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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 22 décembre 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1894-12, Collections de BAnQ.

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•1 S .Quebec Sam Jill 22 Décembre 1804 14i6ine ANNEE No 22 LA VÉRITÉ AVIS abonnements Tonte demande de changement d’adreaae doit etre accompagnée de l’ancienne adreaee Osoada et Elata-Unla.$2 eo .$1.00 J'OÜTALK.) I.12.50 Do .Nix Mioin.Elrauger (Union Dm an JOURNAL HEBDOMADAIRE Telephone : 172 “ VERITAS LIBERARIT VOS—LA VÉRITÉ VOUS RENDRA.LIBRES.J.P.Tardivel.Directeur-Proprietaire Bureaux : Chemin Sainte-Foy?pres Quebec désirée.N’y a-t-il pas, en effet, de nos jours surtout nue convenance suprême à ce que le chef de la religion, le représentant de Dieu sur la terre, QUEBEC SAMEDI 22 DECEMBRE 1804 légation des Marches, légation de l’Ombre et de Riéti, et légation de Velletri, Frosinone et Bénevent.L’arrondissement de Rome comprenait la ville,sa banlieue ou Comarca, et les provinces de Viterbe, d'Orvieto et de Civitta-Vecchia Que devra-t-on rendre ?Dans la pratique des choses humaines, il faut bien distinguer ce qui devrait être et ce qui est possible.Il nous semble que le fait qui donnera lieu au rétablissement du pouvoir temporel aura une grande influence sur l'étendue du territoire restitué.Si, ce qu’à Dieu ne plaise, ce devait être le résultat d'une guerre, dont italienne, pour n’avoir pas cause déclarer la guerre à l’Autriche.Ces faits, le vulgaire les ignore l’histoire les a conservés, et les (li- mais La neutralisation de Rome se mêle le moins possible aux conflits sanglants qui trop souvent divisent les peuples, mêle que pour tâcher de les apaiser ?plomates les connaissent.Ne craignons pas d’en faire ici l’a-ou qu’il ne s’y veu loyal.Après tout il faut être juste, aucun patriotisme ne saurait Lorsque Pie VII, sommé par Na- le défendre.Que chacun reconnaisse poléon 1er de faire la guerre aux Au- ses torts historiques, car ces nobles glais et de chasser de ses Etats les aveux honorent ceux qui les font et hérétiques et les schismatiques, osait préparent les réconciliations ; les lui résister et lui répondre ces belles peuples, d’ailleurs, le regard fixésur paroles : “ La nécessité seule de re- les dangers de l’heure présente, doivent oublier leurs griefs réciproques pour faire face à l’ennemi commun qui menace toute civilisation.Oui, nous comprenons parfaitement l’inquiétude, la défiance des Italiens et spécialement des Romains vis-à-v s des étragers : Allemands, Autrichiens, Français.Oui, un peuple a le droit d’être respecté dans son intégrité, dans sa dignité morale, quelle que soit sa faiblesse matérielle.Si, dans le cours de l’histoire, nous avons vu parfois les Italiens, les Romains ne pas comprendre leur situation spéciale et glorieuse ^is-à-vis d«.t, Papes et leurs devoirs vis-à-vis des autres nations, ils ne sont pas seuls à avoir eu des torts, et souvent on a abusé indignement (Suite) Comment un Etat matériellement faible pourra-t-il refuser en cas de Etat puissant, surtout guerre à un i c’est l’Etat qui le protège, le pas-dc troupes sur son territoire ?gage 11 faudra ou bien l’accorder, comme Fie IX au prince Napoléon en juin fl) au risque d'amener de gra-complicatious, ou le refuser comme Pie VII et s’exposer à voir frontières, ainsi que les “ pousser uuc invasion hostile, on de “ défendre la religion mise eu péril “ a pu donner à nos prédécesseurs “un juste motif de sortir de leur “ état pacifique ; si quelqu’un d’entre “ eux, par faiblesse humaine, s’est “ écarté de ces maximes, sa conduite, “ nous le disons hautement, ne ' pourra jamais servir d’exemple à la “ nôtre " ; pour notre part nous repoussons bien loin la pensée, la situation ne saurait être la même que s’il survenait un accord amiable ves violer ses viola Murat en 1815.Comment encore empêcher l'Etat protecteur d'introduire des troupes mesure de précaution dans l’Etat protégé, de les y laisser plus qu’il ne conviendrait, d’intervenir trop fréquemment dans l’administration intérieure, de se rendre odieux auprès nationaux ?n’est-ce pas ce qui un arrange ment plus au moins provisoire entre le roi d’Italie et le Pape.Dans le cas plus probable d'un Congrès des Puissances réunies pour trancher les questions d'un intérêt international, telles que la question ouvrière, la question du désarmement la question italienne.ce serait lui qui, de concert avec le Saint-Siège, prendrait la responsabilité des divisions territoriales.par Lorsqu’on 1.813, le même Pape, faisant valoir ses droits à la face de l’Europe s’écriait : “ Chef de l’Eglise “ catholique,eu notre qualité de Sou-“ verain de l'Etat pontifical, nous “ réclamons la restitution de ces “ Etats dont ou nous a privé pour “ avoir refusé d’entrer dans une li-“ gue purement offensive et cherché “ à conserver cet état de neutralité “ qu’exigeait de nous et notre qua-“ lité de Père commun des fidèles et “les intérêts de la religion professée “ dans les Etats de tant de souve-“ rains ” (3) ; Lorsqu'au mois d’avril 184S, l’ie IX refusait absolument, malgré la de ses mi-ù l'Antri- dts s'est VU ?Le maintien de l’ordre, la protection du Saint-Siège ont souvent servi de prétextes.On les a invoqués parfois même en dehors de toute espèce de vraisemblance.N'avons-nous pas entendu, ce qui véritablement est un comble, le roi Victor-Emmanuel lui-même, le 10 septembre 1870, dix jours avant qu'il forçât les portes de Rome à coups de canon, affirmer qu'il venait dans h», but de maintenir l'ordre et de protéger la personne sacrée du Saint-Père : le devoir, disait-il, de prendre en face de l'Europe et de la catholicité la responsabilité du maintien de l’ordre dans la péninsule et de la sécurité du Saint-Siège table nécessité, pour la sécurité de l’Italie et du Saiui-Siége, que mes troupes, déjà préposées e pro- 1 page davantage nu -ein de notre population .prier pou: ma;* : oui Mais le Saint-Père ajoute e c- anssitôt : car ici Nos conseils s'adressent à toute* les nations.Du reste, il peut arriver QUELQUE PARI QUE.POUR LES MOTIFS G in ér al* men t.disons-nous *< et - «e rai iis: t-.uc: que possible, u>a, *; pouvait.N’est-ce pas un peu c >ca un journal intervenir, fui de regretter la division grégation des partis ! Il ne peut ! porter qu'il y ait deux opinions eu .;:> flit, et il voudrait qu'il y en eût autant qu'il y a de têtes en matière politique ! il op, i j.)2tS t son intelligence supérieure i avait Et voilà les paroles do Léon XIII que j imposé comme chef au parti conserva- la Afin erre nous oppose pour nous conteur, après la mort de M.Abbott, malgré ^odre ! Assurément, elle ne les a pis sa conversion qui le rendait odieux a un comprises, puisque, pris dans son ensem- .j bie, le conseil ie Léon XIII ne vient nui- 11A gréez.M.le curé.1 assurance de mon dévouement en Noire-Soigneur.T L.N.Archevêque de Cyrèoe, “ Administrateur.' Cette lettre, très claire.très précise, met ., ,, .fini I’4qniroqne créé» ««ai.»