La Vérité, 1 mai 1893, samedi 13 mai 1893
59BR j i; l2ieme AIMMSB ABONNEMENTS Quebec Samedi 13 Mai 1893 No 42 LA VÉRITÉ Avis .$2.00 .$1.00 Tonic dcumnUe de clmiiKciuciit d’adrcMne doll être accompagnée de l’ancienne a«1 renne.(Jllllllll» Cl Un a».Nlx moi*.Ktritugur (Unkis vus i au.) 1.12.30 Bureau de renseignements : 16 rue St Joseph.(Ancien bureau de la Vérité JOURNAL HEBDOMADAIRE Cil lui iléphono : 17*2 VERITAS LIBERA R [T VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES.» * J.P.Tardivol Directeur-Proprietaire Bureaux : Chemin Sainte-Foye près Quebec détruit ii.*s systèmes de leurs maîtres : en critique rationaliste.j Nous nous QUEIVEC SAMEDI 13 MAI 1393 doit regarder comme le vrai sens de la sainte Ecriture celui qu’a tenu et que tient la sainte mère l’Eglise, à laquelle il appartient de juger du vrai sens et de l’interprétation des saintes Ecritures ; et que par suite il n’est permis à personne d’interpréter l'Ecriture Sainte contrairement à ce sens ou encore contre le sentiment unanime des Pères.” Les tenants de la nouvelle école appuient sur la clause in rébus fidei et morum, par laquelle les conciles restreignent l’obligation de suivre le w O sentiment de l’Eglise, dans l’interprétation de l’Ecriture, aux “ choses de la foi et de la morale ”.Si l’interprétation est laissée libre dans les autres choses, c’est-à-dire comme on l’explique, spécialement dans les choses historiques et scientifiques, ne serait-ce point parce que l’Eglise ne regarde pas l’Ecriture elle-même comme une règle infaillible dans les autres matières ?Si, dans ces choses le texte biblique était l’œuvre de Dieu au même degré que dans les “ choses de la foi et de la morale ”, pourquoi l’Eglise les laisserait-elle en dehors du champ où elle exerce sou autorité de gardienne et d’interprète infaillible de la parole divine ?Nous ne faisions qu’indiquer la réponse à cette objection, en écrivant que l’Eglise “ ne juge pas nécessaire ni utile de se charger habituellement de l'interprétation de l’Ecriture dans les choses di fièrent es (à la foi et à la morale) Nous allons la développer brièvement.Pour cela, fixons d’abord le sens exact de la clause sur laquelle roule la difficulté.C’est une erreur de se figurer dans la Bible, d’un côté, "les choses de la foi et delà morale”, et de l’autre, les choses indifférentes à la foi et à la morale, comme formant deux groupes fermés, sans rapport réciproque.La vérité, c’est que dans les saints Livres il y a des matières qui appartiennent par leur ture, ou essentiellement, à la foi et à la morale, et qui constituent ainsi proprement “ l’édifice de la doctrine chrétienne ”, taudis que d'autres, par leur nature, n’ont pas de lien nécessaire avec cette foi et cette morale, mais ne sont pas pour cela complètement indifférentes et rentrent plutôt, elles aussi, sous certains rapports, dans la catégorie des “ choses de la foi et de la morale.” nemi les clefs de la place ne dit pas ce qu'il refuse de livrer retrouvons d’accord lui-même.Ses réserves sont vaines, avec Mgr d'Hulst quand il blâme le s’il accepte 1 radicalisme mais il I [\,l QUESTION BIBLIQUE ” : même pour un seul cas, des “ réformateurs le principe qu’une assertion authen-qui se refusent à voir tique du texte inspiré peut être erroné fût-ce qu’au point de vue historique ou scientifique.C’est dans le principe, et non dans le plus ou moins de l’application, qu’est la" révolution ” qu'il voudrait écarter.de l’exégèse ”, dans la Bible aucune donnée scien- née, tifiquc.(Des Etudes religieuses) Certes, dit-il, la Bible n’a pas été inspirée pour nous apprendre l'astronomie ou la géologie.Mais u’est-ce pas un fait digne de remarque que l’impossibilité où l'on est de prendre la Genèse en défaut quand on veut comparer son texte aux conceptions les plus nouvelles et les plus autorisées de la science ?Il n’est pas probable qu'en plaçant la création de la lumière avant celle du soleil, Moïse ait pressenti les théories de Laplace et de Fresnel ; mais Dieu, qui l’inspirait, n'a-t il pas su meure en réserve dans ces pages immortelles, destinées à tous les temps, des semences de vérité qui ne devaient lever que bien des siècles plus tard, sur te champ du savoir humain 1 ” III (Suite) Nous ne voulons pas terminer ce où nous avons dû.