La Vérité, 1 mars 1896, samedi 21 mars 1896
Quelle*; iSuiiiL'di îtl Mure I8U6 IBime AMIBE Ko 34 LA VÉRITÉ AVIS ABONNEMENTS Toile demande de eliengemeeil d’adreeee dels elre accouipagnee de l’auoleune ad remue Canada et Etale-Vnle.$3100 $1.00 Du an.uiele Etranger (Ukivm ïostauO JOURNAL HEBDOMADAIRE I.IS.50 Telephone : 2327 Vu au " VB RITAS LIBER AB IT V OS-LA VÉRITÉ VOUS RENDRA LlRhRS " j, p, Tardivel, Ulrecteer-Proprletalre Bureau : Chemin Sainte Foye près Qnebee * » ree en religion, quand ils en commettent, mais aussi prompt à les défendre, lorsqu’il les croit injustement attaqués.Sitôt qu’on avance un peu dans cette lecture, on se sent eu face d’uue œuvre consciencieuse, de parfaite bonne foi, où toutes les questions sont largement traitées et avec une compétence indiscutable.Au reste, le R.P.de Rochemon-teix nous fournit les plus amples moyens de contrôler ses affirmations.Ses références ne se comptent pas, tant elles sont nombreuses, et parfois longues et détaillées.Presque toutes les pages sont surchargées de notes, sans parler de certains documents d'une spéciale gravité qui sont intégralement reproduit à la fin de chacun des trois volumes.Cette histoire, si rigoureusement scientifique, a été rédigée avec un art qui ou rend la lecture très attachante.Il y a maints passages, des chapitres entiers, qui ont tout l’intérêt d'un véritable drame.Le R P.de liochemouteix a le talent de faire vivre les personnes qu’il met on scène.Tout de suite on les connaît.Quelques pages de fine analyse psychologique ont mis en relief leurs qualités et leurs défauts, leurs passions nobles et élevées ou basses, méchantes et parfois feroces.Leurs actes peuvent se dérouler ensuite dans la trame de l'histoire, ils sont à l’avance expliqués et comme pressent is quant à leur nature.Un y trouve la très juste et souvent éloquente confirmation de ce qui avait été dit du caractère des personnages en question Le titre de l’ouvrage : “ Les jésuites et la Nouvelle-France au XYIIe siècle quoique très exact, induirait cependant eu erreur, si ou l’entendait dans un sens trop restreint.Sans doute ce sont les faits et gestes de ses frères en religion, les jésuites missionnaires et colonisateurs au XYIIe siècle, que le R.P.de lîoclie-monteix se propose tout d'abord cle raconter.Mais, de fait, c’est toute l’histoire de la colonie française sur les rives du Saint-Laurent qui se déroule pendant un siècle, c’est-à-dire dans sa période héroïque et particulièrement intéressante.Le sujet s’agrandit comme de lui-même, et le R.P.de Rochcmonteix est homme à l’embrasser dans ses plus amples et magnifiques proportions.Saint-Laurent.On le remonte ainsi dans toute sa longueur, pour entrer dans ces grands lacs qui ressemblent à une véritable mer.C’est d’abord le lac Ontario, qui se présente, puis l’Erié, et, en passant de l’un à l’autre, on ad.jire les splendides chutes du Niagara.Vient ensuite cette Médi-terrannée que forment le lac Huron, le lac Supérieur et le lac Michigan, avec les détroits qui les séparent ou plutôt qui les unissent, avec les innombrables ties clout ils sont parsemés géliser les sauvages, il fallait se mettre en possession de leur langue, et ce n’était pas chose facile.Les reurs des bois seuls la connaissaient; mais, pour en garder un monopole plus lucratif, ils refusaient de la c muniquer.Le supérieur de la Lejeune, essaya bien de Québec uu sauvage dont il se fit le disciple ; mais au bout de quelques mois, le précepteur s’ennuya de ce métier si nouveau pour lui ; il prit la clé des champs et ne revint plus.A son école, le 1’.Lejeune avait pourtant fait de grands progrès : il avait déjà collectionné tous les éléments d’un véritable dictionnaire, et avait deviné plutôt qu’appris uue sorte de syntaxe pour les relier entre eux, et composé des conjugaisons pour les verbes les plus usités.Afin de compléter ces notions si imparfaites, le P Lejeune prit une détermination hardie : quand les sauvages reviendraient à l'été apporter leurs peaux de castor, il s’attacherait à l’une de leurs troupes, celle des Moutagnais, qui parlent, lui avait ou dit, la langue la plus répandue chez les autres tribus.Le missionnaire partagera leur sort pendant l'hiver ; il pourra ainsi étudier non seulement leur langue, mais aussi leurs mœurs, leurs habitudes, leur caractère, leurs passions, leur vie tout entière.Il apprendra surtout la façon de s’insinuer dans leur confiance, de les subjuger par la persuasion et de les convertir.Ses frères en religion hérites-> ront ensuite du fruit de ses expériences personnelles.Le P.de Rochemonteix nous décrit assez au long les aventures du g missionnaire.11 lui fallut gravir des montagnes, franchir des torrents, parcourir d'incalculables distances à | travers une neige assez épaisse et assez profonde pour ensevelir des armées, coucher sous la tente où gisent pêle-mêle, chiens, hommes, : femmes, enfants, où s’entassent tous les débris et même les immondices, où la fumée qui ue se-chappe quepar uu trou laissé au milieu de lacouvertnre, se condense en nuage si opaque que pour respirer, il faut se mettre à plat-ventre, la bouche contre terre.Les sauvages sont de vieux enfants qui mangeut avec glutouuerie tout ce qui leur tombe sous la deut, jamais ue songent au lendemain.Lorsque les pièces de gibier abondent, ils les jettent pêle-mêle dans des chau-d.ères, " où la crasse, nous dit le P.Lejeune, est plus épaisse que le cuivre.“ C’est de pareils ragoûts que le régalait aux jours de aussi le ramena-t-on à demi-où il se remit leute-vxtraordiuaires fatigues.(A >11 ivre) QUEPEO SAMEDI 21 MARS 18% cou- U WBIIMAM cm- mission, le P.retenir à (De la Revue e révèle un esprit très sagace, très pénétrant, avant tout soucieux de la la vérité, prêt à laillances et les fautes de ses confrè- t Z m m % ii reconnaître les dé- missionnaire se fête ; mort à Québec ment de ses (1) 1rs jésuites et la Nouvelle-France "" AT Ile siècle, d’après beaucoup de sur le pont d’un grand j documents inédits.Trois forts vol.'û-8o, chez Letouzey.lortableraent aménagé, on entre sans peine dans ce magnifique 2 F.A VERITE recherchait uno fin à laquelle Dieu lui-]7 ° La législature du Manitoba môme le destinait, c’est à-diro la puissance testé contre l'intervention et la gloire ; il ne différait avec son Créa tour que sur le moyen à prendre pour y arriver ; ce moyen pour lui c’était l'indépendance ; pour Dieu, c'était l'obéissance.Prenez garde à vous, monsieur Tarte, vous ne tes pas en bonne compagnie ; vous n’ôtos pas non plus dans la bonne voie.MM.LAURIER ET TARTE i’"'" avec autorité." a proproposée du une en.Alors pourquoi refuse-t-il 4’obéir ?Cost parce qu'il n'approuve pas le moyen choisi j par les évoques pour faire rendre justice à nos ft ères persécutés — l'intervention du pouvoir fédéral par une loi remédiatrice.parlement fédéral, a demandé quête et a déclaré que c'est son ardent désir de faire dis pu ru lire toute Leers doctrines politico-religieuses 1 cause du grief légitime, toute apparence d'inéga-galité et d’injustice qui pourra être por-téo il sa connaissance, et do considérer avec faveur et dans un esprit de liation toutes les plaintes qui lui être faites : 8 ° à cause de XL Laurier dit qu » %i il- reconnaît à tout “ citoyen, laïque ou religieux, le droit de “ discuter les affaires publiques, mais " qu'il refuse à qui que co soit, si haut soit-il, le droit de dicter la ligne de “ conduite à suivre.M Tarte s’est exercé toute sa vio clans l .i l’art difficile do la distinction ; il a su bien des fuis, suivant que le demandaient ses intérêts ou son ambition, distinguer entre les personnes et les choses, entre M.La-1 coste et XL Lacoste, 51.Séuécal et XL | Sénéeal, XL Laurier et XI.Laurier, la couci-pourrout Ces doctrines de XI.Laurier, de M.Tarte et de ceux qu’ils entraînent à leur suite sont bien déplorables ; elles projettent une ombre menaçante sur les destinées de notre jeune peuple jusqu’ici réputé si catholique.Puisse se déchirer le bandeau épais de l’esprit de parti qui couvre les veux d’un si grand nombre de nos compatriotes ! Puissent leur être données la lumière et la giace dont ils ont besoin pour suivre au prix de n’importe quel sacrifice la voie de la justice et de l’obéissance qui e.'t la voie du salut ! 