faire part de cette intention au tsar.Léon XIII aurait ensuite exprimé au grand-duc Serge son vif désir de voir régler pacifiquement, au moyen d’une conférence européenne,la question de l’Alsace-Lorraine et celle de la Bulgarie.Sa Sainteté voudrait que cette conférence réglât aussi la question d’un désarmement général.La questure de la Chambre dus députés italienne a refusé les cartes de journaliste à VOsservatore Roman \ et à La Voce della Verità, organes catholiques.Ce refus indiquerait que le Parlement italien craint autant les observai ions que la vérité.En Suisse dre à té qui lui est due.La Liberté, de Fribourg, rend ainsi compte d’une séance remarquable du Grand Conseil de Berne : La séance de jeudi a été signalée par 1 incident soulevé par le nouveau député socialiste de la ville de Berne, M.l’avocat Stock, procéder a déclaré que, ne croyant pas en Dieu, sa conscience ne lui permettait pas de prêter un serment où le nom de Dieu est prononcé, et qu’il se prévalait de la constitution fédérale pour demander que son assermentation soit changée en une simple promesse.4i M.lîitschard appuie cette manière de voir.Pendant ces deux discours, ou pouvait clairement apercevoir sur le visage et l'attitude des députés campagnards que l'innovation demandée par le parti socialiste trouverait peu d'écho dans l'assemblée.“ Pin ERE QUOTIDIENNE PENDANT CE MOIS “ Divin Cœur de Jésus, je vous of* le Cœur Immaculé de M i- fre, pur rie, les prières, lus œuvres et lus souffrances de cette journée, un réparation de nos offenses et à foutes les autres intentions pour lesquelles immolez sans cesse vous- Au moment de à son assermentation, l'élu vous vous l'autel.même sur " Je vous les offre, en particulier.vains.les généreux fils de cette eut ho- pour lique Irlande que de longues et persistantes épreuves n'ont pu, ni enta dans sa foi, ni affaiblir dans sa M.Deluhaye s'est lait l’interprète des griefs formulés par les actionnaires, et dont la base est fournie parla comptabilité de la compagnie financière.Le député de ('binon,qui avait eu l'o ’nasion d’encourir les co- a déchaîné une exemple, à laquelle il courage et un Il a soutenu accusations mer fidélité l’Eglise et son dévouement au Saint Siège." Avis aux autorités / déjà lères de la m ijorité, ; tempête sans a fait face avec un Nos lecteurs ont bien lu.l/int-Mi- >st indiquée par le cardinal Nous appelons l’attention des autorités sur un livre vraiment abominable que Von cherche à introduire eu ce pays.Il se distribue actuellement de nombreux exemplaires du prospectus d’un ouvrage intitulé : Plain Home Talk about the human system II suffit de lire les titres des chapitres pour se convaincre que, sous prétexte de vulgariser certaines sciences médicales, l’auteur fait de la pornographie la plus dégoûtante et propage, en même temps, les plus affreuses doctrines antisociales.Le prospectus annonce que ce livre n'est pas en vente chez les libraires —pour cause—et 11e peut se.procurer que des éditeurs ou de leurs agents.Les autorités douanières et postales devraient empêcher ce poison de pénétrer dans le pays.Si elles nele fout pas elles seront gravement coupables.non préfet de la Propagande, bénie parle Saint-Père.Voilà qui répond aux sang-froid invincibles à la tribune les t -rribles que plusieurs journaux ont,ces temps derniers, lancés d< le début, il a dit : que de mon honn et il u gardé l’attitude d'un ho mm qui il a rien a craindre au milieu de innées.Leurs autcuis ont passé ou | fureurs éperdues.On ne peut dépasseront.Ht ce qui reste, c est une;crjrû au complet cette longue scène ; cause juste et belle, c’est, comme di-| la cause chère usât ions injustes que certains ca- ace tholiques anglais répandent volon-routre la cause irlandaise, eu la Un député de l’Emmenthal, M.Weber, d : Grass w y 1, se lit, eu fort bon< termes, l’interprète du sentiment public." Si Von consent à la modification demandée, dit-il, ce sera dans tout le canton nue tempête d’indignation.’’ Les bravos qui soulignèrent cette déclaration durent faire comprendre aux patrons de M.Stock que sa petite manifestation échouerai: devant les mandataires du peuple bernois.MM.Dürrenmatt et Foiielvte parièrent dans io môme sens.