La Vérité, 1 juin 1895, samedi 22 juin 1895
mn \ cr »«v .V?1 S >*' , .1 education aux parents, a qui elle appar- nentissmie cardinal Meignan, a savoir , , , .% , , 6 tient de droit naturel, nous u aurons pas que pleine liberté est laissée aux Con- j0 paix grégations religieuses de résister de la Majs au point de vue légal, la minorité aurait Pour effet de rétablir un ou plu- îaçoB qu elles jugeront la plus sage et la catholique du Manitoba occupe une place sieurs groupes d'écoles séparées.Mais plus efficace à la loi impie dout elle à part.La constitution, interprétée par le en dehors de toute question de principe,il so ut frappées par l’esprit sectaire.plus haut tribunal de l’empire, déclare Enfin on se réjouit de voir se parfaire 1ue cetle minorité a droit à des écoles »é-.parmi l’épiscopat et les Congrégations le plein accord dont la lettre du cardinal secrétaire d’Etat avait déjà exprimé le désir, au nom du Saint-Père.uion, il suffit, croyons-nous, d’indiquer que cette opinion repose sur des motifs sérieux pour montrer la nécessité d’étudier la question avant qu’aucune détermination ne soit prise par le Parlement.On doit admettre que les deux points essentiels pour rétablir d'une façon efficace les 5-er u Sur le terrain des principes, on pourrait offrir de sérieuses objections à toute modification de nos statuts scolaires qui privilèges des catholiques, sont lo Le droit de percevoir des taxes scolaires ; 2o Le droit de les suivants : participer aux allocations de la législature eu faveur de l’éducation, vilèges, les écoles séparées ne peuvent pas bien fonctionner et, sans eux, prétendu rétablissement des privilèges serait illusoire.x s’élève aussi des objections au point de vue pratique de l'éducation.Voici indiquées eu peu de mots quelques-unes de ’ I ces objections : “ Nous éprouvons de grandes difiicul-'tés à maintenir un système efficace d’é- Les taxes d'écoles Sans ces pri- parées ; elle ne dit rien des anglicans ou des raennonites.ni des autres sectes.Dès tout lors, qu'on donne aux catholiques ce qui leur e>t dù en vertu de la constitution.Dire qu’on ne peut pas le leur donner parce que, si ou le leur donne, d’autres auca^10D primaire, demanderont la même chose, c'est tenir P^ent lourdement sur notre peuple.La grande quantité de terres exemptes des taxes d'écoles et l’immense étendue du 14 Ou peut prétendre que le de percevoir des taxes pour des fins scolaires concédé à nos bureaux pouvoir La question scolaire un langage indigne d'homme* sérieux.Enfin, la réponse de MM.Greenway et Sifton dit au gouvernement impérial et au gouvernement fédéral qu'ils ont jugé la question sans la connaître ; et elle leur propose une enquête.C'est une impertinence rare, et une audacieuse tentative de déplacer le débat.Il ne s’agit pas, encore une fois, d’une question de fait, mais d'une question de droit , il ne s’agit pas de savoir comment fonctionnait le système scolaire manito-bain avant 1590, mais de savoir minorité catholique possède, en vertu delà constitution, le droit J avoir de* éco’es séparées.Or ce point de droit a été décidé en faveur des catholiques par le plus haut tribunal de l’empire.La législature muni to haine va-t elle,oui ou non,se soumettre à l'autorité souveraine ?Voi'à toute la scolaires par nos anciens statuts d’éducation était conféré en vertu des dispositions de la sous-section 2 de la section 92 de l’acte de l’Amérique Britannique du Nord et terrain sur lequel est dispersée notre petite population, présentent des obstacles sérieux au progrès et à l'efficacité des écoles.Les réformes effectuées en 1S90 ont donné un nouvel essor au travail de l'éducation, mais les difficultés