à notre Il est temps d’arrêter là cet examen déjà long, quoiqu’il ait été forcément sommaire.Avec Mgr d’Hulst, nous avons beaucoup parlé d’armée, de tactique et de combat.Si les apologistes se ralliaient au système de l’exégèse “ large ”, il ne serait plus question de tactique ni de combat.Nous aurions livré à l’ennemi ce que tous les docteurs chrétiens ont défendu pendant dix-huit siècles comme la citadelle inexpugnable de la révélation.Ce serait la capitulation pure et simple, sans les honneurs de la guerre.Nous sommes sûr que la grande masse de l’armée catholique n’entrera jamais dans cette voie.J.Brucker.travail, [rraud regret, faire quelques repro ches à Mgr d’Hulst, sans lui donner très honorables, des réserves acte quoiqu'insulfisantes, qu’il finit par formuler contre l’école trop hardie.C’est dans l’exposé de ce qu’il l’opinion moyenne .Nous notre irnpuis-une idée claire de nomme déjà confessé à nous faire avons sauce a opinion d’après cet expose., "elle emprunte, do l’école hardie, une façon assez large d’entendre les effets de l’inspiration ” ; et tion ”, elle “ se rapproche beaucoup, sinon des principes, du moins des conclusions de l’école rigoureuse ”.cette D’abord,nous dit-on puis, “dans l’anpli r.n- Voila qui est parfaitement pensé et admirablement dit.Nous sommes, de môme, heureux d’enregistrer les lignes suivantes : “ Sous prétexte que la tradition primitive, si elle s’est transmise à tous les peuples, est devenue méconnaissable, ils (les nouveaux exégètes) raisonnent pratiquement comme si elle n’avait jamais existé ; ils 1 écartent systématiquement de leurs hypothèses ; dès qu’une analogie se découvre entre les documents chal-déeus et la Bible, ils accordent sans hésiter que l’emprunt a été fait de celle-ci à ceux-là, et refusent de remonter à la source commune, font ainsi la part beaucoup trop belle à l’ennemi et se privent d’éléments précieux qui, maniés avec discrétion, renforceraient la défense.Ici encore, ce qui manque aux tenants de la nouvelle école, c’est le sens de la tradition.Un zèle mal entendu pour la science, une crainte mal inspirée de passer pour rétrogrades, les précipitent inutilement vers les excès.La science biblique a besoin d’accomplir nue évolution : ils proposent une révolution (1).Voilà encore de belles paroles, dont nous remercions cordialement le docte recteur ; nous aurions été incapable de dire aussi bien.Mais ces critiques si justes ne s’appliquent elles pas également à “ l’école moyenne ", si elle, ne maintient pas dans sou intégrité la doctrine traditionnelle sur l’inspiration et la vérité de toute l’Ecriture ?Mgr d’IIuslt reproche à d’autres de “ faire la part trop belle à l’ennemi ’’ : nous le croyons bien, car ils livrent à l’en- Une de ces conclusions concerne la valeur des théories rationalistes sur l’antiquité des documents historiques d’Israël ; nous avons déjà cité les réflexions très justes de l’éminent prélat sur ce sujet.Elles nous font regretter davantage qu’il ait cru devoir distribuer aux ennemis de la Bible des compliments outrés, comme dans cette phrase : " Ceux qui l’attaquent ne sont pas des adversaires médiocres, ce sont d’ordinaire les premiers littérateurs, les premiers savants de cette époque (1).” Cela n’est plus de la courtoisie, c’est ce que je n’ose appeler de son nom.Les " premiers littérateurs ”, n’en parlons pas ; c’est peut-être vrai pour une époque, le triste siècle de Voltaire.Mais les “ premiers savants ! " ceci est par trop fort et n’a jamais été vrai.Les premiers savants de l’époque de Voltaire étaient Euler, Volta, Linné, qui étaient chrétiens croyants.A notre époque, les premiers savants s’appellent Mariette, E.de Rongé, Brugsch, Rawlinsou, Oppert, Leverrier, Pasteur, Quatre-fages, que la Bible peut compter parmi ses défenseurs ; et plusieurs, qui sont malheureusement indifférents eu religion, ne sont cependant pas adversaires de nos saints Livres.Quant aux Reuss, aux Kueneu, aux Reuau, quelles découvertes le monde leur doit-il ?quel progrès ont-ils fait faire à la science ?Incapables de rien créer, d’établir aucune vérité, ils n’ont su qu’amasser des nuages but les faits les mieux attestés ; leurs élèves, d’ailleurs, démoliront leur œuvre,comme ils avaient eux-mêmes Article complementaire Plusieurs de nos lecteurs, et des plus compétents, ont bien voulu nous exprimer leur satisfaction de l’article publié dans la dernière livraison des Etudes, au sujet de la * Question biblique Nous leur offrons ici nos remciciments.Quelques correspondants auraient aimé plus de développements sur certains points.Peut-être, eu effet, avons-nous été par moments trop concis, de crainte de répéter ce que nous avions déjà écrit dans les Etudes.Mais les questions importantes auront toute la place qu’elles réclament, soit dans le volume que nous préparons, soit dans les numéros prochains de notre Revue.En attendant, voici quelques observations complémentaires sur deux problèmes que nous avons touchés.< » Ils na- 1 Ou se rappelle l'argument que 1’ " école large ” cherche à tirer du décret des conciles de Trente et du Vatican sur l’interprétation de l’Ecriture.Répétons les termes de cette déclaration souveraine, telle qu’elle a été édictée au Vatican : “ Parce que le décret salutaire que le saint concile de Trente a porté sur l’interprétation de la divine Ecriture, pour contenir les esprits trop libres, est faussement expliquée par certains, Nous, renouvelant ce décret, Nous déclarons qu’il faut l’entendre ainsi, à savoir, que dans les choses de la foi et de ta morale, qui concourent à l’édifice de la doctrine chrétienne, ou Du premier genre sont les choses qui nous acheminent directement à la vie éternelle, comme dit saint Thomas ; per seadfidem pertinent ilia quœ directe nos ordinanl ad vitam œter-nam : telles sont la triuité des personnes eu Dieu, l’incarnation du Verbe et autres dogmes semblables.