La Vérité, 1 juillet 1893, samedi 15 juillet 1893
I V ' 12ieme ANNEE No 51 Quebec Samedi 15 Juillet 1893 Avis LA VÉRITÉ ABONNEMENTS Toute demande de changement d’ndrjwie doll etre accompagnée de l anclenne adrcaae.Can ml a el EUuh-UhIn.$3.00 IIn an .Six iiioIm Etranger (Union vosru.k.) $1.00 JOURNAL HEBDOMADAIRE Telephone : 172 I.12 50 Un an VERITAS LI B ERA RIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LIBRES.i I Bureaux : Chemin Sainte-Fove près Quebec J.P.Tardivel Directeur-Proprietaire tous les maux résultant de ce libéralisme, a pu se vanter, à Lyon, d’avoir fait toutes ces choses parce qu’il avait sous la main des évêques de son choix, des évêques liés au gouvernement par la reconnaissance et incapables de se couvrir des immunités de la sainte Eglise.Monseigneur Justin Fèvre, si dévoué à l'Eglise et dont les écrits soutiennent tous les bons principes et les saines doctrines, a merveilleusement développé et, par sa puissante plume, démontré toutes nos thèses et toutes celles qui y ont trait, dans le livre qu'il vient de publier sous ce titre : De la restaurai ion du droit oontifical eu Frame (1).Il est grandement à désirer que tous les évêques et les prêtres méditent ce beau livre.Moi; i.e Di; Maupied.elle du Vatican les a définis de foi catholique.L’opposition gallicane on libérale, forcée au silence, a continué à ne tenir aucun compte de ces dogmes dans la pratique.Le droit canonique a même été combattu et son obligation niée par des évêques.On a persévéré à ne tenir aucun compte des décrets, encycliques, etc, émanés du S.Siège ; ils n’ont point été promulgués, ni enseignés aux fidèles Les peuples depuis longtemps ignoraient leur obligation de croire et de pratiquer les enseignements du S Siège.Le concile du Vatican les avait réveillés en partie, mais un trop grand nombre, eu suivant la renommée de bruyants hérésiarques tomba dans l'hérésie.Les décrets de persécution, qui ont dispersé les religieux, édicté le matérialisme et l’athéisme par les lois scolaires et militaires, la laïcisation des écoles et des hôpitaux avaient révolté la conscience de tous les honnêtes gens.Le public chrétien gémissait de ne voir aucune protestation efficace, aucune ferme résistance a taui de décrets destructeurs de toute société humaine comme de l’Eglise.Il y a bien eu ça et là quelques réclamations émises pour apaiser la conscience du devoir et les cris de l’opinion publique, mais impuissantes dans leurs individualités isolées.On s'excuse en prétextant qu'on ne peut rien contre la violence et que les sectaires persécuteurs se moquent des anathèmes de l’Eglise.Où est la foi et la confiance en Jésus-Christ ?S.Thomas Bucket, S Anselme, S.Stanislas, évêque, et bien d’autres out souffert l’exil et plusieurs la mort pour défendre les droits de l’Eglise.Quand les anathèmes oui été dénoncés aux persécuteurs.on les a vu périr misérablement.Des nombreux exemples, nous ne citerons que Bonaparte laissant périr son armée dans la retraite de Russie, puis allant mourir lui-même dans l’exil sur le rocher de Sainte-Hélène.Ce rapide exposé fait comprendre l'inévitable aberration des esprits s’égarant sans règle, sans guide dans les directions les plus contradictoires et le plus souvent dans l’apathie du découragement.Cependant la haine de toute religion continue d’enlever la foi à la jeunesse, la liberté aux familles, et de semer la corruption par tous les moyens de la presse, de la parole et de la législation.Ces excès effrayants lassèrent la longanimité du T.S.Père Léon XIII, pourtant si patient.Ses encycliques, si pleines de mansuétude, tracèrent la voie qui devait conduire au salut.La divergence des opinions gallicanes s’appelant libérales empêcha de saisir la vérité do ces encycliques.Il s en fit des commentaires si opposés les uns aux autres, surtout dans la politique, que les meilleurs esprits n’y virent plus à pratiquer que la retraite et l’abstention .Comment, disait on, s’allier à une république matérialiste, athée, qui détruit toute religion et ruine la France ?Ces conclusions étaient bien loin des enseignements du Pape ; ceux qui les tiraient ne faisaient pas la distinction subtile mais très vraie entre la forme de gouvernement et les gouvernements, entre la législation et les législateurs.La recommandation du S.Père voulait que tous les honnêtes gens s’unissent pour défendre la religion, la foi et la liberté des familles et de l’Eglise, sans chercher à faire prévaloir ses sentiments politiques, tout en gardant dans la conscience de chacun ses affections légitimes.Ht pour vaincre tes obstacles, il recommandait de travailler sur le terrain de la forme gouvernementale existante, afin de combattre la législation athée par des législateurs honnêtes et chrétiens.C’est ainsi qu’il nous a paru que les encycliques du Pape avaient été expliquées par lui-même.I ;s interprètes hostiles conclurent que par ses lettres le Pape commandait d'accepter la république avec toutes ses lois et ses entreprises ; ce qui révolta les chrétiens, dont la raison ne pouvait se résoudre à accepter une république athée et ses lois impies et immorales.Parmi les interprètes raisonnables, les uns y virent faussement la condamnation de leurs principes monarchiques, les autres, la consécration de la république, dont les lois impies devaient être révoquées.Lés monarchistes se sont aussi divisés ; les uns appelant le retour des monarchies révolutionnaires dont les principes et les actes, appuyés sur le gallicanisme libéral, furent hostiles à l’Eglise ; les autres désirant le retour des monarchies historiquement chrétiennes.Dans un tel chaos d’erreurs et d’opinions si diverses, on a vu des hommes unis dans un même amour de la justice et de l’Eglise se séparer, parce que les uns entendaient l’interprétation des lettres pontificales comme uniquement favorable à la république ; et les autres n’y reconnaissant pas l’improbation de leurs principes monarchistes, et ne voyant le salut de la France et de l’Eglise que dans le retour à ces principes, ont voulu travailler à ce.retour, tout en s’égarant à la suite des monarchies dont l’histoire condamne P h os tilité à l’autorité