La Vérité, 1 juillet 1895, samedi 13 juillet 1895
,-vucc samedi 13 Juillet 1SU5 - -r -it 14ieme üHNIiiE Ho 5Û AVIS LA VÉRITÉ ABONNEMENTS Toute demit mie de changement d adresse doit et: e accompagnée de l’ancienne ad: este animes en pleine eri-e, ici.Nos trois mini-1res oui démissionné.Leur dé* Auguste Roussel.Charles Casault, H.C.S.Je soussigné, Député Protonotaire de i la Cour Supérieure, du district de Montréal,certifie par les présentes que ce qui précède est une vraie copie du rapport de l’huissier produit avec le bref d’assignation eu cette cause le onzième jour de novembre mil huit cent quatre-vingt douze.(Signé) mission parait surtout motivée par ie fait que le cabinet a décidé d'ouvrir de nouvelle* négociation* avec Manitoba, ce qui a pour effet d’admettre que le parlement n'a pas actuellement juridiction pour prendre action et de moitié le gouvernement et le parlement dans f impossibilité de légiférer l'hiver prochain, si M.Greenway donnait une réponse illusoire.De plus, d’après la déclaration ministérielle, le résultat de ces négociations devra être soumis au parlement, ie ministère se dégageant ain*i de sa responsabilité.Nos ministre* auraient accepté,comme concession extrême, le délai jusqu’à la prochaine ; session pour présenter la loi, mais il- ont refusé de mettre en doute la juridiction ac- La question des ecoles de prétendra qu’il a employé le mot action dans le sens de droit cVaction.Le contexte exclut rigoureusement cette interprétation.S'il avait voulu parler du simple droit d'action qur existait dès le 8 octobre, et même désole G, — car l’article incriminé a été publié le G — il n’aurait pas dit que l’action a été prise, qu’il y a vu institution de l’action.Ces expressions n’ont de signification que si Von donne au mot action lessens d'instance ou de demande en justice.Dans la Patrie de samedi dernier Me Le be u f tente de prouver que le juge en chef ne s’est pas trompéJen affirmant que la rectification a été publiée après l'institution de l’action, après que l’action a été prise.Il base son argumentation sur le fait que le bref Jd’assignation est daté du 11 octobre.C’est à cette date, LA FIN Lundi dernier, sir MucKenzio Bowel 1.• * au sénat, et M.Foster, aux Communes, ont fait la déclaration suivante sur la question des écoles du Manitoba : “ En réponse à l’honorable chef de l’opposition, je suis prêt à donner la décision à laquelle le gouvernement est arrivé la question des école* du Manitoba.Je désire déclarer que le gouvernement a considéré la réponse de la Législature du Manitoba à l’ordre remédiateur du 21 mars 1895 et que, apte* une délibération attentive, il eu est arrivé à la conclusion suivante: “—Quoiqu'il puisse y avoir divergence d opinion sur la signification exacte do la réponse eu question, ie gouvernement croit qu’c le peut être interprétée comme donnant quelque espoir d'un règlement amical de la question des écoles du Manitoba, lùglemcntdont l’initiative pourrait venir du gouvernement et do la législature du Manitoba ; et ie gouvernement du Dominion ne veut prendre aucune action qui {courrait cire interprétée comme prévenant ou empêchant une solution amicale.“ Lo gouvernement a aussi considéré les difficultés à rencontrer en préparant .t „ dernières heures de la publiée après l institution de l action, cession une législation sur une question aus-i importante et aussi compliquée.Montréal 4 juillet 1895.L.A.B ED AK D, D.P.C.S.Voila donc qu'il est clairement prouvé, iWIcJu ,,arlcme»l ctde co,n(,romumy pi^cs tirües Ju dossier, k ainsi le règlement tutur de la question.1 , 1 .1 numéro de la 1 érité, contenant la recti- • fixation des faits, a été imprimé le 12 et su r S'il e>t vrai que le- trois ministres français ont démissionné.nous le* en félicitons.publié, c’est-à-dire adressé aux abonnés, le 13, tandis que l'action n'a été signifiée au défendeur que le 14,dans l'après-midi.Or que résulte-t-il du simple rapprochement de ces dates que personne ne Une question de date Réponse à M.hebeuf peut contester ?« , .î n ,r • H faut d’abord se demander ce que le Eu rendant son jugement dans laffaire .1 Sauvalle va T.Mivel, M.le juge Lacoste 88vanl J"8e » v°“lu d,re F” les “ur cette dernière ques- incalculable,—si nous savons à l’ave-1 permission, je me réserve de toucher lion,—de l’état actuel de notre agri- nir diriger avec uniformité, entrain (plus tard, et dans le vil’ culture, et des difficultés que nous et courage nos efforts présents et |unes des aurons à surmonter, si nous voulons futurs :—ce bienfait, nous le devons!qui vous sont assurer le progrès agricole dans cette d'abord à la société d industrie lai- m’eu est donnée, province, et arriver à la colonisation tière de cette province, laquelle Avant de terminer, et dans l’espoir prochaine et vraiment efficace d'une I devrait plutôt s’appeler la société de rendre plus fructueuses partie de nos terres incultes.J’ai devant les yeux un travail sé rieux de l’état de notre agriculture.Il a été publié tout récemment, dans I et résoudre, dans la mesure de ses mission prise dans votre la Vérité, de Québec.Il a pour bases forces,nos plus importants problèmes chargé } non seulement du les trois derniers recensements, de agricoles ; ce bienfait, nous le devons des travaux de 1ST 1, 1SS1 et 1891.Il nous rappelle surtout, —- permettez que je le dise les continuer, si elle le juge uéces-Vadmirabie travail de feu.J .-G.Taché, | bien haut,—nous le devons à NN.SS.sa ire.et même d'appeler à sou aide ceux qui ont fait une étude spéciale de quelques-unes des questions lesquelles vous êtes maintenant appelés à délibérer.Une fois élaboré, le projet de rapport général Commission pourrait être soumis à chacun de vous eu particulier, avant d'être finalement clos L’agriculture et la colonisation avez compris, puisque votre programme,tracé d'avance pour cette importante réunion, s’y applique tout entier.LES MISSIONNAIRES AGRICOLES Réunion très importante Les missionnaires agricoles des trois diocèses de Québec, lîimouski et Chicoutimi se sont réunis dans la salle des cours littéraires de l’Lui-versité Laval, mardi le *25 juin dernier.Etaient présents, le Révérend Messire Marquis, agent spécial dq la colonisation pour les trois diocèses ; les RR.MM.Gauthier, de Saint-Basile, Montmiuy, de Saint-Georges (Beauce), Richard, de Saint Gervais, Brousseau, de Saint-Damien.Pelletier.de Saint-Alexis, (Raie des Chaleurs), Myrand.Saint-Jean, I.d’O., Lavoie, Saint-Joseph d'Alma (Lac Saint-Jean), OTarrell, Saint-Edouard de Frampton, Tremblay, Sainte-Anne de Lapocatière, Bacon, Galarneau, Saint-Paul Moutmaguy, MM.Gigault assistant-commissaire do l’agriculture, Ed.A.Barnard, Dr Couture, M.Garneau, membres de la , à quelques-questions fort complexes soumises, si l’occasion vos très provinciale d’agriculture et d’indus- importantes délibérations de ce jour, trie laitière, puisqu’elle s’applique permettez que je vous suggère dès sans cesse à étudier, faire connaître maintenant la création d’une Coin- !