inhérentes aux circonstances où nous nous trouvons subsistent toujours.Il es; bien évident que l'établissement d’un groupe d’écoles catholiques, suivi de rétablissement d’un groupe d'écoles anglicanes peut-vire d écoles mennonites, islan-3 ou d’autres écok-s, nuirait tellement à notre système actuel qu’il ne • « nous serait plus possible de maintenir même le niveau actuel que l’éducation a atteint.Nous redoutons l’inauguration l’un tel état de choses.Nous n’hésitons pas à dire que nous ne voyons pas de mesure qui, selon notre manière de voir, mettrait plus en danger le développement de notre province.44 Nous croyons que lorsque le remedial order a été rédigé, Votre Excellence eu conseil n’avait pas à sa disposition des informations completes et précises relativement au fonctionnement de notre ancien système scolaire.Nous croyons aussi qu’elle n’avait pas les moyens de se former un jugement exact sur l’effet que produiraient dans la province les changements indiqués dans l’ordre.Nous publion* ailleurs la réponse au remedial order, sous forme de mémoire, don: le gouvernement manitobain a saisi la législature à la séance du 13 du courant.Sans aucun doute,cette réponse sera ratifiée par la majorité ministérielle e: deviendra ainsi la réponse officielle de la province au gouvernement impérial et au gouvernement fédéral.Le langage de MM.Greenway et S if: or.est modéré et suffisamment convenable quant laà forme.Quant au fond, la ré- non eu vertu dea dispositions de la section 22 de l’Acte du Manitoba.Si cette manière de voir est bien fondée, la partie de l’Acte de 1390 qui a aboli le droit de percevoir des taxes n’est sujet a l’appel à Son Excellence eu conseil, et le remedial order, et tout acte législatif subséquent du Parlement nadien qui pourrait avoir la prétention de rétablir ce droit, seraient ultra vires.“ Pour ce qui est des subventions provinciales, nous prétendons qu’elles sont entièrement du domaine de la législature de la province, et qu’aucune portion des fonds publics ne peut-être employée au soutien d'écoles séparées sans la volonté de la législature.Ou voit, par conséquent, que tout acte du parlement tendant à rétablir les privilèges des catholiques romains doit, pour être de quelque utilité réelle et efficace, être accompagné d’un acte volontaire de la législature provinciale.alors pas .:i Ci- pons-e de ee< messieurs est un phismes et d’impertinence*.L’hypocrbie, aussi, n’y manque pas.Le gouvernement Greenway pose en ami A.v v il .ilS V de la minorité catholique et prétend n'avoir aboli les écoles de cette minorité que pour lui rendre service ! C est trop fort.Le gouvernement manitobain affirme que les écoles catholiques, avant étaient inférieures Pour la résoudre, il n’y a pa- question.besoin d’enquête.Tout ex* qu’il faut, cè< un peu de fermeté.1590, ; et il conclut qu'il ne La parole sera au gouvernement fédéral aussitôt qu’il aura reçu officiellement la réponse de Manitoba.saurait être question de les rétablir.D’abord, la simple affirmation de MMe Greenway et Sifton n'est pas une preuve.Nous sommes bien convaincu qu'il serait facile d'établir que les écoles catholiques manitobaiues étaient, pour te moins,aussi bonnes que le* écoles protestantes.Partout ailleurs renseignement catholique, même au point de vue purement profane, est égal, lorsqu'il n'est pas supérieur à l’enseignement non catholique.Nous ne croyons pas que l’enseignement catholique de Manitoba, avant 1590, ait fait exception à la règle.Mais là n’est pas la question.Il s'agit de savoir, non pas si les écoles catholiques manitobaines, avant 1590, étaient parfaitement organisées, mais si la minorité catholique