et aux lois de l’Eglise.Et tout ce chaos déplorable et funeste a été produit parce que le gallicanisme pratique refuse de se soumettre au droit canonique, aux décrets du S.Siège.Jules Ferry, auteur des lois athées qui ont accentué QUEBEC SAMEDI 15 JUILLET 1893 Lettre de France DE L'ETAT DES ESPRITS ET DES OPINIONS STERILES ( Suite rt fin ) Comme Va dit un journal anticlérical, le décret du 27 mars est le plus funeste coup porté à V Eglise.Lucifer, le dieu de la franc-maçonne rie maîtresse, réservait cet engin, plein de ruses ri de pièges, pour en finir imperceptiblement av»'c le règne de Dieu en France.Telle est la situation faite à VEglise par ce décret et par les autres que, depuis 1 évêque jusqu'au plus humble vicaire, le prêtre n’est plus rien ; il n’a plus de personnalité civile dans la vie publique de l'Eglise.Les évêques et les curés sont les agents forcés des maires, préfets et ministre ; les fabriques, encore un peu ecclésiastiques, n’existent plus que pour exécuter et déguiser les envahissements des usurpateurs des droits et des biens des églises.Le peu de liberté jusqu’ici laissé à la perception du casuel, et des offrandes volontaires, ce qui aidait le clergé à vivre, n'existe plus.L’Etat, suivant le plan maçonnique énoncé par Gambetta, met la main sur tout ce qui peut arriver au clergé, lequel n’est plus qu’un rouage du socialisme d’Etat.Mais le plus grave : tout ecclésiastique qui consentira, en se prêtant à l’exécution de ce décret, encourt l’anathème et les déchéances consignées dans les saints canons.Le clergé est donc mis entre une sorte d’apostasie, foulant aux pieds les saintes bilité de vivre • ercice du culte, courte échéance, la pression du budget du clergé et tôt après la réglementation du culte par le ministre, les préfets et les maires, et enfin son abolition.C’est ainsi que d'empiètements en empiètements la secte aura réalisé lu constitution civile du clergé et enfin l'athéisme social.Nous entendons crier à l’exagération contre ces conséquences.Qu’on tienne pour certain que tout cela est décrété dans la haute maçonnerie.La seule constatation des laits en est la preuve indéniable.Voilà où aboutit le gallicanisme.Il a combattu les enseignements du Vicaire de Jésus-Christ.L’infaillibilité doctrinale du Pape et sa souveraineté gouvernementale et législative sur toute l'Eglise, sont des dogmes de foi, la tradition catholi* que les enseignait, et pour arrêter le gallicanisme janséniste, le saint con- DEUX LIVRES DE Mgr FEVRE Nous avons reçu deux livres dus à la plume féconde de Mgr Justin Fèvre : celui dont parle Mgr Mau-pied, ci-dessus, et un autre iutitulé : “ De la propriété des biens ecclésiastiques.Lettre à M.Carnot, président de la République contre le décret du 27 mars 1893.” Ces deux volumes, de 150 pages environ, ont pour éditeurs MM.Delhomine et Briguet dont trouvera l’adresse ailleurs.Mgr Maupied, dont la science et l’orthodoxie sont connus de tous lecteurs ecclésiastiques, ayant seillé si chaleureusement la lecture on nos cou- de la Restauration du droit pontifical en France, nous n’avons guère rien à ajouter.La recommandation de Marr Mau pied est nue garantie de l’excellence de cet ouvrage au double point de vue de la doctrine et de l’opportunité.Nous dirons seulement que cet éloquent et savant plaidoyer de Mgr Fèvreen faveur de la restaura- lois de l’Eglise, ou l’impossi-t de maintenir l’ex- tiou du droit canonique en France est une réponse à Mgr Turinaz, évêque de.Nancy.Ce livre n’est donc C’est, en outre, à complète sup- pas un ouvrage de froide didactiq mais de polémique chaude, vivifiante, salutaire.Comme le dit V teur lui-même ne, ail- le présent écrit est l’un un duel entre deux auteurs ; affirme, l’autre nie ; l'un veut tenir l’état actuel ; l’autre, pour le salut de la France et le triomphe de l’Eglise, veut, autant qu’il est permis de le vouloir, le retour, pur et simple,à la pratique du droit canon.’’ Ce livre est sans doute écrit au point de vue des besoins particuliers des églises de France ; rempli de vrais principes, de saines doctrines, de fortes pensées, de hautes considérations qui conivenneut à toutes les situations, à celle du clergé main- mais il est (1) Chez Delhomme et Briguet, rue de l’Abbaye 13, à Paris, et avenue de l’Archevêché 3, à Lyon.Prix 2 francs. LA VERITE 2 La révolte s'entend du vœu d'obéissance à l’autorité légitime.Or, il s’agit précisément de rendre, à l’évêque, sou autorité légitime, pour faciliter" l’obéissance qui lui est due." Nous u acceptons pas davantage le reproche de rompre l’unité et de fomenter des divisions.Dans la société, le bien de l’unité, c’est l’autorité.Travail- les épaules de l’Homwe-Dieu une lourde croix ; une foule furieuse l'entraîne au canadien, par exemple, mutatis mutandis, 4t La vraie dignité, la force véritable des évêques et des prêtres, dit Mgr Fèvre, dépend aujourd'hui, pour une grande part, du retour au droit pontifical Nous aimons à citer encore ce qui de l'abus que chaque homme eu fait ; Dieu qui voit tout, qui sait tout et qui est iufmimcut juste, jugera ccs hérétiques comme les vrais croyants.Mais ce que nous savons, nous catholiques, c’est que l’œuvre religieuse des Calvaire ; les exécuteurs le dépouillent de ses vêtements et ne lui laissent que ce qu’il faut laisser pour épargner l’outrage suprême.Ici se présente un détail qui motive l’évocation de ces doulou- hérétiques, de quel que reux souvenirs.Les vêtements arrachés décore nom qu’elle se et quelle que bonne foi suit : qu on puisse supposer chez ses auteurs, est une œuvre essentiellement mauvaise eu sur lu$ membres sanglants du Christ, les soldats se les partagent et jettent au sort sa tunique sans couture.La propriété personnelle du Christ passe aux mains de sus bourreaux : c'est le premier chapitre de l'histoire des biens de l'Eglise ; c'est le prophétique symbole du sort réservé au patrimoine de l’Eglise, toutes les t'ois que les juifs crucifieront de nouveau Jésus di Nazareth, roi des Juifs." 