• sein et rapport ce jour, mais aussi de et du vénérable Mgr Tanguay, sur les Evêques de la province de Québec le mouvement annuel de la popula- qui ont créé l'œuvre si agricole, si tiou catholique de cette province, nationale, si catholique des mission-depuis la fondation de la colonie jus- uaires de l’agriculture ;—couvre qui qu’à 187.5 ; ces deux grands patriotes ne saurait être trop bien develop-ont compulsé, avec les soins uéces- pée ;— nous la devrons encore, dans saires.tous les registres de nos pa- l'avenir comme dans le passé, j'es-roisses catholiques, jusqu'aux mis- père, aux nombreux amis de l'agri-sious les plus reculées.Nous consta- culture, dans la Législature et tons entre autres choses, par ces dehors.sur de l'islet de cette et présenté en dernier ressort à qui de droit.Je serais heureux, M.le président, Je vous demande pardon, MM.de que cette question de la nomination cette digression qui, pourtant, ne d'une Commission spéciale, composée s'éloigne guère d’une des conclusions de.membres, lesquels pourraient de l'étude sur l'état de notre agri- se rencontrer assez facilement à Oué-culture que je vous signalais tout à bec,—fut mise à l'étude et aux voix l'heure ; conclusions que je me per- dès maintenant, si ma suggestion mettrai maintenant de vous lire : ! mérite d'être appuyée.Eu terminant, MM.permettez que je vous (lise encore une fois combien me parait important le programme que vous vous êtes tracé.Les nombreuses questions qui se rattachent à l'enseignement de l’agriculture dans notre province soulevait une foule de problèmes fort complexes, je le répète, dont la solution est pourtant des plus urgentes.Il me semble que nous aurions bien employé cette journée si nous pouvions seulement ébaucher ces diverses questions.Et cependant celles qui ont trait à la colonisation, celles des associations agricoles, a soutenir et à créer ; enfin, celles du repeuplement de nos vieilles paroisses, demandent aussi d’etre étudiées au société de colonisation de Québec, étaient aussi présents, sur invitation documents officiels absolument iuat-spéciale.M.Marquis fut nommé président, et M.Barnard fut prié d’a- taquables, que depuis la cession du j Canada à l'Angleterre, jusqu’en 1875, Le president; l'augmentation moyenne de la popu* cette province, par l’excé gir comme secrétaire.commente le programme imprimé et lation de distribué d'avance aux invités et prie daut des M.Barnard, qu'il a invité tout spé- ; jamais été moindre de 65 o/o, par cialement pour l’occasion, de bien J séries de 20 années, vouloir commenter M.Barnard lit alors les discours qui ' naissances sur les décès, n’a Conclusions programme.Or, d’après nos derniers recensements, faits sous le contrôle de feu M.Taché lui-même, moins celui de 1891, notre population agricole n'a augmenté que d’environ 3 o/o, clans les 20 années de 1871 à 1891, au lieu de 65 o/o.Nous avons donc perdu, par le dépeuplement de nos campagnes,62o/o environ de l’augmentation naturelle que nous donne encore, je crois, le surcroît de naissances sur les décès ; nous avons perdu, je le répète, environ 445,000 cultivateurs et enfants de cultivateurs, soit à peu près le tiers de la population totale actuelle de notre province.Et cette perte absolument ruineuse, nous l'avons subie en 20 années ! C’est dire ce Il résulte de cette étude : lo Que nous perdons chaque année dans la province, par l’émigration, la presque totalité de l’augmentation naturelle de notre population agricole ; 2o Qu'outre cette perte énorme du plus vigoureux élément, les jeunes gens, il y a diminution de la population dans 37 comtés ruraux sur 59 ; l’augmentation est presque nulle dans 7 autres comtés, et elle n’est notable que dans 13 comtés ; 3o Que malgré la grande augmentation de nos terres cultivées, nos récoltes restent stationnaires, si de ; suit : Monsieur le président et messieurs.Le Révérend Messire Marquis m'ayant invité tout spécialement à: cette réunion, afiu de contribuer pour fn i V\1 a ° l’clucidation uca ,1 nort KUi V m o ¦X M questions très graves qui vous sont soumises, j'ai cru devoir mettre par écrit quelques unes des pensées que ces divers problèmes font surgir r mon esprit.î8i j'interprête correctement le programme devant nous, la lere question vous invite à définir, dans une certaine mesure, le travail d’eusei- a fait elles n’ont pas diminué Le qui ¦ a fcll(i et sans délai.C’est dire coin-Prouve que la terre, dans les vieilles ; bieu la Commission paroisses surtout, s’appauvrit d’une guement agricole qui s’impose actuellement, afin qu’il y ait entente, autant que possible, entre les missionnaires agricoles,les conférenciers, les professeurs, les rédacteurs du Journal * Agriculture, etc., sur ce qu’il ! depuis aviron -10 ans, aient eu pour faut recommander d’urgence à nos ’ cultivateurs et à tous ceux qui se destinent à l’art agricole ; l’étendue du mal, et l'urgence des 9 Sm* remèdes à apporter.Mais ce n’est pas tout.Bien que les puissants efforts tentés en faveur de la colonisation.dont je suggère respectueusement la création, peut rendre des services, si elle entre résolument dans le rôle que je vous prie de lui confier.manière alarmante ; 4o Qu’il est indispensable de chercher sans retard et de prendre au plus tôt les moyens économiques de ramener la fertilité du sol dans les vieilles pasoisses, et d’empêcher l’épuisement de la terre, dans les non Telles colonies ; 5o Qu'un pareil mal est une véri table calamité nationale, de nature à épuiser nos forces vitales et à appauvrir la province tout entière ; 60 Qu’eu conséquence le gouvernement de cette province, le clergé, ainsi que tous les véritables amis du pays doivent unir leurs efforts en vue d’enrayer un pareil mal.La question des remèdes à apporter s'impose tout d’abord.Elle demande une étude sérieuse, approfondie et toute spéciale.Le Rév.M.Monlmiuy reconnaît la " nécessité de mettre à l’ctude*d"uno Commission spéciale les questions sur lesquelles ou vient d’attirer leur attention.Il fait observer cependant que vu la réunion géuérale*dcs missionnaires agricoles, des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal et Ottawa, qui doit avoir lien tout prochainement à Oka (du 9 au 12 juillet), il vaudrait peut-être mieux attendre cette réunion pour choisir les membres de cette commission si résultat une augmentation de 50 o/o sur l’étendue de nos terres défrichées, pendant les 20 années à l’étude,— nous constatons avec consternation que de 1871 à 1891 la totalité de nos récoltes n’a nullement augmentée, et ce qui est pis encore, nos nouvelles colonies, pour la plupart, ont donné un très fort contingent an dépeuplement signalé plus haut.Ces statistiques nous prouvent à l’évidence que nos vieilles terres se sont appauvries outre mesure et que nous sommes menacés de manquer de bras pour leur donner les soins nécessaires.De plus, ce que les recensements ne nous disent point, nous ne le savons que trop : la partie de la population agricole qui abandonne l’agriculture, c’est la jeunesse virile, c’est l’élément j à apporter à ce mal, absolument rui- ! culture dans cet immense territoire, neux pour la nation canadienne- ; où il y a largo place pour des cen-Dans ces circonstances, n’est-il pas française tout entière, s’impose tout ' taines de nouvelles paroisses, et vu La 2me question nous permettra d’entrer dans les détails des conseils les plus utiles à donner à nos cultivateurs ; La 3eme question nous amène à l’étude de l’enseignement de l’agriculture en général, et en particulier, dans nos écoles spéciales ; ainsi qu’au choix des élèves à y envoyer.Ces trois questions pourraient se résumer en une seule : L’Etude de l’enseignement agricole à donner ; La 4eme question a trait exclusivement à la colonisation ; La ôeme, aux cercles agricoles et aux syndicats des cultivateurs ; ou à l’esprit d’association dans nos campagnes ; La 6eme et la dernière question du importante.Plusieurs missionnaires agricoles prennent sion et il est finalement agréé, à l’unanimité,,que vu les besoins urgents de ces trois diocèses de Québec, Rimouski et Chicoutimi au point de Oui, MM.la question des remèdes vue de la colonisation et de l’agri- t à la discus- %* £/ai t Agricola.vigoureux par excellence ! 5 13 JUILLET 1895 LA VERITE qu'il no s’agit eu somme que d’étu- lest pressante, et le bien qu'elle est dier les besoins spécieux de ces trois appelée à faire, diocèses, il vaut mieux nommer la commission immédiatement.La com- Itév.l'ùre Laçasse mission est alors formée comme suit : élaboré dans quels sont les signes caractéristiques qui distinguent la race des bestiaux dits canadiens ; que, pour sa part, il n’en voit guère dans le pays qu'il habite.Le docteur Couture répond qu’il quitter mon pays ! ” M.Gigault termine ainsi, au milieu d'applaudissements chaleureux, une excellente improvisation qui prouve, une fois de plus, le grand zèle qu’il apporte à tout ce qui relève de ses fonctions.M.Gigault rappelle un projet du que celui-ci a une de ses précieuses Mgr Laflamme, recteur de l’Uni ver- Mines, projet pour la formation d’une site Laval, M.Leclerc V.G.; M.: société de protection en faveur des Lavoie et un troisième prêtre, au colons.Ce projet ayant été reproduit choix de Mgr de Chicoutimi, pour récemment dans le Tournai d'Agricul-représenter ce diocèse ; MM.Audet, iure,—M.Gigault a vu plusieurs let-de Saint-Fabien, Poirier, do Rimons- 1res, de capitalistes et de patriotes à ki et Pelletier, pour représenter l'aise, qui l’approuvent entièrement.Ivimouski ; MM.Montminy, Bernier, La société proposée serait composée Richard, et Tremblay, pour le diocèse d’actionnaires souscrivant à une ou de Quebec,—le président et le secré- à plusieurs actions de $10 chacune, taire de cette réunion, sont également ; Le capital, qui pourrait être de 20 à nommés membres de cette commis- 30 mille piastres, serait entièrement est pourtant facile de les reconnaître M le président invite alors le doc- puisqu’ils diffèrent beaucoup des teur Couture D.M.V.