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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 4 août 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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La Vérité, 1894-08, Collections de BAnQ.

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il N UaatoiiguAy 1er Jmiv 1H2 , Artliftbaukavillc Quebec S imedi 4 Août 1894 I4i;jie AM K EE Mo 2" * • ' ¦ • *~4rrr* 'A »^rS contre 163.Le lendemain, le sénat l’a voté d’urge live par 205 voix contre 35.— Le territoire d’Utah, siège du mormonisme, vient d’être érigé ou état et admis dans l’union américaine.Avec cette admission, remarque le Mirror, do Baltimore, coïncide une recrudescence de la propagande do la secte.— Uuo petite sottise du Monde, de Montréal : Le Progrès, de Valley field, avait entrepris do prouver que M.Tardivel, de la Vérité, est un anarchiste.Il vient de réussir en tout points, tiare aux bombes tardivolosquos I ” pour ces nu- fct» scrupuleuse “ M.W Chapman avoue dans le dernier numéro de la Vérité qu’il a menti, dans une de ces comparaisons entre vers et ceux de Fréchette.L’aveu est que Liste complète des écoles et dus personnes auxquelles des prix ont été décor nés : a uu juge ses assez rare de la part de W.C.pour nous le signalions.” — La Patrie, qui s’occupe de la fameuse chèvre des chevaliers de Pythias, pourrait peut-être nous dire ce que signifie cet animal ?Nous nous adressons à ce Académie St-Louis de Gonzague des Sœurs du Bon Pasteur, Montréal ; Ecolo modèle d’Aylmer, Aylmer ; Arthur Ar-cand, Ottawa ; Académie des Frères dos Ecoles Chrétiennes, Québec ; M.U.E.Archambault, Montréal ; Frères de l’Instruction Chrétienne, Laprairie ; Frères du Sacré-Cœur, Avthabaska ; Ecole Belmont, Montréal ; M.le chanoine Bruchési, Commissaire pour l’Exposition Scolaire Catholique, Montréal ; Frères des Ecoles Chrétiennes, Montréal; Frère O restas, des Ecoles Chrétiennes, Montréal ; Frère Pé lu ri nus, des Ecoles Chrétiennes, Montréal ; Académie do Coatieooke, Coati-cookc ; Sœurs de Sto-Croix, St-Lauront ; Collège St-Lauront, St-Laurcnt ; Conseil des Arts et Manufactures, Montréal ; Institut des Clercs de St-ViatouiqJoliette; Académie Commerciale Catholique,Montréal ; Ecolo do la Côte St-Antoino, Côte St-Antoino ; Rév.Père Carrier, St-Lau-rent ; Dunham Academy, Dunham ; A.M.P.Drouin, Ottawa ; Département do l'Instruction Publique, Québec ; Cercle Do La Salle, Québec ; Ecole Elémentaire, Repentigny ; Mlle (rondveau, Sl-Pascal do Kamouraska ; Mlle Dalpé, Sic-Mario SaIornée ; Sœurs Grises de la Croix, Pointe du Lac ; M.Gélinas, Vaudrouil ; Ecole dos Sœurs Grises, Cote des Neiges, Montréal ; Huntingdon Academy, Huntingdon ; Institution des Aveugles (Asile Nazareth), Montréal ; Institution dos Sourdes-Muettes des Sœurs de la Providence, Montréal ; Institution des Sourds-Muets des Clercs de St-Viateur, Montréal; Ecole Normale Jacques-Cartier, Montréal ; Collège de Jolietto, Juliette ; Knowlton Model School, Knowlton ; Lachute Academy, Lachute ; Ecole Normale-Laval, Méthode de dessin do M.Lofaivro, Québec; Lonnoxvillo Model School, Lonnoxvillo ; Lachino Mo loi School, Lachino; Mile-End Public School, Mile-End, Montréal ; Montreal Society Decorative Art, Montréal ; Frères Mavis- nous nous en occuperons.Puisque nous sommes à régler nos comptes avec la Minerve, rappelons à la déesse qu elle ne nous a pas encore fait voir ces laineuses injures à l'adresse des Suipiciens que, d’après elle, nous aurions négligé de réparer ! journal avec d’autant plus d'espoir d’avoir la clé de l’énigme s’est vanté, un jour, d’etre en maçonnerie.