41 Vue prudence toujours fausse, quelquefois impie, voudrait plier à l’esprit du temps l’Eglise qui rest de tous les siècles.On lui demande de varier avec 1er pour rétablir ou assurer l’autorité sociale, c’est travailler également pour maintenir l’unité.Les divisions, loin de se multiplier, diminuent, si elles ne disparaissent pas absolument.L’harmonie parfaite dans la société religieuse tient essentiellement à la notion précise et à l’observation exacte des lois discipline naires, dit encore Graudciaude.C’est à qu’elle lia cause contraire que le même auteur attribue l’odieux presbytérianisme du XYIIIe siècle et qu'on pourrait imputer, de nos jours, le parochisme.L'arbitraire soi, une œuvre que nous ne pouvons approuver en aucune façon, ni encourager, ni faciliter le monde, elle qui doit le ramener à ce qui ne varie pas.De l’opposition qu’elle éprouve, de la haine dont elle est l’objet, on conclut qu’il faut qu’elle se modifie, qu’elle tolère le désordre pour que le désordre la tolère, qu’elle apaise ses nemis à force de soumission, Ce sont là des vérités élémentaires qu’aucun catholique éclairé ne devrait cependant Et, ignorer.obligé d’insister sur ces choses manifestes que le soleil eu plein midi parce que grand nombre de nos triotes des (dusses dirigeantes semblent n’en tenir aucun compte.nous sommes aussi compa- négocie avec l’athéisme, se ménage ses bonnes grâces, et, par une alliance mon- Ce magnifique début se soutient tout le long de ces 150 pages qui seraient Dans l’impossibilité de pouvoir les mettre sous les yeux de nos cteurs nous ne pouvons que leur conseille! de se procurer c * beau et courageux travail.strueuse, s’assure sa protection.Quoiqu'il en soit de cette haute jeu haut appelle nécessairement la résagesse, ce n’est pas ainsi que l’Evangile j volte en bas ; tandis que conquit le monde et ranima le genre dois dans ceux qui commandent produit, humain.Jésus-Christ ne négocia point ; chez les subordonnés, la véritable \ 9 • \ oici en effet, ce qui vient de se passer à Montréal.toutes a citer.i i Lu société religieuse dont de parler — The Christian Endeavor Society—ii tenu, ces jours-ci, sa réunion annuelle dans la ville de Montréal.le respect des nous venons savant il ne fit pas de concession : il mourut sur , obéissance, la Croix, et l’Esprit qu'il envoya à ses disciples n’était pas l’esprit du siècle tiens de mais l’esprit de Dieu.On parle aujour- ; d’hui beaucoup de modération ; à moi humble soldat du Saint-Siège beaucoup la mesure.Il serait bon d’expliquer ces mots ; ils ne se trouvent ni dans les discours, ni dans les entretiens.: Nous pourrions multiplier les cita- genre, tant ce livre est nourri, substantiel ; mais en voilà assez un aperçu j " que reri- .Quelle position les catholiques montréalais devaient-ils prendre vis-à-vis de cette réunion des diverses sectes ?Evidemment, la meme position qu’ils prennent vis-à-vis des sectes lorsqu’elles se réunissent séparément.Quand les anglicans, les presbytériens, les méthodistes, les baptistes et les autres sectes tiennent, dans un endroit quelconque, leurs synodes ou réunions, les catholiques dignes de ce nom lie s’y mêlent eu aucune façon, ni poulies troubler, ni pour y prendre la moindre part.Et c’est juste et raisonnable.En quoi la réunion de plusieurs sectes modifie-t-elle le caractère essentiellement hérétique de ces sectes prises i séparément l C’est ce que nous voudrions bien savoir de certains catholiques de Montréal.Au lieu de laisser les Endtavorers poursuivre leur besogne, sans en faire le moindre cas, soit dans un sens hostile, soit clans un sens favorable, certains catholiques de Montréal, et non les derniers par la position sociale, ont com-J ploiement perdu la tête, et ont fait à ces ] sectaires une ovation scandaleuse.Naturellement, les journaux out commencé.Tous les organes cauadiens-francais quotidiens de Montreal ont fait à cette assemblée d’hérétiques un accueil ridiculement sympathique.Un congrès catholique, approuvé par la Pape et présidé par l’archevêque de Montréal, n’aurait certes pas excité le quart de l’enthousiasme et de l’intérêt que certains journalistes catholiques ont manifesté» à l’endroit du cette réunion des sectes hostiles à l’Eglise.Voici, par exemple, ce que nous pouvions lire, à la date du 5 juillet, dans la Minerve qui a la prétention, sang doute, (Vôtre le plus grave, le plu» sérieux des journaux français quotidiens de Montréal : rnoui ce Il vient de su passoi ' scandale inouï.à Montréal, un pour donner à nus lecteurs ou prêche ' des fortes et s ferme ce volume.salutaires i 11 existe une association qui s’intitule The Christian Endeavor Society — ce : que Ton traduit très librement par So- ni dan> les actes du Sauveur.Ou ne Le volume de Mgr Fèvre touchant ci etc l'émulation chrétienne.— Cette connaissait pas alors ce langage : on i\^}Ea pro prie.^ des h u ns ecclésiastiques société >e compute de p: o testants de connaissait alors que la vérité et la ch a- ré*, «.lit ion d articles publies d a- toiite nuance et de tome secte jui sv rite.Qui triomphe, sinon la vérité ; et, bord dans la Correspondance caiholi- sont réuni - ainsi afin de mieux propager qu'eal-ca que la victoire de la vérité, ^ notre toujours regretté ami, le j les doctrines qui leur sont plus ou moins sinon la charité ?” | Dr Théodore Vau Doreii, de Bruxelles, communes.On trouvera bien d’autres pages aussi : mort l'an dernier.Ces articles avaient j Cette société ne s’occupe ni de litté- vibrautes dans ce beau livre.J été écrits en réponse à un discours du , rature, ni l’art, ni d'économie politique Voici encore une citation : ; procureur général près la cour de cassa- et sociale, ni de sciences profanes, ni tien de Belgique, M.Mesdacü de ter d’aucune chose qui puisse être con side-_ ; Kiele.Le décret du 27 mars applique les 1 rée comme un terrain neutre où cat h doctrines subversives émises dans ce ¦; liques et hérétiques peuvent parfois sv rencontrer.: i “La juridiction de l’Evêque, dit le < canoniste G ran de la ude, est assurément très imposante, très digne du plus profond respect et vraiment sonwraiud^^"" ' l^vponse ace- dans son ordre, quand die s'exerce de | ^ c* CaL Ua- L xce.-uno, i.ritiquu de, la manière iîidiquée par les lois disci?,, .