à traiter la races anglaises, jerseys et hollandai-question importante de l’élevage, ! ses, les seules connues et répandues question sur laquelle les mission- depuis un certain nombre d’années uaires agricoles sont appelés assez seulement dans nos campagnes.Il donne un certain nombre de signes Le docteur fait voir les difficultés ! caractéristiques qui les distinguent, que rencontrent les cultivateurs et M.l'abbé Tremblay réplique qu’à éleveurs dans le moment actuel.La ce compte il en reste fort peu dans nos campagnes et que celles qui restent sont loin de valoir les Ayrshires.Il cite l’opinion de M.J.-C.Cha-pais, un des défenseurs des animaux canadiens, qui disait récem- souvent à so prononcer.plupart des chevaux, que chacun élevait jusqu'ici, ne trouvent plus acquéreurs.L’introduction de l’électricité, comme force motrice, rend inutiles les milliers de chevaux employés jusqu’ici par les chars urbains ; ment dans une assemblée publique à dans l’Amérique toute entière.Il ne ! Sainte-Aune que ceux qui soignent reste plus que la demande, toujours ' mal leurs animaux fout bien decon-active pour l’exportation, des véri- j server leurs animaux canadiens qui tables chevaux de luxe, gros et petits, ! résistent mieux que tous autres aux et d'excellents chevaux de trait (ou ' mauvais soins, mais que ceux qui employé à aider de bons colons, of-Mgr Gagnon, communiqua alors fr.uit toutes les garanties désirables, une lettre de M.Castel, secrétaire de Ces colons auraient à défricher chain société d'industrie laitière, attirant cuu deux lots contigus, dont un pour l’attention des missionnaires agri- eux-mêmes et l'autre pour la société, coles sur une nouvelle brochure Cette dernière ne tiendrait qu’à met-française, intitulée Caisses rurales, tre sou capital en pleine sûreté et 1805, et les priant de bien vouloir s’engagerait, par sa constitution étudier cet important sujet.M.le même, à ne retirer de son capital que président et M.Montmiuy, tout en des intérêts fort modiques, de 5 à Go/o reconnaissant l’utilité urgente des par exemple.Tous les bénéfices,—et Caisses rurales, font voir combien il il y en aurait certainement, avec une sera difficile à MM.les curés de pren- administration dévouée et compé- remontes militaires en Europe).Le gères.dre la direction, dans leur paroisse, tente, —tous les bénéfices resteraient docteur recommande ensuite d amé- M.Barnard tait observer que la d’une œuvre où il faudra prêter de à l'œuvre de la colonisation.On pour- liorer nos races porcines et ovines, en dernière partie de cette déclaration, l'argent aux uns, et refuser, pour rait ainsi concentrer ses efforts pour évitant surtout deux choses : d abord, , de la part de M.Chapais, 1 étonnerait cause, aux autres.Que les questions la création d'une première paroisse, il ne faut pas encourager davantage financières de paroisses donnent déjà puis d’une seconde etc, selon les suc- le grossissement des races, ce qui assez de difficultés et de désagréments cès financiers et autres qu'on aurait entraîne plus de soins et surtout aux curés, sans qu'ils aient a prendre ainsi obtenus.beaucoup plus de nourriture cou- la responsabilité d’une aussi grosse M.Gigault fait ensuite appel aux teuse, rend 1 animal plus délicat et affaire que celle des prêts à faire à ! missionnaires agricoles afin d’aider moins rustique ; puis il ne faut pas j troupeau de bétail canadien qui a leurs paroissiens.M.Lavoie, d’Alma j le département à tirer le meilleur élever d’animaux de même famille, remporté les premiers prix à la der-et M.Pelletier, de Matapédiac, font ! parti possible de l’octroi de $60,000 —frère et sœur par example, ce qui jnière exposition de Québec, fait oh-observer de leur côté combien il est1 employé chaque année au progrès de arrive malheureusement très sou- server qu'étant amateur d'animaux urgent de venir en aide à d’excellents | l’agriculture et à l’octroi plus cousi- veut.Il fait remarquer que ce danger de choix, il a possédé depuis plu-paroissiens, offrant toute garantie ! dérable encore destiné à la colonisa- n’est plus aussi grand lorsqu’il s’agit sieurs années des vaches ^laitières pour des emprunts aussi utiles que! tion.Il importe, dit-il, que les culti- de bestiaux plus grands de taille et ¦ de grande valeur.Il a souvent payé pressants,emprunts qui actuellement ! valeurs apprennent à étudier les qui arrivent moins vite à l’âge jusqu’à $80 pour les meilleures lai-devienuent le plus souvent ruineux, ! qualités spéciales de leurs terres, et adulte, les bêtes à cornes par exem- j tières sur le marché de Québec.De-quelle que soit l’excellence des ga-! des plantes qui leur seront les plus pie.Quelques-unes dessous-races les puis qu'il connaît la race des bes-ranties offertes.Finalement, il est ; profitables et des engrais spéciaux plus précieuses proviennent le plus j tiaux canadiens il les préfère infini-admis à l’unanimité : : qui ramèneront, avec profits assurés souvent de parents consanguins, pos- ; meut à toute autre vache laitière.Ses .! et suffisants, la fertilité de nos terres ; sédant des qualités exceptionnelles ; j vaches sont beaucoup plus rustiques paroisses et épuisées.Il importe également que mais alors, l’éleveur,pour réussir, doit j que les vaches Ayrshire et elles don- 1 les fonds destinés à la colonisation connaître à fond son métier et agir 1 uent du lait de qualité excellente et i en abondance, avec des soins et une de toutes! les plus fructueux.Le docteur recommande ensuite j nourriture dont ne se contenteraient 11 fait ensuite appel aux senti- aux missionnaires agricoles d’eueou- pas des laitières d’égale qualité, et fait rager les cultivateurs qui ont cou-1 d’Aryshire ou de Durham.servé d’excellents animaux caua- j M.le Dr Couture croit devoir pro-diens, veaux sion.encore, des diverses catégories de j soignent chevaux destinés aux nombreuses i plus de profit avec les races étrau- bien leurs animaux auront tellement qu’il est porté à croire que M.Tremblay l'a mal compris.M.Tremblay insiste et déclare qu'il a très bien compris M.Chapais.M.Néineze G-arneau, le propriétaire du 1 Que cette question est d’une im portance vitale dans nos que MM.les curés qui le pourront rendront un immense service en assurent à la province les résultats avec une extrême prudence.: encourageant cette œuvre leurs forces, tout en prenant pour les précautions nécessai-, monts patriotiques de tous res, afin d'éviter que leurs devoirs de'part d'un mot qui lui a été dit prêtre et île curé aient a eu sou 11 rir.j par un bou cultivateur du Danemark, Cette question est alors référée, pour mot qui mérite d être répété à tous étude urgente, à la commission qui ceux qui songent, pour une raison ou vient d'être nommée.1 autre, à quitter cette pro\ ince.Ce cultivateur danois se plaignait des eux-mêmes de bien soigner surtout les ; tester contre l’affirmation de M.l'abbé .C'est dans les premiers six, Tremblay, et il affirme que les bonnes canadiennes sont, pour le laitière, mois de l’existence, que les bêtes à vaches cornes acquièrent la beauté des for- moins, égales, comme race mes, eu outre de leurs qualités parti- aux meilleures races du monde en-culières qui les feront rechercher tier, à sa connaissance.Il fait remar-tout spécialement sur les marchés les quer que les devoirs de sa charge plus rémunérât!fs, les Etats-Unis l'0ut obligé de parcourir la province en tous sens.Il ne craint pas d'affir-qu’il y a encore Au moins les M.G