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Titre :
La Vérité
Journal d'idées, celles de son fondateur et propriétaire, Jules-Paul Tardivel, La Vérité était fidèle aux enseignements de l'Église catholique, indépendante des partis politiques et vouée à la défense du Canada français.
Éditeur :
  • Québec,1881-1923
Contenu spécifique :
samedi 14 décembre 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Vérité, 1895-12, Collections de BAnQ.

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J N fSufttongtiAy 1er anv M _ ' rlh“l**kj"’llf.1111v1 di 14 Décembre 1805 ISieme ANNEE Ko 20 LA VÉRITÉ AVIS abonnements Toute demande de eliaugcuicnt d’adresne doit être aceompagnee de l’ancicnnc adresse tlsnada et Ktatn»lJiilWe $2. haul % %; ^ t ^ H répète, pour la dixième foi-, que cé roman à un anglais protestant,Houghton, ValUyfidd s exprime comme suit : L but politique, bien qu'ou ait dit le coq.sont los provocations inutiles do la Vérité m^m0 * uu tout uu groupe 6 « Quant à l’ouvrage de M.Tardivel traire.Nous no serions nullement surpris qui ont m e M.BowelI dans l’alternative déPutl$3 protestants I Celui qui occupe noaa ne ,e connaissons que par les éloges do le voir remplacer sir MacKonzie Bo-do remplacer M.Angers ou de passer ^ première place dans 1 action, après1 qU0 nous avons vus dans la Vérité et les well à la tête du cabinet d’ici à quinze pour uu homme fuible.Nous mettons M.b héros, Lamirande, c’est Vaughan, journaux conservateurs, et la critique jours.Sir Charles a certainement une qua-Joncas au défi de citer quelques-unes de 'anglais et non catholique.Dans tout le * qu’en donne hier soir le ÎTifnes*.I lité que Sir MacKenzie n’a pas : il a de la cos prétendues provocations qui n’exis* livre, pas un seul rôle odieux n’est attri- D après le Witness, Pour la Patrie est poigne.Avis à qui do droit ! L’honorable M.Angers répondu à cette adresse avec un tact parfait et une grande et consolante énergie.Nous signalons les passages suivants do son discours: M.Joncas termine son article par la déclaration homérique que voici : “ A l’avenir M.Tardivel pourra mentir tout à son aise à notre sujet, car nous refusons do continuer la discussion avec un adversaire qui nous fournit une preuve aussi évidente de sa mauvaise foi.” “ J’espère quon rendra justice aux catholiques du Manitoba qui sont des nôtres.Je vous assure que si le gouvernement piésonto une mesure réparatrice convenable je serai dos premiers à l’appuyer.Mais que justice se fus-e, uu jour ou un autre, Cela u est pas douteux, ce n’est pas par les hommes d’aujourd’hui, ce sera par ceux de demain .Lo temps n’est pas arrivé de faire la grande agita-» lion.Notre attitude est toute d’expectative.Mais si nous sommes déçus dans nos espérances, alors lo temps sera venu de réclamer avec encore plus d'insistance.” Lo Club voulait offrir un banquet à son patron.M.Angers a remercié le club mais a refusé cette offre.u Quel pain pourrions-nous rompre maintenant ?a t-il dit.Celui do la veille l II vaut mieux rompre celui do la victoire.” Ou a beau dire et beau faire, M.Angers a derrière lui, non seulement tous les indépendants, mais la masse du parti conservateur.Avis à qui do droit, encore une fois ! Tout en déclarant que le remplacement «le M.Angers n'est pas nécessaire, M.Joncas affirme que les provocations inutiles de la Vérité ont rendu ce remplacement nécessaire, puisque M.Bowell doit remplacer l’ancien ministre do l'agriculture «'il no veut pas donner une grande preuve de faiblesse I N’ost-co pas tenir un langage qui est de naturo à pousser M.Bowell à remplacer M.Angers ?N’est-ce pas le justifier ou du moins l’excuser d’avance?N'est-ce pas là, en un mot, aider lo gouvernement à remplacer M.Angers ?Certes oui.Eh bien ! voilà la prouve de notre accusation.Elle nous est fournie par M.Joncas lui-inômo dans l’article où il nous traite do monteur et do calomniateur 1 Si Nou seulement nous établissons, par ses propres paroles, quo M.Joncaa cherche à faciliter LA VERITE 4 Nos Immortels ! “ Quelques mois plus tard, je vous “ Pendant un court séjour que je expédiai ma conférence sur Rouen, faisais récemment à Bos/on, j'eus oc-Pitres, etc (1).—comme pièce probante casion de me procurer la superbe de mon passage en ces endroits.Il éditiez# eu neuf volumes, illustrée, m’avait été d’ailleurs facile de me que la maiso/i Ticknor et Fields a renseigner.J’étais porteur de lettres publiée de la biographie désir AVal-de recommandation auprès du sa- ter Scott, par John Gibson Lockhart vaut abbé Vaurabourg, curé et his- ’ et dédiée torieu de Pitres.