11 est bien entendu que nous discutons celte question au point de vue des principes, sans nous an ôter aux incidents, à tel ou tel tait particulier.Les évêques du Canada, unanimement, par leur pétition au pouvoir fédéral, ont demandé l’intervention de ce pouvoir en faveur de la minorité manitobaine, afin que cotte minorité recouvre sa lib rté rc/i>jicu$e.Nous prétendons, à l'encontre des chefs libé- (1) m dj.durations, cette chambre est d’avis qu’il ne devrait plus être question do législa-lion réparatrice avant qu'une Ou ne saurait être plus explicite.D’après le chef de la loyale opposition de Sa j .U^Wouparlcmc,^^ ^ ^o- rd,Vy,Ywz, fùi-il évêque, archevêque" ouf ^"2* ^ l.bre-éehange, l’enquête et même Pape, peut discuter-concession ^"'l»^^.levo,c, qui transporte sou bien généreuse de la part de cel A,,meat ^ homme d’Etat-mais nullement dicter, à ,lla,lS lo domai,no '^logique.Etant donné qui que ce soit, la ligne decond»iteà,'""^d^'""^/l"' tenir dans les affaires publiques.| tômo cn J'°lltulu0' °" »)CUt !tnSUrcr de 1:1 Cette proposition est une hérésie for- S'°"'iud lut réserve dans la profession nielle, empruntée même au dogme fonda- f tMoloS,cn *u U lu’ »)laU d'^^rasser.mental du protestantisme, le libre examen que M .La il ri 3r veut bien pour la cil voiL'tar.ee, aux actes de la vie enquête complète n’ait eu lieu et avant que tous 103 moyens de conciliation liaient été épuisés ; 9 ° Une action précipitée de la part du parlement fédéral serait dange-gcnusc pour la paix de ce pays les intérêts généraux du Canada et pour l’intérêt particulier de la minorité catlio.liqtie elle-même.pour 11.Tarte, par là même qu’il se dit ca-restreindre tholique, reconnaît sa qualité de sujet j vis-à vis de l'autorité épiscopale ; il admet publique.j encore que les évêques ne lui commandent Par son attitude actuelle, M.Laurier j *P^ dans ie^ limites de leur juridiction, se met au nombre de Cvs chefs politiques, J t* est-à-dire au sujet d une loi “ contraire à conjurés par Léon XI11, qui tiennent pour I nulle la puissance sacrée de l'Ejlise ; il professe la doctrine condamnée par Pie IX dans le Syllabus, qu » ' Voilà un résumé fidèle des résolutions " que le premier ministre d’Ont rio a fait adopter par la législature d a- e sa province.Ceux qui croyaient Olivier Mowat un ami sincère la morale, ho.>tile à la religion, touchant au salut des unies " et cependant i.> ar-ioge le droit Je leur désobéir, parce que appartient ! *0llr 0IX*porte sur l’emploi d'un moyen.trouver en air et dévoué des minorités catholiques éprouverons une amère déception en lisant ces doucereux mais perfides considérante.Nous disons perfides, et le mot n’est pas trop fort.ii “ au pouvoir civil ’—(et M.Laurier n’est j °11 110 saurait être à la fois plus cynique pas môme le pouvoir civil)— “ de définir et P1115 édicule.Le premier entant venu “ quels sont le> droits d.î l'EgiLe et les | possédant un tant soit peu les rudiments “limites dans lesquelles elle peut les'de son catéchisme éclaterait de rire en “ exercer.’’ vaux, que le devoir strict des catholique' est d'obéir aux évêques en cette circonstance.Les catholiques doivent se montrer favorables au moyen indiqué par l'épi.-vopat ; l’intervention du pouvoir fédéral.Voilà le devoir, Que l’on trouve le bill actuellement devant le parlement entendant une telle proposition.A quoi se réduirait,en effet,l'autorité si, en assignant aux inférieurs une lin à obtenir, elle n avait pas le droit de leur prescrire les moyens a prendre pour l'atteindre ?Il serait alors loisible au sujet le choisir tel moyen qu i: voudrait pour | rendre son obéissance tout à fait illusoire.On sc demande,en bonne vérité, où M .Tarte a pu puiser cette théorie étrange que ce qui entre dans la catégorie des moyens est exclu du domaine de la juridiction ecclésiastique.Quant au moyen choisi par les évoques pour venir en aide aux catholiques de Manitoba, ils doivent en connaître les avantages et les dangers aussi bien que tes hommes éminents dont parle ALTarte; ils ont dû consulter à ce sujet des autorités compétentes ; les avis qu’ils en ont repus, les conseils de leur propre sagesse, et l’assistance de Dieu qui ne saurait leur manquer en pareille circonstance, valent bien les lumières du député de (Tslct et de -es illustres collègues.Ces réflexions faites, il n'est peut-être pas sans utilité d’illustrer par un exemple la doctrine nouvelle du théologien improvisé avec lequel nous venons de faire connaissance.M.Tarte a l’intention de faire faire des études classiques à l’un de ses enfants ; il le prévient de so préparer à entrer à telle date précise au collège do L.“ Non ! répond l’enfant, c’est dans un collège de que je veux aller prendre mon éducation ”.“ Mais, réplique le père, eu “ quo tu me dis là n’a pas de sens com-“ rnun ; celte maison dont tu me parles “ n’otl e aucune garantie sérieuse pour la “ formation morale et religieuse do au reste les dépenses nécessaires pour la pension et ton entretien dans " une pareille institution sont bien au-“ dessus de nos ressources ".— “ Peu “ m’importe, reprend l’enfant, je veux “ bien vous obéir en co qui regarde la fin “ que vous désirez, qui est de me voir En effet, de quel côté sont les sympathies de sir Olivier Mowal f Du côté de M.Tarie, le bras dioil de M.Laurier, montre plus conciliant, plus scrupuleux peut-être que -on digne chef.Nous le citons : la minorité manitobaine ?l’as du tout.Il ne peut pas nier l’injustice dont minorité est la victime ; mais ce I as la victime qu’il plaint, ce in st pas la victime qui excite sa sollicitude.Pour M.Mowat, comme pour M.Lmrier, comme pour tous les libéraux, à pan de rares et honorables exceptions, celui qui est digne de sympathie, celui dont il faut ménager les susceptibilités, celai qu'il faut protéger à tout prix,c’est le gouvernement man itohain,c’est l’auteur du l’injustice, c’est l’injuste agresseur.Voilà l’objet principal, on peut dire unique, de leurs sympathies, de leurs tendresses, de leurs préoccupations.C'est un spectacle écoïurant.Admettons, pour un instant, qu’il vaille mieux que le remède aux griefs de la minorité manitobaine vienne de Winnipeg plutôt que d’Ottawa.Pourquoi les chefs libéraux, sir Olivier Mowat et >u plus ou moins incomplet, qu'on cherche à l’améliorer, etc, tout cela est cette Si dan*' une loi présentée au Parlement, dit-il, ii y avait ** des di>positions contraires à la morale, j ho -1 i les à la religion w t: toucherait “ au n es: permis.Mais ce qui ne saurait être permis aux catholiques, c’est de dire aux dvèqiio-» : Y«»u- avez réclame l’intervention du pou voir fédéral comme le moyen efficace de rendre à la minorité la jouissance de scs droits naturels et religieux ; eh bien moyen, nous vous le refusons ! % i etc., voilà qui ?