a le droit constitutionnel d’avoir ses écoles séparées.L,e plus haut tribunal de l’empire a déclaré, après mûre délibération, qo’eile possède ce droit.Il faut donc, tout simplement, remettre la minorité dans la jouissance de son droit.L’usage qu’elle peut en faire ne regarde pas le gouvernement.Que les enfants catholiques apprennent ceci ou n apprennent pas cela, qu’est-ce que cela peut faire à MM.Greenway et Sifton et à la majorité de la législature ?L’autorité provinciale n’aurait le droit d’intervenir que si, dans les écoles catholiques, on donnait un enseignement subversif du bon ordre.Or même MM.LA REPONSE DU GOUVERNE-NBMENT GREENWAY “ Dans ce cas, rien ne pourrait être plus regrettable, au point de vue même des catholiques, qu'une action précipitée ou péremptoire de la part duCanada,parce que cette action ferait probablement naître une situation tendue et serait de Voici la réponse du gouvernement manitobain au remedial order du gouvernement fédéral.Nous traduisons aussi fidèlement que possible le texte anglais : “ Les privilèges que le dit remedial order nous ordonne de rendre à nos citoyens catholiques romains sont, en substance, les mêmes privilèges dont ils jouissaient avant 1590.Pour nous nature à empêcher le rétablissement de Sous l’empire de cette conviction, l’entente.cm- “Nous soumettons respectueusement à Votre Excellence eu conseil que toutes les considérations qui précèdent demandent à être pesées avec grand soin et obligent d’agir de façon à mettre le pays à l’abri de complications irritantes.Nous croyons aussi à propos d’attirer votre attention sur le fait que la décision du comité judiciaire du Conseil Privé est toute récente et que, précédemment, la majorité des membres de l’Assemblée du Manitoba avaient pris vis-à-vis de leurs électeurs des engagements qu’ils sont tenus en honneur de respecter." Nous avons appris qu'on a prétendu dernièrement que des fonds particuliers placés par l’Eglise catholique romaine et des catholiques dans des propriétés immobilières deanuce* sua scolaires sont appliqués aujourd’hui au service des écoles publiques.Aucune preuve de ces faits ne nous a été soumise, mais nous sommes tout dispos G nous soumettons respectueusement qu'il n’est pas encore trop tard pour faire une conformer aux termes de lordre, il nous I enquête complète sur l'ensemble de faudrait rétablir les écoles catholiques la question.Si une telle enquête se fai-séparées, sans aucune garantie plus sa- sait, nous serions heureux d’y contribuer tisfaisante de leur efficacité que celle qui | en fournissant le plus d’informations existait avant ladite date.possible.Une enquête de ce genre met-“Le système scolaire qu’établissent I trait en pleine lumière l’état de la ques-aos lois actuelles a été adopté après Vex- Lion et permettrait de formuler des con-amen des résultats obtenus par le sys- elusions avec un degré raisonnable de tème suivi jusqu’alors en vertu duquel certitude, des écoles catholiques séparées (qu’on cherche à rétablirjavaient existé pendant une période de dix-neuf ans.On avait!chant aux convictions et aux sentiments “ II importe souverainement que, dans une question aussi importante, se ratta- reconnu l’inefficacité de ces écoles.Tel- religieux des différentes classes du peu* les quelles étaient dirigées par le bureau pie canadien, et touchant aux intérêts d’éducation catholique romain elles ne scolaires d’une province destinée,croit-on, possédaient pas les qualités d’écoles pu* | à devenir l'une des plus importantes du bliques modernes utiles, l’administration et les Greenway et Sifton n’oseraient pa* prétendre qu’une éducation foncièrement religieuse