igault est alors invité à prendre la parole.11 dit combien l’hon.M.Beaubien regrette son absence de Québec à ce moment, et combien ils les produits canadiens et australiens .s’intéressent tous deux au pro- au beurre du Danemark, compétition par exemple.Il affirme que nos vaches gramme nui leur a été soumis par le qui pourrait bien les exposera une canadiennes sont déjà tort recuer-Bév.M.Marquis, dans l’intérêt des ruine entière.M.Gigault lui Ht alors chées dans nos diverses provinces trois diocèses, de Québec, Kimouski observer que les bons cultivateurs canadiennes et qu elles sont meme Ils prient MM.les du Danemark, et de l’Europe en fort bien appréciées dans les Etats- général, auraient tout intérêt à se Unis.Un des importateurs de vaches fixer dans notre immense territoire canadiennes dans l’Etat de New-York canadien, si propre à l’agriculture, et écrivait récemment au docteur pour les connaissances spéciales que lui faire part du succès de ses dernières importations ; il ajoutait : Tous les patrons de l’industrie laitière qui voient vos vaches canadiennes désirent s’en procurer.Il est donc important do bien soigner les animaux de cette race si précieuse, dont l’exportation promet de devenir bientôt une source de richesse pour la difficultés à surmonter dans son pays et de la terrible compétition que font mer 4/T de tous les animaux de la province qui appartiennent à cette race.Evidemment ces animaux, vu les et Chicoutimi.missionnaires agricoles de bien vouloir se rendre à la prochaine réunion d’Oka, où les questions maintenant à l’étude attireront certainement l’at- que teutiou générale, vu leur importance, possèdent, eu général, ces bons culti-M.Gigault commente alors les di- valeurs leur assureraient bientôt la verses questions du programme et dit possession do grandes et belles pro-combien il importe de s’entendre sur priétés pour leurs familles, l’aisance, les conseils et les enseignements à et même une position sociale tout à donner aux cultivateurs.Il reconnaît fait enviable.Ce bon cultivateur, le grand travail à faire, si nous von- dont le front s’était rembruni, lui dit Ions assurer le progrès de l’agricul- alors : " Tout cela, monsieur, peut turc et de la colonisation dans cette être très vrai ; mais j aime mieux i combien l’œu- souffrir davantage, rester dans l’em- mais ne pas avoir à mauvais soins qu’ils ont trop souvent à subir, ne sont pas tous de la meilleure qualité, mais tous donnent exceptionnellement de lait pour les soins qu’ils reçoivent.Ici M.le Président fait observer que cette question n’étant pas sur le programme, il croit devoir demander à M.Barnard de bien vouloir faire part à rassemblée des notes qu’il a préparées au sujet de l’enseignement agricole.• N province.M.l’abbé Tremblay, directeur de l’école de Sainte - Aune, demande (A suivre) province ; il dit aussi vrc des missionnaires de l’agriculture barras peut-être, LA VERITE 6 Fréchette, qui est ossonticlloraont gamin, avait fait comme le gamin que le maître d’tfcolo prend en faute; s’il avait désigné son voisin en disant : u C’est lui, monsieur ', c’eût été seulement drôle: car son ;vikoE'q»'iiJURISPRUDENCE deplorable j d’ollo.“ J'entends ici monument dans lo sons do cos trophées qu’on élève d’ordinaire sur les places publiques pour perpétuer la voisin aurait pu se défendre.Mais accuser mémoire des héros, ou commémorer le souvenir des grands faits de l’histoire.” FRECHETTERIES ! M.lo jugo Taaohoroiiu, do lu cour supd-n rendu nuguôro un jugement quo loua les catholiques déploreront, REC Tl FI CA TIOX IX UTILE neuve li huit que nous entretenant no?Ice- jd’jgnorance crasse un ami qui n’est plu?tours d une jolie farce dont M.Iréchette, pour protester, afin de s’excuser auprès 1 incommensurable M.Fléchette est le (ju c’est commettre un acta de lâcheté dont seul, de tous nos écrivains, M.Fréchette est capable.Et cette lâcheté est doublée, sans aucun doute, d'un mensonge ; car M.Manuelle était un homme instruit et n’a certainement pas répété sérieusement à M.Fléchette la fable du Un certain M.Au rôle Gmidot, do Sainte-Sophie de Terrebonne, avait fait, au mois do février, une Je/itends ici monumentt etc Prétendez-vous sérieusement, monsieur Fréchette, que ce soit là une phrase digne d'un écrivain français ?Vous vouliez dire, sans doute : “ .T’entends ici par le mot de monument, un de ces trophées qu’on élève, etc ’’ ; ou bien : “ J’emploie ici le mot de monument dans le sen> de ces trophées, etc.” Quelques lignes plus loin.M.Fréchette nous assure que “ la statue est d’un jet original, sans parti pris ni affectation.” De grâce, qu'est ce que peut bien être le parti }>ris d'une statue ?M.Fléchette éprouve io besoin de faire des compliments.Voyez comme il s’y prend : U sortio violente, à la porto de 1 église, contre l'administration héros.Dans notre numéro du 20 juin, on s en souvient, nous lui avions promis des il émotions d’un nouveau genre ” à propos de son article où il réclamait Vhonneur d’avoir donné à la ville de Lévis le nom qu’elle porte.Quelle nouvelle bêtise ai-je donc commise ?s'est demandé notre buse ahurie.Dans quel plat ai-je encore mis les pieds ?Ce n’est pas possible que Tardivel ait découvert quelque document qui prouve que ce n’est pas moi qui ai donné son nom à la ville de Lévis.Des mensonges comme celui-là se réfutent assez difficilement.Je suis donc en sûreté de ce côté.C’est sur quelque point secondaire qu’on va me trouver en défaut, sur quelque affaire de détail.Mais qu’est ce que cela peut bien être ?Pendant que notre caeographe se martelait faire sortir une étincelle, tout à coup lui arrive une lettre de Québec.Vous vous êtes trompé, lui dit-on, en disant que la Pointe-Lévi avait été nommé d’après le nom d'un marchand juif.C est de Lévi-Vantadour que cet endroit tenait son nom originairement.Me voilà sauvé î s’écrie notre imbécile.Je vais courir au-devant des coups et en amortir ainsi la violence.La Vérité est plus répandue à Québec qu’à Montréal.C'est pourquoi je r.e dirai rien aux lecteurs de la Patrie de cette bévue colossale.J’aurai recours à un journal de Québec pour rétablir les faits, avant que le prochain numéro de la Vérité paraisse.Ainsi talonné par l’implacable nécessité, Louis le Magnifique -c tésout à dépenser un timbre de trois cents.1 *Evénement l’épisiole que voici : parois- siale.Quelque temps après, il voulut venir à la charge.Le curé do la paroisse crut devoir lui défendre de se servir do l'estrade érigée sur le terrain de l'église pour répéter ses attaques.Il ne s’occupa pas de cette défense, monta sur l'estrade paroissiale et commença son Alors re- marchand juif.Voilà donc M.Fréchette qui ?'e>t placé devant le public, dans sa lettre à VEvéne ment, sous le double aspect d’un butor et d’un sans-cœur : d’un butor parce qu’il s'est montré stupide dans sa défense ; d’un sans-cœur parce que, pour so défendre.il n’a pas craint d’éclabousser un mort.discours.pour faire respecter leur autorité, M.le curé et les marguiliions donnèrent ordre à leur “ constable, " M.Dubois, de faire cesser le scandale.Dubois se rendit do Gaudot et l'invita, à plusieurs auprès reprises,à descendre.G .raUiict SO i moqua do Alors l’officier paroissial mit la main sur l'orateur récalcitrant et le fit descendre du husting.“ J’ai ce que je voulais ” aurait dit Gaudot ; et aussitôt il intenta à Dubois une action en do m mages- interets et lui réclama S SO.lui.Depuis qu’il a de l'argent, M.Fréchette tente de faire le grand seigneur.C’o>t inutile ; car, voyez-vous, on naît monsieur comme on naît poète ; et M.Fréchette est né manant et cacogvaphe.