(A suivre) (I) P.45.(1) P.46. LA VERITE 2 L'Electeur déclare que la Vériti oublie que " M.Blake a tonné contre ^incorporation (sic) des loges oraugis-tes ; que sir John MacDonald a voté pour elles La Vérité n'oublie rien de cela.Mais elle n'oublie pas, non plus, que M.Blaki n'est pas le chef du parti libéral canadien et que sir Juhu Macdonald est mort.La Vérité n'oublie pas une foule d'au, très choses.Elle n’oublie pas,( ar exemple, que les libéraux, à Ottawa, combattent les orangistes, non pas parce que les oraugistessont une secte anticatholique, mais parce qu’ils sont, généralement, tories, c’est-à-dire des adversaires politiques des libéraux.La preuve que les libéraux cauadieus-français fout aux oraugistes une lutte de parti et non de principes, c'est que vous ne les voyez jamais combattre la franc-maçonnerie, “ la mère et maîtresse ” de toutes les sociétés secrètes, la plus perfide et la plus dangereuse de toutes les organisations sataniques.Il ne faut donc pas se laisser éblouir par la lutte de nos libéraux contre les oraugistes.flamme, luttes essentiellement anticléricales.Mais, dira-t-on, pourquoi rappeler un discours vieux de trois ans et demi ?Ce sont les journaux libéraux, la Patrie, VElecteur, du 3 mai, revient à la VUnion, de Saint-Hyacinthe, YEleeteur charge à propos de libéralisme, d’ultra- qui, ces jours-ci, out remis ce dismontanisme et de M.Laurier.Nous cours en mémoire sans la moindre constatons qu’il n’ose pas citer une seule provocation de notre part.C était don-ligne de notre article du 29 avril : Pour uer un avertissement aux ultramon-qui nou9 prenez vous ?article auquel tains, c était leur dire clairement: il prétend, cependant, répondre.Nous 41 n’allez pas oublier que notre chef, M.avons le droit d’en conclure qu’il a peur Laurier, s’est fait gloire, devant un aude mettre notre argumentation sous les ditoire rote slant,d appartenir à un parti ?eux de ses lecteurs.Nous serions donc qui vous a toujours combattus .justifiable de clore cette discus- Eh bien ! nous ne lavions pas oublié; sien qui est conduite avec si peu de mais puisque vous voulez bien nous le franchise du côté de notre adversaire, rappeler, nous nous eu souviendrons en-Mais il nous plaît de faire encore quel- core davantage! C’est ce que vous voulez, ques observations sur cette question qui n’est ce pas ?puisque vous avez pris ;a a une grande importance, vu qu'elle est peine d’afficher de nouveau cette décia-au fond de toutes nos discussions ac- ration de guerre.Alors de quoi vous tueiles.plaignez-vous / VElecteur commence par une fausse- L'Electeur dit que '* combattre M.té.Il déclare que la Vérité " met de Laurier, c est appuyer sir John Thornp-côté les déclarations de M.Laurier,pour son ; et en quoi celui-ci est-il plus ultra-n’en retenir que le passage où il dit montain que le ch:î libéral " ?avoir combattu autrefois les ultramon- Xous nions qu’il soit impossible de tains’.Il y a même deux faussetés combattre M.Laurier sans appuyer sir dans ces quelques lignes.John Thompson.C'est l’argument de» D’abord, la Vérité n'a pas mis de journaux bleus.Il ne vaut pas plus dans côté les déclarations de M.Laurier, les colonnes de YEleeteur que dans Nous les avons citées intégralement, celles de la Minerve.C’est avec ce telles que YEleeteur lui-même les a ci- misérable argument que les chefs de tées, dans notre numéro du 22 avril, au parti cherchent à étouffer toute indépen cours de notre article : Libéralisme an- dance, toute saine liberté parmi lesélec-glais.leurs, parmi ies députés, parmi les jour- Et à quoi se réduisent ces déclara- nalistes.Les chefs et les journaux bleus lions, dépouillées de leur verbiage ?disent : Ne blâmez pas te! acte du gou-Simplement à ceci : M.Laurier se dé- vernemeut, si mauvais qu n vous clare prêt a rendre justice aux ultra- paraisse, ne votez pas contre telle me-montains, tout en les combattant.La sure., si peu désirable quelle soit, car si belle affaire ! Tous les chefs de parti se vous le faites vous favoriserez Us déclarent prêts à rendre justice à tout rouges, vous les ferez peut-être, ô nolle monde.Ils prétendent même que non reur ! arriver au pouvoir.Et, mutatis seulement ils sont prêts à rendre justice mutandis, les chefs et les journaux à tous, mais que, de fait, ils le fout.rouges tiennent le mène 1 ingage insensé." L’ELECTEUR” tramontane, YEleeteur, se laissant porter par une de ces contradictions qui lui sont habituelles, s'applique à prouver que cette guerre est réellement justifiable, et que, " à ce crime de M.Laurier, grand Citons ce passage tout au long, il est intéressant : eua- — ET LES — ULTRAMONTAINS compte, le "'est pas bien “ N est-il pas plus sage de ne pas perdre de vue que nous sommes en pav» mixte, aux deux tiers protestant ?n faut prendre les choses comme elles sont.Que vaut la plus belle théorie si elle n'est pas applicable ?Par exemple ou rappelle