forme de mauvais citoyens.L’objection que, si l’on accordait des écoles séparées aux catholiques,!I faudrait en accorder également aux anglicans, aux presbytériens et aux autres sectes, ne repose sur rien.D’abord, ce ne serait pas un mal si l’on revenait à un système scolaire rationnel ; si le gouvernement cessait de se mêler de l’éducation qui est une fonction domestique et religieuse, non pas politique ; si les parents étaient parfaitement libres d’élever leurs enfants comme iU l’enteu- La direction.Canada, on n’agisse pas à la hâte, mais règlements en qu’au contraire on prenne les plus gran-étaient défectueux.Une forte partie de des précautions, après s’être renseigné la population n’ayant pas un meilleur | complètement, mode d’éducation, il en résultait U II s u Bien que nous ne croyions pas qu’il beaucoup de personnes grandissaient il— j soit à propos d'aborder ici une discussion que à donner pleine et juste compensation lettrées.On na pas, que nous sachions, I légale, toutefois nous jugeons de notre si une injustice de ce genre peut être essayé de défendre ces écoles sur leur [devoir de signaler brièvement quelques- établie, propre mérite, et nous ne connaissons unes des difficultés légales et constitu-pas de raison valable qui puisse légiti- tionnelles qui se rattachent a la cause, mer l’emploi de fonds publics pour leur [Certaines soutien." Pour terminer, nous tenons à exprimer respectueusement notre loyauté autorités affirment que tout à Sa Gracieuse Majesté et aux lois qae acte que votera le Parlement du Canada le Parlement de la Grande-Bretagne a " pourquoi nous sommes forcés sur cette question sera irrévocable.Quoi cru dans sa sagesse devoir voter pour dent, les catholiques sous la direction de de déclarer respectueusement à Votre que Von puisse penser d’une telle opi-jle bon gouvernement du Canada." i LA VERITE 3 FRECHETTERIES (lit : “ étaient à I’adrosse do tous t , 5ïï5TTr T^nTSnûdlene-fpîmçaireTTîtgr^ Qu’cBt-co quo l’on s'attend de Unis ; tandis que, visiblement, elles ’appliquent qu’à deux individus.Au lieu d’avouer ton erreur, M.Fré-une sotte colère, déclare quo i menti comme toujours ”, et réuflirrno que “ ces malédictions s’adressaient bien à général.” Eh bien ! nous allons prendre un moyen bien simple d’établir lequel de uuuri deux |f(Vr,qUC' A F réchcttc répond: 4.Comment se fait-il donc que sur le verso ; J de la page du titre on lise ceci : Imprimatur.f E.A.Archpue, Qucbocen ?” il ajoute ; :< Ah 1 mais, j’y songe ; peut-être ici en face d’un subtil distinguo.La suave J/l ne ne porto l'imprimatur d aucun évêque en effet ; elle porte simplement celui d’un archevêque.“ O beautés inapprofondies de la casuistique 1 ” “ Eh bien, nous allons voir où se trouve* Etat8-ij« ' menteur, qui * recevrait sa correction bien vite, lui, si la botte d’un galant homme ne dédaignait pas d’aller lui chercher le cœur sous le bord du n’tit teau.” vor ot qu’cst-coTuo IWfrouvo Ou bien : trouver et Votre croyons-nous.Voici encore du on aux ne quo trouve-t-on en effet ?" (/uc l oïi trouve eht de l’abénaquis, Evidemment, le monsieur qui depuis quelque temps révisait Ioh écrits do M.Fréchette est en voyage.La Patrie do samedi nous montre, encore une fois, ce quo pout faire notre cacographc ' est laissé à ses propres ressources.Ce H uni pas beau.Voyez plutôt : “ L'hypocrite est un lâche, naturellement ; c’est par lâcheté qu'il cherche à cacher ses vices sous dus dehors vertueux; d cette lâcheté transparaît au premier coup d’œil dans ces manières si servilement onctueuses, dans ce regard fugace et louche, dans ce physique cauteleux qu’on leur connaît.8 man., chctto fuit C obt là du style de “ galant homme "> paraît-il.eauvngo quelconque : “ Ils no sauraient plus trouver de complices quo chez certains rares individus méchants comme eux, et ne réussissent pius à exploiter qu'un reste de vieux jobarts trop bornés pour flairer i'hamccon sous l’asticot.” “ le Tardivel : _L’autre question do véracité, la voici.Nous avions dit que la première Mine du P.Laçasse nos frères émigrés en i - ne porte Vimprimatur (l’aucun • Nous allons citer intégra'ement ie ment chapitre de la Mine dont il s’ On dirait bien plus même reste do vieux jobards, qu est-ce que cela ?Et pourquoi écrivez* Est*ce parce que les dictionnaires donnent jobards avec un d ?Du micmac maintenant : que M.Fréchette n a s'agit.Voici : reste de pudeur ; mais un un Puis TOUCHE SIXIEME.Napoléon le petit, chez un barbier.vous jobartsuvec un t?nous sommes aussi saint que C’est 11 mais cotte lâcheté v “ C était au centenaire do Philadelphie.Un canadien d'une noble intelligence et d'un cœur plus noble encore, entre chez un barbier.Un nègre lui fit la barbe.Notre compatriote entendit du bruit, et vit deux figures courbées vers la terre.De grands doigts décharnés massaient des cheveux à l’aide d’un porte-ordure.Quelle ignoble fonction ! se dit-il, passer le beau temps do sa jeunesse à ramasser les cheveux d’une main et tenir un porte-ordure de l'autre 1 II faut que je leur dise que dans mon pays, il y a une fortune à faire pour un cœur vaillant.Il leur adresse la parole en anglais, on le comprend à peine.11 leur parle français, o honte 1 il reconnaît des compatriotes, des compatriotes esclaves d’un nègre 1 des compatriotes qui mangeaient les restes de leur maître, qui ne les soutirait pus à >a Utble ! des compatriotes auxquels un noir dirait : tire mes bottes et lave-moi les pieds ; des compatriotes auxquels une mère généreuse avait donné un sang riche et assez vigoureux pour en faire des fondateurs de paroisse.Quelle humiliation! être les valets d’un valet, les esclaves d’un esclave ! 1 non “ et cette lâcheté qu’il faut pour lier la fin de la phrase au commencement.Puis, comment trouvez-vous ce /eurqui vient nc coller à un sujet au singulier ?Voilà ce que c’est, monsieur Fréchette, “ La presque totalité de notre popula lion les considère comme une peste, et pondant que le clergé intelligent les répudie en petit comité, les indifférent* rient en voyant ratés faire pour mordre et empoisonner.” se retourna sou- /'agonie baveuse do ces encore d'impuissants efforts Il no s’agit pas de casuistique, distinguo.L’édition de la -Mine que &vons pur devers nous, la première, porto aucun imprimatur.On peut e'en convaincre en consultant l’exemplaire déposé à la bibliothèque do la législature.Si M.Fréchette ra- ni de nous que d écrire sous l'empire de la colère et l'absence de son reviseur.Mais ce n’est pas tout.Continuons la citation : en ne Une mordre ! Voici vouliez dire : en voyant ces ratés baveuse, faire serait compréhensible.Toujours du micmac : “Jouai pas l'habitude de m’occuper des accès de fureur épileptique du Miint homme ; ses mensonges, ses calomnies à mon adresse, je les méprise trop pour y réponlre ; ses levons de langue et de grammaire, s’il peut les faire gober à l’ignorance de ses lecteurs, c'est son affaire : je n écris pas pour la même clientèle, Dieu merci ! ” agonie qui fait des efforts pour probablement, ce que vous “ Les indifférents dans leur agonie encore, etc ”, Cela au moins “Mais il y a plus : iis (l’hypocrite) sont d'une méchanceté vipérine ; pas une bonne libre qui remue dans ces carcasses à iintérieur rempli de pourriture, et que le Christ a si justement comparées à dc< sépulcres blanchis.” souvient exemplaire qui