“Si M.Chupleau n’était déjà commandeur de la Légion d'Honneur, je lui dirai* qu’un pareil compliment, de la part de ce nob/e esprit qu'est M.Klockskowski, vaut une éc/atante décoration.” M.lo juge Taschereau vient de donner gain de cause à Gaudot contre Dubois, sur toute la ligne.C'est là, nous n hénitons pas à le dir jugement extrêmement fâcheux.Il nous n’en sac est lu loi qui est le crâne dans le vain espoir d’en • De ce noble esprit quest M.Ivlocka- kow\-ki ”, Ce n’est pas cela que vous vouliez dire, monsieur Fléchette.Voici l’idée MESA VENTURE c, tin Dans la Patrie de samedi dernier, pour | faire croire à son public qu’il est solide sur son piédestal, M.Fréchette publie deux épines anonymes, l'une en prose l’autre en ver?, qu'il prétend avoir reçues.Il a pu les recevoir ; il a pu sus?i les fabriquer.I i déclare en recevoir “ bien d’autres ”.Dans ce> lettre.?il y a, comme on dit en anglais, more truth than poetry —plus de vérité que de j>oé?ie.M.Fiû-chette affecte de mépriser ce que peuvent lui écrire “ ces messieurs Ces lettres disent pour tant,quant au fond,ce que pense de lui l'imineuse majorité do ses coin} trio tes.Ce ne sont pas seulement les anonymes qui font savoir à M.Fréchette qu’il est digne de mépi V.Pour preuve, voici une mésaventure dont notre homme a été ia victime et que la Patrie de samedi dernier nous raconte.que vous avez essayé de rendre : " De ce noble e-ptil qui est M.K.” ; ou bien peut-être : “ D'un esprit aussi noble quest M.K.” “ Ce noble esprit qu’est ” est du micmac.est peut-être conforme à la loi vous rien ; mais alors encore mauvaise.En effet ce jugement nie au curé, à 1 autorité religieuse, le droit de maintenir l’ordre Puis admirez la sottise qui est au fond de cette flagornerie.Si il.Chapleau n'était déjà décoré, il.Fréchette lui dirait qu’un compliment de la part do il.Kleckskowski vaut une décoration.Mais comme M.Chapleau est déjà commandeur de la Légion d’Honneur, M.Fréchette ne le lui dira pas.Donc, conclusion rigoureuse, parce que il.Chapleau est décoré, un compliment de M.Kteck?kow.-ki ne vaut pas la peine qu’on en parle ?Comment trouvez-vous les grâces de cet OUIS-là ?Citons toujours : “ On no sait vraiment pas ce qu’il faut admirer le plus chez lui, quand cet homme prend la parole en public : sou tact parlait, la hauteur de ?o?idées, ses connaissances multiples vante qui perce dan?tous les sentiments qu’il exprime, et le charme incomparable du r a diction.sur le terrain de l’église.L’évêque n’a plus le droit que l’on se serve des propriétés ecclésiastiques pour tenir des assemblées politi-Le terrain do i’égli i non plus, de défendre ! I i.» ques.jugement de M.Tâcher d’api es le se eau, serait un terrain public où chacun est roi et maître.De là à dans l'église mémo il sera bientôt franchi.Si le curé n’a rendre chacun ta- ro i et maître n’y a qu’un pas qui 1 pas lo droit de maintenir nous ne adresse a l’ordre sur le terrain do le dise 'oyons pas en vertu do quel principe il aiuait un droit do police dans l’église.Ma lïKl IbOii “ Montréal, 2 juillet 1S9Û.“ Mon cher confrère, “Je vous remercie beaucoup d'avoir la complaisance de reproduire dans votre journal mon article relatif au baptême de la ville de Lévis.Mais je désire que you?n’endossiez pas l'erreur historique qu'il contient.J’y dis que la Pointe-Lévi avait été nommée d’après le nom d’un marchand juif du temps.Ce détail me venait de mon confrère regretté Joseph Marmotte, et je le croyais établi sur pièces authentiques.Or, apiès recherches, il me paraît, contraire, avéré que la Pointe Lévi fut nommée d’après Lévi-Vantadour—le duc de Lévi-Vantadour.Suivant l'orthographe de Vé}>oque, on écrivait indifféremment Lévi ou Lévy.Ceci rectifié, je vous prie de croire, mon cher confrère, à mes sentiments le?plus ijii ^uuia'Vt* ayant aufiOliCv qu’il e.-t ou j bruit qu’un de?cercles de l'Alliance nationale se propose de poursuivre le curé ne m'appartient ] >as plus que le lopin de terre sur laquelle elle est bâtie.Si cette jurisprudence est maintenue d’une dus paroisse?de Montréal, le journal libéral fait le?révélation nous aurons bientôt des diront le curé gens qui contre-parlant en chaire et sincérité capti- pic voici : i?i [uu le suisse ne pourra pas mettre a la porto s'exposer à une poursuite pour dom- “ .Renseignements prb, il s'agit en cette cause de i abbé Leclerc curé de S rue Richmond, qui avait cé éà f Alliance Nationale l'usage de la salie Bvlmonl pour une soirée littéraire et ai tbtique.L'Alliance Nationale avait fait tous le?préparatifs de la réunion, pris de gage ment?et vendu des billets.“ Le soir mémo tyie Fréchette), pourrait corriger cette phrase qui devrait, pour être tant soit peu littéraire, être construite a peu près ainsi : nous allons bien, et les gens du Réveil ont le droit d'être fiées.s en- NOTRE-DAME DE GUADALUPE quand cet homme prend la parole en public, ce qu’il faut admirer le plus chez lui, ou do son tact parfait, ou do la hauteur de scs idées, ou de l’étendue de scs connaissances, bien de la sincérité captivante qui perce dans tous les sentiments qu'il exprime, ou du charme incomparable de sa diction." Autre citation : On ne sait vraiment pas Il existe pèlerinage espagnole Lore lie, La Salette et Lourdes, ce qu’est potir le Canada Sainte-Aune de Beaupré, Sur une colline près de la ville, en 1531, la Sainte Vierge apparut à un Indien converti, Jean Dièguo de Quanhtitlan.Comme à Lourdes, le use jaillit à l'endroit de l’apparition, La colline devint bientôt un lieu de pèlerinage.De nombreuses et d’éclatants miracles Notre-Dame de Guadalupe est la patronne de toutes les Amériques espagnoles, et plus particulièrement du Mexique.Au mois d’octobre prochain, on fera, au nom de S.S.Léon XIII, ie couronnement solennel de la statue do Notre-Dame de Guadalupe.Mgr l'archevêque do Mexico a invité Sa Grandeur Mgr Bégin, administrateur du diocèse de Québec, i\ assister à ces fêtes, qui seront sans doute grandioses, près de Mexico un célèbre qui est dé pour l’Amérique éd.YOU Louis Fréchette.que sont pour l'Europe ^ - irait ou “ Les journaux oui d'ailleurs laconté l’histoire dans le temps.“ L’Alliance Nationale été obligée de rembourser le» billets et a subi de ce fait des dommages considérables.“ D'où l’action projetée dont il c.-t pi plus haut.” irlé “ 11 fallait, après lui, un orateur anglais, cl la tâche était redoutable.” Est-ce la tâche du trouver un orateur anglais qui était redoutable, ou bien la tâche do parler après M.Klcckskowski, ou Lien encore la tâche de parler en anglais ?Devine qui pourra.Une dernière sottise, pour finir : “ En somme, non seulement une belle fete, mais encore une bonne et réconfortante journée, dont i! sera difficile de perdre le souvenir ! ” Comme si quelqu’un allait essayer d'en perdre le souvenir.Pauvre cacogrnphc ! une source miracu- Il y a deux ans, lorsque M.Fréchette passait encore pour quelqu’un, est-ce quo l’on aurait songé seulement à lui infliger une pareille humiliation ?Non, M.'.Fréchette aura beau se débattre pour faire croire qu’il est encore bien portant, il ne trompera que les badauds parses gestes d’épileptique.Il est fini, l’outre est crevée.conversions s'y opérèrent.tic cité.C’est donc en pure perte qu’il a dépensé un timbre de trois cents ; c’est donc en pure perte qu’il a fait connaître au publie de Québec qu’il ignorait de qui sa ville natale a reçu % son nom ; c’est donc en pure perte qurii s’est rendu odieux en voulant ternir la mémoire d’un ami disparu.Dans cette aventure comique il y a, en effet, un côté vraiment honteux.Si M.CACOGRAPHIE Avant do partir pour l’Europe — car il part pour l’Europe—M.Fréchette a déposé dans la Patrie de samedi une colonne de cacographie sur [Maisonneuve.Cola commence ainsi : I LA VERITE 7 et y i\ prononcer un sermon en français.Mgr B5gin a accepté cette invitation, si honorable pour le siège de Québec.Mgr S atoll i, délégué apostolique, assistera à lu cérémonie et prêchera en italien, et Mgr llyau, archevêque de Philadelphie, prêchera en anglais.Il y aura aussi, cela se comprend, des sermons en espagnol.sur la question des écoles manitobaines : “ ^ous croyons donc qu’envisagée à ce point de vue, la question ne peut offrir de difficultés.Mais nous craignons que Ion ne cherche à éluder la question essayant d’ajourner à la prochaine cession l’adoption d’une législation remédiatrice pierre d’achoppement pour le gouvernement.Nous espérons cependant que la députation conservatrice ne se laissera pas prendre à culte manœuvre et qu’elle repoussera, par un vote compact, toute tentative qui aurait pour effet d'ajourner à plus tard la solution de cette irritante (Question.” Malheureusement, la députation conservatrice ne paraît pas avoir eu assez d’énergie pour ne pas se laisser prendre à cette manœuvre.Dans son numéro do samedi dernier la Minerve publiait la dépêche suivante, dans son Courrier politique : LIVRES REÇUS Essai de bibliographie canadienne9 par Philéas Gagnon.Ce volume de plus de 700 pages, grand format, est un véritable travail de bénédiction.C’est l’inventaire de la bibliothèque de M.Gagnon, comprenant imprimés, manuscrits, estampes, etc, relatifs à l’histoire du Canada et des pays adjacents avec des noCe volume, fort bien imprimé, sort des ateliers de A.Coté et cie, Quebec.Voilà vingt ans que M.Gagnon fait une collection de livres canadiens.Il en donne aujourd’hui la description au public.Cet inventaire a dû coûter à son auteur un travail énorme, travail, cependant, qui a dû lui être bien agréable.Car M.Gagnon est un bibliophile et un chercheur.