«• fT *"**“ 4 naux : il n'v est pa^ question de bonnes er ~iT ° a à'-donaiu.de jnauvaù&î piè:ts,mais iu théâtre actuel* ment installé à Québec ;,r.s dans son ?n-semb/e.L autorité diocésaine juge que dans son ensemble, ce théâtre est mauvais et dangereux, et dépend aux n zèle* 1er.La pensée de Mgr Bégin ment exprimée que ceux pui ;>;êie .u -ont ne pas comprendre i nécessairement de mauvaise foi.Si no a- comprenons bien hi age n'exprime qu'une pensée fo géniale, savoir que ie parti accepterait i union dc^ Can i-ii et de tou- les Canadiens tout ce v * » ; certain nombre de protestants.On peu même affirme: que sans son titre de ca- • V t I lemonl i l'appui de la thèse Je notre .' confrère.En effet, »i le Saint Père engage j le- catholiques à aboi* 1er généralement les j grandes charge* le l'Etat, il reconnaît expressément quM peut exister des circonstances où il n'est nullement expédient pour eux de le faire ! Nous tournons donc dans un cercle vicieux : il s’agit de savoir si les circonstances ou nous nous trouvons sont de nature, oui ou non, à engager les catholiques à se tenir à l’écart du gouvernement pour quelque temps.La Vérité dit Oüit U Minerve dit non.C’est son droit de dire non ; mais elle n’a pas le droit do vouloir dérimer le débat en nous opposant une parois de Léon X[[[ qui laisse la question parfaitement libre.Non contente de nous opposer Léon XIII, la Minerve nous cite Mgr Taché.Elle reproduit une phrase de l’ancien archevêque de Saint-Boni face où il dit : i coq-et V V eu Oîïs-trança.i t • si Ce pouvait se faire à -on profil , qu* libérai est dan-> ie même c , telle union c-t impossible.Dmic le d’union que rêve la Minerve est une c mère.I! n'y a pas lieu de s’en occuper En effet, les partis purement poli iqaes étant fondé-, non sur de, principes immuables, mais sur des intérêt, matériels ce sauraient jamais créer autre ch>o que la division.C c-t donc perdre son temps que de parier d’unir tous ks homme, a un quelconque des partis politique-, tek qu’ils fonctionnent en ce payi et presque partout.C’est une impossibilité morale.Avec le système des partis parement politique*, la division du pays cri deux camps h utiles o.st inévitable, la Mmerv elle-mémo l’admet.Donc en voulant main- e un » v te part.i Le défunt chef du cabine: était profondément honnête.Son nom n’a jamais , été mêlé aux scandales qui on: été mis au jour,à Ottawa,dans Crs derniers temps, •i F si" ! On peut, peut-être, lui reprocher de ne s’être pas montré assez sévère à l’égard de certains d.ses collègues et de ses partisans ; mais contre lui, personnellement, jimais le moindre doute ne s’est élevé.mai3 qu une projet k : u « I e-t : relire- t Mort de Sir John Thompson Nos lecteurs conaais-ent notre ma- nière de voir quanta l'œuvre politique .de sir John Thompson : nous n'avons ' pas pu l’approuver.Il a manqué certai-| nement de fermeté dans la question des Tous nos lecteur^ ont appris déjà, par ; écoles catholiques du Manitoba.Sans la voie des journaux quotidiens, U mort aucun doute, il aurait voulu régler cette tragique de sir John Thompson, premier question brûlante dans le sens de la jus-j ministre du Canaia, arrivée subitement, tice ; mais il avait dans son parti un le VI du courant, au Château de Windsor, élément fanatique avec lequel il complu cet homme tenir le système des parti?purement po tiques, la Minerve maintenir la division.Xou» ne l’avons donc pas calomniée, comme elle le pretend, en (lisant qu’elle désiic et provoque la division det Canadiens ira çais, qu elle combat leur union.Il est parfaitement faux de dire que la Vérité propose, comme remède à ia division que cau.-o l'esprit de parti, “ Y indépendance des opinions individuelles .Nous n’avon» jamais rien proposé de tel, ot la Minerve, qui nous reproche de lui prêter des idées qu n’a pas, ferait bien do ne pa- tomber dan-l a fa utequ elle nous attribue g r a t U i te Nous voulons Y indépendance 1-i.5-.Vvn des hommes,mais ia soumission fitile, pleine, constante, entière aux principes.qu'en dise la Minerve, c'est là un véritable remède à la division causée pai de parti.La Minerve termine ain-d son article u Défions-nous de?exagération», défions-nous d’un isolement qui, à -on point de vue pourrait flatter, mai?qui certainement peut conduire a des conséquences que les vrais amis du pays ne pourraient que déplorer.la Minerve dit avec onction : Nous ne comprenons pas comment vous avez pu résister à ces pat oies.Le mouvement national de 1385-86, Mgr Taché ne ie condamnait pas on tant que mouvement constitutionnel.Il le dit formellement dans -on mémoire dont la Minerve a extrait le passage que nous venons de citer.Et il nous a dit la môme chose à nous-même plus d’une fois.Il n’en condamnait que les exagérations et les excès.Du reste, pour avoir le droit de no 1?reprocher de ne pas toujours adopter on tout ef partout les opinions politiques de feu Mgr Taché, la Minerve devrait pouvoir affirmer ou'elle et ses amis ont tou* jours conformé leur conduite aux avis de | ce prélat.Or il est notoire qu’en m unies circonstances ils no l’ont pas fuit.La Minerve, croit die, par hasard, quo Mgr Taché approuvait la conduite J 1 goure -nement fédéral dans la question de, éc de 1 et de la langue française ?