(.2) L’excellent abbé Hawthorne.fit plus que (te m’accueillir gracieu- | “ Cette biographie, si remarquable sement ; en peu de jours il m’avait 'pour son ampleur, sou exactitude, et déroulé les annales de cet antique j surtout comme œuvre littéraire, de I n'a pas la corne fendue bien haut, et village, populeux jadis, choyé des rois vrait être encore plus connue qu'elle et des évêques, fameux, même au ¦ ne l’est au Canada : telle est l'idée qui dix-neuvième siècle, et maintenant m'inspira la présente étude." simple paroisse avec une population d’à pnue mille âmes, et dont la décadence a fait dire à un vieux chvo- Eoasit in exegui nominis moine compare I "Walter Scott.L’écrivain de Spencer Grange dans ne qui suit dépeint l'orignal : “ Les oreilles ont près de douze pouces de longueur, et quand il marche, la corne de ses pieds est fendue si haute qu’elle se divise en deux lorsqu’il met le pied à terre (5) Nous avons vu dans les précédents articles comment M.Lemoine opère, dans le domaine des lettres, avec des ciseaux et de la colle.Nous allons aujourd’hui étudier quelques-unes des choses qu’il a faites eu maniant la plume, et.si quelque journaliste, après avoir examiné ce que je vais mettre en relief, s’obstine à prétendre que l’écrivain de Spencer Grange est une nullité, c’est, ma foi! qu'il “ veut faire, comme dit Théophile Gautier, de l'originalité de parti-pris pour coutre-carrer l'opinion générale.” Non, M.Lemoine n'est pas une nullité ; an contraire, il est, si je puis dire, une immensité.Tout est immense chez cet écrivain, et il suffit de feuilleter un de ses ouvrages pour se convaincre de ce que j’avance.Ouvrez ses Monographies et Esquisses, par exemple, et dès les premières pages vous verrez des choses incommensurables.Celles qui frappent surtout dans ce volume sont deux dédicaces écrites en.français.Aussi, je ne connais de plus grand que ces deux spécimens de la littérature nationale que l’humilité de leur auteur.Sans exagération.les dédicaces eu question sont presque aussi énormes dans leur genre que l’était dans le sien la tour de Babel.et ce qvi m'autorise surtout à les comparer à ce colossal entassement, c'est qu i! y a dedans du français, de l'anglais, du latin, de l’ira-quais, du sauteux, du micmac, c'est que l'ou y retrouve, enfin, la confusion des langues Voici la première de ces énormités : “ A MONSIEUR XAVIER MAR- MIER “ De l’Académie Française “ Quand vous m'accueil/zer sous votre toit hospita/zer, j'arrivais, si vous vous en rappe/ez, d’un pèlerinage au berceau de mes ancêtres français, à Pitres, près de Pout-de-l’Arche, en Normandie — “ station militaire sous les Romains ”, a écrit l’annaliste de Pitres, aussi bien eue résidence mérovingienne, palais et chateau-fort pour les princes de la deuxième race, néanmoins ravage au neuvième siècle par les féroces «-or -«aires du Nord dont les caravelles remontaient la Seine, au point que l’effroi public se traduisait par cette prière suprême, ce cri du peuple : “ A furore Nurrnannorum libéra nos, Domine.— Voilà ce que m’en dit l’histoire.” A furore Normannorum libera nos, Domine ! Comme il faut être un subtil érudit pour savoir amener si bien à point de pareilles citations ! Et comme il faut être un grand styliste pour faire des phrases aussi concises et aussi harmonieuses que celles qu’on vient de lire ! Quoi qu’il en soit, si jamais un mortel a dit du fond du cœur libera nos, Domine, c’est bien M.Marinier en se sentant coller comme dédicace un pareil emplâtre.Une chose certaine, c’est que la citation que j’ai mise en lumière est grande comme M Lemoine lui-même, et, à moins d’avoir sous les yeux un tel mammouth, on ne pourrait y croire Mais continuons à lire la première dédicace des Monographies et Esquisses : par elle à Nathanic/ • • • Ce qui veut dire, je suppose, que, lorsque l'orignal ne marche pas, il qu’elle ne se divise pas en deux lorsqu’il a le pied levé.“ On se figure l’amoureux Horatio, le futur amant de la séduisante, mais sanguinaire Lady Hamilton, le boulevard de la Grande Bretagne, le vainqueur d’Aboukir ".(ü) 11 y a une longue page de ce galimatias, à la fiu de laquelle M.LeM.Fréchette à mqueur : viculum." Lady Hamilton, le boulevard delà Et M.Fréchette, gonflé d’une ‘ guidance qui menace a chaque | G-rande Bretagne, et par-dessus le marché le vainqueur d’Aboukir ! .4 mm, J ; i le tambour rn éclatant d?rire.ouirec instant de le faire éclater, n'a pas refusé la dédicace en question, s'est | ^ avais je pas raison de vous dire que M.Lemoine est une immensité ?Plaisanterie à part il y a trois grandes pages d'un pareil style adressées à M.Marinier, et la hu de ce charabia n’est pas moins monumental que le commencement,comme laissé tout béatement appeler membre de l’Académie française ! “ Plongez votre regard sur la mer Devant une telle audace, ou se de-1 des âges : voyez cet homme alerte, mande lequel a été le plus sot, de M.