-alut des âmes ”, “ au service de Dieu”, e: nous admettons.“ nous proclamons en pareil cas, sans hé-“ sitalion, le droit de l'épiscopat de parler c- avec autorité.“ Mais, dans la circonstance qui nous “ occupe, de quoi s'agit il ?D'un moyen, d'une procédure parlementaire, du “ temps opportun pour donner à un “ gioupe de catholiques certains droit.-, certains avantages dont ils ont été pii -“ vés.ce M.Mowat et la minorité manitobaine La législature d'Ontario s’est occupée ces jours-ci de la question scolaire du Manitoba et de l’intervention du parlement fédéral.“ Les plus puissants esprits, (parmi lesquels MM.Laurier et Tarte) “ les hom-“ mes les plus versés dans l’étude des “ choses constitutionnelles, sont divisés “ sur les pouvoirs du parlement, leur “ étcndne, les effets d'une loi qui serait “ adoptée.“ Si nous ne sommes pas ici en plein u domaine politique et civil, ce domaine “ n’existe plus ! ” Le langage de M.Tarte est en apparence plus catholique que celui de M.Laurier ; mais, en pratique, il conduit au même résultat, c’est-à-dire à la dé.-obéi*- C’est un M.Crawford, député tory de Toronto, qui a saisi la législature Je la question.Sa motion tendait à condamner, purement et simplement, l'intervention du gouvernement.Mais cette motion a été écartée.La chambre a adopté, de préférence, par 51 voix contre 37, un long amendement soumis par sir Olivier Mowat.M.Laurier,ne s’appliquent-ils pas à faire comprendre au gouvernement (î reçu way qu'il doit agir sans 1 plus de retard ! K Pourquoi ne le pressent-ils pas de ren- | dre justice à la minorité ?Pourquoi no lui disent-ils pas que voilà trop longtemps que les catholiques raanitobains souffrent / Pourquoi n’insistent-ils pas Cet amendement peut se résumer ainsi : 1 z II appartient turcs provinciales, fédéral, de légiférer sur La législation manitobaine de 1890 a été déclarée constitutionnelle Conseil Privée ; 3 ° 3 aux législa-non au parlement à sanco aux évêques dans une question politico-religieuse de la plus haute im- N.Y.sur le danger que a faute commise par le gouvernement et Manitoba fait courir à toute la ConfùJé- l’éducation ; > la législature de portance.2 ° Il s'agit pour le moment d'annuler loi contraire à la morale, hostile à la religion, touchant au salut de.-» âmes, loi manitobaine du 1890, qui enlève ; catholiques leurs écoles séparées, et même l'enseignement religieux auquel ils ont droit ; c'est donc évidemment ici l’un do ces cas où M.Tarte “ une par le Le môme Conseil ration?Pourquoi ne mettent-ils pa9 sous inanitobains les 1 il Privé a décidé que les clauses de cette législation qui privent la minorité catholique de ses droits et privilèges tier j d'éducation constituent les yeux des ministres conséquences funestes, pour la paix pu- ( blique, que peut avoir la persecution | inaugurée il Winnipeg il y a six Pourquoi, clairement voir au gouvernement mani-tobaiu que leurs sympathies sont réellement pour Ica opprimes ut non pour les b us IUX “ élève- ; par là en ma- Z ?un grief réel qui peut être redressé par des dispositions législatives en un mu;, ne proclame sans hésitation le droit de l’épiscopat de supplémentaires ; 4 2 La grande majorité de la d'Ontario, bien qu’hostile aux écoles séparées, a toujours reconnu le devoir province (1) Voici les paroles Laurier, d’après le compte rendu officiel | “ faire des études classiques—man quant do son discours du 3 mars : “I.am a | “ au moyen à prendre pour atteindre coite h wbteùtiuLg eiXis :: cf » " y that it is ihe privilege of all subjects, ' d un dangci à vouloir attenter à ma li- or low, whether rich or “ borté sur ce point.M mêmes de M.oppresseurs ! C’est tout le contraire qu’ils funt.M mi- constitutionnel de maintenir ces écoles ; 5 ° Il serait regrettable que lu remède aux griefs de la minorité manitobaine fût appliqué par le parlement fédéral “ cet en-jet non par la législature Une législation remédiatrice lorsque votée par !e parlement fédéral devrait etie le dernier des moyens < Pour eux il n’y a d'intéressant à toba que le gouvernement persécuteur.Quel malh ur si ou allait froisser tant soit peu les sentiments délicats du ce cher gouvernement Green way ! Voilà six ans qu’il prive les caiho'i* employés ; ques de leurs droits les plus certains.whether high poor, whether ecclesiastic* or laymen, to participate in the administration of public afFairh, to discus*, to influence, to persuade, to convince, — but which has .always io led even to th«* highest the Parfaitement raison ; car right to dictate even to the lowest.n Binette do M.Tarte qui no pourrait s'empêcher do dire à ses amis : fanl me désobéit en diable ”.manito En quoi il haine ; G 0 Lucifer fut précipité dans les abîmes, il LA V EK1TE 3 qu'il refuse de faire la moindre ré-1 môme l'injustice longues années “ 11 y a beaucoup à dire sur Ion maçon» \ publie dans ron Iiu//etin officiel, les prin- Si l'Electeur veut connaître et faire mundeur Guillaume AllinUi.Ju.lie* soupçonnerait de prendre le bien son innocence.M lion peine le texte subtilisé a Dumas, il s'est borné placer çà et là quelques mots par des synonym le g*cf/t è humain pour Y homme, \ ha man it pour Its hommes jnire,—connue le prouve ia confrontai ion suivante : i >ri> ‘ < 'u .1 «ublc p’ii>ir à \ W * voleur a rein* par exemple, 'om/uis pour sV//f- inetlre es.“ Apres tout, comme les chefs-d'œuvre sont rares ; comme I tonnerie des coulisses parisiennes absorbe, hou an.mal au, pris d’un millier de pièces, il en résultera que les auteurs anglais, allemands, espagnols, n’auront plus rien à vous donner, quand vous leur aurez tout pris.Alors qui vous empêchera d’absorber nos écrivains nationaux ?Le dernier siè *le ( onlcrnporains, page IM I vous présente une assez jolie marge.Ce vieux Corneille a rassemblé sont les hommes et non pas pans moisson (h?gerbes nombreuses ; ce maroullo de Racine peut vous Chacun ar | offrir quelques petites choses ; ce gredin de Voltaire n’a pas mal de f nitures dans sou bissae, et ce filou de Poquelin n’est plus là pour empêcher dr prendre votre bien, comine i i a " Allons, vite à l’œuvre ! l giou* ROUTHIER DUMAS Pro Do ma Depuis six mille ans et plus le g'nie humain a fait dans ce monde Y homme qui inventent.d’admirables conquêtes, mais c'est rive à son heure ; Y humanité toute entière qui est la connues de ses vraie propriétaire du domaine conquis, vre Ce lour-vous pris celui de ses devanciers.s'empare des choses pères, les met en œu-par des combinaisons nouvel 1 après avoir ajouté quel-a la somme dus vou- es.Quand vous aurez largement exploité cette mine nouvelle, vous retomberez sur tos contemporains.Les œuvres de Victor Hugo, celles do Scribe, sont a votre disposition.Vous y découvrirez sûrement encore nombre de beautés inconnues, dont vous gratifierez le public.