*"* A la date du 12 décembre la Minerve est revenue à la charge.C’est un article bien étrange, bien incompréhensible que la bonne vieille nous dorme là.Imaginez-vous qu elle nojs accuse do lui prêter dos effectivement.veut d’état venait de prêter tait trop.Il aurait dû, pour être réelle membre du Conseil ment à la hauteur ds la situation, rendre Et serment comme Il a été carrément aux catholiques et aux Cana- Il privé de l’empire britannique, foudroyé au moment meme où il venait diens-français du Manitoba, leurs écoles d’atteindre ie sommet des honneurs po- et l’usage officiel de la langue française, Iniques.Exemple terrible de la vanité et compter, pour triompher, d’abord sur des choses de ce monde, même des choses la Providence, ensuite fur les catholi-les plus légitimes.Heureusement pour ques, enî:n sur la partie raisonnable de le défunt ministre, il ne s’était pas at ta- la population protestante.Au lieu d’agir avec énergie et détermination, il eut ré- elle ehé outre mesure aux honneurs ; ce n’était pas là le but suprême de sa vie.D'apres les dépêches, mort, non d’un-: attaque comme on l’a dit d’abord, mais à la suite de deux syncopes, la dernière provoquée verner il ne suffit pas d’e.re bon catho-peut-être par l’imprudence de ceux qui j lique dans la vie privée et rempli l’entouraient.Il eut, en effet, un premier I d’excellentes intentions.Il est probable évanouissement, a table.Un ie transporta même que si su JvLu Thompson avait dans une pièce voisine où il reprit bien- été protestant, les catholiques auraient tôt connaissance.Au lieu de le forcer à eu moins à se plaindre de lui , car rester couché, on lui permit de se lever n'ayant pas à se faire pardonner son litre et de retourner à la salle à manger.Le de converti, il aurait peut-être montré cœur, à peine remis de la première se- plus d’énergie en faveur d’une cause si cousse, s’arrêta, de nouveau, cette fois maniff8Uim*int juste.ment.X ?cours à des manœuvres diplomatiques sir John est qui, après quatre ans et demi, laissent la d’apoplexie, difficulté sans l'ombre d’une solution.Tout cela prouve que pour bien gou- Ew quoi • Vesont i îvhii nuc no-accu-er vr .i .1 -J .1 A V» 1 t fi» i * V il-b ; tro voufrèro no puisse plu?non-du xu s loi r ia division des (Janadicn-trau-i .Nous aimons à les voir unis d ms b droits particuliers mais non dan?i;.i ._ .«v.damition de nos quand ils sont attaqués, une altitude provocante pour nos compatriotes qui no sont pas catholiques et Canadiens-françai’*.Seraient-ils une minorité dans la confédération nous ruluseri do les provoquer, en politique, sur le tei-rain religieux et national.Nous demanderions le respect pour tous et la cordiale coopération de tous pour la bonne administration du gouvernement du Canada.Mais en face d’une immense majorité,que pour toujours.Lorsque le médecin arriva il n’y avait plus rien à faire.Conclu-1 — Nouveau cabinet à Terre-Neuve non pratique : lorsqu’une personne a ^orm^ Psr I bon u abie èî.Crroou.L faut ea- , .vz ,1 l^rur 1uo mettra du (a erke noiiti- eue syncope, laissez-la couchée.Voilà quo qu*i ^vil daiM Cotlo île dop,k do une notion bien élémentaire que les lung# mois. LA VERITE 3 pourrions-nous entrer do cotte attitude do L'iéviHtod regardant marcher loi ma-cLinui mises on opération par d'autres mains que les leurs ?" C'est-à-dire que la Minerue vont et ne cie Bowull do former tère en remplacement du Thompson.“ L’é'évation de M.liowell un nouveau minis- fait médiocre sous tous lus rapporta : ministère talent, instruction, prestige.Sir Charles T upper lui est infiniment supérieur comine homme politique, et il serait par-faitem nt acceptable aux catho iques conservateurs.C'est donc de gaieté de cœur, sans aucune nécessité, qu'au jette cette injure sanglante à la face de tous les catholiques du Canada.Si réellement le parti conservateur commet cette faute impardonnable, nous croyons qu’il s’en repentira amèrement.quartiers les remarques faites dimanche dernier par notre digne archevêque au sujet du théâtre." au poste de premier ministre du Canada était tendu de tous et ce choix sera certainement des plus populaires.“ M.liowell est un vétéran de notre politique, un homme laborieux, des mieux renseignés, et n’a jamais eu de supérieur comme administrateur.“ C'est également un homme affable d'un accès facile et a larges vues.*' C’est seulement lo mauvais théâtre que Mgr Bégin a condamné, non pas le théâtre que patronne YEJecteur.Voilà lo sens de cet écrit perfide.Le 13, Y Electeur publiait une chronique théâtrale.Il constate que lo public qui avait assisté, la veille, au théâtre dénoncé par l’ordinaire, était “peu nombreux mais délite.” D’après la feuille libérale, c’est l'élite de la société qui n’écoute pas l’autorité religieuse ! En même temps qu’il faisait ainsi l’éloge des désobéissant*, Y Electeur annonçait une nouvelle pièce, et lo lendemain, 14 décembre, il nous ut* veut pas.Personne no français do s'unir on prônant uno tudo provocante ".Cost encore une pure invention do notre confrère.Ce que nous voulons, c'est une chose bien simple, bien facile, puisqu’on Va mise en pratique ailleurs, en Allemagne formation d’un demande aux Cunadions- “ alti- par exemple : la Cette acceptation de M.Bowell par les conservateurs de la province de Québec nous parait assez générale.Nous n'avons vu qu’un seul organe attitré du parti conservateur protester, indirectement mais énergiquement, contre ce choix ; c’est le Courrier du Canada, qui a demandé, comme premier ministre, sir Charles Tapper, dans des termes qui écartaient absolument toute autre candidature à ce poste élevé.La Minerve, comme le Spectateur, accepte, au contraire, M.Bowell.Dans sou numéro du 15 décembre, elle s’exprime comme suit : 41 L’honorable M.Mackenzie Bowell est appelé à prendre les rênes du gouvernement à Ottawa.41 C’est un choix judicieux de la part de lord Aberdeen, gouverneur-général du Canada.Ce choix ralliera les sympathies de tous ceux qui ont véritablement à cœur les intérêts du pays.:’ M.Mackenzie Bowell peut être, dans la vie privée, un homme estimable, à idées larges ; mais nous ne pouvons pas oublier qu’il a été le chef suprême de l’ordre essentiellement anticatholique des oraugistes, et qu’à l’heure qu’il est c’est un des membres le plus eu évi deuce de cette organisation.Quelles que soient ses dispositions personnelles à l'égard des catholiques et des Canadiens-français, il sera nécessairement lié par ses serments d’orangiste et les traditions de Initie qui animent l’ordre pris dans son ensemble.Il faudrait donc chez les catholiques une terrible dose d’esprit île parti pour accepter cet homme comme premier ministre.Cet esprit néfaste domine sans doute la plupart des journaux de parti ut les chefs politiques ; mais nous osons espérer qu’il n’a pas pénétré les masses de la population catholique au point de leur faire abdiquer tout sentiment de légitime fierté.Les catholiques du Dominion ont fourni maintes fuis la preuve qu’ils savent se conformer à la situation politique qui leur est faite dans ce ; ays de population mixte.Ils ont donné leur appui à des premiers ministres protestants, à Ottawa, à Toronto, dans toutes les provinces du Canada.Mais si on peut leur demander