“ Nous sommes de ceux, dit ce dernier, qui croyons encore à la protection du Dieu tout puissant, et nous n’entendons pas nous désintéresser de son appui " L’appel nominal, demandé par M.Dürrenmatt, a donné un magnifique résultat.Par 13G voix contre 40, le Grand Conseil de Berne a repoussé l’athéisme officiel.C’est là une magnifique démonstration, dont le retentissement sera grand eu Suisse.tiers confondant trop aisément avec les fautes et les erreurs de quelques-uns ses partisans.Ces fautes et ces urs peuvent et doivent être cou- nts le public.Dès “ Je parle au ris-ur ou du vôtre! 4 i de e erre' i & &* mais ou doit constater que M.Dec*-, 1 alla vu sait O'Connell.a déployé une vigueur et une jsûreté qui sont d'un orateur prodigieusement maître de sa pensée, d -; son langage et de ses résolutions.Devant les gens mu aillaient de: venir s»*s ennemis implacables, le député de C hi non a exposé toute une sacrée”, et celle là l'Irlande, armée de sa lui et de son courage, la verra ‘ triompher un jour.L N.Ci.L’AFFAIRE DU PANAMA .série d" scandales énormes, dont il a Nous extrayons les passages sui-i vants d'un article de M.Eugène j Tavernier, rédacteur de Y Uiiirers, eu : date du 22 novembre : il’tt de produire la preuve si une j enquête ét it prescrite.Il a dû s'im- i poser des ménagements en décrivant .t • , • ., t ru *¦ .uncement des valeurs à lots.nuis- beauce historique, c est clair, hile i ., , que le principal auteur de cetteopé iera plus que d intéresser 1 histoire : 1 .‘ \ .* ,., , v : ration eolossaie venait de mourir, la elle retonnera Les annales d aucun : , ., , - veille meme, dans des circonstances peuple, ni même les nôtres, qui sor- , .qui sont encore mal connues, verse tent souvent de 1 ordinaire, n oit rent 1 , rie.de pareil.! mums *> *»’«» lnmcs' ,l° MCW0° fendant plus (le deux heures,dans francs’ de 500.000 Irane.destinés à .1 servir telles ou telles mil neuves no une deliberation publique, un terri- 1 1)1 e réquisitoire a été prononcé de , vaut la Chambre,contre une centaine ; de membres de la Chambre.Sans re-1 là lie ont retenti des accusations -1 des cris de fureur.Une enquête a été décidée,qui sera faite par une commission parlementaire, laquelle doit être nommée an jourd'hui dans des formes spéciales et solennelles.Trente-trois députés seront choisis avec mandat de juger la conduite d'une Joule de leurs collègues, dont la probité est mise en suspicion.O MEPRISE La Croix, de Paris, du 1er décembre, annonce “ qu’au Canada, un député a demandé au Parlement la séparation d'avec l’Angleterre.'"Voilà un joli canard.Les écrivains de la Croix seront étonnés d'apprendre que notre Parlement “ M.Stock, qui, notez le bien, a déjà fait partie du Grand Conseil, et a, par conséquent déjà prêté le sev-député* fou- meul qu'il réprouve aujourd’hui, a juitte l’assemblée en déclarant qu'il se pourvoirait auprès de l'autorité ne siege pas en ce Il s’agit, sans doute, du litiqnes ou personnelles, pot-de-vin de 200,000 francs à un moment.mock-Parliament, de Montréal, simple club de discussion.Les journalistes français, même les mieux intention- dateur d’une sorte de syndicat, 3|l millions distribués a plus de lèO membres du Parlement,etc , pendant une heure la Chambre a entendu: ; en cette nomenclature frémissant, j ! ou pourrait dire en bondissant i chaque affirmation, la même clameur furieuse éclatait : preuve ! La preuve ! ” Sans un tno-j lurent de faiblesse, M.Delaiiave répondait qu’il s’engageait à communiquer son dossier aux enquêteurs, i Vers la lin de son discours, il s’est écrié : “ La preuve Y vous savez bien ou elle est ! Il y en a cent qui savent où elle est ! ” fédérale.” nés,ont bien de la difficulté à se renseigner sur les affaires du Canada.Rome Etudes religieuses, philosophiques, historiques et littéraires A Nous lisons dans la Croix, 3 dé J,:i ceinbre.: Certains journaux ont présenté la nomination à l’archevêché de Bologne du cardinal Serafmo Vannutelli comme une disgrâce.Nous savons, de source certaine, et sommes autorisés à dire que sa Sa Sainteté a voulu, an contraire, honorer de sa confiance cet éminent cardinal, et n’a pas eu d’autre motif que de placer à Bologne un prince de l’Eglise capable de dominer la situation exceptionnellement difficile de ce grand diocèse.Sommaire de.lu livraison du 15 novembre 1892 I.