“ Il serait bit “ Mais tout s magasin théâtral Eh ! morbleu ! de la trompette épique ! main basse sur Y Enéide ; .puis meurt Qu'ont fait la plupart de ceux ques parcelles auxquels nous décernons les titres naissances humaines.d'inventeur et de créateur ?Ont-ils u étrange qu'on y trouvât à redire, epuise en ce bas monde.Vous arriverez au bout du quittez alors les planches, et sonnez Recopiez Y Iliade de votre belle écriture ; faites Homère et Virgile sont dans leurs torts.Prenez A Y Enter du Dante, le Paradis de Milton, la Jérusalem du Tasse, et signez le tout : Alexandre Dumas.Puis, vous pourrez mourir à votre tour, apres I avoir ajouté quelques parcelles à la somme des connaissances humaines.Pour excuser vos emprunts, vous ajoutez : vole pas, il conquiert.” Mille pardons ! P homme de génie vole parfaitement toutes les fois .I qu'il s’empare du bien d autrui.Si l’auteur du Tartufe, si le père d'Ifam-i I let, ont été surpris la main dans le tirer d’affaire par un bon mot.vraiment créé ?Non ; ils ont pris une invention connue.et ils y ont ajouté un perfectionnement quelconque.% ' : Où sont donc les génies vraiment t Quant à la création complète d'un créateurs ?Strictement parlant, il n'y {chose, je la crois impossible.en a pas.C'est enfin le plaidoyer de Shakes- C'est ce qui faisait dire à Shakespeare qui, parlant d'une scène toute peare, lorsqu'un critique stupide l’ac-entière prise à un autre dramaturge cusait d’avois pris parfois une scène disait : 11 C'est une fille que j’ai tiree | tout entière dans quelque auteur cou de la mauvaise société pour la faire temporaiu : “ C'est une fille entrer dans la bonne.” tirée de la mauvaise L’homme de génie ne t • sac, on conçoit qu’ils aient essayé de se Au surplus, ce mot ne leur a pas donné Molière et Shakespeare étaient assez riches de leur propre patri-I moine, ils n'avaient besoin d écorner celui de Retenez bien ceci, monsieur Dumas : n génie dans leurs immenses travaux, dans leurs élucubrations cons cieuses, avant de les imiter dans leurs torts.I aveu, vous n'avez rien créé, Purpurus assuilur jkiunis ; .oudre des lata beaux de pourpre entière, vous agissez en sens inverse de Shakespeare : vous tirez de la bonne société pour la faire entrer dans la sa i vous reprocherait à juste titre de prendre votre bien où vous ne te trouvez /ms." • # que j ai société pour la faire entrer dans la bonne.” C'est ce qui faisait dire pl renient encore à Molière : prends mon bien où je le trouv raison.Voilà ce que signifie encore cette réponse dédaigneuse de Molière à ses détracteurs : “Je prends mon bien où je le trouve.” person ne.il faut imiter les hommes de ten- us liai Je 11 e Puisque, de votre propre vos plagiats n’en sont que plus indignas, vous taillez dans les chefs-d’œuvre d’autrui pour à vos haillons.En pillant une scène tout C'est une fille f/uc mauvaise, et Moi lore Et, comme toujours, M.Routhier, pour tâcher d’affermir la confiance des lecteurs du Courrier du Canada, a nommé Dumas, tout , “ u nommé Paul de Saint-Victor et les autres écrivains qu’il a pillés : comme il a “ Alexandre Dumas soutient la même théorie, célébrité, il dit : et, se drapant dans L'homme de génie ne vole pas, il conquiert.” 11 va sans dire que cette leçon aussi juste qu’habile, s’applique à M.Routhier comme elle s’adressait à Dumas, puisque le premier a soutenu, en plagiant le second, lu môme thèse qu’Eugène de Mi recourt a si facilement réduite à néant.DUMAS I Qu°i qu il en soit Dumas était presque excusable de soutenir que les T, .Igrands écrivains conquièrent plutôt qu'ils ne volent, parce que, urine, ., .e.s 'ral'.Pour mti consoler, que comme il l’était, du glaive étincelant du génie, il aurait pu s emparer de •* al J?moins cette ressemblance quelques fragments obscurs des littératures exotiques, et faire jusqu avec Shakespeare gt Moherc, que ceux certain point oublier ses vols, eu peuplant de ses sujet# le territoire pris qui les ont attaques étaient si obscurs à l’étranger, en transformant des terrains incultes en parterres éblouissants.n a conservé, Et puis, ne l’oublions pas, Dumas père n’a pas fait rien que des plagiats dans sa longue carrière de publiciste.Il a produit en nombre extraordinaire des ouvrages dont personne ne lui conteste la paternité, et qui fout presque entièrement oublier ses emprunts.Voici ce que Larousse dit a ce propos : Et, bien convaincu qu’après avoir lu la citation de Dumas notre bon public ne le soupçonnera pas de plagier, l’auteur du Pro Domo bonnement continué à mettre à contribution l’écrivain français : a tout ROUTHIER C’est ainsi que de leur vivant Shakespeare, Cervantes, Corneille, Racine, Molière, Lafontaine, J J.Rousseau, Voltaire et cent autres ont été dénoncés comme des plagiaires.Mais à peine sait-on les noms de leurs dénonciateurs a nu qu’aucune mémoire leur nom.Ce que l’on vient de voir indique bien, n’eet-ce pas, que M.Routhier LATERITE ai MARS 189f « “ Si l’on considère l’ensemble de l’œuvre de Dumas, ensemble gigantesque, ces emprunts n’apparaissent guère que comme des pailles entraînées dans un torrent.” Mais M.Routhier, lui, qui porte une paire de ciseaux en guise d’épée, qui n’a aucun talent littéraire, qui a copié tout ce qu’il y a de bon dans sa demi douzaine de volumes, est-il bienvenu à prétendre qu'il était occupé à conquérir quand je l’ai surpns à tailler dans les pages de ses quasi compatriotes ?Non, mille fois non, et le fait de s'être implicitement comparé à Shakespeare et à Molière, voire même à Dumas père, l'a couvert d'un ridicule dout il ne se dépouillera pas plus aisément que de l'odieux du plagiat que je viens de dénicher dans son Pro Dotno.Puisque la découverte de la dernière supercherie de M.Routhier a amené de nouveau le nom de Dumas père dans le débat, je vais—toujours dans le but d’éclairer ceux qui désirent l'être—mettre en saillie un autre plagiat que Larousse impute au même romancier.“ Dans son étude historique intitulée : on trouve Thierry et autres ; dans ses Louves de M&checoul des passages de Walter fcjcctt : il s'est seulement donné la peine de substituer um vieux Vendéen vieil Ecossais ” Qu'on se rappelle que Larousse dit que l'auteur des Louves de Mâche-eoul ne s’est pas même donné la peine de déguiser l'emprunt dont il s’agit, ’il s’est borné à remplacer un vieux Vendéen par un vieil Ecossais, et l'on comprendra, par la comparaison suivante, jusqu’à quel point M.Routhier a grossièrement plagié Saint-Victor, Méziùres et les deux Dumas : Les Louves de Maciiecoud “ Voltaire, dans sa tragédie de Brutue.'a dit : BRUTUS .Arrête, téméraire ! De deux fils que j’aimais le ciel m’avait fait père ! J’ai perdu l'un ; que dis-je 1 Ah ! malheureux Titus Parle ! ai-je encore un fils ?TITUS Non, vous n’en avez plus.