porte 1 imprimatur de Son Eminence le cardinal Taschereau, c’est qu’il y a eu une édition subséquente dont nous ignorions l’existence.Voilà tout.a un Voilà une jolie chenillète.Guérin définit ainsi le mot carcasse : u Les ossements du eorp> d'un animal.Cette question d'imprimatur, du reste, n’est d’aucune importance, si ce n’est qu’elle établit le peu de cas que M.Fréchette fuit d’un permis d’imprimer donné par le cardinal Taschereau.lorsqu'il n'v a plus guère de chair,et qu'ils tiennent encore ensemble Au îig., • • • et par amplif.Cadavre.Avouez qu’il n'est pas étonnant que les bonnes fibres ne remuent guère dans les Nous le savons, Vimprimatur épiscopal ne met pas un ouvrage à l’abri de la critique ; mais les gens qui ont quelque dignité ne crachent pas sur un livre dont l’autorité diocésaine a “ Cependant pourquoi leur jeter la pierre ?j’ai peut-être tort.Ils avaient eu le malheur de naître élevés vaut "Sus leçons de langue, c’est son affaire.” ' Traduisons en français : donne des leçons etc c’est son carcasses, et que leur intérieur rempli de pourriture est la chose la plus naturelle du monde.Quel baragouin ! “ Qu’il pauvres, d’avoir été pauvres ; et, à vingt ans, ne pou-s’engager nulle part, ne pouvant s’endetter nulle part, ne pouvant vivre de l’air du temps, ils ont dit, en pleurant, adieu à leur patrie ; après trois ans d’absence, les larmes leur coulent encore des yeux au souvenir de leur mère ; ils voudraient revoir le clocher de leur village, mais ils ne le peuvent plus : ils sont esclaves pour toujours moins quils ne trouvent un protecteur.Le malheur de ces jeunes gens me touche.Ont-ils pu l’éviter ?je n’en sais i ien.S’ils ont eu une chance do s'établir Mir des lots, s’ils ont gagné de l’argent; et.qu ils l'aient dépensé, ils ont bien mérité leur sort.S'ils ont été les esclaves de l*ivrognerie ou de la paressso, ils raé-ilient d'être les esclaves d’un nègre.Lâches ! qui avez abandonné votre patrie, quand elle pouvait vous nourrir, soyez esclaves ; déserteurs de la plus belles des causes,portez sur votre front courbé vers la terre, lus stigmates du déshonneur ; meurtrier de votre mère, meurtrier de vos enfants, portez attachée à votre main la marque de l'ignominie, et que les travaux forcés soient la peine que vous subissiez pendant toute votre vie.Vous dont le nom devait figurer à côté de celui de vos ancêtres, dans l’histoire du pays, vivez ignorés dans le mépris du silence ; qu’on ne sache pas même le nom que vous portez, ni celui de votre paroisse, qu’on ignore le lieu de votre sépulture.Le Canada, que vous avez déserté, ne vous doit plus rien, si ce n’est à peine d’annoncer votre mort à vos compagnons d’enfance.Mais, chers amis, laissons un sujet si triste, et retournons à notre Canada, notre cher pays que nous aimons tant et qu'il ne faut pas avoir do cœur pour quitter.u Û Canada, si jamais je dois te laisser, que ma droite se sèche, et que ma langue s’attache à mon palais ! ! 1 ” autorisé la publica- tion.a îlaire.Aussi le Christ, qui n’a jamais commis la moindre faute, même au point de vue purement littéraire, s'est-il bien gardé de comparer des carcasses à dus sépulcres blanchis.Ce qu’il a comparé à des sépulcres blanchis, c'étaient les scribes et les pharisiens, beaux au-dchors, mais au-dedans remplis de toute sorte de pourriture.Or les scribes elles pharisiens étaient loin d'être des carcasses.Au contraire, il-avaient grand soin de leurs corps, “ il-jouissaient de beaucoup de crédit parmi le peuple ” ; c’étaient,en un mot, lus lauré its du temps.Vous voyez bien, monsieur Fréchette, que vous ne savez pas écrire, même d'une manière passable.Vous voyez bien que