— L’écrivain exotique n’est pas tant celui qui est né à l’étranger, que celui dont les idées l’empêchent de s'identifier pleinement avec la population au milieu de laquelle il vit.— La Chine et le Japon sont en délicatesse apropos de la Corée.Bien que la guerre ne soit pas formellement déclarée, les hostilités ont été commencées par un vaisseau japonais qui a tiré sur un transport chinois le coulant à fond et faisant périr un grand nombre de personnes.— La semaine prochaine la Vérité paraîtra un jour plus tard qua l’ordinaire.— Le Monde s’était réjoui de la condamnation de M.Tardivel ; le Progrès de Valleydeld défend la personne du juge Jetté qui n’est pas en cause ; voici maintenant que le Mord, journal conservateur, tonte de justifier la sentence même du tribunal 1 Nous reproduirons cet article du jSord, la semaine prochaine, à titre de curiosité littéraire, et aussi comme échantillon des choses incroyables que la rancune personnelle peut faire écrire.— Est-ce que M.Pacaud à qui, comme homme du monde, le sentiment des convenances ne manque pas, no pourrait pas empêcher YElecteur de recommencer à entretenir le public des exploits et des projets do M.le comte de Villeneuve et do madame D.?La lettre du comte que publie Y Electeur du 31 juillet est dégoûtante et honteuse.que M.Beaugrand “ très avancé Nous lisons dans Y Electeur ; La Vérité a atteint ses 1 \ ans.Nous n'aimons pas les exagérations de notre confrère.N excès compromettent nos gioux et nationaux.“ Toutefois, nous préférons de beaucoup tes intransigeants en matière do religion a ceux «pii >c vantent de n’en pas avoir.Le cynisme de cos derniers est beaucoup plus dangereux que les excès des premiers.’* U y a progrès chez notre confiér *i nous avons bonne mémoire, il était guère d’avis que la Vérité faisait autant •le mai que le plus radical de nos journaux.Peut-être avec le temps tin ira-t-il par reconnaître que nos prétendues exagération s ne .sont quo l’expression do la vérité Iholiquo intégrale.ous croyons que ses intérêts roli- e, car, mi- ca- Un lisait dans le Monde, de Montréal, à te date du 17 juillet.‘* Le Catholic Review n’est pas tendre pour Mgr Sutolli, s’il faut en juger par l entrefilet suivant : 1( % Mgi* Satolli doit être rappelé, car on l{ 1 ‘ a jamais iu besoin du ses services aux « 7Lits-Unis.Les évêques américains ne (( : 0,11* jamais demandé ; à son arrivée Us (( rai ont sa mission et ils no savaient même pas qui leur avait envoyé ce pré’ lat." 1 ‘ L’est trop fort, cher Review.o de Mgr Satolli a été précédée do tout 0 ü fallait pour bien définir sa mission t * L’arri- 8 LA VERITE Et d’où vouez-vous doue ?” Le Clocher d’Harileur “Oh ! mademoiselle Catherine " dit la pauvre femme, “ qu’il reviendra ! Hélas ! de vous qu'il est parti.” “ Ne m’accusez riue : que toute la maison était gouvernée par Romain d’abord, maître absolu, et par sa pupille, demoiselle Catherine, jeune fille d’une vingtaine d’aude Romain dit le pâtre.dites-moi c’est à cause Je viens d'Ostende, mon enfant ; je suis sujet du noble duc Philippe que Dieu garde serai bien reçu Brun ?” I ! Pensez-vous que je chez Romain le femme n ces.que ta avait prise chez elle tout enfant, et qui.peu à peu, selon l’expression du berger, était devenue “ dame et mai-tresse dans toute la maison.” ." «"I Cathe- jamais je n’ai conseillé à \ alerey de faire ce malheureux age.Il ne