“ On le voit, mêmes personnages, mêmes noms, mêmes effets scéniques.Nous ne parlons pas des réminiscences de Shakespeare dont cette tragédie abonde.Ces réminiscences sont avouées par l’auteur, et constitue le plagiat, c’est l'hypocrisie, c’est le fait de ne pas nommer modèles, ou les auteurs originaux.” Voyons à présent si M.Fréchette a su déguiser aussi habilement que Voltaire les emprunts qu’il a faits aux poètes des deux Frances.VICTOR HUGO Avec de vieux fusils sonnant sur leur épaule.FRECHETTE Avec de vieux fusils gelés sur leurs épaules.CREMAZIE Peuples, inclinez-vous ! c’est la France qui passe.FRECHETTE A genoux, opprimés ! c’est la France THEU RIET Dans la blanche rosée a déjà laissé choir, Derrière eux.un long pan de sa robe fleurie.F REC II E T T E Et, sous l’effort commun, le sol transfiguré Laisse choir tout un pan de son manteau doré.THEUEIET Les bruissantes faux, vibrant à l’unisson, Ouvrent dans l'herbe mûre mûre une targe tranchée.Deux robustes faneurs, là-bas, fille et garçon, Retournent au soleil Y odorante jonchée.F R E C H E T T E La javelle, où bruit un essaim de grillons, S’entasse en rangs pressés au revers des sillons Dont le creux disparaît sous l'épaisse jonchée.Chaque travailleur s'ouvre une targe tranchée.VICTOR IIUGO Avait éclaboussé d'étincelles les plis De ['étendardtémoin des devoirs accomplis.FRECHETTE Le vieux drapeau français dut refermer ses plis, Et.lier témoin de tant de hauts faits accomplie, etc.THEOPHILE GAUTIER Un sourire infernal crispait ma pâle bouche.F R E C H E T T E Un sourire infernal se crispait sur ma bouche.VICTOR II U G O L'été, quand il a plu, le champ est plus vermeil, Et le ciel fait briller plus frais au beau soleil Sou azur loué par la pluie.F RECU E TTE La tempête a toujours son lendemain vermeil, La pelouse a des tous plus verts après l'averse, Et l'azur vif où nul nuage ne se berce Ne sait pas refléter les rayons du soleil.VICTOR HUGO Courbe ta large épaule et tou dos de granit.F R E CII E T T E .Courbe sa large épaule Sous l’arche aux piliers de granit.(A suivre) ce qui ses Gaule et France, dit Larousse, des phrases entières copiées dans Chateaubriand, Augustin à un qu Ron Rot Pour s’assurer le prisonnier, le duc; en croupe derrière j croupe d’un chasseur soldats nommé Ewan de .Le vieux Vendéen avait été mis en qui passe.l’avait fait placer un de ses Brigglands ; une tou rail tous deux, et qui choc sur In poitrine du soldat, mettait poitrine du cavalier de façon que Jean r dans l’impossibilité de se| Huilier ne put échapper au soldat.Maintenant, dit le général, faites moment on entendit le duc passer le prisonnier.” “Faites passer le prisonnier”, 1 En vérité, Thomas, lui dit Jean et j’entendis Rob Roy lui dire : , Oullivr, à ta place j Ne mettez pas en d un MacGregor avec ui/iglt (pt il ne:il de rompre.Plus haut il y a : C’est une chose bien pénible de single qu'il .s'agit de déboucler, voir Ewan de Bringlands, que Rob, MacGregor a si souvent aidé de son ' bras et de sa bourse, songer plus à la j colère d'un grand seigneur qu’à la vie de son ami.” sangle qui les en- une sang/c qui les serrait par le mii était atta-j lieu du corps avait été bouclée sur la Rob Roj débarrasser de son gardien.En ( crier : e craindrais une balance le sang chose: c'est que le spectre de mon une misérable père ne se dressât devant moi, pour avoir mis en balance le sang de son excellent ami acre une méchante- Tout à coup, un grand bruit, ac rompagné du rejaillissement de l'eau, ce n’était pas en vain avait évoqué deft lui vaut le pauvre soldat breton l’image vénérée de celui qui lui avait donné la vie.Le général ne se méprit nas un moment sur la cause du bruit qu'il avait entendu : Le prisonnier s’évade, cria-t-il d’une voix de tonnerre.Dispersez-vous sur la rive.Allumez des torches, et feu sur lui, s'il se montre.Quant à toi, ajouta-t-il eu s’adressant à Thomas Tinguy, tu n’iras pas plus loin.Et, tirant uu pistolet de ses foutes : “ Meurent ainsi tous les traîtres"!.Et il lit feu.Jean Oullier, débarrassé de son lien principal, du moment où Thomas Tinguy avait consenti à déboucler la sangle qui le retenait, s’était laissé glissé à bas du cheval et avait plongé dans la rivière, '-a passant entre les jambes de la mouture du cavalier de droite.Au bout de quelques secondes, Jean Oullier eut besoin de respirer ; force lui fut donc de paraître à la surface de l’eau.Mais au même instant dix coups de feu 11 détacha doucement la casaque de poil de chèvre qui recouvrait son gilet et la laissa aller au lil de l’eau.Maintenant que tous mes lecteurs doivent savoir en quoi consiste le plagiat dans la prose.—j’ai donné assez d’exemples pour qu’ils le sachent, —je vais faire voir, une dernière lois, ce qui le constitue dans les vers, Par les lignes suivantes empruntées à Larousse : Le passage n'était pas encore effectué, lorsqu'un bruit soudain, accompagné du rejaillissement cri valent pas de boussole pour se guider sur LA VFR1TE T été réellement prononcées, presque mot Si le parlement fédéral se dessaisit de pour mot, par tel ou tel homme public, il y a aussi des articles de journaux que M.lardivel n’a pas tout à fait inventés, des portraits qui n’ont rien d’imaginaire, des idées et des doctrines qui ont été souvent formulées par nos célébrités politiques, des procédés qui ont cours chez nous depuis un demi-siècle.Eu un mot, l’auteur de Pour la Pairie a fait de pour photographier notre monde catholic! approbate debent.Vita in lego.Eugo tibi et Lariviire.J’approuve pleinement votre déclaration écrite.” 11 faut remarquer que le télégramme est daté du 22 février.Natuiellernent, un télégramme ne peut exprimer toutes les nuances do la pensée, mais les grandes lignes seulement.affirmer, sans craindre de recevoir démenti autorisé, que Sa Grandeur Varchevôque de Saint-Boniface, tout eu acceptant ce qu’on appelle le principe de la loi, tout eu l’approuvant dans l’ensemble de scs dispositions, désire la voir améliorée dans certains de ses détails.Nous ne pouvons pas comprendre pourquoi tous les députes catholiques ne se réunissent pas sur ce terrain.Le représentant attitré de la minorité ma-nitobainc accepte la loi, dans ses grandes lignes.Pourquoi se montrer plus 7/iani-tobain que l’archevêque de Manitoba ?Pourquoi tous les députés catholiques, libéraux et conservateurs, ne disent-ils pas : acceptons ce que l’archevêque de Saint*Boniface accepte, consacrons le principe de la loi envolant la deuxième lecture du bill ; puis tâchons de perfec tiouner celle législation en “ comité général.n C’est là la seule position à prendre qui ait de la logique, du bon sens et du patriotisme.M.Dovlin, député du comté «1 Ottawa, s vit aussi séparé de son chef, M.Laurier, sur la question dos écoles.Avec M.Beausoleil, il votera la deuxième lecture du bill.Nous l’en félicitons.La discussion sur la loi remédiât vice continue toujours.11 est probable que la chambre sera appelée à so prononcer sur la deuxième lecture avant la lin de la semaine.Tout indique que la deuxième lecture sera votée.On a discuté, l’autre jour, la question de la durée du présent parlement.Le gouvernement a l’air de croire que peut-être la chambre pourra siéger jusqu'au mois de juin.Si celle opinion prévaut, le pays sera plongé dans un joli imbroglio constitutionnel.On dit que le gouvernement fédéral, non content d’entrer de