M.Chapman n’exagérait pas lorsqu'il affirmait que de tous ceux qui, parmi non-, prétendent au titre de littérateur, c’e-t vous qui êtes le plus irrémédiablement voué à 1a cacographie.Continuons toujours à citer : “ Cette méchanceté instinctive, qui se manifeste dans presque tous leurs actes, je suis tenté de l’appeler providentiel le elle nous prémunit contre l’effet possible de leurs déclamations phavisaïquos, et met à découvert les voies tortueuses qui leur sont communes avec la race des au très rep^Ves venimeux.” L’autre jour,nous avons dû faire remarquer à M.Fréchette qu’il avait eu tort d'écrire que Terrcneuvc est “ le nom d’un chien u C’est lo nom d'une race de chions que vous vouliez dire ”, avons-nous ajouté.Le pauvre diable, voulant profiter do la leçon, s’est dit : “ Attention 1 11 faut que j’emploie lo mot race de temps à autre Mais voyez comme le guignon poursuit celui qui est né cacogvapho ! M.Fréchette fourre le mot race dans une phrase où il est si peu à sa place qu’il fait rire.La race dos autres reptiles 1 Citons toujours : 11 Qu'est-ce que l’on s’attend do trouver et que l'on trouve en effet chez les vrais catholiques, chez les chrétiens sincères?” En français, monsieur Fréchette, on Un dernier point.M.Fréchette dit : Fréchette écrit : Et ce serait les mêmes personnes qu’il accablerait, etc.” Pourquoi ce singulier ?Voici maintenant du canuyen, ce langage que M.Fréchette aime tant : sorte que ma misérable calomnie se trouve, comme on le voit, changée en une sale men terie, mais en une sale men-terie commise par un autre que par moi.u Par un autre que par moi ", c'est comme cela que parlent ceux parmi nous qui se négligent , mais il n'y a que M.Fréchette qui ose écrire de telles horreurs, car lui seul est assez borné pour ne pas flairer l'incorrection du deuxième par.Un peu plus loin M.Fréchette écrit “ le S courant C'est “ le S du courant ” qu'il faut, attendu que c’est le mois qui court, non pas le quantième.Voilà au moins quatorze fautes contre langue et le bon sens dans un seul article ! Signalons maintenant un anglicisme que M.Fréchette commet habituellement et que nous trouvons encore dans son A travers le dictionnaire et la grammaire de uned i dernier.Il s’agit de l’emploi à tort et à travers de ce, cette, ces : if Ces petites voitures à voues très basses, qui servent, etc, s’appellent en français, etc.u Cette espèce de pont volant quo l'on pose, etc.” C’est là un anglicisme : Those, That.En français un dirait le, la, les.Un ferme les yeux sur cette tournure anglaise lorsqu'un pauvre diable de journaliste traduit mot pour mot : house on bt Louis street ”, par : vendre.Cette magnifique maison eu pierre de taille sur la rue Saint-Louis ”, Mais il est temps qu’un homme qui prétend enseigner la langue française à ses compatriotes abandonne celte formule baroque.Réglons, à présent, deux questions de véracité.Nous avons accusé M.Fréchette de s'être rendu coupable d’une infâme calomnie à l’égard du P.Laçasse en affirmant que certaines paroles sévères de l’auteur de la M.“ Comme lu fumeuse Mine du révérend ère n’est guère facile à trouver maintenant, on s’imagine pouvoir donner le change à force d’audace et de toupet." Donc,cette première Mine est tellement rare qu’elle toujours .