„ , , Dans la lettre dont il a bien vou planaires.L épiscopat se montre alors tel que VEglise le définit et le veut, j d'après les enseignements divins du j coniLL*r- c- déuiet inique du Sauveur.Si, au contraire, ce pouvoir si W)n-T'- *w,Bh-• * lX II b ~‘vVe éminent, si noble par lui-même, tendait UUe I'*urL ' N îa“ÜLvU apos.oiiqiic.a ^franchir des règles canoniques, "'*«« «« •» « ,7 .„ , - raclure odieux et vraiment satanique, qui determinant et sanctionnent sa loi 1 d’action, il perdrait aussitôt quelque L entrée en matière de Mg cloose de son prestige, car on verrait % frutnent saisissante.La voici : trop à nu l'homme qui l'exerce.Au lieu de l’admirable rectitude des actes que • t VoucCivatiuii uca règles ecclésiastiques, les actes de l'évêque (je traduis Grandclaude eu français) ne relevant que de sa sagesse, trahiraient nécessairement l’infirmité de Vesnrit, l’instabilité de la volonté, les antipathies et les sympathies de la sensibilité, en un mot toutes les imperfections qui font naître la défiance et provoquent la déconsidération.N'est-il pas évident que l’Eglise, avec son expérience tant de fois séculaire, avec sa connaissance parfaite des institutions divines et humaines, et surtout avec l’assistance divine qui lui est assurée, saura mieux régler les conditions d’exercice du [ ou voir épiscopal, que chaque évêque en particulier (1) “ Donc, ajoute Mgr Fèvre, les contempteurs de l’autorité épiscopale ne sont point parmi les défenseurs du droit canon ; ce ne sont pas davantage des révoltés, ni des instigateurs de révolte.(1) Le Canonitte, janvier 1801, p.20.Ü- ELe s’occupe, tomme sou nom i indique, de religion, de christianisme, de momie, et elle s'en occupe de la façon honorer notre journal, Mgr Maupied fait dont les hérétiques entendent ces choses.C’est-à-dire que c'est une société reli- * « • .i i U mars i avec gicuse, une société hérétique, puisque Nous ses doctrines religieuses sont nécessai- .rement entachées d’hérésie.Aucune secte ne possédant la vérité intégrale, r Fèvre est toute secte professant plus ou moins d’hérésies, les sectes réunies ne pourront jamais accomplir, sur le terrain de la morale et de la religion, une œuvre vraiment bonne et salutaire, une œuvre “ Louze, ce 31 mars 1803.Monsieur le président, produit 4i Le journal m’apporte, ce matin, un à laquelle les catholiques puissent con-décret, par lequel vous mettez la main ! sciencieusement prendre part ou qu’ils de l’Etat sur les offrandes des fidèles et puissent favoriser eu aucune façon.Gela est évident pour tout homme qui a une notion tant soit peu exacte de ce monsieur le président, qu’est l’Eglise catholique, seule Eglise nous arrive le jour même où Jésus- ' fondée par Jésus-Christ, seule Eglise seule Eglise possédant toute la vérité religieuse; sans Judas l’a vendu pour trente | mélange d’erreur.¦ elle Va livré à la perfidie des I détruisez, jusqu’au dernier atome, un-! dépendance de VEglise en France.44 Ce décret, ’ r* Christ souffre et meurt en croix pour le; vraiment chrétienne, salut des hommes.Dès la veille, la tra- hison de deniers ; juifs, aux fureurs des soldats et aux verges de la ilagellatiou.Dans la matinée, la faiblesse de Pilate — l’un des ancêtres de la famille Carnot, probablement—a renvoyé le divin Sauveur devant le grand-prêtre Uaïphe et devant le roi Hérode : le roi l’a couvert de mépris : le grand-prêtre lui l’insulte, et le non sans se laver les mains qu’il doit croire malpropres, prononce une condamnation à mort dont il a eu soin de proclamer l’injustice.Alors on jette sur Nous n’avons pas à nous de nous catholiques, si ces sectaires sont ou ne sont pas de bonne foi ; si leurs intentions sont bonnes ou mauvaises.dur man " La grande convention protcttank qui s’ouvre, aujourd’hui, à Montréal, nous offre, à noua catholique, un intérêt exceptionnel." La Société d’Emulatiou Chrétienne (Christian Endeavor Society,) a été fondée de 1880 à 1881, par le Iiévérend Francis E.Clarke, de la Williston Church, de Portland, Maine, Le but de la société est un but chrétien, et, à ce titre, nous ne pouvons que souhaiter la bienvenue, clans notre ville catholique, qui mesure l’étendue et pèse la malice à cette vaste congrégation.Dieu qui lit toutes les consciences comme un livra ouvert ; Dieu à qui rien n'échappe, ni les doutes qui doivent tourmenter l'âme de ceux qui sont dans l’erreur, ni les appels secrets de la vérité qui doivent se faire entendre au fond de ces cœurs crées pour Le servir comme II veut être servi ; - Dieu qui compte les giâces qu’il envoie à chaque homme et a prodigué procurateur de la Judée, 3 LA VERITE “ Bien des sectes, bien des tices que mes lecteurs'connaissent, et sur lesquelles je ne veux pas insister.Je dois cependant dire qu’elles ont probablement abrégé ses jours, car il en fut très affecté.Nous ne faisons aucune exception,quoique la grande majorité de la population soit française et catholique.Je suis moi-même un Canadien et un catholique, mais je m'aperçois que vous représentez une idée, que vous poursuivez but qui intéresse tous ceux qui ont à I la mort du Dr G.A, Bourgeois, des cceur la bonne cause, celle de la morale.¦ Trois-Rivières, arrivée le jeudi 6 juillet.Le Dr Bourgeois était, sans contredit, l’un des Canadiens-français qui faisaient I! était croyances diverses s’unissent aujourd’h ui dans la ‘‘Société d’Emulation Chrétienne”, un but commun : celui de rechercher la vérité, de travailler à cette conquête.Cette société n’est pas agressive.Elle donne plutôt un exemple de zèle et de fidélité basée sur de respectables et loyales couvictions.