d’accepter, comme chefs de cabinet,des non catholiques acceptables, on n a pas le droit de s’attendre à les voir acclamer un past grand mater de l’ordre des oraugistes, ordre qui ne doit son existence qu’à une pensée de haine féroce contre l’Eglise et le nom catholique.Vouloir leur imposer un premier ministre orangiste, c’est dépasser toute limite, c’est se montrer déraisonnable au suprême degré.C’est déjà assez que sir John Thompson avait fait entrer deux oraugistes avérés dans son gouvernement : MM.Bowell et Wallace.Tenter de fairejde l’un deux le nouveau premier ministre, £c’est trop compter, croyons-nous, sur la longanimité des catholiques.Ce choix a d’autant moins d’excuse que les circonstances ne l’imposent nullement.M.Bowell estjun homme tout à Centre qui ait pour base, homme, non un simple intérêt non un matériel, mais un principe.Avec lo système actuel, qui divise les Canadiens-français on b/eus et on rouges, i les inféode,d'une manière insensée, les parti tory, les autres au parti grit, cotte division, neutralise coin* DROLERIES apprenait, dans sa chronique théâtrale, que cette pièce avait provoqué un éclat de rire inextinguible du commencement à la fin " , ajoutant que “ le merveilleux talent de \j Evénement, du lundi 10 décembre, offrait un singulier spectacle.On le sait, la veille, S.G.Mgr Bégin, du haut de la chaire, avait mis les fidèles en garde contre lo théâtre français.A la première colonne do sa quatrième page, VEvénement enregistre soigneusement les paroles de Mgr l'Administrateur.Il y met même de gros titres : “ Le théâtre à Québec.Ce qu'en pense Mgr Bégin.Sa Grandeur le signale comme un danger.” Eh bien ! en tête do cette même colonne, immédiatement au-dessus de ce compte-rendu de l'instruction épiscopale, figure encore l’annonce do ce même théâtre que, du i’aveu mémo de VEvénement, l’autorité diocésaine “ signale comme un danger " ! Le lendemain, 11 décembre, même annonce en tête des colonnes de Y Evénement! Le 13, la feuille de la rue de la Fabrique publie l’entrefilet suivant : ,c Jusqu’ici nous avons publié dans VE-tenement les annonces du 14 théâtre de Québec " toléré par l’autorité religieuse.“ Après l'intervention de monseigneur Bégin, dimanche dernier, nous n’annon ocrons ù l'avenir que les pièces dont la moralité nous aura été démontrée.” Les mots que noms avons soulignés constituent un véritable bijou.D'abord, Y Evénement avoue, par là, que jusqu’ici il a annoncé des pièces dont la moralité ne lui avait pas été démontrée î En d'autres termes, il s’occupait de la moralité de ses annonces orame d’une guigne.On s'en doutait un peu, mais i! est bon de le savoir officiellement.Aujourd’hui notre confrère sc proclame converti.Tant mieux.Mais voici qu’une petite difficulté se présente : qui sera chargé de démontrer au directeur do Y E-tenement la moralité des pièces qu'il s’a trira d’annoncer ?Sera-ce, par hasard, M.Temple, gérant du théâtre ?\ Y Electeur du lundi 10 décembre a eu un bon mouvement qu’il a l'ait connaître en termes assez singuliers.Voici : “ Sa Grandeur Mgr Bégin a fait au pvùne, hier, à la Basilique, au sujet du L’honorable M.Beaubien, commis- theatre,certaines remarques qui sont rap- sajre de l’agriculture, a communiqué à la portées différemment par les personnes • qui les ont entendues.Nous avons voulu chambre son rapport annuel.Ce livre nous assurer, de notre digue^uchevêquo bleu, ou plutôt gris, contient le très lui-me me,de la véritable portée de ses re- intéressant rapport de MM.Gigault et coin mandations aux tnleles.Mais nous , r, avons constaté que Sa Grandeur était Lecuirsur leur riccut voyage en Europe.partie ce matin pour Ste-Auno.Nous at- Nous en reparlerons.tendon» son retour pour rapporter ses u législation particulière a occupé paroles, ann do prévenir tout malentendu.r En attendant VElecteur croit devoir sus- presque rout le temp- de la chambre pendre la publication de toutes les auuon- pendant huit jours ; elle est assez avances de théâtre qui représentent pour no- c6e Cependant, ou n’a pas encore abordé tve établissement un revenu de $151)0 à r 32000." œ gros morceau : les nombreux bills Lo trail do la t.oat dilicioux.Voyox ,1=m""da“t Jcs » la cl“'« quel sacriCoo nous laissas à la cause de d* lil v,lle Je H y eu a ueuf, lu moralité publique, semble nous dire cettG année, croyons-nous.Tous les ans, Y Electeur.les bills de Montréal constituent, avec le Le 12 décembre, Y Electeur publiait budget, la pièce de résistance.* dans sa Tribune libre — trop libre — une lettre signée Justice, où l’on attaquait, eu — Sommaire de la Revue canadienne, termes fort déplacés, Mgr Têtu coupable livraison de décembre 1894 : — L'arrivée de s’être fuit l'écho fidèle,devant lu Saint- do Mffr Tllcht-: & 1:1 Rivière-Rouge, T.A.Vicient du Pau,, de .» „a,„o (pUcopalo.££&" î'ïïïft Dans le même numéro, un article do ré- Fort et le Château Siint-Louis, Ernest daction intitulé : Mgr Bégin et le théâtre, Gagnon ; Aventures et dangers de mort, commençait ainsi : l’abbé F.X.Barque ; Journal de voyage ; Chronique du mois ; A travers les livres ; Ou a beaucoup exagéré en certains Table des matières.qui uns au et qui, par plôtemont leur action politique à Ottawa, Je “ respect do tous ” que la Minerve fcouhaito platoniquement, est un mythe, Notre confrère n’ignore s’y était donné libre car- ricrc.” Voilà comment VE/ecteur se conforme une puro fable.quoi qu'il se garde bien d’on parler, qu'un pacte solennel est audacieusement violé depuis bientôt cinq ans au détriment de nos frères du Manitoba.Le “ jeu des à la direction de l’autorité diocésaine ! Pour mettre fin, une bonne fois, à ces fatécies du mauvais aloi, Mgr Bégin a fait lire,dimanche dernier, dans toutes les églises de la ville, la lettre qu'on trouvera ailleurs.Le lundi 17 décembre, fElecteur biiait cet entrefilet : pas, partis " est impuissant à p >rter remède à telle injustice.Nous avons donc parfaitement le droit de demander aux Canadiens-français de sc détacher des partis, de se former on groupe distinct,ou Centre, ayant un principe pour programme : le respect des droits constitutionnels des nôtres sur tous les points du territoire.Qui te voit que c'est là le seul moyen pratique de sortir de l'ornière ?A quoi sert-il pour quelques-uns des nôtres d'avoir certaine* “ grandes charges de l'Etat ", si ailleurs nos compatriotes tout persécutés ?Ce Centre qu’il faudrait former pourrait contracter des alliances avec tel ou tel parti ou groupe parlementaire, selon les besoins du