“ Depuis plusieurs années,dit-il dans sa préface, nous avons vécu au milieu de nos livres, nous les avons examinés sous tous leurs aspects.Nous les connaissons intimement et nous aimons à en parler; c’est presque une manie.C’est doue naturel qu'il nous soit venu à Vidée de faire l’inventaire de ces chères petites créatures pour les mettre à la disposition des bibliophiles et de tous ceux qui écrivent ou font des recherches sur 11 Ottawa, 5.“ LA SOLUTION “ Nos adversaires, désireux d’émouvoir l’opinion, ont pré tondu qu’il existait, au sein du cabinet,sur la question dos écoles, des dissentions qui devaient lui être fatales.En cola ils ont, comme d’habitude, manqué de véracité.“ Nous croyons être en mesure d’affirmer que le ministère est unanime sur la I question de principe et qu’il en est arrivé i ^G3 bibliographiques à la décision irrévocable do faire adopter une loi remédiatrice.“ Admis le principe, l’étude d’une mesure où il ne se trouve pas moins de cent cinquante clauses, paraît-il, demande un temps assez considérable.“ La question so pose donc do savoir si le gouvernement devrait retarder pendant plusieurs semaines la clôture de la présente session ou s’il ne devrait pas remettre la passation (sic) de sa loi à une session d’automne.“ Quelle que soit la décision à laquelle il arrivera nous nous portons garant que les Chambres ne seront pas dissoutes avant que le ministère n’ait présenté lui-même à la Chambre des Communes une loi remédia tri ce effective pour la faire adopter.” ou et ce sera alors la véritable A travers la presse canadienne Dans son numéro de samedi, la Minerve commence ainsi un article sur la situation : “ N’est-il pas affligeant pour la dignité humaine do songer qu’un jour arrive où rien n’est plus difficile aux gouvernements que de rendre justice, cette chose pourtant si simple, si lumineuse et en même temps si bienfaisante ?Le Canada en fait en ce moment la dure expérience.” Evidemment, ça va mal.Nous remercions notre excellent confrère du Courrier de Charlevoix, do la Baie Saint-Paul, dos sympathies qu’il veut biou nous offrir à l’occasion du jugement do lu Cour d’appel in re Sauvai le vs Tardivel.Voici les conclusions que notre ami tire de cotte condamnation de la Vérité : “ Telle est la position faite à la morale avec nos lois.Un écrivain quelconque peut impunément débiter contre les sacrements et contre la religion des absurdités qui blessent les sentiments les plus sacrés de tout un peuple.Il n’y a aucune loi civile qui l’oblige à rétablir la vérité et la morale publique insultées.“Un bon catholique s’émeut de tels langages.Il dénonce l’auteur de ces diatribes ; il lui rappelle quode tels discours ne peuvent sortir d’un cœur catholique, qu’ils sont un langage de protestant, et d’un protestant fanatique.Vite celui-ci en appelle aux cours de justice qui décident qu'en effet cette vilaine appellation est de nature à nuire à ce Monsieur, et que le dommage à lui causé vaut bien mille piastres, et quelquefois plus.Mais que fera l’écrivain impie pour réparer le dommage causé à la sainte cause de la religion dans des milliers d’âmes qui ont lu ces écrits ?Bien, absolument rien ; il ne lui reste qu’à triompher do ses exploits, cl à empocher la somme d’argent que lui alloue la cour sous forme de dommage.“ Mais c’est un triomphe bien éphémère et qui n'est pas do nature à relever dans l’opinion publique la réputation de celui qui a écrit de telles choses.L'Eglise et les sacrements combattus, insultés, demeureront intacts et glorieux jusqu’à la lin des temps, et ceux qui auront souffert la persécution pour leur défense partageront leur gloire comme de braves soldats, dans le temps comme dans l'éternité.Personne n’ignore que la Minerve est le principal organe d’une certaine faction du parti conservateur de la province de Québec.Ses dires ont donc de l’importance.Qu’on lise bien cette déclaration de l’organe ministériel : “ Nous nous portons garant que les Chambres ne seront pas j l’histoire du Canada.” dissoutes avant que le ministère u’ait présenté lui-même à la Chambre des Communes une loi remédiai rice effective pour la faire adopter ”.Que chacun découpe ce passage et le conserve soigneusement.La Vérité, affirme la Minerve, dans sou numéro de samedi, fait erreur en laissant entendre que la Minerve nourrit des sentiments d’antipathie personnelle envers M.Tardivel.“ Quant à l’individualité de M.Tardivel, nous l'ignorons.Pour nous, il u y a que le journal qui nous intéresse et dont nous devons parfois nous occuper.” Ah ! la de M.Tardivel ! La bibliothèque de M.Gagnon doit être une des plus considérables du pays, et ce catalogue qu’il a fait de ses livres et brochures sera certainement d’une grande utilité aux gens d’étude.Ou trouve dans ces pages une foule de notes bibliographiques et de renseignements _ I précieux.Minerve ignore l’individualité C’est pour cela, sans doute, qu’à la date du 25 avril, la déesse rapportait ces prétendues paroles d’un soi-disant lecteur bienveillant de la la Vérité ” à F étranger Nous échangeons, depuis quelques se The Review, do Chicago.r/ie /Arûir est un journal hebdomadaire (% JWoue, consacré plus particulièrement à la dé-1 ^ ‘meilleurs auteurs, par un prutre du fenso dos intérêts des Allemands catholi-1 diocèse de Montréal.Montréal, librairie Cet homme lui paraissait avoir deux consciences, l’une religieuse ut pieuse, l’autre haineuse et malveillante, ruais toujours satisfaite de sa propre valeur.” Ainsi la Minerve, quoi qu’elle en dise, s’occupe de cet hoi de ce journal ! Pauvre vieille 1 manies, avec Vérité : ques des Etats-Unis.Les catholiques de Saint-Joseph, Cadieux et Deromc, 1895.race allemande, qui sont très nombreux | Charmant opuscule de 120 pages où dans la république beaucoup d’organes importants publiés en allemand ; mais The Review est le seul journal, croyons-nous, qui défende l’idée toutonique en langue anglaise.C’est tout à fait piquant.The Review, cela va de soi, n'est pas favorable à Véglise américaine.Tant mieux 1 II tient vigoureusement tête à [’élément irlando américain qui voudrait tout absorber.Nous l’en félicitons.voisine, comptent | Von trouve condensé tout ce qui a été écrit de plus intéressant et de plus édifiant sur la vie et les œuvres du grand thaumaturge,de ce “semeur de miracles” qui devient de plus en plus populaire dans le monde entier.Toutes les familles non moins que .t ¦*«! I ft /VU vtv Nous avons été très surpris de lire eut étrange passage dans un article du Courrier, du Saint-Hyacinthe, en date du G juillet : “ Maintenant, comme flèche du spar, tiate, (sic:) la Tribune nous décoche,d -vinez quoi ?“ Un très long article de la Vérité de Québec.“ Merci bien du cadeau ! u Des l’instant où la Tribune et la Vérité sont d’acccord pour mettre à l’index Mgr Satolli, c’en est bien fait de lui ut il ne reste plus à Koine que de le remplacer par un autre délégué qui prendra ses inspirations auprès dus deux confrères.celui-là.Il est parfaitement ridicule de parler du l’écrit de la Vérité comme mettant Mgr Satolli à l’index.Un tel langage est digue de la Patrie ou du Réveil, mais il détonne dans les colonnes du Courrier de Saint-Hyacinthe.Notre confrère est parfaitement libre de ne pas approuver cet article au sujet duquel nous avons reçu des félicitations qui nous permettent de nous passer do son approbation ; mais il n’a pas le droit de dire que cet écrit met Mgr Satolli à l’index,ou même manque de respect à son égard, car cela est absolument faux.Or pas plus que les feuilles libérales les journaux conservateurs n’ont le droit de dire ce qui est faux.canadiennes aimeront à posséder uu exemplaire de ce livre.