“ Nous souhaitons donc la bienvenue à la “ Christian Endeavor Society ”, et nous espérons que tous ses membres s’en retourneront satisfaits du Montréal Catholique.” MORT DU Dr G.A.BOURGEOIS avec C’est avec un vif et profond chagrin que j’annonce aux lecteurs de la Vérrité Privé de son emploi officiel d’inspecteur des postes, sans l’ombre d’une raison avouable, il ne voulut pas rester oisif ; et à l’âge de 68 ans, après plus d’un quart de siècle passé dans le service civil, il s’est remis à la pratique de peur et sans .reproche ; la médecine, recommençant ainsi sa modèle dont les imitateurs se font, hé- carrière.Grâce à son talent plus qu’or-las ! de plus en plus rares, pour le mal- dinaire, à ses connaissances étendues, à heur de notre pays.un “ Il n’y a aucune raison, que je sache, qui nous empêcherait de marcher la main dans la main.Nous avons ., de rehausser le le plus d honneur à notre race.Vous êtes taillé sur le modèle des anciens cana* autant à cœur que vous moral du public en général, venu ici pour nous enseigner la reli• diens} sans gion chrétienne, et nous espérons, mes compatriotes et moi, que tout l’aide possible vous sera donné.” C’est nous qui soulignons.Voilà un drôle de langage, n’eat-ce pas ] pour un journal catholique en face d’une “ convention protestante ”, c’est-à-dire eu face d’une organisation nécessairement hostile à l’Eglise, nécessairement vouée à la propagation de l’erreur religieuse.son énergie indomptable, et à son tra-Le Dr Bourgeois était un chrétien et j vail, il avait réussi à se créer une clien-un homme, dans toute la force de ces | tèle assez considérable lorsque la mort est venue, non le surprendre, mais le C’est nous qui soulignons, bien entendu, ces énormités qui n’ont pas besoin de commentaires.Qu’on le remarque bien, nous prenons ce compte-rendu du discours de M.Desjardins, non dans un journal qui lui soit politiquement hostile, un journal libéral ; mais bien dans la Minerve, organe eu chef du parti conservateur auquel M.Desjardins appartient.Du reste, la Minerve prétend donner textuellement les paroles du maire de Montréal.Ht pour confirmer le compterendu de la Minerve nous avons ce petit entrefilet du Monde, du 7 juillet : “ Le Witness dit que le discours du maire Desjardins aux Kndeavorers est un petit chef-d’œuvre.C’est aussi notre opinion.En un langage fort beau, notre maire a exprimé des sentiments qui dédommagent des éjaculations sortant de cerveaux crétiuisés.Etre approuvé, en pareille occurrence, par le Witness, principal organe du fanatisme sectaire en cette Province, quelle humiliation, quel châtiment ! Vous croyez que c’est tout.Pas encore.Voici ce que nous lisons dans la Minerve du 8 juillet, première page : “ Son Honneur le maire Desjardins a accepté l’invitation d’adresser de nouveau la parole devant la Société d’Emu-latiou Chrétienne.deux termes.Animé d’une foi éclairée et iuébran- saisir.labié, il pratiquait sa religion avec une tendre piété et sans la moindre ostentation.C'était un Non, la mort ne Va certainement pas surpris, bien qu’elle se soit présentée chrétien croyant et [subitement.On peut, avec vérité, lui Mais ce n’est pas tout, malheureusement.pratiquant vraiment modèle.appliquer ces paroles qu’on lit sur un De nos jours, ou voit grand nombre [tombeau de l’église de Sainte-Sabine, de chrétiens qui paraissent avoir de la Le maire actuel de Londres, métropole du protestantisme anglais, ville dont la population est eu très grande majorité hérétique, le maire actuel de Londres est catholique.Mais c'est un catholique éclairé qui sait quels devoirs ce titre glorieux lui impose ; et, ce qui est bien plus beau, un catholique courageux qui a la force d'âme nécessaire pour remplir ces devoirs, quelque pénibles qu’ils soient.Or ce maire catholique de la métropole protestante, sachant qu'un catholique ne peut pas prendre part aux exercices d'un culte hérétique ou à la propagation de l'erreur religieuse, refuse de figurer dans les cérémonies religieuses protestantes où le maire de Londres a l'habitude de paraître.Voilà un homme ! Aussi est-il respecté et admiré, non seulement par lus catholiques, mais même par les protestants.Car la fermeté de caractère excite toujours le respect et l’admiration.La ville de Montréal est eu grande majorité catholique et elle a un maire catholique.Le maire catholique de Montréal est peut-être aussi éclairé que le maire catholique Anglais.Malheureusement, il n'a pas le courage moral qui distingue le premier magistrat de Londres.Voici ce que nous lisons dans la Minerve, de Montréal, à la date du 7 juillet, première page : à Rome : foi, qui fréquentent très régulièrement les sacrements, et à qui, cependant, il manque quelque chose pour être des Cf moritiié ri ver ci Vizit ut moritunu Dans la vie privée, le Dr Bourgeois était un père et un époux tendrement modèles, pour être des citoyens exemplaires, pour faire réellement le bien autour (Veux aimé, un ami fidèle et précieux.Sa On dit qu ils manquent | famjHe affligée et ceux qui avaient N est-ce pas, plutôt, que | Vavantage de le connaître intimement c’est leur foi religieuse qui est vacil- de caractère.le pleurent comme seuls les bons sont pleures.J’avais l’honneur de compter le Dr Bourgeois parmi mes plus chers amis.De tous mes amis, il était peut-être le plus intime, dans ce sens que c’était avec lui que mes relations étaient les plusrsuivies.Il se passait rarement une tante, pauvrement nourrie et mal éclairée ?Il semble que celui qui croit réellement en l’œuvre de Jésus-Christ et de l’Eglise, et qui soutient la faiblesse humaine par la grâce des sacrements, ne devrait jamais connaître, dans la vie publique, ces défaillances incroyables semaine ou une quinzaine sans que nous si fiéqueutes de nos jours.Comment se |échangions au moins une lettre.fait-il que tous les catholiques qui i Quels trésors de force, d’encourage-cruient et qui pratiquent leur religion | nient, de bons conseils, de pensées fortes ne soient pas, tu même temps, des et chrétiennes je puisais dans cette cor-hommes de caractère?C est un mystère.I rpspondance ! Quel vide terrible cette Le Dr bourgeois était, lui, un chré-1 mort & fait dans ma vie intime et dans ma vie de journaliste ! tien complet.Aussi sa vie publique était-elle aussi honorable que sa vie privée était édifiante.Il ne commettait jamais de ces bassesses qui plongent notre race dans le deuil et la honte ; que l’on blâme chez les autres et que | .l’on commet ensuite soi-même.C’est-à-dire que M.le maire Des jardins, non content de parler devant celte société, en sa qualité officielle, s’est engagé à prendre directement part aux travaux de cette “ convention protestante J.P.Tardivel.Le Dr Bourgeois était dans sa Tic année.Les funérailles ont eu lieu, lundi der- nier, à la cathédrale des Trois-Rivières,au milieu d’un grand concours de parents et itou pour | d'amis.Le service a été chanté par M.le lui, mais pour le pays, que le Dr Bour-1 chanoine Rheault.geois n’ait pas embrassé la politique îs’est-ce pas que le titre de cet article est justifié ?C’est inouï, en effet.Le Monde nous apprend, d’après le New-York Herald, que " le maire Desjardins sera le premier qui, n’étant pas endeavorer, aura adressé la parole devant une convention de cette société “ Cette innovation.Monde et le Herald, est Il est vraiment regrettable, Mgr Ladèche était à Sainte-Anne de la Perado, dimanche, et n’ayant pu prendre le train dimanche après-midi, il a fait le trajet en voiture afin de pouvoir assister aux obsèques.C’est lui qui a chanté l'absoute.