| athlétique, injambe.Fréchette ou de M.Lemoine ?vous pouvez en juger : “ Il m’est venu à l'idée de réunir quelques silhouettes historiques des differentes écoles de nationalités diverses; d'y intercaler des données sur les sociétés scientifiques et les hommes éminents qui out prêté le prestige de leur position officielle au nouveau mouvement littéraire qui s'est fait dans le pays, ainsi qu'à collection et conservation de nos archives nationales.” Et, après la lecture de ce qui précède, on trouvera encore des jobards et des pleutres pour m’injurier parce que je fais mon possible pour empêcher que des grimauds comme M.Lemoine fassent croire en France que les Canadiens sont des idiots ! Je vous avoue que si je n'avais pas au suprême degré la religion des lettres, si je n’avais à cœur surtout l’avancement intellectuel de mes compatriotes, je serais, dans ma croisade contre les pirates et les imposteurs, bien des fois tenté de déposer les armes.Mais qu’ai-je dit ?il ne m’est plus possible de désarmer.Je ne puis pour aucune considération laisser ma tâche inachevée.Au contraire, il faut que je combatte avec plus d’ardeur que jamais, il faut que je plante, coûte que coûte, le drapeau de la critique sur la scène de notre littérature, comme à la brèche d’une citadelle prise d’assaut.Cela dit, voyons la seconde dédicace qui brille dans les Monographies et Esquisses : elle enfonce dans le troisième dessous tout ce qui a été publié sur la terre et sur.l’onde.La voici, la seconde dédicace.Regardez-la bien.La voici : “ A MONSIEUR LOUIS-HONORÉ FRÉCHETTE “ De l’Académie française " Peut-on rêver quelque chose de plus renversant, de plus épatant, de plus ébouriffant, de plus étourdissant, de plus horripilant, de plus abracadabrant ?Lisons maintenant les lignes qui accompagnent le placard ci-dessus.C’est rimé comme de la poésie, mais ce n’est assurément pas de la poésie : Il faudrait être ingambe pour rat-Assurément, M.Lemoine n’a pas Itraper le talent que M.Lemoine a été aussi maladroit qu ou pourrait le ( dû avoir dans sou enfance, croire : il savait bien que M.Fréchette n’était pas de l’Académie ; il “ Notre ami, M J.U.Gregory a décrit une de ses chasses en Floride, oû sou compagnon eu tirant, attei-en obtenir quelque faveur, et son Ignit une vache heureusement, sans encens n’a pas été perdu, puisque.|^a *uer • V) irrâce au lauréat, il est devenu le implement voulu l'encenser pour a si Bien que M.Lemoine prétende que la halle de l'ami de M.Gregory atteignit heureusement la vache eu président de la section française de la Société Royale du Canada.M.Lemoine président de la section française de notre Académie ! question, je suis porté à croire que la pauvre bête n’a pas dû trouver cela S’il y avait une section iroquoise de son goût, de cette institution, ou comprendrait „ i «r T • , “ Tel se lit l'histoire du sportsman facilement que il.Lemoine put eu des jours qui ne sont plus, tracée sur être le président.Mais qu’il ait été à les os, le bronze, les restes de ses la tête d’un groupe de littérateurs {banquets.”.(8) écrivant en- français, c’est aussi inconcevable que désolant.Oui, c’est désolant, et, malgré tout, nous ne pourrons nous empêcher de rire tout à l’heure.Effectivement, nous allons nous amuser un brin en lisant encore J’aimerais à voir une histoire tracée sur les restes d’un banquet, sur des croûtes de pain, par exemple.Ça doit être très curieux.“ Lyell prétend que les armes en pierre et les ossements déterrés hors quelques passages que M.Lemoine|,/M /,/ de la Somme, en France, accu- a écrits tout seul, sans la coll abo-1 sait une antiquité d'au moins cent mille ans.” (9) ration de ses ciseaux.Les citations que je vais faire sont prises dans Y Album du Touriste et d ms Pêche et Chasse au Canada.Hors du lit delà Somme, c’est un peu vague, ça, M.Lemoine.D'après cette expression, les choses préhistoriques dont parle Lyell auraient pu " Le saint homme avait mieux à I tout aussi bien être trouvées au pied faire qu’à admett re à son intimité un | de la Côte à-Coton.Hors du lit de la espiègle écolier de dix ans.“Je me rappellerai jusqu’à ma dernière heure l'énorme cadran dans sa vitrine, dont le balancier oscilla au moins un quart de siècle, sans perdre nne seconde, au même endroit, c’était admis : avancer le contraire, eût été, à mes yeux, le fait d’un mécréant.Un simple siège non bourré, un petit prie-dieu, placé en dedans du chœur, près de la balustrade, du côtél Tue 1® sport se fit introduire par du banc d’œuvre l'attendait chaque M.Long le fusil Lefaucheux.Une dimanche (3) dure opération, tout de même.Voici la première : Somme il y a tant de marge, voyez- vous.Il s’agit à présent du fusil Lefau-cheux : “ En 1854-55, M.Long, excellent armurier de Londres, l'introduisit au sport (10) Ce qui revient à dire, n’est-ce pas Que dites-vous d'un cadran qui “ Nous ne savons pas si tous ces va, chaque dimanche, se mettre en célèbres hôtels de France, décrits par prières, dans le chœur, près de la Monte-Christo, Alexandre Dumas et balustrade,du côté du banc d’œuvre ?consorts.” (11; Qu’on remarque qu’il n’est plus question de ce cadran dans les lignes | Pirée pour un homme, M.Lcmoiuc ci dessous : Comme le singe qui prenait le prend Monte-Christo, le principal héros d’un roman de Dumas, pour “ Son esprit était calme et serein sa figure douce et conciliante, avec | un littérateur.une indifférence parfaite, s'il mourrait ou s'il reviendrait (4) Pauvre M.Lemoine ! dites-moi (5) Chasse et pèche, page 26.(6) L'Album du Touriste, page 46.(7) Chasse et pêche, page 67.