m’en pas LE PÈLERIN C'était an joli mois de mai.en 1432.Il y avait déjà un an que Jeanne d'Arc était morte martyr.Le roi de France semblait l’avoir oubliée, et la Normandie, courbée sous le joug anglais, subissait la tyrannie des bourreaux de l’héroïne d'Orléans.Une sourde colère, des projets de vengeance et d’affranchissement remplissaient le cœur de quelques braves ; mais les cultivateurs, les artisans et les marchands, heureux de pouvoir travailler, ne songeaient qu’à reparer les désastres de la guerre et à tirer parti des richesses naturelles du beau pays normand.Jamais la récolte ne s’était annoncée si belle, jamais les pommiers ne s étaient couverts de plus de fleurs, et l’herbe des prairies, drue et embaumée, s entassait partout en meules énormes et nourrisait de nombreux troupeaux.Sur la falaise qui s’élève à 1 ouest du petit port de Pourville, près de Dieppe, un pèlerin cheminait, il avait été débarqué le matin meme par un bateau flammand, et après avoir entendu la messe à l'église de Pourville et fait une légère collation chez le curé, il s'était mis en route pour Yarengeville.en prenant, pour abréger, un sentier à peine tracé sur le bord des falaises à pic qui.en cet endroit, dominent la mer d’une hauteur de plus de cent pieds.Ce pèlerin n'était plus jeune ; sa barbe et ses cheveux gril muaient, mais sa haute taille droite, son pas vif et rapide, témoignaient d'une vigueur peu commune.Il ne s'appuyait pas sur son bâton ferré, et parfois le brandissait comme une lance en fredonnant un air guerrier.Son grand chapeau orné d'une Notre-Dame d'ivoire, sa robe et son manteau de pèlerin était presque neuf, et son visage coloré offrait le type normand dans toute sa finesse et sa tranquille énergie.Après avoir marché environ une demi-heure, il rencontra un pâtre, jeune gars armé d une gaule qui veillait pour empêcher les nombreux bestiaux qu'il gardait de s'approcher trop près des bords minés de la falaise.Le pâtre salua le pèlerin en ôtant son bonnet de laine brune, et celui-ci, lui rendant courtoisement sou salut, lui demanda s’il était encore loin de Yarangeville.“ Il y a bien encore un bout de chemin’’dit le jeune garçon ; “ mais comme le village est long d’une demi-lieu, c’est à savoir chez qui vous allez.’’ “ Je vais chez Romain le Bran, " dit le pèlerin ; “ le connaissez-vous ?“ Et vous, messire pèlerin ?" répliqua le jeune pâtre : car.eu ce temps-là comme à present, les réponses catégoriques étaient chose rare en Normandie.’ Je ne connais pas maître Romain’’ dit le pèlerin ; " mais comme on m’a assuré qu'il était le plus riche tenancier de Yarangeville et fort charitable.je compte lui demander l’hospitalité pour une nuit désirant me reposer de la traversée que je viens de faire." voy- parlé que quand il était engagé avec les Dieppois." " Je ne vous “ Ça dépend, ” dit le vous vous adressez d'abord à demoiselle Catherine ou à pâtre : " si a ' Est-ce une bonne maltnsse ?notre maîtresse,vous serez reçu très gracieusement , si c'est à notre maître, il vous fera bonne ou mauvaise mine, selon 1 humeur où il sera ; mais vous aurez toujours place au feu et à table, et de la paille fraîche Jamais on n a refusé l'aumône pèlerins chez Romain ; il est nu intéressé, mais bon chrétien, femme est nue sainte femme." " Damoiselle Catherine accuse pas.mademoiselle.Vous êtes une brave et honnête damoiselle, tout le sait ; mais enfin, il demanda le pèlerin.