• comme carrière.Il avait un talent d’ad- “L'inauguration officielle de la grande convention (Christian Endeavor) a eu lieu hier, à la Salle d’Exercices.“ Après la prière dite par le révérend J.A.McGillivray, pasteur de l’église [ajoutent le presbytérienne de la Côte Saint-Antoine, fHjte comme et une cantate, le premier orateur a été le révérend McGillivray, qui souhaite la bienvenue au pasteur Clarke, le fondateur de la société.Dans le cours de sus ministration, une aptitude pour les affaires bien au-dessus de l’ordinaire.Il aurait brillé dans n’importe quelle position.Il s’est présenté une fois comme candidat à l’Assemblée législative, mais les électeurs ont donné le mandat à un ignorant ! Quand les hommes comme le Dr Bourgeois sont tenus à l’écart de la vie politique, des affaires gouvernementales, c’est une preuve que l’esprit public est bien malade et bien aveugle.Le Dr Bourgeois était un vrai patriote.Si, d’un côté, les théories, les doctrines, les rêves,les utopies du libéralisme n’avaient aucune prise sur sou esprit solidement trempé, d’un autre côté, il ne cherchait pas à étouffer les élans du vrai patriotisme, sous prétexte qu’il ne faut jamais troubler en rien le statu quo et la quiétude égoïste des hommes publics.Son attitude ferme et patriotique dans la crise que traverse le Canada français depuis quelques années, bieu qu’elle ne dépassât jamais les bornes que lui imposait sa position d’employé civil, était, cependant, parfaitement connue ; et elle lui a sans doute attiré les injus- marque de reconnaissance pour la belle réception accordée aux membres par Montréal —La question des écoles du Manitoba n’est pas encore soumise à la cour Suprême.0;i annonce qu’elle le sera dans quelques jours et que la cause sera plaidée en octobre.—Le gouverneur lord Derby, ci-devant lord Stanley de Prestou, quitte le Canada ces jours-ci.Sou successeur, lord Aberdeen, arrivera bientôt.Voir un homme d’Etat catholique, le remarques, le révérend McGillivray dit chef catholique d’une ville catholique qu’il est heureux de voir que la ville de 1 consentir à prendre part aux travaux Montréal a été choisie comme lieu du d’une “ réunion, cette année.Si la société est aussi prospère aujourd’hui, l’on doit en remercier le docteur Clarke.L’orateur -général du C-aaaua !.convention protestante ", c’est, eu vérité, une “ innovation ” ; une innovation qui devrait remplir de stupeur tous les catholiques et qui parait, “ classes constate avec plaisir que la presse en général, catholique et protestante, a été [cependant, tout naturel à nos unanime à souhaiter la bienvenue aux —Un terrible cyclone a sévi, le 6 juillet, dans l’Etat d’Iowa.A Cherokee, à Alla, à Quimby, à Fonda, à Pomeroy et eu d’autres endroits les pertes de vie et les Uessures graves sont nombreuses, sans parler de dégâts épouvantables.La petite ville de Pomeroy a été à peu près complètement démolie, 50 personnes tuées sur le champ, 75 mortellement, et ISO autres grièvement blessées.A part les villes et villages détruits, en tout ou en partie, il y a de terribli s ravages dans les campagnes par lesquelles le cyclone a passé.dirigeantes ”, aux journalistes catholiques ! Voilà où le libéralisme nous a cou- délégués à Montréal.u M.le maire Desjardins parait alors à la tribune au milieu d’applaudissements frénétiques.Dans son discours, M.le maire félicite la " Christian En- duits ! deavor ” et lui offre l’hospitalité la plus 1 —Paris a été dernièrement lu théâtre cordiale pendant son séjour à Montréal, [d’émeutes sérieuses qui ont duré Il ajoute : “Je ne sais pas si je viens I plusieurs jours.Les désordres ont ici à titre de votre hôte ou si je dois commencé parmi les étudiants du quar-vous considérer, eu ma qualité de pre-1 tier latin, puis se sont étendus à la mier magistrat de la ville, comme me*[population ouvrière des faubourgs.L’ar-hutes ; mais soyez certains, mesdames I méc a dû prêter son concours à la police et messieurs, que la ville de Montréal pour rétablir l’ordre.Ou craint de non-vous ouvre ses portes à deux battants, veaux désordres. LA VERITE 4 Carbuccia, et vous n'avez encore rien entendu, mus le cours du voyage, nous aurons le temps de recauser de tout cela et je vous mettrai au courant, je l'espère, si toutefois cela peut vous intéresser, et si vous vous sen- choses qu’un chrétien ne.doit pas entendre sans horreur, et si, comme je n’en doute pas, a voir la netteté de votre récit, sa simplicité, ainsi que la conviction qui en résulte, vous allez plus loin, si vous pénétrez, eu un mot, dans le domaine des idées que la religion nous défend d’aborder témérairement, je ne puis plus vous écouter.C’est à un prêtre qu’il faut aller confesser cela, c’est à ses pieds qu’il faut vous jeter ; quant à moi je n’ai ni qualité ni envie de recueillir des confidences sur de tels sujets.Je ne vous le cache pas, j’avais tout à l’heure grand désir de tout savoir ; mais maintenant, au fur et à mesure que vous avancez dans votre récit, je sens que je vais apprendre des choses qui me troublent déjà sans que je les connaisse ; ma conscience de chrétien se révolte, et je me demande si vous écouter seulement ne me rend pas votre complice jusqu’à un certain point.Car,enfin, ce n’est pas au médecin dans l’exercice de scs fonctions que vous racontez cela ; je ne suis donc, en aucune façon,tenu vis-à-vis de vous au secret professionnel, et je ne sais si je résisterai, moi, à l'on vi de tout raconter à “ — Frère Carbuccia, vous vous croyez peut-être des nôtres ?Vous vous imaginez avoir été réellement initié aux mystères de la cabale et de la magie ?.Eh bien ! non.Tout ce que vous avez vu jusqu’à présent u’était que de la fantasmagorie, de la simulation, des chimères, des apparences vaines et trompeuses “ —Pardon, répondis je, je m’en étais fort bien aperçu ; nuvs j’étais trop poli pour vous le dire.