(8) Chasse et pêche, page 5.(9j Chasse et pêche, page 3.(10) Chasse et pêche, page l7 (11) L’Album du Touriste, pagô 332.Je suis bien certain que M.Lemoine n’en reviendra pas, lui.(1) Edinburg-— Rouen — York— Glimpses^ Impressions—Contrasts.—" P.G.Delisle ” publisher.(2) Notice sur Pitres, par A.Vau-rabonrg, curé de Pitres, Dubuisson & Cie Imprimeurs, Paris 1876.(3) L'Album du Touriste, pages 287, 288.(4) L'Album du Touriste, page 51. 14 DECEMBRE 1895 LA VERITE 5 milices célestes, et de Saint Augustin J grès appartiendra de droit à l’évêque évêque d’Ilippone et docteur de VE- dans le diocèse duquel il sera tenu, glise, qui, après avoir suivi la doc- Le Comité Central Exécutif assistera trine des Manichéens dont la Franc-Maçonnerie a fait revivre les erreurs, se convertit à la foi catholique et fut l’un de ses plus ardents défenseurs.CHAP.2me donc pourquoi vous avez voulu vous faire écrivain?Il vous était pourtant 6i facile de ne pas écrire, vous qui ue saviez ni l'anglais ni le français.pour la privilèges et les concessions—Où et comment la Maçonnerie trouve les sommes nécessaires etc.L’argot maçonnique — alphabets maçonniques—les chiffres symboliques—visiteurs et visiteuses etc Au profit de qui sont épuisés l’industrie,l’agriculture et le commerce ?Contracts et concessions—les sociétés de navigation—les grandes maisons commerciales — les banquiers, l’évêque, et dans la séance d’inauguration on élira un bureau de Présidence.Art.12me—Les mémoires, relations ou discours pourront être lus et prononcés pendant le Congrès dans toutes les langues adoptées pour le service télégraphique international.Art.13me—Les actes officiels du Congrès seront publiés en français par les soins du Comité Central Ex-cutif.Une dernière citation bonne bouche : “ En septembre, les orignaux se battent entre eux à outrance, avec leurs cornes ; mais ils n’emploient leurs pieds de devant et de derrière défendre contre les chiens, aveut de cette sorte administrer I • • Art.5me—L’organisation générale du Congrès est confiée Central Exécutif dont les membres résident à Rome.Dans chaque nation on formera un Comité National pour recueillir les adhésions et les propositions pour le Congrès et dans le but d’envoyer au même Congrès, le plus grand nombre possible de personnes compétentes dans l’étude des dogmes et des œuvres maçonniques.Les Comités nationaux pourront former un ou plusieurs Sous-Comités régionaux pour les aider.Art.Cme.—Les Sous-Comités régionaux correspondront directement avec le Comité national respectif, et ce dernier avec le Comité Central Exécutif.A cet effet, un secrétariat est constitué auprès du Comité Central Exécutif, avec lequel ou peut correspondre dans toutes les langues adoptées pour le service télégraphique international.Art 7me—Les membres du Congrès se divisent eu membres d’honneurs, actifs et adhérents.Les membres honoraires sont nommés .par le Comité Exécutif sur la que au Comité pour se et poL des ruades à éreinter uu bœuf ”.(12) etc • • • La Maçonnerie et la paix armée— la propagande maçonnique dans l’armée—les prisonniers de guerre et les blessés—les ambulances militaires pour les blessés en temps de Comme on le voit, les orignaux de M.Lemoine peuvent administrer des ruades tout aussi bien de leurs pieds de devant que de leurs pieds de dur- On considérera comme traduction officielle des Actes du Congrès, seu- =uorro etc lament celles qui auront reçu l’ap- Politique ambiguë—humiliations probation du Comité Central Exécu- nécessaires — alliances imposées — traités inutiles pour les pays contractants—l’équilibre européen, etc.—les colonies etc.riere.En tout cas, ils n’emploient que les pieds de derrière et les pieds de devant pour se défeu dre contre les chiens, les pieds qu’ils peuvent avoir leur étant d’aucune • • • tif.Art.14me—Lis membres honoraires et actifs auront droit à un exemplaire yratis des actes du Congrès ; les membres adhérents qui désireraient posséder cet exemplaire devront verser 10 fr.à leur Comité national.ailleurs utilité.C’est le temps de répéter, avec une ne Persécution de l’Eglise — sociétés catholiques traitées comme sociétés subversives—la sécurité publique-— la liberté — la censure de la presse catholique etc Garanties d’égalité dans les juges —changement et retraite.Projets de la Maçonnerie pour l’avenir.variante : A furore Lemoinorum libera nos,Domine.W.Chapman.• • • DEUXIÈME PARTIE Travaux du Congrès.(12) Chasse et péclie, page 2(i.Art.15.—Les travaux du 1er Congrès autimaçonuique international ont pour objet.a) Etude théorique de la Maçonnerie.b) Conclusions pratiques pour la combattre.Les travaux seront divisés eu quatre sections.lo Doctrines maçonniques.2o Action maçonnique.3o Prière.4o Action anti-maçonnique.CHAP.1er Etude théorique de i.a Maçonnerie 1ère Section.Doctrines maçonniques.Doctrines religieuses dont s’est inspirée la Maçonnerie — Leur enchaînement.Fins de la Maçonnerie, conditions de son développement.2me Section.Action maçonnique.La Maçonnerie secte religieuse— Sou but et ses moyens—Sa tolérance pour tous les cultes hétérodoxes—Sa guerre au culte catholique—Confiscation des biens ecclésiastiques — droit d’accroissement—lois ecclésiastiques.Mariage et funérailles civiles—La Crémation.La Maçonnerie société politique.