nouveau en néiro-dations avec le gouvernement ma ni lobai n, se propose d'envoyer des délégués à Winnipeg, au (ireenway il Ottawa I Ce serait un vrai côrnklo, pas le comble de la dignité, par exemple.des évêques, de ruiner la puissance spirituelle." Sa Grandeur dénonce ensuite juridiction, il y a lieu de craindre que l'agitation ne se prolonge indéfiniment.En supposant, par impossible, que la législature fasse sienne la loi actuellement en discussion à Ottawa, qu'est-ce qui l’empêchera de reprendre la persécution l’an prochain ?Alors tout serait à recommencer.Pourquoi, maintenant que le parlement a le droit d’in tervcnir, ne pas trancher la question fois pour toutes ?sa nommément Y Electeur qui, pendant la récente élection de Charlevoix, s’est porté aux derniers excès.Ce journal, dit Mgr Labrecque, “ mériterait d'être banni de toute famille catholique.Toutefois, dit-il Nous pou- je le tolère jusqu’à nouvel ordre, comptant que les leçons que ne lui a pas ménagées l’autorité religieuse, ni le chef de vous son un mieux politique.Eu petite feuille libérale sou parti politique, lui seront profitables pour l’avenir.” Sa Grandeur une pourrait, peu de patience, faire plusieurs aussi saisissants que celui qu’elle vient d’offrir à ses lecteurs.ajoute que si VElecteur retombait dans les mêmes écarts, elle eu interdire la lecture.* * correspondant parlementaire du Trijluvien ne each 3 pas l’inquiétude que lui cause la nouvelle politjque du gouvernement.“ Je vous avouerai, dit-il, que je vois toutes ces démarches d’un œil Et ailleurs, il Il faudra attendre, évidemment, le développement de cette nouvelle situation, mais il faudra aussi avoir l’œil avec un n'hésiterait pas à i.e rapprochements — M.Prendtrgast, député provincial de Saiut-Bouiface, et le principal représentant de la minorité catholique dans la législature de Winnipeg, déclare s'il était député fédérai, il voterait le projet de lui remédiatrice que M.Laurier veut faire rejeter.Cette déclaration a d’autant plus de poids que, sur le terrain de la politique fédérale, M.Pren-dergast est un paitisau de M.Laurier.Toutefois, ce qui gâte un peu beaucoup sa prétention que M.Tardivel a plagié M.Laurier, c’est que l’auteur de Pour la Patrie, a la fin de son avant* plus au moins inquiet.” dit : que pour propos, a fait la déclaration suivante : “ Si tel homme public, journaliste, député ou ministre, retrouve dans pages certaines de ses théories favorites sur les lèvres ou sous la plume de personnages peu recommandables, qu’il veuille bien croire que je combats sa personne, mais ses doctrines.” Le lecteur est donc averti que les doctrines que M.Tardivel combat dans son livre ne sont pas de son invention, qu'elles ont été, au contraire, réellement formulées par nos hommes publics.Naturellement, la petite feuille libérale, étant essentiellement une feuille malhonnête, ne parle pas de cette déclaration de l’auteur de Pour la Patrie.au guet.Car, enfin, ce que nous voulons tous, C’est là ces c’est la réparation n’est-ce pas ?” précisément, où le correspondant du Tri/luvicn se trompe : Tous ne veulent pas la réparation.Le nombre de ceux qui la veulent réellement est très non Monsieur l'abbé James Hogan, ancien curé de S to Anne à Montréal, décédé le 26 du couvait à Toronto, était membre de la société d’une messe, section provinciale.Archevêché de Québec 26 février 1896.parmi les hommes politiques s’entend.A part de rares et honorables exceptions, les uns veulent exploiter la question pour arriver au pouvoir, les autres veulent s’eu débarrasser à n’importe quel prix afin de rester au pouvoir.restreint B.-Ph.Carneau, pire, S vci éta ire.L’ASSOCIATION DE SECOURS- MUTUEL Décidément, ['Electeur n’est pus chanceux.Le 10 mars il a publié une dépêche de Toronto avait qu il endossait sa politique sur la question scolaire.” Aussitôt que Sa Grandeur a eu cor.naissance de cette dépêche, elle a déclaré que c’était là une “ audacieuse fausseté." Dans la même dépêche, il était dit que *' c’était à la demande de la hiérarchie que M.Mow at avait fait adopter les résolutions” dont il est question ailleurs.M.Mo-wat, a son tour, donne A Y Electeur le démenti le plus catégorique.A la date du 13 mars,YE/ecteur publiait une lettre d’Ottawa où il était dit “ qu'on donne ici comme certain que Mgr Lange-vin serai ton faveur d’un compromis avec M.Greonway, ” et quo “ sir Charles Tapper n’aurait pas ouvert de négociations sans Vassentiment de l’évêque do Boniface.” Nous sommes en mesure d’affirmer que Mgr Langcvin n’est aucunement en faveur d’un compromis avec M.Greemvay, qu’il n’a jamais donné son assentiment à cette reprise dos négociations avec le gouvernement inanitobain, qu’il est même d’avis quo traiter avec M.Green way, en ce moment, c’est faire injure aux catholiques.annonçant que Mgr Walsh lait informer Thon.M.Laurier A travers la presse canadienne Des Canadiens-Francais-Americains U) Des hommes de dévouement des patriotes éclairés,de nobles chrétiens, quelques-uns livrés aux grands emplois de la vie des affaires, quelques autres invités par leur âme généreuse et dressés par l’exercice du sacerdoce Paroles de la Mnierzc.qu’il est bon de retenir.Parlant de la confère il ce projetée entre le gouvernement d’Ottawa et celui de Winnipeg, l'organe teur dit : conserva- aux œuvres de l'apostolique charité, out fondé à Chicago, eu 1894, et fait reconnaître civilement par l'Etat de l’Illinois “ Dans tous les cas, ou peut prévoir à coup sûr que la situation de la minorité catholique ne sera pas changée quant rétablissement de ses précieuses libertés.Le biü réparateur les lui restitue, ne saurait par conséquent y concessions ou de compromis sur ce terrain.La bonne volonté des négociateurs devra porter sur le mode d’application, car le parlement ne pourra se dessaisir de son autorité que si la Législature provinciale eu remplit toute la fiu et toutes les fonctions salutaires, ” après l’avoir mise sous la direction et la garde des autorités ecclésiastiques, une association pelée, me semble-t-il, à remplir dans la situation sociale de nos frères des Etats-Unis un rôle d'une excellence salutaire.Un livret comprenant la constitution, les statuts et les règle-tneiits de cette association va me fournir le fond d'une monographie, à la fois, je l’espère, intéressante et au et il avoir de ap- lieu do faire venir M.Saint- UNE DECOUVERTE ! Donc, la Minerve nous promet qu’il n’y aura pas de compromis, que le parlement fédéral ne se dessaisira de la Une petite feuille libérale de Québec a fait une grosse découverte.Elle a trouvé, dans le roman do M.Tardivel, un petit bout de discours qui ressemble beaucoup à certains passages d' cours prononcé par M.Laurier.L’accusation est parfaitement fondée.Quand M.Tardivel a fait parler Montar-val, A la page 297 do Pour la Patrie, il avait certainement la harangue du chef de l'opposition prononcée au T routenac le 4 janvier 1894, sinon sous les yeux,du moins présente à la mémoire; et c’est de propos délibéré qu’il au secrétaire d’Etat, eu 1946, les idées exprimées par le député de Québec-est, en 1894.La petite feuille en question déclare que “ si vous ieuilletor avec soin le roman de M.Tardivel, vous