•• —Or ça, reprit le grand-maître, nous vous avons étudié avec soin, CONFIDENCES — D’UN - OCCULTISTE tcz assez fort pour ne pas vous lais-Dire que je donnais de l'argent sei tenter de connaître de près ces avec plaisir, serait exagérer.Les I niaiseries, au bout desquelles ou finit affaires alors allaient déjà mal, la par arriver à une monstruosité, roue de la mauvaise fortune connu en- four cola, mon cher monsieur (Suite.) • •• • Carbuccia, que votre couscieuse se Moi, je suis cuirassé contre à eha-1 ces sottises-là, et cela m’étonnerait çait à tourner, les premières secoua-de la catastrophe finale étaient ressenties par moi ; et comme a m il s’agissait d’as-1 fort si jamais vos frères me pinçaient sommes pour frais de dans leurs filets.Permettez moi de (nous comprenons que vous êtes un e tronc des œuvres, etc.,[vous le dire, d’ailleurs ; ils n’attra- homme sur qui l’on peut compter.les naïfs, ceci dit Nous allons donc aujourd’hui vous donner la véritable initiation des i i rassure ses depuis que vous nous fréquentez et que grade nom sez fortes diplômes, d •e; docteur, que, si j’ai peut jamais que Je sans vous fâcher.etc., vous voyez.mal tourné, j y ai mis protestais donc chaque lois dans mon for intérieur : mais,que voulez-vous une fois engrené dans la machine, Vous êtes digne de pénétrer nos arcanes et de voir lace à face la .I réalité.Ver liiez vous-même la salle —Vous crevez cela, mon cher doc- Mages.?| tear ?.Eh bien, détrompez-vous —C'est vrai, aux naïfs, il faut ajou fois le doigt pris, le corps y|ter les coquins, ajoutai-je, mais jo I maintenant ; aucun appareil n’est passe, et l’âme avec naturellement ; vous estime encore assez, monsieur I dissimule, vous pouvez le constater il semble que c’est comme au jeu, Carbuccia, pour \ ous •• vous ; mais je vous connais, je vous estime.j’ai confiance absolue eu vous; Cependant, tout cela avait un peu vous avez sauvé déjà ma vie maté-convictions d’athée, de rielle, sauvez ma vie spirituelle, écoutex-moi ! .Le prêtre, j’en ai réellement quelque peur.Oh ! non, s’empressa-t-il de u, n’y aurait-il se reprendre, voyant que je faisais un pas réellement aussi, comme l’alfir- mouvement.Oh! non, pas comme ment les catholiques, un enfer, et par vous pensez, mais par timidité, par , pensant | conséquent un Dieu bon et miséri- horreur de moi.Pensez, depuis ma de toutes | cordieux, mais terrible aussi ?.première communion, qui fut, il est Mais quel est le roi du ciel vrai, excellente, depuis mon enfance, Cela par conséquent, j'ai perdu l’habitude m’apparaissait pas bien claire- du prêtre, et jamais je n'oserai racon- surtout des thèses ter à cet homme, malgré le caractère étranges que j'avais entendu soute- sacré dont il est revêtu, peut-être uir par les conférenciers de nos même à cause de ce caractère, ce que sociétés d’occultistes je vous dis à vous avec confiance, Mais n'anticipons pas.Je me borne avec soulagement.Je vous le répète, à vous indiquer, mou cher docteur, quel était, dès ce moment, le trouble de ma conscience, et j’arrive au plus important, c'est-à-dire au fait inouï, épouvantable, dont depuis huit jours je suis absolument bouleversé.Ici, j’arrêtai mou Carbuccia.—Vous allez, je le vois, lui dis-je, me raconter des faits graves, des S'il y » que le truc échappât à l'œil de l'ob- servateur.Cependant, je ne dis rien que c’était là la répétition les comédies qui m'avaient été précé-1 Alors ?demment données en spectacle dans et quel est le roi de l’enler ?e • • e e grand nombre des leurs ; cette secte est une autre maçonnerie, plus occulte, plus perverse, plus criminelle un caractère plus nettement diabolique.Mais, voilà qu’un beau jour, le grand-maître d’une réunion palladi-que, à laquelle je m'étais l'ait inscrire, me dit, alors que nous étions en séance : je vous connais, vous êtes pour moi comme un frère, un père, et je n’ai ni honte,ni amour-propre avec vous Enfin, si vous ne m’ésoutez pus, jamais peut-être je ne dirai rien à personne ; ces secrets terribles mourront avec moi, et l’œuvre mauvaise, non dévoilée, continuera son ténébreux chemin • • • • I 15 JUILLET 1893 5 LA VERITE I ! Il parlait ainsi, me pressant avec le ton d'un enfant qui supplie, d’un malheureux qui implore vraiment ému.Au demeurant vite prise m’ébranla.Voili le dernier souci du C.P.R ! comme nous sommes traités, ici, par cette puissante compagnie ! ville de Chicago elle-même—se dis- j dre.Les jeunes ont voulu faire leur tiugueut surtout par leur caractère éducation.C'est tout à fait “ fin de utilitaire et mercantile.La préoccupation du beau de l'harmonieux, du poétique, du fini, ne s’y montre nulle part.Ce genre de préoccupation, du r> ste, n'appartient point aux et j'étais siècle.” Le dieu Dollar donne l'illusion de la science infuse et de l’omnipotence ; et .voila pourquoi les Américains des bords du lac Michigan ont trop présumé de leurs forces.Comme Guzman, ces millionnaires n’admettaient pas d’obstacles.11 faut avouer toutefois qu’ils out donué la mesure de leur merveilleux esprit d’entreprise et de leur ténacité.On se rappelle toutes les entraves que leur a suscitées la rivalité de New York.Pour triompher de ce formidable adversaire, il fallait toute l’énergie des1 hommes qui ont, en un quart de siècle, fait renaître de ses cendres une magnifique ville de plus d’un million d’âmes.D'ailleurs, pour être novices dans les raffinements de vieilles civilisations européennes, ils n'eu ont pas moins organisé une exposition digne, à divers titres, de l'attention du monde.Pourtant la compagnie doit avoir des engagements envers le public.Elle doit être tenue de fournir des trains du jour et de nuit pour le bien public ; autrement, à quoi