—La Maçonnerie dans les Gouvernements, dans les Parlements et dans les administrations publiques.La Maçonnerie et la question sociale.La République Universelle—Antipatriotisme de la Maçonnerie— Moralité des moyens—La Maçonnerie Association civile — L’Egoïsme.L’homme, la femme, l’enfant dans la Maçonnerie.Action indirecte exercée par la Maçonnerie sur les autres institutions (sociétés récréatives, tir à la cible, sociétés de sport, sociétés ouvrières de secours-mutuel,sociétés de bienfaisance, sociétés politiques, l’assistance publique etc.) L’Ecole—Les écoles élémentaires, les écoles secondaires, les Universités, les professeurs,;ics étudiants, les camarades etc Administration maçonnique—Les PROGRAMME GENERAL CHAP.2me Conclusions pratiques pour combattre LA MAÇONNERIE 3me Section.Prière.Prières publiques et privées pour la conversion des francs-maçons — association de prières parmi les catholiques — pieuses pratiques que l’on devra établir dans ce but (par exemple une messe quotidienne pour la conversion des maçons ) 4me Section.Action antimaçonnique.Encycliques pontificales et lettres pastorales traitant de la Franc-Maçonnerie—Organisation et fédération universelle des forces anti-maçonniques—conversion de francs-maçons; défense et secours assurés aux convertis ¦— associations de secours-mutuel — corporations des arts et métiers.Comité international dans les malheurs publics — concours du journalisme et de la presse périodique — publication et diffusion des œuvres anti maçonniques— propagande populaire—bibliothèques circulantes—conférences populaires— encouragements et prix pour l’action anti-maçonnique — autres moyens pratiques pour combattre la Maçonnerie.Rome, le 29 septembre 1895.Fête de Saint Michel Archange.Le Comité Cental Exécutif.Pour le icr Congrès nntimaçon-nique international Nous recevons du comité central exécutif du 1er congrès anti maçonnique international, siégeant à Rome, le prospectus suivant que nous nous empressons de reproduire.Il faut espérer qu’il se formera au Canada un comité national afin que notre pays soit dignement et efficacement représenté à ce congrès qui, n’eu doutons pas, sera de la plus haute importance.Nous avons à peine besoin de dire que la Vérité, qui combat la franc-maçonnerie depuis plus de quatorze ans, adhère de tout cœur à ce projet de congrès.Noue ferons tout en notre pouvoir pour y avoir un représentant attitré afin que nos lecteurs soient tenus au courant des travaux de cette importante réunion.PREMIERE PARTIE Règles générales proposition des Comités nationaux, parmi ceux qui sont les premiers par leur autorité dans le champ de l’action catholique.Les membres actifs sont ceux qui interviendront au Congrès et prendront part à ses travaux, soit de leur propre mouvement,, soit délégués par les Comités Nationaux, soit comme représentants des journaux, ou associations catholiques.Les membres adhérents sont ceux qui,sans intervenir personnellement, coopéreront par leurs offrandes à la bonne réussite du Congrès : cependant ils pourront envoyer leurs travaux.Les dames peuvent être inscrites dans cette dernière catégorie.C1IAP.3me CIIAP.1er.— But et caractère Art.1er.— Par l’initiative et les soins du Conseil Directif général de l’Union anti-maçonnique dont le siège est à Rome, un Congrès international anti-maçonnique est convoqué à une époque et dans un lieu à fixer.Art.8me—Aucune cotisation ne sera imposée aux membres honoraires pour prendre part an Congrès, les membres actifs y prendront part en faisant une offrande de 10 fr.et la cotisation sera facultative pour les membres adhérents.Art.Orne—Les Comités nationaux verseront à la Caisse du Comité Central 10 fr.pour chaque membre non honoraire ayant droit à un exemplaire des actes du Congrès Art.10me — Toutes les dépenses générales duCougrèsjsout à la charge de la Caisse du Comité Central Exécutif, les dépenses de publicité faites dans chaque Etat, sont à la charge de Comités Nationaux.Pour subvenir à ces dépenses, en outre do percevoir les cotisations des membres adhérents on pourra faire des quêtes, ouvrir des souscriptions, ou se servir d'autres moyens selon l’opportunité.Art.2me.—Le but du Congrès est de faire connaître à tous l’immensité du mal moral et matériel causé par la secte à l’Eglise et à la société : et chercher un remède dans une ETUDES Religieuses, philosophiques, historiques et littéraires Sovimaire de la livraison du 15 novembre 1895 : I.—Pasteur et son œu\ re, par le P.H te Martin.II.—Les Origines de la Bible latine.Traduction nouvelle de saint Jérôme.Formation de la Vulgate [troisième article], par le P.L.Méchineau.III —Le Centenaire de l’Institut.25 octobre 1795 — 25 octobre 1895, par le P.Et.Cornut.IV.