parfois qu’il est défendu à un catholique d’assister aux funérailles d'un protestant.Cela peut être la doctrine catholique dans son sens rigoureux ; mais comment l'appliquer d des conditions sociales très ?ans comme lus nô- " Ainsi, lus ultramontains peuvent avoir les meilleures raisons du monde prouver toutes leurs propositions sans réplique.Mais à quoi hou, si leurs id ne sont pas réalisables ?Si elles ne font que provoquer l’hostilité d'une cia influente de nos concitoyens, troubhr une harmonie dont nous avons si grand besoin ?Allons ! ne vaut-il VUS sse pas mieux su contenter, eu bon catholique, de sui vre l’exemple et le précepte de XIII, dont h politique est si sagement opportuniste ?" Loon * * U Electeur ne sait pas du tout ce que ce qu’est Y ultramontanisme.Il dit : “ Nous n’entendons, pour rien au inonde, nous laisser entraîner dans ces discussions exotiques d'ultramontanisme.Nous sommes pour cela trop de notre pays.“ A quoi bon tant s'acharner à singer l’Europe ?Nous vivons en Amérique, dans un milieu sut generis.“ D'ailleurs, pourquoi provoquer des catholiques à déclarer la guerre à l’ul-tramoutauijme, qui n'est, après tout, qu’un excès de zèle pour la défense de la religion qu'ils professent, tout comme l'oraugisiue du côté des protestants ?" Ce qu'on appelle Y ultramontanisme, c’est tout simplement la pure doctrine catholique, telle qu’elle nous est donnée par Rome.Le mot nilr ation nui veut dire au delà des mots.Ou a donné jadis ce nom aux doctrines qui venaient de, Rome, de l’autre côté des Alpes, par opposition au gallicanisme qui était l'erreur de ceux qui voulaient établir une religion particulière, une religion nationale qui eût son centre en deçà des Alpes.Se dire et être ultramontain, ce n’est donc pas singer l’Europe ; puisque c'est se dire et être catholique romain, catholique avec et comme le Pape, ni plus, ni moins.L'Electeur prétend que Yultramon-tanisme n'est qu’un excès de zèle, tout comme l'orangisme ! ! Jolie comparaison, en vérité ! L’ultramontanisme n’est pas un excès de zèle, mais un zèle parfaitement dirigé, puisque c’est du Saint-Siège qu’il reçoit sa direction.L’ultramontanisme qui ne recevrait pas sa direction de Rome ne serait pas de i’ultramontanisme, ce serait une contradiction dans les termes ?L'Electeur demande naïvement " pourquoi provoquer des catholiques à déclarer la guerre à Vultratuontanismei’’ Eu effet, pourquoi ?Mais alors pourquoi les journaux libéraux se sont-ils entendus pour reproduire le malheureux discours üu 1889 où M.Laurier invoque la guerre de trente ans que son parti a faite aux ultramontains comme uu titre de gloire et un gage pour l’avenir ?L'Electeur a la main malheureuse.La défense d'assister aux railles des protestants, ( qu’il faut pas confondre avec l’acte ment civil de suivre un convoi fu- ju hé- ne pure- nèbre de ia maison mortuaire au temple, ' ou du temple au cimetière, ce qui ne?: pas défendu), cette défense Y Electeur % ne saurait être appliquée qui, selon » * « dans un pays mixte comme le nôtre, a été formulée par nos évêques ! ! L'organe libéral prétend donc connaître mieux que nos chefs religieux ce qui peut et ce qui ne peut pas s’appliquer Admirons sa mo iestie ; mais au pays disous-lui, en même temps,que la preuvt du VEglise peut être oh- que la dc'fen servee ici, sans le moindre inconvénient, c'est que tous les catholiques «lignes de ce nom, les catholiques ultramontains, l'observent fidèlement.Il n’y a que 1 ?catholiques libéraux, bleus et rouge*, qui la mettent en oubli.11 en est de même de toutes les doctrines de l’Eglise ; il en est de même de toutes ses lois, du toutes ses défenses qui sont en vigueur de nos jours et en notre pays : toutes sont u/>/ toutes sont réalisables, toutes peuvent et doivent être observées.Car 1 ** A Le gouvernement français actue.prétend rendre justice aux catholiques.C’est donc une Eh bien 1 que l’on sache, une fuis déclaration purement ( pour toutes, que cet argument n’a aucun Nous continuerons a banale et qui n’a aucune importance prise sur nous, véritable.Ce qui est réellement^inaportant dans 1 ce passege du discours de M.Laurier, bleus quand les uns et les autres nous c’est la déclaration qu’il “ appartient à paraîtront dignes de b unie, un parti qui, pendant trente ans, a coin- Naturellement, quand nous blâmons battu les ultramontains dans la province les bleus cela fait l’affaire des rouges, l’avenir, comme nous l’avons toujours ,ar le passé, à blâmer rouges et de Québec.” Voilà le vrai nœud de et ceux-ci nous citent alors avec em-l'ûffaire.Comme on le voit.YEleeteur pressemeut.De même, quand nous com-fausse sciemment la vérité en affirmant battons les rouges, les bleus y trouvent lie ailes, Kglise que “ M.Laurier dit avoir combattu leur compte.Mais cela ne nous fait ni autrefois les ultramontains Dans le chaud ni froid et ne nous empêchera discours de M.Laurier il n’est pas pas de continuer notre chemin sans nous question d'autrefois.Il parle d’une lutte demander si l’on nous applaudit ou si