à “ En n’est guère facile à trouver, cependant, il.Fréchette a feint de croire qu’il s’agissait de donner cet Il a écrit des colonnes et Et ou- vrage en prix, des colonnes triotes contre un pour protéger ses compa-ouvrago qu’on ne trouve guère plus, et il n’a pas dit un mot des Mines récentes imprimées à des milliers d’exemplaires ! A propos de livres de prix, il.Fréchette fuit la guerre au P.Laçasse depuis des parce que, dans un tout petit entrefilet, nous avons constaté qu’on allait donner les Mines en récompense aux écoliers.Il fallait, disait-il, semaines protéger la jeu-Et notre .nesse contre un pareil fléau, assez long article où I K» nous disions que le Lauréat de M.Chapman avait été donné prix et devrait être répandu davantage parmi les jeunes gens semble avoir échappé à son attention ! Explication do ce mystère : on peut baver impunément en Si sur un religieux comme le P.Laçasse, tandis que les laïques ont l'habitude do rendre coup pour coup, et quelquefois trois pour Et M.Fréchette parle de la lâcheté des autres 1 un.P.S.Voici la preuve que M.Fréchette est un monteur do profession, qu’il ment pour lo seul plaisir do mentir, do sou article contre M.Tardivel, dans la Patrie de samedi, il dit : “ Et le monsieur menace do venir faire ses dévotions à Montréal !.C’est pour le coup qu’il faudra mettre ça au pied de la Croix." Or nos lecteurs le savent, loin do cer d'aller à Montréal dit immédiatement les journaux qui prétendaient que Québec.C'est toujours au numéro 403 ruoSher brooke,Montréal,que so trouve lo menteur “ For sale.That fine cut stone N’est-il pas manifeste que lo passage commençant par ces mots : 11 Lâches qui avez abandonné votre patrie, etc ” s’applique, comme nous l’avons dit, à deux individus seulement ?Nous mettons M.Fréchette au défi de reproduire, à son tour, ce chapitre intégralement et de répéter quo les paroles qu'il reproche au P.Laçasse s’adressent à tous les Canadiens-français émigrés.Il ne lo fera pas, car notre homme sait bien que c’est lui qui ment ; ce qui no l’empêche pas de payer d’audace et d'écrire ce qui suit : Au cours “ A mena-nous avons contre- devions quitter nous 9541 4 LA VERITE de surprise, et à sa surprise succède ' On ne s'occupa des prisonniers bien vite un sentiment de pitié.—C’est, trop jeune pour être fusillé, dit-il brusquement.Mais Marie veut mourir, elle le derniers cadavres, cette fillette, aux cheveux ras coupé, comme un soldat, se métamorphose.Toujours infatigable, elle court d’un blessé à l’autre, pour bander de (De Y Univers) vieux linges les plaies hideuses veut à tout prix.La vue du sang de _ qu’un frère a faites à son frère.Et ses compagnons Va enivrée, une a gutrn.si ésastrviisu e t 1 70 gou ^ULirgiti| par sa force d’âme, espèce de vertige l’a saisie, et, rouge veuan de prendre fin, v.mliance, i r piulloccuce qUj brille malgré de confusion, elle insulte l'homme bnsée, anéantie, ruinée, songea,t_à |toat daus s011 regard, elle impose le qui la sauve.reparer ses desastres, lorsque 1 ans, est à ces hommes criminels ou — Mort aux Versaillais 1 Vive la énervé par un long siège, surexcité égarés qui l'entourent et qui dépouil-par les ambitions, aigri par la soul- ,ml .sou contacl quelquc pc„ dc france, se souleva dans un meuve- kur uaUne 1ère, brutale, avilie nient i c imur.^ par le vice ou exaltée par la fureur.Tou.à coup la révolte éclate ter- Mark , ,* soi$ne, ui ,cur nble, menaçante, la guerre virile Um nourriture, qui combat à succède à la guerre étrangère, mal- ^ Mt pour cux comme un heur sur malheur, mon sur mort Le talisma„ ellc ku, apparalt comme sang n'avait sans dome pas assez q,„qq,„,,hose de divin auquel ou ne coulé sons les balles prussiennes.(I) tonche .elle au milieu Comme tau, d autres à cette épo- lVullx ;,imôe, vénérée, surnommée par que M.X.un habitant des La,,- ^ bataillons insurgés," la petite güolles.vit.daus le mouvement qnt * républicaine." s'opérait, une occasion favorable de c" daut ks Versaillais étaient parvenir a la tomme et aux dignités.ex
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