— La Mitigation des peines [deuxième article], par le P.J.Burnichou.organisation internationale permanente contre la Maçonnerie.Art.3me.—Le Congrès est essentiellement catholique ; comme tel il doit être inspiré par des sentiments de charité et d’amour frères égarés ; mais il admettra à ses travaux seulement ceux qui professent l’obéissance la plus absolue à l’égard de l’Eglise et de son Chef visible, le Souverain Pontife.Art.4me.—Le Congrès est sons la protection spéciale do la Très Sainte Vierge sons le titre de secours des Chrétiens et Refuge des pécheurs, do Saint Michel Archange Prince des envers nos CHAP.4mc Présidence et actes "officiels Art.lime—La Présidence du Con- • •• • 6 LA VERITE V.—Augustin Thierry.IL I contre les P.P.A.les orangistes ne dé- Nous ignorons entièrement ce qui a Ses critiques : Léon Aubineau ! truiront pas le fait que M.Gillespie, ca- motivé cette nouvelle sortie de la douce et l’abbé Gorini ; Ses corrections, tholique, crie “ Hands off Manitoba " et, i A propos du centenaire [10 no- S06 M.McGillirray, P.P.A.appuie : vembre 1895], (Suite et fin), par le le gouvernement.Ce sont les francs-P.H.Chérot.maçons, les orangistes et les P.P.A.qui luttent présentement contre le catholique Laurier pour rendre justice aux catholiques." A CARDWELL Minerve.Nous disons ailleurs, en réponse au Canada, comment so conduit l'élection dans Ontario-Nord.Voici maintenant co qui se passe dans Cardwell.Le candidat ministériel X Cardwell M.Willoughby.Le 7 du courant, il parlait à Orangeville, et voici comment il exprimé : “J'ai ditot écrit que je no contribuerais pas nu rétablissement des écoles séparées telles qu’elles existaient avant 1890.J'ignore si une législation quelconque doit être adoptée par le parlement.Le parlement ne sera peut-être jamais saisi de cette législation.A l’heure qu'il est des négociations ont lieu en vue du règlement de la question.Je vous demande do croire, qu'en ma qualité d'orangibto et de protestant je traiterai la question selon scs mérites lorsque le parlement en saisi.Je ne sais pas quelle Mira la nature do cotte législation, mais j'adhère X lu déclaration que j’ai déjà faite.Je no prends aucun engagement, mais je me laisserai guider par la nature de la législation proposée.Je le répète, je ne saurais tribun* au rétablissement du système des écoles séparées qui existaient avant 1890." Et c'est en face de semblables duel: lions faites par les candidats ministériels dans Ontario que la Minerve nous demande d'avoir confiance dans lu cabinet Bowell.En vérité la Minerve est ti exigeante ! #*# Sous le titre • " Le livre de M.Tardivel ”, la Patrie publie ce qui suit, dans son numéro de samedi : “ Le livre de M.Tardivel, Pour la Patrie, n'a pas fait grand bruit dans la province de Québec, parce qu'on savait qu’il était le produit d'un cerveau mala- VI.—Bulletin de physique.Expériences d’acoustique.Aluminium.Propriété de gaz, par le P.J.de Joannis.VII.—Mélanges et critiques.Un document contemporain sur Jeanne d'Arc.La chronique Moro-nisi, par le P.J.-B.J.Ayroles.VIII.— Tableau chronologique des principaux événements du mois, par le P.J.Br.ont 8 Ot t Il est vrai que le candidat grit dans Ontario-Nord, M.Giiiespie,qui est catholique, ne veut pas de loi remédiatrice et1 demande une enquête ; il est également ! dif.vrai que le candidat tory, M, McGilli-vray qui, d’après le Canada,est membre de la P.P.A., se présente comme partisan du gouvernement Bowell ; mais il est faux, comme l'insinue le Canada, que M.Mc Gillivray se déclare favorable à une loi réparatrice.Il évite de se prononcer ouvertement sur cette ques-Mais il a l'appui de M.Clarke Wallace qui répète, sur les hustings son discours prononcé, le 12 juillet devant les orangistes réunis à Ottawa ; lequel discours peut se résumer ainsi : 44 Je suis contre le rétablissement des écoles séparées à Manitoba, et si le gouvernement tente de le faire, je voterai contre le gouvernement : seulement, pourquoi se préoccuper d’une loi qui ne sera peut-être jamais présentée.” Et il ajoute que les orangistes et les membres de la P.P.A.peuvent voter en toute confiance pour M.McGilli vray, car son passé est une garantie pour Vaveuir.Or le passé de M.McGillivray nous le montre carrément hostile aux écoles sé- “ La Minerve, qui nage habituellement dans les mêmes eaux que l&Vérité, ne Va signalé que six mois après son apparition et encore u était-ce que pour amadouer M.Tardivel, car celui-ci ne se gênait pas de malmener M.Royal depuis quelque temps.