— L'enseignement de la philosophie dans les lycées, I*.L.RouittL II.— Monseigneur Freppel (sixième article).Le l’alais Bourbon, P.Et.Cornut.III.— Le sol eu Egypte et en Palestine, à propos de textes bibliques.P.A.J.Delattre.IV.— Zola à Lourdes, P.Hto Mar tin.V.— L’“ Apothéose ” de Renan, P.V.Delaporte.VI.— Oxford.L’Uni versité(troisième article).P.F.Prat.VII.— Mélanges et critiques.Histoire de la maîtrise de Rouen.P.Fr.Rem y.VIII.— Tableau chronologique des principaux évènements du mois, P.H.M.La chambre va se juger elle-même.rJ C’est d’honueur qu’il s’agit ; et l'argent dont l'emploi va être recherché est celui qui a été fourni par des milliers de citoyens français, M.le président, qui réclamait, lui aussi, la preuve, comme un simple le même demandé Ven- La situation est telle que le ministère, qui aurait voulu empêcher on arrêter ces effroyables débats,est resté à peu près muet, déconcerté, atterré Le président s’est vu obligé d'intervenir et de se justifier.Devant le scandale, on ne sait que faire et l'on cède député, quête.a Ou télégraphie de Rome, au Daily L1 président, qui avait constaté Chronicle de ce matin vendredi, l’in* ’J plusieurs fois en gémissant l’état formation suivante que nous repro- ; anarchique où se trouvait la Chain- d irisons ici : jhre.puisqu’elle s’abandonnait, a pu .Le Pape prépare une Encyclique ., • invitant les Eglises orientales are- au courant SI Floquat a dû i1"1 ,"eUr” ""X N Pr°P connaître la suprématie de l'Eglise plusieurs fois déclarer qu'il se voyait ; ?r(klmimt 1 un nombreux certificats délivrés par les personnes les plus honorables et les médecins conu;s dc cette ville attestent la supériorité du nouveau remède LE SOTHERION.Le .Sotherion î Le.^cthciion î Combien de peisonnes qui souffrent par leur faute ?Celui-ci c’est i asthme, celui-là, la consomption, l’un, la toux, l’autre, la brorchile, et que -ais je ?Tout le momie se plaint, tout le monde est malade.Ce sont surtout les maladies de poitrine qui sont les plus communes.Quc.'iitcs-uns, par une économie mal entendue, le plus grand nombre par ignorance, ne savent quels moyens prendre pour combattre ces maladies.Nous leur dirons ici un petit secret, dont ils pourront à peu de frai-, tirer un excellent parti : qu’ils se servent du Nolll d • [' aitivsie.r< H : : nr l 'OiO- •le r;ii» i r - ?( c; ; un LANGLOIS & PARADIS./ Qualité supérieure des Vins L.DR0UIN, Goriint-¦^vot:z î:n i ori.r.i?7 Hit: îst-.ïosevh.19 nov.3m s ICupidite «Ian* la fabrication: Facilitedans la manipulation Solidité diiiiH I;ar;iv?;;;i • 'liuntillo.*: du vin fa b ri •" ‘ 1< > i •' r• i'vnv -i, ain.-'i que k -.l'inner tou- le?' rvn‘ i r» 3 W I • '« i • • ii v :u I =.- :i u v ¦ ! ! ;r:r; I ' ; t |M • •i 11 n i • nii'i'ii’i * i : ‘ I’lj; 1 • I ; • ' I hi l!:l i/f Il fit I:;;: 1111 ! U' II : ()0 CENTS LE GALLON tir il H IN' » e*i SI! ' i I ! i Il n P ; ¦rxti i ii1 ii ¦ :c I 1 : 1 33* 'SS A Iret-CT le* e «3*m*uj ;ci à M."> « rue : M.E 7 Air Armand, rie Si-S r.!• ! ' I."!, A, j'.'sr (*’trU; rv'crza:»! n ;Uriv ie M.Biarp.r* pour ! fi vente des - oet—Ian ES i » r.a •.i i £• Jf t • : fe •1 i /O e?c -I / ; nr,-.V.M ,1 » t 31 3 I 1 — ¦ * - —a ¦ ¦ • - A Z.» •—— *.* —i.t r.TT 71.X •- I VENTE CON811 >ERA BEE .1 X.X #1! il, c r&m % i.i is as*i I 1 f i.TS rrdE~\ » ! u 00 v y.a M m A -JU ¦ r * I i i;- c I I «V 5S yin ¦ i » m / I SS I DE $80,000! li » ï air » OlLaJ .V Üàï &7* z-(kxXl DE MARCHANDISES SECHES PONDS DE BANQUEROUTE DE j) | ) ]{ ( )LET SE H U O T & C s B E Bk kïss INGENIEÏÏRS-ELECTRICÏENS 42, VICTORIA SQUARE Montreal UNIVERSITE LAVAL Quebec, COMBINAISON ECONOMIQUE DU CHAUFFAGE A LA VAPEUR ET DE L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE Electricité dans toutes ses applications 'li-jü ruelle sur le prix contant nue Vt'ilu (tr^Xous assurons an public de toutes les March an lises sans di.-un ,ri n.Uh! « » * ! ’ » i n rie hors «le :n( jiofis'ihlc.qiiYunt c unhlvUiinvnt e •lock le.plus ra»i i ; 1 i ! 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