y trouverez des passages qui ont une frappante ressemblance avec certaines pages de Louis Veuillot." question que si la législature manitobaine ré- (1) Note de ta rédaction : — Il nous semble que ce titre laisse quelque chose à désirer au point de (le l'exactitude.Ou veut désigner par ( “ Canadiens’français-américains ” nous invitons la ! AllIllllCS de lîl Semaine les Canadiens-français établis Etats-Unis.Ne vaudrait-il pas mieux | employer ce dernier terme ?Tous les Canadiens-français sont américains, jeeux qui restent au Canada j moins que ceux qui émigrent.Les consécration citoyens des Etats-Unis tablit elle-même les précieuses libertés de la minorité.C’est ce que nous ver- vue un dis- tous.Mais, en attendant, Minerve et les autres feuilles ministé-1 rielles à nous dire s’il est bien à propos de remettre les catholiques manitobains j sous la juridiction de la législature de ! Winnipeg, même si celle-ci voulait faire sienne la loi réparatrice ?Nous no le croyons pas.Par suite de son refus obstiné de rendre justice à la minorité, la législature manitobaine a perdu toute juridiction dans l’espèce.De par la constitution, la minorité de Manitoba est aux CANADA I non | Le 19 mars, fête de Saint-Joseph,était j le 25e anniversaire de la Château u ayant pas épiscopale de Son Eminence le cardinal de nom qui leur soit propre out usur-Taschereau.Vu l’état d’extrême faiblesse P® ^ titre d américain, lis se prétendent les Américains par excellence, j Ils veulent que le mot américain soit synonyme de citoyen de l’Union des tmico j """a Par uue circulaire a» clergé ! Etats-Unis de l’Amérique du Nord.Mgr l’Administrateur a invité tous les C’est une prétention quelque peu .iidôles du diocèse offrir au cie1.ce 'exorbitante.Les habitants de la TJ.;',“ci >T»u“ £££ P'“prière* pour Æ loi qui redonne aux catholiques leurs L L ^rt û e | Mexicains, les Chiliens,les Brésiliens, écoles séparées, cette loi ne pourra pas 1 — Mgr Labrecque, évêque de Chicoiu vtc.Il est bien malheureux pour eux être facilement abrogée ; et l’on pourra timi, vient d’adresser à sou clergé une ils n aient pas de nom particulier; dire, si la loi est mise & exécution, quo ^ttre circulaire où il condamne " uue deVuu donner uUuom"qu Up- qui est vrai, c’est que dans la question est finalement réglée.C’est Ccole de journalistes et d’écrivains qui te partient également à tous les peuples Pour la Patrie il y a des phrases qui ont là un grand avantage pour la minorité, donnent la mission de détruire l’autorité du nouveau monde.a pieté de Son Eminence il n’y a pas eu de démonstrations publiques eu cette cireons- Ç,li par exomble, c’est faux.Mais ce 8 LAVEIUTE commandation de l’apôtre dee gentils1 Voilà donc une Association exclu- j Téeultats de ces expériences sont qUo n'a rien perdu de son opportunité jsivementcatholique, utfraut tous lee[toujours la pulpe de betterave est L’enfer est, je ne dirai pas en guerre caractères des associations désignées danger tu te si elle est conservée franche et ouverte, mais en compéli-1 Par l'Eglise aux sympathies et à Ven- prendre certaines précautions ; que tion active et sournoise avec le Christ couragemeut des fidèles.Le lecteur la toxicité est en moyenne de 3 à 4 ce dont il prétend revêtir la mission, catholique est maintenant rassuré et par kilogramme de poids vif ; Hélas ! " les jours sont mauvais.",ne redoute plus une pipe rit de mot! dant cette toxicité est variable ; qUli Exploitant les plus naturels instincts ;nu chantage quelconque, une tenta , la toxicité est due à la mise en ensi-de l’homme, surgissent de toutes liro malhonnête de le surprendre et luge de la pulpe, procédé qui favo-parts mille associations qui leur pro mettent l’aide et le secours de ! utile, que le prestige de votre journal, M.le Directeur, recommandera plus spécialement à l'attention des intéressés.Et j'entre eu matière sans autre préambule que l’exposé de la division suivante du sujet :—1 ° But de l’Association ; 2° Plan, organisation et mode de fonctionnement ; 8 e Devoirs des membres envers l’Association, et devoirs de l'Association à l’égard des membres.sans cepen- .d’abuser de sa bonne foi L'Associa- rise l’évolution de plusieurs bacilles-tiou de Secours Mutuel des Cana- ferment# engendrant bientôt diver-dieus-Franfais-Américain# a pour ses substances solubles éminemment but et se propose comme point pre- toxiques.Dans un second mémoire mier de sou programme “ d'ainélio- sur le sujet, envoyé à l'Acadé-rer la condition morale de ses mem-jmie des sciences le 12 décembre 1892 bres ” selon les préceptes et les ré- ! par l’un de ces expérimentateurs on glee de la morale catholique.A l'homme, eu effet, il faut, écrit j la toxicité de ces pulpes qui Louis Veuillot, “ une doctrine qui (dbvbnuk acidks» dans lksilo) " croie en elle-même et qui s’affirme , les neutralisant, en les chauflaut “ de la part de Dieu jusqu'à braver .eu les salant.On neutralise “ non seulement notre examen, l’homme.Exhibant par leurs dehors la contrefaçon de la bienfaisance chrétienne et de la charité évangélique, elles enrégimentent dans leurs cadres de nombreuses dupes qui deviennent, sans le savoir, des recrues enforcissant l’armée du diable, et payant impôt à la secte satanique L’Eglise sent ses craintes maternelles toujours excitées à la vue du péril qui menace ses enfants.Car, pour parler comme Louis Veuillot : — “ Pierre veille en silence, patient et prudent.Il a fait la part large à la liberté des pensées humaines, il a tout écouté, ” il a tout vu.“ 11 aperçoit que la vérité et la morale '"vont être compromises, et que les âmes sont sur le penchant de l’erreur.Il intervient alors ; il juge, il condamne.’" Ainsi il a récemment condamné plusieurs associations suspectes.Lorsqu il ne condamne pas, il parle le langage de saint Paul ; il recommande la circonspection, il conseille aux catholiques de se conduire, non comme des insensés, mais comme des hommes sages, et de s’associer avec les frères de leur foi au lieu d’entrer dans ces ramassis hybrides, assassins des croyances et des mœurs.11 n'y a qu'une morale, c’est celle du Christ, et seule l'Eglise, qui eu possèio le dépôt, en interprète le sens exactement vrai.C’est ce qui n'ignore pas l’Association de Secours Mutuel d-^s Canadiens-Français-Américains.Des catholiques Vont fondée spécialement pour les catholiques de leur race.Ils ont eu le soin d'en faire examiner, redresser et approuver la constitution, les statuts î_ et les règlements par un évêque catholique, de mettre tout l'ensemble de cette organisation sous la suprême direction de l'archevêque catholique de Chicago, d’introduire dans la constitution une clause exigeant que chaque conseil local ait pour directeur spirituel le curé de la paroisse ou existe tel conseil (branche ou succursale).A la section deuxième du sixième article de la constitution, je lis ces deux'paragraphes sous le titre Religion : — PREMIERE PARTIE Bot oc l’Association I " L'Association de Secours Mutuel des Canadiens-Français-Américains” a pour objet, dit l’article troisième du chapitre premier de la constitution “ d’améliorer la condition mo" raie, intellectuelle et sociale de ses “ membres ; de leur enseigner Vin-“ tégrité.la sobriété et l’économie ; “ d’encourager ses membres à deve-“ nir des citoyens loyaux et intègres 11 de cette grande République ; de “ fournir à ses membres une plus I " profonde intelligence de leurs de" voirs de citoyens ; de les rendre “ satisfaits de leur sort ; d’aider ou “ d assister les membres ou leur fa-“ mille en cas de mort.Je prie le lecteur à qui pourraient échapper, dans l’énumération de ces détails, les traits distinctifs d une association chrétienne et patriotique, de la relire, d'en observer un par un les points particuliers, ou encore de vouloir bien suivre l’examen appliqué que je présente ici.1.