moment, et sur une base bien définie.Contracter une alliance avec un parti, ce n’est pas la môme chose que l'inféoder à ce parti.Lu tort dos Canadiens-français, c'est de Vôtre inféodés aux partis anglais, de no faire qu’un avec les tories ou lee grits.11 faut commencer par briser co joug intolérable.pu- ;; Hier,dans toutes les églises de la ville on a défendu aux citoyens de Québec d’aller au théâtre sous peine de péché grave Mais do la lettre de Mgr Bégin, pas un mot ! Ce qui n’empêchera pas VElecteur de poser en admirateur enthousiaste do “ notre digne archevêque ” ! Moins d'épithètes et plus do soumission, cela vaudrait sans dmte mieux.LEGISLATURE PROVINCIALE Nus législateurs se “ hâtent leute-meut ”.Ceux qui croyaient que la session prendrait fin avec l’année se soul trompés étrangement.Un a discuté et voté quelques crédits du budget supplemental de l’exercice en cours, mais le budget du prochain exercice u’est pas encore entamé.A part le budget supplémentaire, rieu de bien important pendant les derniers huit jours.L’honorable M.Taillon fera, parait-il, sou exposé budgétaire à la fin de la semaine.Comme jl’honorable premier ministre n'est pas un financier, il parlera, sans aucun doute, de façon à être compris de ceux qui, comme lui, ne sont pas des/iuan-j tiers, du commua des mortels, eu nu mot.Ce sera du nouveau.LE SUCCESSEUR DE SIR JOHN THOMPSON Naturellement, la Vérité, u’appartu- r> nant aucunement au parti conservateur, lia nullement la prétention d’avoir voix uu chapitre : le choix du successeur de sir John Thoiuoson, en tant q ne chef du parti conservateur, ne nous regarde Sir Julin sera non seulement chef de de parti, mais aussi chef de gouvernement.A ce titre, son choix nous intéresse, comme il intéresse tous les kabi- pas.Toutefois, le successeur de tants de ce pays.Que le parti couservateur se donne le leader qu'il voudra, c'est son affaire, et ctiux qui, comme nous, sont entièrement to dehors do ce parti, n'ont rien voir.Mais qu'eu nous donne tel premier ministre, plutôt que tel autre, cela touche de très près tous les gouvernés du Dowiniou.Or il paraît avéré que l’on veut nous donner pour chef du nouveau cabinet un homme que les catholiques non aveuglés par l’esprit de parti ne sauraient accepter : M.Mackenzie Bowell, ministre du commerce dans le cabinet de feu sir John Thompson.Dès le 14 décembre, en annonçant la mort de sir John, le Spectateur, de Hull, publiait ce qui suit : a y " Son Excellence legouverneur-géue-rtd a chargé, hier, l’huuorable Mackeu- LA V EltITF Le Dieu de la Maçon- 'f “te nerle 4 le Monothéisme et feignant de dans l'intimité fraternelle, monde de biens palpables, tous les rendre hommage au Grand Arehi- bonnets.Toutefois, dans la jours, qui forment le bonheur et la tecte de l’Univers dont elle ne donne gouvernementale, la Maçonnerie i pas nue idée nette.Si l'aspirant est lieune suit intelligent il prévoit l’enseignement Dès 1874, le Très Pui futur.C’est ce qui arriva à Proudhon Joseph Mazziui étant Crr.\ qui se déclara tout de suite prêt à la Maçonnerie italienne, faire la guerre à Dieu et fut reçu ma- rad souleva la question de çon par acclamation.D’ordinaire, le fallait supprimer entre gros pratique e nautique plus habile.beauté de la vie sociale et connus une sous le nom de civilisation ch ro- uissant etc., F • Or.', de un F.'.Coa- parce qu’elle provient du tienne, Christ et favorise l’obtention du but |.ANTICHRISTIAN ISM E.BUT SUPREME principal da Christ.Or, ce trésor inestimable de biens savoir s’il (De la Civil ta Cattolira) on conserver l’ac- candidat, et plus facilement encore j clamation maçonnique : A lu çloirt la candidate, prennent pour de l'or du "rand Architecte de l'Univers eu barre ce théisme qui fait honorer répondit qu’il fallait la le Grand Architecte ; mais la Ma- mais seulement ! Que la Maçonnerie ne s’occupe éternels et temporels, la Maçonnerie pas simplement de bien (aisance, nous veut l’arracher au genre humain, l’avons démontré dans un article j Pour ne rien exagérer, nous conve-précédent (1).Sou organisation, ses j nous volontiers que chacun des frères actes, ses déclarations autorisées ma- initiés ne nourrit pas toujours et ab-nifestent un autre but.Quel est-il ?.solumeut des desseins aussi perui- ner son théiste qui,peut-être, est tou-1 Massoneria italiana, paroles évident.Afin de répondre,eu toute sécurité, à deux.Il y a maçon et maçon : il y jours chrétien dans sou cœur, elle le ' ment inspirées par le Gr.cette question, nous avons étudié,, en a qui ignorent les intentions de j force à nier pendant plusieurs années, non seule- la secte et d’autres qui ont oublié les j même à se révolter contre l'idée d'un guide aux Vin érables FF.-, de la Comment les écrivains qui, dans le camp doctrines qu’ils ont acceptées et ju-.Dieu, un, personnel, providence.i/at- muuauté italienne et distillées de h profane, nous ont précédés en faisant rées dans leurs differentes initiations; j mosphère même de la loge accomplit ( plume du Directeur de la Rivista, le des enquêtes très sérieuses, mais en- il y en a qui se sont détrompés core et beaucoup plus, les ouvrages sont repentants.De plus on trouvera j des adeptes eux - mêmes, car tel frère qui n’a donné son nom que,que, les erreurs les plus variées sont losophe très heureux lorsqu'il d nous pouvons affirmer que nous pour des fins politiques et ambition- 'enseignées officiellement, tantôt par que la conservation du G.-.A.D avons feuilleté une bibliothèque non ses ; tel employé, tel médecin ou j le vénérable, rituel en main, tantôt j U.-, comporte l’affirmation d’ petite de publications maçonniques, professeur n’y est entré que pour par le F.-.Orateur, une autrefois par j cipe religieux, tant de celles qui sont destinées au acquérir la fortune; tel armateur j l’un quelconque des FF.