“ Très bonne, messire, mais très sévère aussi.Elle ne souffre pas que l'on perde un fétu, et si l'uu des valets jure,elle le tance ferme, et s'il recommence, elle le renvoie.Mais si ou est malade, elle vous soigne ni plus ni moins qu'une mère ; et quand le maître est en colère elle vous l’apaise et le retourne comme c’est une maltresse monde le vous aimait, c'est pour vous offrir au retour sort digne de vous qu'il m'a quittée.dit Catherine, “ et un pour coucher.aux “ Chut ! ” ., voici pelenn qui s approche de nous.'' Celui-ci la salua profondément, et demeura un instant un peu et sa comme interdit en la regardant avec attention.Oh ! un gant.femme, allez ! Elle s'y entend, elle à l’œil à tout, et chaque jour, quel temps qu'il fasse, on la voit dans tous les coins du domaine, soit à est sans doute la fille de la maison ?" dit le pèlerin.Catherine s’était redressée.Les paroles de Gillonne et l'arrivée soudaine du pèlerin avait coloré joues d'un vif incarnat, coiffe cauchoise » * Malheureusement non.' dit le ses Sa haute jeune garçon." mais c est un peu toutcomme.Elle n'est cependant pas parente de Romain.C'est une fille noble, et personne ne sait son nom de famille.Elle est venue à la ferme il v a plus de quinze anc " Quel chemin faut-il prendre pour aller à la ferme de Romain ?” demanda le pèlerin.Oh ! le chemin est très aisé, " dit sa robe surcot bleus étaient faits d’étoffes communes, filées elle ; mais elle pied, soit à cheval, hardie comme un homme d'armes, adroite comme une fée, et belle que c’est merveille." “ Et sou frère, " dit le pèlerin, “ lui ressemble-t-il ?” et son et tissées par avait sous ces vêtements rustiques un si grand air, une beauté si noble, que la houlette quelle tenait semblait être le tre d'une reine condamnée par enchanteur à ne plus régner que sur des troupeaux.•• Yoirement, ’’ dit le le berger, "je ne vous avait pas dit qu'elle eût un frère.D’où le savez-vous ?’’ " Peu importe ! " dit le pèlerin ; " mais enfin lui ressemble-t-il ?” " Oui et non, dit le pâtre : “ mes-sirv Raoul est,comme sa sœur, grand, beau, fort et adroit ; mais c’est une mauvaise tête, et avec le fils de Romain qui est à pen près de son âge, il n'y a pas de méchants tours qu’il ne fasse.Personne ne l'aime, parce qu'il est fière, colère et capricieux comme une biqne.” " Le fils de Romain ne pense-t-il pas à épouser damoiselle Catherine ?’’ dit le pèlerin.“ Oh ! que non pas ! dit le pâtre."D'abord elle a plusieurs années pins que lui ; puis elle le gronde et le morigène si bien, qu'il la considère quasi comme sa mère.Mais la voici qui vient : regardez là-hant ! " Le pèlerin leva les yeux et vit sur la partie la plus élevée de la falaise un groupe de femmes arrêtés près d’une croix de pierre et dont les silhouettes se détachaient sur le ciel.Elles étaient trois.L'une d’elle était agenouillée an pied de la croix ; une autre debout, semblait lui parler et la troisième descendait déjà la colline pour venir vers le berger.“ C'est Mahant, " dit celui-ci.“ La bonne femme m'apporte ma soupe.“ Je vais aller au-devant de damoiselle Catherine, ” dit le pèlerin avec empressement.Et, tandis que Mahant descendait avec précaution le sentier en zigzag, le pèlerin, se dirigeant en droite ligne, gravit la colline.A mesure qu'il approchait, il distinguait mieux la taille élancée et les mouvements gracieux de la belle Catherine.Celle-ci, penchée vers la femme qui pleurait au pied de la croix, semblait la consoler.Toutes deux étaient tournées vers la mer, et ne voyaient pas arriver le pèlerin, que Ro- L'herbe tontine