— Améliorer, c’est-à-dire rendre meilleure, la condition morale de ses membres, voilà ce que se propose eu premier lieu l'association mentionnée.Le mot moral signifie qui concerne les mœurs.L'Association de Secours Mutuel des Canadiens-Frau- cais-Américains tend donc à l'exécu-# lion d'un programme soi-disant inspiré et régi par des principes confor mes à la morale.Or, la morale n'est pas un vain mot : c’est une science, une science non pas purement speculative et destinée seulement à sa tisfaire de vaines curiosités de l'esprit, mais la science méthodique et pratique par excellence, dont les ré gles, qui lient toutes les actions de l'homme, depuis les primitifs jaillissements de la vie raisonnable jusqu'aux derniers râles de l'agonie, sont autant de phare» éclairant la route du bien, autant de signaux d’alarme mettant en garde contre les séductions funestes du vice.Mais aux approches du vingtième siècle, pas plus que du temps où philosophait Montaigne, il n’est bon de 82 laisser prendre à une traîtresse pipene de mots.L'esprit humain, toujours très crédule, incline aisément à s'abuser sur la valeur du mot morale.Il en a toujours été ainsi, avant et depuis saint Paul qui écrivait aux Ephêsiens de son temps : “ Ayez soin, mes frères, de vous con-“ duire avec beaucoup de circonspec-“ tion, non comme des insensés, mais “ comme des hommes sages, rachetant “ le temps, parce que les jours sont “ mauvais.C'est pourquoi n'agissez 41 point imprudemment.(1) “ La re ) voit qu’il est possible de dimiuu er sont • % en ou en ajournais tant une quantité suffisante de soude “ nos railleries, mais nos menaces, au jus des pulpes ; le chauffage “ mais nos fureurs, et qui nous dise: pratique à la température de l’ébulli-“ Venez ^ moi, je suis la vérité ; je lion pendant dix minutes ; le salaire “ suis immortelle, venez à moi si est suffisant si l'on ajoute à la pulpe “ vous voulez vivre .se 1 pour cent de sel.Dans une troisième note adressée la vraie morale, vt une association à V Avarié mit des sciences le 3 février C’est cette doctrine-là qui renferme sincèrement catholique la traduira 1893 Vuu des expérimentateurs a fait dans ses œuvrescommeelle l'exprime [connaître que l'égouttage Av la pulpe dans sa constitution.rendait celle-ci exempte de tout poison.Cette opinion est basée sur des faits d’expérience absolument clusifs mais qu'il serait trop lougd reproduire ici.Le 8 mars 1893 une nouvelle note présentée à la même Société confirme cette opinion.De toutes ces expériences il résulte que la pulpe de beterave est dangereuse quand elle provient d'un silo à parois imperméables, collectant a son fond une grande quantité de liquide; quand elle est, au contraire, conservée eu silo sur la terre, qu elle p»-ut s’égoutter parfaitement et que son ju> s'infiltre aisément dan> 1» elle parait inoflensive ; pour plus de sûreté il est | de la saler.Comme on le voit, n aurait utile de donner res ren-eignem* nts aux cultivateurs quand ou leur conseillait d’ensiler la pulpe de belt rave.Nous conseillons à nos lecteurs de méditer un peu les cinq mots de o*t article qui sont soulignés et entre parenthèse Si nous avions un conseil à donner au Département d’Agriculture.nous lui dirions, comme le lui a dit Vlion.M.Shehyn dans le cours de la session dernière, votre enseignement agricole est donné,nous le craignons, par des personne sans expérience, manquant de science agricole, ne lisant et ne professant que la.ou les quelques leçons, qu’ils ont préparées a grand peine.Il y n des exceptions, par exempt M.Barnard qui est vraiment un homme qui a beaucoup vu, beaucoup pratiqué et beaucoup pais qui nous semble connaître, théoriquement et pratiquement, l'industrie laitière n fond et qui rend de grands services.Donc si nous avions un conseil à donner aux autorités, ce serait de faire faire moins de conférences agricoles, mais de voir à ce que férenciers connaissent le dernier mot de ce qu'ils enseignent.Philippe Masson cou- e Dans le inonde agricole La pulpe de betteraves comme nourriture Il semble que les sucreries de betteraves pourront subsister grâce aux subsides qui sont accordés par les gouvernements pour encourager la culture de ces racines dans les districts où les fabriques ont été installées.On sail que la pulpe de betteraves provenant de ces sucreries est utilisée comme aliment pour le bétail.Ceux qui sont chargés de l'enseignement agricole dans la province n’ont pas manqué de conseiller aux cultivateurs, qui peuvent le faire, d'ensiler cette pulpe pour la distribuer dans le cours de l'hiver à leurs animaux.Elle’devait augmenter la production du lait, etc., etc., Le conseil était bon in se.mais il était incomplet.lien est de l’ensilage de pulpe de betterave, comme de l’ensilage de mais.Donné dans certaines coudi lions il constitue un aliment de bonne qualité; donné dans d'autres conditions il devient plus ou moins dangereux.C’est ce qu’on a oublié de dire; c’est ce que nous allons essayer de démontrer en prenant pour guide le mémoire d’un savant publié dans un compte rendu de Y Académie des Sciences du 14 novembre 1892.Les sucreries de sucre de betterave sont en grand nombre en France e lapulpe y est mis en silopar les cultivateurs et les engraisseurs de bestiaux.Depuis longtemps on avait remarqué que les animaux qui faisait usage un peu considérable de pulpe soutiraient d’une maladie toujours grave,quelquefois mortelle.Cette maladie avait été décrite par plusieurs personnes mais la cause véritable en était restée ignorée, vent longue; d’autrefois rapidement mortelle.Voici que trois expérimentateurs se mettent à l’œuvre en vuedetrou-I ver la solution de ce problème.Les : Mil, pendant ton sell le cv • 1 vt t* 11 • “ 1.Tour entrer dans l’Association, il est absolument requis d'appartenir à l'Eglise catholique romaine.“ 2.Four rester membre de l’Association, il faudra continuer d’être catholique de foi et de pratique.” Enfin, à la)page 25, je lis la seule section qui compose l’article dix hui tièrae et qui est ainsi conçue : — “ Section 1.Messieurs les membres du clergé seront admis aux sessions ou assemblées générales ou annuelles ou spéciales des différents conseils (branches nu succursales) de l’Association, et pourront prendre .• part aux diverses délibérations, sans j toutefois avoir le droit (le suffrage, cl j s’ils ne sont pas membres bénéficiaires de la dite Association.” e lu, M.Cha Elle était soû- les con- Cl) Aux Ephésiens, chap.15, suivants.J KAN-Baptiste
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