-, public que de celles qui sont réser- , grossier n'a eu d’autre intention que ' donne la parole.Ici, le matérialisme vées pour les Frères seuls.De cette! de s'assurer un bon accueil dans les j le prositivisme, le panthéisme, le manière et avec de tels moyens, nous | ports de l’Amérique du Sud où foi- ' scepticisme universel ont champ en sommes venus a la persuasion sonnent les matons hostiles aux pro- j libre et qui parle en loge peut s'y claire et certaine que la fin propre, fanes.On y trouvera encore ce jeune : ouvrir a son goût.Sous le voile du adéquate, absolue de la Maçonnerie débauché attiré par les/e/iwe»- blanches ^ Grand Architecte de l’Univers, ou est la destruction de l’œuvre de ¦ des Mopses.ou cet étudiant obtus qui j entend la Nature, le Tout, le Bien, Jésus-Christ sur la terre, ce que l'on j s’est inscrit dans l’espoir d’obtenir ¦ Boudha, Fo, le Soleil et ainsi de suite, peut exprimer par un mot : la ma-1 ses degrés.La maçonnerie, tout en | chacun à son gré, selon que nous çonnerie est l’antichristianisme dans , servant à de telles fins individuelles l’avons vu cent fois dans les rapports toute son extension Nous ue sommes qui sont pour elle un moyen de rac pas seuls de cet avis : nous sommes, coler des adeptes, n'est, cependant, appuyés du témoignage d'excellents ^ pas principalement constituée pour penseurs ; nous sommes même cer- : un tel but : c’est une société qui Maçonniques, sauf toujours le droit tains que les maçons les plus intelli- travaille à démolir, s'il était possible, de l’encenser on de cracher dessus, gents et les plus loyaux nous diraient: l’édifice élevé par Jésus-Christ au selon qu’il semble bon à celui l-Yons avez pleinement raison”, s’ils milieu de la société humaine, et à qui écrit ou à celui qui lit.Il y a une prenaient la peine de nous lire.Pas, faire disparaître de la terre, même le exception peut-être louable.Le G.*, même le FV Gilon qui vient de pu- nom du vrai Dieu.blier une histoire ou plutôt un solen- Cette conclusion, nous ne la tirons riante dn rite Ecossais dit ancien et nel panégyrique delà Maçonnerie, pas d’indications éparses, ni môme accepté, a supprimé, en 1877, le Gr.-.d’actes ou de discours d'amis ou1 Architecte de l’Univers, par décret Reprenons le sujet avec un peu ’ d’ennemis delà Maçonnerie.Mais j du Convent ou assemblée générale, d'ordre.Le Verbe de Dieu, fait bien de ses constitutions qui sont Selon nous, ce fut mettre fin à une homme, révéla sa religion qui con-j regardées comme des lois par les ' vieille hypocrisie, et rien de plus, siste en dogmes à croire et eu pré- ! corps maçonniques ; des rituels qui j Mais dans les Maçonneries sœurs, ceptes de morale à pratiquer, les uns forment sou enseignement officiel ! ce fut un train d'enfer ; les excomet les autres étant nécessaires pour aux adeptes ; des instructions éma- munications tombèrent de toute part acquérir le bonheur éternel.Le divin ! nées des autorités suprêmes de la drues comme grêle sur le Gr.-.Or.-.Seicneur imposa de plus l'obligation ' société et qui concourront à former le ’ de la rue Cadet qu’on tenait pour que sa religion fût pratiquée non ' code dogmatique et pratique de la1 apostat du fétiche vénéré ; la l’uis-individuellement, au sens propre, fraternité ; enfin de toutes les mani- sauce Française n'ayant jamais voulu mais bien sous l'autorité et la direc-1 festations les plus unanimement ap- retirer son décret scandaleux, resta tion d'une société instituée par lui, ' prouvées et applaudies dans les jusqu'à aujourd'hui sous l’anathème pourvue d'un Chef suprême, régula- assemblées.De cette manière nous des vingt-trois autres autres Puis-trice des actes religieux, soit des in- sommes certains de saisir le véritable sauces du rite Ecossais.Bola n'a au-dividus.soit des nations croyantes, esprit de la Maçonnerie sans prendre cunement diminué ni son crédit ni Jésus-Christ n'a pas laissé seuls ses ( le changé ni donner lieu à des ex* son audace, et elle a pu s’employer disciples, mais il assiste et gouverne ceptions.gaillardement à faire exclure Dieu des écoles au moyeu de lois parlementaires, a chasser le crucifix des fait rayonner une vie supérieure à la Les principales vérités qui forment tribunaux et des hospices de bienfai-vie naturelle dans ceux qui la re- ^ le trésor divin confié par Jésus-Christ sance et à d’autres entreprises ana-cherchent par les moyens surnaturels à l'Eglise se rapportent surtout à la loques.Et, peut-être à cause de ces institués par lui-même et confiés à] nature de Dieu qui est un en essence actes aussi méritoires, les Maçons du Ou peut bien et même on ' et triple en personnes.C’est la le pre- rite excommunié continuent à fréquenter les loges des autres rites pratiqués en France.Quant à la Puissance Italienne, nous entendons dire que le nouveau Souverain Pontife du Palladisme, Adriano Lemmi, est en excellentes relations avec le Gr/.Or.-.excommunié : ce qui prouverait que l’anathème fut une simple formalité ou que Lemmi a bénit à nouveau ces frères ; ou conserver, par plaisanterie.çonueri* s'applique ensuite à façon-1 Voici les paroles de la Ri vis ta delta ¦ O ', de la divine Trinité et Rome, pour servir de règle et de 1 ; Fr.Ulysse Bacci : “ ! pas que le Frère Conrad soit et peu à peu cette transformation.En effet, dans le temple Maçonni- Nous ne croyons un phi- 4 V un prm-Tout le monde sait à qui l’on j aujourd’hui qu’à cette formule, de consentement universel, ne s’attache aucune signification exclusive encore moins une idée religieuse ; c'est une formule qui peut tous les goûts s’accommoder a meme à ceux d'un (2).Pouvait-on dire plus clairement que l'on ninvoque le Ci-Architecte que par plaisanterie ?Le fait est que nous trouvons souvent la négation de Dieu, soit voilée soit dévoilée,dans les écrits maçonniques La profession de foi du F.1.Blanqu “Ni Dieu ni Maître’’, athée officiels des F F.'.Cette singulière Divinité indéterminée est opiniâtrement maintenue en tète des actes l : y est fréquente, une doctrine L’athéisme est donc orthodoxe pour les maçons tout comme chacune des antres notées plus haut ; elle n’est pas leraent orthodoxe, mais elle est de plus tenue en grand honneur et, souvent,dans les discours de loge, elle est tantôt supposée, tantôt applaudie erreurs seu- O.', du rite français, qui est une va- ne voudrait nous contredire.(A suivre) I (2) Riviita délia Massoneria italian i, 1894, 1er août, p.8-9.liliHH Km Cil Au couvent de Sainte-Anne de Lachine iDc la temain* de M etm! Le 8 mai 1894, à la récréation du soir, plusieurs élèves du couvent des Sœurs de Ste-Aune à Lachine, s'amusaient à se balancer, quand tout-à-coup la balançoire sc brisa et les pauvres enfants furent renversées sur le sol.Elles en furent quittes pour d'assez légères contusions ; une exceptée, Anna Faquin, âgée de seize ans, qui reçut un %up violent sur la colonne vertébrale.Le lendemain et les jours suivant.