“ Mais Pour la Patrie est en train actuellement d?faire du bruit dans les cercles anglais et aux dépens du gouvernement Taillon qui s’est permis d’acheter cinq cents exemplaires de cette tira le échevelée contre les libéraux, contre lis Anglais, contre les journaux émancipés, contre le siècle.l* Le Witness lui a consacré deux colonne*, ces jours derniers, et le Citizen d’hier dénonce le gouvernement provincial en des termes non équivoques,car il conclut au renversement du ministère actuel : Then the sooner that government is turned out of office, the better.44 Le Citizen est un vieux journal conservateur fort important, publié à Ottawa sous l’œil de M.Bowell et de M.Clarke Wallace.44 Cette excommunication majeure n’a pas dù être lancée à la légère.” LES SOCIETES SECRETES sera Il y a quelque temps, le Review, de Chicago, annonçait que le Saint-Siège tion.venait de décider, contrairement au sen- time ni de Mgr Ireland et des évêques d'Ontario co ru qui le suivent, que les affiliés aux trois sociétés secrètes condamnées ne peuvent continuer à payer leurs cotisations à ces sociétés afin d’en retirer les bénéfices.¦ira— Notre confrère n’avait pas donné le texte de ce document.La Franc-Maçonnerie démasquée, livraison de novembre, nous apporte ce document important.C’est une lettre adressée par la Propagande à tous les évêques des Etats-Unis.0|> LEGISLATURE PROVINCIALE “ Très Révérend et Illustre Seigneur, M Quelques uns des Très Révérends évêques des Etats Unis de l’Amérique du Nord proposent certain doute au sujet des trois Sociétés défendues, à savoir: Les Odd-Fellows, les Chevaliers de Pythias et les Fils de la Tempérance, pour s’informer si les catholiques qui y sont initiés doivent continuer à payer leur cotisation sans fréquenter les réunions, de manière à ne pas perdre le droit d’assistance que ces Sociétés dounent dans le cas de maladie ou de mort de leurs membres.“ Ce doute a été porté devant la Sacrée Congrégation du Saint Office, laquelle.par décret du 17 juillet 1395 approuvé par Sa Sainteté, répondait : Généralement parlant, ou ne le peut pas, et, dans les cas particuliers, il faut recourir à Rome." Au sujet de l’explication de cette loi par laquelle îes susdites Sociétés ont été condamnées, la Sacrée Congrégation fait remarquer que ce n’est pas une question de loi purement ecclésiastique qui n’oblige pas sous peine grave, mais c’est une loi naturelle et divine qu’on ne peut transgresser à cause du scandale.“ Archevêque de Larisse 11 Secrétaire de la Propagande.” Il y a quelque jours, M.Cartier député de Saint-IIyacinthe, appelait l'attention do la chambre et du gouvernement sur la nécessité qui exista, selon lui, de soumettre les sociétés do secours mutuel» à une législation spéciale.Se faisant l’écho des délégués d’une trentaine do cos sociétés réunis a Saint-Hyacinihe, il demande l'adoption d’une loi qui oblige les différentes sociétés do bienfaisance ou de secours mutuels à faire au gouvernement un rapport annuel de leurs opérations.Il y a actuellement,dit M.Cartier environ 75,000 mutualiste* recrutés principalement dans la ciasseagricolc et la classe ouvrière.Les sociétés de secours mutuels se répandent partout avec rapidité.Le principe de la mutualité est sans doute excellent, mais M.Cartier craint que beaucoup de ces sociétés no se préparent des mécomptes pour l’avenir, A cause précisément de leur extension si rapide.C'est pour empêcher un désastre que le député de baint-llyacintho demande au gouvernement d'imposer à ces organisations un certain contrôle pour en assurer la stabilité.**.M.Marchand a saisi la Chambre d'une singulière proposition.Dans un long pié-ambulo il constate que depuis 1974 il y a des déficits annuels et que la dette publique a toujours augmenté, au point qu'-aujourd'hui le service des intérêts absorbe la plus forte partie des revenus ordinaires.Il faut, dit-il, adopter une politique do retranchement et do rigoureuse économie et 11 examiner si les rouages compliqués et dispendieux do notre organisation provinciale ne peuvent utilement so modifier de manière à en simplifier le fonctionnement et à un diminuer la dépense, sans portai" atteinte à la position du notre province dans la Confédération Canadienne." Il prétend qu’une telle réforme no peut s’effectuer dans le concours des deux partis.Il propose donc “qu’un comité de onze membres de la chambre soit nommé pour étudier avec calme et patriotisme in situation du paye et reckon h jr sans esprit do parti les rémôJes à apporter à la situation le gouvernement actuelle les réformes à opérer, do ma-d’Ottawa l’entrée d.Vile dan» la Confé- niêre à aaaurer permanence do notre équilibre financier, sans recourir aux impôts." Il est certain qu il y aurait encore beau- Pourquoi s’occupe-t-on à ce point du produit d’un cerveau maladif ?La parées.Ou peut donc dire que s’il est élu il ne votera pas en faveur d’une 16- Patrie pourrait-elle nous le dire ?gislatiou réparatrice.Voilà comment “les francs-maçons, les orangistes et les P.P.A.travaillent pour rendre justice aux catholiques " I Il est vraiment humiliant de voir des Nous lisons dans le même numéro de la Patrie : dans notre Courrier de France que le Père Didon et l’abbé Lemire sont en faveur d’un congrès des religions à Paris en 1900.41 Voilez-vous la face, bon M.Tardi- 14 On verra journalistes canadiens-français se laisser duper à ce point.Si dans cette circonstance le Canada ue joue pas le rôle de dupe il en joue un autre plus humiliaut encore.Nous lisons dans la J/tnerve,à la date du 5 décembre : vel ! " Comme Léon XI11 s’cst prononcé nettement contre l'opportunité des congrès de religions, c'est plutôt le Père Didon et l’abbé Lemire qui devraient se voiler la face, si le Courrier de France de la Pairie ne les calomnie pas.Tiré du meme numéro de la Patrie : 44 A ceux qui ont aimé Alexandre Dumas, nous recommandons la lecture de Mon premier amour et YOdyssée de la 41 Dame aux camélias, ” que l’on trouvera dans nos pages intérieures.44 Ce sont de chers souvenirs délicieusement racontés." 