l’on nous blâme, soit à droite, soit à elle est une mère, non une marâtre : adoucit ou modifie sa discipline selon les nécessités des temps et de Mais c’est à Elle à juger de ces nécessités, non aux simples fidèles.s lieux.qui dure depuis trente ans.C’était en 1889 qu’il se vantait ainsi, I gauche, à Toronto, devant un auditoire protes- Du reste, si sir Juhn Thompson n’est tant, d’avoir sa part dans cette lutte de pas plus ultramontain que M.Laurier, Si les ultramontains ont pour eux du momie 1 “ les meilleures raisons comment leurs idées peuvent-elles pro-•uisonnablemcnt de l’hostilité < raison• ?Surtout trente ans contre des catholiques.Il ne il l’est tout autant.Sius doute, il a dit pas que cette lutte est finie, que admis dans sou cabinet un représentant c'est une affaire du passé.Au contraire, attitré des oraugistes.Il a eu cent fois il l’invoque, auprès des Ontariens, tort, et nous l’en avons blâmé ; nous comme une garantie de son orthodoxie l'en blâmons encore.Et cette faute lui libérale.Vous pouvez avoir confiance portera malheur.Mais, d'un autre côté, en moi, leur dit-il, en substance, car il n’a jamais cherché à capter la cou-j'appartiens à un parti qui fait la guerre fiance des protestants en se posant, aux ultramontains, c'est-à-dire aux ca- devant eux, comme Veunemi des ultra-tholiques non libéraux, depuis trente montains.voquer i Et une hostilité qui n'est pas nulle, faut-il s'eu préoccuper faut-il céder devant elle ?de Le seul nom de catholique et hostilité bruyante français provoque une chez un grand nombre de protestants fanatiques.Faut-il, pour obtenir 1 harmonie, renoncer à notre titre de catholique et de français ?Non, n’est-ce pas ! Alors, pour avoir le droit d’accuser les ultramontains d’etre une cause du trou-Canada, il faudrait démontrer Sir John Thompson n’est pas plus Comine nous l'avons déjà fait reinar-1 îtofre homme que M, Laurier ; mais il quer, en remontant ainsi à trente ans l’est tout autant.Politiquement, nous M.Laurier prend la responsabilité des I n’avons guère de confiance ni dans l'un luttes du roufjieme, de l'Avenir, du ni dans l’autre.Mais ce n’est pas là, Pays, de l’Institut canadien, des Des-1 que nous sachons, une raison de taire la saullee, des Doutrn, des Papin, des La- vérité à l’un ou à l’autre.ans.blo au qu’ils demandent des choses qui ne sont pas raisonnables, qui ne sont pas pntibles avec notre état social 1 tique.Or c’est là #** A pi es s’être ainsi demandé pourquoi ou soulèvera une guerre contre les ul- 1 cornet poli- preuve que une LA VERITE 3 ! y Electeur ne fera jamais ; car les ultra- glais.C’est ainsi montai ns savent aussi bien que lui que habitons un " pays mixte Et, qu'ils acquièrent ce qu il faut pour réussir dans le nierce.Jamais les Canadiens-français n ont été aussi recherchés par les mai-anglaises qu’ils le sont aujourd’hui.Far conséquent, les employés de langue anglaise dans les établissements importants éprouvent de la difficulté à soutenir cette concurrence, parce que le Canadien-français possède les deux langues, tandis que l’Anglais n’en possède qu’une.Bravo ! Jean-Baptiste ! ” passer à l'Ohio Wesleyan University, choque, c’est connu ; mais il faut la dire, située à Delaware.tout de môme.On raconte ce qui suit : grands sont entrés dans corn- nous le sachant, ils ne cherchent à appliquer les enseignements et les directions du Saint-Siège que dans la mesure du pos- II faut parler du pour et du contre, une salle où se ! dit le Quotidien.Dans le cas qui nous trouvaient réunis cinq jeunes étudiants; occupe, il n’y a pas de pour.moins | Répertoire Douze sons Car un où l’on compte les omissions par dizaines, qui fourmille d’erreurs de toute sorte n'a pas de valeur historique, puisque l’on ne pourra pas le consulter avec la certitude d’être exac- se sont rués sur leurs confrères, nombreux et plus faibles qu’eux ; les ont dépouillés de leurs vêtements ; les ont jetés par terre ; puis, prenant du nitrate d’argent, ils leur ont marqué chaque joue et le menton les lettres D.O.A.Le terrible corrosif a produit des brûlures affreuses, et les cinq jeunes gens resteront horriblement défigurés toute leur vie.Ce n’est pas tout.Les bourreaux appliquèrent ensuite des pelles rougies sur le dos et aux jambes de leurs victimes.Puis quatre des malheureux furent bâillonnés et laissés sur siblc.Enfin, Vorgane libéral est absolument incapable de nous dire en quoi “ la po-si sagement opportuniste ” de litique Léon XIII diffère des doctrines ultramontaines qui ne sont, nous le répétons, les doctrines romaines.Il est bien sur tement renseigné.Dans une foule d’ouvrages littéraires il peut y avoir du pour et du co)isemet et ttcatiou, ou de 11.Roussel, je les en félicite.