-, scs douleurs devenant pins vives, la jeune pensionnaire vit plusieurs médecins qui s’accordèrent le cas était grave, souffrances augmentaient toujours, on eu recours] A une intervention plus haute.La communauté venait justement de recevoir de Rome une relique in- perpétuellement son Eglise, gardienne de la vérité et des mœurs, et II.MATERIALISME ET ATHEISME l’Eglise.doit dire que le Christ continue «vmier éclair de la lumière d'en haut vivre au milieu du monde, et perpé- qui atteint le croyant lorsqu’il reçoit tue son œuvre de rédemption et de l’eau baptismale au Nom du Père, du salut dans l'Eglise et par le moyen Fils et du Saint-Esprit.la Maçon-de l'Eglise Et chose admirable à nerie tente d'obscurcir ce précieux dire! pendant que son influence nous rayon de lumière chez ses initiés,dès mène à l’obtention de la fin céleste, son premier grade qui est celui d’ap elle apporte avec elle une abondance prenti.N'osant pas encore dévoiler ineffable de biens terrestres : la jus- complètement son apostasie du dog-tice, la paix, la science, des institu- me divin, elle se contente de l’obs-tions admirables de bienfaisance sons curcir en inculquant l’indifférence en_______ vers toute sorte de religions, laissant (1) Voir la livraison du 4 mai 1894.soupçonner une vague préférence ! à dire que Mais [comme les signe de sainte Anne.A cette occa-il y eut au couvent des fêtes sans exiger aucune rétractation du décret apostat.C’est ainsi que se passent les choses 81011, exceptionnelles, pleines d’une touchante solennité, qui durèrent trois 22 DECEMBRE 1894 LA VERITE " .' 5 .Tendant ce triduum, la sainte religieuse commença la lecture des " jours.relique resta exposée à la vénération actes après la communion.Au deux-de tous et d’éminents prédicateurs ième, Anna, ne pouvant se contenir furent appelés à proclamer la puis- s’écria : " Je t’en prie, ma chère pc-et la bonté de la bienheureuse tite sœur, laisse-moi me lever.Pourquoi resterais-je couchée ?Je plus malade.’ Cependant elle récita encore dans son lit le chapelet et le Te Deum.postérieur de la vertèbre lombaire | En présence de ces faits, je suis supérieure.La fluctuation se faisait convaincu que cette jeune fille ne surtout sentir aux extrémités des 1 pouvait être guérie si soudainement épines postérieures, où il y avait deux par les seules forces delà nature, légères élévations arrondies de la même sauce Mère de la Vierge Marie.La jeune Anna Faquin résolut d'attendre de sainte Anne seule sa guérison.Le premier jour du tri— duura, 10 juin, n’ayant pu prendre part & la procession, ni même entendre la messe, elle voulut au moins assister à la bénédiction du Saint-Sacrement.La chère enfant n’avait aidées les médicaments les peau attestant la présence du pus.Je dis alors aux religieuses qui j m’accompagnaient ce qui en était du , cas, leur disant en même temps que ###### apellL axec les au res e eves, y eu- mon, on négligea défaire une autre ves en classe et en récréation, il ne endit la messe solennelle et I’m- application.La jeune Faquin corn- s’est manifesté aucun symptôme de structiou.Apres le dîner, elle suivit muma aussi dans sonlit,medit-on, fusion ou d'épanchement quelconque la procession que firent toutes ses puisquelquesminutesaprèslacom- Eu conséquence,je ladéclare bien compagnes en action de grâces pour mumou, elle s’écria tout-à-coup : parfaitement o-uérie sa guérisou.“ Je suis guérie." Eu foi de quoi, j'ai signé à Lachine Un avait mande le médecin.Anna Un me lit mander de suite au cou- cc 18ème joar de Jum 1894 vent, mais étant absent, je ne pns r, „ , me rendre que vers deux heures de B 1ERP,E * ' AL0I;i!- l’après-midi du 12 juin 1894 ; c’est- à-dire 18 ou 20 heures après ma der nière visite.J’avais entendu parler de l’affaire et je ne me pressais pas à me rendre à l’appel réitéré des bonnes ne suis • / mieux appropries.Dr Pierre A.Valois.Lachine, ce lô juin 1894.1 i previ* compté que sur sa piété et sou courage ; au bout de dix minutes, on la ramenait à son lit, épuisée, vaincue par la souffrance.Eu détachant ses vêtements, les garde-malades remarquèrent que l'inflammation avait augmenté.Après deux heures de repos, l’enfant demanda à être conduite auprès de la sainte relique ; elle s'y rendit avec peine, accompagnée de sa sœur, religieuse de Sainte-Anne.Le lendemain, Anna se sentit subitement beaucoup plus mal ; elle ne pouvait remuer ni la jambe ni la main droites et l’enflure était considérable sur tout le corps.Depuis ce moment, la malade demeura couchée sur le sa se précipita à sa rencontre.Il pouvait à peine eu croire ses yeux ; mais son étonnement fut plus grand quand,après examen, il vit que le bras et la jambe étaient parfaitement souples et dégonflés, et que l'abcès avait disparu ne laissant à sa place qu'une petite tache brune.Dans une attestation que nous publions ici-même, le médecin a déclaré que la jeune élève était dès lors parfaitement guérie.Depuis ce jour, Anna n'a pas ressenti la moindre atteinte du mal qui l’a tant fait souffrir.Pour vraie copie.encore ANECDOTE SUR LABICHE Dans sa notice sur Eugène Labi-sonirs croyant avoir affaire à quelque che, lue à la séance publique annuelle mystification.À mon arrivée au cou- de l’Academie française du jeudi 22 novembre.M.Edouard Paillerou ra- des, en proie à d’intolérables souffrances.Ou essaya de soulever un peu sa main droite, elle garda le silence, mais de grosses larmes qui roulèrent sur ses joues en dirent plus que toute parole.Dans l’après-midi, Anna se confessa et eut le bonheur de vénérer la relique de sa sainte patronne en qui elle avait mis désormais toute sa confiance.Son état cependant devenait de plus on plus alarmant ; ou fit mander, vers 4 heures, le médecin de la communauté qui examina attentivement la patiente en présence de la Révérende Mère Supérieure Générale, de la Supérieure du Pensionnat et de deux sœurs infirmières.Il constata un abcès au côté droit et ordonna.un liniment d'opium en attendant qu'il put donner, le lendemain, une issue à la supuvation.La nuit fut douloureuse ; et le matin on trouva la malade dans le vent, je rencontrai le Rév.Messire Latulipe, le chapelain, qui me fit connaître ce dont il s’agissait.Je dois dire ici à la louange du Rév.M.Latulipe, qu’il ne m’a pas exagéré, ni dénaturé les faits pouvant me porter à quelque erreur de diagnostic.Je l’ai trouvé même très réservé.