amortissait le bruit de ses pas et il entendit la jeune fille dire à la pauvre atfligée : “ Conet pa- rage, confiance ma bonne Gilloune ! ralysée, ne pouvait, depuis plusieurs remettez tontès-mainsdvNotre-Dame années, quitter le coin du feu, et scep- üu le pâtre : " c'est toujours tout droit.Vous voyez bien ce bouquet d'arbres an bout de l'herbage, là-bas Eh bien 1 là commence “ Que Dieu vous garde pèlerin ! quelque chose de moi ?” “ Noble damoiselle, ” dit le pèlerin “ je voudrais obtenir l'hospitalité pour une nuit chez-vous.Je Notre-Dame de Grâce, à Honiieur." " A Notre-s’écria-t-elle, “ mais alors vous passerez à H ardeur : ” messire Désirez-vous t " dit-elle.“ une eavee qui vous mènera à la ferme, pourvu que vous ayez soin de prendre la première sente à la main gauche, puis la troisième à droite, après avoir passé le petit pout, et que vous traversiez la cour à la Gilloune et l'her- vais à Catherine tressaillit : Dame de Grâce ! ” bage à Riquier.Vous verrez après un joli chemin neuf couvert de fay-ards, et en cinq minutes vous serez chez Romain.“ Certainement.dit le pèlerin, et j'irai y prier dans l'église de saint Martin, patron de la France." " V enez à la ferme, dit Catherine, “ Elle n’est pas à moi.Je n’ai plus de maison, plus de patrie, mais Notre-Dame de Grâce m’a fait trou- “ Tout cela est un peu compliqué” dit le pèlerin.11 Ne pourriez vous pas m'y accompagner, mon gars ?” “ Ni pour or ni pour argent je ne puis quitter mon troupeau, sire lerin ; mais, si vous n'ètes pas trop pressé, dans un quart d'heure vous verrez arriver la bonne Mahant.qui m’a promis de m'apporter ma soupe et elle vous guidera en retournant à la ferme.” “ J'attendrai, je vais m'asseoir près de que j'aperçois là-bas.” “ C'est justement là que je dois attendre Mahant, ” dit le berger.Et tous deux se dirigèrent vers la source, où les bœufs se rassemblaient déjà, car midi approchait, et il flisait très chaud pour la saison.“ Vous me paraissez si bon gars."’ dit le pèlerin, faire présent d'un joli mand.” Et il lui offrit un de de cerf si bien ouvré, que le pâtre en fut émerveillé.Il se mit aussitôt, pour étrenner son nouvel outil, à sculpter le gros bâton de hêtre lui servait à diriger ses bœufs, et, •'asseyant près du pèlerin, devint de plus en plus communicatif P'-1' ver un asile sur, et j’y puis qui me plaît.Adieu, ma bonne Gil-lonne ! recevoir Ce pèlerin recommandera votre fils à la Vierge de Grâce." “ O sire pèlerin, ” dit Gilloune.“ je vous en prie, dites bien à la bonne Dame de Grâce que, si elle me ramène mon fils, je lui porterai nu-pieds un beau petit vaisseau d'argent.Voyez, je suis veuve; j’avais deux fils : l’ainé, qui cultivait notre petit héritage, est mort l’an passé, et le second, parti depuis trois ans sur un vaisseau de Dieppe.ne revient pas : on dit que les pirates anglais ont dû le prendre.Et c’était un si brave enfant, si bon.si beau ! un vrai saint Michel ! ” dit le pèlerin, " et la source que je veux vous couteau 11a-corne Et elle se mit à pleurer.“Je vous promets de faire dire trois messes pour lui à Notre-Dame de Grâce, ” dit le pèlerin.“ An revoir, ma bonne dame, et que Dieu vous conforte ! ” Et, guidé par la belle Catherine et Mahant, qui les avait rejoints, le pèlerin s’acheminait vers la ferme de Romain.qui Le pèlerin apprit de lui main n’avait qu’un fils, enfant de quinze ans, assez mauvais sujet ; que la femme de Romain, infirme (A suivre) de Grâce.
de

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