°“ r°“' P" exemple de, vo„ ou- x- , ., , , tonsees comme celles de 1 honorable Nous ne combattrons plus ensemble, ,, ,, ., Lu.Masson s el mais du moins nous livrerons do nouveau le même combat.En attendant, je me permettrai, du droit de mon âge et comme leur ancien rédacteur eu chef, de leur i donner un avis.est plus qu’un c'est un plaidoyer en laveur d’une cause qui ne demande qu'à être c annuaire ordinaire ; “ Arthur Loth, “ Ancien rédacteur de Y Univers." Me voilà accusé de trahir l’œuvre de mou frère ! Dans le vif désir d'éviter nue polémique avec d’anciens collaborateurs, je m'étais proposé de laisser passer même cela.Mais les commentaires de certains journaux, de tout temps hostiles à Y Univers, et les instances de quelques amis me commandent de parler.MM.Roussel et Loth déclarent eu termes généraux vouloir rester sur le terrain où Louis Yeuillot, il y a vingt-six ans, les appela.Four compléter leur déclaration, je vais dire en termes précis quel était ce terrain: Accepter loyalement, sans arrière-pensée, le gouvernement établi, (c'était alors l'empire), sons réserve de combattre, au besoin, sa législation et sa politique.Suivre en tout, ce qui s’appelle eu tout, les directions du Pape, non seulement sans hésitation, sans équivoque on sous-entendus, mais avec conviction, avec amour, avec feu ; Faire rude guerre à quiconque— impérialiste, républicain, royaliste, catholique —refuse de reconnaître au Chef de l'Eglise les droits que Lui-même il se reconnaît.Pour être fidèle à l'œuvre de Louis Yeuillot il faut garder et appliquer tout ce programme.C'est le fond im muable du journal.Le reste, soumis Quand huit jours après, ils sont aux choses du jour, aux fluctuations venus me dire adieu, je leur ai de la politique, n’est, n’a jamais été, répondu : S'il vous convient de m'é-ne peut être chez nous que de l ac- crire, votre lettre sera insérée telle ccssoire L’Univers, pour rester lui-même, devait donc, quant aux enseignements de Léon XIII sur la question sociale et la question politique,prendre la franche, ferme et militante attitude qu'il a prise.Cette attitude a contristé MM.Loth et Roussel.Ils m’ont montré tout le mauvais vouloir que je pouvais accepter, et j’y ai mis de la largeur.C’est ce que j’ai indiqué, avec grande réserve, sans de moi et de Y Univers qu’on va se suspecter leurs intentions, qu’en mettre sur le tdrrain de Louis Vcuil- connue pour ga- “ Paris, le 13 avril 1803 “ Cher monsieur, Quand nous avons eu la douleur de vous faire nos adieux, M.Loth et moi.nous vous avons dit que notre ferme résolution était de n’avoir aucune polémique avec Y Univers.On comprend du reste les raisons de cœur qui nous dictaient cette déclaration.gner des suffrages.ever pour exiger un certificat de compétence d ceux qui .Isont chargés d'instruire la jeunesse.“ Aujourd’hui, donnant à notre circulaire une interprétation abusive.vous nous provoquez à une polémique dans des coud lions où, toute tribune nous faisant défaut.On !t déjà nos idées là-dessus ; nous n’avons pas manqué ) 'occasion de les énoncer.Nous con ne.crevons qu'il ne suffit, pas du savoir pour enseigner, mais qu’il faut avant tout votre générosité doit se trouver mal à l’aise.Dans un sentiment sur lequel on et quoi qu'il ad- : aurait tort de se tromper, je puis sa- vienne, nous entendons bien, mon crifier beaucoup ; mais il est deux ami Loth et moi, ne rien changer à notre résolution, et ne pas combattre contre vous, même pour un jour, surtout dans les colonnes de Y Uni- Malgré tout, savoir enseigner ce qu’on enseigne." I1 nous fait plaisir de constater que nous sommes d’accord sur point avec des spécialistes comme M.l’abbé Rouleau et les autorités qu’il invoque dans son intéressant choses que je ne tolérerai jamais : la première,c’est que l’on dise ou donne à entendre qu’eu suivant les instructions du Pape je sors de la voie où vrai parti catholique ont toujours marché ; la seconde, c'est que d’autres que moi se présentent comme ayant reçu de Louis Veuillot le dépôt de ses volontés en ce qui touche son œuvre politique, littéraire et doctrinale.Ce dépositaire, c’est moi, et nul autre.Les livres de mon frère, sa correspondance et son testament en font foi.J’engage M.Roussel et ses soutiens à ne plus l’oublier.ce vers.“ Pour le passé, les lecteurs qui Louis Veuillot et tout nous ont suivi pendant vingt-six ans sont nos témoins ; pour l’avenir, je ne crains pas qu'on nous juge sur ce que dira la Vérité.“ Veuillez agréer, cher monsieur, l’assurance des sentiments d'affectueux respect avec lesquels je demeure votre très anciennement dévoué.ouvrage.11 suffit, croyons-nous, d’appeler l'attention de nos lecteiys sur cet te appréciation de l’organe libéral.Les commentaires seraient superflus.l>Ilotfmanu'$ Catholic Directory" pour l'année 1803.C’est un volume de pas moins de 7G0 pages.Il contient des renseignements aussi complets que possible sur tous les diocèses des Etats-Unis, du Canada et de Terre-Neuve, avec une liste des membres ouvrage est précieux pour ceux qui veulent se rendre compte des progrès de l’Eglise en cette partie de l’Amérique du Nord.C’est le huitième volume de cette publication tout à fait remarquable S-adrcsscr à Hoffmann, Bros, East Water street Milwaukee Wis Auguste Roussel.” Quand MM.Lot h et Roussel m’ont annoncé qu'ils se retiraient, je leur