44 Le séminaire de St-Sulpice vient de souscrire mille piastres pour le fonds de construction de l’hôpital Général anglais.“ Ou voit que la charité chrétienne, eu face des misères de l’humanité souffrante, n’hésite jamais à su prodiguer, par l'entremise de quelque croyance que ce soit.” Voici maintenant un autre exemple de charité chrétienne.Nous lisons dans la colonne suivante du même numéro de la Minerve : A travers la presse canadienne Sous co litre : LcJournaJ des Etudiants, le Courrier du Canada public co qui suit à la date du 9 novembre : une publicatiou qui devient passablement risquée.Au commencement elle paraissait inoffensive, mais les jeunesses qui ont leurs coudées franches ne ee gênent évidemment pas.“ A part les platitudes quo l’on rencontre dans chaque paragraphe, il y a encore une foule d'anecdotes dont lo ton porte à croire que ceux qui ou font le triage ont la délicatesse facile.“ Et pour des jeunes gens qui font mé tier de galanterie, ils sont diablement libres en paroles et en allusions." Nous lisons dans la Presse, de Montréal, à la date du 3 décembre : “ Sur la foi d’informations qu’il croyait exactes, le Moniteur du Commerce avait publié une information erronnée sur le compte d’un M.Jacques, marchand de cuir, de Québec.Dans une édition subséquente, il rectifia la nouvelle et fit apologie (des excuses).M.Jacques le poursuivit néanmoins a Québec devant un jury civil et obtint un verdict contre lui.Ce verdict a été annulé, samedi, par la cour de Revision, à Québec, où la cause avait été portée.” Comme on le voit, il n’y a que la Vi-riU qui ne gagne rieo à rectifier les faits ! “ La Vérité, qui connaît son public, ne perd jamais l'occasion d’entonner ses propres louanges.“ A force de voir M.Tardivel dire que la Vérité est indépendante (?) quelle seule est attachée aux " Voilà principes, qu'elle seule sauve la foi et les dogmes, qu’elle seule possède la lumière intégralement, qu’elle seule est logique, et qu’elle seule respecte la grammaire, ma foil ses amis finissent un peu par le croire.“ C'est une réclame comme une autre.“ Tout cela est aux dépens de l’humilité chrétienne et souvent de la vérité ; mais comme M.Tardivel réclame le monopole des vertus, se vanter soi-même ne doit pas lui être imputé à vice, quoique cela ne vaille guère, non plus que d’être vanté pat son curé.Cependant, - - nous devons ajouter qu'il lui arrive ra- Nous lisons dans le Canada, organe rement aujourd’hui d’être vanté par son J>leu d'Ottawa : neu- — Une dépêche de Saint-Jean, Terre-Neuve, en date du 10 décembre, mande que le premier ministre, M.Whitcwuy.est parti pour le Canada.On croit qu'il s’on vient discuter avec •*e curé.dération.I “ Alors, il faut bien qu’il y supplée, f* Tous le» arguments du Cultivateur ct certes il n’a garde d’y manquer." LA VERITE 7 pleine lumière, c'est la cause véri- confiance qu'il répond négativement à cos table do la suppression des Relations des questions.Jésuites do la Nouvelle Franco, on 1673.Lo Pape Clément X ne les a pas supprimées, comme ou l’a prétendu, mais les Jésuites ont eux-mômes cessé do les publier après la promulgation du bref Crédita?.du 16 avril 1673.Lo Père do Itochc-monteix donne, pour la première fois, les pièces qui établissent clairement ce fait historique.Elles sont d'un vif intérêt.“La Compagnie do Jésus, dit l’auteur, fit, on cotte circonstance ce quelle a toujours fait, un grand acte d’obéissance au Pape." Pour mettre fin aux trop célèbres discussions survenues entre divers ordres religieux au sujet dos rites chinois, le Pape Clémont‘X avait ordonné, en 1673, qu’à l’avenir aucun ouvrage concernant les missions ne fût publié sans la permission écrite do ia Propagande, laquelle permission (lovait être imprimée en tête do l’ouvrage.Los Jésuites se soumirent à cette défense, et ils avaient d’autant plus do mérite à lo faire quo lo roi Louis XIV, très gallican,lour ordonna,en janvier 1680, do continuer la publication dos RelationSj malgré la défense du Pape.Pour obéir au Pape, les Jésuites de France ont dû lutter contre la volonté du roi.C’est lo P.de la Chaise qui réussit à persuader à Louis XIV do retirer l’ordre qu’il avait donné.Malheureusement, tous ne so conformèrent pas au bref de Clcmont X.Le P.Ch res tic n LeClorcq et le P.Hennepin, récollets, publièrent en 1683, et 1697, des ouvrages sur les missions où les Jésuites no sont guère ménagés.Les Jésuites ne se défendirent pas contre les attaques :
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