servirait-il d’avoir des chemins de fer, et de gorger d’argent les compagnies qui s’eu chargent, si le public est aussi mal servi ; et cela dans la saison où on aime le plus à sortir, et où ou a.plus de raisons de le faire.C’est donc de la mesquinerie de la part de La.compagnie qui nous ôte un train de jour pour le remplacer par un r.c//rfj! en laveur des étrangers surtout :.c’est aussi un mépris des Canadiens-français de leur citer ainsi un traie de jour dont ils ont absolument besoin, sans s'occuper d'eux plus qu« des chiens de la localité.Ferait-on cela ailleurs Y Déjà à l'ouest de Montréal, ie* trains de jour et de nuit sont nombreux et les voyageurs eu ont tout ce qu’il leur faut.Pourquoi n’es est-il pas ainsi de Montréal à Québec Y Pourquoi tant d'égards pour les Anglais protestants et si peu pour les Canadiens français catholiques " Que diraient tous ces Anglais si ou leur ôtait leurs trains réguliers, pour nous les donner ' Or il est bien connu que cet expren que nous avons, ce n’est pas pour nos beaux yeux, mais seulement, ou surtout, pour les étrangers qui passent par ici pour aller se promener eu bas ; alors les directeurs du Pacifique, en bons nationaux, s’empressent de donner à leurs gens toutes les facilités possibles.On leur donne des rapides, on attend les trains qar les conduisent, s’ils sont en retard etc, sans s’occuper le moins du monde des personnes delà localité, qui doivent s’estimer honorés à leur» yeux, sans doute, de ce qu’ils soar admis dans ces trains de faveur ! Es effet,cea trains sont si bien des train# de laveur, qu’on n’arrête, à peu près que là où on a besoin d’arrêter.ma décision fut ; son dernier argument —Eh bien, lui dis je, si vous me promettez formellement d’achever à Dieu, de le légaliser j gent qu’à gagner de l’argent : les vieil quelque sorte eu allant vous cou fesser, si, en un mot, vous me promettez d’une façon expresse de faire votre paix définitive avec la religion chrétienne, alors je consens à vous écouter, et je verrai ensuite ce que i’aurai à faire.peuples nouveaux, qui n'en sont encore qu a l’industrie.Ceux-là ne son- # % votre retour - siteurs de Chicago s’en aperçoivent —et s’en plaignant.On a l'ait grand ; ou a couvert d’é-dilices une surface de terrain neuf fois et demie plus vaste que celle de la dernière exposition de Paris ; et Von s’est dit : " Enfoncée, la célèbre capitale de la France ! Un brave orateur Yankee—au milieu d'une crise de lyrisme—a même ajouté : “ Chicago est maintenant le centre de l’univers sans réfléchir que, selon Pascal, l'univers est une sphère infinie dont le centre est partout, la circonférence nulle part.Mais Pascal, bien que profond penseur, n’était qu’un Européen.On a changé cela.En ce qui a trait à l'exposition, l'opinion hasardée des gens de Chicago n’est guère partagée que par les Américains qui n’ont jamais franchi l’Atlantique.Elle ne l’est point par les visiteurs qui ont pu comparer.Ceux-là ne confondent pas le gigantesque avec le beau, et ils préfèrent le fini a l’ébauche, si imposante qu'elle soit.C'est en vain, d ailleurs, qu’ils cherchent a Chicago ce qui a donné à toutes nos expositions un attrait spécial ; je veux dire, une idée, h la fois, extraordinaire et abso lament neuve, comme la tour Eiffel, par exemple, ou bien encore, les fontaines lumineuses.— Je vous le jure, lit-il simplement.— Parlez, lui répondts-je ; —.et je iis un signe de croix.(A suivre) L’EXPOSITION DE CHICAGO • • • On lit dans VObservateur Louisiana is .Los Américains, qui pensent avoir cent raisons de.se croire, sous tous les rapports, sans égaux, se sont pro posé d’éclipser l'exposition de Paris ; et ils ont, dans ce but, profite du quatrième centenaire de la découverte de l’Amérique (prétexte honnête et plausible) pour mettre au jour l'exposition de Chicago »S m> cette circonstance, Christophe Colomb aurait, sans doute, longtemps attendu son apothéose.Nos amis les Américains sont donc descendus courageusement, — peut-être même un peu bruyamment,— dans l’arène ; et à l’heure qu’il est.ils crient a tous les peuples de l’univers : “ Venez voir notre œuvre et comparez ! Eh bien, voyons et comparons.Quoique, deux mois après son ouverture.officielle.l’exposition de Chicago laisse encore i\ désirer sous le rapport de l’organisation, Von peut, dès a présent, prévoir jusqu'à quel point elle est destinée a tenir ses promesses.Pour formuler une opinion juste, on n’a, d’ailleurs, qu’à résumer la moyenne des impressions nombreuses déjà exprimées par Los Américains de Chicago n ont.déçu personne, parmi ceux qui les connaissent.En fait d’art et d’architecture, ils ont produit le maximum de ce que Von pouvait attendre de leur état social et de leurs dispositions d’esprit au point de vue de Vesthétique.Ils ont, à coups de millions de dollars, édifié ce qu ils appellent eux-mêmes une immense Foire, et cette foire est en rapport avec le cadre dans lequel elle s élevé et la population qui Va conçue.Produit indigène où domine la couleur locale.Dans un milieu presque exclusivement voué au négoce, — et où, par suite, Part est encore dans l’enfance, —l’œuvre ne pouvait avoir qu’un cachet commercial.Ce n’est pas que la note artistique y fasse défaut ; mais, dans la plupart des cas, elle est représentée par des reproductions ou des réminiscences européennes.Or, copier n’est pas créer.Les conceptions du cru—comme la Par l'immensité de ses proportions, par la nature, la ru liesse et la multitude des objets exposés, Fair s'impose à tout homme instruit qui doit sentir le besoin de connaître, non seulement les prodigieuses ressources de la République américaine, mais aussi 1 de Pindustri la World's •heis d’œuvre es t de Part étrangers, très largement représentés à Jackson Park.Si l'on reproche à l'exposition de Chicago d’avoir, sous bien des rapports,imité ses devancières d’Europe, les choses que Von y voit n’eu sont pas moins nouvelles pour les Améri cains qui n’ont jamais traverse l’Océan, de meme que pour les Européens qui n ont jamais vu d’expo F K vv.’uis Tü.taûtrmt.Voir annonce à la fcc page. .i LA VERITE 7 ^DE CLOCHES! 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