ai demandé de ne pas le faire sans y i réfléchir encore.Eugene Veuillot.Note de la Veiiite : — Dans le dernier paragraphe, M.Eugène du clergé.Cet Veuillot répond, évidemment, à YE-mancipateur, de Cambrai, qui adonné clairement à entendre que,dans cette malheureuse scission, Mlle Elise Veuillot, sœur de M.Eugène Veuillot, prendrait fait et cause pour M.Roussel.qu’elle.Pour moi, l’article sur votre départ est déjà fait et, quoi que vous disiez, je u’y changerez pas un mot.Ils ne m’écrivirent rien, et mon article parut.Je crois qu’ils n’avaient pas à s’eu plaindre.Dès le lendemain leur prospectus partait J’y étais implicitement,mais très clairement accusé, je le répète, de trahir l’œuvre demon frère.Qu’on ne se récrie pas ! Dire en se séparant •113 Sans entrer, pour le moment, dans le mérite de cette difficulté, nous nous permettons d’exprimer un regret, c’est de voir que Y Emancipateur a porté le débat sur un pareil terrain.La réponse fie M.Eugène Veuillot est sévère, mais vile lui a été imposée.En b As du prix coûtant Fortin ot Michaud offrent tie mngniti-quus blouse* tic printemps un bas tin prix Coûtant.Voir annonce à la 8e page. — 13 MAI 1893 L’Hopital-General de j Quebec LA VERITE 5 (le nommer uut: supérieure pour le tout s’y ré-I sous le bon plaisir de la Mère ’ Supérieure de l’IIÔtel-Dieu.Mère S*.Jean Baptiste d’ancienne, veillai Jusqu’ici, les religieuses du nouvel établissement étaient restées en tièremeut dépendantes de l’Hôtel- Ici la; Dieu.Cet état de choses, entre deux les provisions, surtout le blé, étaient en sa qualité maisons cloîtrées, ne pouvaient durer fort chères.Neanmoins, quoiqu’il lit aux observances J longtemps.Mgr de Saint-Vallier parût que l’on fût toujours à la veille et la Mère Si Augustin jugea doue à propos d’établir une de manquer, les secours venaient à maniement des affaires turn- Supérieure dans la nouvelle maison; point nommé.Il est arrivé très sou* i 1 election eut lieu à l’Hôtel-Dieu le veut qu’il u’y avait dans les greniers 20 juin 1694.La Mère S.Augustin ' ni blé, ni farine, et cependant il s’en est toujours trouvé quand il a fallu Dans l’automne de la même année,1 cuire, et cela soit par le moyen d’au» Mgr de St-Vallier se vit obliger de mènes, soit par d’autres voies provi-passer en France.Avant de partir, dentielles.Sa Grandeur recommanda son Hôpi- Le magasin du roi fournissait cha-tal aux soins de M.Joseph de la que année quelques provisions ; les C'olombière qu’il avait établi supé- révérends pères Jésuites, nos révé-rieur des deux maisons d’hospita- rendes mères Ursulines, MM Beau- née pour l’entretien de trente pauvres, suffisait à peine aux premières nécessités.Il fallait tout acheter, et I j nouvel établissement ; ! I (Suite.) fondât rices fu- Aussitôt que nos ut descendues de voiture, elles se régulières, avait le mirent à genoux pour recevoir la bé- p0relies.Dédiction de Monseigneur, qui les avec toute la tendresse re Nos Mères, dit le récit, trouvé- accueillit d'un bon pasteur.Elles entrèrent d’abord dans l'église.Monseigneur les fit ensuite monter au chœur; pour marquer leur prise de possession elles posèrent eu ce lieu une petite statue de la très sainte Vierge ; elles chantèrent en l'honneur de cette rent l'hôpital dans meut de fut élue à l’unanimité un grand dénie toutes choses ; car, pour personnes, il n'y avait jquarante-d nx j que six pains, deux livres de beurre, 1 j dix huit harengs, et un minot de .lèves Le blé coûtait alors jusqu’à puis ûuil francs le minot.Les religieuses I ' : sans ressentir elles- et dans toute leur rigueur ^'res- ^’et ecclésiastique entra par- doin et Levallet, prêtres, M.Aubert faitemcnt dans les vues de son ' de la Chesnaye, et divers membres t de la famille Soumande, figuraient n étaient pas mêmes.puissante Reine le Memurure et le Salve Regina, la reconnaissant pour j fondatrice et première supérieure du nouveau monastère, et lui rendant hommage en cette qualité eu baisant les pieds de son image vénérée.Apres cette consécration à Marie, common- fa :a messe solennelle à laquelle les Dès les premières pages de nos religieuses communièrent.Monsvi- aIllla|eS| 110lls voyons les fondatrices gueur y ollicia pontilicalemeut ; le I10ter avec une affectueuse recouchant fut exét uté par les messieurs naissance les grâces obtenues par du Séminaire.j l’entremise du glorieux époux de A l issue de la sainte messe les j Marie.Elles n’ont pas voulu laisser laudatrices furent introduites dans ignorer à celles qui devaient leur | le monastère—Leur première visite J succéder ici, qu’elles avaient pris fut pour les pauvres infirmes qui, possession de cet établissement le dea aient être désormais les objets de • mercredi, jour consacré par la piété leurs soins Elles durent pourtant se des fidèles au culte de saint Joseph, dérober bien vite aux témoignages^Cette circonstance était pour elles d affection de cette nouvelle famille, d un heureux présage ; elles voulu es effets de la sainte pauvreté; mais au milieu des privations,elles étaient évêque, et