* * Lo Journal de Waterloo termine un article suv le même sujet : ainsi Dans son numéro du l juillet, notre — Nous avons reçu de MM.Bernard et confrère publie un entrefilet bienveillant J tils éditeurs de musique, de Québec,un exemplaire d’un Tantum Ergo, chœur à trois voix pour soprano, ténor et basse, .ll0l?s avec accompagnement d’orgue, par M.ci (ft, i e I (;eorge McNeil, professeur de musique, “ Nous voulons seulement constater que ce jugement est une dure leçon pour les journalistes catholiques qui ont à combattre les iinsinuations, lus injures et les enseignements pervers d’une certaine presse qui tient à prendre de plus en plus racine dans notre province et qui, s’il faut en juger par la décision que vient de rendre la Cour d Appel dans la cause de San va Ile-Tardivel, a évidemment la loi et la jurisprudence de son côté.“ Le directeur de la Vérité dit que ses confrères no doivent pas s’alarmer outre mesure de ce jugement, puisqu'il pense mil comme la Vérité puisse non >euleme bien que cette jurisprudence ne s’appli- exister mais prospérer parmi eux.qliera toujours qu'à sou journal, devait Giro ainsi noua aurions lieu de nous alarmer davantage, car ce serait un signe que nos tribunaux pourraient dispenser tout autre chose que la justice.” 11 dit : au sujet do la Vérité.11 C'est avec grand plaisir voyons parmi nos échanges la Québec.Le format n’est guère plus grand que celui de notre feuille et le nombre des pages est le meme.La Vérité est un journal destiné aux gens instruits ; elle I le cardinal Vaughan, archevêque de West-publie peu de nouvelles et pas d'annonces, minster, entouré d’un nombreux clergé et C’est une revue dans le véritable sens du on présence d’une foule de laïques dismot.C’est une preuve de l’intelligence des tingués, a posé la première pierre de la catholiques canadiens-français qu’un jour I nouvelle cathédrale de X\ estminstor.Cette — Le dimanche 30 juin, Sm Eminence construction doit coûter £150.000.nt S’il en Notre confrère voudrait bien accepter nos reniercîmeuls.Il se trompe, cependant, sur un point.Il dit que la Vérité passe pour l’organe de Mgr l’archevêque do Québec.Notre journal n’a aucun droit I Mardi matin, vers trois heures, .doux à pareil titre.La Vérité est soumise à trains chargés de pèlerins, en route pour l’autorité ecclésiastique, mais elle n’est Sainte-Anne, se suivaient sur le chemin ,, , ., , , do ter du Grand 1 rone.A l endroit appelé 1 organe do personne, ni dans lo monde I Cl,tig-S Roadi à dix.hait millos dc LVvLs, ecclésiastique, ni dans le monde politique.110 premier train s’est arrêté, et le second est venu le frapper avec une telle violence que quatre voitures ont été démolies.Los morts sont au nombre de quatorze et il y a une trentaine de blessés dont plusieurs décédé la semaine dernière, était membre I mourront.Parmi les morts sont MM.les de la caisse ecclésiastique Saint-Joseph abbésDignan, curé do Windsor Mills, et et de la Congrégation du Petit Sémi- Mercier, vicairo à Richmond.M.l’abbé naire de Québec.| Frs Desrosiers, cuvé do St-François-Xavier do Brompton, ost très grièvement blessé.Lo mécanicien et lo chauffeur du second train sont parmi les morts.M.le coroner Boileau a commencé une enquête.Affreux desastre •** Notre confrère et ami, M.Philippe Masson,rédacteur en chef de l'Ouvrier Catholique, do Biddeford, parle longuement, dans les deux derniers numéros de son journal, du roman de M.Tardivel, Pour la Patrie, actuellement sous presse.Masson nous fait trop de compliments pour que nous puissions reproduire ici les deux articles qu'il consacre à notre livre dont nous lui avons envoyé quelques pages.Mais si nous ne saurions mettre scs paroles sous les yeux de nos lecteurs, nous devons l’on remercier ; et nous le faisons do tout cœur.Le lîévcveud Monsieur F.H.Belau-curé de Saint Koch de Québec, M.ger Archevêché de Québec 4 juillet 1895.Nous lisons dans lo Moniteur, do Lévis, à la data du G juillet, ce qui suit B.Pu.Garneau, Ptre Secrétaire.*"* LA VERITE 8 être requis, et dans l’ignorance même y a l'intérêt public ordinaire à l'aire que l’intimé songeait à se plaindre connaître la croyance religieuse qu’ils de la Vérité.professent.Mais combien est-on plus Mais, dit le jugement de la Cour justifiable encore do s’occuper d’eux Supérieure, cela " ne peut cousti- sous ce rapport, lorsque ce sont eux-I'• tuer une rétractation, les commet!- mêmes qui, par leurs écrits et par t ai res qui l’accompagnent eu dé- leurs actes, attirent l’attention publique sur leur propre foi religieuse.Examinons un peu cet argument.Dans ce pays où des questions d’un Citons caractère religieux deviennent des 11 M.San- questions politiques, comme par exemple celle des écoles séparées, qui fait i'niera le droit des électeurs de recher- T‘11n1ÎYpI pt ^•lllV*lll^ ll= ons sont sur un pied d’égalité.IilllIlîVI U tjUUMlllx Qu peut être anglican, presbytérien, EN COUR D’APPEL j méthodiste, meuuonite, etc., do même qu’on peut être catholique.On peut épouser une femme d’une religion autre que celle que l’on professe soi-même, et ou peut élever ses enfants dans une croyance qui ne soit ni mère.la un citoven canadien i—le seul que l’on apporte ! d’abord les (Suite.) Ces articles violents étaient rédigés dans le but prémédité de soulever les catholiques contre ceux qui celle du père, ni celle delà exercent l’autorité religieuse et de | Dans tout créer la dissatisfatiou.Ou y trouve ne relève que de Dieu et de sa cous tout ce que les adversaires de cette | cience.Eglise ont dit contre elle, en d'autres temps, et ont jugé être de lui faire le plus de tort.L’intimé était le directeur de cette ! 4 ‘ tmisant absolument l'effet ce commentaires : val le veut-il nous dire quel nom on Mais, vu cette liberté donnée à i “ doit donner au catholique qui nature à tous, il est presque inouï de voir ' élever ses enfants dans 1 hérésie ?cher quelle est la religion professée I un anglican, un presbytérien, etc., “ Le cas de M.San val le est encore par le candidat briguant leurs sufFra- monter sur un tréteau et dénoncer sa “ pire que nous le supposions.’ < Ses • campagne.Il s’en vante, dans sa dé- propre religion.S’il le fait, il sera Quel a été Vullet de l’article de la claration, en disant (p.4) qu il a joue immédiatement regardé comme n'ap-j Vérité du S octobre .- 1 )e créer 1 im- ! 111011 et joue un rôle éminent dans cette partenant plus à cette religion ; discussion religieuse.M.St Louis, i créera lui-méme dans le public l’impression ou qu’il a changé de crov- jii’il a réellement toujours tien le k> octobre de -1 « ! Si un homme vont soulever l’opi-publiquc comme protestant, ;f dans un centre protestant, n’a-t-cn 1 pas droit de savoir s'il est vraiment ce qu’il prétend être ?! Si un journaliste veut faire une campagne religieuse, former une opinion publique, bafouer ce que les catholiques respectent en se basant sur qualité de catholique, n’a-t-on droit de discuter cette qualité qu’il se donne et de soutenir une ! lutte qu’il engage sur un tel te rain?! ! Dans le cas présent, nous soutenons respectueusement qu'après avoir rétabli les faits, la Vérité pouvait commenter des faits tels que 1 rectifiés, approuver ou blâmer selon le cas.Ces commentaires, portant sur des faits rectifiés, ne détruisaient pas l'effet de la rectification celui qui prétend réformer la religion catholique, eu s’appuyant bruyamment sur sa qualité de catholique.et qui veut opérer cette reforme en agitant l’opinion publique, on a le droit d’opposer les dvnvga-es réserves, etc., qui naissent de ses propres actes.Sans cela il n’y jaurait liberté que d’un côté.Nous concluons que le jugement est manifestement erroné sur ce point; que le tribunal inférieur aurait dû considérer que la rectification des le 13 octobre mettrait tout grief légitime et en consé- w w quvnce renvoyer l’action.Provocation — Compensation L.