“Voyez cette jeune fille, me dit-il, examinez-la bien attentivement, et veuillez me dire ce que vous en pensez.” On me conduisit à l’infirmerie, mais chemin faisant, j’aperçois Melle Faquin venant en courant à ma rencontre.Elle était toute souriante, les traits du visage bien composés, exprimant la joie et le bien-être,sautant et gesticulant comme elle ne l’avait jamais fait de sa vie.Je ne pus que que de même ordre, d’être lui dire : “ Mais est-ce bien vrai que vous êtes si bien que cela ?Nous entrâmes dans une chambre conte le trait suivant : “ Labiche faisait répéter au Palais-Royal un vaudeville, en société avec Lefranc, et dont le principal rôle, joué par Ravel, était celui d’un jeune homme très élégant, si élégant qu’au cours de la pièce on lui demandait l’adresse de son tailleur.Labiche avait nécessairement donné l’adresse du sien.Il était jeune alors, peu en fonds, et, comme il devait de l'argent au fournisseur en question il espérait bien que cette réclame lui ferait prendre patience.“ Seulement.Lefranc, qui était moins riche ennore que son ami, avait des raisons bien plus.élevées, quoi: agréable à celui qui l’habillait.Aussi rêvait-il depuis longtemps de remplacer clandestinement le nom du tailleur de Labiche parle nom du sien.La veille de la représentation il va trouver Ravel et lui propose de faire cette substitution le lendemain Témoignage du médecin Je soussigné, docteur en médecine, résidant à Lachine et exerçant ma profession depuis vingt-six ans, déclare solennellement, sous mon serment d'office que : Vers le 8 mai 1894, plusieurs jeunes demoiselles du pensionnat des révérendes sœurs de Ste-Anne à Lachine, étant à s’amuser ensemble dans une balançoire, l’appareil retenant cette balançoire en suspension vint à manquer soudainement et toutes les occupantes furent précipitées avec violence sur le sol durci.Presque toutes ces jeunes filles furent plus ou moins contusionnées.L'une d’elles surtout, nommée Anna Pa- assez avoisinante, et là, en présence de la Ilévde Mère supérieure de la communauté, de la Ilévde sœur supérieure du pensionnat et de plusieurs autres religieuses, je commençai l'examen de la jeune fille.Les bras et les jambes étaient parfaitement souples ; la chaleur était disparue, mais le pouls un pen accéléré par l'émotion.J'avais hâte d’arriver à la colonne vertébrale où j'avais vu cet abcès la veille ; on ouvre ces vêtements, je regarde.plus rien tout étonné n’en pouvant croire mes yeux i Je reprends mon examen : je fais le palper de la colonne vertébrale et des muscles lombaires ; je pratique un massage violent avec mes pouces et mes doigts pour découvrir quelque point douloureux ou quelque dépression dans les tissus et je ne découvre rien.La peau était saine, il n’y avait ni sensibilité, ni chaleur, ni rougeur, ni enflure ; en un mot cette jeune fille était guérie parfaitement.Tout ce que j’ai pu constater de la présence de l’abcès de la veille, c'était une petite tache brune au niveau de l'épi uc vertébrale postérieure et supérieure.Toute autre trace était complètement disparue.même état que la veille, ne pouvant quiu, âgée de IG ou 17 ans, reçut un faire aucun mouvement de la jambe coup violent sur la colonne verté-ni de la main droites.Cependant, c’était le dernier jour du triduum ; Anna devait commu- niais en gardant jusque-là le secret le plus absolu.Havel consent à tout.Voilà braie (portion lombaire supérieure) ; j’examinai alors les blessées et ne découvris rien de grave pour le moment : le temps ferait connaître ce qu'il y aurait à faire plus tard.Je ne vis plus ces jeunes demoiselles que le 11 juin 1894.Cette fois, c’était pour Melle Anna Taquin qui était depuis huit jours sous le traite- qui est convenu, et, là dessus Lefranc envoie des places pour la première à son créancier.Notez qne, de son côté, Labiche en avait également envoyé au sien.“ Le lendemain soir nier.Sa sœur religieuse lui demanda si elle se sentait un peu mieux.“ Ah ! je soutire beaucoup, j'ai peine à respirer, répondit elle, mais sainte Anne va me guérir ; oui, c’est aujourd’hui, j’en suis sure, qu'elle me guérira.Je t’ai l’ai dit hier, tu verras ment du Dr A.T.Brosseau.de bien.Oh ! j’ai hâte de recevoir Notre- Montréal.Seigneur ! " # Son attente ne fut pas longue.Trois ou quatre minutes après qu'elle exit communié, comme sa sœur s'approchait pour lui aider à faire son action de grâces, elle s’écria eu la voyant : “ Je suis guérie ! Sainte Anne m’a guérie ! Oh ! merci, bonne Sainte.Je te l’avais bien dit que sainte Anne me guérirait.’’ u.L'enfant s’était assise dans sou lit, la toile se lève.Les deux collaborateurs sont dans les coulisses.Chacun d’eux at- Je recule tend anxieusement, ce nom qui doit protéger V échéance de sa dette, qui sait ?l'en exçnérer peut-être fin ! Voici la scène Malédiction ! “ Ravel n’a nommé ni le tailleur de Labiche ni celui de Lefranc .Il a nommé le sien ! li II lui devait do l’argent Je l’examinai attentivement; elle Eu- • • • était très souffrante ;Jla face animée, le pouls à 114, température 101 ou 102, je ne me rappelle pas lequel des deux degrés de chaleur.Elle ne pouvait se mouvoir la jambe droite ni le bras droit à cause des douleurs quelle éprouvait dans le dos.Elle était couchée sur le dos et ne pouvait se mouvoir sans éprouver des douleurs atroces qui faisaient couler des et ses pauvres membres si raides, si pleurs et lui arrachaient des cris.Je endoloris quelques minutes au para- parvins cependant à l’asseoir sur son vaut semblaient recouvrer toute leur lit, la faisant supporter par la sœur souplesse.Il fallait pourtant se re- infirmière.J'écarte scs vêtements et cueillir pour l’action de grâces et la j’aperçois un abcès au côté droit et Voici le pas- % • • • sage !.aussi ! " La liturgie chez la concierge.— Une messe de requins, marne Dncordou, qu’est-ce que ça peut bien être ?Et pourquoi que ça s’intitule une messe de requins 1 —Dame ! c’est bien simple, marne Fitembard, c’est parce qu’il y a un tas de gens qui versent des larmes de crocodile. 6 LA VERITE feraient pas des progrès plus rapides si mérite la sérieuse attention de ceux qui, ' dion-français, cela militait la corde é?i on leur permettait d’étudier dans leur jusqu’ici, avaient cru voir de l’exagéra- demment.Impossible d’o.«igner au*.Star UTro7"Ste«™e"qu'e leur intelligence,dj.tion d“‘ h "IT' 1* ** mobil“ veloppde par uu système r&tiouol d’étu- ™y.er,e 'Ut venublemeat l'égliee1M«- “.“.ÜlEÊSï™ JErHÉSi-î gênez donc pas dans leurs études,1 - .compromettant.Et ils prétendent L'article laissez-les conserver leur langue ma.U Catholic Record, de Loadon On- von«é la mémoire do AI.Mercier en fai-premier oblige toute personne avant au- ternelle.Vous n’avez pas le droit de les ', • mit , , , - ./ .' 4lire M.Lemieux avec l'aide de IV priver de leurs couuaissauces acquise, ; |tar °’ “llmerv du lu décembre, bous ap.|
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