pendant l’absence de ce ! dernier, il conduisit toutes rhuses 1 au nombre de ceux qui venaient en avec une prudence et un dévoûment aide aux fondatrices.Le produit de dont nos Mères n’eurent qu’à s ap- quelques dispenses, de quelques quê- plaudir Rusai joyeuses que si vlb-s eussent eu toutes choses en abondance.1094-1702 ; tes et du tronc, grossissait encore la La Mère Saint Augustin, quoique | recette, à quoi il faut ajouter les pe-Supérieure de la petite famille reli- tites sommes que nos Mères retiraient gieuse de N D.des Anges,continuait'parfis de leur travail, d’agir à 1 egard de la Supérieure de i elles mettaient ! l’IIôtel-Dieu comme Avec cela tant de saeftsse et si elle eût été d’économie dans l’administration do-son assistante.Eu cela, la Mère St- mestique, que ceux qui ne connaissaient pas l’état des finances, ne se gêne réelle où sa ire d’user de ménagement envers ' cnes se trouvaient, et le public s’est la Communauté de Québec que cel-1 souvent étonné do voir cette œuvre se soutenir avec autant di facilité que si la maison eût eu de grands revenus.Augustin montrait beaucoup de sa- était d autant plus né j doutaient guère de ia il gesse car le-ci avait paru un peu peinée des ; démarches qui avaient été faites pour ' en venir à une séparation du tem-j porel.Celte séparation cependant 1 présentait un avantage réel à la com- Ce fut un beau jour pour nos Mè- car cy n étaient pas elles qui avaient: réglé l'ordre du jour.Champigny s’était chargée, pour sa: rent des ce premier jour se mettre Madame de d une manière toute spéciale sons la res que celui où, après trois années mmiaulé naissante, en donnant lieu d’absence, il leur fut donné de d'agir avec plus de liberté,et de faire leur vénérable fondateur, différentes réparations d’une néces- revoir protection de celui quelles n-gar-part, de faire préparer le dîner.11 fut daieut comme leur père et b-ur pour-présente an réfectoire, et si jamais1 voyeur, un aussi somptueux repas ne fut | tôt ervie dans cette modeste salle, jamais non plus il ne s’y est trouvé Pendant sou séjour en France,Mgr site urgente.Ces réparations se firent de Saint-Yallier n’avait rien négligé petit à petit pendant les années 1695 et 1696.Les petites épargnes de 1697 pital Général.Sa première sollicitude furent employées à accomoder l'é- Aussi devinrent elles bien- l’cbjet de ses plus délicates attentions.Il serait trop long de rap- pour avancer les intérêts de son Ho- se porter i- i les nombreuses faveurs reunie une compagnie aussi distin-1 obtenues guee.A une table étaient placés Mgr de Saint-Yallier.M.le comte de1 avait été de placer sur l'hôtel de ville la somme de vinert et un mille livres par l’entremise du bon ; saint Joseph.Disons seulement que es faveurs excitèrent de plus en plus M.de Champigny, les ’ |a dévotion de nos Mères envers leur ; messieurs du Séminaire, messieurs les administrateurs de glisc.La mère Saint-Augustin ne m'gli-eya rien pour rétablir l’ordre et la beauté dans le temple du Seigneur.Le planch >r fut renouvelé, les murs : furent lambrissés jusqu’à la hauteur des f nôtres, la chaire, la balustrade, 1 le retable, le tabernacle, tout fut res- I de France, ce qui assurait le revenu de deux mille livres du Canada,moitié pour les religieuses, moitié pour les pauvres,—à quoi il s'était engagé par le contrat de fondation.Outre cela, il avait fait l’acquisition de la terre des Islets qu'il destina égale-tauré.Un y lit orner de peintures men^ aux pauvres et aux religieuses les panneaux des lambris ; ou pro- ^ c]large toutefois pour ces der-cura deux tableaux pour placer de | uières de pourvoir aux travaux du chaque côté du retable .ce sont ceux i défrichement.Ce nouveau bienfait de notre per-* saint Augustin et de leur bon père causa aux fondu-sainte Marie Madelaiue, patronne de | trices une vive satisfaction.La terre la vie contemplative.Il est aisé de ^es it.,peiée aussi comté d'Or- 1 elivt de toutes ces amélio- ; sainquoique encore inculte, Les personnes de la ville feur promettait de grandes ressouvenaient par curiosité toir cette ceg p0UV l’avenir, taut pour les pau-agréable métamorphose, et plusieurs vrcs que p0Ur elles-mêmes, pensaient quil fallait que les uou-| Monseigneur de Saint-Yallier ne velles/v Wc Aussi Instruments aratoires de tout genre du Cierge, des Fabriques, des Institutions religieuses et des Maisons d’éducation LATIMEB.& LEGARE 273 RUE SAINT-PAUL QUEBEC.lG janv.OStft.Il ttsrie6 ms.i LA VE1UTE 8 (BID, CRAIG i CIE.D.S.RICKABY GERVAIS & HU DON — FABRICANT DE — Fabricants de Papiers SOMMIERS TISSES EN FIL DE f ER vx 124, RUE ST-PAUL «^IMPORTATEURS QUEBEC OR DTCTSTRUMEITTS DE MUSIQUE v; V V : u‘/i fx %* V ’ MOULIN A PAPIER DK LORETTK.— Papier pour journaux, papier Manille pour envelopper, feutre à lambris, foutre \ tapis, feutre à couverture et goudronné.MOULIN AU PONT ROME.—Pulpe to bots,carton de bois.MOULIN A STE-ANNE.—Carton ouirpourfabrioants de chaussures, pulpe de bois, carton.MarcAiinJ; 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