‘S allégations de l’Appelaut sous • chef sont prouvées d’une manière ^ , , „ .absolue, — nous pourrions dire sont Quant Elles sont de mise lorsque le fait er-1 ;Uimisc “ à mes enfants qui sont toutes tilles j roué que l’on rectifie a été publié par “ elles ont suivi la religion de leur,malice et sans cause raisonnable.il pression que M.Sauvai! être méthodiste de religion.W Quel a été " l’effet ” de la publies •xplieation 1 donnée par M.San val le lui-même ?i e pouvait | témoin de l’intimé, dit dans son té- M.Sauvai le était le directeur de cette campagne ; c’est lui qui la dirigeait et qui faisait les articles principaux, les articles programmes, " Appendice p.13 ligues - et 3.Eu présence de ces attaques pas- 11 moignage.i ' AllCC, OU t appartenu à une a ivre Et prrsoime ne peut sérieusement De taire disparaître cette impression sv plaindre d'une impression qui est q,u il appartenait à la religion iiiétho de 1 Intime, le produit de ses propres actes.N'est- ‘ce pas réellement le cas présent ?Nous maintenons respectueusement que.dans les circonstances ou énoncées ci-dessus, l'Appelaut pou dis te.l’eifet "|lias Les commentaires ont-ils de faire renaître 1 impression que M.Sauvai le était méthodiste ¦ Evident- sionnées,révélant une grande animosité chez celui qui les dirigeait les écrivait, et en présence du fait tout à coup révélé que ce “directeur" faisait baptiser ses enfants dans religion méthodiste, ne pouvait-on à cette Eglis penser, de bonne toi, que 1 Intimé religion de sa femme et de ses enfants n'appartenait pas à la religion catho lique ?Cette conclusion ne venait-elle pas comme l'accompagnement ; ordinaire de semblables faits ’ ment non.Personne ne peut le prétendre sérieusement.Alors comment 1 et en quoi peuvent-ils détruire l’elièt de la rectification vait croire, de bonne loi, que M.Sau- vai le qui portait de si rudes coups à la l'Eglise catholique, n'appartenait pas se, mais appartenait û la | L'eü’et de la reproduction de l'explication donnée par M.Sauvalle a été de mettre sous les veux des lec- licet ificati'Ul leurs de la Vérité les laits tels qu'ils suffi ;; Sont réellement.Les commentaires ! ne niant pas la véracité de ces faits ! ire.An contraire.I A La bonne foi u'aurait pas exonérer l'Appelant, si.lorsqu’il lui M.l'abbé Archambault dit ; tlU ^;t cluo ’ia deduction tiree par lui ne peuvent les détrui Q.—Croyez-vous que le fait de faire n était pas juste, il eut persisté à la baptiser ses enfants par un ministre .maintenir.de la religion de sa femme, lorsque ! Mais loin de la .Des le numéro cette femme est protestante, puisse suivant de la I érué.savoir celui du donner au public le droit de croire ^ octobre (pièce 15 du dossier) que le mari de cette femme est un 1 Appelant a publie mot pour mot protestant ?l'explication donnée par l’intimé en K.—Si déjà il y a d autres présomp- réponse au Irite 11 itness, dans le C i-lions.Ajoutez présomption à pré- nada-Kevuc du x octobre.Cette expli-somption ça fait déjà une demi- ca^ou cst comme suit : preuve.Si quelqu’un ignore que la partie contractante est un catholique ou un protestant, et qu'il voit cette partie contractante faire célébrer son mariage devant un ministre protestant et élever ses enfants dans la re- i les commentaires prennent les faits pour vrais, admettent la vérité de l’explication donnée par M.Sauvalle, ÿ j puisque 1 écrivain de la Vérité en fait la base d’une autre critique.Le tribunal a-t-il voulu donner à! comprendre que cette rectification, > aurait dû être ! I accompagnée d’excuses, de ce que l'on appelle souvent en ce pays “ apologie I * V * pour être acceptable, i une faits publiée répondrions fm \ Nous “ Par respect pour les lecteurs du “ Canada-Rev ne je tiens à repousser j alors qu’une rectification existe et a “ l’accusation qui a été portée contre ] son plein effet sans cet accompagne* “ moi d’usurper le titre de catholi-! ment.Tout dépend des circonstances.“ que pour discuter la question reli- Les excuses sont pour la sensibilité ; “ gieuse.J'ai été baptisé catholique, elles ne changent rien à la chose.Cl ligion protestante, il peut de bonne je suis et je reste catholique foi croire que cette partie est protestante ; car qu'est-ce qui peut lui faire croire qu’elle est catholique ?pour “ mère qui est protestante.” Voir Mais, ici, savoir si un homme est catholique Canada-Revue S oct.(pièce du dos- seur.Il avait déversé l'injure à pleine ou protestant, il faut que je lui voie sivr, p.252, et la Vin't-1 du 15 octobre colonne contre M.Tardivel ; exercer un acte de catholique ou pro- 1892, pièce 15 du dossier), testant.Si je vois un catholique n’ex- Si quelque lecteur de la Vérité, a pu ercer aucun acte de religion m ca- croire, le 8 octobre, par suite de l’ar-tholique, ni protestant, de bonne foi tide de ce journal, que M.Sanvaile je puis croire qu’il est protestant sans ' était méthodiste, il n’a pas pu le l'injurier, car ou peut être protestant croire après la reproduction de l'eu-sans avoir le mépris public.D'un trefilet ci-dessus.autre côté, si, de fait, je lui ai vu M.Tardivel devait à M.Sauvalle publique ses affaires faire des actes de protestant, comme le rétablissement des faits dans leur " Et catholique nous le sommes, le fait de se marier devant un minis- vérité II l’a fait.s’écriait-il.'S.Il est admis dans la déclaration , même, que l'intimé est rédacteur-en-i.M.Sauvalle était l'agrès- j chef du Canada-Revue.Il est admis que l’article” Torque- ct il mada-Tardivel ” et les articles “ TIu- 1 continuait à le faire le 15 octobre un ont été publiées ! quisition moderne ” j par le Canada-Revue.11 est admis, et apparent par les dates que l’article 11 Torquemada-Tardivel ” a été publié par le Cana-M.San- \da-Rcvuc le 1er octobre 1892.—savoir moment même où son adversaire publiait sa rectification.Il avait droit j au rétablissement des faits ; il n’a-1 vait droit à rien de plus.N'était ce pas lui-même, i i semaine avant l’article de la 1 é- ralle.qui avait soumis à la discussion ; de religion ?i rité.une Il est admis et évident par les da- El le 8 octobre 1892, il ! tes que le 8 octobre 1892, au moment donnait au public cette explication même où la Vérité publiait son article, reproduite plus haut, concernant la le Canada-Revue déversait injure sur religion de sa femme et de ses en- injure sur M.Tardivel, dans une es-fants ! Dans ce pays peuplé par des poème héroï-comique, races d'origine et do religion diver- ^ 011 cst ^0TC“ constater qu< ses, la question de la croyance religieuse chez les hommes publics cesse souvent d’être une question do vie vement, rendait justice à son ad\er rectifiant les faits, M.Sau* tre protestant, je puis, de bonne foi, Il est bon de remarquer que la Ducroire qu’il est protestant.(Appen- rite, bien que portant la date du 15 dice de l’Appelant, p.9, lignes 27 et octobre, a cependant été rédigée entièrement le dix et le onze, imprimée Et ce témoignage n’est point con- le douze et répandue le 13 octobre tredit.Au contraire l’un des témoins , 1892.Il y a une admission précise même de l'intimé, M.St-Louis, admet de ces dates.Voir pièce 24 du dos-presque la même chose.( Appendice sier.de l'intimé p.9 lignes 37 et suiv.) Dans notre pays, il n’y a point de été signifiée que le 11 octobre, on religion d’Etat.La loi civile laisse‘voit que la publication de la rectifi-aux citoyens la liberté la plus abso- cation a précédé la sommation jndi* lue de professer telle ou telle religion jciaire.L’Appelant a publié la rectifiât d’en changer même.Toutes les re* t cation par esprit de justice, suiv.) lo 15 octobre 1892 au moment même où M.Tardivel, de son propre mou- lds saire eu valle continuait dans son journal la publication du libelle en vers dans lequel l’Appelant est désigné sous le Comme l’action du demandeur n'a privée.Les protestants comme exigent une représentation dans le cabinet provincial et les catholiques comme tels exigent une représentation dans le cabinet fé léral.Lee jour- nom Torquemardivel.sans en nalistes sont des hommes publics.Il t-^
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